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L’Ukraine refuse toute négociation avec la RPD et la RPL, désavouant ainsi publiquement les accords de Minsk

Après la réponse de Vladimir Poutine à la proposition de Volodymyr Zelensky de se rencontrer dans le Donbass pour discuter du conflit, dans laquelle le Président russe dit à son homologue ukrainien qu’il doit avant tout discuter avec les chefs de la RPD et de la RPL (Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk), l’un des conseillers du cabinet présidentiel ukrainien a déclaré ouvertement qu’il n’y aura jamais de négociations entre l’Ukraine et les républiques populaires, désavouant ainsi publiquement les accords de Minsk.

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Malgré les belles déclarations de Zelensky, chaque jour qui passe voit l’Ukraine enterrer un peu plus les accords de Minsk. L’an passé, Kiev avait tenté de négocier non pas avec les représentants de la RPD et de la RPL, mais avec des personnes ayant quitté le Donbass en 2014.

Fin mars 2021, la Rada a voté une résolution déclarant que la guerre dans le Donbass est un conflit armé russo-ukrainien, ce qui contrevient totalement aux accords de Minsk. Puis il y a quelques jours, l’Ukraine a dit ouvertement qu’elle refusait d’interagir directement avec la RPD et la RPL au sein du mécanisme de coordination devant permettre de maintenir un cessez-le-feu complet et indéfini.

Continuant sur cette lancée visant à prétendre que le conflit du Donbass n’est pas une guerre civile, mais une guerre entre la Russie et l’Ukraine, Zelensky avait déclaré aux médias qu’il proposait à Vladimir Poutine de se rencontrer dans le Donbass. Une manœuvre pitoyable et pathétique, que le Président russe a intelligemment déjoué en rappelant à son homologue ukrainien que pour discuter du conflit dans le Donbass c’est avec les chefs de la RPD et de la RPL que l’Ukraine doit discuter, et non avec lui.

Ces derniers avaient d’ailleurs renchéri en proposant à Zelensky de se rencontrer à sa convenance sur le point de la ligne de front de son choix, afin de discuter sérieusement de la résolution pacifique du conflit.

La réponse apportée par un des conseillers de Zelensky à ces propositions, montre clairement que l’Ukraine désavoue totalement les accords de Minsk. En effet, l’un des représentants de l’Ukraine au sein des groupes de contact, et conseiller de Volodymyr Zelensky, Alexeï Arestovitch, a déclaré sans ambiguïté aucune que Kiev ne négociera jamais avec la RPD et la RPL. Le plus incroyable étant qu’il a même osé sortir, dans une inversion accusatoire totale, que la réponse de Vladimir Poutine équivalait à un retrait des accords de Minsk.

« Notre position de principe est qu’il n’y aura et ne peut y avoir aucune négociation avec les soi-disant « RPL » et « RPD », même dans un monde imaginaire, même en mode « Fiction au deuxième degré ». Mais Poutine a fait une chose très intéressante aujourd’hui : il a en fait désavoué les accords de Minsk. Il a dit « avec les Républiques Populaires de Lougansk et Donetsk », que la Russie n’a jamais reconnues auparavant. Bien sûr, c’est un lapsus, mais ce lapsus affaiblit les accords de Minsk. Si on s’en tient à cela, il s’agit d’un retrait verbal des accords de Minsk  », a-t-il déclaré sur l’antenne de la chaîne de télévision Ukraine 24.

Sauf qu’il n’y a pas de lapsus ni de retrait verbal des accords de Minsk par la Russie, puisque Moscou n’est pas partie prenante du conflit, ni signataire principale de ces accords. Elle n’en est qu’une garante, comme la France et l’Allemagne. Et l’utilisation explicite des noms RPD et RPL, qui est le nom de facto des deux républiques, que cela plaise ou non à monsieur Arestovitch, ne change rien au fait que l’Ukraine doit discuter avec elles pour mettre en œuvre les accords de Minsk.

Qu’elles soient nommées autrement dans ce document, parce qu’à l’époque de leur signature Kiev n’aurait jamais digéré que les deux républiques soient appelées explicitement par leur nom, ne change rien à l’essence du document.

Et puisque tant l’Ukraine que les politiciens et médias occidentaux semblent être bouchés à l’émeri, je vais remettre en intégralité le texte des accords de Minsk II, afin que chacun et chacune puisse vérifier qu’il n’est à AUCUN moment mention de la Russie comme partie au conflit, et qu’il est par contre bien écrit noir sur blanc que Kiev doit discuter et négocier avec la RPD et la RPL, appelées dans le document « certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk ».


Texte complet des accords de Minsk II :

1. Cessez-le-feu immédiat et complet dans certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk en Ukraine et son application stricte à partir de 00 h 00 (heure de Kiev) le 15 février 2015.

2. Le retrait de toutes les armes lourdes par les deux parties à des distances égales afin de créer une zone de sécurité d’une largeur d’au moins 50 km pour les systèmes d’artillerie d’un calibre égal ou supérieur à 100 mm, une zone de sécurité d’une largeur de 70 km pour les lance-roquettes multiples et d’une largeur de 140 km pour les systèmes de missiles tactiques Tornado-S, Ouragan, Smerch et Tochka (Tochka U)
– Pour les forces armées ukrainiennes : depuis la ligne de contact actuelle ;
– Pour les formations armées de certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk en Ukraine : à partir de la ligne de contact, conformément au mémorandum de Minsk du 19 septembre 2014.
Le retrait des armes lourdes susmentionnées devrait commencer au plus tard le deuxième jour après le cessez-le-feu et s’achever dans les 14 jours.
Ce processus sera assisté par l’OSCE avec le soutien du groupe de contact trilatéral.

3. Surveillance et vérification efficaces du cessez-le-feu et du retrait des armes lourdes par l’OSCE dès le premier jour du retrait en utilisant tous les moyens techniques nécessaires, y compris les satellites, les drones, les systèmes de radar, etc.

4. Le premier jour après le retrait, entamer un dialogue sur les modalités des élections locales conformément à la législation ukrainienne et à la loi ukrainienne sur «  L’ordre temporaire de l’autonomie locale dans certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk », ainsi que sur le futur régime pour ces districts sur la base de ladite loi.
Adopter rapidement, au plus tard 30 jours à compter de la date de signature du présent document, une résolution de la Verkhovna Rada d’Ukraine précisant le territoire auquel le régime spécial s’applique conformément à la loi de l’Ukraine sur « L’ordre temporaire de l’autonomie locale dans certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk  », sur la base de la ligne établie dans le mémorandum de Minsk du 19 septembre 2014.

5. Garantir le pardon et l’amnistie en promulguant une loi interdisant de poursuivre et de punir les personnes en lien avec les événements qui se sont déroulés dans certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk en Ukraine.

6. Assurer la libération et l’échange de tous les otages et des personnes détenues illégalement sur la base du principe « tous pour tous ». Ce processus doit être achevé au plus tard le cinquième jour après le retrait.

7. Garantir l’accès, l’acheminement, le stockage et la distribution en toute sécurité de l’aide humanitaire aux personnes dans le besoin, sur la base d’un mécanisme international.

8. Identification des modalités de rétablissement complet des liens socio-économiques, y compris les transferts sociaux tels que les retraites et autres paiements (recettes et revenus, paiement en temps voulu de toutes les factures de services publics, reprise de la fiscalité dans le cadre légal de l’Ukraine).
À cette fin, l’Ukraine rétablira la gestion d’un segment de son système bancaire dans les zones touchées par le conflit, et un mécanisme international pourra être mis en place pour faciliter ces transferts.

9. Rétablissement du contrôle total de la frontière de l’État par le gouvernement de l’Ukraine dans l’ensemble de la zone de conflit, à commencer le premier jour après les élections locales et à achever à la suite d’un règlement politique global (élections locales dans certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk sur la base du droit ukrainien et de la réforme constitutionnelle) d’ici la fin de 2015, sous réserve du paragraphe 11 – en consultation et en accord avec les représentants de certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk au sein du groupe de contact trilatéral.

10. Le retrait de toutes les formations armées étrangères, de tous les équipements militaires et de tous les mercenaires du territoire ukrainien sous la surveillance de l’OSCE. Désarmement de tous les groupes illégaux.

11. Réforme constitutionnelle en Ukraine avec l’entrée en vigueur d’une nouvelle constitution d’ici la fin de 2015, dont la décentralisation (en tenant compte des spécificités de certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk, en accord avec les représentants de ces districts) est un élément clé, et l’adoption d’une législation permanente sur le statut spécial de certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk, conformément aux mesures décrites dans la note 1, d’ici la fin de l’année 2015.

12. Sur la base de la loi ukrainienne sur « L’ordre temporaire de l’autonomie locale dans certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk », les questions liées aux élections locales seront discutées et convenues avec les représentants de certains districts des régions de Donetsk et de Lugansk au sein du groupe de contact trilatéral. Les élections se dérouleront conformément aux normes pertinentes de l’OSCE et seront surveillées par l’OSCE/BIDDH.

13. Intensifier les activités du groupe de contact trilatéral, notamment en créant des groupes de travail chargés de mettre en œuvre les différents aspects des accords de Minsk. Ils refléteront la composition du groupe de contact trilatéral.

Note 1. Les mesures suivantes doivent être incluses dans la loi sur l’ordre spécial pour l’autonomie locale dans certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk :
– L’exemption de punition, de persécution et de discrimination des personnes liées aux événements qui ont eu lieu dans certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk ;
– Droit à l’autodétermination linguistique ;
– Participation des autorités locales à la nomination des chefs des parquets et des tribunaux dans certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk.
– La possibilité pour les autorités exécutives centrales de conclure des accords avec les organes autonomes locaux concernés concernant le développement économique, social et culturel de certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk ;
– Soutien de l’État au développement socio-économique de certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk ;
– La facilitation par les autorités centrales de la coopération transfrontalière dans certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk avec les régions de la fédération de Russie ;
– Création d’unités de milice populaire sur décision des conseils locaux afin de maintenir l’ordre public dans certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk ;
– Il ne peut être mis fin prématurément aux pouvoirs des députés des conseils locaux et des fonctionnaires élus lors d’élections anticipées, et nommés par la Verkhovna Rada d’Ukraine en vertu de cette loi.


Maintenant que tout est clairement écrit noir sur blanc, revenons à ce qui n’est ni plus ni moins qu’un désaveu total des accords de Minsk par l’Ukraine, puisque ces derniers comme vous pouvez le lire disent explicitement que Kiev doit négocier avec la RPD et la RPL (« les représentants de certains districts de Donetsk et de Lougansk »).

Le conseiller de Vladimir Poutine en charge du Donbass, Dmitri Kozak, a souligné le côté hypocrite de l’attitude de l’Ukraine visant à faire croire qu’elle ne négocie pas avec la RPD et la RPL, alors que c’est bien ce qu’elle fait au sein du groupe de contact trilatéral.

« Tous les efforts visent non pas à établir la paix mais à éviter formellement le dialogue direct et tout contact avec les représentants de Donetsk et de Lougansk. En même temps, ce dialogue existe bel et bien. Toutes les discussions au sein du groupe de contact et de ses sous-groupes de travail sont à 99 % des discussions entre les représentants de l’Ukraine et du Donbass. Il s’agit de créer l’apparence de l’absence d’un tel dialogue pour les forces politiques ukrainiennes radicales  », a déclaré M. Kozak.

Dmitri Kozak a aussi proposé d’organiser d’ici le 27 avril, dans le Donbass, une réunion avec l’Allemagne, la France, l’Ukraine, la RPD et la RPL pour discuter du cessez-le-feu.

Face à cette proposition, et faisant fi de l’avertissement adressé hier par Denis Pouchiline, le chef de la RPD, contre toute nouvelle tentative d’impliquer des pays tiers dans la résolution du conflit, l’Ukraine a invité Israël à jouer les médiateurs pour les négociations entre Kiev et Moscou. Ce qui est au mieux du délire pur et simple puisque, comme vous pouvez le lire par vous-même dans les accords de Minsk II, l’Ukraine ne doit pas négocier avec Moscou mais avec la RPD et la RPL, et au pire du foutage de gueule complet.

Quoi qu’il en soit cette nouvelle ânerie et la déclaration d’Arestovitch montrent clairement que l’Ukraine a totalement désavoué les accords de Minsk et ne les appliquera jamais, puisque Kiev refuse de négocier avec la RPD et la RPL, comme le prévoient les accords sus-mentionnés ! Pas la peine donc de tourner autour du pot, appelons un chat un char, l’Ukraine a enterré les accords de Minsk ! Que Kiev le dise donc ouvertement une bonne fois pour toutes au lieu de prétendre vouloir appliquer ses accords tout en refusant de faire ce qui y est écrit. Cela fera gagner du temps à tout le monde.

Christelle Néant

Voir l'article sur Donbass Insider


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10 réactions à cet article    


  • Exegemars 24 avril 11:18

    Vous commettez une erreur de lecture , à mon avis volontaire , les 2 républiques ne sont pas reconnues , même pas officiellement par la Russie , donc elles n’existent pas dans les accords de Minsk II . Les représentants mentionnés dans l’accord ok mais il n’est pas mentionné que cela doit être des membres de la RPD et de la RPL , ces 2 républiques non reconnues sur le territoire ukrainien ne peuvent donc être acceptées par Kiev et ne le seront pas .
    C’est Poutine qui en parlant de ces 2 républiques sort des accords de Minsk II car elles n’y sont pas mentionnées et si Poutine respecte Minsk II alors il ne peut pas les évoquer . Il les soutiendra sinon ces 2 entités s’écroulent tout de suite jusqu’au moment où il en aura marre de ce que cela lui coute . Je doute qu’il se sente concernés par les morts du Donbass .


    • Guy19550 Guy19550 24 avril 14:12

      @Exegemars
      Si la Russie ne reconnait pas les républiques, c’est bien du fait qu’il y a lieu de respecter les accords de Minsk et que c’est bien avec eux qu’il y a lieu de dialoguer. Je ne vois donc pas sur quoi vous vous basez pour vos affirmations. En plus, si vous estimez que ce dialogue doit se faire avec les parties non occupées du Donsbass, cela ne tient non plus pas la route, car ces régions ne sont pas concernées par les accords de Minsk. C’est bien avec les républiques qu’il y a lieu de dialoguer.

      La Russie va probablement reconnaître les républiques dès la fin des accords de Minsk devant la situation d’échec permanente. C’est évitable dans la mesure où les accords de Minsk avancent, mais cela ne semble pas être le cas, sauf si là aussi vous avez une autre opinion...


    • Christelle Néant Christelle Néant 24 avril 14:39

      @Exegemars
      Le seul qui commet une erreur de lecture, et de compréhension du droit c’est vous.
      La RPD et la RPL existent dans les accords de Minsk, sous un autre nom, pour éviter de filer de l’urticaire aux officiels de Kiev, mais elles existent. Les districts des régions de Donetsk et de Lougansk dont l’Ukraine veut récupérer le contrôle (ainsi que la partie de la frontière commune avec la Russie qu’elle ne contrôle actuellement pas) c’est la RPD et la RPL (y a pas d’autres territoires correspondant à cette situation). Or c’est ce que les accords de Minsk doivent permettre. Donc les représentants de certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk c’est forcément des gens de la RPD et de la RPL. C’est une ânerie sans nom de dire le contraire. Vous êtes comme Kiev partisan du monologue pour résoudre une guerre civile ? Retournez sur les bancs de la fac et allez apprendre le droit, cela vous évitera de déblatérer des âneries pareilles. Pour résoudre une guerre faut une négociation entre les deux parties en conflit, pas entre une partie et des gens acquis à sa cause !!! Non mais franchement comment c’est possible d’écrire des trucs pareils ???
      Que ces républiques soient mentionnées ou pas dans les accords de Minsk, la Russie a toujours appelé la RPD et la RPL par leurs noms, ça n’a rien de neuf. La Russie reconnaît d’ailleurs les passeports, plaques d’immatriculation, et certificats de décès et de naissance de la RPD et de la RPL depuis des années. Elles existent de facto, que cela plaise ou pas à l’Ukraine, et c’est avec elles et non avec Moscou que Kiev doit négocier comme indiqué dans les accords de Minsk. Je rappelle qu’elles doivent recevoir un statut d’autonomie d’après ces accords. Or avant 2014 l’Ukraine contenait une république autonome en son sein celle de Crimée. Eh oui une république a déjà fait partie de l’Ukraine, donc RPD et RPL pourraient exister sous cette forme au sein de l’Ukraine via leur statut d’autonomie. Mentionner leur nom n’annule pas les accords de Minsk, à part dans votre délire qui n’a rien à voir avec le droit.
      Si Vladimir Poutine ne se sentait pas concerné par les morts du Donbass il n’aurait pas signé le décret leur accordant la citoyenneté russe par procédure simplifiée.
      Autant d’âneries en un commentaire c’est presque un record.


    • Guy19550 Guy19550 24 avril 14:39

      @Guy19550
      Exegemars est un nouvel arrivant ou un ancien qui avait envie de donner son commentaire avec un autre pseudo. J’ai répondu à la place de Christelle, mais l’administrateur du site avec les adresses IP doit bien savoir de qui il s’agit, moi je m’en tape de qui c’est, j’estime que tout le monde à droit à la parole, du moment que cela ne dégénère pas en bêtises.


    • Doume65 24 avril 20:06

      @Christelle Néant
      Vos arguments auraient été tout aussi percutants sans les attaques à la personnes. Vous êtes d’habitude plus policée et ça vous va aussi bien.
      Cordialement.


    • Christelle Néant Christelle Néant 24 avril 20:07

      @Doume65
      Je n’attaque pas la personne, j’attaque ce qu’il dit. Ce qu’il dit est une ânerie point.


    • JP94 25 avril 20:01

      @Exegemars
      Vous commettez une erreur de lecture et aussi factuelle : les deux républiques existent : l’Ukraine putschiste, d’ailleurs, si elle estimait y avoir quelque souveraineté, y enverrait sa police. Envoyer l’Armée et bombarder une zone non occupée par une présence étrangère ne se fait pas dans un pays, mais contre un ennemi, avoir signé les Minsk, même sans les respecter, c’est reconnaître de facto leur existence.
      On peut se référer à la Guerre d’Espagne : le putschiste Franco a attaqué la République légitime : agissait-il de droit ? non... mais l’Occident l’a reconnu. Sauf que les divisions au sein de la République ont poussé une de ces composantes à se rendre.
      Pour l’Ukraine, la souveraineté de Kiev même à l’Ouest n’est pas légitime, mais elle est reconnue comme on a aussi reconnu la dictature de Pinochet...pas plus légitime.

      En réalité, la seule souveraineté légitime, c’est celle du peuple, comme le déclare la Constitution française de la Révolution. 
      Mais la reconnaissance de la Souveraineté est en fait fondée par une puissance étrangère, lorsque le pouvoir légal a été détruit.
      C’est très fréquent dans l’histoire : Panama est un territoire colombien mais séparé par un coup Américain, qui a reconnu cette scission 2 heures après et les puissances européennes ont suivi...
      Toute la partie du Mexique piquée par les Américains à la moitié du 19ème siècle, c’est le droit du plus fort.

      Au Donbass, le plus fort ; c’est le peuple, c’est pourquoi quoi que fassent les Américains, la souveraineté des républiques sera reconnue. Kiev n’y pourra rien.
      Jamais un peuple uni dans la Résistance ne se rend.
      Les Américains le savent, et ils ne veulent pas connaître un nouveau Vietnam. 
      quant à l’Armée de Kiev, si jamais elle pénètre au Donbass, elle aura tout un peuple uni en armes contre elle, avec ses soldats qui combattent non pas pour eux, mais pour un clown et Biden...et quant aux plus fachos d’entre eux, comme les SS ici, ils sont lâches et face à un résistant, ils feront dans leur froc.


    • Guy19550 Guy19550 24 avril 11:25

      Y a plus qu’à faire débarquer la Russie en commençant par Mariopol et faut remonter assez bien plus haut...


      • Guy19550 Guy19550 26 avril 16:15

        Entr’acte :

        C’est de l’entêtement.

        https://tass.com/politics/1283047

        https://tass.com/world/1283129

        C’est de la même sauce encore et toujours. Je vais finir par jeter tout simplement ce que raconte le zoulou. C’est sans queue ni tête.

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