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Accueil du site > Actualités > International > Gorbatchev, pacifiste, écolo et poutinien ?

Gorbatchev, pacifiste, écolo et poutinien ?

« Les commentateurs et les personnalités télévisuelles joignent le chœur belliqueux. Tout se passe comme si le monde se préparait à la guerre. (…) Débarrasser le monde de cette peur signifie rendre les gens plus libres. Cela devrait être un objectif commun. Beaucoup d’autres problèmes seraient alors plus faciles à résoudre. Il est maintenant temps de décider et d’agir. » (Mikhaïl Gorbatchev, le 26 janvier 2017, "Time" et "L’Express").

Une réflexion assez utopique quand on songe que cinq ans plus tard, la Russie a déclaré la guerre totale contre l'Ukraine... Qui a, en Russie, la même popularité que François Asselineau en France ? Réponse étonnante : pas un obscur rond-de-cuir au charisme d’huître et accusé d’agression sexuelle, mais un ancien chef de l’État. Mikhaïl Gorbatchev, qui fête ce mercredi 2 mars 2022 son 91e anniversaire, s’est exposé, comme Asselineau le 23 avril 2017, à une élection présidentielle au suffrage universel direct. François Asselineau a obtenu 332 547 voix soit 0,9% des suffrages exprimés. Le 16 juin 1996, lors d’une élection présidentielle beaucoup plus ouverte que prévue, Gorbatchev avait obtenu à peine mieux pour un pays beaucoup plus nombreux, 386 069 voix soit 0,5% des suffrages exprimés.

Impopulaire et interdit pendant cinq ans de pénétrer en Ukraine à partir 26 mai 2016 à cause de son soutien à l'annexion de la Crimée, Gorbi avait effectivement dit maladroitement au journal anglais "The Sunday Times" le 22 mai 2016 : « Je suis toujours du côté de la volonté des peuples et la plupart des gens en Crimée voulaient être réunis à la Russie. ». L'approbation de la politique ukrainienne de la Russie d'avant le 24 février 2022 a valu des remerciements de Vladimir Poutine qui l'a chaleureusement flatté l'an dernier, lors de son 90e anniversaire, le 2 mars 2021 : « Vous appartenez de plein droit à une pléiade de personnes extraordinaires, des hommes d'État remarquables de l'ère moderne qui ont influencé de manière significative le cours de l'histoire nationale et mondiale. ». C'était encore à l'époque où Poutine aimait l'histoire et ne rêvait pas de déchirer des pages des livres d'histoire.

La grande popularité dont bénéficie Gorbatchev en Europe et aux États-Unis est proportionnelle à la grande impopularité qu’il a toujours essuyée, depuis la chute de l’URSS, dans son pays. C’est un peu normal : syndic de faillite, ce n’est jamais un métier populaire, pas plus qu’employé des pompes funèbres.

Avec Dmitri Medvedev, Gorbatchev est le seul ancien chef d’État encore en vie que la Russie de Vladimir Poutine compte encore. Aujourd’hui, les traits tellement vieillissants qu’il est à peine reconnaissable en dehors de sa tache de sang sur le crâne, il est passé d’un courant social-démocrate (qui fut aussi l’évolution du communisme italien qui a su prendre le virage de la modernité, au contraire de nos archéocaciques du communisme français), courant qui n’a pas beaucoup fleuri dans des élections plus ou moins verrouillées par le parti de Poutine, à un courant écologiste et pacifiste (comme ont évolué d’autres communistes, comme Pierre Juquin). Il voudrait la suppression de toutes les armes nucléaires et plus généralement, de toutes les armes de destruction massive dans le monde, il voudrait aussi la création d’un tribunal international qui jugerait tous les crimes écologiques, dont la définition resterait encore à trouver.

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Ces activités politiques plus ou moins soutenues ont peu d’écho et d’influence, et si Gorbatchev compte aujourd’hui, c’est comme homme du passé, homme de l’histoire mondiale, qui lui a valu le Prix Nobel de la Paix en 1990 malgré la répression soviétique dans les pays baltes en janvier 1991.

Parmi les cadres les plus dynamiques du parti mais aussi les plus lucides sur la situation de son pays, poulain de Youri Andropov, Mikhaïl Gorbatchev a succédé à Konstantin Tchernenko comme Secrétaire Général du comité central du Parti communiste d’Union Soviétique (PCUS), autrement dit, chef suprême de l’URSS, qu’il est resté du 11 mars 1985 au 24 août 1991, fonction qu’il a cumulée avec chef de l’État soviétique du 1er octobre 1988 au 25 décembre 1991, sous des appellations diverses, d’abord Président du Praesidium du Soviet Suprême de l’URSS, puis, le 25 mai 1989, Président du Soviet Suprême de l’URSS, enfin, le 15 mars 1990, plus simplement et avec plus de modernité, Président de l’URSS.

Arrivé assez jeune au pouvoir (54 ans) après une longue succession de gérontocrates finissant l’ère Brejnev, Gorbatchev voulait réformer l’URSS de l’intérieur pour la faire durer, la consolider, la pérenniser. Comme on aurait pu s’y attendre d’un point de vue théorique, il a fait la démonstration par l’absurde qu’un bon régime communiste était un régime communiste mort.

Il est arrivé pour ses réformes avec deux maîtres mots : perestroïka, qui signifie restructuration, et glasnost, le plus important à mon avis, qui signifie transparence. Sans doute séduit par la tradition démocratique de ce qu’on appelle "l’Occident", Gorbatchev aurait rêvé d’une URSS démocratique, assise sur un socle populaire mais restant aussi communiste qu’à ses débuts. Libéraliser sans décommuniser. Les Russes, finalement, ont voulu libéraliser la vie politique avant la vie économique, tandis que les Chinois font exactement l’inverse : ils libéralisent l’économie, mais pour libéraliser la politique, on attendra encore.

Évidemment, comme son rival jumeau Boris Eltsine, qui, lui, a penché du côté de l’après-URSS, Gorbatchev est très impopulaire dans l’esprit des citoyens russes car il est le symbole de l’effondrement de la dignité historique de la Russie, celle qui met sur le même piédestal Ivan IV, Pierre le Grand, Nicolas II, et même Staline, voire Poutine. En quelque sorte, l’incarnation de l’anti-Russie, un pays en désordre, dilapidé, humilié, ruiné politiquement, pillé économiquement, sans éclat international.

Pourtant, c’était bien Gorbatchev qui avait redoré le blason russe auprès de la "communauté internationale" au concept assez flou, en voulant renouer des relations internationales d’égal à égal et en tournant la page de la guerre froide que son dernier successeur vient de ramener brutalement à la sauvage réalité.

Dans son ouvrage passionnant sur Gorbatchev, "Le roman vrai de Gorbatchev", qu’il a sorti aux éditions Flammarion en janvier 2019, Vladimir Fédorovski analyse justement ce "mystère" Gorbatchev. Écrivain et historien francophile et francophone (il est docteur d’État), Vladimir Fédérovski est très bien placé pour parler de la période Gorbatchev : diplomate soviétique (il a été la plume de Leonid Brejnev et Andreï Gromyko), il était conseiller diplomatique sous Gorbatchev et a noué des liens amicaux avec Alexandre Yakovlev, le théoricien des réformes gorbatchéviennes. En contact quasi-quotidiennement avec ce dernier, Vladimir Fédororvski a pu ainsi comprendre les différentes évolutions et difficultés de la perestroïka et de la glasnost.

Ce qui est intéressant dans ce livre, c’est que Fédorovski remet parfois les pendules à l’heure. Ainsi, aussi surprenant soit-il, il considère que Gorbatchev aurait pu être l’héritier de Beria, oui, de Lavrenti Beria, l’impitoyable Ministre de l’Intérieur de Staline, celui qui, par sa longévité, était le successeur évident, naturel, inéluctable du "petit père des peuples". Fédorovski consacre tout un chapitre sur Beria comme "précurseur de Gorbatchev".

Il écrit notamment : « Souhaitant libéraliser l’économie du pays, instaurer une économie de marché et une forme de multipartisme, Beria proposa de retirer le soutien soviétique à l’Allemagne de l’Est pour permettre sa réunification avec l’Allemagne fédérale. (…) Les décisions prises par Beria au printemps 1953 furent effectivement appliquées, et la terreur apocalyptique qui avait symbolisé les règnes de Lénine et de Staline ne reparut jamais. Pendant cent jours, Beria se comporta en dirigeant volontaire, d’une envergure exceptionnelle, multipliant de sa propre autorité les réformes et d’extraordinaires initiatives diplomatiques. Ces projets auraient pu annoncer la fin de la guerre froide et saboter la domination du parti communiste. C’est sur ce plan précis que Beria fut incontestablement le vrai précurseur de Gorbatchev ! Prouvant par là même qu’une partie des dirigeants du Kremlin sentait depuis longtemps la nécessité de sortir du communisme. (…) Dès 1953, quand Beria s’était emparé du pouvoir, tel était déjà son programme : décollectiviser l’agriculture et l’économie, amorcer la détente avec l’Occident. Mais il faut croire qu’il était trop tôt pour une telle lucidité. En un mois, son sort fut réglé. La vieille garde jeta son dévolu sur Khrouchtchev, qui incarnait à merveille la fameuse "sagesse du guépard" : tout modifier pour que rien ne change. ».

Pour Fédorovski, Yakovlev a eu une part décisive au moment de la succession de Tchernenko : il a négocié les ralliements déterminants à Gorbatchev de Viktor Grichine, secrétaire du parti à Moscou, et surtout, de Gromyko, promis à la Présidence du Soviet Suprême, dans la bataille de succession contre son rival "conservateur" Grigori Romanov. Vladimir Krioutchkov et Evgueni Primakov sont aussi intervenus pour favoriser la désignation de Gorbatchev. Krioutchkov, futur chef du KGB, fut impliqué dans le coup d’État du 19 août 1991 contre Gorbatchev. Primakov fut par la suite un Ministre des Affaires étrangères et un Premier Ministre de Boris Eltsine.

Le programme politique de Gorbatchev était celui de son éminence grise, Yakovlev. Selon Fédorovski : « À ses yeux, la perestroïka est la dernière chance de réconcilier les socialistes de l’Est et de l’Ouest, de rassembler les communistes réformateurs et les sociaux-démocrates dans une sorte d’union de gauche à vocation internationale. Aux yeux de Yakovlev, il faut même assurer la convergence entre les deux systèmes, dans le nouveau contexte de la mondialisation et de l’interdépendance des nations. (…) C’est le moment que choisit Yakovlev pour faire passer à l’attention de Gorbatchev une analyse chiffrée de "l’étendue des crimes du régime totalitaire", laquelle avance le nombre effroyable de vingt-cinq millions de victimes sous Lénine, Trotski et Staline. ».

Mikhaïl Gorbatchev aurait été un héritier de Lavrenti Beria si celui-ci avait eu le temps de gouverner la Russie soviétique. Il est devenu un anecdotique François Asselineau du paysage politique russe. À moins de s’être transformé en une sorte Al Gore moscovite avec ses (nouvelles) aspirations écologistes…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (02 mars 2022)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Mikhaïl Gorbatchev.
Nous Européens, nous sommes tous des Ukrainiens !
Déclaration conjointe contre la guerre en Ukraine et sanctions contre la Russie.
Klim Tchourioumov.
60 ans après Vostok 1, Sputnik V : comme une simple inspiration.
L'héritier de Béria ?
Evgueni Primakov.
Irina Slavina, le cauchemar par le feu.
Trotski.
Vladimir Poutine se prépare à un avenir confortable.
Anatoli Tchoubaïs.
Vladimir Poutine : comment rester au pouvoir après 2024 ?

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25 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Kaa 2 mars 10:23

    L’ »architecte » de la pérestroïka n’était pas Gorbatchev, mais Yakovlev, agent notoire de la CIA.

    Poutine, lui, a été formé par le KGB.


    • chantecler chantecler 2 mars 11:13

      @Kaa
      C’est écrit dans l’article .
      Bien évidemment je ne partage pas du tout le point de vue de Rakoto .
      Lui doit préférer B. Eltsine ... ?


    • Venceslas Venceslas 2 mars 14:09

      @Kaa
      « Agent notoire de la CIA » ? Où avez-vous pêché cette calomnie ? 


    • Venceslas Venceslas 2 mars 17:45

      @Venceslas
      Bon, à part moinsser, le serpent, vous n’avez pas cité vos sources.


    • Séraphin Lampion Kaa 3 mars 08:39

      @Venceslas

      à quoi ça sert, alors, les liens hypertextes ?


    • André 2 mars 10:25

      J’ai l’impression que Poudré veut devenir le dernier président de la France. La propagande hurlante domine tout comme si la Russie avait attaqué l’Ukraine il y a quelques jours. À la télévision, à la radio et dans la presse en ligne, il en va de même.

      Et pourtant en 2014 un putsch financé par les USA, les néonazis ont balayé le président démocratiquement élu de l’Ukraine. Le Donbass russophone a formé deux républiques indépendantes et depuis lors jusqu’à aujourd’hui, il est bombardé quotidiennement par divers groupes néonazis (Svoboda, Ajdar, Azov). Depuis huit ans, la population russophone est attaquée, comme brûler vif plus de cinquante personnes à Odessa, et environ quinze mille habitants du Donbass tués.

      La signature des accords de Minsk en présence de l’Allemagne, de la France, de la Russie et de l’Ukraine a eu lieu après la défaite militaire ignominieuse du gouvernement ukrainien. Deux points des accords de Minsk étaient de reconnaître l’indépendance des républiques russophones nouvellement créées et ainsi leur langue russe. Et pendant huit ans, aucun des points de l’accord n’a été appliqué, les habitants des républiques ont été bombardés chaque jour, et la France et l’Allemagne (garantes du respect des accords) n’ont nullement exigé du gouvernement néonazi de l’Ukraine à respecter les accords.

      La patience de la Russie finit par s’épuiser... La fanfaronnade des pays occidentaux sous la houlette des USA pourrait avoir une fin fatale pour eux...


      • Clocel Clocel 2 mars 10:35

        @André

        La France !? De quoi parlez-vous !? Ça consiste en quoi !?


      • Buzzcocks 2 mars 11:57

        @André
        Ils sont horribles ces neo-nazis ukrainiens qui ont voté pour un président juif...
        Sait on si il a des croix gammées tatouées sur son corps comme Dimitri Outkine, le leader du groupe Wagner ? parce que des nazis, il semble qu’il y en ait dans les deux camps :) 


      • André 2 mars 12:59

        @Buzzcocks

        Le comique a été élu président parce qu’il a persuadé les Ukrainiens que la paix était la chose la plus importante pour lui. Être juif est-il une garantie de toute vérité et justifie-t-il l’intensification de la guerre avec les républiques du Donbass ? Quel bien a-t-il fait pour ramener la paix et la tranquillité en Ukraine ?


      • André 2 mars 13:27

        @Buzzcocks

        S’agit-il d’enfants de chœur ukrainiens et de pacifistes ?

        https://www.les-crises.fr/ukraine-oaodvm-2/


      • Buzzcocks 2 mars 14:49

        @Satanas
        des preuves de quoi ? Vous tapez Dimitri Utkin ou Outkine sur google, vous allez voir ses photos, et un splendide SS dans le bas du cou.... mais vous allez dire que c’est un complot juif et que la photo a été trafiquée par les labos pharmaceutiques ? Ou que c’est BHL qui lui a tatoué ça durant la nuit pour le discréditer ?


      • André 2 mars 16:11

        @Buzzcocks

        Il existe peut-être des néo-nazis dans tous les pays du monde, mais je suis sûr qu’ils ne sont pas aussi concentrés et aussi visibles qu’aujourd’hui en Ukraine. Vous trouverez ci-dessous un lien vers un site néo-nazi national.
        https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/projet-d-attentat-en-france-cinq-individus-d-un-groupe-neo-nazi-en-garde-a-vue-depuis-mardi_4782929.html
        Malgré le fait qu’ils existent partout, je ne vais pas écrire que la France est dirigée par des néo-nazis, car ils n’ont aucune influence sur les gouvernements des pays, et ne sont pas non plus reconnus officiellement, comme c’est le cas en Ukraine.
        Et voici une liste de néo-nazis apparaissant dans le gouvernement de l’Ukraine.
        https://blogs.mediapart.fr/marc-evelyne-dumont/blog/090314/realites-du-neo-nazisme-en-ukraine


      • Venceslas Venceslas 2 mars 16:21

        @André

        En attendant, des populations civiles se font bombarder. J’ai condamné la guerre d’Irak, je ne vois pas pourquoi j’approuverais celle-là. Moi, je n’ai pas l’indignation à géométrie variable.


      • Lynwec 2 mars 12:09

        Tout à fait dans la ligne logique, idéaliser un homme politique qui s’est employé à réaliser ce que l’état profond US espère tout le temps : voir les dirigeants russes à plat ventre, acceptant toutes les demandes aussi insensées soient-elles.

        Il manque juste un éloge du pochard présidentiel pour compléter la vue d’ensemble.

        Chez nous, tout va bien, des carpettes présidentielles, on en a eu à revendre et on continue allégrement.


        • ETTORE ETTORE 2 mars 12:44


          Rakotonanobis

          J’essaye, mais j’arrive de moins en moins loin, dans la lecture de vos taches sur le bavoir.

          Pour ce coup, cela à été rapide.....lol !


          Asselineau en France ? Réponse étonnante : pas un obscur rond-de-cuir au charisme d’huître et accusé d’agression sexuelle,

          Cela dit sans défendre ni Asselilneau, ni Mélanchon, (d’autres, vous renvéront à patres, en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire) qui font l’objet de deux parutions vomitives de votre part, coup sur coup....

          On comprend,que vous ayez mis du temps, lors de votre absence/formation, à ingurgiter les différentes vomissures CON attend de votre part.

          C’est sûr, qu’à l’approche du coming out cérémoniel, de votre piston festonné, vous avez à charge de dézinguer, vite et sans fioriture, toute la gamme des prétendants au sciage des pieds du trône d’aisance du Monarc.

          Allez, vous emmerdez pas avec les détails.

          Un truc qui vous feras gagner du temps.....

          Gardez le même texte, et ne changez que le nom du récipiendaire de la haine éditoriale .

          Imaginez le temps que vous gagneriez, et que vous pourriez re-utiliser à vos chroniques nécro !


          • zygzornifle zygzornifle 2 mars 13:38

            On s’en bat l’os jusqu’à la moelle que Gorba sot proutinien ....


            • Venceslas Venceslas 2 mars 14:18

              Les livres de Fedorovski sont très bien documentés, et nuancés. Je conseillerais aussi celui sur Gorbatchev que j’ai lu il y a quelques mois, on comprend mieux la situation actuelle, ça ne mange pas de pain de se documenter.


              • Fanny 2 mars 15:06

                Beria fut d’une lucidité absolue quant au système soviétique et son avenir. Staline, qui n’était pas la moitié d’un con, avait repéré son intelligence extraordinaire.

                Mais Beria était aussi un grand pervers sexuel, version sadique. Une caractéristique que l’on retrouve chez certains grands fauves de la politique, dont dépend parfois notre avenir.

                Quant à Gorbatchev, plus que le symbole de l’effondrement d’un empire, il fut au plan mondial le symbole de l’effondrement d’un immense espoir pour des centaines de millions d’humains : le communisme/socialisme. C’est finalement cela que l’on reproche surtout à la Russie : avoir tué un universalisme alternatif au capitalisme pour revenir aux vieilles lunes (la religion …).


                • Venceslas Venceslas 2 mars 16:30

                  Vous savez, j’ai vécu des années dans le pays, et j’ai connu l’avant-perestroïka. « Ce socialisme était une caricature », avait chanté Jean Ferrat. La Perestroïka et la Glasnost’ ont failli, au contraire, être un immense espoir pour les communistes humanistes et anti-staliniens. L’erreur des Occidentaux a été de rouler Gorbatchev dans la farine, par russophobie irraisonnée. Avec les conséquences que l’on voit aujourd’hui. On l’a fait passer pour un imbéciles, et c’est désormais Poutine qui incarne l’espoir pour certains Russes : l’espoir, entre autre, d’une sécurité retrouvée et luttant contre l’extension de l’OTAN. Depuis la guerre déclenchée le 24 février, je suppose que beaucoup ont la gueule de bois (comme moi, d’ailleurs), mais en attendant, Poutine, on l’aura fabriqué. La prochaine fois que la Russie se retrouve avec un réformateur à sa tête, cette fois-ci, il ne faudra pas en profiter pour essayer de mettre le pays à genoux, avec les conséquences que l’on voit aujourd’hui. Bien cordialement, VK


                  • Buzzcocks 2 mars 16:43

                    @Venceslas
                    heureux de lire quelque chose d’un peu équilibré sur ce site !


                  • Venceslas Venceslas 2 mars 17:49

                    @Buzzcocks
                    Merci, je suis un peu effaré des réactions que je vois, alors que je suis plutôt russophile. Et en plus, je connais le pays. Si on commence à descendre quelqu’un comme moi, qu’est-ce que ça va donner pour les autres ! Bien cordialement, VK


                  • ETTORE ETTORE 3 mars 11:25

                    @Venceslas
                     Et en plus, je connais le pays. Si on commence à descendre quelqu’un comme moi, qu’est-ce que ça va donner pour les autres !

                    .................................
                    Seriez vous une espèce à protéger en priorité ? Faisant fi de toute contradiction, pouvant vous tirer une balle dans le pied ?
                    Etes vous le pinacle suprême ?
                    Ou avez vous du mal à comprendre, que vous êtes tour à tour, pigeon puis statue ?


                  • 6russe2sioux cyrus 3 mars 03:04

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                    PETITION POUR RT FRANCE ☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️
                    ☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️☢️

                    https://chng.it/vkzNxZSSmm
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                    • voxa 3 mars 08:14

                      @cyrus

                      « PETITION POUR RT FRANCE »

                      Pas de souci, avec un VPN ça passera tout de même...
                      Cela ne changera rien pour ceux qui cherchent l’info par eux même en se connectant au monde.

                      Pas de changement non plus pour les moutons sous perfusion médiatique. Ils resteront ce qu’ils sont.

                      • Avant-hier ils étaient tous Charly, le policier était un héros...
                      • Hier matin ils avaient tous un gilet jaune, le flic était une crevure.
                      • À midi , gilets jaunes remisés dans la boite à gants, le flic est juste un flic, mais pas vacciné...
                      • hier soir,anti-injection et confinés
                      • À minuit tous injectés, tous masqués
                      • Ce matin anti Russes mais toujours masqués...
                      • Tout à l’heure ils se démasqueront juste pour aller sagement voter...
                      • Demain, après les élections, ils se remasqueront, recevront leur quatrième dose juste avant la cinquième, la sixième, et, pourquoi pas puisque ça marche, les suivantes de plus en plus rentables...

                      C’est ainsi, le gibier fourrage est versatile, mais a chaque élection une poignée de mauvais sel suffit à l’amadouer et à le mener vers son abattoir.


                    • toyet 3 mars 09:20

                      Un traitre point barre.

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