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Accueil du site > Actualités > International > La guerre du Donbass - Les origines historiques profondes du conflit (...)

La guerre du Donbass - Les origines historiques profondes du conflit (I)

Si on veut comprendre pourquoi et comment la guerre du Donbass a éclaté début 2014 après le coup d'état du Maïdan, il faut remonter aux origines du problème. Aux origines de l'instabilité intrinsèque de l'Ukraine, qui se trouve dans l'histoire même de ce pays encore jeune.

Car les historiens ukrainiens ont beau essayer de réécrire l'histoire de leur pays pour lui donner plus de consistance, les faits sont têtus. Pour trouver la première mention d'un état ayant Kiev pour capitale et rassemblant ne serait-ce qu'une partie des territoires de l'Ukraine actuelle, il faut remonter 12 siècles en arrière.

La Rus' de Kiev

Au 9e siècle, les Scandinaves s'installent un peu partout le long de leurs routes commerciales, colonisent de nouvelles terres et fondent de nouvelles villes. À l'Est, ils s'installeront et créeront ainsi les villes de Novgorod puis la future Kiev. Si les deux villes forment des principautés séparées au départ, elles seront unies à la toute fin du 9e siècle, et la capitale passera de Novgorod à Kiev.

Cet état, qui au maximum de son expansion couvre les territoires allant du Nord-Ouest de l'actuelle Russie au Centre et à l'Ouest de l'Ukraine actuelle en passant par la Biélorussie et une partie de la Pologne, de la Lituanie et de la Hongrie, sera nommé la Rus' de Kiev (le mot Rus' vient du surnom qui était donné aux Scandinaves à l'Est : les Rus ou Ros). Cet état existera pendant un peu plus de trois siècles, mais sera presque toujours instable.

Rus' de Kiev

Au départ peuplée majoritairement de différents peuples slaves et de scandinaves, tous païens, la Rus' de Kiev sera christianisée à partir de la fin du Xe siècle, et son église sera issue et inféodée à celle de Constantinople. C'est donc naturellement, qu'après le schisme de 1054, la Rus' de Kiev resta fidèle au rite byzantin et devint donc un état Orthodoxe. Cette question religieuse aura une importance non négligeable pour la suite de l'histoire de la future Ukraine.

La Rus' de Kiev était une fédération féodale, c'est-à-dire un système de principautés inféodées à celle de Kiev. Le Grand Prince contrôlait la principauté de Kiev, et ses parents et vassaux, placés dans les autres grandes villes de la Rus', lui payaient un tribut. Un tel système, de par le jeu des successions, ne pouvait mener qu'à un état instable, chaque principauté étant dirigée par un membre de la famille princière qui pouvait revendiquer un droit à la succession au trône de Kiev.

Et très logiquement, c'est exactement ce qui s'est passé. Au XIIe siècle, ces luttes intestines entre principautés entraînèrent le déclin de la Rus' et Kiev perdit son statut de capitale. La ville fut alors saccagée par de nombreuses tribus, et en 1240, les Mongols prennent Kiev. C'est la fin de la Rus' de Kiev, et il faudra attendre le XXe siècle, avant que Kiev ne redevienne une capitale.

Divisions et intégrations des différents territoires de la Rus' entre les états voisins

Pendant plus de sept siècles, les territoires actuels de l'Ukraine et leurs habitants seront divisés et passeront alternativement sous domination mongole, lituanienne, polono-lituanienne (en 1569 la Pologne et la Lituanie sont rassemblées au sein de la République des Deux Nations), autrichienne et enfin russe à partir de la deuxième moitié du XVIIe siècle.

La domination polono-lituanienne sera marquée par des problèmes d'ordre religieux, car la République des Deux Nations est catholique, alors que les territoires de l'ancienne principauté de Kiev sont Orthodoxes. Pour échapper aux discriminations, beaucoup acceptent alors d'être rattachés à l'église de Rome, et en 1596 est signé le traité d'Union de Brest.

Si l'Ouest de l'Ukraine actuelle et ses élites se convertissent sans difficulté, c'est une toute autre histoire pour les cosaques qui vivent dans la zone autour de Zaporojié. Supportant mal la domination polono-lituanienne, les cosaques sous les ordres de l'Hetman Bogdan Khmelnitski se soulèvent au début du XVIIe siècle.

Culturellement et religieusement proches des Russes, les cosaques se rallient de manière naturelle aux Russes, et le 8 juin 1648, Bogdan Khmelnitski envoie une lettre au tsar où il dit vouloir rejoindre la Russie. Cette intégration de la Zaporoguie au sein de la Russie sera actée par le traité de Pereïaslav de 1654, et déclenchera la guerre russo-polonaise (1654-1667), à l'issue de laquelle la Pologne doit céder à la Russie la rive gauche du Dniepr dont Kiev. Le reste des territoires de l'actuelle Ukraine restera sous contrôle polono-lituanien. Ces territoires seront conquis par l'empire russe au XVIIIe siècle.

Contrairement aux mythes véhiculés par les historiens ukrainiens, il n'y a pas eu de persécution linguistique de ces territoires, la preuve en est qu'au XVIIe siècle, lors de la formalisation de la langue russe, des intellectuels de toute l'ancienne Rus' sont appelés, y compris ceux de Kiev ou de Galicie pour perfectionner la langue russe. Certains seront même des promoteurs du concept de trinité du peuple russe qui serait réparti entre la Vélikorussie (la Grande Russie), la Malorussie (la Petite Russie) et la Biélorussie (la Russie Blanche).

Peuples de Russie

À l'époque, le mot Ukraine servait à désigner une zone de bordure, la frontière de l'état auquel cette zone appartenait (en russe Kraï veut dire extrémité). On voit donc bien que ce terme ne désignait pas une nation ou un peuple en particulier. Ce sont les élites polonaises qui vont utiliser ce mot pour créer un nouveau concept et une nouvelle idéologie nationaliste, et forger de toutes pièces le mythe ukrainien.

Le but pour la Pologne était d'essayer de récupérer ses possessions que s'étaient partagées la Russie, l'Autriche et la Prusse en provoquant des soulèvements contre les « occupants ». Pour cela il fallait convaincre ces populations malorusses qu'elles étaient plus proches des Polonais que des Russes (si cela vous rappelle les arguments et slogans pro-UE du Maïdan, c'est normal, maintenant vous savez d'où ça vient).

Grâce à leurs hautes fonctions au sein de l'empire russe, certains de ces nationalistes polonais vont ainsi noyauter totalement le système éducatif de la Malorussie, et y implantent durablement le mythe ukrainien. C'est ce mouvement qui amènera à la formalisation de la langue « ukrainienne », qui est vu au départ comme sans conséquence pour l'empire russe. Et pour donner une idée de l'importance de cette langue, en 1861, le journal en ukrainien Osnova ferme, faute de lecteurs, ce qui montre bien que peu de gens lisaient l'ukrainien au XIXe siècle.

Mais après le soulèvement polonais de 1863-1864, les autorités russes comprennent enfin le danger de ce projet ukrainien, et font interdire l'impression d'ouvrages en langue ukrainienne, à cause de la collaboration qui s'était établie entre certains Malorussiens et la rébellion polonaise. C'est de là que vient le mythe de la répression de la langue ukrainienne.

L'Autriche n'est pas en reste en ce qui concerne le soutien à des mouvements nationalistes locaux. Cette fois c'est justement pour empêcher la Pologne de récupérer certains territoires comme la Galicie, que l'Autriche va soutenir la création d'une identité galicienne basée sur le peuple ruthène qui ne soit ni polonaise, ni russe. Cette opposition entre l'identité ruthène et l'identité russe (alors qu'en réalité ce sont deux branches d'un même peuple) va se retrouver plus tard dans le nationalisme ukrainien. La langue ukrainienne sera promue, et même imposée en Galicie, mais cela ne marche pas bien. Le Russe reste la langue majeure en Galicie.

Fidèles à l'Autriche lors de plusieurs soulèvements, les Galiciens recevront en cadeau l'étendard bleu et jaune qui deviendra le drapeau de l'Ukraine en 1991. En 1914, les Galiciens qui se considèrent comme Ukrainiens aideront l'Autriche-Hongrie à massacrer les Galiciens soupçonnés d'être pro-Russes (quand je dis que l'histoire bégaye souvent).

L'Ukraine sous l'URSS

Il faudra attendre 1917 et la révolution bolchevique pour changer la donne, avec l'apparition de la République Populaire d'Ukraine, crée par Mykhaïlo Hrouchevsky. C'est aussi à cette époque qu'est créée la Rada (le parlement ukrainien). Les bolcheviques puis les Allemands en 1918 briseront ce premier essai d'un état ukrainien. L'Allemagne met en place un gouvernement d'occupation, et si dans un premier temps l'armée allemande va jusqu'à Rostov et la Crimée, elle se retire, et restitue Donetsk aux bolcheviques afin ménager de bonnes relations avec eux (il faut rappeler que l'Allemagne a financé les bolcheviques jusqu'à la fin de la guerre).

Une fois vaincus, en novembre 1918, les Allemands se retirent en pillant Kiev, qui sera ensuite occupée par Simon Petlioura, les bolcheviques, le général russe blanc Anton Denikine, puis de nouveau les bolcheviques en 1920. Pendant ce temps, la Pologne essaye de profiter du chaos qui règne pour recréer une grande Pologne, ce sera la guerre russo-polonaise qui se terminera par le traité de Riga de 1921. La Pologne prend possession de la Galicie (ancienne possession autrichienne) et la République Socialiste Soviétique de Russie récupère le reste de ce qui formera la RSS d'Ukraine. Cet état correspond à l'Ukraine ante-Maïdan, moins la Galicie et la Crimée.

Comme on peut le voir ce sont les soviétiques qui ont créé l'Ukraine en tant qu'état, avec des frontières clairement définies, et qui ont donné vie au peuple ukrainien des mythes nationalistes en collant l'étiquette « Ukrainiens » à tous les Russes et Malorusses qui vivaient sur le territoire nouvellement créé. Le pays a d'ailleurs dû passer par une phase d'ukrainisation forcée pour essayer de faire prendre corps au mythe ukrainien, avec enseignement de l'ukrainien obligatoire à l'école, impression de livres et d'articles en ukrainien, etc. Mais la partie Est-Sud Est du pays restera profondément russophone.

Si l'Ukraine existe c'est grâce aux soviétiques. Il est donc assez paradoxal aujourd'hui de voir ces mêmes Ukrainiens vouloir décommuniser leur pays et détricoter tout ce que l'URSS a fait dans leur pays. Car si on pousse cette logique jusqu'au bout il faudrait purement et simplement faire disparaître le pays.

L'Holodomor, présenté par les historiens ukrainiens comme un génocide de la Russie contre l'Ukraine, est l'une de ces falsifications de l'histoire dont ils sont coutumiers. Il faut se rappeler que cette tragédie a non seulement touché les Ukrainiens, mais aussi les Russes et les Kazakhs (voir l'article paru sur Réseau International dans les sources). Il faut rappeler aussi que la Galicie, appartenant alors à la Pologne, n'a pas subi de famine. La Galicie n'a donc aucune raison objective de reprocher aux Russes une famine qu'elle n'a pas subie.

Puis la Seconde Guerre Mondiale éclate, la Galicie est rattachée à l'Ukraine lors du partage de la Pologne de 1939, et le nationalisme ukrainien (dont le berceau est dans l'Ouest du pays), créé par le nationalisme polonais et l'empire Austro-hongrois, va engendrer un monstre qui va se retourner entre autre contre ses créateurs. Le fanatisme qui était responsable des massacres de Galicie en 1914, va pouvoir se déchaîner à plus grande échelle.

Des organisations comme l'OUN (organisation des nationalistes ukrainiens) et son bras armé, l'UPA (Armée insurrectionnelle ukrainienne) vont collaborer activement avec les Nazis en espérant ainsi se débarrasser des soviétiques et pouvoir fonder une Ukraine indépendante. Plusieurs dizaines de milliers d'Ukrainiens s'engageront aussi dans la Waffen SS Galicie. Les nationalistes ukrainiens, et les sbires de Stepan Bandera et Roman Choukhevytch, massacreront des centaines de milliers de Polonais, de juifs, de tziganes, et de Russes pour le compte des Nazis. Ils se comporteront en serviteurs zélés de ceux qui les considèrent comme des sous-hommes, de simples esclaves.

Après la victoire des alliés sur l'Allemagne nazie, ces mouvements entrent dans la clandestinité en Ukraine et continuent la lutte armée contre les soviétiques. Le dernier membre de l'OUN est arrêté en 1958. Mais dès 1953, la CIA va soutenir et financer ces mouvements nationalistes ukrainiens, espérant pouvoir les utiliser comme 5e colonne en cas de guerre contre l'URSS. Que leur idéologie soit la même que celle des Nazis, peut importe, c'était la guerre froide et la fin justifiait les moyens pour les États-Unis.

Entre temps, la Galicie et des territoires peuplés de Roumains et de Hongrois ont été ajoutés définitivement au territoire ukrainien par Staline en 1945 (pour avoir des frontières communes avec la Hongrie, la Tchécoslovaquie et la Roumanie), et la Crimée par Khrouchtchev en 1954 (en violation des lois de l'URSS).

L'Ukraine indépendante

En 1991, c'est la chute de l'URSS. La RSS d'Ukraine devient l'Ukraine indépendante que l'on connaît, mais pas sans heurts. Car pendant toute la durée de l'URSS, l'Ukraine ne faisait qu'appliquer les directives de Moscou, résultat les dirigeants ukrainiens étaient de simples administrateurs, et ce mode de fonctionnement va perdurer après la chute de l'URSS. Seule l'origine des ordres changera, on passera de Moscou à Washington et Bruxelles.

Les relations avec la Crimée seront d'ailleurs assez houleuses. Alors que les mouvements ultra-nationalistes ukrainiens refont surface à la chute de l'URSS, un référendum a lieu en Crimée le 20 janvier 1991 qui consacre avec 94,3 % des votants, le rétablissement de la République socialiste soviétique autonome de Crimée. L'Ukraine ne deviendra indépendante que six mois après la péninsule, et va s'asseoir sur les résultats du référendum criméen, accordant juste un statut d'autonomie à la Crimée.

Un deuxième référendum aura lieu le 27 mars 1994, et portait sur trois questions : l'élargissement de l'autonomie de la République de Crimée, la possibilité de la double nationalité pour les habitants de la Crimée (russe et ukrainienne) et l'élargissement des pouvoirs du Président de Crimée. Le oui étant majoritaire pour chacune des trois questions, les mesures furent adoptées. Mais cela ne fut pas du goût de Kiev, qui le 17 mars 1995 envoya des unités spéciales pour destituer le président de la république de Crimée, Iouri Mechkov et reprit le contrôle de la Crimée.

Pendant ce temps, les États-Unis rêvaient de pouvoir mettre en œuvre les plans de l'ex-conseiller du président américain, Zbigniew Brzezinski, visant à séparer l'Ukraine de la Russie pour affaiblir cette dernière et pouvoir à terme la dépecer. La CIA, devenue experte en renversements de régimes grâce à son expérience acquise en Amérique du Sud va être mise à contribution, pour mettre en place en Ukraine un gouvernement favorable à Washington.

Ce sera la fameuse révolution orange de 2004. Les manifestants contestent l'élection de Viktor Ianoukovytch jugé plus pro-russe, face à Viktor Iouchtchenko. Résultat, la cour Suprême ukrainienne annule le résultat du vote, et un nouveau vote donne Iouchtchenko gagnant. Ce sera la première tentative de rapprocher de manière importante l'Ukraine de l'UE et de l'OTAN. C'est d'ailleurs pendant la présidence de Iouchtchenko que Stepan Bandera, le collaborateur nazi sera décrété Héros de l'Ukraine. Mais cela va tourner au fiasco.

L'alliance du nouveau président avec Ioulia Tymochenko ne va tenir que quelques mois, elle sera remplacée comme premier Ministre, Viktor Ianoukovytch, le candidat évincé occupera même ce poste, avant le retour de Tymochenko de 2007 à 2010. Ces querelles intestines au sein du gouvernement, et les conflits gaziers successifs avec la Russie vont précipiter la chute du mouvement issu de la révolution orange, et en 2010, Viktor Ianoukovytch est élu président de l'Ukraine. C'est lui qui va devoir faire face, trois ans plus tard à la seconde tentative de prise de contrôle du pays par les États-Unis : la révolution du Maïdan.

Comme on le voit, l'Ukraine est un état artificiel et fragile, parcouru de nombreuses lignes de fractures ethniques, linguistiques, religieuses, et culturelles. Pour rester unie, il lui faut maintenir un équilibre qui a été mis à mal par les États-Unis qui ont financé et soutenu les mouvements nationalistes fanatiques, dont l'idéologie doit clairement être décrite comme néo-nazie. Ces « nationalistes ukrainiens » étant contre tout ce qui n'est pas eux dans un pays profondément divisé, l'implosion du pays était inévitable. Et c'est malheureusement ce qui est arrivé en 2014 (la suite dans un prochain article).

Christelle Néant

Voir l'article sur DONi

Sources :

Ukraine - Pourquoi la France s'est trompée, de Xavier Moreau

Les Vikings, de Régis Boyer

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rus'_de_Kiev

https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9paration_des_%C3%89glises_d%27Orient_et_d%27Occident

https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Pere%C3%AFaslav_(1654)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_paix_%C3%A9ternelle_de_1686

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_des_Deux_Nations

https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_sovi%C3%A9to-polonaise

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_socialiste_sovi%C3%A9tique_d%27Ukraine

http://reseauinternational.net/qui-a-organise-la-famine-de-1932-1933-en-urss/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Collaboration_en_Ukraine_durant_la_Seconde_Guerre_mondiale

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_insurrectionnelle_ukrainienne

https://fr.wikipedia.org/wiki/14._Waffen-Grenadier-Division_der_SS_Galizien

http://reseauinternational.net/la-cia-travaille-a-destabiliser-et-a-nazifier-lukraine-depuis-1953/

http://stoprussophobie.info/index.php/top-actu-menu/item/95-qui-a-annexe-la-crimee

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9f%C3%A9rendum_de_1991_en_Crim%C3%A9e

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9f%C3%A9rendum_de_1994_en_Crim%C3%A9e

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_orange


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58 réactions à cet article    


  • anna anna 29 mai 12:24

    Hier encore (avant les élections), selon les médias, Marine Le Pen était une « abominable » marionnette de Poutine, Jean-Luc Melenchon était un « abominable » pro-Poutine, et « l’abominable » F.Fillon était un proche copain de Poutine. La honte sur eux !


    Aujourd’hui, ma télé suinte des louanges, faites par des journalopes , a l’égard de E.Macron-le- magnifique, a l’occasion de la venue de l’ogre Poutine a Paris

    • maQiavel maQiavel 29 mai 13:34

      Article très intéressant qui fait une très bonne synthèse des événements historiques.

      On perçoit tout de même un parti pris anti –ukrainien. Les bandéristes se sont certes alliés aux Nazis pendant la seconde guerre mondiale mais ils les ont aussi affrontés, ce qui implique non pas une simple vassalisation des mouvements nationalistes ukrainiens aux intérêts allemands mais une logique de lutte pour l’indépendance nationale.

      Autre chose : toutes les nations sont artificielles. Le fait que ce soit le cas de l’Ukraine n’enlève en rien la légitimité de la lutte des nationalistes Ukrainiens pour leur souveraineté.

      Mis à part ce parti pris évident, c’est un excellent article. 


      • anna anna 29 mai 13:56

        Kharkov - est une ville russe. Elle a été fondée en 1630 par le Tsar Russe Alexeï Mikhaïlovitch Romanov, 

        Sumy - est une ville russe, qui a été fondée par le Tsar Russe, Alexeï Mikhaïlovitch Romanov en 1655
        Dnepropetrovsk - une ville russe, fondée par l’Impératrice Russe Catherine II en 1776 et appelé Ekaterinoslav.
        Lugansk - fondée en 1795 par l’Impératrice Russe Catherine II
        Kherson - fondée par l’Impératrice Russe Catherine II en 1778
        Donetsk - fondée par l’Empereur Russe Alexandre II en 1869
        Nikolaev - fondée en 1789 par l’Impératrice Russe Catherine II
        Odessa - fondée par l’Impératrice Russe Catherine II en 1794

        Que est ce que ces villes Russes font dans un pseudo état - « Ukraine » ? 

        Et surtout, que est ce que les bandéristes ukrainiens, qui sont en train actuellement réécrire l’histoire, rebaptiser les nom des rues et des villes, d’enlever les monuments historiques russes, d’interdire de parler la langue russe, de mettre les « quotas » du russes a la télé, de bloquer les sites russes, et d’interdire sur internet les réseaux sociaux russes, foutent dans les ville historiquement russes ?
        Je vous le demande !
        Et bien, on va les reprendre nos villes. Le temps !
        « Ce qui est a nous est a nous. Ce qui est a vous est négociable... » J.Staline

        • Mychris Mychris 29 mai 14:49

          @anna

          Anna je vous adore, vous savez bien)
          Le simple fait que vous citez Staline m’apporte une crainte sincère :


          Et bien, on va les reprendre nos villes. Le temps !
          « Ce qui est a nous est a nous. Ce qui est a vous est négociable... » J.Staline

          Hors de question de négocier ce qui à nous avec la Russie. Le concept même de « négociation » n’a pas lieu d’être.
          A nationaliste, nationaliste et demi, et je m’inquiète de votre dérive expansionniste...

        • anna anna 29 mai 15:42

          @Mychris
          En 2008 j’ai découvert l’internet. Plus précisément le 08.08.2008. Et plus précisément le forum du Figaro. Et c’est encore a cette époque j’écrivais que la Crimée sera reprise par la Russie. 

          Par ce que c’était UNE ÉVIDENCE
          Aujourd’hui, comme un nez au milieu de la figure, il y a une évidence, que l’Ukraine sera reprise par la Russie. Comme une mortadelle - morceau par morceau. L’Ukraine ne peut pas être indépendante. C’est une évidence géostratégiques. Y a pas a avoir peur pour vous. Vous voulez d’une Ukraine qui vit bien ? Ou de l’Ukraine, qui ressemble a la « Mexique a coté des USA » ? 
          Bon, si les références a Staline vous effrayent tant, pensez a Soljenitzin, qui prévoyait Russie+Ukraine+Biélorussie dans l’avenir

        • Mychris Mychris 29 mai 15:58

          @anna

          « Que est ce que ces villes Russes font dans un pseudo état - « Ukraine » ? »

          Que fait Kaliningrad alias Königsberg fondée par les Teutons en Russie ?
          Que font les Îles Kouriles ancestralement Japonaise en Russie ?

          Il faut arrêter un peu)


        • anna anna 29 mai 16:00

          @Mychris
          Venez les reprendre...


        • Mychris Mychris 29 mai 16:12

          @Mychris

          C’est là que je ne suis pas d’accord avec vous.
          Si vous parlez de « reprise » vous développez donc une idéologie impérialiste que vous combattez par ailleurs lorsqu’il s’agit des États Unis.

          Si vous parlez avec des habitants de Kharkiv aujourd’hui un infime pourcentage souhaite le rattachement avec la Russie. A Dnipro(petrovsk) également bien que toutes ces populations sont russophonesDonc la reprise ne pourra se faire que par un envahissement ce qui est impossible sans une entrée en guerre directe avec l’Ukraine.


        • Mychris Mychris 29 mai 16:14

          @anna

          Mais personne ici ne veut les reprendre c’est là toute la différence )


        • roman_garev 29 mai 16:43

          @Mychris
          Anna parle d’une « reprise » par rapport à Kaliningrad et aux îles Kouriles.

          C’est vous qui avez lu trop hâtivement et vous êtes mis à développer le sujet d’une « reprise » des villes russes en Ukraine. Vous seul en parlez, donc vous blâmez vos propres propos. Faudrait être plus attentif.

          Quant à « un infime pourcentage », c’est à qui le sondage ?

          Et si on re-pose la question ? Pas sur un « rattachement à la Russie », mais sur un « détachement des bandéristes » ? Quelle serait la réponse ?

        • roman_garev 29 mai 16:56

          @Mychris
          « Si vous parlez de « reprise » vous développez donc une idéologie impérialiste... »


          Ah bon ? Pas forcément.
          Que direz-vous de la reprise de l’Alsace-Lorraine par la France ?
          De l’Allemagne de l’Est par celle de l’Ouest ?
          Des exemples du changement de la carte politique pour des raisons tout à fait différentes sont innombrables.
          La « reprise » de la Crimée a eu lieu selon la volonté d’une majorité écrasante de sa population, confirmée par plusieurs référendums durant les décennies. Où voyez-vous ici « une idéologie imprérialiste » ? (Si on ne parle pas des rêves, effectivement impérialistes, des bandéristes de la reprendre une fois de plus.) Vous êtes de côté de qui, vous, des Criméens ou des bandéristes ?

        • Mychris Mychris 29 mai 17:04

          @roman_garev

          Bonjour Romain :

          Pardonnez-moi Roman mais regardez :

          "Kharkov - est une ville russe. Elle a été fondée en 1630 par le Tsar Russe Alexeï Mikhaïlovitch Romanov, 
          Sumy - est une ville russe, qui a été fondée par le Tsar Russe, Alexeï Mikhaïlovitch Romanov en 1655
          Dnepropetrovsk - une ville russe, fondée par l’Impératrice Russe Catherine II en 1776 et appelé Ekaterinoslav.
          Lugansk - fondée en 1795 par l’Impératrice Russe Catherine II
          Kherson - fondée par l’Impératrice Russe Catherine II en 1778
          Donetsk - fondée par l’Empereur Russe Alexandre II en 1869
          Nikolaev - fondée en 1789 par l’Impératrice Russe Catherine II
          Odessa - fondée par l’Impératrice Russe Catherine II en 1794

          Que est ce que ces villes Russes font dans un pseudo état - « Ukraine » ? 

          Et surtout, que est ce que les bandéristes ukrainiens, qui sont en train actuellement réécrire l’histoire, rebaptiser les nom des rues et des villes, d’enlever les monuments historiques russes, d’interdire de parler la langue russe, de mettre les « quotas » du russes a la télé, de bloquer les sites russes, et d’interdire sur internet les réseaux sociaux russes, foutent dans les ville historiquement russes ?
          Je vous le demande !
          Et bien, on va les reprendre nos villes. Le temps !
          « Ce qui est a nous est a nous. Ce qui est a vous est négociable... » J.Staline« 

          Kharkiv j’y suis très souvent et j’interviens régulièrement dans des conférences sur la société civile : Les habitants sont favorables à l’unité de l’Ukraine mais certainement pas favorables aux banderistes.
          Dnipropetrovsk l’été dernier, c’étaient encore plus flagrant : discours ultra-nationaliste mais pas »néo-nazis" au sens littérale, on se bat pour notre patrie. Gageons que la rivalité économique régionale Donetsk-Dnipro(petrovsk) n’a fait accentuer ce nationalisme.

        • roman_garev 29 mai 17:10

          @Mychris
          Pour vous, pour les bandéristes et pour les chefs de l’Occident derrière vos dos :


          - la Géorgie doit « reprendre » l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, parce qu’elle est anti-russe et aspire à l’OTAN. Peu importe que ces Abkhazes et Ossètes seront exterminés jusqu’au dernier habitant.Qu’ils crèvent tous, ils ne comptent pas ;

          - l’Ukraine doit « reprendre » la Crimée et le Donbass, parce qu’elle est anti-russe et aspire à l’OTAN. Peu importe que ces Criméens et Donbassiens seront exterminés jusqu’au dernier habitant. Qu’ils crèvent tous (d,autant plus qu’ils sont en fait Russes), ils ne comptent pas...

          Cette logique est simple comme un beuglement. Continuez de beugler donc...

        • roman_garev 29 mai 17:16

          @Mychris
          De quelle société civile dans l’Ukraine bandériste actuelle, avec ses caves de SBU, digne héritière du Gestapo, parlez-vous ?

          Je tombe de ma chaise.
          Parlez plutôt d’une société civile en France sous Vichy. D’une société civile de donneurs d’organes en Kossovo...

        • Mychris Mychris 29 mai 17:38

          @roman_garev

          Bon reprenons nous esprits.
          La société civile ukrainienne existe au delà de ce que vous décrivez. Ce sont gens de bonne volonté qui cherchent la paix. Cette société civile est à mettre en opposition avec les gouvernements successifs ukrainiens y compris actuels, les mots d’ordres sont : le soft power culturel, la lutte contre la corruption et le developpement économique.

          L’amalgame mon cher Roman n’est jamais bon dans la résolution d’un conflit que nous souhaitons tous ici.


        • roman_garev 29 mai 17:48

          @Mychris
          « Ce sont gens de bonne volonté qui cherchent la paix. »


          Ah bon ? Et ils sont où, ces gens de bonne volonté, et que font-ils sauf survivre ? Où étaient-ils durant les bombardements les plus atroces du Donbass de 2014-2015 massacrant des centaines d’enfants, leurs futurs concitoyens, auxquels ils n’ont pas permis (mi-tacitement, mi-approuvant leurs « héros de l’OAT ») de vivre ?

          Votre beuglement sur l’amalgame, vous savez bien où le fourrer. Pardon, mais votre hypocrisie inhumaine dépasse les bornes.

        • roman_garev 29 mai 17:54

          @Mychris
          МОЯ ХАТА С КРАЮ


          « Laissez-moi tranquille dans ma petite maisonnette. Tuez qui vous voulez et tant que vous voulez, sauf moi-même. » C’est un maximum recherché par les soi-disant « gens de bonne volonté » de l’Ukraine actuelle.

          Avez-vous des exemples du contraire ?

        • Mychris Mychris 29 mai 19:18

          @Mychris

          Roman nous ne pourrons pas nous entendre, vous le savez, je le sais, simplement je me rends plus souvent que vous en Ukraine, et cette rhétorique russe du fourre-tout est juste détestable. Les Ukrainiens moutons et les méchants chefs occidentaux La conséquence directe de la guerre au Donbass c’est que cela agit directement sur le porte-monnaie des ukrainiens.
          Vous savez le nombre d’étudiants en Ukraine est largement supérieur en pourcentage au nombre d’étudiants en Russie ou en France. Ce qui en fait plutôt un pays cultivé et surtout bien loins des bandéristes lobotomisés que vous décrivez.


        • roman_garev 29 mai 20:46

          @Mychris
          Я про Фому, а ты про Ерёму.

          Quelle relation entre le nombre d’étudiants et le nombre d’enfants tués par l’Ukraine dans leurs maisons ?
          Et « moutons », c’est encore trop élogieux.


        • Mychris Mychris 29 mai 22:10

          @roman_garev
          Vous êtes déchainé Monsieur Garev aujourd’hui.
          C’est bien le problème avec vous, aucune discussion constructive cela se termine toujours en pugilat. Vous vomissez littéralement votre haine des ukrainiens ce soir.
          Je souligne simplement que les ukrainiens ne sont pas illetré et qu’ils ne sont pas tous des bandéristes ou des moutons.
          Je vous rappelle que ma femme et mon fils sont ukrainiens et qu’ils n’ont rien de bandéristes, qu’il existe des gens simples aussi en Ukraine et qu’il convient de ne pas associer ces 40millions aux 500 000 banderistes en comptant large.

          Votre attitude me rappelle mes premières visites en Russie à propos des ukrainiens : Все украинцы - селюки, а их женщины - самые красивые проститутки россии

          Rien ne change apparemment...


        • roman_garev 29 mai 22:29

          @Mychris
          Comme toujours, vous parlez d’une autre chose.

          Vous évitez de parlez de la vérité, à savoir des crimes contre l’humanité commis par l’armée ukrainienne (y compris toute sorte de lie, cela ne change rien) au Donbass contre la population civile.
          Je m’en fous de vos prostituées, qu’elles soient les plus belles ou non. C’est votre sujet, pas le mien.

        • Mychris Mychris 29 mai 22:33

          @roman_garev

          C’est vous qui ne comprenez pas votre ukrainophobie vous aveugle... relisez vos postes c’est la premiere fois que vous parlez de l’armée ukrainienne, jusqu’à présent vous parliez d’ukrainiens.


        • roman_garev 29 mai 22:53

          @Mychris
          Oui, je parlais aussi de la société qui laisse faire (de peur, d’indifférence, de stupidité, de compassion, de haine envers les Russes en général et les Donbassiens en particulier ?... ça m’est égal), je constate l’indifférence complète de la population (et la joie d’une grande partie) vis à vis des massacres au Donbass. Un seul Bouzina tué par votre lie (toujours libre et continuant leur existence de la lie) pourrait personnifier une « société », mais, hélas, il était seul et surtout il n’existe plus. C’est peu pour 40 millions...

          Mais si on laisse cette soi-disant « société » de côté, que direz-vous des crimes des « héros de l’OAT » au Donbass ? Ils comptent déjà à peu près 300 000 d’avoir reçu l’expérience de punisseurs digne de ses grand’pères de Waffen SS. Faites semblant qu’ils n’ont rien à voir avec le reste de l’Ukraine ? Qu’ils obéissent aux leurs propres instincts de tueurs, et pas aux ordres reçus de Kiev, de toute cette camarille de Porochenko, Parouby, Tourtchinov « le pasteur sanglant », Avakov « plus ukrainien que Saakachvili », Filatov « nous les pendrons tous après » ? Odessa, le 2 mai, 48 tués officiellement, brûles vifs ou achevés par des couteaux ou par les balles quand ils sautaient des fenêtres, fou d’horreur ? Et votre société qui observe tout ça en pleine bonhomie...

          Et vous me parlez de vos étudiants et de vos putes. Simulacre d’une discussion.

        • Mychris Mychris 29 mai 23:39

          @roman_garev

          La préoccupation des ukrainiens l’heure actuelle c’est de manger, de recevoir leurs salaires.

          Lorsque Hitler massacre 6 million de juifs ça rends 39 millions d’allemands nazis ?
          Lorsque Staline envoie 2 millions de personnes au goulag ça rend 110 millions de russes Staliniens ?
          Lorsque Laval assassine et déporte des milliers de français ça rend 42 millions de français collabo ?
          Lorsque les bataillons néo-nazis tues plus de 2000 civils dans le Donbass ça rends 40 millions d’ukrainiens complices ?

          Vous avez vécu dans un pays en guerre Roman ? Moi non, la seule ici en mesure de témoigner ici c’est Christelle mais de grâce arrêtez vos amalgames.


        • quid damned quid damned 29 mai 14:29

          Superbe article Christelle, merci.

          Le tableau que vous faites est parfaitement net même pour le béotien que je suis.

          Beaucoup d’infos clairement exposées.

          Quelques pigments culturels biens venus : Ros, ( d’où le phonème Rossyia (Россия)  ? qui se prononce plus « ra » que « ro » d’ailleurs ) par exemple viennent ajouter de l’éclat à la toile.

          Les illustrations impec.

          Je me permets de copier / coller pour constituer mon dossier Histoire. Tiens justement Agoravox n’a pas de rubrique dossier, je pense à ça ...

          Bon je vais arrêter là, je vais passer pour un vil flatteur, tonnerre de Брэст !

          Mais merci encore, j’y vois déjà un peu plus clair.

          Bonne continuation.

          Salutations cordiales.


          • JC_Lavau JC_Lavau 29 mai 14:57

            @quid damned. La province Rosland existe toujours, immédiatement au sud de Stockholm.


            Alexandr Serguiéivitch Pouchkin s’est amusé à traduire Virgile phonétiquement :
            O Rus !

          • quid damned quid damned 29 mai 15:00

            aïe : * bienvenus


          • quid damned quid damned 29 mai 15:12

            @JC_Lavau

            merci de cette précision.


          • Mychris Mychris 29 mai 15:20

            Petite précision, concernant l’article fort bien construit par Christelle

            « À l’Est, ils s’installeront et créeront ainsi les villes de Novgorod puis la future Kiev »
            Les scandinaves n’ont pas crée Kiev en fait on retrouve des trace de Kiev dès le 5e siècle.
            C’est 882, que la ville fut prise par Oleg, un Varègue, le successeur de Riourik, prince de Novgorod et elle devint alors en effet la capitale du premier État ruthène.


            • Christelle Néant Christelle Néant 29 mai 19:35

              @Mychris
              Merci de la précision.


            • anna anna 29 mai 15:59

              « L’invitation de Poutine a Versailles, par le président français E.Macron, est une insulte a bon sens. C’est la preuve du non-professionnalisme de la diplomatie française, que E.Macron a mis en place. Je regrette que les français ne comprennent pas que Pierre Le Grand était un dictateur et opprimait le peuple ukrainien... » 

              - interview en entier a Radio Svoboda de Олександр Потєхін (en ukrainien)

               smiley smiley smiley

              • Alex Alex 29 mai 16:07

                Cette mise en perspective du conflit que traverse l’Ukraine dans ses origines historiques me laissera toujours perplexe. Selon que l’on veuille mettre en évidence une spécificité, l’« ukrainité » de ce territoire, ou plutôt sa « slavité », qui la lie intimement à un monde plus large, essentiellement à la Russie, le déroulé historique sert généralement à valider le postulat de départ : il y a un pays, l’Ukraine, il y a un peuple, les Ukrainiens, ou au contraire il n’y a pas une Ukraine et il n’y a pas d’Ukrainiens.

                Parmi les origines profondes du conflit il me paraît incontournable de souligner la prévalence durable d’une narration de l’Ukraine telle que perçue par les Russes (ethniques ou nationaux). Les causes du conflit sont probablement à aller chercher aussi dans ce sentiment largement entretenu que l’Ukraine ne peut pas se prévaloir d’une totale souveraineté. D’où l’atteinte à son intégrité territoriale à laquelle nous assistons. 
                 

                • Olivier Perriet Olivier Perriet 29 mai 17:02

                  Je ne sais pas s’il faut remonter jusqu’à la Génèse.

                  À la chute de l’URSS en 1991, il n’y a pas eu de conflit majeur, ce qui semble prouver qu’il n’y avait rien d’inévitable.

                  Aux origines de la crise ukrainienne, on trouve des politiciens européens (et russes, par réaction, mais finalement qu’importe) qui ont voulu entraîner l’ensemble d’un pays qui, par définition, est à la fois d’un côté et de l’autre (étymologie de U Kraijna, « près des confins »), de « leur bon côté ».

                  et des politiciens ukrainiens qui se sont délibérément vendus à l’un ou l’autre et appellent ouvertement à l’invasion de leur propre pays par des armées étrangères.

                  Effectivement c’est le signe d’une nation pas encore aboutie.


                  • Alex Alex 29 mai 17:22

                    @Olivier Perriet

                    « et des politiciens ukrainiens qui se sont délibérément vendus à l’un ou l’autre et appellent ouvertement à l’invasion de leur propre pays par des armées étrangères. »
                    Ouh là ! On suit aisément ton regard dans une direction, pas - enfin, beaucoup moins - dans l’autre. 

                  • Olivier Perriet Olivier Perriet 29 mai 18:56

                    @Alex

                    Des deux côtés il me semble :

                    l’ancien président Ianoukovitch a disparu en Russie et avant de disparaître, a plaidé pour une intervention armée russe.

                    Et du côté de ceux qui l’ont remplacé on a tous en mémoire le célèbre Iatséniouk qui pose devant le drapeau de l’UE et appelle à l’aide l’OTAN contre les sécessionnistes de l’Est.


                  • Alex Alex 29 mai 19:07

                    @Olivier Perriet

                    Oui, je me doutais vaguement que tu faisais référence à l’Otan dans cette allusion à l’appel de soutien côté pro-occidental face aux événements de l’est ukrainien. De là à parler d’appel à l’envahissement du territoire national par une puissance étrangère c’est un peu tirer par les cheveux.
                    Non, non, il n’y a pas à renvoyer dos à dos les uns et les autres. Les uns ont pratiqué l’interventionnisme étranger, les autres l’ont peut-être rêvé. 

                  • roman_garev 29 mai 19:18

                    @Alex
                    « Les uns ont pratiqué l’interventionnisme étranger »


                    Il s’agit sûrement du Donbass ? Donc les Donbassiens seraient mauvais pour vouloir survivre ? Quels cons ! Et que dire alors de ceux qui ont pratiqué l’interventionnisme étranger (des alliés) en 1944-45 ?
                    Ah, j’ai oublié que je parle, semble-t-il, à un descendant idéologique évident de collabos pour lesquels la Libération était un malheur...
                    Continuez, je ne vous dérange plus.

                  • Christelle Néant Christelle Néant 29 mai 19:41

                    @Olivier Perriet
                    On commence directement par de l’exagération (remonter jusqu’à la Genèse), et ensuite le reste montre que vous n’avez pas lu ou pas compris ce que vous avez lu. Parce que si, en 1991 déjà il y a eu des problèmes avec la Crimée qui ne voulait pas rester rattachée à l’Ukraine. Donc allez relire l’article.


                  • Alex Alex 29 mai 20:13

                    @roman_garev

                    Je ne suis pas plus de l’OUN que tu es du NKVD. Alors arrête un peu avec tes références constantes à 39/45. C’est bien en 2014 qu’à débuté ce conflit en Ukraine. Et il n’oppose pas fascistes et bolcheviques !. Je disais simplement, pour tempérer l’opinion du post précédent, que dans le Donbass et en Crimée il y a eu une intervention militaire étrangère. 

                  • roman_garev 29 mai 20:20

                    @Alex
                    « arrête un peu avec tes références constantes à 39/45.C’est bien en 2014 qu’à débuté ce conflit en Ukraine. »

                    Délire exemplaire pour les cretins qui ne voient pas quels dieux doivent prier tous les Ukrainiens, selon la junte.
                    Bandera et Choukhevitch, les seuls vrais héros de l’Ukraine actuelle, les Grands Héros, presque les Saints, seraient donc apparus en 2014 ? Le pauvre...

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