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La couverture du Venezuela nous ramène à l’âge d’or des mensonges sur l’Amérique Latine

Mobilisation révolutionnaire à Caracas, le 2 février 2019.

Pharmacie vénézuélienne au moment où Time (5/19/16) expliquait à ses lecteurs “On ne trouve nulle part des médicaments de base comme l’aspirine” au Venezuela.

J’étais assis dans mon appartement à Caracas, en train de lire l’édition en ligne de Time Magazine(5/19/16) qui rapportait que “même quelque chose d’aussi basique que l’aspirine reste introuvable au Venezuela”. Je me suis rendu à la pharmacie la plus proche, quatre pâtés plus loin, et j’y ai trouvé un tas d’aspirines, d’acetaminophène (générique Tylenol) et d’ibuprophène (générique Advil), parmi des rayons bien fournis, avec une équipe de professionnels experts à faire pâlir d’envie tout drugstore états-unien.

Quelques jours après l’article de Time, la chaîne CNBC (6/22/16) se fit l’écho d’une plainte selon laquelle on ne pouvait trouver d’acéminatophène nulle part : “Des produits de base comme le Tylenol ne sont même pas disponibles”. Ce qui doit avoir surpris la Pfizer Corporation puisque c’est sa filiale vénézuélienne, la Pfizer Venezuela SA, qui produit l’acéminatophène que j’ai acheté. (Ni l’auteur de l’article de Time Ian Bremer ni le commentateur de la CNBC Richard Washington ne se trouvaient au Venezuela, et il n’y a pas d’indices qu’ils y aient mis les pieds un jour, ni l’un ni l’autre.)

J’ai acheté les trois produits, plus un sirop pour la toux, et d’autres médicaments sans ordonnance, car je doutais que quiconque me croirait aux Etats-Unis si je ne pouvais montrer ces produits dans leur emballage d’origine.

Incessants tambours de mensonges

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Orchestre Juvénile du Venezuela à New York en 2016

De fait, j’aurais moi-même douté si quelqu’un m’avait dit cela sans m’en fournir la preuve concrète, vu l’intensité des tambours du mensonge. Quand l’Orchestre Juvénile du Venezuela donna un concert à New York au début de 2016, avant que je déménage à Caracas, je m’y rendis en pensant “Purée ! J’espère que les membres de l’orchestre seront bien habillés et bien nourris”. Ils étaient bien habillés et bien nourris.

Quand j’ai mentionné tout ça dans un débat à l’Université du Vermont, un étudiant m’a confié qu’il avait eu la même sensation lorsqu’il assistait au championnat panaméricain de football. Ils se demandait si les joueurs vénézuéliens seraient capables de jouer vu qu’ils devraient être fort affaiblis par le manque de nourriture. En fait, a-t-il dit, l’équipe du Venezuela a joué superbement et s’est hissé à des rangs de compétition plus hauts que prévus surtout quand on sait que ce pays est traditionellement un pays du base-ball, contrairement à ses voisins obsédés du foot que sont le Brésil et la Colombie.

Même si cela peut être dur à croire pour des usagers des médias états-uniens, le Venezuela est un pays où les gens pratiquent des sports, vont au travail, vont à l’école, vont à la plage, fréquentent les restaurants et aux concerts. Ils publient et lisent des journaux de toutes les tendances poltiques (la majorité sont d’opposition, NdT), de droite centre-droit, centre, centre-gauche et gauche. Ils produisent et regardent des programes de télévision, sur des chaînes de télé elles aussi de toute couleur politique.

CNN s’est ridiculisé récemment (Redacted Tonight2/1/19) dans un programme sur le Venezuela dont la voix évoquait “l’utopie socialiste qui vide aujourd’hui virtuellement tous les estomacs” et fut suivie d’une image d’une manifestation de droite où chacun apparaissait bien nourri.

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Sympathisants du Président vénézuélien Nicolas Maduro (photo : TeleSur)

Certes le téléspectateur pourrait penser que cela est sûrement dû au fait que les opposants proviennent des classes moyennes supérieures. Les mobilisations de travailleurs pro-gouvernementales devraient être le fait de ventres creux… Or c’est loin d’être le cas des manifestations massives en faveur du gouvernement bolivarien du 2 février 2019 : les gens ont l’air d’aller très bien (photos). Et ce malgré le fait que l’administration Trump a resserré à l’extrême l’étau économique sur le pays, une réminiscence de la stratégie du “faire crier l’économie” mise en place par l’administration Nixon et la CIA contre le gouvernement démocratique du Président Salvador Allende au Chili, et contre d’autres gouvernements démocratiquement élus.

Manifestations rivales

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Últimas Noticias sur Twitter (2/1/19) : “Capriles : les partis n’appuyaient pas l’auto-proclamation de Guaidó”

Cette manifestation a révélé un appui considérable au gouvernement du Président Nicolás Maduro et un large rejet du choix du Président Donald Trump pour la présidence du Venezuela : Juan Guaidó. Guaidó, autoproclamé président du pays et reconnu quelques minutes plus tard par Trump, inconnu au bataillon pour 81 % des vénézuéliens comme l’a indiqué une enquête d’opinion menée par une firme privée, provient de la frange radicale de l’extrême droite vénézuélienne.

La manifestation pro-Maduro a suggéré sans surprise que Guaidó avait échoué dans la conquête d’un appui populaire au-delà des couches les plus riches de la société qui se réunissent dans les zones chics de l’Est de la capitale. Mais Guaidó n’a même pas réussi à gagner l’appui de nombreux riches. Le jour qui a précédé les manifestations rivales le 2 février, Henrique Capriles, le leader d’une faction d’extrême droite, a donné une interview à l’AFP parue dans le journal de centre-droit Últimas Noticias (2/1/19), le journal le plus lu au Venezuela. Capriles y déclare que la plus grande partie de l’opposition n’a pas appuyé l’autoproclamation de Guaidó comme président. Ce qui pourrait expliquer la surprenante faiblesse de la participation à la manifestation de Guaidó, organisée dans ces mêmes quartiers riches, éclipsée par la manifestation pro-gouvernementale sur l’avenue principale (avenue Bolivar) de la capitale.

Le New York Times n’a pas montré d’images de la manifestation pro-gouvernementale, se limitant aux déclarations d’ “experts” non nommés (2/2/19) pour qui la manifestation pro-gouvernementale était plus petite que celle des anti-gouvernement.

Les lecteurs peuvent observer les photos des manifestations rivales et juger par eux-mêmes. Les deux groupes ont fait de leur mieux pour mobiliser leurs fidèles, sachant que la capacité à montrer un appui populaire est un enjeu d’importance. Le strident journal de la droite vénézuélienne El Nacional (2/3/19) a publié une photo de l’opposition de droite :

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Première page de El Nacional

Si c’est la meilleure photo qu’il a pu trouver, elle est remarquablement peu expressive comparée aux photos des journaux de gauche comme Ciudad Caracas(2/2/19)….

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Article de Ciudad Caracas, Maduro s’adressant à une mobilisation révolutionnaire au coeur de Caracas (2 février 2019)

… ou le Correo del Orinoco (2/3/19), qui étaient trop heureux de publier des images de l’événement pro-gouvernemental :

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Première page du Correo del Orinoco (3 février 2019)

L’improbable “aide humanitaire”

Une manifestation géante anti-gouvernementale était supposée rendre possible un coup d’état, une manoeuvre que la CIA a utilisée fréquemment – en Iran en 1953, au Guatemala en 1954, au Brésil en 1964 et dans bien d’autres cas, jusqu’au Honduras en 2009 et en Ukraine en 2015. Mais l’affluence à la “grande mobilisation” annoncée par l’administration Trump était décevante, et le coup d’état ne s’est pas produit. Le résultat est que Trump a soudain exprimé un vif intérêt pour remettre des médicaments et de la nourriture aux vénézuéliens (FAIR.org2/9/19).

Que Trump, qui a laissé mourir des milliers de citoyen(ne)s à Puerto Rico et fait mettre en cage de jeunes enfants à la frontière mexicaine, se transforme soudain en champion de l’aide humanitaire aux latino-américains, a quelque chose d’irréel. Pourtant les médias privés l’assument, sans rire.

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La télévision canadienne CBC (2/15/19) a au moins eu l’honnêteté de reconnaître que le pont dépeint comme “bloqué et fermé à l’aide humanitaire par Maduro” n’avait en fait jamais été ouvert au trafic depuis des années.

La plupart des médias privés ont occulté les informations provenant de la Croix Rouge et de l’ONU – qui apportent déjà une aide humanitaire au Venezuela avec l’accord de son gouvernement – refusant d’administrer une aide états-unienne jugée par eux trop proche d’un stratagème politique et militaire. Ils ont même continué à construire l’image d’un Trump-champion-de-l’aide-humanitaire après les révélations qu’un avion états-unien avait été surpris au Venezuela en rain de débarquer des armes, et même après la nomination par Trump comme “envoyé spécial et chargé des opérations au Venezuela” du criminel Elliot Abrams, imputé dans l’affaire de l’Iran/Contragate. Abrams se trouvait à la tête du Bureau des Droits de l’Homme du Département d’Etat dans les années 80, lorsque les escadrons de la mort sévissaient partout en Amérique Centrale, et quand les armes des terroristes appuyés par les Etats-Unis au Nicaragua furent convoyées comme aide “humanitaire”, dans des avions repeints aux sigles de la Croix Rouge.

La télévision canadienne CBC (2/15/19) a au moins eu l’honnêteté de reconnaître qu’elle avait repris comme vrai un mensonge du Secrétaire d’Etat Mike Pompeo selon lequel le gouvernement vénézuélien avait bloqué un pont entre la Colombie et le Venezuela pour empêcher le passage d’une aide humanitaire. Le pont construit il y a quelques années n’a en fait jamais été ouvert à la circulation, apparemment à cause des relations hostiles entre les deux pays. Cette non-ouverture date de bien avant le supposé convoi d’aliments et de médicaments du gouvernement états-unien.

L’absurdité d’une “aide” dont on dit qu’elle contient pour 20 millions de dollars de nourriture et de médicaments, pour un pays qui compte trente millions d’habitants, et alors que les Etats-Unis ont volé 30 milliards de dollars du Venezuela en revenus pétroliers et en dérobent 30 millions tous les jours, se passe de commentaires.

“Etat failli”

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Financial Times du 4/4/2016 : « le Venezuela risque de sombrer dans le chaos »

Le Financial Times(4/11/16) a rapporté en 2016 que le Venezuela était un “état failli”, un “pur chaos” avec “quelque chose similaire à une guerre civile en cours”.

La campagne de désinformation intégrale à propos du Venezuela été lancée en 2016 par le Financial Times. Ironiquement, ce journal a choisi le 14ème anniversaire du coup d’Etat manqué de 2002 contre le Président Hugo Chávez – le 11 avril 2016 – pour affirmer que le Venezuela sombrait dans le “chaos” et dans la “guerre civile” et que le Venezuela était un “état failli”. Comme pour les rapports de Time et de CNBC, le reporter du Financial Times n’était pas au Venezuela, et rien n’indique dans l’article qu’il y soit jamais allé.

J’ai demandé à des amis de droite au Venezuela s’ils étaient d’accord avec les titres du Financial Times. “Non, bien sûr que non” m’a répondu l’un d’eux, soulignant l’évidence : “il n’y a pas de chaos ni de guerre civile. Mais le Venezuela est un état failli, car il n’a pas été capable de couvrir tous les besoins en médicaments de sa population”. Si on prend ce paramètre, tout pays latino-américain est un état failli, et, à l’évidence, les Etats-Unis aussi.

Le New York Times a produit des articles (5/15/1610/1/16) affirmant que les conditions dans les hôpitaux vénézuéliens étaient horribles. Ces articles ont mis en rage les colombiens de New York, qui ont fait remarqué qu’un patient peut mourir au seuil d’un hôpital public en Colombie s’il n’a pas d’assurance. Au Venezuela, par contraste, les patients sont traités gratuitement.

Un Colombien résident à New York a raconté que sa mère était retournée récemment à Bogota après plusieurs années aux Etats-Unis, et qu’elle n’avait pas eu le temps d’obtenir une assurance médicale. Elle est tombée malade et s’est rendue à un hôpital public. L’hôpital l’a laissée dans la salle d’attente pendant quatre heures puis l’a envoyée vers un deuxième hôpital. Le deuxième hôpital a fait la même chose, la laissant attendre quatre heures avant de l’envoyer à un troisième hôpital. Le troisième hôpital se préparait à la r’envoyer vers un quatrième lorsqu’elle protesta, expliquant qu’elle avait une hémorragie interne et qu’elle s’affaiblissait.

Je suis désolée, Señora, mais si vous n’avez pas d’assurance médicale, aucun hôpital public dans ce pays ne vous prendra en charge” a dit la préposée à la réception. “Votre seul espoir est de vous rendre à un hôpital privé, mais préparez-vous à devoir avancer une grosse somme d’argent”. Par chance elle avait un ami fortuné, qui l’emmena à l’hôpital privé où elle dut en effet avancer une grosse somme d’argent.

De telles conditions, en Colombie comme dans d’autres régimes néo-libéraux, ne sont pas mentionnées par les médias privés états-uniens, qui ont longtemps traité le gouvernement colombien, un régime de droite qui s’appuie depuis longtemps sur des escadrons de la mort, comme un allié des Etats-Unis (Extra !2/09).

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“L’Hôpital Infantile Latino-américain, Caracas : c’est la faute à Chávez !” (YouTube, 3/31/11)

Très bien, admettons, mais les rapports sur les conditions dans les hôpitaux vénézuéliens sont-ils vrais ou exagérés ? “Ils sont beaucoup mieux que ce qu’ils étaient il y a dix ans” me dit un ami qui travaille dans un hôpital de Caracas. En fait, explique-t-il, l’hôpital où il travaille a été ouvert il y a dix ans, et de nouveaux hôpitaux sont inaugurés actuellement. Pae exemple récemment à El Furrial, ou à El Vigia, comme en a fait état le journal de centre-droit Últimas Noticias (3/3/174/27/18). Par ailleurs le gouvernement a ajouté, ou agrandi les infrastructures d’hôpitaux existants, comme celles d’un centre pour grands brûlés à Caracas ou trois nouvelles salles d’opérationà l’hôpital de Villa de Cura.

Pendant ce temps, le gouvernement étrenne une nouvelle ligne ferroviaire à haute vitesse, Le Rêve d’Hugo Chávez, en mars (Correo del Orinoco2/6/19). Comme les médias états-uniens n’ont jamais laissé passer d’informations sur les réussites obtenues depuis la première élection d’Hugo Chávez en 1998, et n’ont publié que des informations sur de soi-disant dysfonctionnements, exagérés ou comme nous l’avons noté, inventés de toutes pièces, il ne reste aux lecteurs qu’à consulter une histoire alternative. En voici une, publiée par un vénézuélien sur YouTube(3/31/11) : “Por Culpa de Chávez” (“C’est la faute à Chavez”). Dépeignant de nouveaux hôpitaux, lignes de transit, logements publics, usines, etc.. construits par le chavisme, il peut aider à comprendre pourquoi le gouvernement de Nicolas Maduro continue à jouir d’un soutien aussi fort de la part de nombreux(ses) citoyen(ne)s.

Guerre économique

Il ne s’agit pas de minimiser les problèmes du Venezuela. Le pays a été touché, comme d’autres nations productrices de pétrole, dans les années 80 et 90, par la chute des prix du pétrole. Mais comme cela n’a pas fait tomber le gouvernement bolivarien, l’administration Trump a créé une crise artificielle basée sur une guerre économique extrême pour priver le pays de devises étrangères nécessaires à l’importation de biens de première nécessité. Les mesures de Trump semblent conçues pour empêcher toute reprise économique.

Comme dans tout pays en guerre (et l’administration Trump a placé le Venezuela dans des conditions de guerre et sous la menace d’une invasion immédiate), il y a des pénuries, avec de nombreux produits qui se retrouvent sur le marché noir. Ceci ne devrait surprendre personne : pendant la deuxième guerre mondiale aux Etats-Unis, alors que la manne n’était pas gravement menacée d’une invasion, il y eut un strict rationnement de produits tels que le sucre, le café ou le caoutchouc.

Le gouvernement du Venezuela a mis la nourriture, la médecine et les produits pharmaceutiques à de très bas prix mais beaucoup de marchandises ont été déviées vers le marché noir, ou sont sorties par la frontière de la Colombie, du Brésil et des Caraïbes, privant les vénézuéliens de provisions et ruinant les producteurs colombiens. Le gouvernement a récemment renoncé à certaines des lourdes subventions des prix, ce qui a produit une hausse des prix dans un premier temps. Ces dernières semaines, les prix ont commencé à baisser, en particulier parce que le gouvernement a unifié les taux de change et exercé un contrôle plus serré sur la frontière colombienne pour prévenir la contrebande.

Il n’y a jamais eu de discussion sérieuse sur aucun de ces thèmes dans les médias privés états-uniens, et moins encore sur la campagne de mensonges ou sur la guerre économique menée par l’administration Trump. Il n’y a pas eu de comparaison avec les conditions de vie des années 80 et 90, lorsque le gouvernement néo-libéral imposa les recettes économiques du FMI, avec pour résultat une révolte populaire : le sanglant Caracazo de 1989. La répression gouvernementale coûta la vie de centaines (selon le gouvernement de l’époque) ou de milliers de personnes (selon les critiques de ce gouvernement), sans compter les nombreuses victimes de la loi martiale qui fut alors instaurée.

Les efforts menés par l’opposition de droite pour provoquer un soulèvement semblable du type “Caracazo” qui pourrait justifier une “intervention humanitaire” étrangère, ont échoué de manière répétée. Il ne reste donc à l’administration états-unienne et aux médias privés qu’à recourir aux plus extrêmes mensonges sur l’Amérique Latine qu’on a connus depuis les guerres de l’administration Reagan dans les années 80.

Mark Cook

Source : https://fair.org/home/venezuela-coverage-takes-us-back-to-golden-age-of-lying-about-latin-america/

Traduction de l’anglais : Thierry Deronne

URL de cet article : https://wp.me/p2ahp2-4xa


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154 réactions à cet article    


  • Massada Massada 6 mars 09:46

    « En achetant un kilo de fromage et une boîte d’œufs, vous avez dépensé un mois de salaire mensuel »

    Au Venezuela, il devient presque impossible de se nourrir et de se soigner, mais les camions d’aide humanitaire sont brûlés.


    • JL JL 6 mars 09:49

      @Massada
       
       ah ! s’ils sont brûlés et n’explosent pas, c’est que les munitions n’étaient pas dans ceux-là !

       smiley


    • Pere Plexe Pere Plexe 6 mars 10:33

      @Massada
      Et le blocus il est lui aussi « humanitaire » ?
      Imposer un blocus et prétendre faire de l’humanitaire ne trompe que ceux qui veulent l’être.


    • CN46400 CN46400 6 mars 11:35

      @JL
      Les camions ont été détruits en Colombie, hors de portée des militaires vénézuéliens, mais on a pu voir qu’ils n’étaient chargés qu’à moitié (à l’arrière) de colis « humanitaires », le reste du chargement contenant pas mal de barbelés militaires....


    • Pascal L 6 mars 12:25

      @CN46400
      Les barbelés sont des moyens de défense, pas d’attaque... De quoi ceux qui devaient les recevoir devaient-ils se défendre ? Pas de l’Etat qui dispose de véhicules blindés qui traversent facilement ces réseaux. Des pillards ou des para-militaires alors ?


    • CN46400 CN46400 6 mars 12:40

      @JL
      Les barbelés sont des moyens de défense, pas d’attaque...
      Dans les manifs de 2017 (garimbas), comment ont été grièvement blessés, où même tués, les policiers en motos ?.....Par des barbelés tendus en travers des rues !
      Mais au fait, quelle est la valeur « humanitaire » d’un rouleau de barbelés ?


    • Pascal L 6 mars 15:21

      @CN46400
      Dans tous les cas, il s’agit d’un moyen de défense des pauvres... Quand à la valeur humanitaire, il peut aussi s’agir de protéger le reste du chargement contre les pillards. Votre raisonnement est entaché de préjugés idéologiques. Sans avoir de plus amples informations, il n’est pas possible de conclure.


    • Michel Maugis Michel Maugis 6 mars 15:28

      @Massada

      Quel rapport avec l’article ?

      Seriez vous assez lâche pour ne pas expliquer au lecteur cette contradiction que vous insinuez avec le « mais ».

      « sont brûlés » ??  Par qui ?


    • Oceane 6 mars 15:52

      @Massada

      « Au Venezuela, il devient presque impossible de se nourrir et de se soigner, mais les camions d’aide humanitaire sont brûlés »

      https://reseauinternational.net/il-est-temps-que-les-etats-unis-envahissent-les-etats-unis/


    • izarn izarn 6 mars 20:47

      @Massada
      Que vient foutre Israel dans cette affaire ?
      T’es qui toi, au départ ?


    • Le421 Le421 7 mars 13:19

      @Massada
      C’est pas vous qu’on surnomme « Pathé Maconri », la voix de son maître ??  smiley


    • Alren Alren 7 mars 18:20

      @CN46400
      « Les camions ont été détruits en Colombie, hors de portée des militaires vénézuéliens, »

      Précision bienvenue. Cette destruction montre plusieurs choses :

       Ceux qui les ont fournis et comptaient s’en servir pour créer un afflux de Vénézuéliens affamés déstabilisant le pouvoir légal et légitime, ont renoncé à cette méthode en échec : il n’y a pas eu de foule à la frontière demandant ardemment qu’on la nourrisse !

      Les propriétaires des camions et de leur contenu ont les moyens pour un tel gaspillage : cet argent ne peut provenir que des USA. Peut-être est-ce l’argent qu’au mépris de la loi, les USA ont confisqué au peuple vénézuélien ?

      Cette « nourriture » aurait pu être distribuée au peuple colombien qui ne l’aurait sûrement pas refusée ! Mais l’image donnée aurait desservi la propagande des merdias anti-Maduro.


    • Massada Massada 6 mars 09:50

      l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, a envoyé de l’aide médicale au Venezuela tout en réduisant l’aide apportée à la bande de Gaza.

      S’il est capable de venir en aide au Venezuela , pourquoi se fait il soigner ainsi que ses administrés et ceux de Gaza en Israel ? C’est de l’aide de l’Occident qu’il distribue, c’est qu’il en est gavé ! Pourquoi cette aide ne parte elle pas de Jordanie ou d’Egypte ?


      • Pere Plexe Pere Plexe 6 mars 10:35

        @Massada
        C’est sûr vous ne pouvez pas comprendre.
        C’est de la solidarité.


      • CoolDude 6 mars 13:37

        @Massada

        Pourquoi cette aide ne parte elle pas de Jordanie ou d’Egypte ?

        La blague. Parce que la Jordanie et l’Égypte, n’est pas Gaza qui est sous blocus Israélo-Egyptien

        depuis 2007 il me semble.


      • Garibaldi2 6 mars 15:46

        @Massada

        Moi j’expédierais bien de l’aide humanitaire par avion à la population de Gaza, mais Israël a détruit son aéroport en 2001. Inutile d’essayer de la faire par fret maritime car Israël impose un blocus maritime illégal. Par terre, l’entrée à Gaza est contrôlée par Israël et l’Egypte qui s’entendent très bien pour imposer aussi un blocus libéré ponctuellement mais avec des contrôles tatillons.

        Israël est gavé chaque année d’une aide US de 3 milliards de $.



      • Garibaldi2 6 mars 17:39

        @Massada

        Je suis persuadé que quelqu’un d’intellectuellement honnête comme vous, pourra nous dire si la traduction en français de cette vidéo est exacte :

        https://www.youtube.com/watch?v=rmrWWLs452U&feature=youtu.be

        J’invite les agoravoxiens à la regarder.

        Je ne désire pas donner de l’argent à une organisation confessionnelle.


      • Garibaldi2 6 mars 17:53

        Vous trouverez bien dans vos connaissances quelqu’un qui parle yiddish, la véritable langue des Ashkénazes.


      • Massada Massada 6 mars 18:20

        @Garibaldi2

        Lol on a les mêmes en Israël Ils vivent grâce aux allocations de l’état d’Israel. Que voulez vous ? Il faut de tout pour faire un monde. On aussi des communistes, des lgbt, des écolo, des vegans etc ...


      • Oceane 6 mars 19:27

        @Massada

        Mais pourquoi l’Occident « aide » l’Autorité Palestinienne ?


      • izarn izarn 6 mars 20:50

        @Massada
        Hé oui, on a aussi des Massada, juifs néo-nazis...
        Heil Iz Rael !


      • Garibaldi2 7 mars 01:32

        @izarn

        Huit jeunes, dont trois mineurs, ont écopé de peines de un à sept ans pour avoir commis des actes racistes et violents contre des immigrés, des homosexuels et des juifs religieux.

        L’un d’eux est le petit-fils de rescapés de la Shoah. Dimanche, huit jeunes tous originaires de l’ex-URSS ont été condamnés par le tribunal de district de Tel-Aviv à des peines de un an à sept ans de prison ferme pour « activité néo-nazie » en Israël.

        Les membres de ce groupe, qui ont plaidé coupable, étaient jugés pour une série de délits racistes et des actes de violences commis entre 2005 et 2007. Leurs victimes, qui se compteraient par douzaines, étaient des travailleurs immigrés d’origine asiatique, des drogués, des SDF, des homosexuels, mais aussi des juifs ultra-orthodoxes.

        Le groupe, qui se faisait appeler « Patrouille 36 » et avait pour emblème un crâne, a également été reconnu coupable d’avoir projeté d’agresser des groupes punk à l’aide d’explosifs et d’avoir profané la synagogue Petah Tikva, dans la banlieue de Tel-Aviv, en dessinant des croix gammées sur ses murs.

        Le chef du gang Eli Bunyatov, qui se faisait appeler « Ely le Nazi », a écopé de sept ans de prison. Il a été notamment reconnu coupable d’avoir commémoré l’anniversaire d’Adolf Hitler au cours d’une cérémonie durant laquelle les membres de son groupe ont prêté le serment de défendre la « race blanche jusqu’à la dernière goutte de leur sang ». L’autre leader du groupe, Dima Bugativ, un membre de l’armée, n’était pas présent au procès, ayant réussi à fuir Israël depuis son arrestation.

        Il s’agit d’un « phénomène grave, choquant et horrible qui nous rappelle les événements les plus sombres de la Nuit de Cristal (pendant cette nuit de 1938, les nazis s’étaient livrés à des pogromes anti-juifs à travers toute l’Allemagne, NDLR). Le fait qu’ils aient été juifs venant de l’ex-Union soviétique et qu’ils aient sympathisé avec des éléments croyant dans des théories racistes est terrible », a estimé le juge Tsvi Gurkinkel, dans ses attendus.


        Pas juifs d’un point de vue religieux

        Lorsque ces jeunes hommes ont été arrêtés en août 2007, des photographies les montrant en train de faire le salut nazi et portant des insignes nationaux-socialistes ont été retrouvés en leur possession. L’enquête a montré que les membres du groupe âgés à l’époque de 16 à 21 ans, avaient des liens avec d’autres groupes néo-nazis, notamment en Russie.

        Lors de perquisitions, des uniformes nazis, des portraits d’Hitler, un pistolet et des explosifs ont été retrouvés. Dans une cassette filmée, on voit les condamnés contraindre un drogué juif à se mettre à genoux et à demander « pardon au peuple russe pour être juif et drogué ». Des documents trouvés sur leurs ordinateurs ont permis de découvrir qu’ils prévoyaient également de célébrer l’anniversaire d’Adolf Hitler au mémorial de Yad Vashem, dédié aux victimes de la Shoah.

        « Certains des membres de leur famille sont juifs, mais aucun d’entre eux n’est considéré comme juif d’un point de vue religieux », avait affirmé l’an dernier la commissaire Révital Almog, qui a mené l’enquête, en référence au fait que la judaïté ne se transmet que par la mère. Ils étaient arrivés en Israël à la faveur de la « loi du retour », qui permet à tout juif d’immigrer en Israël et souffraient, selon leur dossier, de difficultés d’intégration au sein de l’Etat hébreu.

        Dans le cas des résidents des pays de l’ex-URSS, cette possibilité a été étendue aux conjoints non-juifs et à ceux dont un des grands-parents était juif. Pour les religieux, seuls ceux nés d’une mère juive ou convertis par des ultra-orthodoxes sont considérés comme juifs.

        Sur près de 1,2 million d’immigrants venant de l’ex-URSS depuis le début des années 1990, plus de 300.000 n’étaient pas juifs.


        http://www.lefigaro.fr/international/2008/11/24/01003-20081124ARTFIG00307-de-jeunes-neonazis-condamnes-en-israel-.php

      • kako 8 mars 13:12

        @Garibaldi2 Si la traduction de cette vidéo est juste, alors il faudrait la faire parvenir à notre cher Président, afin qu’il arrête de se ridiculiser en tentant de nous enfumer, en faisant des amalgames qui n’ont aucun sens !


      • oncle archibald 6 mars 09:58

        "Le pays a été touché, comme d’autres nations productrices de pétrole, dans les années 80 et 90, par la chute des prix du pétrole ....."

        Oui mais, comme aurait dit Coluche, il y en a de plus égaux que d’autres, et il n’est pas difficile de constater que beaucoup de pays producteurs se sont bien sortis de cette crise tandis que d’autres, le Venezuela et l’Algérie par exemple, se sont enfoncés dans une misère incompréhensible ... ou alors qui ne se comprend que trop bien, l’armée étant le seul bénéficiaire des richesses du pays !

        La jeunesse d’Algérie est en train d’essayer de changer les choses, le peuple du Venezuela semble plus pessimiste et se contente d’émigrer vers des cieux plus cléments.


        • CN46400 CN46400 6 mars 11:51

          @oncle archibald
          N’importe quelle affaire a des problèmes lorsque ses livraisons ne sont pas payées comme prévu. Actuellement le Vénézuéla attends de l’OMC qu’elle fasse débloquer les paiement US....


        • oncle archibald 6 mars 13:55

          @CN46400

          Ah oui j’ai failli oublier, pour quelques contributeurs « étoilés » tout ce qui merde dans ce monde est provoqué machiveliquement par les USA ....


        • Michel Maugis Michel Maugis 6 mars 15:38

          @oncle archibald

          Tonton archi-bad qui vient au secours des ordures US, en prenant sa posture du déni complet de la réalité qu’il connaît très bien.

          Et voilà maintenant que le raciste et lâche veut s’en prendre à l’Algérie.
          Le Vietnam, l’Irak, l’Afghanistan. la Libye, la Syrie etc.. ne luis suffisent pas à ce très très grand humaniste de mes deux.

          C’est sûr, il va mourir idiot. « une misère incompréhensible » qu’il dit,
          Mais il suffit de lire tonton, de connaître l’histoire, et surtout de ne pas être endoctriné par des ORDURES et des CRAPULES que vous adorez car ils vous ressemblent. 

          Tonton ose affirmer que les USA ne mènent pas une guerre contre le Venezuela depuis l ’arrivé de Chavez au pouvoir.

          PÔVRE tonton.


        • Michel Maugis Michel Maugis 6 mars 16:10

          @oncle archibald

          « tout ce qui merde dans ce monde est provoqué machiaveliquement par les USA »

          .
          Allez tonton, faites nous un article qui tendrait à démontrer le contraire !!

          au lieu d’employer votre ironie de gosse, pour la millième fois sur ce site.

          Tout le monde sait que c’est Poutine !!


        • oncle archibald 6 mars 16:51

          @Michel Maugis :

          Il y a deux sortes de monde. Le monde des mecs qui veulent s’en sortir et qui bossent pour ça et le monde de ceux qui attendent qu’on les en sorte en se plaignant que c’est la faute de machin ou de truc s’ils restent dans la merde. Les jérémiades des marxistes ont fait illusion un moment mais c’est fini.

          Les pays où règnent encore des marxistes sont pourris jusqu’à l’os par la compromission et la corruption, ce sont des « démocraties héréditaires », des pays ou les militaires font « élire » des pantins dont ils tirent les ficelles, parfois même des momies comme en Algérie ! Plus personne n’en veut.


        • foufouille foufouille 6 mars 16:58

          @oncle archibald
          ton monde date de 70 ou 80.


        • Michel Maugis Michel Maugis 6 mars 19:29

          @oncle archibald

          Faites nous un article qui nous explique tout cela.

          Pôvre tonton.


        • izarn izarn 6 mars 20:56

          @oncle archibald
          Il y a des mecs qui bossent et qui s’en sortent jamais : Les esclaves...
          Concept inaudible chez tonton néo-nazi...
          C’est pourquoi il y a eu les soviets ducon !
          A cause de ta gueule !


        • phan 6 mars 10:10
          L’abordage de la flottille pour Gaza est une opération de l’armée israélienne du 31 mai 2010 dirigée, en haute mer, contre une flottille de bateaux de militants pro-palestiniens qui tentaient de briser le blocus de la bande de Gaza. La « flottille de la liberté » ou « flottille Free Gaza » comprenait huit cargos transportant près de 700 passagers, de l’aide humanitaire et des matériaux de construction destinés à la population de la bande de Gaza.
          L’intervention militaire a fait neuf morts et vingt-huit blessés parmi les militants, et dix blessés parmi les militaires israéliens. La suite d’événements ayant conduit à ces morts a fait l’objet d’une bataille de communication. Les autorités israéliennes ont notamment diffusé une vidéo qui montre des passagers menacer et attaquer avec des armes les soldats qui les arraisonnaient, à laquelle le mouvement organisateur a répliqué qu’il y avait eu agression israélienne sans provocation de leur part.
          Le Boucher corrompu de Tel Aviv a profité du vote de la Chambre des représentants des United Shitholes of America contre la guerre du Yémen pour révéler son engagement militaire dans ce pays.

          Aucune action humanitaire de la « Communauté Internationale » contre le blocus de Gaza et du Yémen, les hypocrites humanistes pleurent du sort des Vénézuéliens !

          • aimable 6 mars 11:38

            @phan
            Si la flottille transportant de l’aide humanitaire a été bloquée par les israeliens c’est pour ne pas casser leur business a eux dans le cadre de la fourniture de marchandises en tant que fournisseur exclusif de la bande de Gasa , ce qui leur permet en même temps de récupérer l’argent de l’aide internationale .


          • CN46400 CN46400 6 mars 11:28

            Enfin un reportage objectif, il n’y a pas de tout sur les étalages, mais il y en a assez pour pour ne pas avoir ni soif ni faim. Ce qui correspond parfaitement avec les images, de tous bord, qui sont reçues ici. Rien à voir avec Haïti.

            En 2018, le Vénézuéla, bien que derrière Cuba, était toujours dans le peloton de tête en Amérique du Sud en terme d’espérance de vie et de mortalité infantile....

            Mais Gaido veut lancer, la semaine prochaine, une grève générale payée, comme au Chili en 1973, par la CIA !...On va alors voir où habitent les patrons...


            • Spartacus Spartacus 6 mars 12:57

              @CN46400

              Même ça ce sont des données sur les maladies infantiles sont des manipulations cocos pour crédules.

              En 1950, avant le communisme, Cuba avait un taux de mortalité infantile inférieur à celui de presque tous les pays du monde, même devant la France.
              Il était 13eme. Aujourd’hui il est descendu 49eme.

              En réalité, Cuba a fait moins de progrès en matière de soins de santé et d’espérance de vie que la plupart des pays d’Amérique latine. 
              Cuba est dévasté par des maladies qui ont été éradiquées de longue date dans les pays capitalistes (dengue, choléra).

              Je sais c’est dur de ne pas avoir en face que des partisans, mais des contradicteurs et des arguments concrets.
              La vérité est dure a admettre. Pas vrai ?.  


            • CoolDude 6 mars 13:44

              @CN46400

              une grève générale payée...

              En dollar ?!

              Si ce n’est pas de corruption active, je me demande ce que c’est. Gaido doit se dire que si « ça fonctionne avec moi, ça doit fonctionner sur les autres » !?


            • CoolDude 6 mars 13:45

              @Spartacus

              Cubas : Blocus aussi...


            • CoolDude 6 mars 13:46

              @CoolDude

              C’est bizarre tout ces pays en blocus qui ne progressent plus... Incroyable n’est ce pas !

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