• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Elections européennes 2019 : se souvenir de 2014 en Suède, au Danemark et (...)

Elections européennes 2019 : se souvenir de 2014 en Suède, au Danemark et en Finlande

2019, c'est l'année des élections européennes. Beaucoup prédisent une poussée des populismes. Prenons du recul et arrêtons nous sur les résultats de 2014, dans trois pays : Suède, Danemark et Finlande. Ainsi, la Scandinavie est loin d’être homogène en termes de résultats. Le Danemark a certes suivi la tendance générale d’une montée du populisme eurosceptique et anti-immigration, mais la Suède et la Finlande ont vu la victoire des partis traditionnels de centre-droit et gauche. Un pronostic pour l'année prochaine ?

SUEDE

En Suède, le principal enjeu de la campagne concernait la lutte entre les deux principaux partis, le Sveriges Socialdemokratiska Arbetareparti (SAP - Parti social-démocrate suédois des travailleurs) d’une part, et le Moderata Samlingspartiet (Parti du rassemblement modéré - libéraux-conservateurs), au pouvoir depuis 2006. Ce dernier, d’abord crédité de 28% d’intentions de vote dans les premiers sondages de juillet 2013, s’est ensuite complètement écroulé pour finir à 16,5% d’intentions de vote en mai 2014. Il ne réalisera finalement que 13%, alors que le SAP redevient le premier parti suédois avec 23,7%, même si le score est inférieur aux prévisions.

La grande surprise de ces élections vient finalement des écologistes. Récente révélation des élections européennes de 2009 avec 11% des voix, le Miljöpartiet (Parti de l'environnement-Les Verts) a confirmé sa montée en puissance en prenant 17% des suffrages, soit le deuxième parti suédois. À l’inverse, le Parti Pirate, autre surprise de 2009, s’est effondré en faisant moins de 5%. Contrairement à d’autres pays de l’Union européenne, comme la France et le Danemark, l’extrême-droite représentée par le Sverigedemokraterna (Démocrates suédois) a réalisé un score médiocre de 9,7%, mais qui confirme sa montée en puissance (seulement 3,27% en 2009, puis 5,7% lors des législatives de 2010).

Actuellement, le pays est dirigé par un coalition minoritaire regroupant les sociaux-démocrates et des Verts.

DANEMARK

Il n’y a pas eu de surprise au Danemark. Les sondages avaient prévu la victoire du parti d’extrême-droite Dansk Folkeparti (Parti populaire danois), et ce dernier l’a effectivement emporté avec 26,6% des suffrages, devant les sociaux-démocrates du Socialdemokratiet (19,1%), le parti au pouvoir dans le pays depuis 2010. Rappelons que le Dansk Folkeparti, qui a gagné quasiment dix points depuis les Européennes de 2009, a refusé de s’allier au Front National français, qu’il accuse d’être antisémite.

Troisième, le Venstre, Danmarks Liberale Parti (Parti libéral), au pouvoir entre 2001 et 2010, est le grand perdant de ces élections et ne rassemble que 16,7% des voix alors que les derniers sondages prévoyaient un score de 20 à 24%.

Actuellement, le pays est dirigé par une alliance de trois partis de droite (Parti libéral, Alliance libérale et Parti conservateur), soutenus par le parti du peuple danois.

FINLANDE

En Finlande, la surprise majeure est venue des nationalistes du Perussuomalaiset (Vrais Finlandais) qui n’ont emporté que 12,9% des suffrages, alors que les sondages les plaçaient à 17% environ, et qu’ils s’attendaient à un score comparable aux législatives de 2011 (19,1%). Le parti d’extrême-droite réalise tout de même une progression de trois points (9,8%) par rapport aux élections européennes de 2009 et s’offre deux sièges de parlementaires contre zéro lors de la précédente mandature.

La victoire revient au parti au pouvoir, le Kokoomus (Parti de la coalition nationale, conservateur), qui réalise un score conforme aux prévisions de 22,6%, devant le Keskusta (Parti du centre, 19,7). Le Suomen Sosialidemokraattinen Puolue (Parti social-démocrate), autre parti d’opposition, arrive quant à lui en quatrième position avec 12,3% des voix.

Actuellement, le pays est dirigé par une coalition de trois partis : le parti du Centre, le parti Avenir bleu (une émanation-scission des Vrais Finlandais) avec Timo Soini comme ministre des Affaires étrangères, et le parti du Rassemblement national (conservateur).


Moyenne des avis sur cet article :  1.13/5   (15 votes)




Réagissez à l'article

6 réactions à cet article    


  • jymb 28 juin 13:20

    Mon choix est fait


    Ce sera Tout sauf Macron, sa clique et ceux qui en le courtisant se vautrent dans le déshonneur 

    Et à choisir, n’importe quel mouvement qui défendra la sortie de l’autophobie rance et passéiste à l’échelon national comme européen (obligations absurdes, casse voitures omniprésents etc ) 

    • Sozenz 28 juin 13:28

      @jymb

      on ne peut pas voter pour tout sauf macron .
      on a vu ce que donne le tout sauf Lepen .
      Vous n avez decidement rien compris .
      vous voulez autre chose que ce qui se passe actuellement partout ; et bien votez pour celui qui veut faire sortir la France de l’ UE .
      et surtout ne votez pas pour ceux qui sont toujours le cul entre deux chaises , sortir pas sortir . ils vous trahiront toujours .
      seuls ceux qui ont une ligne de conduite clair , et non ambigüe sont digne d avoir des bulletins ( et ils sont extrêmement rares )

    • bob14 28 juin 14:17
      Elections européennes 2019 ...Le paradis Européen : Les Allemands fabriquent les voitures, les Anglais font la police, les Français font la cuisine, les Italiens font l’amour et les Suisses s’occupent de l’organisation. L’enfer Européen : Les Allemands font la police, les Anglais font la cuisine, les Français font les voitures, les Suisses font l’amour et les Italiens s’occupent de l’organisation... smiley

      • popov 1er juillet 14:42

        @bob14

         
        Excellent !

      • Cateaufoncel2 28 juin 15:25
        Avant les européennes de 2019, la Suède organisera ses législatives, le 9 septembre. Tous les sondages publiés depuis au cours de ce mois, donnent les Démocrates suédois premiers ou deuxièmes avec 21 à 29 % des voix, a la lutte avec les sociaux-démocrates entre 22 à 28 %.

        Le dernier sondage parvenu à ma connaissance (YouGov - 20 juin) voyait les Démocrates en tête avec 29 % des intentions de vote, contre 22 % aux sociaux-démocrates. Pour la première fois, les DS étaient premiers dans toutes les catégories d’âge, atteignant 32 % dans la catégorie des 35-54 ans.

        On notera aussi que si les DS n’ont obtenu que 9.7 % des voix lors des européennes en mai 2014, ils enregistraient 12.9 % lors des législatives du 14 septembre 2014 (contre 5.7 % en 2010), à la suite desquelles une crise gouvernementale aurait dû provoquer des élections anticipées qui furent évitées par le biais d’une magouille politicienne, dictée par la peur, fondée, que les DS n’enregistrent une progression supplémentaire. Mais ce n’était donc que partie remise.

        • zygzornifle zygzornifle 29 juin 08:01

          Le populisme est l’arme pour lutter contre le Rothschilisme si cher a Macron ..... 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès