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Freiner le mouvement des printemps arabes derrière la frappe aérienne contre la Syrie ?

Du Caire à Rabat en passant par Tunis et Alger, la contestation d’apparence sociale est d’essence politique ne cache même plus ses espoirs dans les forces extérieures pour lui venir en aide dans son entreprise déstabilisatrice. Reste à savoir à quoi ressemblera le nouveau désordre mondial que préparent aux petits peuples rêveurs les grands manitous de la manette. Une chose est sûre : les Etats-Unis et leurs alliés veulent en mettant fin au désordre et aux pertes de temps et d'énergie causés par des printemps arabes se consacrer au souci du moment : réduire l'influence de l'Iran à celle d'avant la révolution en 1979.

Les frappes aériennes menées par les États-Unis en partenariat actif avec la France et la Grande-Bretagne, qui ont lancé une centaine de missiles sur la Syrie dans la nuit de vendredi à samedi ressemblaient un peu à la révolution kadhafienne du 1er Septembre : elles étaient vertes à l’extérieur et rouges à l’intérieur. Autrement dit « humaines », pour la consommation du vulgum pecus ; dans ce sens qu’elles étaient une réponse adaptée à une attaque chimique présumée , menée par le régime d’Assad le 7 avril d’avant à Douma, jurent les trois alliés. Mais en réalité, ces frappes aériennes cachent des objectifs inavoués. C’est le côté rouge de la pastèque. Pour être direct, le véritable but de l’attaque était de sauver le régime de Bachar Assad et non pas de le fragiliser. Ce qui expliquerait la neutralité surprenante de Moscou dans cette affaire. Le trio Washington-Paris-Londres aurait tiré les leçons d’une de l’attaque tripartite menée l’Égypte de Nasser en 1956 par le trio Israël-France-Grande-Bretagne, connue connue sous le nom Opération Oméga . Voulant stopper l’élan réformateur du raïs égyptien qui pour sa révolution agraire avait nationalisé le canal de Suez le 26 juillet 1956 pour financer la construction du grand barrage, ces trois alliés ont poussé les Britanniques à envahir le pays des pyramides et Israël à pénétrer dans la péninsule du Sinaï (aujourd’hui repaire de terroristes de tous poils qui donnent des insomnies au président Al Sissi). Pour l’anecdote : N’étaient-ce la popularité du raïs Nasser et la forte pression politique du président des États-Unis Eisenhower et de son homologue soviétique Khrouchtchev, les forces armées de Grande-Bretagne, de France et d’Israël ne se seraient pas retirées complètement de l’Égypte le 22 décembre 1956. Khrouchtchev avait même menacé d’une guerre atomique ! Résultat de l’agression : Non seulement le raïs Nasser s’en était sorti indemne, mais beaucoup plus renforcé ! Le peuple déjà fasciné par son guide s’est davantage senti très proche de lui. Si cet échec patent des anciens agresseurs qui sert aujourd’hui de leçon aux nouveaux. En envoyant leurs ogives sur des cibles sans importance, quasiment des ruines selon des témoins, le trio franco-américano-britannique espérait faire d’une bière trois coups. Uno : donner l’impression que trois membres permanents du conseil de sécurité veillent au grain et se montrent intraitables sur l’usage d’armes prohibées. Deusio : liquider quelques stocks de missiles que c’est l’Arabie saoudite qui paye la facture. Tertio et c’est le but principal du show aussi illégal que placebo : ressouder le peuple autour de son leader Assad, à un moment où il a conquis plus des 2/3 de la Syrie après avoir mis totalement et Daech et la rébellion hors-jeu.

LES GRANDS MANITOUS DE LA MANETTE

La réponse qui vient à l’esprit est pourquoi donc ce revirement ? Pourquoi vouloir tendre la perche à homme honni il y a quelques semaines encore par la quasi-totalité du bloc occidental et son cortège de pays satellites ? La réponse peut paraître étonnante : stopper la vague des printemps arabes qui secouent et déstabilisent le monde arabe depuis la révolution du Jasmin qui a éclaté en Tunisie en décembre 2010. Ce mouvement contestataire qui jusqu’ici n’a fait que semer le chaos total en Libye, Syrie, Yémen, Égypte et le désordre au Maroc, Arabie saoudite, Algérie, Bahreïn Koweït etc., commence à inquiéter dans les grandes capitales occidentales qui font et défont les ordres mondiaux. En clair, le truc qui a coûté plus de 833 milliards de dollars aux pays arabes dont « 461 milliards de pertes en infrastructures détruites et en sites historiques dévastés » devient franchement contreproductif. Mais très productif pour les islamistes qui ont gagné énormément de terrain au Maghreb notamment. Pour certaines puissances le phénomène a débordé en contaminant des pays alliés via les réseaux sociaux et les télés satellitaires, pour d’autres il devient incontrôlable ou ne sied plus aux plans des catalyseurs du fait de changements de vision ou de pouvoir… Donc, signifier aux peuples arabes, surtout les jeunes, que l’Occident n’est pas vraiment leurs amis comme ils le croient, du moins plus leur sponsor pour changer les ordres établis… D’ailleurs, du Caire à Rabat en passant par Tunis et Alger, la contestation d’apparence sociale est d’essence politique ne cache même plus ses espoirs dans les forces extérieures pour lui venir en aide dans son entreprise déstabilisatrice. Reste à savoir à quoi ressemblera le nouveau désordre mondial que préparent aux petits peuples rêveurs les grands manitous de la manette. Une chose est sûre : les Etats-Unis et leurs alliés veulent en mettant fin au désordre et aux pertes de temps et d'énergie causés par des printemps arabes se consacrer au souci du moment : réduire l'influence de l'Iran à celle d'avant la révolution en 1979.

http://chankou.over-blog.com/2018/04/les-dessous-de-l-attaque-de-la-coalition-americaine-contre-la-syrie.html


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16 réactions à cet article    


  • sls0 sls0 21 avril 20:55

    On croit deviner les USA derrière les révolutions vertes, Soros n’est jamais loin.

    Le chaos permet de faire des affaires pour certains.

    Mon interprétation des missiles des trois pays.
    Trois chefs d’état particulièrement stupides c’est tout.
    On a les dirigeants qu’on mérite, on est certainement stupides aussi.*
    Au moins ces missiles font tourner l’industrie, cela dit avec nos impôts on est pas trop regardant pour le prix du parpaing brisé.

    Poutine c’est un joueur d’échecs, là il ne doit même pas bouger ses pions.
    Par contre il doit contrer ou négocier avec des gens stupides qui ont un certain pouvoir de nuisance. J’espère qu’il a aussi des connaissances en psychiatrie.

    *Un adolescent s’aperçoit facilement des faux arguments de nos dirigeants, la plupart avalent tout ce que dit Pernaud, si, on est stupide.
    A voir le bond dans le social au moment du comité de la résistance, par moment on est moins stupide, mais c’est après une guerre qui a fait beaucoup de dégâts et ce moment de grâce ne dure pas longtemps.


    • pipolo 22 avril 00:44

      Trump veut se grandir en politique intérieure et au sujet de sa crédibilité d’homme d’état il veut aussi par l’acceptation de Jérusalem comme capitale se mettre certains lobbys dans sa poche les frappes actuelles ne sont que postures pour son électorat . chacun c est aperçu que la clé du moyen orient viendra de la situation d’Israël sur l’échiquier mondiale et l’évolution de son statut dans les rapports politique de la mondialisation nous sommes en effet a l’ orée de transformations radicales dans les forces en présence les occidentaux , les russes , et les asiatiques . différences de mentalités différences d’intérêts , la dissuasion donc la raison seront la pour atténuer les fortes tensions qui ne vont pas manqué de se créer et de fortement marquer l histoire 


      • pipolo 22 avril 00:50

        ah j oubliais les deux personnages qui ont accompagné Trump dans cette campagne de politique intérieure américaine , il est navrant de s’apercevoir que l Europe n existe pas vous en avez ici la preuve . 


        • Abdelkarim Chankou Abdelkarim Chankou 22 avril 02:30
          Ces frappes sont tellement en trump l’oeil et placebo, je le répète, que le président américain le plus controversé de l’histoire de son pays a accordé une interview à CNN le lendemain du feu artifice où il a confondu la Syrie avec l’Irak, et si la journaliste ne l’a pas corrigé il ne se serait pas même aperçu de sa gaffe. Normal  : la dernière fois qu’une attaque américaine contre un pays arabe était bien réelle, ça remonte à 2003 à l’époque de Saddam. En plus Trump avec ce show a fait d’une bière mousseuse 3 coups : faire la démo publicitaire de ces patards en envoyant la facture au Mecque le plus ultra de Riyad, faire remonter la cote de Bachar en le diabolisant avec des pétards mouillés et enfin envoyer un message de désespoir à la jeunesse arabe que la récré du printemps est terminée. Terrific !
          Vidéo : 

          • HELIOS HELIOS 22 avril 02:34

            ***** La réponse peut paraître étonnante : stopper la vague des printemps arabes qui secouent et déstabilisent le monde arabe depuis la révolution du Jasmin qui a éclaté en Tunisie en décembre 2010. *****


            Désolé de vous faire de la peine, mais les pays europeens, comme les americains et probablement les russes s’interessent aux pays arabes, du maghreb au moyen orient, que lorsqu’ils perturbent leurs petites affaires... ou qu’ils peuvent tirer momentanement un interet quelconques de leur implication... sinon, personne n’en a rien a foutre.

            Les printemps arabes, ne sortent pas du bruit de fond du ronronnement généralisé. La Syrie est là pour le prouver....

            Le Maroc est calme, personne ne s’en occupe, il pourrait y avoir une prise de controle total de la société marocaine par des integristes que personne ne le saurait si les entreprises occidentales ne sont pas directement attaquées (et qu’une vague de pateras ne se lance dans le detroit !)

            • zygzornifle zygzornifle 22 avril 09:55

              Faudrait peut être aussi qu’on le freine en France le printemps arabe ....


              • Christian Labrune Christian Labrune 22 avril 14:56

                réduire l’influence de l’Iran à celle d’avant la révolution en 1979.
                ...................................................................... ....
                @Abdelkarim Chankou

                J’avoue que je ne comprends pas grand chose à votre article. Si vous êtes à Casablanca, je doute que vous puissiez y être chiite, et je ne comprends pas que vous puissiez voir d’un bon oeil une hégémonie iranienne qui s’est déjà emparée de l’Irak, qui a installé au Liban et en Syrie ses hommes de paille (Aoud à la botte du Hezbollah et el-Assad à la botte de tout le monde sont de parfaits équivalents du Maréchal Pétain). Si demain l’Iran parvient à installer sa mililce au Yémen dans les mêmes conditions qu’au Liban, pour pouvoir contrôler Bal el Mandeb, il n’y aura plus, parmi les sunnites, que les états du Golfe, la Jordanie et l’Egypte pour essayer de résister encore à cette calamiteuse extension.

                Les printemps arabes dont vous parlez sont vite devenus des hivers, et contrairement à ce que vous écrivez, ce ne sont pas les puissances occidentales qui ont précipité ce déclin. Obama, ce parfait crétin, aurait pu en 2009, soutenir l’opposition iranienne et contribuer à faire abattre le régime des mollahs. Au lieu de cela, il aura préféré au Caire faire des discours à l’eau de rose et soutenir partout les Frères musulmans qui représentent une menace totalitaire abominable. Si les printemps arabes n’ont pas pu éclore, c’est parce que les peuples de ces pays se sont jetés aveuglément dans les bras des islamistes dont le slogan principal était « l’islam est la solution ». Drôle de solution !

                Le seul printemps arabe qui réussira peut-être, c’est en Arabie saoudite et dans les Emirats. Si une révolution de palais toujours possible ne renverse pas ben Salmane, il paraît tout à fait déterminé à tarir la source d’un obscurantisme wahhabite qui se sera efforcé, ces dernières années, de renvoyer tout le monde arabe au VIIe siècle. Drôle d’avenir ! Or, tous les états occidentaux soutiennent les réformes entreprises par ben Salmane, et tout le monde espère, en Europe comme en Amérique, qu’elles réussiront, parce que le spectacle d’un Moyen-Orient retourné au moyen-âge ne peut vraiment faire plaisir à personne.


                • Christian Labrune Christian Labrune 22 avril 15:14

                  PRECISION :
                  "Les printemps arabes dont vous parlez sont vite devenus des hivers, et contrairement à ce que vous écrivez, ce ne sont pas les puissances occidentales qui ont précipité ce déclin.« 
                  ---------------------------------------------------------------------
                  je dis que ce ne sont pas les puissances occidentale qui sont responsable de ce déclin, et j’incrimine aussitôt la politique d’Obama. Vous allez me dire que c’est contradictoire et vous aurez peut-être raison parce que j’ai négligé quelques nuances. Dans votre article, vous dites que l’Occident aurait VOULU la catastrophe qu’on peut voir actuellement, ce qui est la thèse constante de tout conspirationnisme. Mais Obama n’a rien VOULU du tout, il a simplement cru bien faire, comme les états membres de la coalition contre la Libye : s’ils avaient pu prévoir ce qui en résulterait, ils se seraient abstenus parce que ce n’était pas dans leur intérêt à plus long terme.

                  Là où beaucoup voient des complots à perte de vue, je ne vois le plus souvent que la connerie pure, et celle d’Obama est tout à fait manifeste. Si l’Iran peut demain installer des ogives nucléaires à la pointe de ses missiles, c’est bien à cause d’Obama et des crétins européens à sa botte qui auront signé les accords de Vienne. La politique américaine actuelle est un peu plus cohérente : ses »lignes rouges" ne sont plus à géométrie variable. La fermeté paraît pour l’instant avoir payé dans le conflit avec la Corée du Nord -sur la résolution duquel je ne me fais tout de même pas trop d’illusions : des surprises sont encore possibles. Avec l’Iran, il faut la même politique : sans la menace d’un recours à la force, les Ayatollahs de Téhéran continueront à n’en faire qu’à leur tête. Je crains même qu’il ne faille plus trop longtemps se contenter de menacer : quelques missiles sur les sites militaires / nucléaires et sur le parlement iranien ne devraient plus trop tarder à s’imposer.


                  • Abdelkarim Chankou Abdelkarim Chankou 22 avril 15:31

                    @Christian Labrune
                    *Obama n’a rien VOULU du tout, il a simplement cru bien faire, comme les états membres de la coalition contre la Libye : s’ils avaient pu prévoir ce qui en résulterait, ils se seraient abstenus,

                    *Bush n’a rien VOULU du tout, il a simplement cru bien faire, comme les états membres de la coalition contre l’Irak : s’ils avaient pu prévoir ce qui en résulterait, ils se seraient abstenus,
                    *Bush n’a rien VOULU du tout, il a simplement cru bien faire, comme les états membres de la coalition contre l’Afghanistan : s’ils avaient pu prévoir ce qui en résulterait, ils se seraient abstenus...
                    Quand une chose se répète elle n’est plus conjoncturelle ni conjecturele, elle devient structurelle.
                    Je n’ai pas dit que Les Etats Unis ont provoqué le printemps arabe mais l’ont certainement catalysé, comme toujours en jouant les apprentis sorciers et les pompiers pyromanes. D’autant que depuis au moins Reagan la politique étrangère américaine n’est plus une constante autonome de la couleur de la Maison Blanche : Obama croyait bine faire mais Trump lui dit que NON. Malheureusement ce sont toujours les pauvres qui payent de leur chair la querelle entre l’asinien et le pachyderme



                  • Christian Labrune Christian Labrune 22 avril 21:41

                    @Abdelkarim Chankou

                    Je suis bien d’accord sur le cas de Bush. Outre que le bonhomme est loin d’être un génie, il était entouré de conseillers qui ne comprenaient rien du tout à l’Orient compliqué et qui auront mis tout le monde dans un très sale pétrin.

                    Il n’y a pour moi aucune espèce de difficulté à reconnaître la médiocrité, voire le nullité et l’incurie des élites politiques occidentales et je ne risque guère d’être conciliant avec l’actuelle politique de la France et des autre pays de l’Europe touchant à la menace iranienne. Je ne serai pas moins sévère avec une politique désormais complètement fossilisée de beaucoup de pays arabes incapables de rien vouloir construire et qui ne s’entendent, de la manière la plus négative et désastreuse qui soit, que sur l’exécration d’Israël, le seul pays du Moyen-Orient réellement démocratique et qui ait jamais réussi à tirer son épingle du jeu.

                    Je suis frappé de voir que sur ce site beaucoup de Maghrébins qui envoient des articles - je ne parle pas de vous avec qui j’ai toujours plaisir à discuter - paraissent avoir trente ans de retard sur l’actualité, et la même observation s’appliquerait aussi bien aux islamo-gauchistes qui s’appliquent, très servilement, à leur servir la soupe. Un analyste politique émirati dont je ne vois plus paraître des articles (Salem Alketbi), dont les positions philosophiques et politiques étaient fort estimables, s’y faisait très régulièrement insulter alors que les pays du Golfe sont probablement les seuls du monde arabe, à cause de leur richesse qui pourra se prolonger encor un peu, à pouvoir espérer réformer l’islam et faire entrer progressivement les sociétés qui s’y réfèrent dans la modernité.

                    L’effondrement de la Tunisie et de l’Egypte, au début des printemps arabes, dans l’islam le plus obscurantiste, n’avait certainement pas été délibérément VOULU par des dirigeants des pays occidentaux, lesquels n’avaient probablement jamais lu Hassan el-Banna ou Sayied Qutb, mais il a bien été voulu par les électeurs de ces pays, lesquels se seront empressés, prétendant vouloir leur liberté, de voter pour l’islam le plus totalitaire et liberticide.

                    Bref, c’est pas demain qu’on sera sorti de l’auberge !


                  • Abdelkarim Chankou Abdelkarim Chankou 23 avril 00:02

                    @Christian Labrune

                    Ok !

                    Je suis d’accord qu’on dise qu’Israël est une oasis démocratique dans le désert arabe ; d’ailleurs avec tout modestie j’ai défendu cet Etat à une époque de la fin du siècle précédent, où ce n’était pas encore la mode ; ça m’a attiré plus d’ennemis que d’amis et retenez-vous bien des ennemis même au sein de la communauté juive dont certains m’ont accusé de chercher à le embrouiller avec les musulmans ! D’autres m’ont reproché de ne chercher qu’à me faire remarquer. Bref oublions.  Pour notre propos : je ne comprends pas comment un Etat qui se définit comme une île au milieu d’un désert de dictatures médiévales se fait copain avec une autocratie has been comme l’Arabie saoudite et son cortège de dictatures aussi cruelles et moches. D’accord il y a la menace iranienne et l’adage dit l’ennemi de mon ennemi est mon ami. Mais ça passe mal car il y un autre proverbe qui dit ce qui s’assemblent se ressemblent. Israël a plus de 70 ans. Et depuis sa naissance des hectolitres d’encre et de sang ont coulé. Il y vit des millions d’Israéliens qui veulent vraiment la paix avec le monde arabe où vivent également des millions d’Arabes qui adorent la vie et la paix. Malheureusement Israël est gouverné par un groupe d’extrémistes nationalistes qui ne voient plus loin que son nez. On ne construit pas une paix fiable, viable et durable avec des pays sanguinaires, qu’ils soient chiites ou sunnites.  La route de l’enfer est jonchée de fleurs, dit-on…

                    Pour ce qui est des printemps arabes, j’ai tendance à croire de plus en plus qu’excepté les pays scandinaves (et encore…) l’Occident industrialisé ne veut pas d’une vraie démocrate dans les pays en développement en général et arabes en particulier. Un exemple : imaginons que la révolution a réussi en Egypte en 2011. Ce pays constitué de 90 % de désert et 96 millions d’habitants pour décoller devra réduire drastiquement le budget de son armée qui est la plus puissante du Monde arabe et d’Afrique, un Etat dans l’Etat. 10e place à l’échelle mondiale avec plus de 1 000 avions et 4 000 blindés. Surtout que depuis les accords de Camps David en 1978 l’ennemi israélien n’existe plus. Continuer à acheter des F15, des Soukhoi et des Rafales pour combattre les criquets pèlerins ? Sans blagues. Mais pour que le pays des pharaons où la majorité du peuple se nourrit d’oignon cru et fèves démarre il faudra ce sacrifice ; au moins diviser ce budget de 4,5 milliards dollars par deux. Mais que nenni. La menace israélienne partie bonjour la menace cde Daech au Sinaï et bientôt bonjour une autre menace : l’Ethiopie qui construit un grand barrage qui risque de mettre en danger la sécurité hydrique de l’Egypte qui sans le Nil n’existera pas. Donc Le Caire continuera à mobiliser ses ressources financières pour acheter plus d’armes au lieu de développer les secteurs sociaux comme l’éducation, la santé et le logement, sans lesquels pas de démocratie ni progrès durables. Un statu quo minable dont s’accommode l’Occident. Les Etats-Unis sou Obama, l’Union européenne n’ont-ils pas ferme les yeux sur les massacres que l’armée égyptienne a perpétré contre les partisans du président islamistes déchu Mohamed Morsi ? Sous prétexte que ce dernier était un danger…

                    http://fr.euronews.com/2017/10/23/la-france-ferme-les-yeux-sur-la-repression-en-egypte-selon-des-ong


                  • Cyrus Cyrus 23 avril 13:53

                    @Christian Labrune
                    Je suis bien d’accord sur le cas de Bush. Outre que le bonhomme est loin d’être un génie, il était entouré de conseillers qui ne comprenaient rien du tout à l’Orient compliqué et qui auront mis tout le monde dans un très sale pétrin.


                    C’ est vraiment l’ hôpital qui se fout de la charité .


                  • microf 23 avril 15:29

                    @Abdelkarim Chankou

                    Très très bon et pertinent commentaire.

                    Ce serait risible si ce n´était pas vrai, á savoir, que l´Égypte est l´une des 10 plus grande armée mondiale, disposant d´une force aérienne de plus 1000 avions de combats, de plus 4000 blindés, celá ressemblerait á une farce si ce n´était pas vrai.

                    Et la question á se poser serait de savoir pourquoi toute cette armada si ce n´est pas pour combattre Israel ?.
                    La réponse est donnée dans votre commentaire.
                    Le budget militaire profite les pays Occidentaux chez qui l´Égypte achête des armes, moyennant bien sûr un bon pourcentage aux personnes clés du régime Égyptien et autres intermédiaires.

                    Pauvre Égypte.


                  • Christian Labrune Christian Labrune 24 avril 12:17

                    On ne construit pas une paix fiable, viable et durable avec des pays sanguinaires, qu’ils soient chiites ou sunnites.
                    ===========================
                    @Abdelkarim Chankou
                    Je ne vous le fais pas dire ! Depuis 48, israël aura eu affaire à une douzaine de guerre qui n’étaient pas du tout souhaitées. Les ennemis d’hier (Egypte, Jordanie) ont fini par reconnaître l’existence d’israël. Il y auront mis le temps, mais cela valait mieux pour eux que de se faire ratatiner à chaque conflit. Cependant, jusqu’en 67, l’adjectif « sanguinaire » que vous utilisez pouvait sans difficulté s’appliquer à leur politique, dont les objectifs étaient à peu près les mêmes que ceux de l’Iran actuel. Aujourd’hui, l’Arabie saoudite dont la coopération économique et même militaire avec Israël est déjà très bien engagée, aspire à normaliser ses relations avec un pays qu’elle ne reconnaît toujours pas. Il me semble que c’est une considérable avancée dans le sens de l’établissement d’une paix durable dans la région.

                    L’Arabie saoudite dont vous me parlez est en passe de ne plus exister. Dans les faits, les anciennes structures féodales subsistent, mais ben Salmane incarne tout à fait le type du despote éclairé que décrivaient nos philosophes des Lumières. Certes, la démocratie n’est pas pour demain, pas plus qu’en Egypte, mais l’islam criminel est en voie d’éradication : il est hors de questions, disait le prince héritier, que nous vivions encore trente ans dans le wahhabisme. Qui pourrait juger négativement un tel engagement ? Trois cents salles de cinéma devraient ouvrir prochainement en Arabie. Les jeunes, et surtout les femmes, y verront comment on vit en Occident, ce que c’est que la liberté, et finiront d’eux-mêmes par secouer le carcan.

                    Ce que vous m’écrivez de l’actuel gouvernement en israël n’a aucun rapport avec la réalité. Je passe depuis plus de dix ans au moins deux heures par jour à écouter les télévisions d’Israël qui émettent sur le câble et je fais très bien la différence entre l’état des choses et ce qui peut se lire dans les media français comme Le Monde ou Libération, qui se contentent de recopier ce qu’ils trouvent dans la presse d’extrême gauche d’Israël. Beaucoup de romanciers, de cinéastes ou d’intellectuels israéliens, pour accroître leur audience internationale et être à peu près sûrs d’être approuvés par des populations désinformées, n’hésitent pas à caresser dans le sens du poil un antisémitisme qui sévit partout et dont leur pays finit par faire les frais. C’est une véritable trahison, et c’est désastreux.


                  • Ben Schott 24 avril 12:29

                    @Christian Labrune
                     

                    « Je passe depuis plus de dix ans au moins deux heures par jour à écouter les télévisions d’Israël »
                     
                    On comprend mieux !
                     
                    C’est un addictologue que tu dois consulter !
                     


                  • izarn izarn 23 avril 11:50

                    Oui, on pourrait penser que Trump et ses canciches sont intelligents, en mettant en avant Al Assad, mais aussi Kim Jong....
                    Ceci dit la notoriété de Bachar doit énormement à la Russie(mais aussi à lui même) ...Et pas du tout au bloc USA-Caniches.
                    Il est possible que ce soit une manoeuvre de Trump. Mais Trump serait bien seul. L’idée de pousser dans l’extrème connerie les néocons serait du Trump qui aurait compris que pour vaincre la sidération de l’effondrement controlé du WTC et le doigt pointé (Sans jamais aucune preuve trouvée par le FBI à part une cate d’identité providentielle découverte dans un million de tonnes de débris qui avait de surcroit échappée à l’incendie... smiley ) vers Ben Laden...Il fallait pousser les néocons dans la fosse à purin aux yeux de tout le monde sous l’oeil goguenard de Poutine...
                    Trump est bifide, comme le Joker...

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