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Faire de l’Ukraine une victime sacrificielle

Cela fait huit ans que les États-Unis jouent au chat et à la souris avec la Russie en Ukraine. Depuis le coup d’État de 2014, ils sont frustrés de voir que la Russie évite tous les pièges tendus. L'actuelle fourniture de matériel militaire à l'Ukraine et la formation de l'armée ukrainienne y compris le régiment néonazi Azov par des instructeurs canadiens poussent les extrémistes ukrainiens à reprendre les républiques sécessionnistes par les armes. Les États-Unis savent très bien que c'est une ligne rouge qui entraînera une réaction militaire russe. Il semble cependant que pour le moment le président Biden hésite à donner son approbation à une offensive ukrainienne.

 

Dans ces circonstances, n'importe quelle autre équipe au pouvoir en Russie foncerait tête baissée en direction de Kiev et s'enliserait ensuite dans une guerre fratricide.

La Russie a réagi à ce dernier piège en date en déployant ses forces le long de la frontière ukrainienne, davantage pour réagir à une offensive contre les Républiques de Donetsk et de Lougansk que pour lancer une invasion totale ou partielle de son voisin occidental. Une opération qui risquerait d'être longue et coûteuse et d'embourber durablement l'armée russe.

Heureusement, l'équipe actuellement au pouvoir au Kremlin a la faculté de lire dans les pensées de ses adversaires et elle trouve toujours une issue qui déroute ses ennemis.

 

Mais à quoi donc jouent les États-Unis ou plus précisément l’État profond qui refuse de renoncer à son objectif d'hégémonie mondiale qui lui avait été dévolu depuis la disparition de l'Union soviétique ?

 

Les États-Unis savent depuis dix ans que leur seul rival de ce XXIe siècle sera la Chine. [i]

La nouvelle stratégie de défense des États-Unis que Barack Obama avait dévoilé en janvier 2012 et qui a été appelée « le pivot vers l'Asie-Pacifique » par sa secrétaire d’État Hillary Clinton devait marquer le début d'une politique d'endiguement de la Chine.

La présidence de Dmitri Medvedev (2008-2012) avait laissé croire au président Obama que la Russie alignera docilement sa politique sur celle de l'Occident ou qu'elle aura pour le moins une attitude neutre.

Le retour de Vladimir Poutine à la présidence en 2012 a complètement perturbé ce scénario. [ii]

Au lieu d'un duel militaro-économique avec la Chine que les États-Unis auraient sans doute gagné dans la première moitié de la décennie, ils ont perdu beaucoup de temps et d'énergie à essayer d'affaiblir la Russie pour l'obliger à changer de politique. Ce temps a permis à la Chine de se renforcer économiquement et militairement et a paradoxalement fait prendre conscience à la Russie de sa vulnérabilité face à des sanctions économiques.

 

La Russie avait été considérée par les États-Unis comme la perdante d'une guerre, la guerre froide en l'occurrence, dont les intérêts n'étaient plus à prendre en considération.

Pendant plus de vingt ans, depuis l'agonie de l'Union soviétique et l'avènement du pathétique premier président russe jusqu'au début de l'année 2012 et le retour de Vladimir Poutine à la présidence en Russie, les États-Unis ont agi en se passant de l'avis de tous les autres pays du monde et ont déclenché des guerres et imposé des sanctions à qui bon leur semblait

 

Il est clair que pour l'administration Biden et pour l’État profond américain, il faut coûte que coûte enfoncer un coin entre la Chine et la Russie.

Les propositions du président Biden à Genève en juin 2021 n'ont pas été jugées suffisantes par Vladimir Poutine. La Russie veut un accord garantissant sa sécurité et elle ne veut pas de bases de l'OTAN et de menace nucléaire à 500 km de Moscou.

Le président Poutine a alors demandé des garanties écrites à l'administration américaine.

Comme l'objectif à terme des États-Unis est de vassaliser voire de démanteler la Russie, l'administration Poutine a reçu une fin de non-recevoir à cette demande de garantie et le président Biden a relancé son plan B qui consiste à entraîner la Russie dans une guerre en Ukraine.

 

Dans quel objectif ou plutôt dans quels objectifs ?

 

  1. Contrairement aux courtes interventions en Crimée, en Arménie ou au Kazakhstan, une guerre contre l'Ukraine risque d'être longue, coûteuse et fatale pour de nombreux soldats russes. La popularité de Vladimir Poutine risque de se ternir et une éventuelle réélection en 2024 ne serait sans doute plus assurée. Ce serait un premier objectif atteint pour les États-Unis.

  2. Une intervention russe en Ukraine forcerait l'Union européenne à rompre ses liens économiques avec la Russie et à s'aligner sur les sanctions que les États-Unis auront imposées. Ce serait un deuxième objectif atteint.

  3. Une guerre russo-ukrainienne sans engagement direct des États-Unis garantirait une victoire des démocrates aux élections de mi-mandat et permettrait enfin de tourner toutes les forces contre la Chine surtout si Vladimir Poutine renonçait à se présenter ou serait battu à la prochaine présidentielle. Ce serait un troisième objectif atteint.

 

Une telle guerre ferait un seul vainqueur, les États-Unis, et de nombreux perdants à commencer par l'Ukraine qui aurait peut-être à subir des destructions massives sur son sol.

 

Mais est-ce-que l'Ukraine est disposée à devenir cette victime sacrificielle pour les intérêts stratégiques américains ?

 

Dans les circonstances actuelles, non. Le président Zelensky et Dmytro Kuleba, son ministre des Affaires étrangères, ont démenti les affirmations de la Maison-Blanche relayées par les médias étasuniens concernant une invasion russe imminente. Les rumeurs d'invasion font déjà perdre des milliards de dollars à l'Ukraine au moment où la crise de l'énergie est à son pic historique.

La reprise de la Crimée et du Donbass reste quand-même une priorité absolue pour le président ukrainien mais pour lui, ce serait avec la participation de l'OTAN. Je pense qu'aucun pays majeur de l'OTAN n'est prêt à engager des troupes au sol en Ukraine. Voilà pourquoi les autorités ukrainiennes n'envisagent pas de reprise des hostilités pour le moment.

 

Qu'est-ce qui pourrait malgré tout pousser l'Ukraine à se lancer dans une folle entreprise contre les républiques auto proclamées ?

Le régiment Azov est composé des membres les plus radicaux des forces armées ukrainiennes ainsi que de nombreux volontaires internationnaux.

Ce qui n'est généralement pas connu et qui n'est aussi pas dit dans les médias traditionnels, c'est qu'une invasion des territoires sécessionnistes serait suivie d'une expulsion des habitants pro-russes et les terres ainsi libérées ont été promises aux combattants du régiment Azov.

Ces derniers ont donc un intérêt à répéter le scénario de la Krajina (en Croatie) et pourraient bien lancer une offensive soutenue par la CIA et d'autres officines de Washington. Rappelons que cette unité et ses nombreuses sous-branches disposent d'une certaine autonomie et ne dépendent pas du ministère de la Défense.

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Des réfugiés serbes fuyant la Krajina pour ne pas subir de représailles croates. Le même sort attent-il les habitants du Donbass en cas de prise de la province par l’armée ukrainienne ?

Un nouveau coup d’État n'est pas à exclure non plus. Ce sera difficile à faire passer pour les Européens mais si le président Zelensky ignore les consignes de son protecteur américain et que les intérêts supérieurs des États-Unis sont en jeu, c'est une éventualité possible.

 

Volodymyr Zelensky a manifesté son intention de rencontrer Vladimir Poutine et je pense que trouver un accord de sécurité avec lui est sans doute sa meilleure chance de survie.

Il faut savoir que des conseillers américains ont commencé à travailler au ministère de la Défense d'Ukraine depuis janvier dernier et que de ce fait, le président ukrainien n'est plus assuré de la loyauté de son État-major. Une initiative locale de reprise du Donbass par les armes pourrait entraîner toute l'armée ukrainienne dans un conflit avec la Russie sans que le président Zelensky n'en donne l'ordre.

 

Voyons maintenant quelles sont les préoccupations de la Russie.

 

La Russie a stabilisé ses arrières grâce à une brève intervention au Kazakhstan pour étouffer ce qui semblait être une nouvelle révolution de couleur et en ouvrant discrètement le dialogue politique et commercial avec l'Afghanistan des talibans.

Il peut encore y avoir un risque de déstabilisation dans le Caucase mais il est minime et la diplomatie russe veille au grain.

La crise biélorusse s'est terminée à l'avantage de la Russie et Vladimir Poutine peut maintenant porter toute son attention sur l'Ukraine et avoir une attitude offensive en position de force contre la politique ukrainienne des États-Unis.

 

La Russie n'a aucun intérêt à envahir ou annexer un pays au bord de la faillite. Tous les produits industriels que la Russie importait d'Ukraine ont été remplacés par des productions locales. Il faut savoir que des milliers d'usines ont été construites en Russie depuis 10 ans et que des milliers d'autres sont actuellement en construction. Le développement industriel actuel ne peut être comparé qu'à celui de la fin des années 30 du siècle dernier.

On estime la modernisation de l'industrie ukrainienne à 500 milliards de dollars sans compter les éventuelles destructions causées par une guerre.

Les Occidentaux ne vont pas investir pour mettre l'industrie ukrainienne à niveau et créer un concurrent et de leur côté, les investisseurs russes préfèrent investir en Russie où les rendements sont plus prometteurs et plus sûrs.

La même observation peut être faite pour les Pays baltes dont les ports ont été remplacés par de nouveaux situés sur le territoire russe. Ces pays ne représentent plus aucun intérêt pour la Russie.

 

La seule préoccupation de la Russie est la menace militaire que représente l'OTAN à ses frontières.

Contrairement à ce que prétendent les experts de plateaux de télévision, le droit souverain de l'Ukraine à adhérer à l'alliance de son choix n'est pas le seul critère à prendre en considération.

Les sommets de l'OSCE d'Istanbul en 1999 et d'Astana en 2010 dont le texte [iii] a été adopté par les 56 gouvernements présents, confirment ce droit mais il le lie aux préoccupations légitimes des autres États en matière de sécurité.

 

D'ailleurs, si l'Ukraine avait le droit d'adhérer à l'Alliance Atlantique en tant qu’État souverain au nom des principes, il faudrait m'expliquer pourquoi un quelconque pays d'Amérique latine par exemple n'aurait pas le droit de conclure un traité de défense avec la Russie ou la Chine au nom des mêmes principes et pourquoi il n'aurait pas le droit d'aussi recevoir des bases militaires russes ou chinoises sur son territoire. Les États-Unis ont déjà déclaré que ce serait inacceptable et qu'ils l'empêcheraient.

 

Les exigences russes ont le mérite de clarifier la situation. Si elle ne reçoit pas une réponse satisfaisante pour la sécurité de son pays, la présidence russe dit qu'elle appliquera des mesures militaro-techniques et ce que tout le monde oublie ou n'a pas entendu, c'est qu'elles seront irréversibles.

 

D'après moi, après avoir éliminé toutes les options risquées ou farfelues, je pense que la Russie veut dire qu'elle reconnaîtra les deux républiques autoproclamées et y installera un contingent de « soldats de la paix ». L'idéal pour la Russie serait que l'Ukraine ait dénoncé les accords de Minsk ou qu'elle ait rendu ces accords caducs avec un acte insensé.

 

L'installation de bases militaires ou de missiles aux frontières des États-Unis seraient plutôt une mesure militaro-stratégique qui répondrait à une mesure similaire en Ukraine.

 

Je vois trois issues possibles à cette crise si les propositions russes sont définitivement rejetées. Une pacifique, une violente et un statu quo.

 

  1. Un retour aux accords de Minsk mais c'est actuellement inacceptable pour une majorité d'Ukrainiens parce que la propagande et la politique d'ukrainisation les a psychologiquement préparé à l'exclusion de tout ce qui rappelle la Russie. Ce ne serait possible que si les puissances occidentales exerçaient une forte pression sur l'Ukraine ce qui est improbable.

  2. Un conflit limité ou majeur entre l'Ukraine et la Russie avec dans tous les cas une défaite ukrainienne et une rupture mineure ou totale entre la Russie et l'Occident et avec pour résultat une partition ou une neutralisation de l'Ukraine (Yougoslavisation ou finlandisation).

  3. Un statu quo ou un conflit gelé avec un contingent russe dans le Donbass. Ce n'est pas dans l'intérêt de la Russie mais ce serait un moindre mal. Cela fermerait la porte à l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN suivant les statuts de l'organisation. A terme, une confédération ukrainienne reste possible sur le modèle de la Bosnie.

 

Les Occidentaux ne mesurent pas la détermination des autorités russes à ne pas laisser l'OTAN s'étendre encore plus près de leur frontière.

Vladimir Poutine n'a pas l'habitude de lancer des menaces en l'air et c'est aux autorités occidentales à mesurer le bénéfice-risque d'une confrontation avec une Russie qui est loin d'être isolée et qui peut faire très mal aux économies occidentales.

 

En conclusion, on peut dire que toutes les options sont sur le terrain et qu'un conflit généralisé n'est pas exclus.

Si la tension se tend en Europe, les États-Unis ne pourront pas tourner toutes leurs forces vers la Chine alors que celle-ci se renforce très vite.

Vladimir Poutine ne tombera jamais dans le piège d'un ulcère qui ne guérit pas en Ukraine. Comme je l'ai écrit précédemment, une annexion de l'Ukraine ne présente aucun intérêt pour la Russie. La Russie peut mener des actions ponctuelles par les airs ou par terre contre l'Ukraine jusqu'à ce qu'elle cède exactement comme l'OTAN l'a fait contre la Serbie pour le Kosovo.

La menace de mesures extrêmes contre la Russie ne seront extrêmes que pour l'Union européenne. Très schématisé : la bourgeoisie russe pourra se passer des voitures allemandes mais comment l'Union européenne pourra se passer des 40% de gaz russe bon marché [iv] en pleine reconversion verte ?

Pour le reste, la Russie s'est préparée depuis 10 ans à produire elle-même ce qu'elle a besoin et elle peut s'appuyer sur les géants asiatiques pour le reste.

Rappelons aussi que des sanctions contre les membres du gouvernement russe seront considérées comme une rupture des relations diplomatiques.

L'administration Biden est dans une impasse. La priorité est de se tourner vers la Chine mais la crise ukrainienne ne le permet pas.

Il y a une volonté de l’État profond occidental d'en finir définitivement avec la Russie mais c'est sans doute trop tard, cinq ans trop tard. Elle s'est préparée à encaisser une rupture avec les pays occidentaux, pas de gaieté de cœur mais résignée et bien résolue à ne rien céder sur le plan sécuritaire si on en arrivait là.

La Russie a de l'énergie en abondance, elle a toutes les matières premières et elle a les compétences techniques. Les sanctions ne briseront pas la croissance industrielle russe tout comme l'invasion allemande de 1941 n'a pas ralenti la puissance industrielle soviétique.

Les accords de Minsk du temps où les présidents russe et ukrainien se reraient encore la main.

La solution raisonnable est de bien sûr revenir aux accords de Minsk qui ferait un État neutre de l'Ukraine comme l'est déjà la Finlande qui se porte d'ailleurs bien.

Certains hommes politiques européens commencent à le comprendre mais ils sont malheureusement minoritaires.

 

i Je voulais écrire « Le président Obama pense que son seul rival international, c'est Tchang » mais tout le monde n'aurait peut-être pas compris.

ii Des manifestations contre le retour de Vladimir Poutine à la présidence ont eu lieu à la fin 2011 et au début 2012. Il y eut une ingérence manifeste de l'Ambassade des États-Unis dans ces événements. Les journaux télévisés de l'époque avaient montré des images d'organisateurs de ces manifestations entrant dans l'Ambassade pour recevoir leurs instructions. Cela soulignait l'importance pour les États-Unis de garder un président conciliant comme Dmitri Medvedev à la tête de la Russie.

iii https://www.osce.org/files/f/documents/b/3/74987.pdf

iv Je rappelle que les pays européens qui achètent leur gaz avec des contrats à long terme à la Russie le paient entre 250 et 300 dollars les 1000 m³. En cas de rupture des approvisionnements russes (exclusion de SWIFT par exemple), ils devront se tourner vers le marché spot où les prix oscillent actuellement entre 900 et 1000 dollars les 1000 m³. Les dettes souveraines russes sont minimes et les réserves de change n'ont jamais été aussi élevées. Les experts estiment que cela permet à la Russie de tenir 3 ans, largement assez de temps pour rediriger son économie vers l'Asie.


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129 réactions à cet article    


  • Nicolas_M Nicolas_M 7 février 16:57

    Pas vraiment passionnant ce feuilleton. Ca montre les muscles, ça fait de la diplomatie, de la propagande, ça manipule, ça subventionne quelques méchants, ça joue tout à tour la victime et le bourreau, ça fait des profits, et évidemment quelques innocents restent sur le carreau... et de temps en temps ça joue exactement la même partie avec un autre voisin.

    C’est un peu comme regarder un match de tennis qui durerait depuis des milliers d’années, vous n’avez pas de torticolis à force ? Faut juste regarder ça d’un oeil distrait, et si cette m** s’approche un peu trop, prendre sa famille et changer de pays, sans même un vague haussement d’épaule, c’est le jeu depuis les débuts de l’humanité. Au final, avec ou sans moi, des humains, ukrainiens, irakiens ou français aucune importance, perdront la vie, pour une cause dont les manipulateurs qui gouvernent seront les seuls bénéficiaires. Autant que ce soit sans moi.

    Et surtout autant ne pas créer d’angoisses, de haine et de peurs en relayant ce genre d’info et d’analyses totalement futiles, on vit très bien sans.


    • Pierre Pierre 7 février 17:37

      @Nicolas_M
      « Et surtout autant ne pas créer d’angoisses, de haine et de peurs en relayant ce genre d’info et d’analyses totalement futiles, on vit très bien sans. »
      J’espère pour vous et pour moi que cela durera. On vous dit qu’une guerre majeure peut se déclencher à votre porte et vous dites que vous vivez bien.
      La France est dans un système d’alliance qui peut l’engager dans une guerre avec la première puissance nucléaire du monde et vous pensez que vous allez continuer à bien vivre.
      Je vous dit qu’en cas de conflit majeur avec la Russie, il va manquer 40 % de gaz en Europe et vous allez alors bien vivre... dans un igloo.
      La France va envoyer 1000 soldats en Roumanie à le frontière ukrainienne mais c’est comme regarder un match de tennis à la TV.
      C’est vrai, la géostratégie est futile jusqu’au jour ou c’est trop tard.


    • André 7 février 19:32

      @Nicolas_M

      Votre connaissance de la Russie et de Poutine se limite à ce que vous avez lu dans Le Figaro, ou entendu sur Antenne2 ou sur C dans l’air sur France 5. Bref, votre connaissance est nulle, car les journalistes écrivant des articles ou animant une émission télévisée sont ignorants. Tant qu’on peut les appeler journalistes. Pour parler d’un sujet, vous devez avoir au moins une idée minimale du sujet de la conversation. Alors, comment étais-vous censé le savoir ? D’où les banalités que vous écrivez et votre l’ignorance visible à l’œil nu.


    • voxa 7 février 20:13

      @Pierre

      vous avez raison, mais pourquoi donc répondre à un tel niveau de betise ?


    • Iris Iris 7 février 23:17

      @Pierre

      Je vous dit qu’en cas de conflit majeur avec la Russie, il va manquer 40 % de gaz en Europe et vous allez alors bien vivre... dans un igloo.

      C’est pour cette raison et bien d’autres désagréments qu’il n’y aura pas de conflit majeur. Il n’y a pas d’intérêt à un conflit majeur, à moins d’être cinglé, ce que les protagonistes de cette affaire ne sont pas.

    • Trelawney 8 février 08:32

      @Pierre
      La France est dans un système d’alliance qui peut l’engager dans une guerre avec la première puissance nucléaire du monde
      J’ai du mal à comprendre cette phrase. C’est qui la première puissance nucléaire du monde ?
      en cas de conflit majeur avec la Russie, il va manquer 40 % de gaz en Europe
      En Europe peut être (notamment Allemagne et Belgique), mais c’est 17% de la consommation de gaz en France. Et ces 17% peuvent très vite être remplacé par le gaz algérien et Norvégien, mais aussi du charbon (la France vient de mettre en route 4 centrales électriques au charbon). De plus Total signe des accords avec les Finlandais pour forer en biais dans les réserves russes, comme le fait Dubaï en Iran. 
      La France ne va pas envoyer 1000 soldats, parce qu’ils sont déjà en Roumanie. Le Danemark, la Belgique, les Pays Bas, la Norvege, l’Allemagne, la Pologne en font autant. Ce qui veut dire que ce sera la Russie contre le reste du monde

      Depuis 2014, l’Ukraine désire entrer dans l’OTAN et depuis 2014 l’OTAN étudie la demande afin de ne pas bouleverser les équilibres. Donc l’Ukraine n’est pas prêt d’y entrer, sauf si intervention militaire russe. Le fait de masser ses troupes à la frontière ukrainienne, la Russie ne fait qu’inciter par peur certains pays (Autriche, Suède, Finlande) à entrer dans l’OTAN.
      Comment la Russie de Poutine se prépare à une invasion de l’Ukraine - YouTube

      Poutine peut jouer les gros bras en recevant Macron avec une table de 15m de long, il a mis les deux pieds dans un merdier, où il en sortira affaiblit intérieurement. Du genre : « j’ai un stand de tir surdimensionné, mais je n’ai pas de couille pour m’en servir »


    • charlyposte charlyposte 8 février 08:40

      @Trelawney
      HUM .... et tu crois que L.OTAN a les couilles pour tirer le premier ? smiley


    • Trelawney 8 février 09:01

      @charlyposte
      L’Otan qui est sous commandement américain n’a pas besoin de tirer le premier. Car les premières victimes seront européennes et pas américaines.
      Par contre et ils l’ont déjà prouvé, la seconde salve risque d’être dévastatrice.
      Poutine le sait. Et c’est la seule chose qui le freine dans son expansion vers l’Ukraine


    • Pierre Pierre 8 février 12:04

      @Trelawney

      • La Russie est la première puissance nucléaire du monde à la fois par le nombre de bombes, le nombre de vecteurs et elle a les vecteurs les plus modernes et les plus rapides. Faites une recherche sur Internet et vous verrez.
      • La Norvège a atteint sa production maximum. L’Algérie fournit déjà

        du gaz à l’Espagne par un gazoduc qui est bloqué pour le moment au Maroc et pourquoi l’Algérie redirigerait son gaz vers la France ? De plus, si l’Allemagne perd le gaz russe on est parti pour une guerre du gaz. L’Allemagne a les moyens de payer son gaz plus cher en cas de besoin et la France devra s’approvisionner au marché spot ou les prix vont s’envoler.

      • Ok, les 1000 soldats français sont en Roumanie, je n’ai pas revérifié, mais cela change quoi ? Il vont résister à 300000 soldats russes super-équipés ?
      • Je suis surpris d’apprendre que le Danemark, la Belgique, les Pays Bas, la Norvège, l’Allemagne et la Pologne s’appellent le reste du monde.
      • Je l’ai déjà dit mille fois, la Russie n’a aucune intention d’envahir et encore moins d’annexer l’Ukraine. C’est un fantasme débile. S’il y avait une révolte contre les nationalistes qui gouvernent le pays, elle soutiendrait évidemment.
      • La Russie ne joue pas les gros bras, elle a des gros bras et je ne vois pas comment elle pourrait perdre son bras de fer.
      • Les politiciens de ces pays sont invités par leurs pairs à adhérer à l’OTAN, les populations sont contre.

    • Gorg Gorg 8 février 12:29

      @Pierre

      Bonjour Pierre,

       

      Merci pour votre article. Je suis stupéfait de lire dans la presse (Figaro) les propos de Biden :

      Si la Russie envahit l’Ukraine, « il n’y aura plus » de gazoduc Nord Stream 2, dit Joe Biden

      Scholz étant évasif je trouve ça absolument extravagant… De quel droit… ? Les étas-uniens donnent des ordres à l’Europe… où est la dictature… ?


    • Pierre Pierre 8 février 13:34

      @Gorg
      Bonjour Gurg,
      J’ai aussi été choqué par cette déclaration. Les termes et le ton m’ont tout de suite fait interpréter que les Etats-Unis menacent d’interrompre physiquement ce gazoduc donc le couper d’une manière ou d’une autre dans les eaux internationales.
      Ce gazoduc peut être vital pour l’Allemagne et le reste de l’Europe.
      Pour rappel, les Etats-Unis sont notre allié et aucun chef d’Etat n’a réagit à cette déclaration. 
      Pourquoi alors la Russie ne couperait pas physiquement le gazoduc en Ukraine ou un câble sous-marin dans l’Atlantique. On est parti pour un beau chaos avec des actions de ce type.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 8 février 13:39

      @Pierre

      c’est du même tonneau que les super armes de Poutine pour déclencher un tsunami et rayer un pays de la carte non ?


    • Gorg Gorg 8 février 13:57

      @Pierre

       Je me fais les mêmes réflexions que vous… Comment les Allemands en particulier et les Européens en général peuvent-ils supporter de telles déclarations sans réagir… Ça confirme la vassalisation totale de l’UE aux yankees… C’est inouï… Depuis 1945, les amerloques passent leur temps à détruire et piller les nations qui ne leurs sont pas alignées… Il serait temps pour l’UE de mûrir et de s’en éloigner... et des rosbeeffs aussi d’ailleurs...

      Ça s’appelle la dictature…


    • Gorg Gorg 8 février 14:15

      @Gorg
      Biden futur pinochet... ? smiley


    • microf 8 février 16:49

      @Trelawney

      C´est affligeant vos commentaires sur certaines questions de l´actualité, soit vous ne comprenez rien, soit vous faites exprès de provoquer.

      Il n´ya aucun macht entre les armées occidentales en ce moment et la Russie. Le premier terrain a été la Géorgie, vous avez échoué.
      Le deuxième la Syrie vous avez échoué. 
      Sans la Russie ASSAD ne serait plus aujourd´hui en place, vos hordes de coupeurs de têtes d´enfants, de femmes, d´hommes et de vieillards auraient envahis la Syrie et terminer de « faire le bon boulot »
      Le troisième se joue en Afrique oú vous êtes entrain d´échouer. La Russie vous chasse d´un pays après l´autre, et vous voulez venir faire la guerre á la porte de la Russie ? Mais vous serez balayé comme de fétus de pailles.

      27 millions de Russes sont morts pour défendre leurs pays contre vos hordes sauvages et barbares, cette fois-ci ce seront 54 millions de Russes qui vont mourir pour défendre la Russie.
      Toutefois la Russie n´aura même pas á se défendre contre vos hordes.       Le Président Tchéchène avait promis á la Russie 20.000 combattants, ce sont ceux-lá qui ont chassé vos hordes de coupeurs de têtes de la Tchéchénie, ces combattants ne rigolent pas, lá oú ils passent, l´herbe trépasse, il vaut mieux ne pas les avoir en face de vous, ces combattants seront contents d´en découdre avec les votres, le meilleur gagnera.


    • charlyposte charlyposte 8 février 16:55

      @microf
      Bien vu smiley


    • Pierre Pierre 8 février 17:41

      @Olivier Perriet
      Vous avez toujours le petit mot rendre vos commentaires ridicules.
      Le Poséidon existe et est en service. Le sous-marin qui doit le lancer aussi et il est aussi en service : c’est le Belgorod.
      Le tsunami n’est mortel que si on n’évacue pas les lieux dans l’heure ou dans les deux heures. Ce n’est pas de la science-fiction.


    • roman_garev 9 février 09:17

      @Pierre
      « les Etats-Unis menacent d’interrompre physiquement ce gazoduc donc le couper d’une manière ou d’une autre dans les eaux internationales »
      Ah-ha-ha, je serais très curieux de contempler le sort de ces navires qui auraient osé de faire ce coup malheuereux dans les eaux de Baltique...


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 9 février 10:24

      @Pierre

      en service ou pas je n’en sais rien, ce n’était pas mon objet ; c’était juste pour faire le parallèle avec votre analyse du bellicisme US concernant la fin de Nrod Stream


    • Pierre Pierre 9 février 11:10

      F@Olivier Perriet
      D’accord mais la Russie n’a pas menacé d’employer cette arme si les Etats-Unis envahissent un autre pays. Cette arme fait partie de l’arsenal russe comme d’autres et comme il existe aussi un arsenal américain.


    • Nicolas_M Nicolas_M 9 février 16:42

      @Pierre
      Oui, je vis bien. Je me fiche totalement qu’une guerre se déroule à notre porte, tout comme je me fiche des attentats qui ont eu lieu les 4 dernières semaines aux Philippines, en Somalie, aux US, au Maroc, en Colombie, au Pakistan et en Afghanistan.

      Des humains meurent tous les jours dans des actes violents, oulala il pourrait y en avoir d’autres en Ukraine ? Et alors ? Vous voudriez que je flippe pour ça ?

      Vous brandissez la menace du gaz, alors que c’est moins de 16% du bouquet énergétique français ... on s’en fiche que Poutine coupe le robinet ou non, ça ne changera pas nos vies. Personnellement j’ai une maison passive, je me chauffe au soleil.

      On va ptèt envoyer des jeunes français « patriotes » endoctrinés se faire dézingués ? Comme depuis la nuit des temps, rien de nouveau.

      Ma famille est menacée ? Non, pas à court terme. Même si demain Poutine décide d’envahir une partie de l’Est ukrainien, aucun danger à l’horizon. Le gaz coupé ? Aucun danger à l’horizon. Des embargos, des mesures commerciales et diplomatiques fortes ? Aucun danger à l’horizon. Des escarmouches tuant quelques soldats, quelques émeutes tuant quelques civils à plusieurs milliers de km de moi ? Aucun danger à l’horizon.

      J’ai beau essayer de dérouler le pire scénario, je ne vois aucune raison d’avoir peur. Au pire, le gaz que je n’utilise pas prendra quelques euros, ça râlera un peu, ça n’aura aucune incidence sur ma vie.


    • Pierre Pierre 9 février 18:09

      @Nicolas_M
      C’est une façon de voir les choses. Vous avez peut-être raison ou peut-être pas.
      Imaginons le pire... qui n’arrivera évidement pas.

      • Quelques millions de réfugiés supplémentaires. Pas grave, je prends un chien de garde.
      • Des émeutes de la faim. Je place une clôture de 3 m de haut.
      • Une guerre civile. J’ajoute des barbelés.
      • Le truc écolo avec les camions électriques foire et plus de ravitaillement. Pas de problème, mes caves sont pleine de conserves.
      • Un nuage radioactif a refusé de s’arrêter en Alsace. Je calfeutre ma maison.
      • Un type qui dit s’appeler Mad Max sonne à la porte et veut les clés de la voiture. Zut, j’ai oublié d’acheter un fusil d’assaut.

      Je plaisante évidemment et je vous envie d’avoir une maison passive.


    • Pierre Pierre 7 février 17:45

      Le texte sous la photo des réfugiés de la Krajina. Correction.

      « Le même sort attent-il les habitants.. » à corriger par « Le même sort attend-il les habitants... ».

      L’euphonie m’a induit en erreur.


      • Trelawney 8 février 08:39

        @Pierre
        Lors de la sécession du Dombass, il y a un conflit avec 1.5 millions de personnes déplacées dont 850 000 en Ukraine, 250 000 dans les pays de l’UE et 350 000 en Russie.

         Le total du Dombass ukrainien représente 6.7 millions d’habitant. 23% de sa population a donc quitté le pays.
        Si Poutine envahit l’Ukraine on peut dire qu’une grosse partie de ses habitants migreront vers l’UE. Poutine voudrait-il marcher dans les chaussures de Staline ?


      • charlyposte charlyposte 8 février 09:09

        @Trelawney
        Il suffit de recenser les pro-Russes et les pro-Ukrainiens dans le Dombass avec éventuellement un vote smiley le résultat pourrait être surprenant ! smiley


      • Trelawney 8 février 09:53

        @charlyposte
        Déjà 1.1 millions d’habitants ont migré vers les pays de l’UE et l’Ukraine. A mon avis une partie du reste n’a pas les moyens financiers de le faire.
        Est-ce que la Russie serait intéresse par un afflux de migrants ?


      • charlyposte charlyposte 8 février 10:11

        @Trelawney
        Y migrent surtout par défaut... ras le bol de recevoir des bombes démocratique via le clown de Kiev soumis et rampant devant la manne financière et le soutient des pourvoyeurs de guerres et de conflits en tout genre LES USA et leurs larbins Européistes  smiley MICROMANIAC, porte parole de L.OTAN ou en campagne ..... de Russie aussi !!! smiley


      • Trelawney 8 février 12:07

        @charlyposte
        Y migrent surtout par défaut... ras le bol de recevoir des bombes démocratique via le clown de Kiev 
        C’est d’ailleurs pour cela qu’ils migrent en grande partie vers l’Ukraine et pas vers la Russie.


      • Pierre Pierre 8 février 17:52

        @Trelawney
        Je ne sais pas combiens sont des réfugiés mais il y a actuellement 4 millions d’Ukrainiens en Russie et il doit rester moins de 38 millions d’Ukrainiens dans leur pays. Le pays est foutu. Il doit éclater en plusieurs entités ou former une confédération. 


      • Sergio Sergio 7 février 18:06

        Le Président Macron rencontre Poutine, il est seul et non mandaté par l’Europe, est-ce un coup d’éclat préélectoral ou une crainte de se retrouver piégé dans un conflit majeur ? Qu’est ce qui va se dire, possible qu’en connaissance de cause cela influence sa candidature et dans le cas d’un renoncement de sa part, j’imaginerais le pire et sauve qui peut !


        • Sergio Sergio 7 février 18:10

          @Sergio

          et sauve qui peut !

          Pourquoi pas l’Himalaya, seul ou avec des amis


        • Pierre Pierre 7 février 18:21

          @Sergio
          « Le Président Macron rencontre Poutine, » Le petit poucet risque d’être mangé par l’ogre. Quelle expérience a-t-il pour mener des négociations de ce niveau ?
          Himalaya ! Pas le niveau pour le moment. Peut-être un trek dans l’Atlas si nous sortons de la pandémie.


        • Sergio Sergio 7 février 18:40

          @Pierre

          Il faut se rendre compte de l’immense expérience de Vladimir Poutine, il est en place depuis tellement longtemps, en force probablement, mais cet homme aime son pays. Il n’élève jamais la voix, on peut se demander à l’instar du Général de Gaulle qui disait « comment gouverner un pays avec autant de fromages », comment Mr Poutine peut-il diriger un pays aussi grand et diversifié dans sa culture. Une autre question, sommes-nous des nantis aux yeux d’un tel personnage ?


        • Pierre Pierre 8 février 04:52

          @Sergio
          « ...sommes-nous des nantis aux yeux d’un tel personnage ? »
          Peut-être l’a-t-il pensé mais je n’ai aucune idée de ce qu’il en pense aujourd’hui et cela lui est sans doute indifférent.
          Vladimir a un objectif pour son pays qui est clair. Les moyens pour y arriver changent en fonction de l’évolution de la situation.
          Il ne veut pas faire des Russes des nantis comme les Saoudiens par exemple. Il dit aux Russes, prenez des initiatives et on vous aidera et ne dit jamais je vais vous aider à prendre des initiatives. Les Russes ne le comprennent généralement pas, beaucoup ont gardé des réflexes de l’époque communiste.
          Aide-toi et le ciel t’aidera, cela pourrait être son message aux Russes.


        • yakafokon 8 février 07:48

          @Sergio
          Vladimir Poutine est un dictateur !
          Définition du dictateur : Tout président d’un pays qui refuse de se plier aux ordres des Alzheimer de la Maison-Blanche ou du Pentagone.
          Donc : la Corée du Nord, la Chine, la Russie, l’Iran, l’Afrique du Sud, le Venezuela, quelques états d’Amérique Latine et d’Afrique.
          Définition des moutons de Panurge : les présidents de tous les autres pays ! 


        • Trelawney 8 février 08:54

          @Pierre
          « Le Président Macron rencontre Poutine, » Le petit poucet risque d’être mangé par l’ogre. Quelle expérience a-t-il pour mener des négociations de ce niveau ?

          Par la dimension de la table, Poutine a clivé cet entretien. De plus Macron est seul et n’a pas mandat pour parler au nom de l’Otan ou de l’UE. Donc il ne fait que donner des idées de sortie de crise et rapportera à Kiev les idées qu’à retenu Poutine.
          La solution peut être : indépendance du Dombass et interdiction d’y faire entrer des troupes russes et ukrainienne, ainsi que l’interdiction de survol de son territoire. Si les militaires russes ou pro russes (milices) mettent un pied en Ukraine sans la Crimée et le Dombass, il y aura un rattachement à l’Otant de facto. En attendant l’Ukraine n’est pas dans l’OTAN.

          Pour info : Vous dites que l’Ukraine et à moins de 1000 km de porté de missile de Moscou, alors que Lielvārde en Létonie est beaucoup plus prés.


        • yakafokon 7 février 18:21

          J’étais mort de rire cet après-midi, en écoutant les propos des « correspondants de guerre » de France Info qui se sont rendus...sur RT Français pour évoquer la situation dans le Donbass ukrainien, depuis le 16ème arrondissement de Paris !     Ils ont osé dire que les résistants de Lougansk ou de Donetsk étaient manipulés par Moscou, alors que les milices nazies aidées par Washington ( Pravy Sektor, Svoboda, le bataillon Azov, les descendants de Stepan Bandera, n’arrêtent pas de pilonner le Donbass à coups de canons et de mortiers en causant des pertes humaines ( il y a eu environ 15.000 civils qui ont été massacrés, parce qu’ils refusaient le nazisme ). Mais la situation est en train de changer, car la majorité des habitants du Donbass détient un passeport russe : ce sont des citoyens russes de facto ! Si par malheur les milices nazies ukrainiennes lancent une attaque de grande envergure sur le Donbass, ces nouveaux russes se feront massacrer ! Jamais la Russie ne permettra que quiconque s’en prenne à ses citoyens, et la dernière guerre qu’elle a subie lui a enseigné la manière de traiter les nazis, qu’ils soient ukrainiens, polonais, ou autres ! D’abord, tous les systèmes de brouillages électroniques seront activés, l’armée russe pénètrera dans le Donbass pour contre-attaquer, tout ce qui se trouve sur son chemin sera anéanti ( ce ne seront pas des militaires ukrainiens qui se font rares, mais uniquement des miliciens nazis ). En deux jours, elle sera à Kiev pour arrêter les dirigeants nazis de la Rada et les traduire en justice pour crimes de guerre. Ensuite, l’armée russe se retirera en laissant sur place quelques observateurs pour neutraliser les quelque métastases purulents qui subsistent, et veiller au départ des américains et de leurs esclaves de l’Union Européenne.

          A mon avis, l’Ukraine dans un premier temps, sera divisée en trois parties : à l’Est le Donbass qui restera ukrainien selon la volonté de ses habitants. Au centre, les ukrainiens modérés qui n’avaient rien contre les russophones. Et à l’Ouest, les nazis de Galicie, qui vont se faire bouffer par la Pologne ( de nombreux galiciens sont d’origine polonaise ). Au bout d’un certain temps, le centre de l’Ukraine privé de débouché sur la Mer Noire, sera tenté de rallier les républiques de Lougansk et de Donetsk, pour ne former qu’un seul pays : l’Ukraine !

          En tous cas, c’est le mal que je leur souhaite !

          Conclusion : si les Etats-Unis n’avaient pas semé la merde, comme à leur habitude, le putsch du Maïdan n’aurait pas eu lieu, les massacres commis par les nazillons à Kiev, Odessa, et dans le Donbass non plus, le Donbass ne serait pas entré en résistance, la Crimée serait toujours ukrainienne, et la base navale russe de la flotte de la Mer Noire de Sébastopol, resterait louée à la Russie jusqu’en 2042 !

          « L’intelligence stratégique » des Etats-Unis, polluée par le fanatisme anti-russe, ne leur a jamais permis de gagner aucune guerre ( sauf dans les films ).

          L’un des meilleurs présidents qu’aient connu les Etats-Unis, a été Ronald Reagan.

          Un acteur de westerns !

          P.S. Si vous voulez savoir ce qui se passe dans le Donbass, je vous conseille le site animé par Christelle Néant, une journaliste française qui vit sous les obus à Donetsk dans le Donbass    www.donbass-insider.com


          • Pierre Pierre 7 février 19:25

            @yakafokon
            Merci pour ce commentaire.
            Je suis directement informé par des contacts en Russie et en Ukraine, de l’Est, du Centre (Kiev) et de l’Ouest.
            Mes sources principales sont cependant les médias russes, ukrainiens et américains ainsi que les commentaires des lecteurs qui sont très révélateurs.
            Les sons de cloches diffèrent mais personne ne veut une guerre entre la Russie et l’Ukraine.
            Je peux me tromper mais d’après moi si le président Poutine ne reçoit pas de réponse satisfaisante de la présidence américaine d’ici un mois, c’est l’option reconnaissance des deux républiques et l’arrivée de « soldats de la paix russes » qui va se passer.
            D’ailleurs Joe Biden le sait et il a commis un lapsus révélateur il y a peu en disant que les fameuses sanctions de l’enfer ne seraient pas déclenchées s’il s’agit d’une invasion limitée. Il a été démenti par son administration mais c’était trop tard, ce qui a été dit a été dit.
            A mon avis, la Russie pourrait faire stationner un nombre limité de soldats dans les république et renforcer les lignes de défense, installer des systèmes antiaériens performants, des systèmes de contre-batterie aussi pour faire cesser les tirs d’artillerie et des systèmes de brouillage électronique comme le fameux Krasoukha-2. 
            Cela ne devait pas changer grand-chose pour la propagande ukrainienne vu que de toute façon ils disent qu’il y a des soldats russes dans le Donbass et comme cela il y en aura vraiment.
            Je lis les articles de Christelle Néant et aussi de Patrice Bravo. Les vidéos de Xavier Moreau et ses interventions sur RT sont aussi très pertinentes.
            En général, les analystes français sont d’un niveau proche de zéro excepté Caroline Galactéros. J’aimais aussi bien Gérard Chaliand mais il a disparu des plateaux.


          • roman_garev 7 février 19:37

            @Pierre
            Salut Pierre.
            « Je lis les articles de Christelle Néant et aussi de Patrice Bravo. Les vidéos de Xavier Moreau et ses interventions sur RT sont aussi très pertinentes. »
            Hélas tous ces témoignages ne permettront guère de percevoir les desseins de Poutine. La réalité sera comme toujours parfaitement inattendue.
            Mais en tout cas les lignes de défense ne seront pas telles qu’elles le sont à présent... C’est au moins une chose qui est sûre.


          • Pierre Pierre 7 février 21:22

            @roman_garev
            Vladimir Poutine est vraiment braqué sur la politique internationale, c’est impressionnant et comme vous dites, il fixe un objectif mais personne ne sait par quel moyen il va l’atteindre. La métamorphose de l’Armée russe est aussi impressionnante. C’est Serdioukov qui l’avait lancée et Choïgou qui l’a parachevée avec un résultat impressionnant. 


          • Trelawney 8 février 08:57

            @Pierre
            Je lis les articles de Christelle Néant et aussi de Patrice Bravo.
            Comme un patron qui lit le Figaro et l’Humanité, histoire d’être informé sur l’ennemi.

            Pour info Patrice Bravo ne fait que copier et transmettre des articles d’un média pro russe. Ce n’est pas lui qui écrit.


          • Pierre Pierre 8 février 09:27

            @Trelawney
            Oui, je sais mais il faut aussi lire les infos locales pour avoir l’atmosphère sur place.
            Je trouve que les analyses de Caroline Galactéros sont sans parti pris et d’un niveau très élevé.


          • roman_garev 7 février 18:41

            Bonjour Pierre.

            Poutine vient d’accueillir Macron par les paroles visant à mettre tous les points sur i :

            « Je suis au courant des efforts que tu attaches à résoudre la crise du dedans de l’Ukraine (внутриукраинский кризис) ».

            Ça veut dire que Poutine n’acceptera aucune spéculation sur la fameuse soi-disant « invasion russe imminente à l’Ukraine ». Ce thème ne sera même pas abordé.


            • roman_garev 7 février 19:09

              La soi-disant « défense du terrioire » ukrainienne s’entraîne à parer l’attaque russe (vidéo).

              Et voici ces Russes en action (vidéo).


              • Sergio Sergio 7 février 19:22

                @roman_garev

                La soi-disant « défense du territoire » française s’entraîne à parer l’attaque russe 

                https://www.youtube.com/watch?v=X7gzqbxQ68A

                Et voici ces Russes en action

                https://www.youtube.com/watch?v=VWeMFjFyfBI(vidéo).




              • Pierre Pierre 7 février 21:34

                @roman_garev
                Bonsoir et content de vous revoir,
                J’ai lu votre article sur le rapport des présidents russe et chinois. Je n’ai pas commenté, j’était trop concentré sur cet article. Merci pour les vidéos et merci à Sergio aussi. J’ai bien rigolé. 
                J’attend maintenant la conférence de presse de Moscou et les commentaires.


              • yakafokon 8 février 07:54

                @Sergio
                Alors, si c’est Youtube qui le dit, pourquoi en douter ?


              • roman_garev 8 février 08:34

                @Pierre
                Le résultat de cette rencontre Macron-Poutine (je mets M en avant car c’est lui qui a initié cette rencontre, inutile d’avance, en vue des élections proches) a été prévisible, presque nul.
                Poutine :
                 L’OTAN nous a désigné en tant qu’adversaire ;
                 Nos soucis des garanties de notre sécurité ont été ignorés ;
                 Il n’y aura pas de vainqueurs.


              • Pierre Pierre 8 février 09:05

                @roman_garev
                Désolé pour lui et pour la France, Macron est un excellent communicateur mais il n’a pas le niveau pour négocier avec Poutine. Je crois qu’il vient de recevoir une leçon de géopolitique du maître et qu’il doit être sonné comme Sarko en 2007.


              • leypanou 7 février 19:34

                Merci Pierre pour cette excellente analyse : cela fait longtemps que j’attends une analyse pareille.

                Tous les jours, on entend sur les msm « des milliers de soldats russes près de la frontière ukrainienne », « la Russie prête à envahir », etc, etc, mais jamais, on ne parle de la possibilité d’une attaque massive contre les régions séparatistes.

                Pour eux donc, si jamais cela se passe, la Russie doit regarder sans rien faire pour ne pas être taxée d’envahisseur, ou même s’immiscer dans les affaires intérieures d’un autre pays.


                • roman_garev 7 février 19:44

                  @leypanou
                  De quelles « affaires intérieures » parlez-vous ?
                  Au cas du bombardement renouvelé de la population du Donbass (à moitié déjà ayant la nationalité russe) par les nazis ukrainiens ce ne sera que l’arrêt de ce génocide évident.


                • Pierre Pierre 8 février 07:44

                  @leypanou
                  Bonjour,
                  Ce qu’il se passe en Ukraine est un événement majeur qui va déterminer l’avenir du monde pour les 30 ans à venir.
                  Vladimir Poutine a compris depuis longtemps la tactique américaine des petites avancées qui accumulées deviennent une avancée stratégique. 
                  Il lui aura fallu 10 ans pour reconstruire l’Armée russe et en faire une des armées les plus modernes du monde. 10 ans aussi pour redevenir une puissance industrielle indépendante et il lui faudra encore 3 à 5 ans de plus pour atteindre le top cinq des économies les plus performantes, qu’il y ait des sanctions de l’enfer ou pas. Vladimir Poutine pourra alors prendre sa retraite.
                  Aujourd’hui, il sent la Russie déjà assez forte pour intimer ses exigences aux Etats-Unis. Même la Chine ne se le permet pas. 
                  Je crains que l’hybris des néocons n’est pas encore en mesure de reconnaître que les paramètres ont changé et que la Russie défendra dorénavant ses intérêts stratégiques avec détermination.
                  Si les Etats-Unis persistent dans leur volonté de faire de l’Ukraine un membre de l’OTAN hostile à la Russie, ils feront faces à un dilemme : soit ils déploient un contingent symbolique qui sera balayé par la puissance de feu russe en cas de conflit soit ils déploient des forces capables de résister à l’Armée russe et ils renvoient le pivot vers l’Asie-Pacifique aux calendes grecques.
                  Le Pentagone n’a jamais adapté ses moyens pour conduire victorieusement deux guerres à la fois avec des puissances majeures.
                  Ce qui est dangereux, c’est qu’il y a plusieurs pouvoirs de décision aux Etats-Unis et que la CIA est capable de mener une action dans le Donbass sans en avoir reçu l’ordre du commandant en chef de l’Armée américaine comme cela s’était passé dans la baie des Cochons par exemple.


                • Olivier Perriet Olivier Perriet 8 février 09:54

                  @Pierre

                  Si les Etats-Unis persistent dans leur volonté de faire de l’Ukraine un membre de l’OTAN hostile à la Russie

                  Mais ce ne sont pas les USA qui ont forcé la Pologne ou les Etats Baltes à être anti russes. 

                  Vous croyez vraiment que les rodomontades de Poutine et de son chien fou biélorusse ont quoi comme conséquence, sinon pousser tous les voisins dans les bras de l’OTAN ?


                • André 8 février 10:55

                  @Olivier Perriet Devez-vous afficher votre stupidité ici ?


                • Pierre Pierre 8 février 11:14

                  @Olivier Perriet
                  Ne ne prenez pas mal mais c’est une remarque que font généralement ceux qui ont des lacunes en histoire de la région.
                  La Pologne et la Lituanie ont eu des contentieux historiques avec la Russie impériale. Ils ont été très puissants à certaines époques et ils taillaient alors des croupières au Russes et parfois c’était l’inverse.
                  Lors de la guerre russo-polonaise de 1919-1921, la Pologne a même grignoté des territoires sur la Russie.
                  La Pologne, c’est un peu comme à la cour de récréation où le petit donne un coup de poing à son voisin et se réfugie ensuite derrière le grand et dit : si tu me touches, il te casse la gueule.
                  Lettonie et Estonie. Deux pays qui n’ont pas d’histoire et qui ont été créés à Versailles. Ces terres appartenaient à la Suède et avaient été partiellement achetée à la Suède par la Russie. Si chaque peuple a le droit d’être indépendant sur la terre sur laquelle il habite, je n’ai rien contre mais on dit parfois qu’on a l’histoire de sa géographie et sur une carte, Tallinn est à 300 km de Saint-Pétersbourg et à 2500 km de Paris.
                  L’Ukraine est une création artificielle de territoires disparates qui appartenaient à des empires ou à des royaumes différents. C’est aussi un pays qui n’a pas d’histoire indépendante. Plus d’un tiers du pays est des territoires de langue et de culture russe donné par Lénine en 1922 ou 1923, je ne sais plus. Comment voulez-vous que ces régions ne se révoltent pas quand on veut leur interdire d’utiliser leur langue maternelle ? 
                  Si vous lisez le Wikipédia de 2013, vous verriez que 80 % des Ukrainiens avaient une opinion amicale de la Russie. Le nombre de mariages mixtes est d’ailleurs incalculable.
                  Si vous interdisez tous ceux qui ne pensent pas comme vous à s’exprimer (les communistes, les russophiles, les pacifistes etc.) il ne restera forcément que les antirusses radicaux. Je remarque que les deux derniers présidents ukrainiens ont été élus sur des promesses de réconciliations nationale et que ce sont les radicaux et les oligarques soutenus par les Américains qui ne l’ont pas permis.
                  Je n’ai pas les statistiques récentes mais même après le Maïdan, il n’y avait pas de 
                  majorité ukrainienne pour rejoindre l’OTAN mais comme partout, on se fout de ce que le peuple pense.


                • Olivier Perriet Olivier Perriet 8 février 15:39

                  @Pierre
                  Si vous lisez le Wikipédia de 2013, vous verriez que 80 % des Ukrainiens avaient une opinion amicale de la Russie


                  Merci de démontrer la brillante réussite de la diplomatie russe ;

                  je doute que les 80 % soient encore là maintenant, il n’est que de lire les innombrables articles qui pullulent sur AV et qui promettent le feu de l’enfer à l’Ukraine.


                • André 7 février 20:36

                  Pour la première fois depuis le début de la guerre civile en Ukraine, la télévision française a diffusé au journal télévisé d’aujourd’hui sur TF1, un très court reportage de Donetsk ! Très probablement, il y en aura bientôt un autre, avec la participation du président de la RPD - Denis Pushilin. Déjà dans ce très court métrage, Donetsk, détruit par les nazis ukrainiens, était montré. Si Nicolas l’a regardé, il peut commencer à imaginer la tragédie des gens qui l’habitent


                  • nemesis 7 février 21:08

                    Aujourd’hui, j’imagine la solitude et la souffrance des Allemands opposés à la posture guerrière de Hitler...

                    Toute l’Oligarchie parisienne fait bloc autour de la version yankee à propos de la tension avec la Russie. Aucun medium ne rappelle les forfaitures passées de l’hégémoniste yankee, pourtant l’Histoire en est parsemée cf :
                    le Sel de la Terre,
                    Actas de Marussia,
                    la Spirale,
                    plus près de nous, les guerres illégales :
                    contre la Serbie,
                    les ADM de saddam,
                    etc, etc...
                    on peut ajouter les agressions des supplétifs Talonnettes et Tony Blair


                    • Olivier Perriet Olivier Perriet 8 février 09:51

                      @nemesis

                      sauf que la guerre totale en Ukraine apparaît comme une fiction colportée par la propagande russe et américaine, et aussi par des idiots utiles qui prétendent s’y opposer 


                    • QAmonBra QAmonBra 7 février 23:35

                      Merci @ l’auteur pour le partage.

                      [. . .]« Il semble cependant que pour le moment le président Biden hésite à donner son approbation à une offensive ukrainienne. »[. . .]


                      Comme Hitler avant l’opération « Barbarossa » !?

                      Dans le doute abstiens toi affirme le vieux dicton populaire, que le sénile président U$ et sa bande de bellicistes internationaux feraient bien d’écouter, car les russes sont prêts et n’agiront que lorsque les « ukronazis » mettront factuellement à exécution leur plan de nettoyage ethnoculturel, dont ils menacent Donetsk et Loughansk, voire la Crimée, depuis l’origine du conflit qui, doit on le rappeler, est le refus desdits fascistes d’intégrer la langue russe, pourtant parlée par la majorité de la population, dans les langues officielles du pays.

                      L’armée russe a les moyens technico-militaires de quasiment détruire tout ou partie des forces ukrainiennes, sans qu’un seul de ses fantassins ne foule la terre d’Ukraine, ses combattants n’entreront qu’au Donbass pour finir le travail et sécuriser durablement les républiques russes.

                      En fait, la seule question qui se pose est : Qui des nazillons ou sangliers d’Ukraine fuiront le plus vite le feu d’enfer des russes !? . . .


                      • Pierre Pierre 8 février 08:46

                        @QAmonBra
                        "En fait, la seule question qui se pose est : Qui des nazillons ou sangliers d’Ukraine fuiront le plus vite le feu d’enfer des russes !? . . .’
                        Réponse : ceux qui auront enlevé le plus vite leurs rangers.


                      • Fanny 8 février 03:14

                        Une question m’intéresse et je ne parviens pas à trouver de réponse. Cette question dépasse le cadre de ce conflit russo-ukrainien.

                        Il s’agit des puces. Il suffirait que Taïwan cesse de livrer des puces au monde entier pour que les usines s’arrêtent assez vite (Le Figaro).

                        Le matériel de guerre doit être particulièrement consommateur de puces.

                        Alors voici ma question : des pays qui ne produisent pas de puces ou très peu, comme par exemple la Russie, et qui se fournissent ailleurs peuvent-ils faire la guerre moderne de façon autonome et durable ? J’en doute.

                        Le Figaro du jour nous informe : l’Europe produisait 40 % des puces mondiales en 1990 et n’en produit plus que 10 % aujourd’hui. Le marché a été multiplié par dix en 30 ans. On peut comprendre qu’elle n’ait pas trop envie de s’engager dans un conflit un peu long.


                        • yakafokon 8 février 08:10

                          @Fanny
                          Les puces sont également fabriquées en Chine, un pays qui détient un quasi monopole sur les terres rares, que les gisements soient en Chine ou en Afrique ( les deux gisements les plus importants ont été achetés par la Chine ).
                          Comme la Russie et la Chine sont des alliés stratégiques, les microprocesseurs ne devraient pas manquer à la Russie, en échange du gaz russe ( gazoduc « Force de Sibérie » ), et de technologies diverses dans le domaine de l’armement.
                          Donc, pour répondre à votre question : aucun problème pour la Russie, qui en outre dispose elle-aussi de terres rares, et de la technologie nécessaire pour fabriquer ces microprocesseurs.


                        • Pierre Pierre 8 février 08:33

                          @Fanny
                          J’ai la réponse à votre question du moins pour la Russie. Je n’ai pas les liens sous la main, vous devrez donc me croire sur parole.
                          L’Armée russe produit ses propres semi-conducteurs. Ils ne sont pas commercialisés.
                          Jusqu’à il y a peu, la Russie concevait ses semi-conducteurs pour les usages civils

                          et les faisait fabriquer à Taïwan. 
                          Comme je l’ai déjà expliqué plusieurs fois, la Russie ne veut plus dépendre d’importations pour tout ce qui est stratégique à son économie. Des usines sont en construction pour produire localement des semi-conducteurs et elles sont même peut-être déjà opérationnelles. J’ai lu mais c’est à confirmer que la Russie essaie de débaucher des spécialistes taïwanais.
                          La Russie peut actuellement produire des semi-conducteurs de gamme intermédiaire. Les semi-conducteurs plus performants de nouvelle génération sont encore hors de portée mais je pense que c’est une question de temps et d’argent.
                          Vous ne trouverez pas ces informations sur des sites en français ou en anglais. Je les tiens de sites en russe.

                          L’Union européenne veut aussi son indépendance de l’Asie pour les semi-conducteurs et elle vient de mettre un plan de 42 milliards d’euros sur la table.


                        • Fanny 8 février 19:15

                          @yakafokon
                          Les puces sont également fabriquées en Chine

                          Quelle Chine ? La Chine populaire est en retard concernant la conception et la production de puces (cf. l’affaire Huawei et l’embargo US). Elle a lancé un programme puissant pour recoller aux deux champions : la Corée du Sud et Taïwan (TSMC). On peut lui faire confiance : ça va être violent, et nous autres Européens, on a du soucis à se faire malgré la prise de conscience récente du Commissaire Breton.
                          En passant, il y a des choses assez extraordinaires en ce monde : comment cette petite île portant 24 millions d’habitants (Taïwan) écrase la Chine voisine (1400 millions) et aussi l’Europe (500 millions) pour la conception mais surtout la production des puces.
                          Que la Russie puisse bénéficier de son rapprochement avec la Chine pour se procurer des puces, dans la mesure où la Chine est capable de répondre à la demande russe, je peux vous suivre. Mais concernant la technologie de production des puces, je doute que la Russie soit au niveau.


                        • Fanny 8 février 20:09

                          @Pierre
                          Vous ne trouverez pas ces informations sur des sites en français ou en anglais. Je les tiens de sites en russe.

                          Ces informations sont effectivement censurées dans nos contrées. Conséquence d’un virus qu’on a hérité des USA et qui nous oblige à croire que la Russie est notre ennemie.
                          Il y a quand même un peu de vrai à ça dans la mesure où l’UE cherche à s’étendre au maxi, un peu comme un nouvel empire idéologique (LGBT) et militaire (OTAN) qui ne se reconnaît pas de limite.
                          Le Brexit et l’essai d’adhésion turque raté impose des limites à Bruxelles, mais les victoires de Bruxelles sont tout de même impressionnantes, avec tous les pays de l’Est conquis  excepté le Belarus qui est l’objet d’attaques en règle, et bien entendu l’Ukraine dont notre Président s’occupe pour le compte de l’UE — et surtout la Yougoslavie conquise militairement avec le bras armé de l’OTAN (dont le bombardement de Zagreb. Imaginez un instant le bombardement de Kiev par l’armée russe !!!).
                          La Russie n’a pas d’atome crochu avec l’idéologie UE, ce qui définit d’autres limites à l’UE, idéologiques et géographiques. Du coup Bruxelles n’a plus qu’à rêver et tenter une révolution orange à Moscou, avec le concours des USA, mais ça va être difficile.
                          Donc la Russie est tout de même « objectivement » l’ennemie de l’UE, en tant que limite en Europe, ce qui se traduit par un niveau de détestation hystérique au Parlement Européen dominé par les Anglo-Saxons (mais pas à notre Chambre des Députés).
                          Vos infos sur les puces en Russie sont tout à fait vraisemblables. La Chine, l’UE et donc la Russie sont dans la course aux puces de nouvelles générations, derrière Taïwan et la Corée du Sud.
                          Me reste quand-même un bout de question : les machines qui produisent les puces sont d’une complexité impressionnante, et font appel à des technologies de très haute précision. Quels sont les pays capables de concevoir et construire ces machines sans avoir recours à d’autres pays plus en avance ? 


                        • Fanny 8 février 20:16

                          @Fanny
                          Lire Belgrade ald. Zagreb.
                          Lapsus révélateur ? (Croatie et Serbie pendant WWII).


                        • aspic aspic 8 février 20:16

                          @Pierre

                          Voici un commentaire éclairé datant d’il y a 7 années :

                          "Certains observateurs occidentaux croient à tort que les Russes sont loin derrière leurs homologues occidentaux en matière de technologie informatique, d’intégration des capteurs, etc. Les ingénieurs soviétiques étaient ceux qui ont eu une exposition immense à la théorie de contrôle et sans les ordinateurs il n’aurait pas été possible pour les concepteurs soviétiques de réaliser les divers aspects de la théorie de contrôle dans la conception des avions. En ce qui concerne les capteurs et les systèmes d’armes avancés, les Russes ont été les premiers à maîtriser la direction électronique du faisceau radar et, par la suite, ils sont allés de l’avant pour équiper leurs chiens de chasse du premier radar de l’ESA au monde, Dans le MiG-29, il y avait un système qui permettait au pilote de contrôler les missiles simplement en changeant la direction de sa vue. En 1976, lorsque l’incident de défection a eu lieu, le MiG-25 détourné a été complètement démonté et les responsables du Pentagone ont ri quand ils ont découvert qu’au lieu de transistors, les Russes avaient utilisé des tubes à vide. Cependant, il leur a fallu quelques années pour comprendre que les tubes à vide peuvent résister à une impulsion électromagnétique !"


                        • Fanny 8 février 20:30

                          @Fanny
                          Lapsus d’autant plus curieux qu’un déplacement professionnel m’a amené à Belgrade peu de temps après les bombardements. J’ai donc pu admirer la précision du Tomahawk (il me semble) qui a détruit l’immeuble de la TV serbe (situé dans un quartier dense de la ville), et aussi le sommet d’une tour. Assez spectaculaire, si l’on oublie les morts.


                        • yakafokon 8 février 07:32

                          La Russie elle-aussi peut jouer une carte maitresse : cesser de vendre aux Etats-Unis 538.000 barils de pétrole brut Urals par jour, pour compenser la perte de leur principal fournisseur, le Venezuela !

                          Au niveau de l’intelligence stratégique, ça vole vraiment bas à la Maison-Blanche et au Pentagone ( ne pas avoir compris que le lot de sanctions contre le Venezuela, entrainerait inévitablement la rupture des ventes pétrolières de ce pays, dénote le Q.I. des « stratèges » américains, qui se sont tirés une balle dans le pied par fanatisme idéologique ! ).

                          Aux Etats-Unis, il n’y a presque plus de pétrole, hormis celui tiré des schistes bitumineux qui est loin d’être inépuisable, tout comme le gaz !

                          Alors, il ne leur reste plus que la guerre pour s’emparer des réserves pétrolières des autres nations...dans la mesure où ils peuvent le faire militairement, ce qui est loin d’être le cas actuellement !

                          Il existe pourtant une autre voie : que les Etats-Unis se comportent comme la Chine ou la Russie, et arrêtent d’emmerder la planète avec leurs 850 bases militaires, et leurs guerres incessantes sous des prétextes bidons ( ou une petite fiole ) !

                          Bref, se comportent comme tout pays civilisé, en entretenant des relations commerciales avec tous les pays du monde.

                          Sinon, c’est l’anéantissement total qui guette ce pays de « fous de la gâchette », dont la seule industrie qui fonctionne correctement, est celle de l’armement !

                          Les fanatiques du Pentagone ont l’air d’oublier que la Russie détient plus d’ogives nucléaires que les Etats-Unis ( 8.500 contre 7.700 ), que chacune d’elle est plus puissante ( 850 KT contre 450 KT ), et que ces ogives peuvent être livrées « franco de port » à domicile, à la vitesse de 7 km/s ( vitesse hypersonique ) !

                          Si les Alzheimer qui dirigent ce pays de tarés l’ignorent, les militaires américains eux, sont parfaitement au courant, et n’arrêtent pas de tirer la sonnette d’alarme en dénonçant le retard technologique pris par l’armement !

                          S’il doit y avoir une guerre totale, elle se déroulera sur le sol américain, à la satisfaction de la Communauté Internationale ( la vraie ), et comme les américains semblent le vouloir, pourquoi leur refuser ce petit plaisir ?


                          • Pierre Pierre 8 février 08:54

                            @yakafokon
                            Avez-vous remarqué que les Etats-Unis ont adopté un ton plus conciliant avec le Venezuela et qu’ils ne s’opposent plus à une réconciliation entre Maduro et l’opposition ? 


                          • roman_garev 8 février 09:25

                            @yakafokon
                            « ce pays de « fous de la gâchette », dont la seule industrie qui fonctionne correctement, est celle de l’armement ! »
                            Je dirais pas « fonctionne », mais « semble foctionner (en avalant des tonnes du fric pour rien) ». Il suffit de regarder de plus près leurs F-35 et leurs Zumwalt bons à rien. 


                          • Pierre Pierre 8 février 10:03

                            @roman_garev
                            Les Russes sont les maîtres de la science-fiction en littérature et les savants soviétiques ont été les maîtres pour concevoir tous les systèmes d’armement qui étaient impossibles à fabriquer à l’époque. Les fonctionnaires soviétiques ont été les maîtres pour les ranger dans des placards qu’on n’a plus qu’à ouvrir maintenant pour avoir 10 ans d’avance sur ses adversaires.
                            Les sciences étaient des études populaires en Union soviétique et la Russie en profite maintenant.
                            Les étudiants américains choisissent les filières les plus lucratives (droit, médecine, économie etc.) et négligent les sciences exactes avec le résultat que l’on voit.
                            Pour des raison de sécurité, la Défense ne peut pas engager des ingénieurs étrangers comme le font Elon Musk ou Steve Job à l’époque d’où de grandes réussites scientifique pour des sociétés civiles.


                          • charlyposte charlyposte 8 février 09:28

                            Micromaniac dans les habits du porte parole de L.OTAN ! smiley


                            • Olivier Perriet Olivier Perriet 8 février 09:49

                              Ce sujet est sans issue mon ami :

                              neutraliser l’Ukraine comme la Finlande est évidemment la solution. Sauf que la Finlande est devenue neutre APRES avoir repoussé Staline et quelques rectifications de frontières acceptées et mineures.

                              Pas APRES s’être fait piquer une province (ce qui crée d’autres soucis avec l’enclavement des régions au fond de la mer d’Azov) et en avoir 2 autres qui sont en rebellion évidemment soutenue par le voisin (par qui sinon ?)

                              Je persiste à dire depuis le début que la reprise de la Crimée est une victoire à la Phyrus (je ne sais pas comment ça s’écrit) pour la Russie, qui pourrit tout depuis 2014, et qui, loin d’être un coup de génie, était la seule réponse à apporter après le coup d’Etat de Maîdan, sauf à tout perdre.

                              En fait la Russie et l’Ukraine sont dans la merde, et je ne vois rien pour en sortir si ça reste comme ça.

                              Quant à l’hystérie sur l’invasion proche de l’Ukraine, en l’état c’est évidemment du gros bluff : à part un bain de sang et une nouvelle Tchétchénie, je ne vois pas l’intérêt.


                              • charlyposte charlyposte 8 février 10:17

                                @Olivier Perriet
                                Via Maîdan.... tu veux dire, le fameux coup d’état NÉO-NAZI !!!??? smiley


                              • André 8 février 11:15

                                @Olivier Perriet  Ne commentez pas car votre stupidité déborde de vos commentaires.


                              • Olivier Perriet Olivier Perriet 8 février 13:36

                                @André

                                Heureusement que vous êtes là pour « hausser un peu le niveau »


                              • Pierre Pierre 8 février 18:27

                                @Olivier Perriet
                                Je suis à moitié d’accord avec vous mais vous vous tromper parce que la Russie n’est pas dans la merde comme vous dites. C’est plutôt l’UE qui l’est, pas encore jusqu’au cou mais cela pourrait arriver.
                                Moscou est devenue une des villes les plus attrayantes du monde. On peut s’y promener de jour et de nuit en toute sécurité. Il n’y a personne qui dort sur des cartons dans les rues, les gens sont bien habillés. C’est l’inverse de Paris et des villes américaine où 50 millions d’Américains sont à la soupe populaire et des millions vivent dans des tentes à la périphérie de toutes les villes. 
                                Voici un exemple mais il y en a pour toute les villes. 36 minute non stop de l’américan way of live.
                                https://www.youtube.com/watch?v=ss4kVr8z988
                                Cela n’existe dans aucune ville russe.


                              • Fanny 8 février 20:49

                                @Olivier Perriet
                                 quelques rectifications de frontières acceptées et mineures.

                                Vous êtes sûr de ça, « acceptées et mineures » ?

                                La Finlande après une guerre héroïque contre Staline, a fini par perdre un peu de territoire tout comme d’autres alliés de Hitler. La Finlande fut en effet parmi les alliés de l’Allemagne, bien obligés « d’accepter » ce qui leur tombait dessus.


                              • Olivier Perriet Olivier Perriet 9 février 10:35

                                @Fanny

                                oui, peut-être pas si acceptée que ça.

                                Ca devrait être une leçon pour le présent. 


                              • Olivier Perriet Olivier Perriet 9 février 10:38

                                @Pierre
                                Je suis à moitié d’accord avec vous mais vous vous tromper parce que la Russie n’est pas dans la merde comme vous dites. C’est plutôt l’UE qui l’est, pas encore jusqu’au cou mais cela pourrait arriver.

                                Vous répondez à côté, je ne parlais pas d’économie ou de social mais de diplomatie.

                                la Russie est « dans la merde » car elle passe pour l’agresseur et vous le savez très bien, votre article sert à quoi sinon à pédaler dans la semoule pour renverser l’accusation ?


                              • Pierre Pierre 9 février 11:16

                                @Olivier Perriet
                                Je n’avais pas compris comme cela. A part le bloc OTAN mais pas entièrement, AUKUS et le Japon, la Russie a d’excellentes relations diplomatiques avec stous les autres pays, Ukraine exceptée évidement


                              • zygzornifle zygzornifle 8 février 12:48

                                Tout cela sert a voter des augmentations de budget de l’armée et a foutre la trouille au mougeon qui va accepter n’importe quoi de son président bienfaiteur ....


                                • charlyposte charlyposte 8 février 16:57

                                  @zygzornifle
                                  Exactement smiley


                                • charly10 8 février 15:37

                                  Nous n’avons pas à intervenir dans l’affaire ukrainienne, chaque pays hors pacte spécifique, est libre de ses choix politiques. Mais une chose est certaine et dénoncée par beaucoup d’investisseurs étrangers qui y sont établis, ce pays est corrompu à tous les niveaux hiérarchiques, et le peuple ukrainien n’a jamais pu s’exprimer librement sur ses réelles volontés. L’Ukraine est une démocratie d’apparence. Pour ma part, Je ne crois pas que Poutine intervienne sauf, si l’OTAN implante des missiles ou forces stationnées, en contradiction avec les accords prévus dans le cadre du « conseil de partenariat euro atlantique de 1991 » ; à savoir la garantie que l’OTAN ne s’étendrait « pas d’un pouce vers l’est » donnée aux Russes par les États-Unis il y a 30 ans et le principe de sécurité collective accepté par tous les membres de l’OSCE. Biden et l’Otan, en signifiant leur refus de se conformer à ce qu’ils ont précédemment accepté, se déclareraient essentiellement « apostats du droit » et de l’ordre international.

                                  Attention à nous pauvres européens soumis aux dictats US, nous avons tout à perdre dans une affaire qui dépasse nos possibilités. 


                                  • Pierre Pierre 8 février 18:31

                                    @charly10
                                    J’ai des contacts en Ukraine. Il ne sont pas communistes mais ils reconnaissent que si tous les partis pouvaient se présenter aux élections, les communistes gagneraient largement.


                                  • microf 8 février 16:11

                                    « Voulez-vous que la France entre en guerre contre la Russie ? » : Poutine prévient que c’est ce qu’il se passera en cas d’adhésion de l’Ukraine à l’Otan https://fr.sputniknews.com/20220208/p...

                                    Question posée par le Président Poutine au Président Macron.

                                    Je pose la même question aux francais qui commentent cet article, voulez-vous que la France entre en guerre contre la Russie ?


                                    • microf 8 février 16:29

                                      Le Président Macron n´est pas parti en Ukraine règler quoi que ce soit entre

                                      l´Ukraine et la Russie, le Président Macron se moque du devenir de l´Ukraine.

                                      Le Président Macron est parti en Ukraine pour négocier avec la Russie pour l´Afrique, tu « Nous » laisses l´Afrique, « Nous » te laissons l´Ukraine.

                                      La table de quinze mètres a été la réponse « NIET ».

                                      Alors, si la France veut entrer en guerre contre la Russie, les Russes attendent.

                                      Le Président Poutine l´avait déjá dit aux occidentaux, « Nous sommes prêts ».


                                      • Pierre Pierre 8 février 16:54

                                        @microf
                                        Merci de m’avoir fait penser qu’ils ont sûrement aussi négocié de la présence de Wagner en Afrique. Je me demandais pourquoi Poutine en avait parlé à la conférence de presse.


                                      • charlyposte charlyposte 8 février 17:05

                                        J’ai hâte de voir notre chef de guerre perlimpinpin en tenue de soldat avec ses grandes bottes ( droit dedans comme un pilier de bar ) s’enfoncer dans le permafrost jusqu’à la ceinture !!! hum... la victoire est loin bien loin...... ouin ouin... smiley



                                          • DACH 8 février 21:38

                                            Quelles sont donc les craintes de V.Poutine ?

                                            Seuls les nostalgiques du passé ont désormais les oreilles de V.Poutine. Donc les tentations d’envahir une partie de l’Ukraine pour imposer un régime politique russophile sont fortes. Elles sont aussi nourries des hésitations européennes, d’autant plus que la dépendance énergétique, (gaz+pétrole), vis-à-vis des russes s’impose à la majorité de l’UE. Comment éviter ce risque de confrontations ? Méthode classique des russes : ce qui est à toi est négociable, ce qui est à nous je le garde. Au fond leur méthode ne vise qu’à tester notre volonté. Ou bien nous réagissons dans l’esprit de Munich et Dantzig, ou bien nous savons tous ensemble dire NON. Or la vraie crainte de V.Poutine, qu’il tient masquée, ce n’est pas l’arrivée de l’Otan en Ukraine. Même si elle peut être ressentie comme une menace. Les médias russes aux ordres ne se privent pas pour qualifier les occidentaux d’intentions agressives, qu’ils savent pourtant que nous n’avons pas. La vraie crainte de V.Poutine c’est cette contagion d’envies démocratiques, d’envies de l’ouest qui fait frémir tous les peuples sous influences russes. Et face à celle-là, la Russie n’a pas d’arguments pour séduire les populations concernées. Seul l’usage de la force reste son ultime solution. Et là encore, elle ne pourra pleinement réussir face à un peuple ukrainien qui se découvre ce qu’il est : ukrainien, comme l’ont fait avant lui les peuples baltes et d’autres. Les dirigeants occidentaux font semblant de ne pas le savoir. C’est là une erreur politique magistrale qui peut les conduire à un nouveau Munich.



                                              • DACH 8 février 22:52

                                                Par Courrier International

                                                =

                                                Macron, à Kiev, se voit contredit par la Russie”, titre le site du New York Times ce 8 février. “Le Kremlin a rejeté mardi l’idée que le président français Emmanuel Macron et le président russe Vladimir Poutine auraient fait des progrès significatifs en vue de désamorcer la crise ukrainienne, durant leur rencontre cruciale à Moscou. Des déclarations russes ont semblé saper l’autorité diplomatique de la France et même sa crédibilité, alors même que Macron arrivait en Ukraine pour poursuivre sa navette diplomatique”, écrit le journal états-unien.

                                                “Avant même que l’avion de Macron atterrisse à Kiev”, poursuit The New York Times, “Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a démenti que les deux présidents aient conclu un accord de désescalade, laissant entendre que c’était aux États-Unis et non à la France de négocier un tel accord.”

                                                “Moscou et Paris ne pourraient pas conclure d’accord. C’est tout simplement impossible”, aurait en effet déclaré le porte-parole à des journalistes, selon The GuardianPoursuivant :

                                                La France est un pays leader de l’UE, la France est membre de l’Otan, mais là Paris n’est pas le leader. Dans ce bloc, un tout autre pays est aux manettes. Alors de quels accords pourrions-nous discuter ?”

                                                “Je ne me fie pas aux mots”

                                                Une source française avait déclaré quelques heures plus tôt que Vladimir Poutine s’était engagé pendant son entretien avec Emmanuel Macron à ne pas lancer dans l’immédiat de nouvelles manœuvres militaires près de l’Ukraine, rappelle El País. Le journal espagnol titre lui aussi sur le “démenti” russe, jugeant que “le président français ne parvient pas à combler le fossé avec Moscou mais gagne du temps pour le dialogue”.

                                                “On ne peut pas régler cette crise en quelques heures de discussions”, a effectivement déclaré Emmanuel Macron ce mardi, appelant à ne pas sous-estimer la tension autour de l’Ukraine. Il a aussi précisé, note El País, les engagements qu’aurait pris Vladimir Poutine : “Il m’a dit qu’il ne serait pas à l’origine de l’escalade.”

                                                Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est quant à lui montré sceptique quant à cette supposée garantie. “Je ne me fie pas vraiment aux mots”, a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse conjointe avec Macron.

                                                Le président français terminé sa mini-tournée diplomatique ce mardi soir à Berlin, où il devait rencontrer le chancelier allemand Olaf Scholz, de retour de Washington, et le président polonais Andrzej Duda.

                                                =


                                                • DACH 8 février 23:13

                                                  Et pour finir ce tour d’horizons

                                                  =

                                                  https://www.slate.fr/story/223215/vladimir-poutine-crise-ukraine-otan-imprevu-biden-etats-unis

                                                  =La crise ukrainienne ne se passe pas comme Poutine l’avait prévu.



                                                    • Pierre Pierre 9 février 08:41

                                                      @DACH,

                                                      Six commentaires et des liens pour ne rien dire, juste pour brasser du vent.

                                                      Êtes-vous allé une fois dans votre vie en Russie pour vérifier si ce que les médias de vos liens disent est exact ?

                                                      C’est tout le problème des médias mainstream, ils peuvent raconter n’importe quoi, leurs lecteurs n’iront jamais vérifier.


                                                      Alors pour vous aider à comprendre, voici quelques réactions à vos commentaires.


                                                      Commençons par l’Ukraine et son territoire tel qu’il existe aujourd’hui.


                                                      • L’appellation Ukraine (Украина) n’apparaît que dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Avant cela il y avait la Petite Russie qui était une région de l’Empire russe comme la Provence est une région de France. C’était une région autour de Kiev qui représentait environ le quart de la surface de l’Ukraine actuelle.

                                                      • Suite à des guerres victorieuses contre les Ottomans, ces derniers cèdent une région bordant la mer Noire à l’Empire russes. (Traité de Jassy) tout à la fin du XVIIIe siècle. On appellera cette région « Nouvelle Russie »

                                                      • La Russie impériale peuple cette région d’habitants de l’Empire dont un petit pourcentage d’habitants de la Petite Russie. La Russie construit alors toutes les villes bordant la mer Noire.

                                                      • Lors de la création de l’Union soviétique en 1922, Lénine unit la Petite Russie et la Nouvelle Russie pour en faire une des républiques constitutives du pays. Le terme Ukraine est officiellement utilisé pour définir cette république.

                                                      • Toute une série d’autres régions viendront encore s’ajouter à la République d’Ukraine suite à la Deuxième Guerre mondiale : la Galicie, la Transcarparthie etc.

                                                      • La Crimée dernière en date en 1954 suite à un décret illégal suivant la constitution soviétique.


                                                      Comme tous les pays qui doivent s’inventer une histoire, les dirigeants actuels d’Ukraine font remonter leur histoire avant l’époque contemporaine. Ils se disent descendants des Varègues, des Vikings suédois, qui ont apporté le gène blond. Il considère aussi que les terres des Cosaques zaporogues sont historiquement ukrainienne etc. Du pur délire digne de l’Allemagne hitlérienne.


                                                      Pour la langue.


                                                      • Comme dans tous les pays du monde, on parle des dialectes locaux en Ukraine et c’est naturel et c’est très bien. Le russe a toujours été la langue officielle dans cette région de l’Empire. Il y avait divers dialectes localement utilisé proches du russes mais avec des prononciations différentes.

                                                      • C’est encore Lénine qui a décidé de doter la République ukrainienne d’une langue secondaire. Il avait l’obsession de former une union de plusieurs (le plus possible) de peuples. Il a officialisé le dialecte le plus parlé et en a fait l’ukrainien.


                                                      Alors, si vous voulez intervenir, il faut d’abord connaître sa matière et ne pas lancer des liens écrits par des ignares idéologisés à la sauce américaine.


                                                      Depuis 2013.


                                                      • Il y aurait eu une révolution en Ukraine en 2014 ! Mon œil ! Il y a avait un million d’Ukrainiens dans la rue. Ok mais il y avait 39 millions d’Ukrainiens qui n’y étaient pas. Quand on chasse un président élu par la force de la rue, cela s’appelle un coup d’État révolutionnaire et quand ces révolutionnaires sont encouragés par des pays étrangers, cela s’appelle un renversement de régime par des puissances étrangères.

                                                      • La toute première décision que ces factieux ont pris est de déclarer que la langue majoritairement utilisée par la population n’est plus officielle. Dans ces conditions, il est tout-à-fait justifié que des régions se révoltent contre les usurpateurs du pouvoir et il est compréhensible qu’elles soient aussi soutenues par une puissance étrangère.


                                                      Détrompez-vous, la Russie n’a aucune envie d’annexer l’Ukraine. Elle a déjà assez de peine à industrialiser la Sibérie et reconstruire l’Ukraine ne l’intéresse pas.

                                                      En revanches, il y a des millions de Russes installés sur un territoire qui était russe avant l’invention de l’Ukraine et qui sont devenus Ukrainiens par des décisions illégales de l’Union soviétique et leur venue en aide est un devoir patriotique.

                                                      Si les dirigeants ukrainiens actuels avaient un deuxième neurone dans leur cerveau, ils comprendraient qu’ils ont un ami (américain) qui ne leur veut pas du bien. Il comprendraient qu’ils sont des pions qui peuvent être sacrifiés pour la stratégie du joueur principal.


                                                      Alors si vous voulez aussi sacrifier vos intérêts pour une cause à laquelle vous ne comprenez rien et qui profitera à un soi-disant allié d’outre-Atlantique, grand bien vous fasses mais moi, ce n’est pas mon cas.

                                                      Le commentaire devient long et j’ai encore beaucoup de choses à dire. Je crois que je vais le travailler le week-end prochain pour en faire un article


                                                      • roman_garev 9 février 09:25

                                                        @Pierre
                                                        « Je crois que je vais le travailler le week-end prochain pour en faire un article ».
                                                        Je l’attendrai avec impatience.


                                                      • DACH 9 février 09:35

                                                        @Pierre=Oui, informez-vous au lieu d’être emprisonné dans ce que vous avez envie de croire et qui ne brasse que du vent. Merci d’avoir fait rire notre équipe....


                                                      • DACH 9 février 09:48

                                                        Pour que chacun puisse se faire son opinion au-delà de la propagande infantile de Pierre. l’histoire se fait au présent avec des interlocuteurs qui sont sortis des livres d’histoire.

                                                        =

                                                        https://korii.slate.fr/tech/russie-ukraine-poutine-envoie-mig-31-kinzhal-missiles-hypersoniques-nucleaire-kaliningrad-menace-europe

                                                        =

                                                        https://www.rfi.fr/fr/europe/20220209-crise-ukrainienne-la-m%C3%A9diation-de-macron-laisse-zelensky-sur-sa-faim

                                                        =

                                                        Nous connaissons physiquement la Russie depuis les années 86, et Vous ? Ceux d’entre nous de langue russe connaissent le pays mieux que celui qui a signé hier les infos, sans même citer des articles provenant de Kiev et des 3 régions dissidentes que nous n’avons pas joints ici pour ne pas alourdir vu le peu d’audiences de l’article de l’auteur. Bonne journée à Pierre.


                                                        • chantecler chantecler 9 février 09:56

                                                          @DACH
                                                          "l’histoire se fait au présent avec des interlocuteurs qui sont sortis des livres d’histoire.

                                                          "...
                                                           smiley
                                                          Au fait Dach c’est Dachau ?
                                                          Effectivement vous êtes moderne !


                                                        • DACH 9 février 10:00

                                                          @chantecler=Avec vos pensées à la chaux et de cour d’école, vous êtes en retard sur votre âge ! Vous allez vous brûler. Mais au moins c’est distrayant et détourne des questions que d’autres se posent !


                                                        • roman_garev 9 février 10:03

                                                          @DACH
                                                          « des 3 régions dissidentes »
                                                          C’est quoi au juste ?


                                                        • roman_garev 9 février 10:06

                                                          @DACH

                                                          « Nous connaissons physiquement la Russie depuis les années 86, et Vous ? »

                                                          « Nous », c’est qui ? L’armée de trolls ukrainiens payés ?
                                                          Moi je connais la Russie depuis 1945, et alors ? Какую лапшу ваша гнилая шобла в состоянии навесить мне на уши ?


                                                        • DACH 9 février 10:27

                                                          @roman_garev=Merci de nous faire rire par votre manque d’arguments. Bonne journée.


                                                        • DACH 9 février 10:29

                                                          @roman_garev=До свидания


                                                        • Pierre Pierre 9 février 11:01

                                                          @DACH

                                                          Si vous connaissez physiquement la Russie. Vous savez que le président a un socle de 65 % de Russes qui soutient sa politique. Vous savez que 90 % des Russes, opposants compris, ont approuvé le rattachement de l’Ukraine à la Russie. Vous savez qu’il y a des médias d’opposition en Russie. Et en Ukraine ? Vous savez qu’il y a des débats télévisés avec un pluralisme d’invités. Et en Ukraine ? Vous savez que l’Internet foisonne de blogs antigouvernementaux.

                                                          Vous savez qu’il y a une atmosphère raciste en Ukraine et je précise tout de suite que la grande majorité des Ukrainiens sont des gens bien. Vous savez qu’il y a un régiment sur la ligne de front qui vénère le nazisme et qui le fait plus discrètement depuis quelques temps pour ne pas effaroucher les journalistes occidentaux. Vous avez un ex-président qui a dit que les enfants d’une partie de ses compatriotes vont vivre dans des caves, sous-entendu qu’on va bombarder et détruire leurs maisons. Une ancienne première ministre a dit que si elle avait une bombe nucléaire, elle la balancerait sur Moscou.

                                                          Je fais partie d’une grande famille qui a perdu deux de ses enfants durant la dernière guerre mondiale. Un autre s’est retrouvé à Buchenwald, y a été battu et torturé et en est sorti mentalement diminué.

                                                          Dans ma famille, on n’a jamais cultivé qu’une seule haine, c’est celle des nazis. Je ne peux pas respecter un pays qui voue un culte à un massacreur de juifs, qui tolère un régiment formé de néo-nazis et dont des dirigeants tiennent des propos génocidaires.


                                                        • Pierre Pierre 9 février 11:21

                                                          @roman_garev
                                                          « des 3 régions dissidentes » 
                                                          Je suppose que c’est la Crimée, RPD et RPL.


                                                        • DACH 9 février 11:23

                                                          o@roman_garev=Pierre= Oui et même plus que 65% de soutien à VP. Mais la liberté de la presse absente y contribue...L’absence d’opposition politique, puisque muselée parce que crainte, y participe également en Russie.
                                                          Une partie de la famille de celui qui vous répond est à Yad Vashem.... Ukraine : "

                                                          La majorité des ukrainiens, acteurs politiques compris, regarde davantage vers l’ouest que vers l’est ou le nord. Cette préférence manifeste s’agrège au sentiment national, le patriotisme ukrainien. Certes, il y a le souvenir de ce que les Russes leur ont infligé au 20ème siècle. Mais c’est du passé, et pourtant cela se traduit par des envies légitimes d’adhérer à l’Otan. Quand toute une population constate ce qui se passe autour de ses frontières, les préférences naturelles suivent. Le couple politique « niveau de vie+libertés », dont libertés de circuler et libertés d’opinions, est irrésistible. Pourtant à l’ouest, tout ne marche pas à l’idéal, mais visiblement mieux qu’à l’est. La Russie n’est pas en situation de concurrencer l’Europe en matière de niveaux de vie et de libertés. C’est l’humiliation cachée que vit V.Poutine. Les dirigeants occidentaux savent tout cela.

                                                           .....Or les Ukrainiens en sont à préférer une démocratie ukrainienne qui ne marche pas bien à une dictature russe qui prétend marcher à la perfection pour la Grande Russie. Le déboulonnage des statues de Lénine dans plus de 90 villes en disait déjà long sur la fibre patriote naissante des Ukrainiens en 2014. (Le mouvement Leninopad)." Depuis le patriotisme s’est intensifié. La création de milices de défense territoriale en est une démonstration en 2022."
                                                          les mouvements qualifiés de nazis existent, mais si vous voyez sur place leurs insignifiances proches de pets de nonnes.. Dans nos familles on ne cultive aucune haine, c’est inefficace et parfois infantile. On fait face,debout, avec lucidité, courage et bienveillance, comme par exemple en Israël. A bientôt.


                                                        • Pierre Pierre 9 février 13:56

                                                          @DACH
                                                          C’est drôle ce que vous dites.
                                                          Je vais prendre le temps de vous répondre point par point.

                                                          • Liberté de presse. Je vous rappelle qu’il y a une presse d’opposition qui n’a malheureusement pour elle pas beaucoup d’écho en Russie. Je vais régulièrement sur le site d’Echo de Moscou par exemple. 66 % de son capital appartient à Gazprom. L’Etat qui finance un média d’opposition ! Et les blogs ? Ne sont-ils pas féroces avec le pouvoir ? Navalny n’a-t-il pas pu faire sa notoriété sur un site bourré de mensonges ? Le dernier en date est le palais de Poutine où il a fait croire qu’une vidéo (bien faite) en images de synthèse est une réalité. Il n’a même pas été traduit en justice pour cela. En comparaison, on intente une action en justice contre Zemmour parce qu’il a dit qu’une ville de France ressemble à l’Afghanistan. Les médias ont beaucoup plus de libertés en Russie et aux Etats-Unis qu’en France.
                                                          • Opposition muselée ? Le parti communiste russe n’est-il pas l’opposition ? Et le parti libéral-démocrate ? Les libéraux pro-occidentaux ne sont plus écoutés, est-ce la faute de Poutine s’ils ont merdé pendant les années Eltsine ? El l’opposition ukrainienne ? Parti communiste ukrainien ? Medvedtchouk accusé d’avoir parlé aux Russes pour avoir du gaz moins cher et qui risque la prison. Il y serait d’ailleurs si les gouvernements européens n’avaient pas dit que les autorités ukrainiennes allaient trop loin dans ce cas.
                                                          • « ...ce que les Russes leur ont infligé... » Qu’est-ce que les Russes ont à voir avec cela ? Pour rappel : Staline était géorgien. Khrouchtchev et Brejnev étaient ukrainiens. Les Russes de souche n’ont pas été longtemps au pouvoir en Union soviétique. Si vous aviez dit « les Soviétiques », cela passait mieux mais ne me parler pas de génocide pour une famine qui a touché toute la partie sud du pays jusqu’au Kazakhstan. Crime de Staline ou négligence ou incompétence ou sous-estimation du drame ? Je vous défie de me présenter un ordre signé par Staline qui dit qu’il faut faire mourir les Ukrainiens par la faim. Expliquez-moi pourquoi on adule Churchill qui est responsable de la mort d’au moins 6 millions de personnes au Bengale en 1943 ? Vous voulez vous informer sur les douces démocraties occidentales ? Tapez « Bengale famine » puis « images » sur Google. Ensuite vous ajouter « Churchill » pour connaître le coupable.
                                                          • Quel rapport entre les crimes de l’Union soviétique qui n’existe plus et l’OTAN ? 
                                                          • Il faut expliquer aux journalistes français pourquoi quand Eric Zemmour ou Marine Lepen parlent de patriotisme c’est mal et que ce serait bien pour l’Ukraine.
                                                          • La liberté de circuler ! Ce n’est pas la Russie qui met des barrières aux Ukrainiens, c’est l’Union européenne.
                                                          • Effectivement, le niveau de vie en UE est supérieur à celui de la Russie mais le taux de pauvreté est le même qu’en Russie. Vous oubliez de dire que ce niveau de vie est maintenu grâce aux dépenses sociales financées par la dette (plus de 120 % en France) et grâce à la disponibilité d’une énergie bon marché qui fait tourner nos économies. Vous voulez tuer nos économies en se coupant de cette énergie bon marché ? Et les Etats-Unis ? Tapez « Los Angeles sans-abris » puis « images » sur Google. Vous pouvez aussi le faire pour les autres villes des Etats-Unis ou pour Paris ou Londres. J’ai été à Toronto avant le Covid. C’est dramatique en plein hiver.

                                                            C’est ça que vous voulez pour l’Ukraine ? Faites la même chose pour Moscou ou Saint-Pétersbourg. C’est beaucoup moindre et vous trouverez très vite des photos de villes européennes parce que celles recherchées viennent vite à manquer.

                                                          • Je sais que le culte du nazisme est marginal en Ukraine mais il existe et n’est pas dénoncé par les autorités. Pourriez-vous imaginez cela en France ou en Allemagne ? JM Lepen a été condamné pour 999 fois moins que cela.

                                                          Je suis bien décidé à faire un article à ce sujet mais il sera plus à charge qu’à décharge pour l’Ukraine, les faits sont têtus.


                                                        • DACH 9 février 15:02

                                                          @Pierre=Merci pour les efforts de vos réponses. Faute de disponibilité je (nous) répondrai par morceaux.
                                                          Libertés de la presse et libertés politiques. Sans rentrer dans le choix des opposants dont journalistes assassinés, ou en prisons, de sacrées différences existent avec le monde occidental. Hélène Carrère d’Encausse vous démontrerait mieux que nous le contraire de «  » Les médias ont beaucoup plus de libertés en Russie et aux Etats-Unis qu’en France. «  » Vladimir Fédorovski l’a aussi confirmé. Idem pour les faiblesses proches de l’inexistence des oppositions. Eux en ont fait les démonstrations, ils ne sont pas les seuls. Nous nous inscrivons sur les mêmes lignes d’observations. Vos affirmations ne correspondent pas aux réalités de ces observateurs comme aux nôtres.. Et nos sources directes vont dans le même sens.
                                                          Faute de disponibilités, nous ne pouvons continue à échangerr, mais si cela s’avère possible en fin de journée, ce sera avec plaisir.


                                                        • microf 9 février 15:09

                                                          @DACH

                                                          Nous sommes ici dans un débat.
                                                          Jusqu´au moment oú j´écris, vous avez commenté 12 fois sur ce sujet. Vos interventions se résument á accuser la Russie d´être une dictature.

                                                          Je voudrais vous poser une question, celle qu´a posé aussi le dictateur Poutine selon vous, á savoir, souhaiteriez vous que la France entre en guerre contre la dictature Russe ?


                                                        • DACH 9 février 15:32

                                                          @microf= Où ai-je (nous) écrit ce que vous nous imputez ? Dans l’échelle démocratique que l’on peut définir, le régime russe actuel est loin d’être démocratique comme d’être la dictature stalinienne ou ’’brejnevienne’’ du parti unique. Il est plus proche d’une dictature sans en avoir tous les attributs que d’un modèle de démocratie occidentale. Si la majorité des ukrainiens veulent faire chambre à part de la sainte Russie, ce n’est pas sans raisons. Votre question a la réponse dans les médias russes, et aussi de l’arrivée dans l’enclave de Kaliningrad (non soviétique à d’autres époques, donc non russe) des Mig 31 et de leurs missiles de portées >1.500km et de vitesse > mac 2 sensés être non arrêtables... Ce sont des armes offensives de première frappe, mais aussi de dissuasion. Dites-nous qui veut la guerre ? Nos commentaires, 12 fois, sont là pour que chacun puisse se faire son opinion, et peut-être commencer une analyse. Rien de plus. Ils sont factuels. Et V Poutine ne peut pas grand chose quand des parties de peuples de langues russes regardent plus vers l’ouest que vers la sainte Russie. Il lui reste la menace de la force, qui servira tôt ou tard à mettre en évidence nos lâchetés et manques de moyens occidentaux. Mais si réveil occidental, savoir dire non se mérite !


                                                        • roman_garev 9 février 18:40

                                                          @Pierre
                                                          « Une ancienne première ministre a dit que si elle avait une bombe nucléaire, elle la balancerait sur Moscou. »
                                                          Et non seulement sur Moscou. Youlia Timochenko aurait souhaité d’anéantir à bombe A les 8 millions de ses concitoyens. C-à-d. tous les Russes quis sont encore restés à l’Ukraine après le départ de la Crimée.


                                                        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 13 février 16:44

                                                          @Pierre
                                                          Bonjour,
                                                          Beaucoup de choses intéressantes dans ce que vous dîtes mais je ne perçois pas clairement de que vous proposez. La plupart des intervenants sur Agora Vox estiment que les ukrainiens devraient choisir entre Poutine ou les dirigeants des USA. Je suis persuadé que si on recueillait réellement l’avis des ukrainiens ils diraient qu’ils ne veulent ni de l’un ni de l’autre et qu’il veulent pouvoir décider eux-mêmes de leur sort. Est-ce possible ?

                                                          De même si on demandait aux russes s’ils apprécient que les avions de Poutine soient allés bombarder des hôpitaux en Syrie (Voir sur YouTube les films « Pour Sama » et « La cave »), ils diraient que non. Ils désapprouvent ces massacres autant que les français désapprouvent les interventions militaires françaises en Afrique, en Afghanistan...

                                                          Les travailleurs, russes et ukrainiens sont massivement solidaires avec les travailleurs du Kazakhstan qui se sont révoltés et ils désapprouvent l’intervention répressive de Poutine.

                                                          Je crois qu’en Ukraine, en Russie, au Kazakhstan, en Syrie et dans bien d’autres pays se pose la question de la construction de partis révolutionnaires qui expriment la solidarité entre tous les exploités contre toutes les puissances capitalistes : celle de Russie comme celle des USA.


                                                        • Pierre Pierre 14 février 05:58

                                                          @Jean Dugenêt
                                                          Bonjour et merci pour votre commentaire.
                                                          La situation en Ukraine est beaucoup plus complexe que ce que la plupart des gens imaginent simplement parce qu’il n’y a pas de nation ukrainienne. 
                                                          Il y a un très fort sentiment antirusse dans l’Ouest et dans le Centre du pays qui n’est pas dirigé contre la population russe mais plutôt contre les dirigeants et le système politique russe et qui se concrétise par la détestation de Poutine que les Ukrainiens, depuis les politiques et les médias jusqu’aux simples citoyens, jugent responsable de tous les maux qui leur arrivent.
                                                          Pourtant, Poutine est le dirigeant russe le plus conciliant possible avec l’Occident et l’Ukraine et il n’y aura plus jamais un autre Medvedev en Russie. Les Russes ont cessé de considérer l’UE comme un modèle pour la Russie, ils la considèrent plutôt comme un anti-modèle.
                                                          Il y a beaucoup de scénarios possibles pour l’Ukraine et celui qui prétend savoir ce qu’il va se passer d’ici l’été est un tartufe.
                                                          Vous vous engagez un peu vite en prétendant que la Russie a bombardé des hôpitaux en Syrie. Les médias occidentaux n’ont aucun journaliste dans les zones rebelles et ces allégations sont rapportées par des correspondants syriens proches des rebelles. Ce ne sont de toute façon pas des avions russes qui ont bombardé ces lieux mais des avions syriens. Les rebelles syriens ont improvisé beaucoup d’hôpitaux de fortune pour leurs blessés et ils servaient aussi de QG. Il est facile à partir de là de dire que les forces loyalistes visent délibérément les hôpitaux. (Les sites bombardés en question ne figurent pas comme hôpitaux sur les plans des villes)
                                                          Pour le Kazakhstan, vous vous engager aussi un peu vite. Ce sont les forces de l’OTSC menée par la Russie qui sont venues sécuriser des lieux stratégiques à la demande du président kazakh dont entre autres le cosmodrome de Baïkonour.
                                                          Ces forces ne sont restées qu’extrêmement peu de temps et elles se sont toutes retirées.
                                                          Je trouve que vous y allez un peu fort en confondant des travailleurs en révolte parce que le prix du gaz a augmenté et une tentative de coup d’Etat avec des hommes en armes qui prennent des bâtiments publics et des dépôts d’armes d’assaut et qui décapitent des policiers au passage.

                                                          Qui est violent ? Vous appelez cela des travailleurs qui manifestent ?
                                                          https://www.nouvelles-du-monde.com/emeutes-au-kazakhstan-28-policiers-et-16-manifestants-tues-des-responsables-decapite


                                                        • jjwaDal jjwaDal 9 février 18:04

                                                          L’intérêt des russes et de la Russie est de se rapprocher de la communauté européenne pour des tas de raisons. Sauf qu’elle est une communauté d’Etat vassaux des USA, ce que jamais la Russie ne sera. Une Russie démocratique allié aux Européens semble être un épouvantail que les USA ne peuvent pas tolérer, car cela désintégrerait l’OTAN qui est le collier au coup des européens.
                                                          Bien entendu, cela revient à jeter la Russie dans les bras de la Chine, ce qui est désastreux sur le plan stratégique car elle allie la plus grande force de travail du monde avec le plus grand dépôt de réserves minérales au monde.
                                                          Clairement les USA veulent d’une Russie qu’on puisse vendre à la découpe et rien d’autre et c’est un fantasme dont ils devraient se débarrasser.
                                                          John J. Mearsheimer le disait déjà en 2015 dans une conférence à réécouter à la lumière de l’actualité récente, imaginer une Ukraine dans l’OTAN avec un rideau « défensif » à quelques km de la frontière russe serait pour la Russie pire encore que la crise des missiles à Cuba le fût pour les USA.
                                                          Jamais les USA ne toléreraient des missiles nucléaires russes au Vénézuela, à Cuba, en Amérique centrale, pour des raisons évidentes. Et on imagine que les russes vont accepter une situation bien pire, en abandonnant les populations russophiles des régions est ?
                                                          John J. Mearsheimer le montre bien au début de sa conférence, l’Est de l’Ukraine est tourné vers la Russie quand l’Ouest l’est vers l’Europe. Sans déportation massive jamais l’est de l’Ukraine ne pourra accepter une adhésion de leur territoire à cette organisation.
                                                          Il préconisait en 2015, la neutralité de l’Ukraine qui aurait l’assentiment des Russes qui veulent une zone tampon pour éviter d’être pris de cours par une frappe préventive qui a ouvertement été contemplé à plusieurs reprises dans les hautes sphères politiques US.
                                                          Connaissant tous le palmarès de la diplomatie US de la canonnière sur la planète, rejouer ce numéro de cirque avec une nation nucléarisé est de la pire folie pour les Ukrainien d’abord et nous ensuite.
                                                          La Chine a déjà gagné bien plus qu’elle ne pouvait espérer de la politique étrangère complètement folle des USA sur le territoire européen.


                                                          • Pierre Pierre 9 février 18:31

                                                            @jjwaDal
                                                            Le pire de cette histoire et c’est le titre de mon article, c’est que les Etats-Unis utilisent l’Ukraine pour affaiblir la Russie et que les Ukrainiens croient qu’ils vont les aider à atteindre le niveau de vie de l’Union européenne.
                                                            Nos grands alliés d’outre-Atlantique somment l’UE de subvenir aux besoins vitaux de l’Ukraine : gaz, pétrole, électricité, euros pour payer les fonctionnaires ou pour remplir des poches d’oligarques etc. mais c’est un statu quo qui ne va plus durer longtemps.
                                                            Si seulement les Ukrainiens pouvaient un jour comprendre que s’ils veulent avoir un niveau de vie plus élevé, ils ne doivent compter que sur eux-mêmes.


                                                          • jjwaDal jjwaDal 10 février 04:34

                                                            @Pierre
                                                            Comme vous savez la France a la gentillesse de verser 10 milliards d’euros net, essentiellement aux Etats de l’Europe de l’Est, pour délocaliser les productions là bas et surtout leur donner les moyens de s’armer en matériels US pour se protéger contre une future invasion russe. On a donc l’habitude de se saigner pour des foutaises, je nous vois donc sans mal remettant la main à la poche.


                                                          • chantecler chantecler 10 février 05:10

                                                            @jjwaDal
                                                            Je pense qu’une fois de plus cette histoire est totalement pourrie .
                                                            Les néoconservateurs , soutiens inconditionnels des USA ,avec leurs alliés très proches, ceux qu’on a à peine le droit de mentionner dans notre pays , sont , avec leurs lobbies , à l’oeuvre .
                                                            Foutre le bordel en Europe comme ils le font au PO et MO c’est leur but .
                                                            ...


                                                          • jjwaDal jjwaDal 10 février 10:39

                                                            @chantecler
                                                            Pas leur but mais une conséquence inhérente à leurs actions. Comme le dit l’auteur les Ukrainiens devraient ne compter que sur eux car pour les USA (oublions l’Europe) comme pour la Russie ils ne sont qu’un pion sur l’échiquier. Ces deux pays se foutent intégralement de la qualité de vie en Ukraine et un champ de ruines leur conviendrait probablement plutôt qu’une intégration dans l’OTAN pour la Russie ou une annexion (même partielle) pour les USA.


                                                          • chantecler chantecler 10 février 10:52

                                                            @jjwaDal
                                                            Qui qui bombarde la Syrie pendant qu’on nous occupe ailleurs ?
                                                            PS : pour les US et néocons je partage ton avis .
                                                            Je pense que les Russes sont beaucoup plus modérés .
                                                            Ils ont connu les destructions et les massacres et je ne pense pas qu’ils en raffolent .
                                                            Par contre qu’ils veuillent protéger leurs frontières , ça me paraît évident .
                                                            Ce qui ne veut pas dire envahir l’Ukraine qui est un gros délire occidental .
                                                            Ca rappelle les ADM de l’Irak de Bush junior ....
                                                            Ils n’ont pas spécialement envie de casser des Ukrainiens , des néonazis peut être .
                                                            (Et entre parenthèse que l’on protège ces néofascistes , c’est une curiosité , mais qui s’explique parfaitement ...)
                                                            Bon , maintenant si une guerre se déclare tout peut arriver .


                                                          • jjwaDal jjwaDal 12 février 12:01

                                                            @chantecler
                                                            Je l’ai dit ailleurs : ils savent maintenant qu’ils devront gérer une frontière commune avec une Ukraine membre de l’OTAN. Il n’est pas en leur pouvoir de convaincre le pouvoir central et les régions de l’Ouest de l’Ukraine du contraire. Par contre le sort de l’Ukraine actuelle est scellé, dès ce moment là. Ils vont juste reculer vers l’ouest la frontière de cette Ukraine pour éviter un mur de missiles « défensifs » à 7 min de vol de Moscou en intégrant à la Russie les républiques autoproclamés de l’Est qui sont russophiles et ne veulent pas de l’avenir espéré par l’ouest du pays.
                                                            Ils avaient 7 ans pour le faire et s’y refusaient. Je pense qu’ils n’ont plus le choix car il leur est imposé.
                                                            Jamais les USA n’accepterait des missiles russes à Cuba. Depuis quand Cuba n’a pas les droits qu’on donne aux Ukrainiens ?
                                                            CQFD.


                                                          • DACH 9 février 20:27

                                                            Nous ne sommes pas brillants= « La Russie sape Macron » titre le New York Times. "Le Kremlin rejette l’idée qu’Emmanuel Macron a fait des progrès pour la désescalade des tensions en Ukraine durant ses pourparlers avec Vladimir Poutine" https://twitter.com/ThayWilliam/status/1491151096487817219 https://twitter.com/ThayWilliam/status/1491158646310330369 https://twitter.com/veritebeaute/status/1491145702881198081 https://twitter.com/ThayWilliam/status/1491139417926692866 La même semaine, la France a été humiliée en Suisse, en Russie et en Autriche... https://twitter.com/FrDesouche/status/1491384377745551366

                                                            =



                                                              • André 9 février 21:48

                                                                Je crains que la Russie ne soit forcée de créer une zone tampon avec l’OTAN en vitrifiant les États-Unis, la Grande-Bretagne et la Pologne. Au final, ces pays, impatients de l’offensive russe en Ukraine, en feront l’expérience directe. Puisque l’opération sera rapide comme l’éclair, ceux qui seront encore en vie, resteront sans voix. Il devrait encore rester au Russes environ 2 000 ogives nucléaires. Les gagnants, on ne juge pas…


                                                                • DACH 9 février 23:04

                                                                  Le Point =Publié le 09/02/2022 à 18h14

                                                                  «  »«  »Le pire, bientôt évité ? Tous les feux seraient au vert, le Kremlin comme les Occidentaux relevant des signaux positifs. Au centre de cette crise, l’Ukraine, qui y croit dur comme fer et a déclaré, mercredi 9 février, qu’il y avait de « vraies chances » de désescalade. « Aujourd’hui, il existe de vraies chances pour un règlement diplomatique », s’est félicité à Kiev le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba, pour qui la situation reste « tendue mais sous contrôle ». Les menaces de sanctions « sans précédent » en cas d’attaque de l’Ukraine par la Russie, ainsi que le dialogue mené ces derniers jours pourraient éloigner le spectre d’une guerre en Europe, veut croire le gouvernement ukrainien.

                                                                  Le chancelier allemand Olaf Scholz a fait lui aussi montre d’optimisme en saluant mercredi les « progrès » nés de la reprise d’intenses échanges diplomatiques entre la Russie et les Occidentaux. « La mission est d’assurer la sécurité en Europe, et je crois que nous y parviendrons », a ajouté le dirigeant allemand à Berlin.

                                                                  Crispations

                                                                  « Il y a eu des signaux positifs quant à la décision de l’Ukraine d’agir uniquement sur la base des accords de Minsk, c’est un plus », a de son côté estimé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, évoquant les accords signés en 2014 et 2015 par Kiev et les séparatistes sous l’égide de Paris, Berlin et Moscou, visant à mettre fin au conflit dans l’est de l’Ukraine. « Mais nous n’avons pas entendu le président (ukrainien Volodymyr) Zelensky dire qu’il était prêt à s’en occuper rapidement », a-t-il affirmé.

                                                                  Après un long face-à-face avec Vladimir Poutine lundi, le président français Emmanuel Macron avait assuré avoir reçu des gages du président russe pour qu’il n’y ait pas d’« escalade » supplémentaire. La Russie s’apprête à recevoir la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss, pour un voyage de deux jours. Le Premier ministre Boris Johnson se rend lui en Pologne, où la Grande-Bretagne entend déployer des soldats supplémentaires. C’est dans ce contexte qu’Olaf Scholz accentue aussi son implication, en réponse aux critiques ces dernières semaines sur sa discrétion et une supposée complaisance à l’égard de Moscou.

                                                                  Après la cheffe du gouvernement danois Mette Frederiksen mercredi, le successeur d’Angela Merkel recevra jeudi les dirigeants des pays baltes, voisins d’une Russie qui inquiète. Malgré l’annonce de l’envoi de 350 soldats allemands supplémentaires en Lituanie dans le cadre d’une mission de l’Otan, les réticences de Berlin à la livraison par l’Estonie d’armes allemandes à Kiev ont créé des crispations ces dernières semaines. Après sa visite à Washington lundi, destinée à rassurer les Américains, puis la réunion à Berlin mardi du Triangle de Weimar, formé avec la France et la Pologne, Olaf Scholz avance sur un fil, entre les attentes de ses partenaires occidentaux et la dépendance de l’Allemagne au gaz russe.«  »"

                                                                  = Tant mieux, car si le retour à la priorité de l’économie sur la crainte russe des chefs devant les envies démocratiques pouvait se confirmer, tout le monde y gagnerait, à commencer par les russes et les ukrainiens. La Crimée peut rester russe si les 2 autres provinces rebelles trouvent un compromis satisfaisant pour les 2 parties. Mais selon des sources autres, l’option militaire russe est toujours sur le bureau du chef. En dépit de ce que pense H Carrère d’Encausse qui affirme, avec raison, que les Russes ont aussi des envies d’Europe, et ne veulent pas rompre avec l’Europe. Seule une ferme unité occidentale incitera V Poutine a mettre en oeuvre une solution pacifique, même si elle ne correspond pas à ses objectifs : empêcher la contagion des envies démocratiques que lui assimile à un bordel, ce qui est parfois vérifié.... mais c’est un bordel sans camp pour prisonniers politiques....

                                                                  • yakafokon 13 février 12:27

                                                                    Ce qui est absolument incroyable, c’est la violence des menaces américaines contre la Russie, et la différence qui est en train de se creuser entre les deux pays, sur le plan de l’armement stratégique !

                                                                    D’accord, les Etats-Unis disposent de 7.700 ogives nucléaires de 450 kt, mais face à l’arsenal russe ( 8.500 ogives de 850 kt ), ça ne pèse pas grand-chose !

                                                                    D’autant que les missiles qui transportent les ogives russes sont maintenant hypersoniques, épousent les reliefs du terrain, et qu’il est quasi-impossible de les intercepter !

                                                                    Si guerre il doit y avoir, elle se passera inévitablement sur le territoire américain, et ce sera la fin du 4ème Reich !

                                                                    Un seul sous-marin russe de type Akula, c’est 16 silos verticaux, donc 16 missiles hypersoniques Kinjal ( 7 km/s ), donc 16 targets !

                                                                    Au fait, où sont-ils, ces fameux sous-marins ? Mystère !

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