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Accueil du site > Actualités > International > Hommage à la Catalogne

Hommage à la Catalogne

Ces derniers temps il a beaucoup été question de la Catalogne dans les médias français suite aux deux référendums sur l'indépendance de cette province espagnole. Comme d'habitude on a entendu beaucoup de sottises proférées par nos spécialistes distingués et grands esprits assermentés. Les catalans ne voudraient pas partager leurs richesses, les catalans à l'inverse devraient être indépendants du fait du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes alors qu'au fond, personne ne sait très bien de quoi il est question quand on évoque cette question, à savoir un « pan-catalonisme » qui ressusciterait en quelque sorte le vieux royaume d'Aragon. Mais les autres régions que les indépendantistes catalans voudraient rattacher à cette grande Catalogne ne sont évidemment pas d'accord du tout...

Pour les catalans ne désirant pas l'indépendance cela ne signifie pas pour autant de renoncer à une identité très forte et aimée, et profondément enracinée. Le visiteur attentif est également heureusement surpris de cette connaissance intime que tous paraisse avoir de leurs grands hommes, de leur histoire commune.

Cependant, quand un français se rend dans un pays du Sud de l'Europe, il aura souvent tendance à faire preuve d'un peu de condescendance consciente ou non. Au Sud, il fait beau tout le temps, on boit frais à l'ombre des parasols et on mange pleins de plats épicés en s'en mettant plein les doigts. On a envie de faire l'amour tranquillement avec la bruit de la mer en fond sonore. Les femmes y sont belles et court vêtues, et faciles. Au Sud, pour un français se sentant quand même supérieur, on travaille quand on a le temps et on fait la sieste dés que l'on peut car on y serait un peu fainéant. La chaleur rend languide et un peu apathique, et il y a toutes ces maison couleur pastel qui sont autant de cartes postales...

...Ce n'est pas possible que des personnes y travaillent réellement. Tout est conçu pour la détente du bourgeois pédagogue pressé, pour ses envies d'hédonisme étriqué sans se soucier du reste. Il est là lui pour se ressourcer, pour se laisser aller et se permettre d'être léger un peu plus que d'habitude si cela lui est possible.

Et lorsque l'on parle de la Catalogne parmi ces messieurs et dames qui savent avec hauteur et gravité ostentatoire, à commencer pour la politique, on imagine toujours que dans leur esprit c'est un régime un peu corrompu sur les bords, instable, toujours sur le fil de la révolution (« revoluciòn ! ») avec des flics en sueur, l'uniforme un peu défraîchi, des lunettes noires rivées sur le nez. Dans ces contrées, l'insécurité est considérée comme normale par le parisien ou le provincial qui lui se considère comme bien plus progressiste pourtant. Les catalans à en entendre beaucoup ne peuvent pas être tout à fait des citoyens sérieux et responsables, dignes de considération.

Cela fait longtemps que l'auteur de ce texte (mézigue) aime profondément tous les pays bordant la Méditerranée et leurs cultures, et leur art de vivre, particulièrement le Proche Orient. Il y a chez ces peuples une identité encore forte qui n'est pas noyée dans le grand tout mondialiste, une manière de prendre son temps, d'accueillir sans pareil. Il y a aussi l'art de ne rien faire, de juste savourer le moment entre amis, avec des personnes que l'on apprécie ou que l'on a envie d'apprécier. Alors quand je suis arrivé à Barcelone, je n'ai eu aucune sensation de dépaysement, j'étais de retour chez moi. J'arrivai dans une métropole industrieuse, moderne sans pourtant cette tension quotidienne perceptible à Paris ou dans d'autres grandes villes de France.

Je n'ai pas ressenti dans les rues de Barcelone, en parcourant Sitges, en admirant la plage de Castelldelfels cette séparation entre les milieux, cette étanchéité sociale qui existe bel et bien entre les français. A Sitges, j'ai aussi songé à des amitiés perdues ou peut-être juste éloignées. En Catalogne, j'ai aussi eu envie de lâcher prise, de rattraper tout ce temps perdu, toute cette insécurité de tous les instants devenant la norme dans notre pays, qu'elle soit personnelle ou professionnelle.

Mais ceci est une autre histoire...

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

Amaury – Grandgil

 

illustrations : photos personnelles

 


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48 réactions à cet article    


  • diogène diogène 4 janvier 17:18

    On ne comprend pas très bien dans votre texte si vous partagez ou non les idées reçues que vous étalez avec complaisance. En cas de réponse positive, je vous propose de vous présenter M. Pécuchet. Lui aussi a quelques idées sur la Catalogne... et sur le Califat d’Andalousie qu’il rêve de rétablir. Les Andalous ont bien le droit aussi de disposer d’eux-mêmes.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 4 janvier 17:26

      @diogène

      Ça je sais que vous avez du mal avec la nuance et le second degré


    • diogène diogène 4 janvier 17:36

      @Amaury Grandgil

      Le second degré, en opposition au premier degré, qualifie un propos qui ne doit pas être pris « tel quel », le sens réel pouvant être le contraire du sens perçu.

      Mais voilà, c’est bien compliqué, car de nombreux éléments peuvent influer sur le degré d’une affirmation…

      Exemple :

      -« Hello Kitty, c’est pour les pédés. »

      Difficile, sans plus d’information, de connaitre le degré de cette phrase. Mais si on sait que Stéphane Laplaque, directeur artistique, est en couple depuis 9 mois avec Jean Lepretre et dit :
      - « Hello Kitty, c’est pour les pédés. »

      On peut penser que ce qu’il pense vraiment est différent de ce que pense Maurice Martin, chasseur, veuf, adhérent du Front National depuis 14 ans, quand il affirme :
      - « Hello Kitty, c’est pour les pédés. »

      Sentez-vous la nuance ? 

    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 4 janvier 17:44

      @diogène

      Beaucoup de clichés débiles en très peu de mots


    • diogène diogène 4 janvier 17:50

      @Amaury Grandgil

      votre lucidité vous honore, mais vous n’étiez pas obligé de vous auto-flageller en public !



    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 4 janvier 18:34

      @diogène

      Le problème avec les types de croyant spirituels c’est leur sinistre


    • Pere Plexe Pere Plexe 6 janvier 20:14

      @diogène
      Hello Kitty je ne sais pas 

      En revanche Sitges à une certaine réputation tout a fait justifiée.

    • Dom66 Dom66 4 janvier 18:00

      Bonsoir,

      Je viens de lire votre article, car étant de La Catalogne Française, tout ce qui touche la Catalogne m’interpelle, et à vrai dire premier ou deuxième degré, je suis un peu comme « diogène » il y a quelque chose qui m’échappe dans votre texte, et pour que les choses soient claire en ce qui me concerne je suis contre l’indépendance de la Catalogne comme la majorité de mes amis Catalan Espagnol.


      • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 4 janvier 18:25

        @Dom66

        Qu’est ce qui vous échappe ?


      • oncle archibald 4 janvier 18:15

        @Amaury Grandgil : Ah la belle carte postale ....Je n’ai pas du tout la même .....

        A peine entré dans Barcelone par l’immense avenue Méridiana qui prolonge l’autoroute arrivant de France j’ai été escorté par deux nervis en scooter portant des casques à visières très foncées qui suivaient exactement tous mes ralentissements et toutes mes accélérations ce qui ne m’a laissé aucun doute sur leurs mauvaises intentions. La voiture était verrouillée, toutes vitres fermées, ma femme a posé son sac sur le plancher entre ses jambes et nous avons attendu qu’ils se lassent.

        J’avais les yeux rivés sur les retro. Ils ont d’abord essayé d’ouvrir une porte, puis celui qui m’escortait à droite a sorti un couteau à cran d’arrêt et a perforé mon pneu AR à l’occasion d’un feu rouge tandis que son voisin de gauche me signalait que j’avais crevé et m’invitait gentiment à m’arrêter sur un stationnement, ce que je me gardai de faire ... Ils ont continué à m’escorter avec l’espoir que je m’arrête enfin mais j’ai fini par voir face à moi un garage « speedy » ouvert dans lequel je me suis engouffré. Les deux nervis attendaient sur leurs scooters arrêtés juste derrière moi.

        J’ai demandé à ma femme de reverrouiller immédiatement la voiture dès que j’en serai sorti et j’ai trouvé un employé qui m’a confirmé que c’étaient bien des « ladrones ». Dans le même temps ma femme appelait sur son portable les flics qui ne sont jamais venus. Au bout d’un quart d’heure les « ladrones » ont fini par lâcher prise, déçus, Ils sont repartis vers une autre proie et le garagiste a remplacé mon pneu déchiré. Il parait que nous avons eu du pot, ils n’ont pas cassé une vitre pour entrer dans la voiture !

        Excellent début d’un séjour enchanteur, bienvenue chez les catalans ! J’ai beaucoup apprécié aussi les menus dans les restau, ou les guides dans les muonuments que nous avons visités : en Catalan d’abord, puis Anglais, Allemand, Français et en dernier en Espagnol. Empalés une fois pour toutes sur leur clocher ! Qu’ils y restent !


        • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 4 janvier 18:26

          @oncle archibald

          On aurait le même genre de mésaventure dans toutes les capitales européennes


        • pipiou 4 janvier 22:33

          Ce que vous dites est applicable à l’ensemble de l’Espagne, non ?


          • bob14 bob14 5 janvier 11:10
            Hommage à la Catalogne pour son égoisme de ne pas vouloir participer au devenir de l’Espagne...

            • jaja jaja 5 janvier 11:18

              @bob14

              Elle n’a déjà que trop subi son passé fasciste... et son présent monarchique...

              La Catalogne est républicaine !


            • bob14 bob14 5 janvier 11:30

              @jaja....non égoiste tout simplement..l’époque n’est plus la même...En France les gens vont toujours à Vichy il me semble ?..faut savoir évoluer...


            • Julien Esquié Julien Esquié 5 janvier 11:42

              @jaja

              Passé : tel est le mot.
              L’Espagne, aujourd’hui, n’est absolument pas fasciste. Monarchie ? Mais le monarque n’est qu’un monarque d’opérette ! Franchement, à Madrid ou à Londres, est-on moins démocrate qu’à Paris ou à Berlin ?
              La Catalogne est une province d’un état largement fédéral, l’Espagne. Elle bénéficie d’une autonomie dont ne bénéficie aucune autre région, dans aucun autre état européen. Le grotesque C. Puigdemont, qui a fait proclamer une indépendance en chambre n’est parvenu au poste qu’il occupe que dans le cadre des institutions espagnoles ! Il est lui-même un rouage de ces institutions.
              A présent, le NPA soutient le nationalisme ?
              De mieux en mieux.


            • jaja jaja 5 janvier 14:59

              @Julien Esquié

              Le grotesque ici c’est vous...

              La monarchie néo franquiste et la droite dure dirigent l’Espagne...


            • jaja jaja 5 janvier 15:26

              @Julien Esquié

              D’ailleurs vos amis néo-franquistes au pouvoir en Espagne viennent de décider de garder en prison le vice-président catalan Oriol Junqueras.
              Des prisonniers politiques au coeur de l’Europe sans que ça vous fasse sourciller un seul instant...


            • Julien Esquié Julien Esquié 5 janvier 16:25

              @jaja

              Il faut vous documenter un peu sur le franquisme et ses méthodes, puis comparer avec la situation actuelle de l’Espagne et le fonctionnement de ses institutions. Franco n’aurait sûrement pas accordé à la Catalogne l’autonomie qui est la sienne dans le cadre des institutions espagnoles. Je suis gêné d’écrire une pareille évidence.
              L’Espagne est dirigée par une coalition qui a gagné les élections, comme dans n’importe quel état démocratique. Quand cette coalition perdra les élections, le pouvoir passera à une autre coalition. C’est peut-être un peu moins épique que le fascisme, mais c’est ainsi.


            • Julien Esquié Julien Esquié 5 janvier 16:30

              @jaja

              Ce ne sont pas des prisonniers politiques. Faites un peu de droit. Le vice-président en question n’est pas « vice-président catalan ». Il a été vice-président de la Généralité de Catalogne, ce qui n’est pas du tout la même chose. Cette communauté, dotée d’une très grande économie, n’a d’existence que dans le cadre des institutions espagnoles. Que dirait-on d’un président de région qui déciderait de mettre en œuvre la sécession de son territoire ? Si les mots ont un sens, cela s’appelle : haute trahison. Eh bien, la justice espagnole ne va pas du tout aussi loin.
              Les catalans seraient bien inspirés de méditer le cas écossais : à savoir des gens qui ont compris ce que sont des institutions et la volonté d’un peuple.


            • jaja jaja 5 janvier 16:42

              @Julien Esquié

              Vous savez comme moi que majoritairement la population catalane qui vient d’envoyer une majorité indépendantiste au Parlement catalan exige la libération des prisonniers politiques...


            • jaja jaja 5 janvier 16:57

              @jaja : Et la légalité espagnole n’est pas autorisée à violer les lois internationales... Voilà Monsieur le donneur de leçons de droit....

              Alfred de Zayas, professeur de droit international à la Geneva School of Diplomacy et expert indépendant des Nations unies pour la promotion d’un ordre international démocratique et équitable vous répond :

              « Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est une expression de démocratie. Et l’autodétermination, du ius cogens, va bien au-delà de la décolonisation. Il me paraît incompréhensible aujourd’hui qu’un Etat comme l’Espagne, qui se reconnaît dans les valeurs européennes, puisse refuser aux Catalans de s’exprimer et mettre des dirigeants indépendantistes en prison sous prétexte qu’ils seraient des criminels alors qu’ils manifestent pacifiquement. En droit international, c’est un anachronisme total »

              – En quoi le gouvernement espagnol bafoue-t-il, selon vous, le droit international ?

              – Il viole l’article 1 du Pacte sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, les articles 19 et 21 sur la liberté d’expression et de manifestation ainsi que l’article 25 sur la participation à la vie politique. On peut même imaginer que Madrid viole l’article 26 en n’accordant pas une représentation suffisante des Catalans dans l’administration nationale et le service diplomatique....

              https://www.letemps.ch/monde/2017/09/27/alfred-zayas-necessaire-laisser-catalans-sexprimer


            • Julien Esquié Julien Esquié 5 janvier 17:41

              @jaja

              Parler d’une majorité indépendantiste est très discutable... et quand bien même : on ne proclame pas l’indépendance à 50 %.
              Quoi qu’il en soit, c’est une question de droit et non de politique. Ces gens ont été élus dans le cadre de certaines institutions, qu’ils ont eux-mêmes approuvées (il s’agirait de ne pas l’oublier). Leur autorité leur a été donnée par ces institutions. Ils ne sont pas emprisonnés en tant que catalans. Ils sont emprisonnés parce qu’ils ont violé la loi. Comme le serait n’importe qui.


            • Julien Esquié Julien Esquié 5 janvier 17:56

              @jaja

              Je ne vois pas comment il pourrait me répondre. Je ne lui ai posé aucune question.

              LES catalans, cela n’existe pas. Ou alors, dites-moi, ce serait quoi l’être-catalan ? J’aimerais bien une définition. Parce que, pour tout dire, à écouter certains indépendantistes, j’ai eu l’impression qu’on est catalan par le sang.

              Opposer le crime à la manifestation pacifique est un non-sens. Le crime - si tant est qu’il s’agisse d’un crime, et pour le moment, les tribunaux n’ont pas statué - n’est pas que les indépendantistes auraient eu une attitude belliqueuse. Il est qu’ils ont détourné des institutions dont ils étaient les représentants, violé des lois dont ils étaient les garants. On ne leur reproche pas ce qu’ils ont fait en tant que militants politiques, mais ce qu’ils ont fait en tant que représentants de l’état. Personne ne les a obligés à se présenter aux élections. A partir du moment où ils étaient candidats, puis élus, dans le cadre des institutions espagnoles, alors, de facto, ils acceptaient ce cadre et devaient le respecter. C’est ce qu’on fait les écossais, par exemple.

              Le passage sur la participation à la vie politique est particulièrement idiot. N’importe qui, en Espagne, est libre d’adhérer à n’importe quel parti. Il peut ensuite participer à des élections, se faire élire ou pas, etc. Il peut même, comme plusieurs ministres du PSOE, sous Gonzalez puis sous Zappatero, être ministre et catalan.

              Il va de soi, en revanche, qu’un parti indépendantiste ne sera jamais majoritaire au parlement espagnol ! Ou alors, il faudrait que les habitants des autres provinces espagnoles se mettent à voter eux aussi pour le parti indépendantiste catalan. Cela s’annonce mal, d’autant que, dans certaines provinces, l’Andalousie par exemple, où j’ai des contacts, on a l’impression très nette que ces indépendantistes catalans, outre qu’ils se sentent supérieurs aux autres espagnols, ont pris la fâcheuse habitude de cracher à la gueule de ceux qui sont moins riches qu’eux, les andalous justement.


            • jaja jaja 5 janvier 18:10

              @Julien Esquié

              « les Catalans ça n’existe pas » dites-vous donc effectivement tout est dit d’autant plus que vous connaissez mieux les lois qu’un expert en droit international de l’ONU... Je vous rappelle que l’Espagne a signé la Charte des Nations-Unies qui prévaut sur la Constitution espagnole...

              Donc, finalement, on peut se mettre d’accord que la question catalane ne se traitera pas dans le cadre d’une légalité, qu’elle soit espagnole ou internationale mais par un rapport de force que les indépendantistes seront en mesure de créer ou non...
              .
              C’est d’ailleurs contre la légalité des États oppresseurs que se sont réalisées toutes les indépendances... depuis celle des États-Unis, jusqu’à celles des colonies françaises, comme l’Algérie, pour ce qui nous concerne....


            • Julien Esquié Julien Esquié 5 janvier 20:01

              @jaja

              J’ignorais que ce monsieur était l’arbitre unique et absolu de la légalité internationale. Je vous invite à prendre quelques minutes : très vite, vous pourrez lire ce qu’écrivent d’autres juristes, qui soutiennent un autre point de vue.

              On ne va pas se mettre d’accord, bien au contraire. La question catalane ne se traitera pas, et n’a pas à être traitée dans un cadre autre que légal.

              Une question, j’ai peur de l’oublier : que fera-t-on de ces gens qui sont espagnols, comme le sont tous les catalans de Catalogne, mais, d’un claquement des doigts, soudain, ne seront plus que des immigrés, dans telle ou telle ville que, parfois, ils auront habitée depuis un demi-siècle ? Et ces espagnols, vivant à Madrid, Tolède, Valence ou Séville, mais dont les deux parents seront catalans, leur faudra-t-il demander un permis de séjour, sachant qu’ils ne seront même plus des ressortissants européens ?

              Vous évoquez les Etats-Unis, puis l’Algérie. Mais quel est le rapport ? En quoi les catalans seraient-ils opprimés ? Leur région bénéficie d’une autonomie dont ne bénéficie aucune autre région d’Europe.

              Et, une fois encore, qui sont les catalans ?


            • jaja jaja 5 janvier 22:44

              @Julien Esquié

              Il vous a échappé que l’autonomie n’existe plus et que des élus sont en prison ou en exil et que la Catalogne est directement administrée par l’Espagne au titre de l’Article 155...
              Par ailleurs tous les partis indépendantistes ont largement fait savoir qu’était Catalan, hormis les Catalans de l’étranger, qui vivait en Catalogne... et plus de 160 000 d’entre eux ont manifesté pour l’accueil des réfugiés, la plus grosse manifestation de soutien en Europe dans un pays de seulement 7,5 millions d’habitants ! En faire des xénophobes serait un mensonge éhonté.

              En quoi sont-ils opprimés ? D’abord c’est à eux d’en juger et pas à vous, de même c’est à eux de décider s’ils veulent se séparer de l’Espagne et encore une fois à personne d’autre... Ensuite il faut savoir que toutes leurs lois sociales votées par leur Parlement ont été annulées par le Tribunal constitutionnel espagnol ce qui fait que leur autonomie n’est qu’une vaste entourloupe...

              Alors non, Alfred de Zayas, ce Monsieur comme vous dites n’est pas « l’arbitre unique et absolu de la légalité internationale » mais je l’ai cité lorsque vous m’avez conseillé de faire un peu de Droit (avec quelque condescendance)...
              Simplement pour vous montrer que de ce strict point de vue votre prétention à énoncer le Droit était très discutable... Ce qui veut dire le règlement de la question catalane ne peut se décider dans le cadre de la légalité de l’État espagnol mais ne peut se faire qu’en respectant le droit à l’autodétermination du peuple catalan comme le veut la loi internationale et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes comme l’énonce la Charte des Nations-Unies.

              Pour conclure vous défendez le point de vue de la monarchie espagnole et donc continuer de débattre entre nous n’a plus la moindre utilité. Je défends le point de vue inverse du vôtre que ce soit sur la Catalogne ou la Palestine...
              Nous ne nous mettrons pas d’accord. Chacun son camp !


            • Julien Esquié Julien Esquié 5 janvier 23:29

              @jaja

              C’est bien cela : « au titre de l’article 155 »... de la Constitution espagnole.

              Cette constitution a été écrite de manière démocratique.

              La Commission constituante comprenait un homme politique catalan, M. Tula, communiste de surcroît. Il convient de noter que, si elle comprenait également un basque, les autres provinces n’étaient pas représentées. La Catalogne n’a pas été mal traitée, au contraire, et elle a soutenu cette constitution.

              Le texte a été soumis à un référendum et, par cette voie, il a été approuvé à 88,54 %.

              Le gouvernement central agit dans le cadre de cette constitution. Il a le soutien de l’opposition.

              On ne peut pas dire que « l’autonomie n’existe plus ». Elle a été suspendue.

              Je ne sais quelles sont ces « lois sociales ». Ce que je sais, c’est que M. Puigdemont n’est pas le moins du monde socialiste. Sur le plan économique, je ne vois pas ce qui le distingue du pouvoir central. Le 14 novembre de 2012, des catalans avaient défilé contre la politique d’austérité, non pas de Madrid, mais de la Généralité. Ils avaient été matraqués par la police catalane...

              http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/10/02/violences-policieres-en-catalogne-attention-aux-images-trompeuses_5194905_4355770.html

              Le soutien qu’une certaine extrême-gauche accorde aux visées indépendantistes de la Catalogne est on ne peut plus déplacé. Nous ne sommes pas en 1936. M. Puigdemont et sa clique ne sont pas la CNT, pas même le POUM. Ils sont des nationalistes, toute leur vision du monde est qu’il convient de le diviser en deux catégories : NOUS et EUX. Non seulement ils ne sont pas du tout de gauche, si bien qu’on se demande pourquoi un NPA va les soutenir, mais leur positionnement est, tout au contraire, à l’extrême-droite.


            • Julien Esquié Julien Esquié 5 janvier 23:40

              @Julien Esquié

              Un certain gauchisme, décomposé, a perdu la classe ouvrière. Elle est passée par ici, forcément elle repassera par là. Et puis non. Elle ne repasse pas. Il faut dire que, dans cette vision du monde, mélange de sectarisme et de mythologie, la classe ouvrière, au fond, s’identifie à son costume : le bleu, la casquette du prolétaire des années 30, et ainsi de suite. Tout cela, hélas, a largement disparu. Pas l’exploitation, cela va de soi, mais elle a pris des formes qui nécessitent de la repenser. Comment repenser, comment soumettre à l’esprit critique ce qu’on tenait pour acquis, alors que L. Trotsky, en 1938 a écrit un texte (le Programme de transition) qui donne une explication valable ad vitam aeternam de l’évolution des choses et fixe aux militants des tâches (toujours les mêmes) pour un ou deux siècles ?
              Le problème, c’est qu’après 80 ans, beaucoup de choses ont changé. Ainsi notre petite discussion, quasi-instantanée, alors que nous ne nous connaissons pas et ne nous verrons jamais. Chose inimaginable pour L. Trotsky.
              Perdues, les sectes trotskystes sont devenues la caricature de ce que Lénine a décrit dans son ouvrage sur La Maladie infantile du communisme. Cherchant le prolétariat perdu, et le cherchant en vain, elles se tournent désormais - ironie ô combien sinistre - vers les luttes les plus réactionnaires qu’on puisse imaginer : la religion, le nationalisme, etc.


            • Julien Esquié Julien Esquié 5 janvier 23:41

              @jaja

              J’ai négligé ce passage :
              "En quoi sont-ils opprimés ? D’abord c’est à eux d’en juger"
              Si les catalans sont opprimées, merci de définir l’oppression.


            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 6 janvier 12:10

              @Julien Esquié
              Je crois qu’il n’arrivera pas à justifier de ce qu’il avance imprudemment


            • jaja jaja 6 janvier 16:15

              @Julien Esquié.

              La Constitution de 1978 donne un statut particulier à trois provinces : le Pays basque, la Galice et la Catalogne .La Constitution de 1978 est une avancée pour les Catalans. Le Référendum de 1979 (approuvé à 88%) donne un nouveau statut d’autonomie à la Catalogne

              En 1979, la Catalogne obtient un nouveau statut d’autonomie régionale, lors d’un référendum approuvé par 88,1% des votants. Celui-ci leur confère notamment des compétences en matière d’éducation, de santé ou encore de politique linguistique et leur permet de créer une police autonome.

              En mars 2006, le Parlement espagnol définit la région comme une « Nation » dans l’État espagnol, ce qui renforce l’autonomie catalane les Catalans disposent alors officiellement d’un drapeau national, d’un hymne et de fêtes populaires. A ces symboles nationaux s’ajoutent l’usage de la langue catalanequi devient non seulement un droit mais aussi un devoir en Catalogne.

              C’est le Parti populaire de la droite de Rajoy qui allumera le feu qui sera le point de départ de la crise actuelle en faisant annuler par le Conseil constitutionnel « la valeur juridique de la définition de la Catalogne comme « nation » et l’usage du catalan comme « langue préférentielle » dans l’administration et les médias. » Plus d’un million de Catalans protesteront dans les rues de Barcelone contre ce retour en arrière voulu par la droite néo-franquiste et la monarchie corrompue...

              En guise d’exemple, voici une sélection de lois qui, après avoir été adoptées par le Parlement catalan pour leur application en Catalogne, ont été suspendues (définitivement ou en attendant leur examen final) par le Tribunal constitutionnel espagnol (TCE) en 2015 et début 2016. Le TCE agit, dans ce contexte, à la demande du gouvernement espagnol.

              Vous écrivez « Je ne sais quelles sont ces « lois sociales » (annulées par le Tribunal constitutionnel) ce qui évidemment vous arrange bien dans votre démonstration de soutien aux forces politiques de « gauche » comme de droite de la monarchie espagnole issue du franquisme...
              En voici une liste :

              Loi contre la pauvreté énergétique. Selon cette loi, l’accès à l’électricité, au gaz ou à l’eau de la part de personnes en situation de « risque d’exclusion de logement » constitue un droit. Les services sociaux locaux auraient la possibilité d’intervenir pour éviter la coupure à l’accès de ces biens de consommation fondamentaux. Les entreprises en question devraient garantir gratuitement leurs services si les personnes affectées satisfont les critères de « risque d’exclusion de logement ». Le TCE considère que les entreprises ne peuvent pas être obligées à subvenir aux besoins des familles en situation de risque.

              -Loi interdisant le fracking. Cette loi interdit complètement l’usage de la technique de fracture hydraulique pour la recherche d’hydrocarbures. Le but est d’en éviter les effets écologiques et socioéconomiques indésirables. Le TCE a considéré qu’une telle mesure empiète sur les compétences de l’Etat central.

              Loi d’impôt sur les logements vides. Cet impôt toucherait les propriétaires des appartements vides depuis plus de deux ans, sans cause justifiée. Il vise surtout les entités financières qui possèdent des nombreux logements. La mesure toucherait environ 15000 habitations. Pour le gouvernement espagnol, ces normes se superposent à l’espace réservé à l’Etat qui à légiféré dans ce domaine même si différemment.

              Loi des gouvernements locaux. Cette loi vise à identifier et à clarifier les rôles de chaque niveau de gouvernement en vue d’en assurer la durabilité financière et l’efficacité, notamment en simplifiant les structures administratives et en évitant les doubles emplois. Cette réforme supposerait une économie d’environ 1000 millions d’euros par législature. Il s’agit également de promouvoir la transparence et la participation des citoyens. En cours d’examen par le TCE, le gouvernement espagnol considère qu’il existerait un octroi indu de compétences par le gouvernement catalan.

              Loi interdisant les grandes surfaces commerciales en dehors des villes. Cette loi interdit l’implantation d’établissements commerciaux d’une surface égale ou supérieure à 800 mètres carrés en dehors des « trames urbaines consolidées ». Le TCE considère que la loi ne s’appuierait pas sur des « raisons impérieuses d’intérêt général », tel qu’exigé par la loi de base de l’Etat central.

              Loi d’action extérieure et de relations avec l’Union européenne. Cette loi vise à renforcer les relations avec l’UE et à continuer d’avancer vers une action extérieure efficace et cohérente. Elle cherche à positionner les intérêts de la Catalogne dans le monde et à renforcer les relations avec d’autres gouvernements, organismes multilatéraux et réseaux de coopération dans l’UE. Pour le TCE, la compétence des relations extérieures serait exclusive de l’Etat central.

              Loi du Síndic de Greuges (entité de défense des citoyens). Le TCE a considéré qu’il ne faut pas évoquer que cette entité soit une « autorité catalane » pour la Prévention de la torture i d’autres traitements ou peines cruels, inhumains ou dégradants, en cohérence avec le Protocol facultatif de la Convention des Nations Unies adopté per son Assemblée Générale (Résolution 57/199, du 18 décembre de 2002, ratifiée par l’Etat espagnol le 3 mars 2006).

              Non sans humeur, le dessinateur catalan Jordi Calvís a produit une vidéo sur la suspension des lois catalanes. Voir dans cette page : http://www.vilaweb.cat/noticies/les-prohibicions-del-tc-en-un-video-animat/

              Il est aisé de conclure que si toutes ces lois et bien d’autres sont suspendues pour des raisons constitutionnelles (30 normes sont actuellement en attente d’examen), la Constitution espagnole apparaît comme n’étant en aucun cas « fédérale ».

              En fait, le système des Communautés autonomes est essentiellement une dévolution administrative « sous surveillance », pouvant en tout moment être remis en cause par les lois approuvées à Madrid. Bien que l’usage qui est fait de la Constitution pourrait être moins centralisateur, il n’est pas imaginable de faire évoluer cette situation sans une réforme approfondie du texte pour, au minimum, inclure la reconnaissance des nations non espagnoles et de leur action politique et économique effective. Toute réforme, même modeste, est toutefois très compromise : bien plus d’un tiers du Parlement et du Sénat espagnols sont et seront contrôlés par les forces politiques contraires, le Parti Populaire et Ciudadanos. Tandis que les socialistes du PSOE ne sont pas loin de la droite à cet égard, Podemos ne prévoit qu’une vague « multiculturalité » de l’Etat.


            • jaja jaja 6 janvier 16:26

              @ Julien Esquié : Ce que je sais, c’est que M. Puigdemont n’est pas le moins du monde socialiste. Sur le plan économique, je ne vois pas ce qui le distingue du pouvoir central. Le 14 novembre de 2012, des catalans avaient défilé contre la politique d’austérité, non pas de Madrid, mais de la Généralité. Ils avaient été matraqués par la police catalane... »

              Puigdemont n’est pas socialiste certes, je le sais aussi bien que vous et que la gauche Catalane... Et comme le dit la déclaration sur la Catalogne de la IVème internationale :

              « C’est aussi un devoir de la gauche et du mouvement ouvrier, au niveau international, d’organiser de larges campagnes de soutien au mouvement catalan et de dénonciation de la campagne menée par la classe dominante et ses médias contre celui-ci.

              Grève générale, auto-organisation et débordement

              Dans cette situation complexe, la participation active de la classe ouvrière et son rôle protagoniste sont fondamentaux pour assurer un processus favorable aux intérêts populaires. La possibilité d’impulser la lutte de la classe ouvrière, avec son propre calendrier, et d’atteindre ainsi une nouvelle hégémonie sociale anticapitaliste, dépend de la capacité du mouvement ouvrier, par rapport au reste des classes sociales, à rompre avec le corporatisme et l’économicisme passif et à agir politiquement pour résoudre une grande question nationale. Il faudra travailler durement pour réduire à marche forcée la distance entre ce qui est nécessaire et ce qui est possible.

              La mobilisation de masse à laquelle nous avons assisté le 3 octobre, avec une grève générale qui a paralysé la Catalogne, a bâti le socle d’une irruption croissante du mouvement ouvrier organisé dans le processus politique et de la généralisation des dynamiques d’auto-organisation dans les quartiers (les Comités de Défense du Référendum qui semblent devenir maintenant des Comités de Défense de la République), les localités et quelques centres de travail. La base sociale du mouvement est en cours de massification, les partis nationalistes, l’Assemblée Nationale Catalane et Omnium Culturel, qui jusqu’au mois dernier avaient mené le « processus indépendantiste » de manière exclusive, sont en présence aujourd’hui de la montée en puissance de secteurs plus dynamiques, ouvriers et radicaux. »

              http://www.inprecor.fr/article-Appel%20pour%20la%20Catalogne-Soutenons%20la%20lutte%20du%20peuple%20catalan?id=2065


            • jaja jaja 6 janvier 16:32

              @j Julien Esquié

              Quant à la répression de la police catalane, contre les mouvements sociaux, les fameux Mossos, ce sont nos amis Indignés et gauche nationaliste catalane qui les ont subi...La police reste l’outil de répression par excellence et c’est encore les Mossos qui ont arrêté récemment deux indépendantistes de la CUP anticapitaliste. CUP qui a largement fait savoir que cette police répressive ne devrait pas survivre à l’indépendance...


            • jaja jaja 6 janvier 16:48

              @Julien Esquié « Perdues, les sectes trotskystes sont devenues la caricature de ce que Lénine a décrit dans son ouvrage sur La Maladie infantile du communisme. »

              Tandis que certains de nos amis « démocrates » sont devenues des caricatures bafouant toute démocratie en soutenant des régimes monarchiques, comme celui des Bourbons d’Espagne, corrompus jusqu’à la moelle et issus du fascisme, contre une République catalane en gestation à qui, au mépris des lois internationales, est refusé le choix par les urnes, le Référendum sur l’indépendance...


            • jaja jaja 6 janvier 16:59

              @Julien Esquié : « J’ai négligé ce passage : "En quoi sont-ils opprimés ? D’abord c’est à eux d’en juger"
              Si les catalans sont opprimées, merci de définir l’oppression
               »

              C’est un cours d’histoire de la Catalogne qu’il vous faut... Croyez-vous que les Catalans ont oublié que leur premier Président, Lluis Companys, a été exécuté par l’Espagne franquiste, après lui avoir été livré par la Gestapo... et la répression menée pendant les décennies de la dictature qui a interdit jusqu’à l’usage de la langue catalane... où la répression actuelle qui ne se contente pas de retoquer les lois votées par le Parlement catalan mais emprisonne ses élus et contraint son Président à l’exil s’il ne veut pas connaître les geôles espagnoles...

              Bon vous, le démocrate, supporteriez peut-être de telles mesures si elles étaient appliquées dans votre pays, mais ce n’est sûrement pas le cas de tout le monde... En tout cas pas de toutes celles et tous ceux attachés à la véritable démocratie !


            • jaja jaja 6 janvier 17:07

              @Julien Esquié : Toujours sur l’auto-organisation en Catalogne :

              « Un nouveau acteur politique, l’auto-organisation

              Cf. aussi : [Espagne] [Malewski Jan]

              Jan Malewski*

              Après le succès des barrages routiers lors de la grève nationale du 8 novembre, la presse catalane a analysé les mobilisations des milliers de citoyens à l’initiative des Comité de défense de la République (CDR), apparus peu avant le référendum du 1er octobre, pour en assurer le déroulement, comme un « nouvel acteur [qui] émerge en tant que promoteur de mobilisations en accord avec les mouvements indépendantistes, mais menant des actions plus directes, telles que les occupations d’espaces publics et les blocages des communications. » (1) »

              http://www.inprecor.fr/article-ESPAGNE%20%20%20CATALOGNE-Un%20nouveau%20acteur%20politique,%20%20l%E2%80%99auto-organisation?id=2086


            • Julien Esquié Julien Esquié 6 janvier 20:23

              @jaja

              C’est l’atomisation par la masse.
              Si nous nous mettons à nous balancer des pleines pages de copié-collé dans la gueule, le débat va se disperser.
              L’auto-organisation ? Tiens donc. C’est une des vitrines du NPA, j’imagine. Parce que le Vieux de la Montagne, quant à lui, n’était pas du tout pour l’auto-organisation. J’imagine que les anciens, qui tirent les ficelles du micro-parti, n’ont pas oublié leurs classiques.
              Quoi qu’il en soit, c’est n’importe quoi.
              Une élection ne peut se dérouler que dans un cadre très précis, conforme à la loi.


            • Julien Esquié Julien Esquié 6 janvier 20:41

              @jaja

              L. Companys a été exécuté en 1940. C’était il y a 78 ans, deux ans après la publication du Programme de transition. La dictature est terminée. Les institutions espagnoles sont tout à fait démocratiques. L’Espagne est un des états les plus décentralisés d’Europe. Et la Catalogne, dans ce cadre ultra-décentralisé, bénéficie d’une autonomie tout à fait délirante.

              On dirait que, pour vous, on naît catalan, de parents catalans, puis on passe toute sa vie en Catalogne, si bien qu’on est catalan de toute éternité et ad vitam aternam. Il va sans dire que les catalans, quand ils procréent, procréent entre eux. Il n’existe aucun catalan hors de Catalogne et tous les habitants de la Catalogne sont des catalans. Ce qui existe, c’est un être-catalan, une essence de la catalanité, qui se distingue de toutes les autres essences... ou disons-le : une ethnie catalane, qui se distingue de toutes les autres ethnies.

              La société espagnole, comme toutes les société démocratiques, est un mélange. Un petit groupe d’idéologues peut bien, et non sans un certain succès, c’est tout le malheur, bourrer les crânes qu’on lui confie à coups de légendes pieuses, les faits sont têtus. Il n’existe aucune forme d’oppression en Catalogne. Prétendre que la Catalogne serait oppressée, c’est même une insulte à tous les peuples qui subissent une véritable oppression. Et ils sont nombreux. Ils paraissent ne pas vous intéresser.

              L’exemple de la langue fait tourner votre message au grotesque : nous sommes en 2018, pas en 1938. Non seulement l’usage du catalan n’est pas interdit dans la Communauté autonome de Catalogne, mais il en est l’une des deux langues officielles.

              WIKIPEDIA :

              "Selon l’enquête linguistique réalisée en 2008 par le gouvernement de la Catalogne, qui diffère sensiblement de celle de 2003, une majorité revendique l’espagnol comme la langue à laquelle elle s’identifie (46,5 % pour l’espagnol contre 37,2 % pour le catalan ; en 2003 les chiffres étaient de 47,5 % pour l’espagnol et 44,3 % pour le catalan ; entre-temps la part de ceux qui s’identifient autant à l’une qu’à l’autre langue a progressé, passant de 5,0 % à 8,8 %). Dans la vie quotidienne, l’usage habituel du catalan est passé de 46,0 % à 35,6 % (de 47,2 % à 45,9 % pour l’espagnol ; et de 4,7 % à 12,0 % pour l’emploi indistinct de l’une comme de l’autre). 55,0 % des citoyens ont déclaré l’espagnol comme langue maternelle, pour 31,6 % le catalan (en 2003, respectivement 56,1 % et 36,2 %), et 3,8 % déclarent deux langues maternelles (contre 2,5 % en 2003). Enfin, 94,6 % des personnes interrogées déclarent comprendre le catalan ; 78,3 %, le parler ; 81,7 %, le lire ; 61,8 % l’écrire (les chiffres pour l’espagnol sont respectivement de 99,9 %, 99,7 %, 97,4 % et 95,6 %)."


            • Julien Esquié Julien Esquié 6 janvier 20:46

              @jaja

              Arrêtez d’écrire n’importe quoi. Les bourbons n’ont pas le pouvoir en Espagne. Le roi n’a aucun pouvoir, sinon, comme son homologue anglaise, celui d’inaugurer les chrysanthèmes.

              Ce référendum était illégal. Il a été marqué par un taux d’abstention de 57,62 %. Tous les partis qui sont opposés à l’indépendance ou qui, plus modestement, sont attachés au respect des institutions, avaient appelé au boycott.

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