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La preuve militaire du nettoyage ethnique turc à Afrine, Syrie du nord

 L’innommable s’est bien ouvertement rajoutée au scandale diplomatique, militaire et humanitaire de la deuxième invasion illégale du nord de la Syrie par la Turquie. Sous l’incroyable hypocrite label « Rameau d’olivier », le dictateur islamiste Erdogan a en fait entamé l’une des plus cyniques opérations guerrières doublée de purification ethnique jamais vue depuis bien longtemps. Sans mandat de l’ONU et sans autorisation du gouvernement syrien, les avions et les canons de l’alliance turco-djihadiste ont entamé une méthodique campagne de bombardement pour encadrer l’avancée progressive et implacable des blindés turcs et des mercenaires intégristes recrutés dans les milieux d’El Kaïda, d’Al Nosra (et même de DAECH !). La violation des frontières syriennes n’a entrainé aucune réaction notable des chancelleries ni aucune couverture médiatique. 55 longs jours de honteux silence sur l’écrasement de l’unique havre de paix depuis 5 ans au nord d’une Syrie complètement ravagée par la guerre. Afrine la laborieuse et la pacifique, dont les 385.000 kurdes affichaient un sens exemplaire de liberté, de laïcité, de solidarité et qui, de par ce fait, a accueilli plus de 500.000 réfugiés non kurdes. Afrine l’accueillante (voire l’insouciante car bien moins militarisée que ses deux sœurs kurdes plus dogmatiques à l’Est de l’Euphrate) a donc été saccagée sous le regard des médias silencieux pendant deux mois. Avec la complicité passive des Etats Européens, par peur que la Turquie ne déverse 3 millions de réfugiés sur une Europe gravement désorganisée, divisée et affaiblie. Avec la complicité des Etats Unis, par peur de voir la Turquie quitter l’OTAN au profit d’une alliance avec la Russie et la Chine. Avec la complicité passive de l’ensemble de l’OCDE, par peur de perdre des contrats économiques avec le monde islamique. Et aussi, hélas, tout simplement, par simple désintérêt du public et par incommensurable lâcheté des politiques.

Face à une si grossière propagande à la Goebbels d’Erdogan (et des services secrets turcs chargés des provocations frontalières), face à une si illégale et indéfendable invasion militaire, seul l’abyssal manque de culture géographique et historique de nombre de nos politiciens occidentaux pourrait légèrement limiter l’accusation de cynisme et de lâcheté. L’ennui, c’est que cette ignorance crasse au sein de nos élites dirigeantes (pourtant entourés de spécialistes et de cabinets ministériels) se serait donc maintenue avec entêtement pendant…

…55 jours ! Et cela, malgré le vote du 8 Février 2018 (remarquable car d’une rare unanimité) du Parlement Européen, condamnant l’atteinte répétée aux droits de l’Homme au sein de la Turquie et l’invasion militaire du Nord de la Syrie.

 

Pour sa défense, Erdogan prétend que des militants kurdes de Syrie venaient régulièrement harceler la Turquie. Y compris en provenance d’Afrine. En fait, simple propagande répétitive pour les gogos et les médias crédules étrangers. Comme il faut à tout prix que le chien ait la rage pour légitimer ensuite son exécution, on monte des histoires à dormir debout et on martèle sans cesse les discours avec le terme « terroristes ». D’autant que depuis la première invasion du Nord de la Syrie en 2016 (sous le label « bouclier de l’Euphrate »), des centaines de tanks et milliers de blindés turcs sont massés contre la frontière turco-kurde et à l’intérieur de la zone syrienne occupée. Avec l’omniprésence de l’armée suréquipés et de l’aviation turque dans cette zone d’Afrine, quel intérêt suicidaire y aurait-il à envoyer des roquettes ? Et en plus sur des civils innocents, ce qui est contraire à la charte même de l’ex PKK. Du n’importe quoi. Plus le mensonge est gros, disait Goebbels, plus les populations y croient.

 

Rappelons que la terrible répression politique d’Erdogan est la cause principale de la relance de la guérilla kurde en Turquie. Tout en refusent de cibler les civils turcs, les kurdes « radicalisés » causent de lourdes pertes aux forces de l’ordre turque. Ce qui met en colère Erdogan et l’incite à agir directement sur les bases arrières kurdes extérieures à la Turquie. Cette exportation de la violence répressive hors des frontières turques va avoir un effet multiplicateur inévitable. Certes, Erdogan compte aussi là-dessus pour justifier ses prochaines guerres d’invasion et aussi pour augmenter son pouvoir en flattant le nationalisme turc et en intensifiant la répression à l’intérieur de la Turquie contre tout ce qui n’est pas pro-charia.

 

Cependant, la province d’Afrine n’avait rien à voir avec cette guérilla en Turquie. Et les restes de guevarisme marxiste d’un autre âge ne sévissent qu’aléatoirement et qu’au sein des deux autres provinces kurdes plus lointaines, à l’Est de l’Euphrate.

 

Tout d’abord, rappelons que le charismatique ex dirigeant de l’ex PKK, Abdullah Öcalan, avait lui-même largement « social-démocratisé » la ligne politique des autonomistes kurdes. Le PKK n’a cessé de répéter qu’il était contre la création d'un État kurde : « Il vise à accomplir le droit à l’autodéfense des peuples en contribuant à la progression de la démocratie dans toutes les parties du Kurdistan, sans toutefois remettre en cause les frontières politiques existantes »5

En 2001, à la suite de son renoncement à la lutte armée, le PKK a formé le Congrès du Kurdistan pour la Démocratie et la Liberté (KADEK). En 2002, le PKK a pris le nom de Kadek et abandonné les références marxistes et léninistes29. En 2003, confirmant son renoncement au léninisme, il a changé de nouveau son nom en Congrès du Peuple du Kurdistan (KGK)30.

 

Hélas, cette évolution très positive n’a pas empêché Öcalan de continuer à croupir dans les geôles turques avec des milliers d’autres militants. Une erreur politique têtue du gouvernement turc qui a toujours refusé de lui donner un rôle national de réconciliation à la Nelson Mandela (Afrique du Sud).

 

La deuxième grande raison de la particularité pacifique d’Afrine est que les militants de l’ex PKK fuyant temporairement la répression turque se trouvent à l’Est de l’Euphrate. Pas dans la lointaine, isolée et vulnérable Afrine !

 

La troisième raison également très évidente est que les réfugiés non kurdes accueillis dans la province d’Afrine sont devenus très largement majoritaires durant ces cinq années de paix et de collaboration inter ethniques. Un original mode de gestion kurde qui a attiré la sympathie d’un grand nombre d’intellectuels et de militants de gauche en Europe. En sus des médias à la gauche de la gauche, félicitons le travail du journal « Le Point » n° 2376 du 15 Mars, qui brise enfin l’omerta sur le martyre d’Afrine.

 

En admettant, par simple hypothèse, pour une analyse impartiale, que d’illogiques et impensables incidents frontaliers aient bien eu lieu, il était aisé de demander préalablement la venue d’observateurs neutres sur la frontière. Notamment du Conseil de l’Europe, puisque la Turquie en est encore toujours membre (la moindre des choses avant de déclencher une guerre sanglante, n’est-ce pas ?). Il était même possible de mobiliser les drones, les hélicoptères, les avions d’observations et les satellites militaires de l’OTAN, puisque la Turquie en est encore officiellement membre. Un groupe de tireurs de roquettes ne disparait pas comme cela dans la nature des dizaines de fois de suite alors que l’on peut filmer du ciel un vélo ou un fusil. L’heure exacte des attentats (prétendument kurdes) sur des civils, permet de relire a posteriori les bandes passantes filmées depuis les satellites. Surtout si préalablement commandées pour surveillance et enquête le long d’une frontière bien précise. Mais Erdogan n’a jamais rien demandé aux européens et aux américains. Et l’Occident a préféré croire ou faire semblant de croire à la propagande du dictateur islamiste rêvant à la restauration ottomane.

 

Erdogan réclame la « démilitarisation » de la zone frontalière kurde dans une profondeur de 30 Km et longue de 950 Km. Rien que çà ! Donc, en prévision, de longues années d’une sorte de « nouvelle guerre du VietNam » ! Avec l'accord tacite de l'OTAN et de l'Occident ?!

 

Pour la province d’Afrine, il lui était pourtant possible d’obtenir assez facilement sa « neutralisation » en avançant ses blindés de chaque côté, par le Sud-Ouest et le Sud-Est, via les territoires syriens qu’il occupe déjà à l’Est depuis 2016 ainsi qu’à l’Ouest depuis le surprenant accord d’Astana de 2017 passé avec les russes (création de quatre zones appelées officiellement de « désescalade » pour la propagande internationale, en fait quatre zones de liberté de bombarder et de « nettoyer » en toute liberté et impunité !).

Une fois isolée de la région d’Alep, la Turquie pouvait négocier la « démilitarisation » de la province d’Afrine contre la réouverture des échanges économiques au sud avec Alep et la Syrie gouvernementale.

 

Mais Erdogan ne voulait pas du maintien de la gestion kurde sur le Nord de la Syrie. D’où ce plan de bataille remarquable de préméditation en Janvier 2018 couvrant soigneusement l’Ouest, le Nord et l’Est, mais justement et surtout pas le Sud de cette laïque province d’Afrine. Ensuite une lente avancée militaire à partir d’une dizaine de zones de pénétration frontalière. Officiellement, les bourgades qui résistent en paye le prix et sont bombardées. En réalité, elles sont « aplaties » sous les bombes, quasiment rayés de la carte bien avant même que n’arrivent les djihadistes chargés du « curetage ». L’objectif étant de terroriser et de faire partir les habitants des villes et des villages plus grands. (d’où le cri d’alarme et l’article du 24 Février sur Agoravox demandant les photographies aériennes « avant-après » bombardements turques). Le mur des obus avance lentement mais surement pendant des semaines, en précédant l’arrivée des mercenaires islamistes, puis l’arrivée des chars turcs. La lenteur de la progression (moins de 500 mètres en moyenne par jour), n’est pas due à une sanglante résistance kurde de type Stalingrad. Au dire des turcs eux-mêmes, les kurdes perdent en moyenne 60 combattants par jour, en comptant à la fois les prisonniers, les blessés et les tués (y compris de simples civils non armés), écrasés par les canons et l’aviation. Deux fois moins selon les pointilleuses statistiques kurdes plus plausibles. Cette lenteur soigneusement exécutée (d’à peine 20 à 25 mètres par heure en moyenne) reposait sur une volonté de laisser largement le temps à la population de partir. De partir vers le sud. Vers Alep et la Syrie dite « gouvernementale ». L’objectif réel d’Erdogan : « le nettoyage ethnique » pour dégager les kurdes trop indociles et les remplacer par des turkmènes et des islamistes intégristes comme lui et son parti. Il ne s’en cache pas. Il l’écrit (comme dans Mein kampf) et le clame haut et fort à longueur de discours, annonçant le rapatriement de centaines de milliers de réfugiés syriens de Turquie.

 

Si l’on regarde la carte militaire du 16 Mars 2018 ci-jointe, on découvre une véritable caricature graphique de cette volonté de ne surtout pas boucher le processus d’évacuation de cette population laïque. La zone kurde en est réduite à une sorte d’informe boyau tordu de quelques kilomètres de large. A portée de tir à vue, les canons turcs laissent partir les véhicules vers le sud, mais les canardent immédiatement dès qu’elles repartent vers le nord (y compris pour simplement aller chercher d’autres fuyards, par crainte que le coffre ne contienne des armes et munitions). Même la zone d’extrême sud collée au district d’Alep est immédiatement bombardée quand se présente des véhicules gouvernementaux officiels syriens !

Les miliciens kurdes ont parfaitement compris la stratégie d’Erdogan et ont tenté, souvent en vain, de maintenir la population sur place…

 

En conclusion, Erdogan a menti depuis le début en invoquant des incidents de frontière et ensuite en parlant de démilitariser sur 30 Km la province kurde. La configuration militaire minutieusement et implacablement suivie pendant 55 jours, puis le bombardement systématique des unités gouvernementales syriennes s’approchant d’Afrine par le Sud en vue du remplacement des unités kurdes, prouve que c’est le vidage de la population kurde qui l’intéresse. Cette purge militaire, politique, culturelle, humaine, est spectaculairement organisée en plein jour au rythme des bombardements, y compris pendant le cesser-le-feu d’un mois voté à l’ONU. Il est vrai, texte à, l’appui, qu’Emmanuel Macron réclamait curieusement un cesser-le-feu uniquement dans la zone de la Ghouta (près de Damas) et non dans la province d’Afrine !...

Cette orchestration appliquée de la terreur militaire depuis le 20 janvier a largement confirmé la volonté hégémonique totalitaire du despote turc.

 

En fait, depuis la première invasion illégale de 2016, et surtout depuis le sulfureux accord « type Ribbentrop » d’Astana en 2017 avec Poutine, personne sur cette planète n’ose plus arrêter Erdogan. Même une stratégie-tactique de harcèlement aérien "à la mongole" (économe en ressources), n'est pas certaine d'obtenir la totalité des résultats escomptés... (en raison du fréquent caractère iracible et irationnel des dictateurs et de leur capacité à endoctriner et mobiliser leur troupes).

Les livres d’histoire parleront pendant longtemps de ces sanglantes « zones de désescalade » syriennes (simple partage entre prédateurs du rôti syrien) et des répétitifs cesser-le-feu bidons, lentement et tardivement négociés pour n’être jamais appliqués, alibis pour bonne conscience diplomatique à peu de frais.

 

Dans le prochain article-débat, nous récapitulerons les idées concrètes reçues en faveur d’un plan de paix et de reconstruction économique, sociale et politique de la Syrie. Y compris une humble et ingrate tentative de montrer la différence entre un système confédéral (revendiqué par les kurdes) et un système fédéral de type Etats Uniens, allemand ou russe. Merci encore pour vos contributions, y compris par courriel : remy_ronald@yahoo.fr

 


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58 réactions à cet article    


  • oncle archibald 17 mars 09:22

    La rapprochement entre la Turquie d’Erdogan et l’Allemagne d’Hitler est limpide. Les hésitations et la couardise des occidentaux aussi. Cette indifférence risque de nous couter très cher.


    • OMAR 17 mars 17:35

      Omar9
      .
      @tonton artichaut.« ... la Turquie d’Erdogan et l’Allemagne d’Hitler est limpide ; ».
      .
      Faut donc au plus vite une ligne Maginot au Sud-Est...


    • oncle archibald 17 mars 18:14

      @OMAR : c’est un diagnostic que j’ai écrit, pas une ordonnance !

      Oui, il faut vraiment être aveugle et chier dans son froc comme l’a fait Chamberlain en son temps pour ne pas comprendre qu’il est grand temps de ne pas prendre de gants pour qualifier Erdogan de dictateur sanguinaire puisque c’est le cas. Ce serait un bon début et obligerait chacun à choisir clairement son camp.


    • Christian Labrune Christian Labrune 17 mars 20:13

      il faut vraiment être aveugle et chier dans son froc comme l’a fait Chamberlain...
      .....................................................................
      @oncle archibald
      Constatation que j’approuve totalement.
      En attendant, le Führer de la Turquie peut quand même compter sur son « ami » de l’Elysée, et sur les contrats qui ont été signés le jour de sa venue à Paris. Il était question de livrer des missiles à ce crapuleux enfoiré. Ca pourra toujours lui servir !


    • REMY Ronald REMY Ronald 17 mars 21:50

      @Christian Labrune
      @oncle archibald
      Effectivement, les Chamberlain, les Daladier et autres mollusques futurs collabos semblent pulluler dans tous les gouvernements de l’OTAN et de l’OCDE.

      Tous ces politiciens n’ont eu d’yeux que pour leurs carrières politiciennes. Depuis 30 ans, ils ont tous clochardisé leurs défenses nationales en dessous de 1,5 voire 1% du PIB et supprimé les services militaires et même civiques. Y compris en Allemagne, la moitié de leur aviation et de leurs blindés sont HS. Il faut des années pour reconstruire une défense. L’OCDE est maintenant sans défense, puisque l’OTAN est bloquée. Quant à la Russie, elle est complice dès le départ de cette invasion Turque.
      Quant à notre propre défense nationale, elle est au taquet depuis longtemps, avec budget réduit jusqu’à l’os. 875 millions « d’engagement budgétaire militaire » encore retirées en début de mandat à cause de mauvais conseiller entourant Emmanuel Macron (une de ces nombreuses mesures restrictives non annoncées pendant la campagne électorale).

      Si nous ne réagissions pas, si nous ne faisons pas pression sur les politicards, si ce type d’invasion militaire demeure impuni, notre honteuse lâcheté, comme en 1938, nous vaudra un jour une épreuve bien plus terrible. Il faut arrêter l’incendie dès le départ. Ne surtout pas aveuglement attendre que l’incendie se propage.

      Conclusion :
      Il faut une mobilisation parlementaire pour mettre en place un collectif budgétaire exceptionnel d’urgence pour des armes, des munitions et le recrutement de volontaires nationaux et étrangers (le fameux triplement de la légion proposé par les « Bouledogues de la République »).
      Délai de réalisation : 
      Un an maximum.

      Avec quel argent ?
      Une CSG exceptionnelle sur la spéculation toxique à base de produits dérivés.
      (cela paiera largement au passage l’annulation de l’injuste et inacceptée hausse de la CSG sur les retraites ainsi que la restauration des emplois aidés jugés indispensables par les commissions municipales).
      Pas de blabla et autres simples condamnations de l’horreur. Le Parlement Européen l’a déjà fait et d’ailleurs bien fait (pas via une frileuse opportune majorité transnationale mais à l’unanimité !)

      Il nous faut des mesures effectives, concrètes et par conséquent crédibles.
      Si cette crédibilité arrive à intimider la dictature d’Erdogan et la démocrature de Poutine, arrive à les calmer un peu
      (on a le droit de rêver),
      nous obtiendrons un double résultat positif :

      1°) Nous éviterons ainsi la guerre.

      2°) La correction du système fiscal injuste permettra, après l’année de réarmement et le retour à la paix, des investissements civils utiles pour l’investissement, la recherche, la formation professionnelle, l’éducation, la réinsertion, l’écologie, la santé et la relance des exportations (ce que « En Marge » appelle « l’économie sociétale », l’économie réellement au service de la société).

      Si ces mesures concrètes ne fournissent pas un message assez fort pour calmer le tyran Erdogan, au moins serons nous un peu mieux préparés pour une éventuelle opération tactique d’avertissement, de ralentissement et de guérilla aérienne « à la mongole », dénommée « Ourga » (économe, y compris en ressources humaines).


    • Jelena Jelena 17 mars 22:08

      Et Chypre, c’était quoi ? Un cadeau fait aux turcs. Sarajevo ? Un autre cadeau fait aux turcs. Le Kosovo ? Encore un cadeau fait aux turcs.
       
      Mais comme aujourd’hui le monsieur à la TV, il dit : « les turcs ils sont méchants ». Ben... Le français moyen répète sur les forums « les turcs ils sont méchants ».


    • Jelena Jelena 17 mars 22:18

      Limite on pourrait croire que c’est en 2017 que la majorité des français ont découvert la Turquie... Il faut avouer que la Turquie ne participe pas beaucoup aux finales de foots, ceci expliquant sans doute cela.


    • Christian Labrune Christian Labrune 17 mars 22:35

      Effectivement, les Chamberlain, les Daladier et autres mollusques futurs collabos semblent pulluler dans tous les gouvernements de l’OTAN et de l’OCDE.
      ...................................................................... ............
      @Remy Ronald
      Je n’ai pas les compétences qu’il faudrait pour pouvoir juger de la pertinence de vos propositions ou les discuter, mais nous sommes bien, effectivement, dans une situation qui s’apparente à celle d’après Münich et il serait plus qu’urgent de réarmer l’Europe, et particulièrement la France, dont le dispositif conventionnel est en bout de course. Au Mali par exemple, il y avait bien un quart des véhicules militaires qui étaient constamment en panne et donc inutilisables.

      Il est surtout ici question de la Turquie, mais la menace iranienne est encore infiniment plus préoccupante. Trump avait prévenu qu’en mai il refuserait de proroger encore une fois les accords qui ont permis de lever les sanctions touchant l’Iran si les Européens n’obtenaient pas un réajustement des accords de Vienne. Le camouflet tout à fait prévisible reçu naguère par le pauvre Le Drian en visite à Téhéran fait bien voir qu’il n’y a rien à attendre du régime pourri des mollahs, et qu’il va nécessairement falloir user de la manière forte si on ne tient pas à ce que l’Iran continue d’étendre son hégémonie sur tout le Moyen-Orient voire au-delà. Politique d’extension que Ben Salamane comparaît, il y a quelques jours, et pas pour la première fois, à la politique d’un IIIe Reich désireux d’étendre son Lebensraum. Après le remplacement de Tillerson par un autre qui sera plus apte à prendre le taureau par les cornes, la situation, pour l’Iran, risque de devenir beaucoup plus délicate. Il serait temps.

      La cécité des gouvernements européens est atroce. Pour le bout de gras que quelques entreprises espèrent tirer de la collaboration avec le régime de Téhéran, on lui permet de financer et de perfectionner son armement et d’entretenir des organisations terroristes comme le Hezbollah et le Hamas. On donne des armes à son pire ennemi.

      Vous parlez de « faire pression sur les politicards », mais le citoyen français crétinisé est très loin de se rendre compte de ce qui se prépare. Je me souviens qu’après les accords de Vienne, j’avais envoyé un article sur AgoraVox où je faisais un parallèle avec Münich. Il n’aura jamais été publié, comme plusieurs autres, et c’est ce qui fait que je préfère commenter les articles que je vois passer plutôt que perdre du temps à écrire ce qu’on préfère ne pas entendre sur un site fréquenté surtout par des autruches. 


    • OMAR 18 mars 09:00

      Omar9

      Tu vois, @tonton artichaut...
      .
      En jouant du clairon anti-turc, tu as réussi à rassembler toute la meute.
      .
      Erdogan, n’est surement pas ma référence dans le domaine de la démocratie et, surtout de la Liberté.
      Mais il est aussi « Hitler » que l’ont été Seddam, Mahmoud Ahmadinejad, Omar El Bachir, Nasser, Boumedienne, ou encore Bachar...
       .
      Ah cette abjecte addiction de vouloir coller vos plus viles, vos plus méprisables et vos plus crapuleuses idéologies et actes sur autrui.
      Surtout quand cet autrui est simplement musulman...
      As-tu qualifié G. Bush qui, sur du mensonge, a détruit l’Irak et massacré sa population ?
      Ou Madelaine Allbright qui assume cyniquement et froidement l’assassinat de 500.000 enfants irakiens ?
      https://archive.org/details/MadeleineAlbrightAssumeLaMortDe500000EnfantsIrak iens...


    • JC_Lavau JC_Lavau 18 mars 09:53

      @REMY Ronald.
      « Rentre en toi-même Ronald, et cesse de te plaindre ! »,

      te prévenait Pierre Corneille.

      La France n’a aucune « mission » au Moyen Orient, et encore moins l’armée française.

      En juillet 90, dupé comme les autres, je fulminais contre l’illettrisme historique des Tazunis, qui ne se rendaient même pas compte que l’invasion du Koweit était imminente, vu les griefs dans la presse qui reproduisaient presque à l’identique les griefs de la presse allemande contre la Pologne, juste avant l’invasion. Depuis nous savons que cette bêtise monumentale dont April Gilespie était l’instrument, était 100 % feinte, que le but de Bush était de pousser Saddam Hussein à la connerie magistrale, pour vendre à nouveau plein d’armes aux pétro-monarchies.
      Et 1990-1991, nous y avons envoyé notre armée, au service des Tazunis...
      Cela suffit comme cela, les énormes conneries au service de la combine d’armements USraélienne, et de leurs crimes.
      Basta !

    • Jelena Jelena 17 mars 09:23

      >> Avec la complicité passive des Etats Européens, par peur que la Turquie ne déverse 3 millions de réfugiés sur une Europe (...)
       
      Vous n’y êtes pas du tout... Si les USA-FR-UK-DE s’opposent à la Turquie, alors celle-ci quittera l’Otan et se rangera coté Russie.


      • njama njama 17 mars 10:22

        L’Armée Arabe Syrienne a proposé son aide aux Kurdes d’Afrin qui l’ont refusée. Et les USA après les avoir manipulés depuis Kobané et surtout lourdement armés les laissent tomber ...

        La réponse turque est compréhensible en raison de la politique américaine qui vise à la partition de la Syrie.

        Les Kurdes syriens s’entendront avec le gouvernement syrien, ils n’ont pas d’autres choix que de rejoindre l’armée régulière loyaliste qui ne les a jamais attaqués.


        • njama njama 17 mars 12:48

          sur les « bonnes » raisons de l’intervention turque qui n’a rien à voir avec le régime de Damas

          Syrie : Washington a remis 200 camions d’armes aux Kurdes
          21 septembre 2017
          L’agence de presse turque Anadolu a révélé, ce mercredi 20 septembre, l’arrivée de 200 camions chargés d’équipements militaires et de blindés, sur le territoire syrien.

          Anadolu a ajouté que cette importante aide militaire, envoyée par les États-Unis à destination des Kurdes syriens, avait traversé, dans la nuit de mardi à mercredi, le point de passage frontalier de Simalka, séparant la Syrie et l’Irak, avant de se diriger vers la province de Deir ez-Zor.

          100 camions, bourrés d’armes et d’équipements militaires, avaient déjà traversé le même point de passage, le 11 septembre, pour aller vers la province de Hassaké.

          Selon Anadolu, ces cargaisons d’armes ont été envoyées par l’administration américaine sous prétexte de lutter contre le groupe terroriste Daech.

          Un correspondant d’Anadolu est arrivé à filmer certains équipements et véhicules militaires à bord des camions, y compris des blindés antimines, des véhicules militaires à quatre roues motrices, des camions-citernes et des coffres pleins d’équipements.

          La chaîne de télévision Al-Jazeera s’est référée, de son côté, à des sources bien informées, indiquant que des ponts flottants, destinés à permettre la traversée de l’Euphrate, des dizaines de véhicules militaires de type Humvee et des véhicules de génie faisaient partie des équipements acheminés par les Américains.

          « Ces cargaisons ont été envoyées à destination des Forces démocratiques syriennes (FDS), composées majoritairement de Kurdes », ajoute Al-Jazeera.

          Les États-Unis ont, à plusieurs reprises, envoyé des armes et des équipements militaires aux régions contrôlées par les Kurdes.

          Washington soutient depuis 2016 les Forces démocratiques kurdes opérant en Syrie.

          Source : Avec Press Tv

          https://french.almanar.com.lb/578576


        • Doume65 17 mars 14:57

          @njama

          « Syrie : Washington a remis 200 camions d’armes aux Kurdes »
          Oui, mais selon les dire d’Erdoğan lui-même, il a laissé passer 1000 camions d’armes étasuniennes destinées aux combattants anti-Assad. Où est alors le problème ? Ironiquement vôtre.


        • njama njama 17 mars 16:17

          @Doume65
          Ce qui est ironique c’est que les US ne poursuivent que leurs intérêts, et que quand cela ne marche pas comme ils le voudraient ils attendent une opportunité pour les poursuivre, quitte à changer leurs plans.

          Les islamistes Front al Nosra et ses clones salafistes, de même que daech sur d’autres fronts, leur servaient de supplétifs dans cette guerre contre Assad, les US fermaient les yeux sur la complicité turque avec le Qatar et l’ Arabie Saoudite, voire même elle leur servait de même que pour la France, mais comme daech a été défait au sol à Raqqa par les Kurdes ... qui ne sont toujours pas anti-Assad à leur grand désespoir ...
          après pas très étonnant et plutôt prévisible que les Kurdes soient lâchés par les américains qui n’en ont rien à cirer de Kurdes qui ne servent pas leurs intérêts


        • njama njama 17 mars 16:18

          @Doume65

          Syrie : après la chute de Raqqa, « le règlement de compte avec les Kurdes »
          18/10/2017
          Antoine Basbous [directeur de l’Observatoire des pays arabes] rapporte que les Kurdes "ont fait le boulot, nettoyer le nord de la Syrie de Daesh, mais demain ils peuvent être laissés." Le spécialiste évoque une allocution de l’ancien ambassadeur américain en Syrie, Robert Ford, « il disait aux Kurdes, attention ne comptez pas sur nous. Les Américains peuvent vous lâcher, » explique-t-il. "Il critiquait autant Obama que Trump et prévenait les kurdes que demain ils pourraient être lâchés comme les Kurdes d’Irak qui ont été lâchés au profit de Bagdad et de Téhéran,« a-t-il poursuivi.

          François Heisbourg [conseiller spécial de la Fondation pour la recherche stratégique] complète le propos en déclarant  »et lâchés par les Européens puisque l’Allemagne, qui armait les peshmergas kurdes en Irak, vient de suspendre ses livraisons d’armes et son assistance militaire.« Le spécialiste conclut que »les Kurdes, comme d’habitude, vont être les dindons d’une histoire sinistre au Moyen-Orient."

          http://www.rtl.fr/actu/international/apres-la-chute-de-raqqa-le-reglement-de-compte-avec-les-kurdes-7790567944


        • V_Parlier V_Parlier 17 mars 20:51

          @njama
          En effet. N’en déplaise au second commentateur de ce fil de discussion...


        • njama njama 17 mars 10:28

          La Turquie ne cherche pas à annexer l’enclave d’Afrin ...

          il faut arrêter les jérémiades les Kurdes (une partie d’entre eux) se sont mis d’eux-mêmes dans cette fâcheuse posture ...

          La sagesse serait que les US se retirent du nord et de l’est de la Syrie... il n’ont rien à y faire et leur présence est illégitime cqfd



          • REMY Ronald REMY Ronald 19 mars 12:06

            @JC_Lavau
            Merci pour ces photos évocatrices de « Afrine libérée » (car la propagande pro-turque destinée au bobo-gogos occidentaux parle toujours de « libération »). Ainsi voit-on, en arrière plan des djihadistes pillards, l’état des immeubles « libérés avec retenue » (bombardés avec retenue) et l’attitude retenue des « libérateurs ». Pour les pro-turques anti-kurdes, sans doute est-il encore regrettable que les habitants en fuite n’aient pas déblayés les gravas et fait soigneusement le ménage avant l’arrivée de ces libérateurs réputés pour leur tolérance envers les minorités politiques et religieuses.
            Et maintenant, c’est au tour d’une troisième province syrienne (Manbij) de subir, en toute impunité, la diplomatie de la « compréhension » française et de la « l’expérimentée retenue » turque ?


          • njama njama 17 mars 10:41

            "La bataille d’Afrin a contribué à ce que la vérité soit démasquée et que le monde puisse comprendre que le YPG ne représente pas les Kurdes."
             
            Les Kurdes bannissent les USA… se tournent vers Assad

            Les Kurdes finissent-ils par battre leur coulpe ? Alors que l’armée turque pilonne sans cesse la banlieue d’Afrin et que les frappes aériennes ne cessent sur la ville, des centaines de ses habitants ont manifesté contre le YPG, réclamant le retour de l’autorité de l’État dans leur ville.

            À Manbij au nord-est de la province d’Alep, les Kurdes exigent eux aussi un changement de cap au bout des semaines de tension : les Manbijis ne veulent ni des Américains ni du YPG.

            S’il est vrai que la ville ne ressemble en rien à Afrin, elle est bien sous tension dans la mesure où la Turquie menace d’étendre son action et d’attaquer la ville, une fois qu’Afrin sera “reprise”. À travers leurs slogans, les Kurdes de Syrie ont dénoncé les ingérences des Américains qui ont fait de leur ville une base de stationnement et, chose inouïe, ils ont réclamé leur soutien au président syrien.

            Une source kurde à Manbij rejointe par le site Mashregh News reconnaît “la vive colère de la population kurde contre les États-Unis, leur lâchage et surtout l’instrumentalisation qu’ils ont fait des Kurdes”. Après tout, la situation à Afrin a servi de leçon aux Kurdes syriens : le YPG est composé d’une poignée de “mercenaires incompétents” et les Américains sont tout sauf des “alliés sur qui les Kurdes puissent compter”.

            Toujours selon cette source, “cela fait deux ans que les forces du YPG font pluie et beau temps dans les villes kurdes du nord de la Syrie et les habitants n’osent pas faire entendre leur voix. La bataille d’Afrin a contribué à ce que la vérité soit démasquée et que le monde puisse comprendre que le YPG ne représente pas les Kurdes. Ces derniers mois, les combattants du YPG ont beaucoup nui aux populations kurdes : ils font chanter les gens et si ces derniers osent les contester, le YPG les arrête et les place en prison. Le YPG recrute aussi de force les jeunes et les envoie en guerre au risque de provoquer davantage de mécontentement de la population kurde”.

            Cet activiste a abordé un autre aspect du “complot anti-kurde” planifié à la fois par les Américains et les Saoudiens et auquel a apporté sa contribution le YPG : “Les USA et l’Arabie saoudite travaillent à un changement du tissu démographique de la ville de Raqqa que les Kurdes ont repris aux terroristes de Daech. C’est un projet qui date de plusieurs mois. Mais quel est leur modus operandis ?

            Dès qu’il y a la moindre protestation de la part des Kurdes de la ville de Raqqa, les autorités de la ville les arrêtent avant de les expulser. C’est à croire que la persécution de la population kurde est volontaire pour provoquer son exode. Les opposants kurdes aux Américains et aux groupes armés pro-Riyad ainsi qu’au YPG se trouvent en prison secrète”.

            Ces évolutions se produisent sur fond de débâcle des combattants kurdes dans le nord de la province d’Alep, au risque de raviver les inquiétudes de la population locale. Les Kurdes de Manbij ont peur que la catastrophe d’Afrin ne se reproduise chez eux. Face à l’indifférence affichée par les Américains quant au sort réservé aux Kurdes, ces derniers se tournent désormais vers Assad.

            Source : IUVMPRESS


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 17 mars 12:06

              @njama

              Vous au moins vous ne risquez pas de mourir dans l’explosion d’une voiture piégée comme Rafic Hariri.


            • njama njama 17 mars 12:30

              @Olivier Perriet
              c’est mission impossible de prédire les attentats du Mossad vous ne l’ignorez pas smiley


            • samy Levrai samy Levrai 17 mars 10:43

              Nouvel article de propagande americano kurde du sieur Remy qui a l’indignation sélective... et manque singulièrement de vision globale...




              • REMY Ronald REMY Ronald 17 mars 15:28

                @JC_Lavau
                Merci pour ce lien vidéo amateur concernant le sanglant drame d’AFRINE soigneusement censuré par la quasi totalité des médias occidentaux pour des raisons que j’ignore encore très sincèrement. L’attitude cynique, ignoble, des gouvernements européens et de l’OCDE est toute aussi incompréhensible. Je ne sais pas ce qui se passe dans la tête de cette pseudo élite face à cette monstruosité effectuée au grand jour depuis le 20 janvier.
                Pour contourner cette censure occidentale gouvernementale sur AFRINE (au seul profit de la Ghouta) et confondre les criminels et leurs complices, j’encourage les internautes à diffuser d’autres vidéos amateurs. Merci d’avance.


              • REMY Ronald REMY Ronald 17 mars 16:54

                @JC_Lavau
                En montrant la vidéo à des tiers, je me suis aperçu qu’en dessous, il y avait aussi des photos qui, comme la vidéo, démontrent bien que ce sont des civils qui ont été visés : des vieillards trop vieux et des enfants trop jeunes pour porter une arme.
                Quant au adultes, la tenue vestimentaire et les chaussures indiquent qu’ils n’ont rien à voir avec les milices kurdes (disciplinées, y compris sur le plan vestimentaire).
                On peut faire dire bien des choses à une photo hors contexte, avec des corps déplacés et entassés. Mais la vidéo montre un des adultes (généralement accusés par les macabres statistiques turques d’être tous des miliciens) à côté du corps d’un enfant. Peut-être même le sien. En tout cas, un contexte clairement civil.

                Après des semaines de tirs de loin, à l’aveugle, supposés entraîner fatalement des « dégâts collatéraux » accidentels ou non, le rapprochement du front fait que les tirs sont devenus « directs », « à vue » (voir le kilométrage sur la carte militaire et la portée de tir de l’armement turc indiqué sur la gauche de la carte).
                Conclusion, depuis quelques jours, les meurtres de ces civils tués « à vue », afin de les terroriser et de les faire fuir hors de la province d’Afrine, représentent clairement des crimes de guerre qu’il faudra un jour juger et sanctionner. Les chefs d’unités turques locales coupables, mais aussi (on peut rêver), leur Etat-Major ainsi que les « silencieux complices en col blanc » qui gèrent notre planète...
                En conséquence, une boite aux lettres spécifique au sein de la cour de justice internationale doit être ouverte dès maintenant pour recevoir copie de toutes ces preuves de crimes de guerre. Encore faut-il que les gouvernement complices n’en bloquent pas diplomatiquement l’ouverture, car refusant d’entendre parler d’Afrine (ou bien ne la réservant qu’à la Ghouta...)


              • samy Levrai samy Levrai 17 mars 20:35

                @JC_Lavau
                Tu nous fais de l’humour ? 


              • njama njama 17 mars 11:00

                Il y a le lobby sioniste derrière toussa toussa, il suffit de suivre BHL à la trace pour comprendre la géopolitique smiley

                Après ses anathèmes sur la Libye, la Syrie, l’Ukraine, l’Iran, le voilà de nouveau sur les barricades à prêcher la bonne parole sur un Kurdistan :

                Devant le lobby pro-israélien américain, BHL célèbre le destin commun des juifs et des Kurdes 5 mars 2018
                https://francais.rt.com/international/48509-devant-aipac-bernard-henri-levy-kurdes-juifs

                le destin commun des juifs et des Kurdes ... !!! ça laisse perplexe tout de même, on aimerait voir la démonstration... parce que BHL, c’est surtout du lévy-is-me, une hybridation entre sophisme et narcissisme, mâtiné de sionisme.
                Il est vrai que chez lui la philosophie se confond étrangement avec l’art de la guerre*, et effectivement nous avions déjà pu constater tous les méfaits criminels de cette rhétorique utilitariste si éloignée de la Σοφíα antique ...

                * pour le citer exactement : « l’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre ».


                • Olivier Perriet Olivier Perriet 17 mars 12:05

                  Vous dites que l’intervention turque se fait sans autorisation du gouvernement syrien

                  C’est marrant, parce que de l’aveu même des amis de Bachar sur AV, Damas a dû attendre 1 mois avant de condamner l’intervention, et la Russie, toujours selon les amis de Bachar sur AV, laisse faire.

                  Donc l’intervention turque a lieu avec l’accord tacite de Damas.


                  • njama njama 17 mars 12:38

                    @Olivier Perriet

                    contrairement aux kurdes qui ne combatt(ai)ent que daech, la Syrie se bat sur plusieurs fronts et ne peut pas tout faire
                    sa priorité actuelle est de débarrasser la Ghouta des terroristes islamistes appelés « rebelles » ici dans la presse


                  • JC_Lavau JC_Lavau 17 mars 12:45

                    @Olivier Perriet. N’hésite pas à nous exposer l’échafaudage de YAKA grâce auquel tu vas administrer la pénurie. Quels fronts tu vas dégarnir pour venir au secours de l’amateurisme militaire flanquant l’amateurisme politique des kurdes d’Afrin ? Leurs fortifications étaient largement insuffisantes, et ils étaient désarmés d’avance contre un ennemi aussi doté en arme aérienne.


                  • Olivier Perriet Olivier Perriet 17 mars 12:49

                    @JC_Lavau

                    Salut,

                    des protestations officielles immédiates auraient largement suffi, et vous nous avez assez dit que la Russie contrôlait l’espace aérien syrien pour l’interdire à quiconque.


                  • njama njama 17 mars 12:59

                    @JC_Lavau

                    à moins que leur amateurisme ne servirait à plaider pour l’instauration du hypothétique « no-fly zone » ? ... à laquelle les russes s’opposeront de toute évidence.

                    dans le répertoire ubuesque  François Hollande réclame l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie (12 mars 2018) ...
                    https://www.nouvelobs.com/monde/guerre-en-syrie/...

                    tant sur la Ghouta truffée à presque 100 % d’islamistes salafistes et wahhabites, que sur l’enclave kurde au nord-ouest de la Syrie


                  • JC_Lavau JC_Lavau 17 mars 13:13

                    @njama. Je reste perplexe. Normal Premier est-il vraiment d’une débilité profonde ? Ou le simule-t-il pour complaire à ses maîtres américons ?


                    C’est rudement bien imité.

                  • njama njama 17 mars 13:34

                    @JC_Lavau

                    A titre personnel je partage le diagnostic, Normal Premier est fort ramolli du bulbe ...il aura fallu qu’il quitte l’Élysée pour que d’aucuns admettent enfin qu’il n’a jamais l’envergure d’un homme d’État.


                  • REMY Ronald REMY Ronald 20 mars 11:08

                     @Olivier Perriet
                    Bonjour.
                    Vous avez été mal informé voire médiatiquement manipulé comme l’ensemble des français. Ce n’est pas votre faute, j’insiste là dessus, mais la faute à un énorme complot diplomatique, politique et médiatique dont on parlera encore pendant longtemps.

                    Bachar El Assad a condamné immédiatement cette deuxième invasion du 20 janvier 2018 (intitulée « Rameau d’olivier »), comme il l’avait également fait pour la première invasion de Nord de la Syrie fin 2016 (intitulée « Bouclier de l’Euphrate »). Une condamnation immédiate en des termes cinglants et non équivoques. Notamment via l’agence publique syrienne Sana, le 20 janvier 2018 : Damas « condamne fermement l’agression turque sur Afrin, qui constitue une partie intrinsèque du territoire syrien » ( https://francais.rt.com/international/47455-gouvernement-syrien-condamne-agression-turque-sur-afrin )
                    Extrait 21 janvier 2018 :
                    L’agression turque contre le ville syrienne d’Afrine ne peut être distinguée de la politique poursuivie par le régime turque depuis le début de la crise syrienne fait de soutien au terrorisme et à différents groupes terroristes. ” El Assad.

                    Et à peine 3 jours plus tard, le Parlement Syrien a fait de même. Extrait :

                    "Le parlement syrien a condamné l’agression brutale turque contre Afrine réclamant à l’Union interparlementaire et à l’Union parlementaire des Etats membres de l’Organisation de la Coopération Islamique à condamner cette agression et à faire pression sur leurs gouvernements pour la condamner, dénonçant une agression dirigée contre le peuple et le territoire syriens« .

                    Plainte officielle du gouvernement syrien auprès de l’ONU dans la même semaine
                    .

                    Je suis sidéré par l’incroyable et TRES LONGUE capacité de manipulation médiatique dans ce terrible dossier de crise internationale.

                    Omerta et manipulation médiatique massive comme dans d’autres dossiers tout aussi importants : 

                    3 tribunaux condamnant l’arnaque de 8.000 communes par les banques voyous voient leurs jugement de remboursement de 18 milliards inversés par un vote d’une loi rétro-active de la majorité parlementaire socialiste (Dossier à la Cour Européenne de Justice. Voir articles précédents 2016-2017 sur Agoravox).

                    Omerta sur le scandale de la massive spéculation arnaque aux produits dit »dérivés".

                    Omerta sur dix années de subventions sans débats et des milliards investis dans des centrales EPR exportées sans qu’aucune n’ait produit un seul watt d’électricité !!!
                    Etc.


                  • macchia 17 mars 12:50

                    Izmir 1922

                    Les bonnes habitudes ne s’oublient pas

                    • njama njama 17 mars 13:27

                      @macchia

                      Izmir 1922 ? ex ville de Smyrne, mer Égée, deuxième plus grand port de Turquie, incendie 1922
                      contexte  : la Guerre gréco-turque 1919-1922, dépeçage de l’empire ottoman, le traité de Sèvres (1920) prévoit la division de l’Empire ottoman

                      amalgames ?

                      Quel rapport avec les kurdes, de tradition musulmane majoritairement sunnite comme les turcs ? le PKK parti des travailleurs du Kurdistan fut créé en 1923, un parti marxiste-léniniste, de quoi se mettre à dos les Jeunes Turcs, de même que les forces réactionnaires impérialistes en général.
                       
                      Quel rapport avec les YPG branche armée du Parti de l’union démocratique (PYD) syrien, formée en 2011 pour se protéger non du régime de Damas, mais des soi-disant « révolutionnaires syriens » ?
                      quel rapport avec Afrin ?


                    • macchia 17 mars 13:37

                      @njama
                      c’est la méthode

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