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Accueil du site > Actualités > International > Guerre biologique : quand les USA frappaient Cuba !

Guerre biologique : quand les USA frappaient Cuba !

Le 1er juin 1964, le commandant en chef Fidel Castro dénonça pour la première fois l’utilisation de la guerre biologique contre Cuba par les États-Unis. Deux protagonistes de la lutte contre l’épidémie de la dingue hémorragique ont accordé un entretien à Granma international

CE fut un cauchemar. Des vagues d’enfants puis d’adultes commencèrent à arriver au service de garde, avec les mêmes symptômes qui faisaient penser à un rhume et qui s’aggravaient lorsque l’on soignait la maladie comme telle. En quelques jours, vers la fin du mois de mai 1981, tous les hôpitaux et les polycliniques de l’Île prenaient en charge la plus meurtrière des épidémies que nous ayons vécue durant les années de Révolution, sans que l’on sache d’où venait de cette maladie ni comment l’enrayer.

La municipalité de Boyeros de la capitale, aux environs de l’aéroport José Marti, rapporta les premiers cas. Dès lors et au cours des mois qui suivirent, la fièvre de la dengue hémorragique, introduite à Cuba par l’Agence centrale de renseignement (CIA) des États-Unis, allait toucher 344 203 personnes dans tout le pays.

344 203 cubains atteints…

« Immédiatement après les premiers cas détectés à Boyeros, le virus se propagea dans la capitale de façon presque explosive », raconte à Granma International José Gonzalez Valdés, professeur consultant à l’Université des sciences médicales de la capitale, qui en 1981 occupait le poste de directeur de l’hôpital pédiatrique de la municipalité de Centro Habana.

« Les symptômes de la dengue de type 2, transmise par le moustique Aedes aegypti devinrent communs parmi les enfants de la municipalité de Centro Habana et des municipalités environnantes : syndrome fébrile, douleurs rétro-orbitaires, abdominales et musculaires, éruption cutanée, maux de tête et asthénie, fréquemment accompagnés de saignements multiples avec des niveaux variables de gravité. Sur le champ, nous avons alerté les plus hautes autorités des Services d’Hygiène et d’Épidémiologie », explique le médecin.

Dès les premiers jours de juin 1981, l’hôpital pédiatrique de Centro Habana, « devint, en quelque sorte, le poste de commandement chargé d’assurer le suivi de l’épidémie et de coordonner les actions pour y faire face. C’est là qu’eurent lieu les premières réunions avec des personnels du ministère de la Santé publique, de l’Hygiène et de l’Épidémiologie, des microbiologistes, des chercheurs de l’Institut de Médecine tropicale Pedro Kouri et d’autres directeurs et professeurs des hôpitaux pédiatriques de La Havane », explique-t-il.

L’hôpital pédiatrique recevait de 400 à 500 patients par jour, « mais parfois il en arrivait 1 200 ou 1 300 », se souvient José Gonzalez. Durant ces mois, l’hôpital dut s’organiser en trois équipes qui travaillaient jusqu’à 17h, chaque groupe assurant le service de garde une fois tous les deux jours.

« Nombre d’entre nous y restions en permanence », explique Barbara Cristina Viñet Morales à Granma international, infirmière en chef adjointe, l’une des rares qui travaillent encore à l’hôpital pédiatrique de Centro Habana et qui à l’époque était infirmière au service d’urgence.

En 47 années d’expérience en tant qu’infirmière, Barbara n’a jamais revécu une situation épidémiologique aussi dramatique que celle de 1981. « À cette époque, j’avais à peine 22 ans et l’hôpital était comme ma maison. En tant que mère de deux petites filles, je ne pouvais pas supporter de voir un enfant malade et de ne pas être à son chevet pour l’aider, lui et sa famille », se souvient l’infirmière.

Selon le médecin, « tout le personnel médical de notre hôpital resta auprès des enfants malades et de leurs familles, la plupart du temps des personnes très modestes. Le premier à montrer sa préoccupation fut le commandant en chef. Il fit des visites surprises à l’hôpital à neuf reprises. Il était au courant de tout, et chaque fois il allait voir les enfants pour leur demander comment ils allaient et ce qu’ils aimeraient étudier quand ils seraient grands. Ils répondaient, riaient et les familles se sentaient en sécurité. Elles savaient qu’elles pouvaient avoir confiance en lui et dans les médecins qui soignaient leurs enfants. »

Pour Barbara Viñet, « avoir été si proche de Fidel fut la meilleure expérience de ces journées. À l’occasion, alors que les infirmiers et les médecins effectuaient une visite de l’hôpital avec le commandant, nous sommes entrés dans une salle d’une quarantaine de lits. Tous les enfants sont sortis en courant des tentes à oxygène que nous utilisions à l’époque et l’ont embrassé. L’un d’eux a crié : “Pionniers pour le communisme” et les autres ont répondu en chœur spontanément : “Nous serons comme le Che”. Ce fut un moment très émouvant. »

Au cours de l’épidémie (fin mai à début septembre), l’hôpital pédiatrique enregistra le plus petit nombre de décès dans la capitale, avec seulement deux décès. Mais, selon le médecin et le professeur José Gonzalez, « ce furent des journées très difficiles pour tous. Même si de nombreuses vies furent sauvées, nous avons perdu un bébé de deux ans et une fillette de sept ans », ajoute-t-il.

Barbara confie à Granma que « l’un de ses plus grands traumatismes fut de voir mourir la fillette. Elle était de Santiago de Cuba et était venue à La Havane en vacances chez sa tante, une infirmière de l’hôpital. Nous n’avons pas pu faire grand-chose pour elle, car le virus avait trop affaibli son système immunitaire. Ce souvenir me remplit encore d’impuissance et de douleur », ajoute-t-elle.

La guerre « la plus brutale et la plus inhumaine »,

Ce ne furent pas des faits isolés. Depuis plusieurs années, Cuba devait faire face à des attaques biologiques qui visaient à porter atteinte à la santé de la population et à asséner un coup fatal à l’économie du pays. Le 1er juin 1964, Fidel dénonça pour la première fois l’utilisation de la guerre biologique contre le pays. Quelques jours avant sa déclaration, une grande quantité d’objets brillants tombant du ciel avaient été aperçus et avaient inquiété la province de Sancti Spiritus.

Dans ses déclarations, parues le 2 juin 1964 à la une du journal Révolution, le commandant en chef affirmait que « des témoins des faits, parmi lesquels des membres des Forces armées révolutionnaires, avaient prouvé qu’ils s’agissaient de ballons de plusieurs tailles (…) qui se dissolvaient en touchant le sol, en laissant une substance gélatineuse (…) semblable à celle que l’on utilise dans des bouillons de culture de bactéries ».

Ce ne fut que le début de ce qui allait devenir la guerre « la plus brutale et la plus inhumaine », qui provoquerait des victimes et des pertes économiques incalculables. « Le manque de scrupules de l’impérialisme (…) et son impuissance face au renforcement et au progrès de notre Révolution, peuvent les amener à concevoir les actions les plus monstrueuses contre notre pays (…) », signalait le leader historique de la Révolution dans sa déclaration.

Les années suivantes plusieurs maladies frappèrent le pays : la peste porcine, la pseudo-dermatose nodulaire bovine, la brucellose du bétail, le charbon et la rouille de la canne à sucre, la moisissure bleue du tabac, la rouille du caféier, la maladie de New Castle et la bronchite infectieuse des volailles, la conjonctivite hémorragique, la dysenterie et la dengue de type 2.

Des recherches et des études minutieuses effectuées tout au long de ces années ont prouvé que chacune de ces épidémies fut introduite délibérément sur le territoire national. La dengue hémorragique fut la plus mortelle de toutes. Très peu de familles cubaines furent épargnées par la maladie, qui toucha 344 203 personnes et provoqua 158 décès, dont 101 enfants de moins de 15 ans.

Le Dr Gonzalez et Barbara, l’infirmière, n’oublieront jamais cette année où ils découvrirent le visage de la pire des guerres vécues par Cuba : la guerre biologique. « Une guerre peut difficilement être pire que celle-là », conclut le Dr Gonzalez.

source : https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/guerre-biologique-usa-frappaient-cuba/


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21 réactions à cet article    


  • JL JL 8 août 08:43

    Aujourd’hui c’est toute l’Amérique du sud qui pourrait bien avoir des ennuis de cet ordre.

     
     Moi je dis ça, je dis rien.

    • antiireac 8 août 10:16

      Ce qui faut savoir ca que la révolutian cubaine coûta la vie à des milliers des cubains des milliers furent emprisonnés et le sont encore aujourd’hui.


      • antiireac 8 août 10:31

        @antiireac
        ...emprisonnée du mois certains d’entre eux.....


      • CN46400 CN46400 8 août 11:33

        @antiireac
        Dans les bureau de la CIA on est en train de chercher une action susceptible de vous obliger à cesser de soutenir les USA. Pour accélérer la recherche vous devriez les contacter...


      • alinea alinea 8 août 14:55

        j’allais le dire ! en fait l’Amérique se dévouait en balançant le fruit de leurs dernières recherches pour sauver la vie des pauvres Cubains victimes d’un dictateur sanguinaire !


      • rugueux 8 août 13:06

        Toujours aussi stupides les cocos !

        Le dengue, hémorragique ou pas, ne peut-être transmise que par un moustique, où à la rigueur par une injection pas par une vague gelée ressemblant tout aussi vaguement à un milieu de culture bactérien...la dengue est le fait d’un virus pas d’une bactérie...c’est aussi une maladie endémique de la zone tropicale....et 158 décès sur 344000 malades c’est insignifiant c’est du 5/10000 la grippe tue plus que cela chaque année en France et les ricains n’y sont pour rien !


        • Garibaldi2 8 août 17:20

          @rugueux

          ’’en laissant une substance gélatineuse (…) semblable à celle que l’on utilise dans des bouillons de culture de bactéries’’. L’article ne dit pas que la dingue est provoquée par une bactérie. Il ne dit pas non plus qu’elle a été contractée par des humains par contact avec une ’’vague gelée’’. Des larves de moustiques porteuses peuvent être introduites dans un milieu fortement aqueux, puis larguées par avion sur une zone marécageuse, où elles pourront se développer. 


        • Garibaldi2 8 août 17:32

          On n’a pas attendu la CIA pour expérimenter la guerre bactériologique :

          ’’C’est lors de la guerre de 7 ans, opposant les royaumes de France et de Grande-Bretagne, qu’a eu lieu la première attaque biologique officielle. L’officier britannique Jeffery Ahmerst, suggéra à son subalterne, le colonel Henri Bouquet, l’usage de couverture infectées par la variole, pour tenter de contaminer les indiens des Delaware, alliés des français :

          « You will do well to try to innoculate the Indians by means of blankets, as well as every method that can serve to extirpate this execrable race. » (« Vous feriez bien d’essayer d’infecter les Indiens avec des couvertures, ou par toute autre méthode visant à exterminer cette race exécrable. »)Des couvertures contaminées par la petite vérole furent ainsi distribuées, causant près de 20 000 morts chez les indiens, pour lesquels cette maladie tout à fait nouvelle fut particulièrement virulente. La petite vérole ou Variole et une infection d’origine virale, provoquant des éruptions cutanées dont les cicatrices perdurent après la maladie, si le patient survit : le taux de mortalité était très élevé et la maladie est toujours restée hors de portée d’un traitement efficace. Elle a été éradiquée, selon l’OMS, en 1977. Plusieurs exemplaires sont néanmoins conservés dans le cadre de la recherche.’’

          http://www.le-saviez-vous.fr/2010/10/la-premiere-attaque-biologique.html


        • Garibaldi2 8 août 17:34
          Dr la Mort. Enquête sur le bio-terrorisme d’État en Afrique du Sud

          par

          Tristan Mendès France

          (

          Livre )

          Favre

          mai 2002, 162 p., 14.9 euros

          ISBN : 2828906825

          L’affaire Wouter Basson : Un projet secret du gouvernement de l’apartheid visait à mener une offensive bio-chimique contre la population noire dans les années 1980-1990.

          « Lorsque les premiers éléments du programme ultra secret sud-africain - le Project Coast - ont percé durant l’été 1998, nul n’imaginait encore l’ampleur qu’avait prise ce véritable bioterrorisme d’État. Anthrax, Ebola, Sida, Choléra, stérilisation de masse, poisons chimiques ethniquement sélectifs, figurent parmi les armes envisagées par les autorités de l’Apartheid contre la population noire. Un projet de guerre bio-chimique à caractère raciste largement soutenu par les puissances occidentales. Mis sur pied en 1985, le programme militaire n’a apparemment pris fin qu’en 1994, sans que toutes les responsabilités soient clairement établies. À ce jour nul ne sait où a disparu cette technologie de mort ni entre quelles mains elle se trouve. Encore moins sait-on qui pourrait en faire usage... Plusieurs auditions de la Commission Vérité et Réconciliation présidée par le prix Nobel Desmond Tutu, révéleront toutefois le nom d’un personnage : celui du docteur Wouter Basson, éminent cardiologue et scientifique, surnommé "Docteur La Mort". On lui prête d’avoir été le cerveau du projet dont l’objectif était l’extermination du peuple noir par le biais d’armes biochimiques extraordinairement sophistiquées. Début 1999, Tristan Mendès France, journaliste et documentariste, décide d’aller à la rencontre des différents protagonistes de cette terrible affaire et notamment du docteur Basson. Cette enquête, sous forme de témoignage, apporte un éclairage inédit sur l’un des complots d’État les plus extrêmes du siècle passé. » (présentation de l’éditeur)


          « Des dizaines de millions de francs sont ainsi mis à contribution par le gouvernement de l’apartheid peu avant les années 90, afin de mettre sur pied un laboratoire militaire technologiquement suréquipé dans la banlieue proche de Prétoria à Roodeplaat, Des recherches extrêmement poussées sont alors enclenchées afin de développer une molécule mortelle, sensible à la mélanine qui pigmente la peau des noirs. Autrement dit, une arme d’extermination éthniquement sélective. Le laboratoire militaire du docteur Basson étudie également, échantillons à l’appui, l’éventualité de propager de graves épidémies dans les populations africaines. Un volet du Project Coast s’intéresse aussi au meilleur moyen scientifique de stériliser en masse les femmes noires. » (l’auteur)

          Sur la Toile

          Un dossier sur le site de l’auteur (une vidéo à télécharger)

          Complicités bactériologiques autour du « Dr. Death » Au terme de 30 mois de procès, le docteur Basson a été acquitté, le 12 avril, de la totalité des 46 charges dont il était inculpé : dix huit d’entre elles concernaient des meurtres, agressions, intimidations et conspirations, vingt quatre autres des vols, fraudes et détournements (pour un montant de US$ 4,5 mns) et trois la possession d’ecstasy. Il avait été arrêté, en 1997, alors qu’il transportait de la drogue dans sa voiture et relâché immédiatement (Courrier international, 2 février 2002)

          « J’ai rencontré Wouter Basson à plusieurs reprises en Afrique du Sud, notamment à Prétoria. Ma deuxième rencontre en 2000 s’est traduite par une singulière proposition : Basson me proposa une interview exclusive pour les chaînes de télévision françaises, en échange de 4 millions de francs... Ce que la production et moi-même avons bien évidemment refusé. Basson m’est apparu extraordinairement sur de lui, vénal., à l’évidence, et imbu de lui même. Ce qui m’a toujours surpris c’est l’assurance avec laquelle il était certain de ne jamais être condamné. Comme s’il se sentait protégé ou sur de son fait. En tout cas, il ne regrettait rien de ce qu’il avait commis. Et que je qualifierais pour ma part d’entreprise génocidaire.

          (…) Wouter Basson bénéficie encore aujourd’hui de la protection des services secrets sud-africains, la NIA. J’ai pu le constater lors de mon tournage. L’Afrique du Sud craint que son savoir-faire puisse s’expatrier. J’ai interrogé en 2001 le gouvernement de Prétoria à travers le directeur du cabinet du président Thabo Mbeki, le révérend Franck Chikane (lui-même victime du programme Coast) concernant l’impunité de Basson et son emploi. Il m’a indiqué que si Wouter Basson était encore en fonction dans l’armée, c’est que ce moyen était la meilleure façon de le contrôler. D’autres sources m’ont informé que la CIA et le MI6 faisaient pression sur l’état sud africain pour qu’il empêche son savoir-faire de quitter le pays... » (deux extraits d’un entretien de l’auteur avec Paul Yange, Grioo)

          http://www.bibliomonde.com/livre/mort-enquete-sur-bio-terrorisme-etat-en-afrique-du-sud-1403.html


        • zygzornifle zygzornifle 8 août 14:35

          la guerre biologique a commencé avec Coca Cola et les hamburgers du Mac Donald ensuite Apple a mis le coup de grâce avec le shoot neuronal de ses téléphones ....


          • Pere Plexe Pere Plexe 8 août 16:27

            Les preuves manquent mais la France aurait bien été elle aussi victime des chimistes de la Cia dans les années 50.


            • JP94 8 août 16:31

              Tout ceci montre bien que derrière le discours prétendant aider le peuple cubain de ses dirigeants, il y a un mépris pour le peuple cubain ( et tous les peuples en général) qui préexistait d’ailleurs à la Révolution cubaine. 

              Rien que pour dénoncer Cuba, les Etats-unis sont prêts à assassiner son peuple, pour mieux l’asservir suivant d’ailleurs la fameuse doctrine Monroe.
              Et il y en a pour cautionner ce crime : bravo messieurs, si un Cubin vous lit, il saura ce qu’il peur attendre de ses amis du « Monde libre », prêt à le voir crever pour abattre son vrai libérateur, Fidel.
              Les chansons populaires sur Fidel ou le Che, ou d’autres révolutionnaires , on n’en a guère l’équivalent pour les Macron, Hollande et les dirigeants américains...Mais on a les litanies médiatiques.

              A propos de guerre bactériologique, le pouvoir colonial français en usa déjà dans les années 20, contre les Malgaches, qui résistaient encore dans le Sud ( et là, pas de Fidel ...). On fit venir des biologistes français, assez choqués au début des crimes commis contre les Malgaches du Sud à l’aveugle ( car suivant le même principe que la CIA, pour éliminer les résistants embusqués, le plus radical était de faire crever tout le monde...). Mais après un petit examen de conscience de classe, ces biologistes se rallièrent au pouvoir colonial et continuèrent à répandre leurs virus ( de la cochenille : l’idée étant d’affamer la population tout en détruisant le maquis ...). Ah certains vont encore trouver ça normal., les Malgaches n’avaient qu’à laisser leur île aux colons et se soumettre...

              Enfin, dans les années 20, Barnet et Otsep tournèrent Miss Mend,( 1926) un film où une organisation fasciste américaine, présidée par un grand patron de l’industrie, préparait une guerre bactériologique contre la jeune URSS, de façon à provoquer le chaos contre le pouvoir révolutionnaire, quitte à tuer massivement la population ;;
              Le scénario a été inspiré de Jack London, qui dès avant 14 avait imaginé dans une nouvelle, l’avènement d’une société de type fasciste, aux Etats-unis.
              C’est un film avec pas mal de gags, ( c’est Barnet) et aussi des clins d’oeil au Nosferatu de Murnau.( scène sur le bateau).
              Le prétexte pour justifier cette guerre est le prétendu assassinat d’un patron qui rentre d’URSS où il a signé des contrats, par des communistes. En fait, c’est son gendre fasciste, qui veut à la fois récupérer l’usine et détruire l’URSS, qui fomente l’assassinat ... à retardement. Une machination dont le réalisme est incroyable.

              • QAmonBra QAmonBra 8 août 19:40

                Merci @ l’auteur pour le partage.


                Je ne connaissais pas dans le détail ces épisodes de l’histoire sanitaire de Cuba, causés par les agressions bactériologiques U$, je comprend mieux à présent l’excellence des services de santé cubains.

                Ce n’est pas une sinécure d’avoir, à quelques encablures de ses côtes, de tels voisins s’asseyant depuis des décennies sur le droit international, avec les conséquences subies au quotidien par les cubains.

                La plupart des gens n’ont pas assez d’imagination, ou sont trop indifférents pour saisir l’ampleur du courage et de la détermination du Peuple cubain. 

                Et dire qu’il se trouvera toujours quelques simplets et/ou fieffés menteurs, pour vouloir nous faire gober que les zuniens agissent pour le bien des cubains, ou de n’importe quel autre Peuple de la planète ! 



                • antiireac 8 août 21:09

                  @QAmonBra

                  La plupart des gens n’ont pas assez d’imagination, ou sont trop indifférents pour saisir l’ampleur du courage et de la détermination du Peuple cubain. 

                  Si si on a vu le courageux peuple cubain prendre la poudre d’escampette dans les années 90 pour arriver en masse sur les côtes de Floride 

                • QAmonBra QAmonBra 8 août 22:50

                  @antiireac


                  Les individus ayant pris la poudre d’escampette, comme vous dites, ont rendu un grand service à l’écrasante majorité de véritables cubains restés dans leur pays !

                  Si si réfléchissez y un peu !


                • sirocco sirocco 8 août 23:10

                  @antiireac

                  "Si si on a vu le courageux peuple cubain prendre la poudre d’escampette dans les années 90 pour arriver en masse sur les côtes de Floride"

                   
                  Ces émigrations ont permis aux plus cupides, aux nostalgiques de Batista, aux adorateurs du Veau d’Or, de débarrasser le plancher cubain.

                   
                  Contrairement à ce que vous pensez, il s’agissait plus d’émigrés économiques que d’émigrés politiques.
                  Car quelqu’un qui change de pays parce qu’il rêve de gagner beaucoup plus de fric ailleurs est un émigré économique. On en sait quelque chose dans l’UE avec les Africains...

                   
                  Il serait souhaitable que les agitateurs de droite qui organisent des émeutes et des attaques au Venezuela, et qui prétendent qu’ils n’y trouvent plus à bouffer, aient la même idée et se tirent aux USA.


                • antiireac 8 août 21:02

                  je comprend mieux à présent l’excellence des services de santé cubains.


                  Bon peut-être pour un pays sous développé comme Cuba mais sûrement pas à la hauteur d’une exigeante médecine occidentale.

                  • QAmonBra QAmonBra 8 août 21:22

                    @antiireac

                    (. . .) « mais sûrement pas à la hauteur d’une exigeante médecine occidentale. »



                    En occident le temps de hôtel-Dieu semble de retour, normal, une nouvelle féodalité pointe déjà le bout de son nez ! . .

                  • antiireac 8 août 21:41

                    Certes au E-U il y a des problèmes pour l’accession aux soins mais vous auriez pu choisir la France ou l’Allemagne où la comparaison avec Cuba est plus qu’avantageuse.

                    Surtout que la plupart des médicaments dignes de ce nom sont fabriqués en occident donc globalement il est préférable de se faire soigner chez nous qu’à Cuba et de loin.

                    • QAmonBra QAmonBra 8 août 22:08

                      @antiireac
                       

                      (. . .) « Certes au E-U il y a des problèmes pour l’accession aux soins mais vous auriez pu choisir la France ou l’Allemagne où la comparaison avec Cuba est plus qu’avantageuse. »(. . .)



                    • tinga 9 août 13:06

                      Pour ce pays qui absorbe à lui tout seul un tiers des ressources mondiales, le reste de l’humanité n’est qu’un réservoir de cobayes, les américains sont le peuple élu, dieu bénit les gros lard, un tiers de la population obèse, un fuck tous les trois mots, god bless america.

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