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Donbass – L’Ukraine empêche le groupe de contact en charge des questions politiques de travailler depuis 3 mois

Lors d’une nouvelle réunion du groupe de contact trilatéral en charge des questions politiques le 8 juin 2021, l’Ukraine a poursuivi le sabotage qu’elle a entamé il y a 3 mois, empêchant toute négociation sur la feuille de route commune d’avoir lieu.

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Alors que devait reprendre aujourd’hui le travail du groupe de contact trilatéral en charge des questions politiques, l’Ukraine a refusé de venir négocier et a envoyé à la place un document secret à l’OSCE concernant la feuille de route commune, qui est censée être discutée dans ce groupe de contact depuis des mois.

Huit mois après l’envoi par la RPD et la RPL (Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk) de leur proposition de feuille de route commune, l’Ukraine n’a toujours pas daigné y répondre et sabote depuis 3 mois toute discussion à ce sujet au sein du groupe de contact trilatéral en charge des questions politiques.

Après le chantage aux représentants de la société civile, puis la violation du compromis trouvé pour résoudre ce problème, avant d’étendre le chantage à l’ensemble des délégations de la RPD et de la RPL, l’Ukraine continue de refuser d’assister aux réunion du groupe de contact sans raison valable.

« La partie ukrainienne a continué à saboter le processus de négociation par des débats inutiles sur l’essence des accords de Minsk et en lançant des ultimatums éculés. […] La réticence des autorités de Kiev à entamer des travaux de fond sur la feuille de route avant d’avoir satisfait à leurs exigences ridicules a eu pour conséquence que les parties n’ont pu reprendre les négociations pour discuter des questions politiques au sein du groupe de contact depuis plus de trois mois », a écrit Vladislav Moskovski, le porte-parole de la délégation de la RPD au sein du groupe de contact.

Ce dernier a précisé sur Telegram en quoi ont consisté les débats inutiles lancés par l’Ukraine sur les accords de Minsk et leur essence.

«  Dans le contexte de la crise actuelle des pourparlers au format de Minsk, les représentants de l’Ukraine ne cessent de spéculer sur l’efficacité des accords de Minsk et leur « effet néfaste » sur l’État ukrainien. Par exemple, le président de la délégation ukrainienne a déclaré que « le pourcentage de mise en œuvre des accords de Minsk est de zéro » et que leur application conduira à la fédéralisation et à l’affaiblissement de l’Ukraine  », a expliqué Vladislav Moskovski.

Le porte-parole de la délégation de la RPD a ensuite démonté les arguments ineptes avancés par l’Ukraine, en soulignant que c’est le sabotage mené par cette dernière qui est la cause de l’absence de mise en œuvre des accords de Minsk, et que beaucoup de pays qui soutiennent Kiev sont eux-mêmes des fédérations et que cela ne semble pas leur poser de problème.

« Cependant, M. Arestovich, soit consciemment, soit par ignorance, a omis de mentionner un certain nombre de faits importants, à savoir :
– Le pourcentage nul de mise en œuvre des accords de Minsk s’explique uniquement par le fait que Kiev bloque le processus de négociation au sein du groupe de contact et des groupes de travail ;
– La fédéralisation de l’État est susceptible d’avoir un impact négatif uniquement sur l’Ukraine, car les « partenaires stratégiques » de cet État – l’Allemagne, les États-Unis, ainsi qu’un certain nombre d’autres grandes puissances européennes et mondiales, dont la Belgique, l’Autriche, les Émirats arabes unis sont des États fédéraux, et ce statut n’affecte en rien leur crédibilité mondiale 
 », a ajouté Moskovski.

Si l’Ukraine ne faisait que refuser de discuter ce serait un moindre mal, mais le problème est qu’elle semble avoir décidé de remplacer les négociations avec la RPD et la RPL, prévues par les accords de Minsk, par des négociations secrètes avec l’OSCE.

« Un nouvel élément de consultations secrètes entre l’Ukraine et le coordinateur de l’OSCE a été ajouté à la vieille tactique consistant à faire traîner les négociations. Ainsi, les négociateurs ukrainiens ignorent complètement nos appels à intensifier la discussion sur la mise en œuvre des instructions du Groupe de contact concernant la préparation et la négociation d’un projet commun de feuille de route, sans expliquer les raisons d’une telle position. Dans le même temps, l’Ukraine a décidé qu’il était possible de se mettre d’accord sur un règlement du conflit du Donbass non pas avec les représentants des républiques, en tant que deuxième partie au conflit, mais en tête-à-tête avec le coordinateur de l’OSCE. Cela est démontré par l’envoi au coordinateur d’informations secrètes concernant le projet de feuille de route. Les autres participants ont été privés de l’opportunité de voir la vision ukrainienne des conditions politiques de résolution du conflit, ce qui constitue une violation flagrante des accords de Minsk. De cette façon, cela revient à dire « nous avons un paquet pour vous, mais nous ne vous le donnerons pas » et nous continuerons à poursuivre notre politique destructrice consistant à faire traîner les négociations et à accuser sans fondement l’autre partie au conflit de tous les péchés  », a déclaré Natalia Mikhaïlova, la représentante de la RPD au sein du groupe de contact en charge des questions politiques.

En même temps il n’y a rien de surprenant dans le comportement de la délégation ukrainienne, lorsqu’on lit les propos du chef de cette dernière, Léonid Kravtchouk, qui a comparé le Donbass a une tumeur cancéreuse que l’Ukraine devrait amputer pour se développer en tant « qu’État indépendant » (sic). Comme la souligné Natalia Nikonorova, la ministre des Affaires étrangères de la RPD, avec de telles déclarations, l’Ukraine ne fait que renforcer le sentiment de rejet que la population du Donbass a envers Kiev.

Afin de faire cesser ces sabotages, la RPL a appelé une nouvelle fois à rendre publiques les négociations du groupe de contact trilatéral (contrairement à l’Ukraine et l’OSCE qui veulent qu’elles soient secrètes).

Personnellement je soutiens cette proposition, car je considère qu’il est important que les gens sachent qui fait quoi et qui dit quoi afin de comprendre pourquoi le processus de négociation est dans l’impasse la plus totale. Car le secret des négociations au sein du groupe de contact trilatéral permet à l’Ukraine de saboter totalement le travail du sous-groupe en charge des questions politiques depuis 3 mois, sans que ni la France, ni l’Allemagne, ni l’OSCE ne réagissent comme ils le devraient pour faire cesser ce sabotage.

Christelle Néant

Voir l'article sur Donbass Insider


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2 réactions à cet article    


  • Guy19550 Guy19550 10 juin 04:02

    Chacun pensera ce qu’il veut mais pour moi la partie cancéreuse de l’Ukraine est à Kiev et pas ailleurs. Quant aux accords de Minsk, il ne sert à à rien de pavoiser dessus, ces accords sont à appliquer rien que du fait qu’il s’agit de quelque chose qui a été décidé à une certaine époque et que toutes les parties de cet accord restent concernées même si les représentants sont à ce jour d’autres personnes qu’à l’époque, ils doivent s’y soumettre. La non application de ces accords équivaut à l’éclatement du pays. C’est sans doute la meilleure des solutions pour certaines parties du conflit, mais certainement pas pour les populations concernées. Tant que les ukrainiens accepteront de payer pour les bêtises de leurs gestionnaires, cela tiendra, mais la note deviendra de plus en plus salée. Ceux qui investissent en Ukraine devraient être passibles de la peine capitale car ils engendrent la suite de l’autodestruction du pays. Idem pour les armes. Si cela tient encore un peu, cela provient surtout du fait que l’Ukraine ne paie pas ses dettes en ce moment et les dettes non payées sont essentiellement les dettes envers la Russie. Des arrangement à l’amiable ont été faits pour les gaz par exemple mais cela passe par moins de transit ukrainien en faveur de plus de transit par ailleurs. Tant que cela n’évolue pas dans le bon sens, pour moi, chaque ukrainien est à considérer comme terroriste et et à détruire. Cela ne concerne évidemment pas les républiques qui font ce qu’il faut.

    L’administration américaine essaie encore de revenir en arrière pour le gaz par exemple, mais ce que la Russie a concédé à l’Ukraine en échange de l’accord sur le gaz peut également être remis en question si ce retour en arrière devrait avoir lieu.

    C’est donc sans appel vu sous cet angle également.


    • Guy19550 Guy19550 10 juin 04:17

      Le mieux est l’arrêt intégral du transit ukrainiens et on finira par y arriver. Je rappelle quand même l’existance de deux crises antérieures avec le transit ukrainien avant 2014. Ce sont eux qui ont pris l’Europe en otage à deux reprises. Ben la Russie ne va plus le tolérer !

      Je vous suggère de revoir les crises antérieures avec le gaz de transit ukrainien avant pour le comprendre. 

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