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Accueil du site > Actualités > International > L’inutilité des organisations de défense des droits de l’homme (...)

L’inutilité des organisations de défense des droits de l’homme en Ukraine comme exemple de la crise des institutions de régulation globale

J'ai tenu à traduire ce texte qui montre bien le désabusement de beaucoup lorsqu'ils dénoncent certains crimes commis par des gouvernements, lorsque ces crimes ne sont pas à l'avantage de l'OTAN, ou l'Occident en général. Les défenseurs des droits de l'homme réellement conscients et endurcis, savent depuis longtemps que des organisations comme Amnesty International ou Human Rights Watch ne sont que des instruments au service de la politique américaine entre autre.

Ces organisations dénoncent des crimes, parfois imaginaires, si cela peut permettre de salir un pays ennemi des États-Unis, et ferment les yeux sur beaucoup d'autres lorsqu'ils sont commis par des pays qui sont des fidèles vassaux des États-Unis. Le cas de Vadim, illustre une fois de plus, le deux poids deux mesures à l'occidentale, et l'inutilité de ces organisations de soi-disant défense des droits de l'homme, qui ne sont en réalité que des leviers de pouvoir politique international offerts au plus offrant.

Chaque année il y a dans le monde un sentiment croissant qu'il y a de plus en plus de tensions et de guerres. Les guerres ont toujours existé et c'est normal, cela fait aujourd'hui partie de la nature humaine. Mais la confrontation de divers systèmes politiques et économiques devient de plus en plus féroce. Cela peut être clairement vu dans l'exemple de la confrontation entre les principales puissances et blocs de pays à travers le monde.

Plus personne n'est surpris par des sanctions internationales. Au contraire, elles commencent même à être perçues comme une routine. Les guerres civiles qui ont lieu dans différents pays (Irak, Libye, Syrie, les Balkans, Ukraine et beaucoup d'autres) sont devenus monnaie courante, le terrorisme, dont nous n'entendions presque pas parler dans les années 90, est maintenant devenu partie intégrante de nos flux de nouvelles. Les institutions de régulation des conflits internationaux que nous connaissons ont cessé de fonctionner.

L'ONU, l'OSCE, l'APCE et les autres organisations internationales occidentales, ne peuvent agir en réalité aujourd'hui que comme des observateurs ou simplement se retirer du problème et cesser de le remarquer, en prétendant qu'il n'existe pas, ou qu'il se résoudra tout seul. Le temps nous convainc du contraire, il ne va pas se résoudre. À l'inverse, il ne va qu'empirer.

Personnellement, je l'ai senti de manière très distincte l'année dernière, quand, en novembre 2016, un citoyen ukrainien, Vadim Chekhovsky, s'est adressé à nous afin que nous l'aidions. Je suis le président d'une petite organisation qui unit les gens de la ville ukrainienne de Kharkov vivant en Russie, et Vadim est mon compatriote, qui, en mars 2015, a été kidnappé par des combattants du bataillon nationaliste Azov. Vadim a passé trois mois au secret, sans que ses proches le sachent, il a été gardé dans des prisons improvisées, régulièrement battu, mis dans un tel état qu'il avait urgemment besoin d'une opération, qui a finalement été faite secrètement sans respecter aucune des procédures officielles.

La chose la plus terrible, c'est lorsque vos proches souffrent avec vous et que vous ne pouvez pas les aider, sauf à accepter les conditions qui vous sont proposées. Quand Vadim a refusé de reconnaître les accusations de possession d'armes et d'appartenance à une organisation « terroriste », les employés des Services de Sécurité Ukrainiens (SBU) ont enlevé la femme de Vadim et ont commencé à la frapper violemment dans la salle d'interrogatoire mitoyenne, et « l'interrogatoire » a continué ainsi jusqu'à ce que Vadim accepte de signer les papiers nécessaires. Ni Vadim ni sa femme n'ont été officiellement accusés durant toute leur détention, la permission de la cour pour les arrêter n'a pas été reçue, presque tous les droits de l'homme et les normes de procédures légales ont été violés.

En conséquence, Vadim a été amené devant la cours seulement trois mois après sa première arrestation, complètement brisé moralement et physiquement, il a été intimidé et obligé de renoncer à son avocat. La cour a condamné Vadim à un an de prison en colonie pénitentiaire stricte. Une sentence très étrange, pour un « dangereux terroriste ». Les preuves présentées étaient si faibles que le juge a compris le fond réel de l'affaire et n'a simplement pas voulu prendre la responsabilité de la décision de tuer une personne innocente. Malheureusement, aujourd'hui, la situation en Ukraine est telle que le tribunal est obligé de faire des compromis avec les organismes d'application de la loi et de prendre de telles décisions qui seraient acceptables pour les Services de Sécurité Ukrainiens (SBU).

À l'automne 2016, Vadim est sorti de prison et a décidé de raconter tout ce qui lui est arrivé, ainsi que les histoires de ceux qu'il avait rencontrés en prison, de raconter les histoires de ceux qui étaient comme lui, prisonniers politiques. Vadim a écrit le texte, et a tourné un message vidéo dans lequel il a raconté son histoire, dans l'espoir que cela aiderait à attirer l'attention sur la situation qui s'est développée en Ukraine, et que cela améliorerait le sort de ceux qui sont encore dans les prisons ukrainiennes.

Lorsque Vadim nous a montré sa vidéo et nous a demandé de l'aider à transmettre cette informations aux organisations de défense des droits de l'homme, de faire un rapport sur ces personnes qui sont toujours dans les donjons ukrainiens , nous étions immédiatement d'accord et avons d'abord écrit plusieurs lettres officielles aux principales organisations occidentales de défense des droits de l'homme comme Amnesty International et Human Rights Watch.

Les lettres ont été envoyées à la fois aux adresses e-mail officielles indiquées sur les sites internet de ces organisations, et par courrier papier à l'adresse physique. Nous étions convaincus que nous pourrions établir un dialogue et mettre en place un travail conjoint efficace.

Surtout après qu'en juin 2016, l'assistant du secrétaire général des Nations Unies, Ivan Šimonović ait accusé les Services de Sécurité Ukrainiens de mener des « détentions massives de personnes soutenant l'insurrection qui a lieu dans le pays et leur infligent systématiquement des tortures. Cela a lieu dans cinq centres secrets ». Lorsque le SBU n'a pas laissé la commission de l'ONU entrer dans ses installations, interrompant de fait le voyage d'inspection, la commission spéciale de l'ONU avait alors démonstrativement quitté l'Ukraine. Par la suite, l'ONU et Amnesty International ont publié des rapports sur les violations systématiques des droits de l'homme et les traitements cruels des prisonniers en Ukraine.

Dans notre lettre, nous demandions d'inclure le cas de Vadim dans la liste des affaires sur lesquelles enquêter en terme de violations des droits de l'homme, d'examiner la liste de personnes qui étaient toujours en prison, beaucoup d'entre eux étaient emprisonnés à cette épique sans qu'aucune accusation officielle n'ait été présenté. Comme Vadim, ils avaient simplement été enlevés. Nous leur demandions d'aller voir les prisonniers, de les prendre sous leur autorité et leur protection.

Lettre à Amnesty International

Lettre à Amnesty International

Quelle fut notre surprise de faire face à un mépris total. Nous n'avons reçu aucune réponse. La seule que nous ayons reçue venait de la boîte e-mail du bureau de Human Rights Watch à Paris, et qui venait d'un robot de réponse automatique nous disant que notre demande avait été enregistrée et que nous serions recontactés dès que possible.

Nous avons attendus jusqu'à la fin de 2016, mais personne ne nous a contacté. À la fin de l'année, nous avons téléphoné aux principaux bureaux de AI et HRW et avons essayé de découvrir quel sort avait été réservé à nos demandes. On nous a répondu qu'ils n'avaient reçu aucune lettre de notre part et nous ont demandé de les envoyer à nouveau.

En février 2017, nous avons complété et mis à jour les informations et avons soumis à nouveau nos demandes aux adresses indiquées, mais avons fait face au même problème - un mépris total. Seulement cette fois, nous avons reçu une réponse automatique de la branche londonienne d'AI, dans laquelle on nous disait que notre demande avait été acceptée et prise en considération.

Nous avons décidé de nous assurer que notre demande avait réellement été reçue, et avons appelé le numéro indiqué dans la lettre. On nous a répondu que nos lettres avaient été reçues et que l'on nous recontacterai pour clarifier les détails. Nous avons surtout demandé de prêter attention à la liste de personnes, qui, d'après nos informations sont toujours en prison et sont dans un état incertain. Nous étions prêts à aider à établir les contacts avec les proches et les avocats des autres prisonniers. Néanmoins, après cet appel, personne ne nous a contacté.

Par la suite, nous avons essayé d'établir des relations avec la branche ukrainienne d'Amnesty International et le bureau de Moscou de Human Rights Watch, mais à chaque fois, l'effet était absolument identique. Les employés avec qui nous parlions refusaient même d'écrire une réponse officielle disant qu'ils avaient reçu une lettre de notre part, et que le cas de Vadim Chekhovsky avait été ajouté à la liste des cas à traiter, son numéro d'enregistrement et au moins un délai approximatif pour sa prise en considération.

De même, en juin 2017, nous avons envoyé la même requête au groupe ukrainien de Helsinki pour les droits de l'homme, où l'on nous a formellement répondu par lettre qu'ils avaient pris note de l'information que nous avions fournie, mais que, malheureusement, ils ne pouvaient pas nous aider, car le cas relève de la juridiction du bureau du procureur général ukrainien, et que seul lui pouvait donner une évaluation légale des événements qui avaient eu lieu. Néanmoins, dans la même lettre, le juriste de l'organisation a écrit franchement qu'il doutait que les « exécutants » soient amenés devant la justice.

Lettre du groupe Helsinki

Lettre du groupe Helsinki

D'accord. Donc que devrions-nous faire dans une situation dans laquelle toutes les organisations de défense des droits de l'homme que nous connaissons sont, en fait, impuissantes et inutiles ? Dans le même temps, il faut rappeler que ce sont des grosses structures internationales et respectées, que dire alors des organisations régionales basées sur des volontaires ? La question clef est de savoir si ces organisations de défense des droits de l'homme ne peuvent réellement rien faire, ou simplement, si pour certaines raisons, par exemple des raisons politiques, elles ont décidé de prendre leurs distances avec ce genre de problèmes ?

Par conséquent, en juillet 2017, conformément aux instructions, nous avons formalisé et adressé une plainte officielle au Comité contre la torture de l'ONU et au Comité des droits de l'homme de l'ONU. On nous a dit que nous serions contactés quelques mois après avoir étudié les circonstances et les détails de la plainte. Maintenant, nous attendons des commentaires. Bien sûr, pour la plupart des prisonniers, que nous avons mentionnés dans les listes, c'est juste du temps perdu et la situation de chacun d'entre eux a déjà changé plusieurs fois.

Si nous revenons au début, combien de conflits avons nous réellement réussi à résoudre récemment dans le cadre des organisations internationales globales ? Est-ce que le droit international marche réellement, est-il devenu un instrument dans les mains de politiciens qui préfèrent interpréter la loi et les droits de l'homme d'une manière politiquement avantageuse pour eux ? L'Ukraine et la situation qui a pris forme là-bas n'est qu'un exemple éclatant du problème global qui se voit en Europe. Et peu importe que le problème soit celui des réfugiés venant d'Afrique, ou un nombre croissant de conflits régionaux. Nous devons reconsidérer nos idées habituelles, abandonner les mythes politiques qui nous sont imposés dans beaucoup de médias, et faire clairement la distinction entre la propagande politique et les événements réels.

Respectueusement,
Président de l'organisation publique
“Kharkov compatriote Kharkov Sloboda”
Alexeï Loukyanov
Lukyanov@kharkovchane.ru

Source : http://kharkovec.livejournal.com/366.html

Traduction par Christelle Néant


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27 réactions à cet article    


  • VivreenRussie VivreenRussie 16 septembre 12:31

    Sur le site de HRW il y a ceci :


    21/07/2016

    15/09/2017

    ------------------
    Donc HRW n’est pas complètement sourd et aveugle mais il y a un sacré décalage entre la liste publié par cette association de Kharkov et eux avec juste 1 personne en 2017...

    • Christelle Néant Christelle Néant 16 septembre 13:24

      @VivreenRussie
      Non ils publient des rapports, mais il n’y a aucun battage médiatique autour comme on a pu le voir sur d’autres dossiers récents. Ce qui fait que ces rapports n’ont aucune incidence. Et comme tu le signale il y a un décalage énorme entre le nombre de faits et ce qui est rapporté dans ces rapports. Cela revient à minimiser les crimes de Kiev...


    • Alex Alex 16 septembre 15:16

      @Christelle Néant


      Donc, le problème est essentiellement le manque de battage médiatique autour de ces rapports. Le titre de l’article suggérait autre chose. 

    • Christelle Néant Christelle Néant 16 septembre 15:26

      @Alex
      Encore une fois vous tronquez les choses. Ces organisations ont mis des années à admettre ce qui se passe en Ukraine, alors qu’elles avaient les preuves sous les yeux. Ensuite elles minimisent ces faits en passant sous silence un grand nombre de cas comme celui de Vadim. Enfin, quand elles publient des rapports elles le font très discrètement. C’est un tout qui montre leur manque de volonté évident de faire leur travail. Elles sont donc effectivement inutiles, car elles sont financées par des gens qui ont des intérêts qui ne sont pas ceux du peuple ukrainien qui subit toutes ces horreurs.


    • catapulte 14 octobre 20:17

      @Christelle Néant
      A.I, HRW publient sur internet et dans leurs publications papier respectives, aujourd’hui comme depuis toujours...
      Seulement, il faut s’y intéresser pour que lesdites publications n’est pas le caractère « discret » que vous leur prêtez.

      Que voudriez vous que ces organismes fassent de plus que diffuser leurs rapports comme ils le font ? Vous traîner de force, un couteau sous la gorge, jusqu’au centre de documentation le plus proche afin que vous y preniez connaissance, même malgré vous, de leur fastidieux contenu ( toujours présenté sous forme de pavés ) ?

      Vous étiez-vous déjà offusquée de cette prétendue « discrétion » avant qu’il soit fait état des exactions commises en Ukraine ?


    • Christelle Néant Christelle Néant 14 octobre 20:23

      @catapulte
      Ils ont plus que traîné avant de dire ce qui se passait en Ukraine oui !!! La Russie et les habitants du Donbass ont dénoncé depuis longtemps les agissements en Ukraine, du SBU, de Pravyi Sektor.
      Arrêtez de faire croire qu’il n’ont que leur site comme moyen de diffusion. Leurs rapports ils savent leur donner du poids médiatique en lançant des campagnes de comm monstrueuses quand ils veulent. Faut arrêter la mauvaise foi...


    • zygzornifle zygzornifle 16 septembre 13:52

      Ces organisations ne servent qu’a faire vivre leurs nombreux cadres très bien payés .....


      • Dom66 Dom66 16 septembre 17:31

        Bonjour Christelle Néant,

        Absent depuis un bon bout de temps d’AV (Vacances en Crimée) je revient pour encore, vous remercier pour vos articles, j’ai vu que l’on parlait (en bien) de vous dans les colonnes de sputniknews...  https://fr.sputniknews.com/international/201709051032925042-donbass-ukraine-journaliste-francaise/

        Bravo pour votre boulot.

        Pour cet article qu’une seul chose à dire pour ceux qui suivent ce qu’il ce passe dans le monde

        c’est : "Amnesty International ou Human Rights Watch ne sont que des instruments au service de la politique américaine entre autre".

        Bonne continuation.

        Dom


        • Christelle Néant Christelle Néant 16 septembre 21:09

          @Dom66
          Merci pour vos encouragements smiley


        • VivreenRussie VivreenRussie 17 septembre 08:55

          @Dom66, A l’occasion il serait intéressant d’avoir un petit retour de « vos vacances en Crimée »,

          En lisant la presse française je me demande :
          - combien de kgs de nourriture avez vous emmené avec vous pour survivre ?
          - comment avez vous passé tous ces check points de l’armée d’occupation ?
          - pas trop difficile de rester cloîtré dans sa chambre d’hotel sans liberté de mouvement ?
          - « l’ambiance » doit être morose en Crimée après 3 ans d’occupation ?
          ...


        • VivreenRussie VivreenRussie 17 septembre 10:39

          Un nouvel arrivant parle de la Crimée, son arrivée est récente, 6 mois, il dresse un premier « bilan » :

          (c’est en russe)

          • catapulte 14 octobre 16:30

            Je vous cite : « L’ONU, l’OSCE, l’APCE et les autres organisations internationales occidentales... »

            L’ONU est une organisation occidentale ? Qu’ y font la Russie, la Chine avec leur droit de veto respectif ?


            • Christelle Néant Christelle Néant 14 octobre 16:40

              @catapulte
              De facto puisque l’ONU n’est plus qu’une énième officine US au final... D’ailleurs c’est eux qui au départ ont défini la structure du schmiblick... Mais mon « autres organisations internationales occidentales » faisait surtout référence à l’OSCE et l’APCE citées juste avant.


            • catapulte 14 octobre 16:57

              S’agissant des institutions de régulation internationales (ONU, OSCE, Conseil de l’Europe), je vous cite :

              " ne peuvent agir en réalité aujourd’hui que comme des observateurs ou simplement se retirer du problème et cesser de le remarquer, en prétendant qu’il n’existe pas, ou qu’il se résoudra tout seul."

              Soyons d’accord au commencement : la seul alternative à l’inaction, c’est l’action. Et l’action implique inévitablement la mise en oeuvre de moyens d’actions.
              Or quels autres moyens que ceux coercitifs contre les belligérants pour effectivement résoudre un conflit armée ou ,à tout le moins, en contenir les tragiques conséquences sur les victimes civiles. Et donc, quel autres options que celle militaire et armées.

              Seriez-vous en train de déplorez la non-intervention armée des organismes internationaux dans des conflits tels que ceux du Donbass ?


              • Christelle Néant Christelle Néant 14 octobre 20:25

                @catapulte
                Il y a bien d’autres moyens que l’armée pour faire plier Kiev. L’argent est un très bon moyen. Le FMI peut être un outil pour obliger l’Ukraine à mettre en oeuvre les accords de Minsk !!! Eh oui. Il faut avoir un horizon bien limité pour croire que tout ne se règle que par la force des armes.


              • catapulte 14 octobre 17:46

                Je vous cite : "l’ONU et Amnesty International ont publié des rapports sur les violations systématiques des droits de l’homme et les traitements cruels des prisonniers en Ukraine.« 

                Ces organismes internationaux ont donc bien rempli leur mission d’observation, de rapport et de dénonciation de crimes contraires aux droits de l’homme, contrairement à ce dont vous les accusez en préambule de votre article.

                Qu’elle importance que tel ou tel cas particulier ne soit pas inclus au rapport global. La gravité des faits n’en est pas pour autant diminuée.

                Pour ce qui est du »battage médiatique« qui semble vous manquer en suite des rapports précités, il échappe évidemment à leurs auteurs pour n’être que de la responsabilité des médias observateurs.

                Il est tant d’autres exactions de même gravité commises à travers le monde et chaque années sans qu’elles donnent lieu à un battage médiatique... Pourquoi s’en émouvoir particulièrement lorsque le phénomène implique l’Ukraine ?

                Les crimes perpétrés par l’armée américaine à la prison d’Abou Graĩb avaient mobilisé tous les médias des pays occidentaux. De même que ceux commis par l’armée anglaise contre des civils irakiens et révélés par une vidéo. On peut cité également, à la décharge d’Amnesty internationale, l’insistante dénonciation de l’existence même du camp de détention de Guantanamo et la mise au jour des détentions arbitraires pratiquées par la NSA dans des bases secrètes situées sur le sol allemand. Voyez qu’il n’y a pas de volonté occidentale de taire les crimes » qui ne sont pas à l’avantage de l’occident « , pas plus que ceux commis par les » fidèles vassaux des Etats-Unis", ce que ne saurait être considéré l’Ukraine au regard de son histoire agitée sur ces 20 dernières années...


                • Christelle Néant Christelle Néant 14 octobre 20:28

                  @catapulte
                  Ils ont traîné avant de le faire, ont minimisé les faits, et non le battage médiatique n’est pas dû qu’à la volonté des médias. Ces ONG ont des plan de communication bien huilé. Concernant ces exactions, comme celles commises par les armées US et UK, c’est internet qui a obligé à faire la lumière sur tout ce bordel. Tout comme pour l’Ukraine c’est devant des infos alternatives persistantes que l’ONU, AI et HRW ont d’un seul coup découvert ce que la Russie et bien d’autres disaient depuis longtemps.
                  Arrêtez ce jeu de mauvaise foi s’il-vous-plaît.


                • Kievard 14 octobre 23:28

                  @Christelle Néant
                  C’est bien Amnesty international et le CICR qui révèle les premiers le scandal qui salit l’Amérique pour toujours en Aout 2003. c’est plus tard que les photos et les videos qui servent de preuve sortiront


                • Christelle Néant Christelle Néant 15 octobre 10:02

                  @Kievard
                  Ils l’ont fait très discrètement alors, vu que le scandale n’éclate qu’une fois ces photos et vidéos publiées... Comme dans le cas de l’Ukraine, ces rapports sont publiés très discrètement, sans campagne de pub orchestrée. Ce qu’ils font dans d’autres cas, comme ceux qui concernent la Russie et autres « ennemis » des USA. Là c’est articles à tout va, publicités, campagnes d’affichage, pétitions, etc.
                  Un rapport autour duquel aucune publicité n’est faite, c’est presque comme s’il n’avait pas été publié. Aujourd’hui, sans battage médiatique, combien de personnes vont spontanément aller fouiller le site d’AI pour aller trouver LE rapport dont aucun média n’a parlé ? Presque personne. Et c’est voulu.
                  Concernant le CICR j’ai des griefs énormes contre eux concernant les tortures en Ukraine. Nous savons par plusieurs témoignages que leur personnel sait pour les tortures dans les prisons secrètes du SBU depuis le début. Ils ont vu des prisonniers, et les traces évidentes des tortures qu’ils avaient subis. Plusieurs leur ont raconté leur histoire. Aucune n’est sortie dans un rapport du CICR. Et quand on les appelle pour leur demander des comptes, ils nous disent que la personne est en congés, ou je ne sait où. Arrêtez de trouver des excuses à ces ONG qui sont tout sauf neutres.


                • Décidément 17 octobre 18:39

                  @Christelle Néant
                  A titre d’exemple,

                  Dans un rapport publié au mois de Mai 2014, Amnesty International recense , entre autres, les actes de torture commis à travers le monde durant les cinq années écoulées.

                  L’Organisation pointe du doigt la série télévisée « 24 Heures », production américaine donc on ne peut plus occidentale, comme concourant à la promotion de l’usage de la torture.

                  Dans son rapport, l’agence note "Depuis la soi-disant guerre contre le terrorisme, l’usage de la torture particulièrement aux Etats-Unis et dans leurs sphères d’influence (...) a été complètement normalisé". S’agirait-il là d’un parti pris pro-occidental de la part d’Amnesty ?

                  A.I. a également évoqué "la cruauté à l’égard des prisonniers aux Etats-Unis qui sont placés en isolement, sans lumière« et »l’échec persistant" des pays européens à enquêter sur les allégations de complicité de torture.

                  L’info est diffusée telle quelle part la chaîne d’information continue française BFMTV dès la sortie du rapport ; Rien de tel pour le battage médiatique.

                  S’agit-il, là encore, d’une tentative de dissimulation d’Amnesty International des exactions commises dans les pays occidentaux ? Avec la complicité, qui plus est, des médias occidentaux ?



                • Christelle Néant Christelle Néant 17 octobre 19:01

                  @Décidément
                  Arrêtez de vous recréer 20 000 comptes pour faire semblant de ne pas comprendre. Ce n’est pas parce qu’une chaîne en a parlé et que le rapport contient des termes généraux sur le fait que la torture a été normalisée que cela équivaut aux campagnes massives (le plus souvent basées sur des rapports foireux d’ailleurs), dès qu’il s’agit de la Russie par exemple.
                  Il y a bien un deux poids deux mesures. Et si vous voulez contester cela, allez en parler avec l’auteur original de cette article, que je n’ai fait que traduire, et qui lui a été en contact direct avec AI et a pu voir ce que vaut leur travail. Son nom et son e-mail sont en bas de l’article.
                  Concernant l’Ukraine, qui est le dossier que je connais le mieux concernant AI, le CICR et HRW, leurs rapports sont édulcorés, et publiés sans grande pression médiatique. Quelques journaux en parlent, mais cela n’a rien à voir avec le déchaînement que l’on a pu voir dans le cas des Pussy Riot ou de l’histoire des homosexuels en Tchétchénie. C’est ça le deux poids deux mesures. Comme lorsque la presse occidentale parle parfois des morts civils dans le Donbass, sans préciser de quel coté ils se trouvent, pour ne pas avoir à dire que c’est l’armée ukrainienne qui les a tués. Oui l’information est transmise, mais il faut voir comment.... Et surtout il faut voir combien de cas comme celui de Vadim sont mis à la trappe, et donc non pris en compte dans ces rapports.


                • catapulte 14 octobre 18:35

                  Je vous cite : «  L’Ukraine et la situation qui a pris forme là-bas n’est qu’un exemple éclatant du problème global qui se voit en Europe. »

                   ??? Pourriez-vous expliciter, je vous prie ?

                  A quel « problème global qui se voit en Europe » et dont la situation ukrainienne serait un « exemple éclatant » faite vous référence ?

                  Et que vient faire la question des réfugiés africains en Europe dans la compréhension du conflit ukrainien ?

                  A quels conflits régionaux, lesquels seraient, selon vous, en nombre croissant en Europe, faites-vous allusion ?


                  • Christelle Néant Christelle Néant 14 octobre 20:32

                    @catapulte
                    Vous avez lu l’article jusqu’au bout, ou l’intro ? Si pas allez le faire, vous verrez qu’il s’agit d’une traduction. Ce n’est pas moi qui ai écrit le texte je l’ai traduit à la demande d’Alexeï pour que la vérité soit connue.
                    Vous ne voyez pas le problème global en Europe ? Le fascisme en pantoufles n’en est pas moins dangereux que celui en bottes. Je viens de voir que votre compte a été créé hier juste pour commenter sous mes articles et raconter n’importe quoi. Encore un énième compte des trolls qui ont été bloqués. Ce nouveau compte vient de subir le même sort. Pas la peine d’en créer un troisième.


                  • catapulte 14 octobre 19:09

                    Bien. Il semble que vous attribuiez aux organismes de vigilance internationaux le pouvoir judiciaire qu’ils n’ont pas.

                    Ni HRW, ni A.I., ni le Conseil de l’Europe ni aucun autre organisme du même type dans le monde, s’il en est, ne peux donner suite à votre requête en poursuite des auteurs des faits incriminés. Et ça n’en fait pas pour autant l’inutilité...

                    Le rôle de tous les organismes précités est d’observer, recenser et porter à la connaissance des populations et des pouvoirs publics. C’est tout et c’est déjà pas mal...

                    Vous avez frappé à la mauvaise porte et vous plaignez de ne pas obtenir de réactions efficientes à votre requête !

                    Bien qu’il soit doté de la personnalité juridique, le Conseil de l’Europe n’a, à ma connaissance, pas le pouvoir d’initiative des poursuites...

                    C’est à une cours internationale qu’il faut vous adresser et notamment à la Cedh au motif d’une violation des droits fondamentaux par inaction des Autorités ukrainiennes à faire cesser ladite violation et après épuisement des voix de recours internes ou, à défaut, en apportant la preuve de la volonté manifeste de l’Autorité judiciaire du pays de ne pas agir dans le sens de la Convention (CEDH).

                    Et ça n’est pas que de la théorie. C’est seulement de la procédure. Et il existe des procédures d’urgences.

                    Il en va de même dans tous les pays du monde et pour toute affaire relevant du Droit international. Ce n’est pas spécifique à l’Europe, contrairement à ce que vous semblez croire


                    • Christelle Néant Christelle Néant 14 octobre 20:41

                      @catapulte
                      Bon vous n’avez toujours pas compris après 5 commentaires (au lieu de tout faire en un) que ce n’est pas moi qui a écrit le texte mais un homme originaire de Kharkov, qui avait certaines illusions sur le pouvoir des organisations occidentales justement et qui déchante sévèrement ? Vous ne savez pas lire une introduction ni une signature ?
                      Alors que dire du reste de votre commentaire lénifiant à souhait ?


                    • catapulte 14 octobre 19:44

                      Au fait, où sont les organisations internationales de défense des Droits de l’homme non-occidentales ? Comment peux-t-on les joindre ? Où peux-t-on les trouver ? Car il doit bien s’en trouver...

                      Les lacunes et défaillances de celles occidentales sont telles, à vous en croire, que les non-occidentaux ont forcément songé, afin d’y palier, à fonder les leurs et agi dans ce sens ? Non ? tient, c’est bizarre...


                      • Christelle Néant Christelle Néant 14 octobre 20:37

                        @catapulte
                        Il y en a, peu, mais il y en a comme Agora en Russie (Yandex est votre ami). Le problème est que les ONG russes par exemple, finissent par se faire financer depuis l’étranger, ce qui les transforme en agent étrangers. Et donc non neutres... Pourtant pas compliqué à comprendre.

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