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La grande réforme du monde rural chinois

Paysans_chine-2.jpgCrise économique et prévisions de croissance à la baisse obligent, une grande réforme du monde rural chinois est étudiée par le gouvernement qui traitera de la question lors du 17e congrès du Parti communiste qui se tient actuellement. En temps de crise, cette question semble primordiale d’autant plus que le ralentissement de l’économie chinoise s’est fait plus brusquement que prévu, en attestent les chiffres de la croissance du 3e trimestre (9,1 %) qui pour la première fois depuis six ans ne sont pas à deux chiffres. Par ailleurs, de multiples fermetures d’usines ont été observées dans tout le pays et la Chine est contrainte d’assumer sa dépendance auprès des grandes puissances mondiales.

Ce pays exportateur subit en effet de plein fouet la conjoncture économique actuelle ; en parallèle de l’ensemble des places financières nationales, les prix de l’immobilier ont lourdement chuté de plus de 40 % et un ralentissement des exportations a été observé en août. Des suites de la fermeture de 67 000 PME sur l’ensemble du territoire, plus de 20 millions de Chinois auraient perdu leur emploi, un phénomène qui ne cesse d’amplifier en dépit des plans de relance du gouvernement chinois qui a distribué plus de 22 milliards d’euros d’aides aux entreprises. Dans ce contexte de crise financière, le gouvernement chinois peut regretter les fermetures d’usine qu’il avait réclamées lors des jeux Olympiques de Pékin dans le but de réduire le taux très élevé de pollution, ce qui avait entraîné une nette baisse de la production.

Afin d’éviter un net ralentissement de la croissance pour l’année 2009, Pékin s’apprête à effectuer un nouveau pas vers le capitalisme (vers l’économie socialiste de marché comme tiennent à le préciser les autorités chinoises) en permettant aux paysans un droit d’usage sur les terres qu’ils exploitent tout en refusant d’abolir le principe de collectivité des terres. En clair, après avoir l’an passé reconnu le principe de propriété privée immobilière, le gouvernement chinois néglige à nouveau un principe de base du communisme. Les conséquences attendues d’une telle mesure sont une stimulation de la production et pour, par conséquent, amener une couche sociale paysanne de plus de 750 millions de personnes vers un niveau de vie plus élevé et ainsi doper une croissance intérieure dont l’économie chinoise n’est que trop peu dépendante. Un autre objectif inavoué de cette réforme historique est de définitivement apaiser les régulières tensions qui ont lieu en milieu rural.


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4 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 28 octobre 2008 15:03

    lorsque leurs terres seront privatises, les multinationales pourront les racheter pour une bouchee de pain
    deja dans certains endroits, les milices des multi tabassent les paysans pour les faire partir


    • Cascabel Cascabel 28 octobre 2008 21:39

      @ Auteur

      Article intéressant, bien écrit et qui explique une des préoccupations principales de la Chine : les terres agricoles.
      Il est certain que dans les conditions actuelles, où règne la corruption à tous les étages de l’administration, le système chinois ne peut plus durer sans risquer l’implosion. Les paysans se font déloger de "leurs" terres sur simple dérogation d’une bureaucratie soudoyée par des intérêts privés.L’absence de droit de propriété du paysan combiné aux lois du capitalisme sauvage rendent possible cette politique injuste. Ainsi poussent des villes champignons, et des industries de toutes sortes en lieu et place du terrain agricole.
      Cette situation devient dramatique car le pays le plus peuplé du monde se prive progressivement des moyens de subvenir à ses besoins et se trouve dans l’obligation d’importer sa nourriture. Parallèlement, l’ Europe et les USA délocalisent l’industrie en Asie, notamment en Chine et dépendent à leur tour de l’industrie chinoise. En Chine cette politique jette à la rue les paysans, et en Occident les ouvriers se retrouvent au chômage. Cela s’appelle la mondialisation.
      Que la Chine veuille remettre un peu d’ordre et protéger d’une manière ou d’une autre ses paysans et sa terre agricole par le biais de réformes me semble à priori positif.

      Bonne continuation et merci pour votre article.


      • philbrasov 29 octobre 2008 21:47

        comment un tel article peut-il susciter autant de notes négatives ?
        je m’interroge...

        Du reste que l’on approuve ou pas un article, il n’en reste pas moins interessant.
        SAUF que :
        Y a à mon humble avis, une ribambelle de censeurs, qui montre au bon peuple que nous sommes, ce qu’est bon ou pas bon pour nous.

        j’ai fait une analyse rapide sur les différents fils.... Parler en bien du capitalisme, vous met d’emblé dans le rouge...( heureusement le bucher n’existe plus )
        le pauvre auteur a eu le malheur sans doute de vanter les bienfaits de la réforme chinoise, par la privatisation des terres....







        • Le Nouvel Hebdo 29 octobre 2008 22:42

          Je partage entièrement votre analyse philbrasov, je tiens cependant à ajouter que ces commentiares négatifs (je ne parle pas spécifiquement de cet article mais de mes deux précédents) sont postés par des auteurs qui n’ont aucune contribution à leur actif. 

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AJ


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