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Accueil du site > Actualités > International > La Chine de Xi Jinping et la globalisation des échanges

La Chine de Xi Jinping et la globalisation des échanges

« La Chine est devenue la deuxième plus grande puissance économique du monde grâce à trente-huit années de réformes et d’ouverture. Un chemin droit mène à un avenir brillant. La Chine est arrivée à ce niveau parce que le peuple chinois, sous la direction du parti communiste chinois, a ouvert une voie de développement qui correspond aux conditions réelles de la Chine (…). La Chine a, ces dernières années, réussi à s’engager dans une voie de développement qui lui convient, en s’appuyant à la fois sur la sagesse de sa civilisation et sur les pratiques des autres pays de l’Est et de l’Ouest. En explorant ce chemin, la Chine refuse de rester insensible à l’évolution des temps ou de suivre aveuglément les pas des autres. » (Xi Jinping, Davos le 17 janvier 2017).



L'année 2017 fut l'année Xi Jinping. Réélu à 64 ans Secrétaire Général du Parti communiste chinois (PCC) le 25 octobre 2017 lors du dix-neuvième congrès (du 18 au 25 octobre 2017) pour un second mandat de cinq ans et probablement réélu en mars 2018 Président de la République populaire de Chine, Xi Jinping a le "vent en poupe" sur le plan mondial malgré les progrès à faire sur les droits de l'homme. Un léger culte de la personnalité commence timidement à voir le jour comme l'avait fait Mao Tsé-Toung (il a acquis la même autorité que Mao en incluant dans la charte du PCC la "pensée de Xi Jinping du socialisme aux caractéritiques chinoises pour une nouvelle ère"), et son tempérament posé favorable à la lutte contre les changements climatiques contraste avec le trumpisme américain. L'actualité, c'est le voyage en Chine du Président Emmanuel Macron du 8 au 10 janvier 2018, avec un sommet avec Xi Jinping ce mardi 9 janvier 2018 à Pékin. Cependant, il serait intéressant de revenir un an en arrière, le 17 janvier 2017, dans une station de port d'hiver quelque part en Suisse.

Vincent Giret, journaliste de France Info, ne s’y est pas trompé lorsqu’il en a parlé, l'année dernière : « Il s’est passé, mardi 17 janvier [2017], dans la petite station suisse de Davos, un moment absolument incroyable, un retournement historique qui figurera demain dans tous les manuels. » (18 janvier 2017).

De quoi parlait-il ? Du Forum économique mondial de Davos qui a eu lieu du 17 au 20 janvier 2017 et qui a réuni de nombreux décideurs économiques et politiques du monde entier. Or, pour la première fois, un Président chinois est venu en personne y prononcer un discours, et pas n’importe lequel. Le discours d’ouverture, le 17 janvier 2017.

Presque quarante ans après le début des réformes économiques de Deng Xiaoping qui ont fait de la Chine une superpuissance économique mondiale, Xi Jinping, le Président de la République populaire de Chine depuis alors presque quatre ans, Secrétaire Général du Parti communiste chinois depuis plus de quatre ans, habillé d’un costume "à l’occidentale", a fait la promotion du libéralisme économique, de la mondialisation des échanges et de l’ouverture au monde.

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Plus étonnant encore ! Dans ce monde aux tourments incertains, où les États-Unis sont désormais dirigés par un Donald Trump incompétent et agressif, où le terrorisme islamiste rôde dans tous les pays, où le spectre d’une nouvelle crise financière inquiète toutes les entreprises, la Chine communiste fait désormais figure de pôle de stabilité.

Certes, comme je l’ai expliqué ici, la démocratie et la liberté d’expression ne font pas partie des priorités du gouvernement chinois depuis toujours, ce qui est inadmissible pour un citoyen français, par exemple, tout comme les écarts avec les droits de l’homme, la justice qui condamne et exécute encore des milliers de personnes chaque année, un budget militaire colossal, une économie qui maintient encore beaucoup de barrières protectionnistes, etc.

Mais la Chine d’après Deng Xiaoping a réussi à trouver un équilibre politique en évitant tout culte de la personnalité (pour l'instant), en évitant toute fièvre folle comme ce le fut du temps de Mao Tsé-Toung, et en donnant à ses dirigeants seulement deux mandats de cinq ans (avec une limite d'âge, 68 ans). Les futurs dirigeants sont d’ailleurs souvent connus et préparés de longue date puisque le Premier Ministre a été précédemment Vice-Premier Ministre, le numéro un du parti communiste chinois a été de son côté, lui aussi, précédemment numéro deux du parti, etc., et cela souvent pendant les dix années précédentes.

Ce renouvellement décennal des dirigeants politiques est un pont entre la dictature (le dictateur généralement reste au pouvoir aussi longtemps que possible) et une véritable démocratie où les dirigeants sont réellement choisis par le peuple. On pourrait comparer la sélection des dirigeants de ce pays ultra-élitiste à un concours général où les lauréats deviendraient ministres et membres du bureau politique du comité central du parti communiste chinois.

C’était d’ailleurs ainsi que Vincent Giret a perçu le discours de Xi Jinping : « d’un ton grave, celui du vieux sage ». Son discours peut être lu sur Internet ici. Les extraits proposés ici sont traduits (sans prétention) de l’anglais.

Xi Jinping s’est fait le promoteur des investissements technologiques, de la transition énergétique (il me semble que la Chine est maintenant le premier pays producteur d’automobiles électriques), et surtout, refusant le principe d’un monde bipolaire bloc contre bloc, trop associé à la guerre froide, il a prôné le multilatéralisme.

Sur la mondialisation, il a été très clair : « La mondialisation a favorisé la croissance mondiale, a facilité la circulation des biens et des capitaux, a fait progresser la science et la technologie, a renforcé les civilisations et les échanges entre les peuples. ».

Xi Jinping a rappelé la genèse de l’implication chinoise au commerce international : « Il fut un temps où la Chine avait aussi des doutes sur la mondialisation économique, et elle ne savait pas si elle devait rejoindre l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais nous sommes arrivés à la conclusion que l’intégration dans l’économie mondiale était une tendance historique. Pour faire croître son économie, la Chine doit avoir le courage de nager dans le vaste océan du marché mondial. Si quelqu’un a toujours peur d’affronter la tempête et d’explorer le nouveau monde, il finira tôt ou tard par se noyer dans l’océan. C’est pourquoi la Chine a pris cette courageuse décision d’aller dans ce marché mondial. (…) Nous avons rencontré des tourbillons et des vagues agités, mais nous avons appris à nager dans cet environnement. Nous sommes convaincu que ce fut un bon choix stratégique. ».

Pour Xi Jinping, il n’est donc pas question de remettre en cause ce choix de l’ouverture mondiale : « Toute tentative d’arrêter les échanges de capitaux, de technologies, de produits, d’industries et de personnes entre les économies, comme de canaliser l’eau de l’océan dans des lacs et des étangs isolés, est tout simplement impossible. Effectivement, cela irait à l’encontre de la tendance historique. (…) Nous devons trouver un équilibre entre l’efficacité et l’équité pour faire en sorte que tous les pays, toutes les catégories sociales, tous les groupes humains puissent bénéficier des avantages de la mondialisation économique. ».

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En d’autres termes : « Se contenter de blâmer la mondialisation économique à cause des problèmes du monde n’est pas en cohérence avec la réalité, et cela n’aidera pas à résoudre ces problèmes. ». Car Xi Jinping a reconnu les problèmes de l’économie mondiale et il a identifié trois problèmes majeurs qu’il faudra résoudre.

D’abord, la croissance mondiale est beaucoup trop lente depuis sept ans parce qu’il n’y a plus de « forces motrices robustes » pour tirer la croissance mondiale. Les moteurs traditionnels se sont affaiblis et il faut faire émerger de nouvelles sources de croissance.

Ensuite, la gouvernance économique mondiale n’est pas adaptée : « Madame [Christine] Lagarde [(directrice générale du FMI)] m’a récemment dit que les pays émergents et en voie de développement contribuaient déjà à 80% de la croissance de l’économie mondiale. Le paysage économique mondial a profondément évolué au cours des dernières décennies. Toutefois, le système de gouvernance n’a pas évolué et n’est donc plus adapté en termes de représentation et de participation. ». Il a cité notamment le problème de la volatilité fréquente des marchés financiers internationaux et l’accumulation de bulles d’actifs.

Enfin, le troisième problème concerne les inégalités croissantes : « Le 1% plus riche de la population mondiale possède plus de richesses que les 99% restants ! Plus de 700 millions de personnes dans le monde vivent encore dans l’extrême pauvreté. Pour beaucoup de familles, avoir un domicile chauffé, assez de nourriture et un emploi sûr est encore un rêve lointain. C’est le plus grand défi auquel le monde est confronté aujourd’hui. ». Rappelons à l'occasion que le beau-frère de Xi Jinping serait à la tête d'une fortune d'environ 300 millions de dollars, selon un journal américain publié le 29 juin 2012.

Le seul moteur de croissance est l’innovation : « Contrairement aux révolutions industrielles précédentes, la quatrième révolution industrielle se déroule à un rythme exponentiel plutôt que linéaire. Nous devons poursuivre sans relâche l’innovation. Ce n’est qu’avec le courage d’innover et de réformer que l’on peut éliminer les goulets d’étranglement qui bloquent la croissance et de le développement mondial. ».

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Comme un candidat à l’élection présidentielle (mondiale ?), Xi Jinping a énuméré les travaux d’Hercule pour résoudre ces problèmes de fond. J’en cite quatre (et pas douze).

D’abord, la nouvelle économie : « Nous devons adopter de nouveaux instruments politiques et faire avancer les réformes structurelles pour créer plus de marges pour la croissance et consolider son élan. Nous devons développer de nouveaux modèles de croissance et saisir les occasions offertes par le nouveau cycle de la révolution industrielle et par l’économie numérique. Nous devons relever les défis du changement climatique et du vieillissement de la population. Nous devons nous soucier de l’impact négatif de l’informatisation et de l’automatisation sur les emplois. En créant de nouvelles activités et en créant de nouveaux modèles économiques, nous devrions créer de nouveaux emplois et restaurer la confiance et l’espoir de nos peuples. ».

Ensuite, une structuration de l’ouverture : « Nous devons (…) développer un modèle ouvert de coopération gagnant/gagnant. Aujourd’hui, l’humanité est devenue une communauté étroite d’avenir partagé. Les pays ont des intérêts convergents nombreux et dépendent des uns et des autres mutuellement. Tous les pays ont droit au développement. En même temps, ils devraient voir leurs propres intérêts dans un contexte plus large et s’abstenir de les défendre au détriment des autres. (…) Nous devons redoubler nos efforts pour développer la connectivité mondiale et permettre à tous les pays d’atteindre une croissance interconnectée et prendre part à la prospérité. ».

On a peine à réaliser que c’est bien le maître tout puissant de l’une des dernières puissances communistes qui a fait ce genre de déclaration : « Nous devons rester déterminés à développer le libre-échange et l’investissement mondial, à promouvoir la libéralisation et la facilitation du commerce et des investissements par l’ouverture, et dire non au protectionnisme. ».

La définition de protectionnisme de Xi Jinping, toujours faite d’image comme dans beaucoup de parties de ce discours, est intéressante : « Poursuivre le protectionnisme, c’est comme se verrouiller à l’intérieur d’une pièce sombre. Si cela protège de la pluie et du vent qui sont à l’extérieur, cela empêche aussi la lumière du soleil et l’air de passer. Personne ne sortira vainqueur d’une guerre commerciale. ».

Troisième piste de solution, Xi Jinping voudrait un « modèle de gouvernance juste et équitable en accord avec la tendance de l’époque ». Plus clairement, il souhaiterait que les pays émergents aient plus de pouvoir décisionnel dans les instances financières internationales.

Quatrième piste de solution, Xi Jinging voudrait aussi un « modèle de développement équilibré, équitable et inclusif ». Un modèle adapté à la quatrième révolution industrielle.

En conclusion de son discours, Xi Jinping a énuméré des statistiques très éloquentes sur les performances économiques de son pays. Depuis son ouverture économique, la Chine a attiré plus de 1 700 milliards de dollars d’investissements étrangers et, de son côté, a investi plus de 1 200 milliards de dollars à l’étranger. Depuis une dizaine d’années, la Chine contribue en moyenne à plus de 30% de la croissance mondiale chaque année. Le taux de croissance en 2016 devrait encore être l’un des plus élevés du monde avec 6,7%.

Ce qui lui a fait dire : « Le développement de la Chine est une opportunité pour le monde. La Chine a non seulement bénéficié de la mondialisation économique, mais elle y a aussi contribué. La croissance rapide de la Chine a été un moteur soutenu et puissant pour la stabilité économique mondiale et pour l’expansion. ».

Xi Jinping a donné quelques perspectives de l’économie chinoise : « Nous allons poursuivre la réforme structurelle de l’offre comme objectif général (…). Nous continuerons de réduire la surcapacité de production, de réduire les stocks, de désendetter le financement, de réduire les coûts (…). Nous stimulerons de nouveaux moteurs de la croissance, développerons un secteur industriel de pointe et améliorerons l’économie réelle. (…) La Chine stimulera la vitalité du marché pour donner un nouvel élan à la croissance. (…) Nous permettrons au marché de jouer le rôle décisif dans l’allocation des ressources. L’innovation continuera de figurer en bonne place dans notre programme de croissance. Dans la poursuite de la stratégie de développement axée sur l’innovation, nous renforcerons les industries émergentes stratégiques, appliquerons les nouvelles technologies et favoriserons de nouveaux modèles commerciaux pour consolider les industries traditionnelles. (…) La Chine favorisera un environnement propice aux investissements. Nous élargirons l’accès aux marchés pour les investisseurs étrangers, construirons des zones de libre-échange pilote de haut niveau, renforcerons la protection des droits de propriété et uniformiserons la réglementation afin de rendre le marché chinois plus transparent (…). ».

L’objectif des cinq prochaines années est très ambitieux : importer 8 000 milliards de dollars de biens, attirer 600 milliards de dollars d’investissements étrangers, investir 750 milliards de dollars à l’étranger, encourager les touristes chinois à faire 700 millions de visites à l’étranger : « Tout cela créera un marché plus important, avec plus de capitaux, plus de produits et plus d’opportunités d’affaires pour d’autres pays. Le développement de la Chine continuera à offrir des opportunités commerciales à l’étranger. La Chine gardera sa porte ouverte et ne la fermera pas. (…) La Chine n’a pas l’intention d’accroître sa compétitivité commerciale en dévaluant le yuan, et encore moins en lançant une guerre monétaire. ».

C’est quand même significatif que pendant la campagne présidentielle de l'an dernier, aucun candidat à l’élection présidentielle française n’ait donné son point de vue sur ce discours historique du Président Xi Jinping à Davos, qui a finalement décrit le principal malaise des sociétés post-industrielles.

Dans un monde où les pays qui ont initié cette ouverture économique mondiale (États-Unis et Royaume-Uni) ont choisi un repli national (Donald Trump et Brexit), et où la Russie de Vladimir Poutine veut jouer à monsieur muscle, l’Union Européenne et la France auraient intérêt à recentrer leur politique diplomatique et économique en direction de la Chine qui, de toute façon, devient incontournable dans toutes les questions mondiales, et en premier lieu, sur l’énergie et l’environnement. C'est un peu ce qu'a tenté de faire Emmanuel Macron, ambassadeur de l'Union Européenne, ces 8 à 10 janvier 2018 en Chine.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (09 janvier 2018)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
La diplomatie du panda.
Discours de Xi Jinping à Davos le 17 janvier 2017 (texte intégral).
Xi Jinping et la mondialisation.
La Chine à Davos.
Deng Xiaoping.
Wang Guangmei.
Mao Tsé-Toung.
Tiananmen.
Hu Yaobang.
Le 14e dalaï-lama.
Chine, de l'émergence à l'émargement.
Bilan du décennat de Hu Jintao (2002-2012).
Xi Jinping, Président de la République populaire de Chine.
Xi Jinping, chef du parti.
La Chine me fascine.
La Chine et le Tibet.
Les J.O. de Pékin.
Qui dirige la Chine populaire ?
La justice chinoise.

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21 réactions à cet article    


  • Parrhesia Parrhesia 20 janvier 12:45
    Plutôt que >>> recentrer sa politique diplomatique et économique sur la Chine <<<, la France aurait plutôt intérêt à la recentrer fissa fissa sur la France !!!
    Car s’il faut attendre que qui que ce soit d’autre le fasse à sa place, ce n’est pas demain que les malades français vont être à nouveau remboursés à 100% par la sécurité sociale « frôncisée » !!!

    Ce qui, cependant, est loin de signifier que la France doive négliger le partenaire Chinois de quelque façon que ce soit !
    Au contraire !!!

    • Rincevent Rincevent 20 janvier 15:18

      La Russie de Poutine, que notre alignement atlantiste a fini par lasser, se retourne vers l’Est et passe maintenant des méga-contrats gaziers et pétroliers (entre autre) avec la Chine. A cette occasion, ils osent passer sur le ventre du Veau d’Or international, le dollar. Les transactions se feront avec leurs monnaies nationales, Rouble et Yuan, au travers d’une chambre de compensation. Les ‘’muscles’’ de Poutine, ils sont plutôt là et les Américains ne n’y sont pas trompés. De plus, cette coopération est en train de s’étendre dans bien d’autres domaines : http://reseauinternational.net/les-six-piliers-du-partenariat-strategique-russie-chine/

      Alors, se retourner vers la Chine, oui ben sûr, mais à condition de revoir notre inféodation otanienne, entre autre, sinon nous risquons bien de rester à la porte...


      • Lugsama Lugsama 21 janvier 01:42

        @Rincevent

        Le Yan c’est bien la monnaie fixé arbitrairement sur le dollar ? A ce jour le Yan c’est 1% des échanges internationaux (dollar 40% et Euro 30%), même le dollar canadien est devant, on à le temps de voir venir. Et surtout la Chine aimerait équilibré les échanges mais certainement pas détruire le dollar vu ses stratégies d’investissement sur cette monnaie, ça serait bête de se ruiner.

      • Rincevent Rincevent 21 janvier 14:54

        @Lugsama

        Le Yan c’est bien la monnaie fixé arbitrairement sur le dollar ? Non, vous retardez de 13 ans. Depuis 2005 le Yuan est indexé sur un panier de monnaies (où le dollar reste majoritaire pour l’instant).

        ça serait bête de se ruiner. Si vous faites allusion à la détention de bons du Trésor américain par les Chinois, ils seraient surtout bêtes de se priver de cette arme : https://www.challenges.fr/finance-et-marche/marches-financiers/la-chine-a-t-elle-tente-de-manipuler-le-marche-des-bons-du-tresor-americain_559486 . Pour l’instant… en attendant, qui sait, un Yuan-or ? http://reseauinternational.net/le-yuan-or-attendu-au-revoir-le-dollar/


      • Le Comtois 20 janvier 16:03

        Bla bla bla, la Chine est peut être seconde puissance économique mondiale, mais son peuple des campagnes est encore loin d’en profiter, beaucoup vivent encore comme au moyen age... Pareil pour l’Inde. 



          • Lugsama Lugsama 21 janvier 01:33

            @CN46400

            Le grand soir est un organe de propagande, quel intérêt ? Même les commentaires sont filtrés a priori, c’est dire honnêteté de cette chose.

          • Rincevent Rincevent 21 janvier 14:57

            @Lugsama

            Comme toujours, il y a le message et le messager. Vous avez d’autres chiffres à mettre en face, qui contrarieraient ceux-ci ?


          • bob14 bob14 22 janvier 09:34
            ( grâce à trente-huit années de réformes et d’ouverture).. ?
            La dictature Chinoise dans ses oeuvres..Combien de millions de morts pour en arriver là ?

            • microf 22 janvier 15:50

              @bob14

              Bonjour @bob14,

              Il n´ya jamais de succès sans sacrifices.


            • Parrhesia Parrhesia 23 janvier 08:48

              @microf
              Apparemment, la mort de millions d’autres êtres humains ne vous semble pas trop pénible à supporter...


            • microf 23 janvier 10:44

              @Parrhesia

              Ce n´est pas moi qui les a tué.


            • microf 23 janvier 11:00

              @Parrhesia.

              Le plan Marshall donc vous avez profité et vous continuez d´en profiter, resulte du fait que des millions de personnes sont mortes..., est ce que cela vous a importuné ou vous importune ?.

              Des membres de ma famille maternelle et paternelle sont venus en Europe participer á la libération de l´Europe et sont morts, ils n´ont pas profités et n´en profiteront jamais des retombées de ce plan Marshall, est ce que cela vous inportune ?.

              Mais moi je suis content qu´ils soient morts, morts pour la libération de l´Europe des nazis, morts pour qu´il yait ce plan Marshall donc vous avez profité et continuez d´en profiter.

              Regardez moi droit dans les yeux, les yeux du net bien sûr avant de me répondre.


              • foufouille foufouille 23 janvier 11:11

                @microf
                et personne n’a viré les nazis d’afrique ?
                ton pays a rendu les routes et chemins de fer ?


              • microf 23 janvier 11:48

                @foufouille

                Merci mon cher @foufouille de me le rapeller les routes et les chemins de fers, mais dans mon pays, c´est la Chine qui construit les routes, les chemins de fers, les ports, les ponts, les stades etc, etc, etc, etc, seriez vous Chinois par hazard ?, si oui, je dirais á mon gouvernement de vous rendre immédiatement les routes et les chemins de fers.

                Cependant, je suis content que des membres de ma famille soient venus pas en Chine, mais bel et bien en Europe mourir pour que @Parhesia, pas vous bien sûr, puisse bénéficier du plan Marshall.


              • foufouille foufouille 23 janvier 12:03

                @microf
                la chine construit à crédit, ton pays n’auras aucune ristourne.
                il parait aussi que c’est pas donné et plutôt cher.
                il fallait entretenir les anciens chemin de fer construit par les méchants blancs et gratuitement vu le montant des dettes effacées.

                de plus, les travailleurs venus en france après la guerre ont été payé un salaire normal.
                les soldats décédés ont eu une pension de reversion versé à leur famille.
                rien pour tous ceux morts en afrique pour virer les nazis ?


              • Parrhesia Parrhesia 23 janvier 12:43
                @microf
                1) J’ai trop peur de ce que je pourrais découvrir en regardant dans les yeux de quelqu’un qui fait l’impasse sur des millions de victimes pour faire prévaloir un raisonnement sans doute plus hâtif que vous ne l’avez voulu !
                2) J’ai surtout profité du plan Marshall après que de Gaulle eut terminé de le rembourser pour libérer le pays des financiers qui l’avaient concocté !
                3) Les « boys » de Normandie auxquels j’ai quelques raisons personnelles de continuer à témoigner un profond respect et une profonde gratitude 74 ans plus tard ne sont certainement pas morts pour créer le monde tel qu’il est devenu, non plus que pour vous servir d’argument sur le net !!!
                Je vous laisse continuer seul votre péroraison à l’ombre des cimetières !


              • microf 23 janvier 12:51

                @Parrhesia

                Merci @Parrhesia, pendant que je « continue seul ma péroraison á l´ombre des cimetières », vous continuez á profitez du plan Marshall, suite aux millions de morts, parmis lesquels, les membres de ma famille, je ne vous demande aucun remboursement toutefois, je suis content que les membres de ma famille ne soient pas morts pour rien.


              • microf 23 janvier 13:04

                @foufouille

                Merci mon cher @foufouille,

                La Chine ne construit pas mon pays á crédit, on dirait que vous êtes mal informé, á moins de jouer le mal informé.
                La Chine c´est GAGNANT-GAGNANT, la Chine est payée en matière premières que prenait et continue d´ailleurs á prendre gratuitement « le méchant blanc » comme vous l´écrivez car c´est vous qui écrivez pas @microf, que « le blanc est méchant », c´est á dire que vous le reconnaissez.

                J´ai été á ARLIT, oú AREVA prend gratuitement l´Uranium.
                J´ai été au Congo, au Gabon, au Tchad, au Cameroun, au Niger, pour ne citer que ces pays lá, car la liste risque d´être très très longue des pays oú « le méchant blanc » fait son oeuvre de mal, et j´ai vu.
                Quant á la ristourne, je n´en ai pas besoin, lorsque je vais mourir, je n´emporterai rien, je repartirai comme je suis venu, á savoir, NU.


              • foufouille foufouille 23 janvier 14:06

                @microf
                on n’a pas lu le même journal.
                la chine a bien construit barrage et chemin de fer, trains que les pays africains remboursent à crédit pas gratuit.


              • foufouille foufouille 23 janvier 14:37

                @microf
                « AREVA prend gratuitement l´Uranium. »
                faux.
                AREVA paye comme pour les autres pays qui ont de l’uranium et le prix est le même pour le canada.
                 

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