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Escalade en Syrie : jusqu’où les Russes peuvent-ils être poussés ?

Escalade en Syrie : jusqu’où les Russes peuvent-ils être poussés ?

Par le Saker – Le 16 février 2018 – Source The Saker


Les événements se sont récemment clairement aggravés et il est de plus en plus évident que la force d’intervention russe est visée par une campagne systématique d' « attaques de harcèlement ».


Tout d’abord, il y a eu l’attaque de drone et de mortiers (assez réussie) sur la base aérospatiale russe de Khmeimin. Ensuite, il y a eu le tir qui a abattu un SU-25 russe au-dessus de la ville de Maasran dans la province d’Idlib. Maintenant nous entendons parler de victimes russes dans le raid américain sur une colonne russe (avec des affirmation exagérées de « centaines » de Russes tués). Dans le premier cas, les responsables russes ont ouvertement fait part de leurs forts soupçons que l’attaque, si elle n’avait pas été planifiée et exécutée par les États-Unis, avait été au moins coordonnée avec leurs forces dans les environs. Dans le cas du SU-25 abattu, il n’y a eu aucune accusation ouverte, mais de nombreux experts ont déclaré que l’altitude à laquelle le SU-25 a été frappé suggère un MANPAD assez moderne d’un genre généralement pas vu en Syrie (l’allusion n’est pas du tout subtile étant donné que c’étaient des Stingers américains envoyés aux Kurdes par les États-Unis). Quant à la dernière attaque sur la colonne syrienne, ce qui se discute n’est pas qui l’a fait mais plutôt quelle sorte de personnel russe était impliqué, l’armée russe ou des combattants privés (cette dernière explication étant beaucoup plus probable puisque la colonne syrienne n’avait pas de couverture aérienne).

Pris séparément, aucun de ces incidents n’est significatif, mais pris ensemble, ils pourraient indiquer une nouvelle stratégie américaine en Syrie : punir les Russes autant que possible avant une attaque américaine ouverte contre les forces russes. Cette hypothèse me semble plausible pour les raisons suivantes :

Premièrement, les États-Unis et Israël sont toujours dans l’humiliation et la rage impuissante à cause de leur défaite en Syrie : Assad est toujours au pouvoir, Daech est plus ou moins défait, les Russes ont non seulement réussi dans leurs opérations militaires contre Daech mais aussi leur campagne pour amener autant de « bons terroristes » que possible à la table des négociations. Avec l’achèvement d’une conférence réussie sur la Syrie en Russie et l’accord général de toutes les parties de commencer à travailler à une nouvelle Constitution, il y a eu un réel danger que la paix éclate, une chose contre laquelle les Anglosionistes sont absolument déterminés à s’opposer (jetez un œil sur ce document apparemment piraté qui, s’il est authentique, énonce clairement que la politique américaine ne permettra pas aux Russes de faire quoi que ce soit).

Deuxièmement, tant Trump que Netanyahou ont promis d’amener beaucoup de « victoires » pour prouver comment ils sont virils et forts (comparés aux lopettes qui les ont précédés). Commencer une guerre ouverte contre les Russes serait certainement une « preuve de virilité » mais serait très dangereux. Tuer des Russes « à la marge » pour ainsi dire, soit avec une possibilité de déni plausible soit tuer des mandataires russes privés est une option beaucoup plus sûre et par conséquent beaucoup plus tentante.

Troisièmement, les élections présidentielles en Russie s’annoncent et les Américains continuent à tenir désespérément à leur seconde idée que s’ils créent des ennuis à Poutine (des sanctions ou des sacs mortuaires de Syrie) ils pourront d’une manière ou d’une autre influencer négativement sa popularité en Russie. (en réalité, ils obtiennent l’effet inverse, mais ils sont trop obtus et ignorants pour le comprendre).

Enfin, et surtout, les Anglosionistes ont perdu depuis longtemps leur capacité de parvenir à quoi que ce soit, leur position logique de repli est de ne permettre à personne d’autre de réussir. C’est le but principal de tout le déploiement américain au nord de la Syrie : créer des difficultés à la Turquie, à l’Iran, à la Syrie et, bien sûr, à la Russie.

Résultat : depuis que les Américains ont déclaré qu’ils veulent rester (illégalement) en Syrie jusqu’à ce que la situation se « stabilise », ils doivent faire tout ce qu’ils peuvent pour déstabiliser le pays. Oui, il y a une sorte de logique perverse dans tout cela…

Pour la Russie, toutes ces mauvaises nouvelles pourraient se résumer de la manière suivante : alors que la Russie a vaincu Daech en Syrie, elle est toujours loin d’avoir vaincu les Anglosionistes au Moyen-Orient. La bonne nouvelle, cependant, est que la Russie a des moyens pour faire face à cette situation.

Première étape : encourager les Turcs

Il y a une façon contre-intuitive mais à bien des égards idéale pour la Russie de contrer l’invasion américaine de la Syrie : impliquer les Turcs. Comment ? Pas en attaquant les forces étasuniennes directement, mais en attaquant les milices kurdes derrière lesquelles les forces américaines se « cachent » (au moins politiquement) actuellement. Pensez-y : alors que les États-Unis (ou Israël) n’auront aucun scrupule avant d’attaquer les forces syriennes ou iraniennes, attaquer de fait les forces turques entraînerait un immense risque politique : après la tentative de coup d’État soutenu par les États-Unis contre Erdogan et, pour ajouter l’insulte à l’injure, le soutien étasunien à la création d’un « mini-Kurdistan » en Irak et en Syrie, les relations américano-turques sont historiquement au plus bas et il ne faudrait pas grand chose pour pousser les Turcs à bout avec des conséquences potentiellement cataclysmiques pour les États-Unis, l’Union européenne, l’OTAN, le CENTCOM, Israël et tous les intérêts anglosionistes dans la région. Vraiment, il n’est pas exagéré de souligner l’importance stratégique de la Turquie pour l’Europe, la Méditerranée et le Moyen-Orient, et les États-Unis le savent. De là découle une conséquence très réelle même si elle peut comprise : les forces armées turques en Syrie jouissent fondamentalement de ce que j’appellerais une « immunité politique » contre toute attaque américaine, c’est-à-dire que peu importe (ou presque) ce que font les Turcs, les États-Unis n’envisageraient (presque) jamais de recourir ouvertement à la force contre eux, tout simplement parce que la conséquence, disons, d’une attaque de l’Armée de l’air américaine contre une colonne de l’armée turque serait trop grave.

En fait, je crois que les relation entre les États-Unis et la Turquie sont si mauvaises et si unilatérales que je vois une attaque sur une colonne ou une position kurde (ou de « bons terroristes ») ? où des forces spéciales américaines seraient intégrées ? comme beaucoup plus probable qu’une attaque américaine contre une colonne de l’armée turque. Cela peut paraître contre-intuitif, mais disons que les Turcs ont attaqué une colonne ou une position kurde (ou de « bons terroristes » avec du personnel américain) et que des soldats américains sont morts. Que feraient/pourraient faire les États-Unis ? Des représailles ? Pas question ! Non seulement l’idée que les États-Unis attaquent un pays membre de l’OTAN est tout à fait impensable, mais cela serait très probablement suivi par une demande des Turcs que les États-Unis/OTAN se retirent complètement du territoire et de l’espace aérien turcs. En théorie, les États-Unis pourraient demander aux Israéliens de faire leur sale boulot à leur place, mais les Israéliens ne sont pas stupides (même s’ils sont fous) et ils n’auraient pas intérêt à entamer une guerre de tirs avec la Turquie à propos de ce qui est un problème créé par les États-Unis dans un « mini-Kurdistan » de peur que du « sang juif » sacré soit versé pour quelques goyim fondamentalement sans valeur.

Non, si les Turcs tuaient effectivement des soldats américains, il y aurait des protestations et une vague de « consultations » et autres actions symboliques, mais au-delà de ça, les États-Unis encaisseraient les pertes et ne feraient rien. Quant à Erdogan, sa popularité au pays n’en serait que plus forte. Ce que tout cela signifie concrètement, c’est que s’il y a un acteur qui peut sérieusement perturber les opérations des États-Unis au nord de la Syrie, ou même les contraindre à se retirer, c’est la Turquie. Cette sorte de capacité donne aussi à la Turquie beaucoup de pouvoir de négociation avec la Russie et l’Iran, dont je suis sûr que Erdogan usera à son profit. Jusqu’à présent, Erdogan n’a fait que menacer de donner une « claque ottomane » aux États-Unis et le secrétaire d’État Tillerson se rend à Ankara pour essayer d’éviter un désastre, mais l’exemple turc voulant que les États-Unis choisissent soit le côté turc soit le côté kurde dans le conflit limite sérieusement les chances de toute véritable percée (le lobby israélien étant à 100% derrière les Kurdes). Il ne faut jamais dire jamais, mais je soutiens qu’il faudrait quelque chose comme un miracle à ce stade pour sauver les relations américano-turques. La Russie peut essayer de capitaliser sur cette dynamique.

La principale faiblesse de tout ce concept est, bien sûr, que les États-Unis sont encore assez puissants, y compris en Turquie, et qu’il serait très dangereux pour Erdogan d’essayer de se confronter ouvertement avec Oncle Sam et de le défier. Jusqu’à présent, Erdogan a agi avec audace et au mépris des États-Unis mais il comprend aussi les risques d’aller trop loin et, pour lui, envisager même ces risques doit comporter des perspectives d’avantages majeurs de sa part. Ici les Russes ont deux options de base : soit promettre aux Turcs quelque chose de très encourageant soit détériorer encore les relations actuelles entre les États-Unis et la Turquie. La bonne nouvelle est que les efforts russes pour semer la zizanie entre eux sont grandement aidés par le soutien américain à Israël, aux Kurdes et aux gulénistes.

L’autre risque évident est que toute opération anti-kurde peut se transformer en une nouvelle partition de la Syrie, cette fois par les Turcs. La réalité, cependant, est que les Turcs ne peuvent pas rester longtemps en Syrie, en particulier si la Russie et l’Iran s’y opposent. Il y a également le problème du droit international que les États-Unis peuvent beaucoup plus facilement ignorer que les Turcs.

Pour toutes ces raisons, utiliser les Turcs pour faire pression sur les États-Unis a ses limites. Pourtant, si les Turcs continuent d’insister pour que les États-Unis cessent de soutenir les Kurdes, ou s’ils continuent à faire pression militairement sur les milices kurdes, tout le concept étasunien d’un « mini-Kurdistan » soutenu par les États-Unis s’effondre et, avec lui, tout leur plan de partition de la Syrie.

Jusqu’ici, les Irakiens ont rapidement traité le « mini-Kurdistan » soutenu par les États-Unis en Irak et les Turcs prennent maintenant les mesures nécessaires pour s’en occuper en Syrie jusqu’à ce que leur problème soit résolu. Les Turcs ne sont pas intéressés à aider Assad ni, d’ailleurs, Poutine et ils ne se soucient pas de ce qui arrive à la Syrie tant que leur problème kurde est sous contrôle. Cela signifie que les Syriens, les Russes et les Iraniens ne devraient pas placer trop d’espoir dans le fait que les Turcs se retourneront contre les États-Unis, à moins bien sûr que les circonstances adéquates ne soient créées. Seul l’avenir dira si les Russes et les Iraniens seront en mesure d’aider à les créer.

Deuxième étape : saturer la Syrie avec des défense aériennes modernes mobiles à court et moyenne portée

En ce moment, personne ne sait quel genre de systèmes de défense aérienne les Russes ont fourni aux Syrien ces dernières années, mais c’est la voie à suivre pour les Russes : fournir beaucoup de systèmes de défense aérienne modernes et mobiles aux Syriens. Comme ce serait cher, la meilleure solution serait de livrer autant de systèmes mobiles Pantsir-S1 Gun/SAM et de MANPAD 9K333 Verba que possible aux Syriens et aux Iraniens. La combinaison de ces deux systèmes compliquerait énormément tout type d’opération aérienne pour les Américains et les Israéliens, en particulier parce qu’il n’y aurait aucun moyen pratique de prédire avec certitude l’emplacement à partir duquel ils pourraient opérer. Et comme les États-Unis et Israël interviennent dans l’espace aérien syrien en totale violation du droit international tandis que les forces armées syriennes protégeraient leur propre espace souverain, une telle fourniture de systèmes de défense par la Russie à la Syrie serait impeccablement légale. Encore mieux, il serait absolument impossible aux Anglosionistes de savoir qui a effectivement tiré sur eux puisque ces systèmes sont mobiles et faciles à dissimuler. Comme en Corée, au Vietnam ou au Liban, les équipages russes pourraient même être envoyés pour manier les systèmes de défense aérienne syriens et il n’y aurait aucun moyen pour personne de prouver que « les Russes l’ont fait » lorsque les avions américains et israéliens commenceraient à tomber du ciel. Les Russes profiteraient de ce que la CIA appelle un « déni plausible ». Les Américains et les Israéliens se retourneraient bien sûr contre la partie plus faible, les Syriens, mais cela ne ferait pas vraiment de différence sur le terrain puisque le ciel syrien resterait insécure pour les forces armées américaines ou israéliennes.

L’autre possibilité pour les Russes serait d’offrir des mises à niveau (logiciels et missiles) aux systèmes de défense aérienne syriens existants, en particulier pour leurs systèmes mobiles sur route 2K12 Kub et 9K37 Buk. Ces mises à niveau, en particulier si elles sont combinées avec le déploiement de suffisamment de Pantsirs et de Verbas seraient un cauchemar pour les Américains et les Israéliens. Les Turcs ne s’en préoccuperaient pas beaucoup puisqu’ils volent déjà généralement avec la totale approbation des Russes, de toute façon, et les Iraniens non plus qui, pour autant que je sache, ne mènent pas d’opération aérienne en Syrie.

Une objection à ce plan serait que deux côtés peuvent jouer ce jeu et qu’il n’y a rien qui empêche les États-Unis d’envoyer des MANPAD encore plus avancés à leurs alliés « bons terroristes » mais cet argument évacue totalement un point : si les deux côtés font la même chose, le côté le plus dépendant des opérations aériennes (les États-Unis) risque de perdre beaucoup plus que le côté qui a l’avantage sur le terrain (les Russes). En outre, en envoyant des MANPAD en Syrie, les États-Unis s’aliènent un allié putatif, la Turquie, alors que si la Russie envoie des MANPAD et autres SAM à la Syrie, les seuls qui se plaindront seront les Israéliens. Si cela se produit, les Russes auront une réponse simple et véridique : nous n’avons pas commencé ce jeu, ce sont vos alliés américains qui l’ont fait, vous pouvez aller les remercier pour ce gâchis.

Le principal problème en Syrie est le fait que les Américains et les Israéliens agissent dans le ciel syrien en toute impunité. Si cela change, ce sera un processus lent et graduel. D’abord, il y aurait quelques pertes isolées (comme récemment le F-16 israélien) puis nous verrions que l’emplacement des frappes aériennes américaines et/ou israéliennes passerait progressivement des centres urbains et des postes de commande centraux à des cibles plus petites et plus isolées (comme des colonnes de véhicules). Cela indiquerait une prise de conscience que les cibles les plus lucratives sont déjà trop bien défendues. Finalement, le nombre de sorties aériennes serait progressivement remplacé par des frappes de missiles de croisière et balistiques. À la base, il y aurait le passage d’opérations aériennes offensives à celles de protection des troupes qui, à leur tour, procureraient aux Syriens, aux Iraniens et au Hezbollah un environnement beaucoup plus facile pour intervenir. Mais la première étape nécessaire à tout cela serait d’augmenter considérablement la capacité des défenses aériennes syriennes.

Depuis des décennies, le Hezbollah est intervenu avec succès sous une suprématie aérienne israélienne totale et son expérience de ce genre d’opérations serait inestimable pour les Syriens jusqu’à ce qu’ils aient suffisamment développé leurs capacités de défense aérienne.

Conclusion : la contre-escalade est-elle vraiment la seule option ?

Franchement, je commence à croire que l’Empire a décidé de tenter une « reconquista » de la Syrie, même Macron émet quelques bruits sur le fait de frapper les Syriens pour les « punir » d’avoir utilisé des armes chimiques (inexistantes). À tout le moins, les États-Unis veulent faire payer aux Russes un prix aussi élevé que possible pour leur rôle en Syrie. Les autres buts américains en Syrie comprennent :

L’imposition d’une partition de facto de la Syrie en prenant le contrôle de son territoire à l’est de l’Euphrate (nous pourrions appeler cela le « plan C version 3.0 ») ;
Le vol des champs gaziers situés au nord-est de la Syrie ;
La création d’une zone de transit contrôlée par les Américains à partir de laquelle les opérations des Kurdes, des bons et des mauvais terroristes pourraient être planifiées et exécutées ;
Le sabotage de toute négociation de paix soutenue par les Russes ;
Le soutien aux opérations israéliennes contre les forces iraniennes et du Hezbollah au Liban et en Syrie ;
S’engager dans des attaques régulières contre les forces syriennes tentant de libérer leur pays des envahisseurs étrangers :
Présenter l’invasion et l’occupation de la Syrie comme l’une des « victoires » promises par Trump au Complexe militaro-industriel et au lobby israélien.
Jusqu’à présent, la réponse russe à cette stratégie en développement a été plutôt passive et l’escalade actuelle suggère fortement qu’une nouvelle approche pourrait être nécessaire. Abattre le F-16 israélien est un premier pas dans la bonne direction, mais il faut faire beaucoup plus pour augmenter significativement les coûts que l’Empire devra payer pour sa politique à l’égard de la Syrie. L’augmentation du nombre de commentateurs et d’analystes russes réclamant une réaction plus forte aux provocations actuelles est peut-être un signe que quelque chose est en gestation.

The Saker

Cette analyse a été écrite pour Unz Review

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker francophone


Mise à jour :
L'arrivée des quatre SU-57 à Hmeymim excite les curiosités sur leur rôle opérationnel.
La fabrication en série n'est pas encore lancée. Les négociations commerciales avec l'Inde traînent, avec les sinuosités qu'on connaît à l'Inde. Donc commercialement, il y a besoin d'une démo parlante.
Techniquement, l'armée russe peut réclamer que l'appareil, ses moyens de détection et de contre-mesures soient testés et perfectionnés en conditions hostiles. Sur ce théâtre, il peut être confronté au F-22 et au F-35, qui vont plutôt tenter de l'éviter pour éviter de trop révéler leurs propres faiblesses et signatures.

A Hmeymim les appareils n'ont toujours aucun hangar blindé, et sont à leur tour vulnérables aux attaques par drones ou mortiers.


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55 réactions à cet article    


  • Massada Massada 26 février 11:38

    Les Russes sont intervenus militairement en croyant pouvoir en finir rapidement.
    Ils n’ont pas réussi.
    Maintenant Moscou mise sur la négociation mais Assad est devenu incontrôlable au point d’embarrasser les russes.





    • JC_Lavau JC_Lavau 26 février 13:04

      @Massada : « en croyant ». C’est fou ces omniscients qui, à ce qu’ils disent, savent tout des intentions et croyances d’autrui...


    • Gatling Gatling 26 février 14:07

      @Massada
      Non les russes n’ont jamais pensé que les choses iraient vite en Syrie. 

      En revanche les US sont contraints à une guerre ’ longue et cruelle ’ ... et, ça c’était pas prévu Massada smiley 
      Certaine guerre dure encore : la guerre de Corée par exemple ... smiley
      Allumer des feux sans jamais les éteindre : la guerre en Ukraine ... smiley
      Effectivement la Turquie est devenue l’élément clef... c’est dire que la situation est instable ... smiley
      Puis Massada si une troisième guerre mondiale est allumée dans votre région, c’est bon pour Israël ?
      Franchement le ’dôme de fer ’ est-il si résistant ? (...allusion à la ligne Maginot là.)
      Maintenant personne ne vous oblige à vous aligner sur les américains. Soyez vous-mêmes ! Parlez paix avec les libanais, syriens, irakiens, iraniens, turcs ... vos voisins quoi  smiley  smiley  smiley


    • JC_Lavau JC_Lavau 26 février 14:18

      @Gatling. israël n’est pas aligné sur les U.S.A., c’est juste l’inverse : Vaginshton est aligné sur Tel Aviv.


    • Eric F Eric F 26 février 14:18

      @Massada
      « Assad est devenu incontrôlable » Il cherche à mouiller les russes par certains de ses débordements, mais ne peut se permettre de se les aliéner
      En fait leur alliance se révèle avoir été efficace pour la « reconquête » par un régime que nos média présentaient comme fichu il y a deux ans. Les déçus sont plutôt dans le camp whahabo-occidental.


    • Gatling Gatling 26 février 14:27

      @JC_Lavau

      Par la force des choses, tant que les US ne risquent pas de s’aliéner Israël, ils suivent la politique du porte-avions seul allié dans la région.
      Mais je ne crois pas une seconde qu’ils risqueront leurs intérêts vitaux pour un pays grand comme trois départements français.
      Je peux me tromper ... smiley ... 
      L’AIPAC est puissante, mais tout de même *

    • JC_Lavau JC_Lavau 26 février 14:59

      @Gatling. Quel est le drapeau qui flottait sur le bureau de Sarah Palin ?

      Pour l’amour des guerres indiennes...
      Le drapeau israélien, pas le drapeau U.S.

    • Cyrus Cyrus 26 février 15:03

      @Gatling


      Massada nous vante souvent les merveilles de « lait et de miel » de l’ état sioniste .
      La plus belle démocratie du monde (SIC) .... tellement respectueuse de ses minorité ethnique et religieuse (surtout celle qui sont la depuis le début ) .

      racket de 152 millions d’ impôts , alors même que les finances de ces église sont proche de zéro du fait de la guerre entre juif et musulman .... ces même musulman que l’ on diabolise a foison mais qui pourtant vivent en paix avec nos prêtres chrétiens ...

      La judeisation forcé commence par des impôts inique qui permettront de transférer ces terre a des « colon »  







    • Gatling Gatling 26 février 15:06

      @JC_Lavau
      On peut se relancer la balle encore longtemps : Je ne pense pas qu’Israël soit le moins du monde la préoccupation des WASP . Et le lobby, ils l’utilisent pour se faire réélire .... Et, si la situation dégénère ce sera ’ chacun pour tous et tous pour moi ’ ! 


    • Gatling Gatling 26 février 15:08

      @Cyrus
      Nous devrions réfléchir, ici, à notre avenir compromis, et nous poser la question de nos réactions si nous étions sous pression comme les juifs le sont là-bas ....


    • Cyrus Cyrus 26 février 15:29

      @Gatling

      Nous sommes sous pression ici ... 
      mais la bas nous le sommes aussi.

      Nous avons pourtant autant de droit a prospérer labas que les juif ou les musulman .

      Ce ne sont quand même pas nos prêtres qui lancent des roquettes ... 
      Ils ne s’ approprie pas non plus les terres des autres .

      La judeisation forcé n’ est pas une réponse au problème car elle cache un sionisme antigoy abject


    • Massada Massada 26 février 19:04

      @Cyrus
       

      Toujours de mauvaise foi ! c’est une déformation chez vous.
       
      Ces impôts ne concernent que les entreprises et les commerces, et non les lieux de culte.
      L’église du Saint-Sépulcre et tous les lieux de culte sont exemptés de taxes municipales.
       
      Mais est-il logique que les propriétés commerciales comme les hôtels, les salles et les commerces soient exemptés d’impôt simplement parce qu’ils appartiennent à l’église ? 
       
      Pourquoi l’hôtel Mamila devrait-il payer des impôts et l’hôtel Notre Dame, juste en face, ne pas en payer ? 

    • Cyrus Cyrus 26 février 19:29

      @Massada

      Si donner un avis différent de celui des sioniste , est considérer comme du terrorisme ca en dit long sur l ouverture de la société israélienne .

      Trahir les accord qu’ on as avec ses alliés c’ est aussi très révélateur d’ un esprit sioniste en Israël .

      Ces accord sont la pour de bonne raison ,il ne sont pas plus respecter que ceux avec les arabes musulman et jerusalem est .

      tant pis si l’ info dérange , elle permet aussi de comprendre pourquoi ça va mal en Israël .

      (Ma mauvaise fois a d’ ailleurs , bien citer l’ article qui parle effectivement de taxe sur des bien commerciaux , les bénéfice de ceux ci permettent de garder les « bien spirituel » ce qui n’ est pas dit dans l’ article ... mais que tout lecteur comprendra aisément . )

      Je te laisse aller parler avec eux , il t’ expliqueront mieux que moi pourquoi il font greve ...



      .

    • Cyrus Cyrus 26 février 19:33

      @Massada

      deuxième réponse :

      si l’ on ne veut pas couler les implantation chretienne , on peut supprimer les taxe pour tout le monde ... 

    • Massada Massada 26 février 20:19

      @Cyrus
       

      L’ONU aussi devra payer des taxes.
      Et moi aussi je trouve que je paye trop de taxe.

    • Cyrus Cyrus 26 février 21:06

      @Massada

      Taxer les bénéfice de raytheon et rafael pour renflouer tsahal ...
      Inutile de piquer aussi les terres des chrétiens par des impôts nouveaux et impayable .
      On peut aussi penser a une taxation sur l’ alya ... ces nouveaux arrivant .
      Pourquoi faire payer les chrétien , pour une guerre qu’ il ne veulent pas ? 



    • Cyrus Cyrus 26 février 21:49

      @Massada

      pas chez nous ;) ... les synagogue beneficie d’ exoneration d’ impot foncier ... il serait normal d’ obtenir la reciproque chez vous ;)



    • Massada Massada 27 février 07:28

      @Cyrus
       

      L’église du Saint-Sépulcre et tous les lieux de culte sont exemptés de taxes municipales.


    • Massada Massada 27 février 07:32

      @Cyrus
       

      Les musulmans Ahmadis persécutés à travers le Moyen-Orient vivent leur liberté religieuse et culturelle en Israël.
      Ici chacun est libre de son culte

    • Massada Massada 27 février 07:35

      @Cyrus
       

      Bon ben, faut que j’aille travailler pour payer mes impôts, je ne travaille pas dans une église moi.


    • baldis30 27 février 09:01

      @JC_Lavau
      bonjour,

      ’israël n’est pas aligné sur les U.S.A., c’est juste l’inverse « 

      pas tout à fait d’accord avec toi  : rappelle-toi certaines paroles du »plaisir des dieux« et de l’allusion à lune façon de faire en  »couronne" ....  smiley


    • Cyrus Cyrus 27 février 14:18

      @Massada

      Ne te fout pas de nous , 

      « Ce que veut la municipalité, c’est nous forcer à vendre nos terres »

      « Nous n’avons pas les moyens de payer de telles sommes. Ce que veut la municipalité, c’est nous forcer à vendre nos terres  », analyse le père Ibrahim Shomali.


      Hani Boullat dénonce une tentative « d’israélisation » de Jérusalem

      L’autre dossier qui fait réagir les Églises débute en juillet 2017, lorsqu’un projet de loi est déposé à la Knesset, prévoyant de compliquer la vente, par les Églises, de terrains à des acquéreurs privés et facilitant à l’inverse leur rachat par l’État israélien. L’examen du texte a été reporté au 4 mars.


      « Cette loi nous vise en tant que chrétiens »

      Dans leur communiqué du 25 février, les responsables religieux ont donc dénoncé ce projet qui rend « possible l’expropriation des terres des Églises  », allant jusqu’à le comparer aux « lois de même nature, adoptées contre les Juifs pendant les périodes sombres en Europe  ».

      Cette allusion à l’Allemagne nazie est forte mais justifiée, selon Yusef Daher, secrétaire exécutif du centre interreligieux de Jérusalem  : « Cette loi nous vise en tant que chrétiens, comme les juifs ont pu être visés du fait de leur religion.  »




    • Cyrus Cyrus 27 février 14:20

      @Massada

      meme les juif sepharade sont persecuté , ne me fait pas croire que les non-juif sont librent http://www.liberation.fr/debats/2018/02/23/ron-cahlili-en-israel-les-juifs-francais-sont-renvoyes-a-leur-arabite_1631960




    • Cyrus Cyrus 27 février 14:40

      @Massada

      Et bien nous on bossent , pour voir les Synagogue d’ avant 1905 entrenu au frais de la colectivité .On bossent aussi pour offrir des « centre culturel » au juif et au musulman , et les chretien sont oublié dans leur propre pays comme l’ ont été les polythéiste et les druides.*


      En étranglant les églises de jerusalem , vous déchaîner une colère dont vous n’ avez pas idée .https://www.alterinfo.net/Des-millions-de-subventions-publiques-pour-une-synagogue-et-vive-la-laicite-_a94796.html

      Les athées aussi sont oublié , Il n’ y as rien pour les jeunes , pas de terrain de sport , pas de parc , pas meme de bibliotheque ou un simple foyer ou se reunir au chaud ....

      Mais on sponsorise des batiment pour des comunauté qui passe avant nos jeunes et importe la guerre religieuse en france .


    • microf 26 février 11:40

      Il est vraiment temps que la Russie en finisse avec cette guerre en Syrie en s´engageant sans réserve cette fois.
      Toutefois, cela ne tardera plus après l´élection Présidentielle en Russie dans quelques jours.


      • izarn izarn 26 février 20:16

        @microf
        Oui, la majorité des peuples du Monde sont en accord avec Poutine, et celui-ci a désormais 80% des russes derrière lui (Et je suis pessimiste !)
        Un floppée de tarés qui controlent la planète sont contre lui...1% de l’humanité...
        Mais ils possèdent 99% des médias mainstream...
        Mais heureusement pas le net. Ils ont cru que c’était l’arme supréme de leur propagande, mais ils se sont fait avoir par leur connerie ontologique.
        Et leur méconnaissance basique digne de néerdanthalien de la technonlogie !
         smiley
        Moi Tarzan, toi Hillary !
         smiley
        Moi sortir de Harvard !
         smiley
        Comme G.W.Bush ?
         smiley


      • V_Parlier V_Parlier 26 février 21:12

        @izarn
        Il me semble que vous êtes un peu trop optimiste. Les peuples sous influence de la propagande otanienne (ou djihadiste) représentent quand même un conséquent paquet.


      • Matlemat Matlemat 26 février 12:18

        Le message que la Russie a fait passer en Syrie mais aussi également en Ukraine ( il ne faut pas l’oublier ) c’est : ne venez pas nous attaquer ou vous y laisserez des plumes. Avec la perte du contrôle de la Turquie les occidentaux veulent la Syrie plus que jamais, mais ils doivent au minimum maintenir le statuquo. En ce moment ils semblent hésiter et préparent les opinions publiques à une intervention massive en Syrie à coup d’histoire de « Bachar qui massacre son peuple » et d’utilisation d’armes chimiques. Pour le moment le statuquo n’est pas si mauvais car ils contrôlent quasiment tout l’est de l’Euphrate et 80% du pétrole syrien.


        • Eric F Eric F 26 février 14:25

          @Matlemat
          l’opinion ne suivra plus cette fois, elle a été échaudée par le précédent libyen et craint bien davantage, aussi bien pour les syriens que pour le monde, les émules de Daesh que le régime Assad. Il n’y avait pas de « réfugiés » fuyant en masse la Syrie avant la rébellion.
          Assad veut en finir au plus vite justement pour déminer un prétexte à une intervention, du reste la Russie et la Chine jouent aussi la montre ...en laissant passer des résolutions à l’ONU. Les résolutions n’ont jamais été prises en compte au Moyen Orient, il y a une jurisprudence depuis 70 ans sur ce point


        • Matlemat Matlemat 26 février 14:46

          @Eric F, peut etre avez vous raison, je remarque que dans les médias français personne n’ose parler positivement d’Assad de peur de se retrouver contre tous les journalistes, personnalités politiques et toute la populasse pour qui croit fermement ce que l’ont lui répète a longueur de temps comme quoi il est un dictateur sanguinaire.

           C’est vrai que depuis les attentats en France les gens comme nous qui s’informent sur internet comprennent bien que nos gouvernements ne font rien pour lutter sur le terrain contre les terroristes, bien au contraire, à part lancer quelques missiles à un million d’euros piece dans le désert syrien qu’avons nous fait ?
           Pourtant je me demande quel est le but de cet offensive médiatique pour sauver les gentils rebelles de la Goutha ? Essayer de gagner du temps sans doute comme à Alep pour réussir a exfiltrer nos elements de nos services secrets ?


        • izarn izarn 26 février 20:39

          @Eric F
          Assad veut détruire les bouses qui se trouvent encore dans les banlieues de Damas.
          Normal, c’est de la responsabilité d’un chef d’état. Bravo !
          Les autres traitres du genre « Ils font du bon boulot » essaient de protéger leurs rejetons djihadistes.
          Bon maintenant vous savez qui furent derrière les attentats en France ?
          D’aprés vous ?
          Pas directement bien sur, cons, mais pas trop...
          Ils se dévoilent ces imbéciles ! Et vous n’etes meme pas capable d’ouvrir les yeux !
           smiley


        • V_Parlier V_Parlier 26 février 21:22

          @Eric F
          « l’opinion ne suivra plus cette fois, elle a été échaudée par le précédent libyen et craint bien davantage »
          -> Même pas sûr. Ce midi j’ai discuté avec quelqu’un qui, tout en admettant la catastrophe lybienne, niait la syrienne (du moins soutenait fermement l’interprétation officielle). Pourquoi ? Parce-qu’admettre le « bide » (pour ne pas dire : la mauvaise intention) en Lybie est autorisé dans le mainstream depuis récement. Juste ça, même s’il ne me l’a pas dit comme ça.


        • Gogonda Gogonda 4 mars 12:00

          @V_Parlier

          Un problème majeur de la société c’est cette « croyance » selon laquelle il n’y a rien de plus honnête et objectif que ce que rapporte l’état et les médias. Toutes information alternative, est un délire complotiste, une interprétation « paranoïaque » des faits. 

          Pourtant, du Golf du Tonkin jusqu’au rapport Postol, tous le monde devrait comprendre que cette « croyance » est erroné. 



        • JC_Lavau JC_Lavau 4 mars 12:43

          @Gogonda. Vacances de Noël 1983-84, mon gamin avait cinq ans, et durant une semaine France Culture nous a donné chaque soir à 18 h 30 l’histoire de l’inquisition en Espagne à partir de 1492.

          Après quoi il me demande :
          - Toi papa, est-ce que tu crois en dieu ?
          - Evidemment non !
          - Pourtant, tu as bien entendu ce qui arrive quand on n’y croit pas...

          La crédulité absolue envers le livre ou le journal imprimé tient probablement à la quasi-simultanéité de l’arrivée de l’imprimerie, et des premières bibles imprimées, en latin d’abord puis en allemand traduite par Luther.


        • jesaispas jesaispas 26 février 13:44

          USA tjrs propice a irradier la planète, mais il est intéressant de voir que la France veut aussi détruire cette humanité, france pays non des droits de l’homme mais de sa disparition programmée
          les opinions publiques françaises continue de savourer leur McDo, bon profitez en bien bientot il ne sera plus aux hormones mais au plutonium enrichi


          • Eric F Eric F 26 février 14:28

            @jesaispas
            Trump qui s’était fait élire sur la non-intervention est vite revenu dans le giron néo-conservateur « gendarme du monde ». Depuis Sarko, les présidents français ont rejoint la ligne atlantiste, j’espère que Macron en restera à des déclarations sans mouiller nos armées dans une opération style seconde guerre du golfe.


          • Gatling Gatling 26 février 14:42

            @Eric F

            Trump est coincé dans le piège militaro-industriel, mais il sait que tout ce bordel peut l’entraîner dans une guerre perdue d’avance car personne ne peut la gagner.
            Après parler de Macron (Mr No-thing), c’est comme parler de la politique étrangère française .... je pouffe !  smiley

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