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Accueil du site > Actualités > International > La Rada vote la loi sur la langue ukrainienne pour torpiller (...)

La Rada vote la loi sur la langue ukrainienne pour torpiller Zelensky

Le 25 avril 2019, la Rada (parlement ukrainien) a voté la loi définissant l’ukrainien comme la seule langue nationale, qui doit désormais être utilisée de manière obligatoire dans tous les aspects de la vie publique. Cette loi, risque fortement d’accroître les tensions avec les minorités du pays, et d’entériner de manière définitive la perte du Donbass, qui s’était soulevé justement à cause du retrait du statut de langue régionale à la langue russe.

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Les députés de la Verkhovna Rada ont adopté la loi « prévoyant l’utilisation de la langue ukrainienne comme langue officielle  », qui consacre ses droits exclusifs contre les autres langues du pays, par 278 votes pour (le nombre minimal requis étant de 226). Tous les fervents soutiens de l’ukrainisation totale du pays (hors députés) étaient aussi présents dans la salle pour ce vote.

Le président de la Rada, Andry Parouby, et le président ukrainien sortant, Petro Porochenko ont qualifié de projet de loi « d’historique ». Porochenko l’a même comparé en importance à la restauration de l’armée ukrainienne et à la réception de l’autocéphalie par la pseudo « Église orthodoxe d’Ukraine » (l’Église de schismatiques qui a été soutenue par Constantinople).

«  La langue ukrainienne est un symbole de notre peuple, de notre État et de notre nation  », a écrit Porochenko. « C’est une autre étape importante sur la voie de notre indépendance mentale. »

C’est surtout une autre étape importante vers la scission du pays, tout comme l’autocéphalie à laquelle il a comparé ce projet de loi. L’Ukraine est pluriethnique, avec des minorités linguistiques importantes, dont la plus grosse est bien sûr la minorité russophone. Il faut rappeler que ce qui a mis le feu aux poudres en Crimée et dans le Donbass en 2014, c’est entre autre, le vote par la Rada d’une loi retirant au russe son statut de langue régionale.

Quand on voit le résultat que cette première loi a eu, à savoir la perte de la Crimée et la sécession du Donbass, sous la forme des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL), suivie de cinq ans de guerre fratricide qui a fait des dizaines de milliers de morts, faut-il se féliciter de continuer sur la voie des décisions débiles qui vont accroître encore plus les tensions dans le pays ?

L’Ukraine est déjà à feu et à sang, il y a déjà des tensions de plus en plus vive, pas seulement dans le Donbass et le sud-est du pays, mais aussi en Transcarpatie où vit une minorité hongroise importante (qui a d’ailleurs reçu des passeports hongrois sans que Kiev n’aille hurler au Conseil de Sécurité de l’ONU) qui n’accepte pas non plus ces brimades linguistiques. Et Porochenko se félicite d’avoir jeté un jerrican d’essence supplémentaire sur les flammes !

Iouri Boïko, de la plateforme d’opposition « Pour la vie » a qualifié cette loi de punitive et a mis en garde sur le fait qu’elle allait encore plus diviser la société ukrainienne qu’elle ne l’est actuellement.

« Je pense que ce projet de loi divise la société et gâche nos relations avec les pays voisins », a-t-il souligné.

Iouri Boïko a également noté que la population pluriethnique de l’Ukraine parle 79 langues et que les autorités actuelles créent un climat d’intolérance à la diversité linguistique.

Ce projet de loi a provoqué des réactions non seulement dans le pays, mais aussi à l’étranger. La Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatović, s’est adressée aux députés ukrainiens pour leur demander de suspendre les travaux sur le projet de loi pendant la période électorale et de prévoir la participation des représentants des minorités nationales à son élaboration. Mais peine perdue, autant parler à un mur.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que la Russie est préoccupée par les violations des droits linguistiques et éducatifs des minorités nationales par les autorités ukrainiennes, à la lumière desquelles Moscou s’est adressée à l’UE, au Conseil de l’Europe, à l’OSCE et à l’OTAN. Là aussi, ces violations flagrantes des droits des citoyens ukrainiens émeuvent moins les occidentaux que des histoires de passeports russes distribués aux habitants du Donbass.

L’ukrainien devient la seule langue autorisée dans le domaine public

La loi «  prévoyant l’utilisation de la langue ukrainienne comme langue officielle  » stipule que l’ukrainien est la seule langue officielle dans le pays. Toute tentative d’introduire le multilinguisme officiel sera reconnue comme étant «  destinée à changer ou à renverser de force le pouvoir constitutionnel  ». A aussi été introduit dans cette loi le délit « d’humiliation publique de la langue ukrainienne  », considéré comme un «  acte illégal qui équivaut à un outrage aux symboles d’État de l’Ukraine et est puni par la loi  ». En clair, mal parler l’ukrainien dans la sphère publique sera désormais un délit.

La loi prévoit la création du poste de commissaire à la protection de la langue officielle que le Cabinet des ministres pourra nommer et révoquer. Sa tâche est de protéger la langue ukrainienne, ainsi que le droit des citoyens de recevoir des informations et des services dans tous les domaines de la vie publique sur le territoire ukrainien dans la langue officielle.

Des « inspecteurs linguistiques » surveilleront l’application de la loi. Ils seront présents aux sessions de tous les organes de l’État, exigeront des documents des organisations publiques et des partis politiques et émettront des amendes en cas « d’humiliation publique de la langue ukrainienne  ».

La Commission nationale des normes de la langue officielle élaborera et approuvera les normes linguistiques (ce qui est délirant, car aucune langue ne devrait être imposée à tout un pays alors que ses normes ne sont pas fixées). Elle développera également des méthodes de contrôle du niveau de la langue ukrainienne, notamment pour l’obtention de la citoyenneté ou l’occupation de certains postes.

Ce niveau devra être attesté via l’obtention du certificat d’état, qui confirmera le niveau de la langue ukrainienne, et qui sera délivré par le Centre pour la langue ukrainienne après examen.

La loi détermine également la liste des personnes qui doivent maîtriser la langue officielle. Elle comprend le président ukrainien, le président de la Verkhovna Rada et ses adjoints, les membres du cabinet des ministres, les chefs des organes exécutifs centraux qui ne sont pas membres du gouvernement et leurs adjoints, le président du Service de sécurité, le procureur général, le chef de la Banque nationale, les membres de la Chambre des comptes, le commissaire de la Verkhovna Rada aux droits de l’Homme, le commissaire pour la protection de la langue officielle, les députés, les membres des conseils locaux et communaux, et les maires.

Les employés publics, les soldats sous contrat, les diplomates, les avocats, les notaires, les préposés aux soins personnels, les chefs d’établissements d’enseignement, les enseignants et les chercheurs des établissements d’enseignement, les employés médicaux des établissements de santé publics et municipaux et autres personnes doivent maîtriser l’ukrainien.

L’ukrainien est proclamé langue de la gestion des dossiers, des procédures judiciaires, des élections et des référendums, des négociations internationales, des relations de travail, de l’éducation, de la science, de la culture et des sports, de la publicité, de l’édition de livres et des programmes, ainsi que la langue de service aux consommateurs. La moitié de tous les journaux, magazines et livres devraient être en ukrainien.

La loi ne couvre pas la sphère de la vie personnelle et il est possible d’y utiliser n’importe quelle langue. Ceux qui violent les normes de la loi sur la langue risquent des amendes allant jusqu’à 11 900 hryvnias (450 dollars) et même l’emprisonnement s’ils tentent d’introduire le multilinguisme en Ukraine, ce qui est considéré comme l’équivalent du renversement du régime constitutionnel.

Vous avez l’impression d’être tombé dans la quatrième dimension ? Non, non, c’est l’Ukraine post-Maïdan !

Maintenant remplacez le fait de ne pas parler l’ukrainien par le fait d’être juif, et vous avez une parfaite transposition de certaines lois nazies. Les gens qui ne maîtriseront pas l’ukrainien seront exclus d’un grand nombre de professions et de la possibilité de se présenter en politique. Sans parler de l’accès aux soins qui va devenir très compliqué s’il n’est plus possible de parler à son médecin qu’en ukrainien, qu’une partie non négligeable de la population ne maîtrise pas !

Cette loi fait de tous ceux qui ne parlent pas correctement l’ukrainien des citoyens de seconde zone. C’est une honte absolue. Une loi qui mériterait bien plus l’indignation et les réactions outrées de l’Occident que ces histoires de passeport russe.

Une loi qui accentue les lignes de fracture du pays

Car cette loi ferme définitivement la porte au retour du Donbass au sein de l’Ukraine, vu que les populations de la RPD et de la RPL n’accepteront pas plus maintenant de se voir imposer une langue qui n’est pas la leur qu’en 2014. Cette loi fait bien plus barrage à l’application des accords de Minsk que la délivrance de passeports russes.

Cela risque aussi de provoquer des troubles, tant dans la partie russophone du pays, qu’à l’ouest, en Transcarpatie. Finalement, cette loi va aggraver les tensions et agrandir les lignes de fracture existantes dans le pays, avec le risque de provoquer son éclatement, comme la défunte ex-Yougoslavie.

Tout ça pour se venger de la victoire de Zelensky à l’élection présidentielle et lui savonner la planche, comme l’a très bien souligné le chef de l’institut ukrainien d’analyse politique, Rouslan Bortnik.

«  Cela peut être considéré comme une attaque contre Zelensky, comme le début de la campagne électorale parlementaire du président sortant Petro Porochenko. En même temps, c’est une sorte de vengeance, un piège pour Zelensky  », a déclaré l’expert.

Selon le politologue, cette décision de la Verkhovna Rada constituera un grave problème pour le président élu, car il s’était précédemment opposé aux quotas pour la langue ukrainienne à la télévision et à la radio, considérant que ces questions doivent d’abord être discutées avec la population.

Pour Bortnik, cette loi place Zelensky entre le marteau et l’enclume. S’il s’oppose à cette loi, il perd l’électorat de l’ouest de l’Ukraine, s’il la soutient ou ne dit rien, il va perdre l’électorat de l’est du pays, alors que va bientôt commencer la campagne électorale législative. En plus, la Rada veut adopter une loi limitant les pouvoirs du président pour finir de lui lier les mains.

Cette loi va mettre Zelensky en mauvaise position non seulement en interne, mais aussi vis-à-vis des pays étrangers, comme la Hongrie ou la Roumanie, et même l’Union Européenne, car cette loi contrevient aux recommandations du Parlement Européen et de la Commission de Venise qui avaient vertement critiqué cette loi lors de son vote en première lecture.

Le risque de scission du pays a été soulevé par Constantin Kossatchev, chef du comité du conseil fédéral russe pour les Affaires internationales.

«  Aujourd’hui, Kiev propose à Donetsk et à Lougansk de retourner en Ukraine, où il n’y a pas de place pour la langue russe, pour les écoles et maternelles russes, des relations normales avec la Russie, la mémoire de la Grande Guerre nationale et ses héros. Une absurdité phénoménale, qui tôt ou tard peut vraiment conduire à ce que l’Ukraine perde le sud-est, et ici, la question n’est absolument pas dans une ingérence de la Russie, ni dans aucune de nos positions spécifiques, mais dans le fait que l’Ukraine elle-même, le gouvernement actuel, fait ces erreurs fatales qui constituent une menace pour son intégrité territoriale  », a déclaré Kossatchev.

Le sénateur a ajouté que depuis le début du conflit en 2014, les conditions de cohabitation du sud-est du pays avec le reste de l’Ukraine se sont « radicalement dégradées  ».

Cette contradiction de l’Ukraine qui exige le retour du Donbass sous son giron tout en mettant en place toutes les conditions pour que cela n’arrive pas a aussi été soulignée par Léonid Sloutski, le président du Comité des Affaires internationales de la Douma d’État russe.

« Le projet de loi approuvé par la Verkhovna Rada relève du domaine de la psychiatrie. D’une part, Kiev se bat pour l’intégrité territoriale de l’Ukraine, appelant Donetsk et Lougansk à « rentrer au bercail ». D’autre part, le parlement ukrainien approuve le projet de loi qui lance en fait le processus de rejet du Donbass par l’Ukraine. Une contradiction totale, une folie totale  », a déclaré Léonid Sloutski.

Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto a aussi critiqué le vote de cette loi, dénonçant le fait que cette dernière violait les droits des Hongrois, et reflétait la politique anti-hongroise du président sortant Petro Porochenko. Il a appelé le président nouvellement élu, Volodymyr Zelensky, à mettre fin à ces lois qui enfreignent les droits de la communauté hongroise en Ukraine, et à permettre à l’amitié entre la Hongrie et l’Ukraine d’être restaurée.

Cet espoir semble partagé par les députés ukrainiens de l’opposition, qui ont déposé deux projets de loi visant à annuler cette loi sur la langue officielle ukrainienne, afin de bloquer sa signature et donc sa mise en application, le temps que le nouveau président entre officiellement en fonction et puisse le cas échéant refuser de la signer, ce qui la rendrait invalide de fait. En effet, normalement, tant que ces propositions d’annulation n’ont pas été votées ou rejetées par la Rada, son président ne peut pas signer la loi sur la langue officielle ukrainienne, et donc le président ukrainien ne peut pas la signer non plus.

Si Parouby et Porochenko passent en force et signent cette loi, ou si Zelensky ne fait rien contre, alors cela ne fera qu’ajouter de l’huile sur le feu et accélérera l’explosion de l’Ukraine le long de ses lignes de fracture linguistiques et ethniques.

Christelle Néant

Voir l'article sur Donbass Insider


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86 réactions à cet article    


  • JC_Lavau JC_Lavau 27 avril 09:36

    Au temps du coup d’état de Maïdan, L’imMonde laissa filtrer des informations permettant de comprendre à quel point ce pays disparate et divisé nécessitait des soins infirmiers attentifs pour se remettre. Nous ignorions encore à quel point ce coup d’état était dirigé par les Etats-Unis et israël, et qu’il visait en réalité non pas à redresser le pays, mais à en faire une plaie ouverte, qui saigne non seulement les Ukrainiens mais aussi la Russie voisine. C’est pourquoi ils ont mis des bouchers au pouvoir.

    Mais l’autre but stratégique était contradictoire au premier : s’emparer des ports d’Odessa et Sévastopol. Peu compatible avec le bordel généralisé dans l’arrière pays.


    • roman_garev 27 avril 11:54

      @JC_Lavau
      « Mais l’autre but stratégique était contradictoire au premier : s’emparer des ports d’Odessa et Sévastopol. Peu compatible avec le bordel généralisé dans l’arrière pays. »
      Parfaitement compatible. Sévastopol, une fois devenu base navale américaine, serait entouré d’une enceinte infranchissable et bien gardé par le personnel américain. Et foin du bordel généralisé alentours !
      Quant à Odessa, après une acquisition tant aspirée de Sévastopol par les Yankees, elle ne servirait à rien (ou presque).


    • Guy19550 27 avril 15:52

      @roman_garev
      « Sévastopol, une fois devenu base navale américaine », c’est un rêve impossible !


    • skirlet 27 avril 17:07

      @Guy19550
      Oh oui, ils se frottaient déjà les mains en imaginant une base militaire en Crimée smiley Et comme c’est raté, ils sanctionnent la Crimée, ce qui est totalement idiot : si elle est envahie par la Russie, alors les habitants souffrent et ne méritent pas les sanctions. Et si le rattachement à la Russie est une volonté des Criméens, alors on les sanctionne pour avoir agi de manière démocratique...


    • roman_garev 27 avril 18:17

      @Guy19550
      « « Sévastopol, une fois devenu base navale américaine », c’est un rêve impossible !  »
      Je dirais : un rêve presque réalisé... mais devenu impossible en 2014.
      Les autres rêves américains ont été brisés par la Russie en Syrie, au Venezuela, avec la coopération grandissante avec la Chine. Bientôt en Libye et ailleurs en Afrique. Ils font de plus en plus pitié, ces « maîtres du monde » ratés.


    • skirlet 27 avril 18:31

      @roman_garev
      Je n’en ai pas pitié.


    • roman_garev 27 avril 18:41

      @skirlet
      Moi non plus. Je veux dire qu’ils deviennent de plus en plus lamentables, minables, paumes, locdus... avec leurs prétentions d’être les plus forts en tout, de gérer partout et avec leurs menaces impotentes.


    • Dom66 Dom66 27 avril 19:37

      @skirlet
      Moi non plus smiley


    • skirlet 27 avril 21:01

      @roman_garev
      Oui, j’ai compris le fond de votre pensée smiley J’ai juste essayé d’imaginer une situation où j’aurais pitié d’eux, et je n’ai pas réussi. Leur comportement est lamentable, et pour cause ils ont des problèmes, mais ils essaient de régler ces problèmes de façon plus que condamnable, sans y avoir de réels moyens.


    • Guy19550 28 avril 13:12

      @roman_garev
      Dit comme cela, je suis entièrement d’accord.


    • Guy19550 28 avril 13:32

      @skirlet
      « Et si le rattachement à la Russie est une volonté des Criméens... » J’aime pas trop la présentation. Ce ne sont pas les criméens, mais les ukrainiens de Crimée. Je rappelle que certains militaires ukrainiens de Crimée ont rendu les armes pendant les événements (ce sont aujourd’hui des traîtres vu par Kiev). Tous n’ont pas suivi la même

      voie. De plus pendant les événement, les cowboys ont essayé de s’y opposer, je rappelle l’envoi d’un drone d’une base de l’Otan en Allemagne, qui a été détruit au-dessus de la Crimée par des moyens fort mal expliqués (jam ou armes légères). Je crois que vous le savez et je mets ce petit plus pour les autres. Il n’y a eu aucune annexion par les russes. Ce sont les hommes sur le terrain qui ont rendu cela possible et tant qu’au niveau international on n’aura pas tranché pour la souveraineté et le droit des hommes, on va sans arrêt avoir les mêmes phénomènes. Je suggère d’ailleurs aux cowboys de faire pareil chez eux pour renverser Trump, lol


    • skirlet 28 avril 15:47

      @Guy19550
      En 2014, 65% de la population criméenne, c’étaient les Russes. Comme j’ai déjà expliqué, en Russie et même en Ukraine on ne dit pas « Ukrainien d’origine russe », on dit « citoyen d’Ukraine », « Russe » ou « Ukrainien » étant les notions ethniques et non les marqueurs de la nationalité (au sens français du terme). De plus, « Criméens » (крымчане) est le mot que les Criméens utilisent pour s’autodésigner. Dans les années 60, on est allés en famille à Yalta ; j’était petite, mais l’un des souvenir les plus marquants : les gens disaient souvent qu’ils n’étaient pas Ukrainiens.
      Je n’utilise pas le mot « annexion ». Je préfère « rattachement » ou, mieux, « réintégration » ou « réunification ». En ce qui concerne l’aspect légal, voici un article intéressant sur le sujet.


    • Guy19550 28 avril 21:06

      @skirlet
      Je vous remercie pour le lien. C’est le point de vue des russes, c’est clair pour moi, mais les occidentaux ont une autre vue. C’est là que la souveraineté s’oppose au droit des hommes. Le problème n’a jamais été réglé et cela dure depuis plus de 50 ans à ma connaissance. J’espère que vous pouvez voir cette différence. De mon point de vue, je suis (malgré que ce qui s’y passe est un drame), heureux de constater que les russes ont mis les pieds dans le plat en Syrie (où la souveraineté est clairement bafouée par les cowboys). Idem en Lybie, Idem en Corée du Nord, idem au Vénézuela. Malgré cela les pro-occidentaux continuent de proclamer soutenir la souveraineté de l’Ukraine. Who’s next ?


    • skirlet 28 avril 23:02

      @Guy19550
      Sur le lien, ce n’est pas le point de vue des Russes smiley
      En ce qui concerne les Occidentaux, ça dépend. Je suis contente de constater que finalement, il y a pas mal de gens qui ne répètent les conneries généreusement déversées par les « grands » médias. Quant à la position officielle des gouvernements... L’Europe est sous la coupe des EUA, ceci explique cela. L’Ukraine n’est point souveraine au jour d’aujourd’hui.
      Et la Crimée... sûr que les cowboys, comme vous dites, ont été sacrément par la tournure des évènements, où les vociférations, les sanctions etc. Et pourtant, il suffit de se renseigner sur l’histoire de la Crimée et faire fonctionner un peu le cerveau pour constater que les accusations d’annexion ne tiennent pas debout.


    • skirlet 28 avril 23:32

      @skirlet
      Zut... « déçus par la tournure des évènements, d’où »


    • Eric83 Eric83 27 avril 10:31

      Merci pour ces informations. Que saurions-nous sans vous de ce qui se passe en Ukraine ?

      Porochenko est une marionnette des mondialistes qui l’ont mis au pouvoir en 2014 et il oeuvre donc, jusqu’au bout de son mandat, au projet des mondialistes qui passe par la destruction des Etats-Nations.

      En Ukraine, il semble que l’imposition de l’ukrainien comme seule langue « officielle » soit un très « bon » moyen de faire éclater l’Etat-Nation en « régions ». 


      • Christelle Néant Christelle Néant 27 avril 13:25

        @Eric83
        Ce sera même pire que ca. Des sécessions comme celle du Donbass risquent de se multiplier.


      • skirlet 27 avril 17:00

        @Christelle Néant
        Transnistrie et Transcarpatie s’émeuvent déjà de cette loi...


      • JMBerniolles 27 avril 14:02

        Apparemment c’était une décision anticipée par la Russie, puisque l’attribution de passeports russes s’oppose à cela. Rien ne peut empêcher un citoyen russe de parler le russe. De plus cette ouverture des russes s’apparente à un genre de référendum de rattachement à la Russie.

        Je n’ai pas d’idées là dessus, mais est-ce que l’ukrainien peut vraiment couvrir les domaines, juridiques, commercial, technique et culturel ? J’ai quelques doutes néanmoins.... Alors est-ce que l’on ajoute des termes anglais ou alors le russe rentre par la fenêtre.... ? Tout cela marque un état de décomposition avancée. Et cela prépare au dépeçage de ce pays


        • Christelle Néant Christelle Néant 27 avril 14:31

          @JMBerniolles
          L’ukrainien me fait penser au Luxembourgeois. Quand ils n’ont pas de mots dans leur propre langue ils les piquent au français ou à l’allemand....


        • skirlet 27 avril 17:03

          @JMBerniolles

          Une blague pour les initiés :
          Quelle langue est la plus difficile au monde ?
          La langue ukrainienne. La plupart des Ukrainiens n’arrive toujours pas à la parler...


        • skirlet 27 avril 17:25

          @JMBerniolles
          Plus sérieusement, je peux partager un peu ma propre expérience, tout en disant que je ne sais pas comment les choses ont changé pendant les dernières 28 années. L’Ukraine (enfin, les populations du territoire ukrainien telle qu’elle a été définie à l’époque soviétique) a déjà connu quelques vagues d’ukrainisation. Attention, les textes francophones sur le sujet partent du principe que l’Ukraine = Russie kiévienne, avec les distorsions que cette approche peut engendrer…
          Ma mère a connu celle des années 50, elle étudiait à l’université de Kharkov, et l’enseignement, qui était en russe, est passé à l’ukrainien, ce qui a beaucoup soûlé les étudiants. Ça a duré quelques années, pour autant que je sache.
          Pendant ma scolarité (l’équivalent du bac y compris) qui était en russe, à Donetsk, je n’ai pas vu de textes scientifiques en ukrainien, sauf pendant les examens d’entrée à la fac de médecine. Les questions devaient être imprimées en deux langues selon la loi, et j’ai dû faire un grand effort de compréhension, tandis qu’en général, l’ukrainien ne me posait aucun problème.
          Plus tard, quand j’enseignais dans une école de médecine, on m’a envoyée en stage de deux mois à Kiev. Il y avait d’autres profs de plusieurs villes, dont un de Lvov, il disait que leurs manuels étaient en ukrainien, mais je ne les pas vus et je n’ai pas d’avis.
          Pour les nouveaux termes, c’étaient soit les termes russes ukrainisés, soit les polonais, soit anglais (mais plutôt latino-anglais). Il existe pas mal de blagues sur le sujet, mais difficile de les traduire en français.


        • JC_Lavau JC_Lavau 27 avril 17:52

          @skirlet. Il y a aussi une vidéo sarcastique, exprimant que les danois ont beaucoup de mal à comprendre d’autres danois, en l’occurrence un client et le quincailler.
          La prononciation danoise est encore plus difficile pour les étrangers comme moi.


        • skirlet 27 avril 18:30

          @JC_Lavau
          J’avoue ma totale incompétence en ce qui concerne le danois...


        • skirlet 27 avril 21:08

          @JC_Lavau

          Allez, pour détendre l’ambiance une petite blague (presque) linguistique smiley

          Juge :
          Témoin, que pouvez-vous dire au sujet des évènements qui se sont déroulés sur la place centrale ?
          Témoin :
          Voilà, en arrivant sur la place centrale, j’ai vu les Ukropes en train de maïdaner...
          Juge :
          Témoin, restez poli ! Vous voulez dire que vous avez vu un groupe d’hommes en train de manifester ?
          Témoin :
          Euh... oui, monsieur le juge, en effet, j’ai vu de loin un groupe d’hommes en train de manifester. Mais en m’approchant, j’ai constaté que c’étaient quand même les Ukropes en train de maïdaner...


        • skirlet 28 avril 15:50

          @JMBerniolles
          Hier, il y avait sur Arte un documentaire consacré à la mer Noire. L’une des parties s’appelait « Ukraine »... toutes les personnes interrogées parlaient russe.


        • medfichouche medfichouche 27 avril 14:58

          Bonjour Christelle, la Rada se fourvoie indéniablement, elle se place de fait, comme une proie, en point mire du grand ours et des petits oursons.


          • microf 27 avril 15:25

            Je suis sûr qu´au point oú vont les choses, le « Mozart de la politique » á savoir le Président Poutine, va proposer le passeport Russe á tous les Ukrainiens qui le souhaiteraient.


            • Christelle Néant Christelle Néant 27 avril 17:06

              @microf
              Et vous avez bien anticipé http://dnr-live.ru/ukraintsam-mogut-uprostit-poluchenie-rossiyskogo-grazhdanstva/ Il réfléchit déjà à la simplification de la procédure pour tous les Ukrainiens.


            • roman_garev 27 avril 18:48

              @microf
              « le Président Poutine, va proposer le passeport Russe á tous les Ukrainiens qui le souhaiteraient ».
              Ceinture ! Seulement à ceux qui en seront dignes. Poutine a déjà parlé des « Ukrainiens qui prétendront au passeport russe ». Le mot clé est « prétendre », pas « souhaiter ». Prétendre ne signifie guère obtenir le souhaitable.


            • microf 27 avril 22:01

              @Christelle Néant
               C´est sûr qu´il a déjá refléchi á toutes sortes d´avantages et d´inconvénients d´une telle mesure. Le Président Poutine refléchi á la vitesse du son, bravo Président Poutine, ce n´est pas pour rien que je lui ai donné ce nom le Mozart de la politique, il est á la politique ce qu´était Mozart á la musique, á savoir, un virtuose.

              Je souhaite de tout mon coeur que le Président Poutine prenne cette mesure, je suis entrain de voir des milliers d´Ukrainiens courir pour obtenir le Passeport Russe, nous allons bien rigoler, quel bon pied de nez á ceux qui sont la cause de tout cette histoire tragique.


            • microf 27 avril 22:05

              @roman_garev

              Prétendre ou souhaiter... ce que j´aimerai un jour voir et vivre, c´est que cette mesure soit effective et étendue á un très grand nombre d´Ukrainiens, afin de faire un pied de nez á ceux qui sont la cause de la destabilisation de l´Ukraine.


            • skirlet 27 avril 22:29

              @microf
              Pas à la vitesse de son. Cette mesure se préparait depuis un bon moment déjà.


            • Guy19550 27 avril 15:43

              Excellent article, mais vous avez oublié de parler des polonais. Ils sont importants à cause de Tusk et en Pologne, ils sont également opposé à cela. Je vois déjà les russes déclarer que pour les transactions avec l’Ukraine, l’ukrainien sera interdit.

              Christelle a également raison je pense de craindre (ou d’espérer) de nouveaux soulèvements dans d’autres régions. Pour ma part, je constate quand même qu’il y a encore un obstacle bien plus important à voir la réintégration des républiques à l’Ukraine, c’est l’Otan.

              99% pourcents (si pas 100) des lois de la Rada sont inacceptables pour les républiques. Il n’y a toujours rien de fait pour un état fédéral et rien de fait non plus pour la neutralité de l’Ukraine dans les conflits à venir.


              • Christelle Néant Christelle Néant 27 avril 17:19

                @Guy19550
                Je me suis basée sur les réactions existantes que j’ai pu trouver au moment de rédiger l’article. Les Hongrois se font plus entendre que les Polonais sur ces questions de discrimination linguistique.


              • Dom66 Dom66 27 avril 19:47

                Bonsoir Christelle, j’ai lu votre article, l’info devient de plus en plus chaude.

                La Rada de la méduse c’est pour bientôt


                • Christelle Néant Christelle Néant 27 avril 19:51

                  @Dom66
                  Pour ma part je considère que ca fait 5 ans que c’est déjà la Rada de la méduse.... C’est juste qu’ils n’en finissent pas de couler


                • skirlet 28 avril 00:14

                  Christelle ! Voilà le champion ! La réponse de Zélenski en ukrainien et en russe à la procédure simplifiée etc. etc. On voit que c’est un vrai professionnel du rire. Bien que là ce n’était pas son intention de divertir le public, il l’a fait quand même smiley


                  • Christelle Néant Christelle Néant 28 avril 07:32

                    @skirlet
                    Merci, j’ai mon prochain « pendant ce temps là à Kiev » grâce à vous. smiley La démocratie en Ukraine qui serait un exemple pour le reste de l’ex-URSS, ah ouais fallait oser quand même... Fait fort là.


                  • skirlet 28 avril 11:28

                    @Christelle Néant
                    Merci, mais je n’ai rien fait smiley Nul besoin de « propagande russe », il suffit de lire ce que disent ces politiciens et le rire est assuré. Le monde entier est un théâtre, seule l’Ukraine est un cirque...


                  • Christelle Néant Christelle Néant 28 avril 19:27

                    @skirlet
                    Ben si, merci de m’avoir transmis l’information smiley


                  • skirlet 28 avril 23:06

                    @Christelle Néant
                     smiley


                  • Guy19550 28 avril 23:32

                    @skirlet
                    Je n’ai pu voir la traduction que de deux captures d’écran, après on demande de me connecter et comme je n’ai pas facemerde, ben j’ai plus accès à la suite. Il n’a apparemment pas besoin d’une formation en politique et il est probablement né avec cela. C’est des crottes de lapins et vous savez ce que l’on en dit, plus il y en a et moins ça tient ensemble...


                  • skirlet 28 avril 23:38

                    @Guy19550
                    C’est vrai que fessebouc est assez pénible... Voici un article avec le texte complet, pas besoin de s’inscrire.


                  • Guy19550 28 avril 23:40

                    @Guy19550
                    La seule chose que je puisse dire en toute impartialité, c’est que ce qui se passe en Ukraine, n’est pas du au hasard, et que probablement les russophones ont abusé du pouvoir dans le passé en ignorant une partie de la population. Les deux clans doivent comprendre cela et résoudre la situation. Faut minimum 20 ans pour y arriver je pense.


                  • skirlet 28 avril 23:51

                    @Guy19550
                    Abusé ? Peut-être un peu à l’époque le l’Empire Russe. À l’époque soviétique, les langues minoritaires ont été chouchoutées, soutenues, financées... Dans le Donbass, très majoritairement russophone (et pour cause, vu l’histoire de la région), il y avait plein de livres en ukrainien, par exemple. Le théâtre de Donetsk donnait régulièrement les spectacles en ukrainien (d’ailleurs, on a eu des sorties scolaires pour regarder les classiques ukrainiens, et on était contents, parce que c’étaient souvent les comédies avec des acteurs vraiment excellents), sans parler de la chaîne en ukrainien (on avait dans tous le pays trois chaînes télé... intéressant, non ?.. smiley ) Les écoles avec l’enseignement en ukrainien, il y en avait aussi, mais très peu, vu la demande quasi inexistante de la part des habitants. Dans la région de Kharkov, où habite une partie de ma famille, il y avait davantage de ces écoles, par exemple. Je ne comprends toujours pas pourquoi le pouvoir soviétique a laissé tranquilles les parades nazies annuelles à Lvov... Bref, les russophones et les ukrainophones se comprenaient bien et s’entendaient aussi, mis à part une grosse incompatibilité d’avec les Ukrainiens de l’Ouest qui vénéraient Bandera et ses copains, mais là c’est compréhensible. Il ne faut donc pas croire aux pôvres ukrainophones opprimés...


                  • JC_Lavau JC_Lavau 29 avril 00:00

                    @Guy19550. La posture centriste avec distribution un coup à droite et un coup à gauche, cela me fait dresser les oreilles. C’est tellement utile aux ignominies...


                  • Guy19550 29 avril 00:01

                    @skirlet
                    Dit-il quelque chose qui suit le passage à l’ONU ?
                    J’ai rien vu de cela. Or à l’Onu et même Poutine avant ont parlés de décision humanitaire. Que fait-il de cela dans son discours ???


                  • skirlet 29 avril 00:41

                    @Guy19550
                    Dans son discours, il n’y a rien au sujet de l’ONU ni de la situation humanitaire. Pourquoi son discours est comme ça et pas autrement, je ne sais pas exactement mais je peux supposer smiley


                  • Christelle Néant Christelle Néant 29 avril 01:31

                    @Guy19550
                    Il n’y a pas eu d’abus de la part des russophones. Je vous encourage à lire le livre de Xavier Moreau, Ukraine pourquoi la France s’est trompée, qui explique, faits historiques à l’appui qu’il n y a rien qui accrédite une telle thèse... L’interdiction de la langue ukrainienne qui a eu lieu a une époque était une réaction de l’empire russe au fait que cette langue était utilisée par la Pologne (qui avait créé le nationalisme ukrainien) comme levier pour essayer de séparer ce territoire de la Russie et espérer ensuite le récupérer (vu que l’Ukraine actuelle a fait partie de la Pologne et de la Pologne-Lituanie à une époque).


                  • Guy19550 29 avril 15:08

                    @Christelle Néant

                    Le mot abus est peut-être un peu fort, mais je n’ai pas de mal à m’imaginer de petits conflits comme en Belgique entre Néerlandophones et Francophones. Il est nécessaire d’accepter les différences, sans quoi cela devient une mayonnaise. En Ukraine, ce n’est plus de la mayonnaise car ils ont mis un additif pour en faire du béton.


                  • skirlet 29 avril 15:42

                    @Guy19550
                    Il ne faut pas extrapoler la situation d’un pays vers un autre. Rétrospectivement, je pense que le slogan hypocrite de l’UE « unis dans la diversité » a été en bonne partie réalisé dans mon pays d’origine (oui, je sais, tout n’y était pas rose, loin de là, mais il y avait des choses positives). Il n’y avait das de conflits entre les russophones et les ukrainophones, le conflit a été surtout dans la différence idéologique que j’ai mentionnée plus haut.


                  • skirlet 28 avril 15:53

                    En Ukraine, depuis le début du 2019, des amendes pour importation des livres en russe ont atteint la somme de 12,5 mille dollars (ou 333 mille en monnaie locale). Les livres ont été confisqués. Alors, où sont les défenseurs des droits de l’homme ?..


                    • Christelle Néant Christelle Néant 28 avril 19:28

                      @skirlet
                      Trop occupés à hurler contre la distribution de passeports russes aux habitants du Donbass. Peuvent pas tout faire en même temps.


                    • Guy19550 28 avril 21:10

                      @Christelle Néant

                      Je me demande si on ne va pas interdire le passage bientôt (lol) :
                      Kiev toughens pass control rules at checkpoint in Donbass - DPR
                      http://tass.com/world/1056241


                    • Christelle Néant Christelle Néant 28 avril 22:03

                      @Guy19550
                      Ils en sont capables c’est ça le pire....


                    • skirlet 28 avril 23:30

                      @Christelle Néant
                      Oui, c’est certain, ils sont occupés... Le parti libéral-démocrate allemand a adopté un document qui présente une nouvelle stratégie pour la paix dans le Donbass. En gros, tout est la faute à la Russie, alors elle doit appliquer immédiatement les accords de Minsk. L’ONU doit créer une espèce de police civile qui va coopérer avec les autorités ukrainiennes, et ces effectifs doivent être suffisamment effrayants pour avoir un effet dissuasif contre les agressions extérieures. L’ONU doit contrôler la frontière russo-ukrainienne, assurer le retrait des troupes ainsi que la dissolution de toutes les structures de pouvoir créées dans LDNR. Elles passent sous le mandant de l’ONU pour organiser les élections libres. L’Allemagne doit soutenir fermement l’Ukraine par tous les moyens possibles...
                      Bref, la carrière de Zélenski ne laisse pas indifférente Renata Alt, instigatrice de ce texte. Elle commence à faire rire le public, en espérant que ça la mènera à la fonction de chef d’État...


                    • Christelle Néant Christelle Néant 29 avril 01:26

                      @skirlet
                      Ils dorment tout debout ces gens là....


                    • Guy19550 29 avril 15:11

                      Enjoy :

                      Pendant les tirades relatives aux passeports, Zelinsky a lancé une discussion sur Facebook en Russe et en Ukrainien. A ma connaissance, il n’a rien dit pour le résultat à l’ONU. Il n’apporte donc aucun élément neuf. Mais Poutine est en train de le prendre au mot et est en train de se foutre de sa gueule. Cela implique que les deux ne vont probablement pas se rencontrer, du fait qu’il n’y a rien à discuter :
                      Putin hopes to achieve agreement with Zelensky on citizenship issue
                      http://tass.com/politics/1056360

                      Un peu avant, il y a eu ceci : Putin calls on Zelensky to restore Saakashvili’s Ukrainian citizenship
                      http://tass.com/world/1056357
                      C’est du même genre.

                      Un autre encore antérieur : Kremlin says agencies to hammer out process for Putin’s Donbass Russian passport decree
                      http://tass.com/politics/1056321

                      Et encore un : Kremlin takes note of Zelensky’s statement about Russian passports
                      http://tass.com/politics/1056308

                      Ceci restera probablement lettre morte : Zelensky’s team backs exit ban on Poroshenko, his allies
                      http://tass.com/world/1056295


                      • skirlet 29 avril 15:44

                        @Guy19550
                        Pour ma part, je ne lis pas les infos sur la Russie, l’Ukraine etc. en anglais.


                      • Christelle Néant Christelle Néant 29 avril 16:23

                        @Guy19550
                        J’ai adoré la réponse de Poutine en mode « ben allez y distribuez des passeports ukrainiens aux Russes, comme ca tout le monde aura la double nationalité et on aura donc tous la même citoyenneté » en rappelant que les peuples russe et ukrainien sont plus que des peuples frères et que donc ca serait l’achèvement logique qu’ils aient la même citoyenneté. Et bim


                      • skirlet 29 avril 19:47

                        @Christelle Néant
                        Porochenko a dit que les 140 millions de citoyen de Russie rêvent d’avoir le « saint passeport ukrainien ». Et non, c’est pas une blague...


                      • Christelle Néant Christelle Néant 29 avril 23:16

                        @skirlet
                        En fait si, mais Porki sait pas que c’est une blague... Nan mais sérieux, sont vraiment atteints


                      • skirlet 30 avril 00:44

                        @Christelle Néant
                        Vu son état d’ébriété quasi-permanente, il est difficile à dire ce qu’il pense... et s’il pense.
                        Un autre illuminé : le ministre de la culture ukrainien. Voici la vidéo avec son discours, vers la 32e seconde il y a un passage qui vaut son pesant d’or : il parle de la nouvelle loi « linguistique », genre qu’il n’y aura pas de discorde « quand les millions de belles personnes vont parler l’une des plus belles langues au monde. Celui qui se sert de cette langue, devient tout simplement plus beau, à l’intérieur, à l’extérieur, il s’illumine, parce que c’est une langue unique ; elle est chantante, elle donne des forces... »


                      • JC_Lavau JC_Lavau 30 avril 07:29

                        @skirlet. Souvenirs : « Les enfants d’Allemagne deviendront de plus en plus beaux ! ».


                      • Christelle Néant Christelle Néant 30 avril 11:16

                        @skirlet
                        Oh purée il est grandiose celui-là aussi.... smiley


                      • skirlet 30 avril 14:04

                        @Christelle Néant
                        Ouais, y sont graves là-bas... J’ai repassé la vidéo trois fois pour m’assurer que je ne rêvais pas, bien que habituée au fait que l’Ukraine est un cirque smiley


                      • skirlet 30 avril 14:05

                        @JC_Lavau
                        Et c’est loin d’être la seule similitude...


                      • Guy19550 29 avril 16:52

                        Tout au début, je cherchais les infos en Français. Avec le mot « Ukraine », on tombe la plupart du temps sur les bêtises des français, leur presse censurée. Alors j’ai changé le mot pour la recherche « ukrainian ». En faisant cela on trouve les sites ukrainiens également qui sont rarement souhaités et pas trop les républiques. Avec « Ukrainian dpr », on trouve des choses intéressantes. Google s’adapte cependant à limiter le résultat des recherches, j’ai constaté cela au fil des années. Avant j’avais régulièrement les news de RT qui passaient, presque plus maintenant. Il y a ainsi de petites différences à faire qui permettent de trouver des choses. Chacun aura sa méthode. Tass reste pour moi le meilleur des sites en globalité mais c’est parfois nécessaire de faire un tour ailleurs.


                        • skirlet 29 avril 19:45

                          @Guy19550
                          Tass aussi c’est de la « propagande russe » smiley Quand je ne lis pas les infos en VO, je jette un oeil sur Sputnik en français.


                        • toma 29 avril 22:38

                          Demain on passera une moi sur l’utilisation exclusive de l’anglais au Québec ou du néerlandais Belgique.

                          On pourrait aussi obliger les Suisses a tous parler Schweizer deutsch....

                          Enfin, l’Europe a l’habitude, mais cela ne concerne que les russophones, souvent, comme ceux des pays baltes, aucun droit a un passeport Schengen, ni une éducation dans sa langue ni un poste en administration ou le statut de fonctionnaire, non juste un bout de papier avec la mention ALIEN. En même temps, les anciens combattants Nazis défilent chaque année, la Croatie utilise de drapeau et l’hymne des phalanges qui tuerent des milliers de juifs, roms, serbes pendant la guerre et personne dit rien.

                          Mais dès que l’AFD ose critiquer la politique immigration de Merkel, les verts et les rouges mordent.

                          Apparemment, les vieux souvenirs sont bons quand il s’agit de diviser et régner sur les Slaves.


                          • skirlet 30 avril 00:50

                            @toma
                            Oui, le 28 avril il y a eu des festivités pour commémorer le 75e anniversaire de la division SS Galicie. Parmi les participants les bataillons « Aïdar », « Azov », « OUN »... Mais quand il s’agit de remarquer la profusion des nazis en Ukraine, les valeurs occidentales sont aux abonnés absents.


                          • JC_Lavau JC_Lavau 30 avril 07:27

                            @toma. Schweizer Deutsch : les motards disent que c’est un dialecte antidérapant.


                          • Christelle Néant Christelle Néant 30 avril 11:08

                            @toma
                            Le suisse allemand, tiens ca me rappelle un sketch très drôle https://www.youtube.com/watch?v=Pf7b01N5P7E
                            Pour le reste ce que vous soulignez c’est le fameux standard occidental... Celui qui me fout en rogne.


                          • skirlet 30 avril 14:21

                            @Christelle Néant
                            Oh, je ne connaissais pas cet humoriste... Un petit air de famille avec Verka Serdutchka smiley
                            Le sketch est très drôle smiley


                          • Christelle Néant Christelle Néant 30 avril 15:14

                            @skirlet
                            J’étais sûre qu’il vous plairait smiley Je l’adore et me le repasse régulièrement quand j’ai besoin de rire un grand coup sur ces histoires de langues.


                          • skirlet 30 avril 15:26

                            @Christelle Néant
                            Oh, c’est sûr qu’il vaut mieux en rire, c’est un sujet tellement sensible... En attendant, je vais visionner d’autres vidéos de cet humoriste smiley


                          • toma 1er mai 00:50

                            @Christelle Néant

                            D’ici a faire le même genre de sketches russo-ukrainien sans morts...

                            J’avais vu d’ailleurs Verka Serduchka (désolé pour l’orthographe) en concert a Berlin, il avait parlé 15 minutes de sa rencontre Poutine-krutschma en Crimée lors d’un concert y avait longtemps, c’était juste après le Maïdan. Y avait de rires dans la salle. L’humour détend les mœurs.

                            On esperera pour le futur...


                          • Christelle Néant Christelle Néant 1er mai 10:18

                            @toma
                            Ouais, malheureusement les néo-nazis ukrainiens ont pas d’humour sur ce sujet, donc ca finirait mal....


                          • Guy19550 30 avril 08:18

                            C’est hors sujet, mais je pense qu’une offensive des Kievkongs n’a jamais été aussi réelle que maintenant. Et on sort de l’hiver...


                            • Christelle Néant Christelle Néant 30 avril 11:12

                              @Guy19550
                              Pour l’instant les violations du cessez-le-feu se calment un peu avec des pics plus intenses.


                            • Guy19550 30 avril 17:23

                              Quand j’étais petit, je parlais le dialecte à la maison et mes parents nous ont mis moi et mon frère) à l’école gardienne en langue française, je crois que c’était à partir de l’âge de 4 ans. Mon frère y a donc été avant moi. Le pourquoi de cette situation, je la connais, c’est simplement parce que nos parents étaient conscients des problèmes que posent le Néerlandais (papa était prof de Néerlandais). On m’a dit que eux étaient mal traités en tant que flamand. Mon père a eu à faire ses études en Français à défaut d’école néerlandophone pour cela. Ma mère a été au pensionnat et pratiquait les deux langues. Plus tard, j’ai aussi fait des études supérieures et je n’ai jamais eu à subir d’injures pendant l’éducation. C’est venu après, quand j’ai commencé à travailler. Un directeur m’a traité de sale flamand et là j’ai compris ce qu’il en était, avant pas vraiment compris les choses. En politique, c’était sans arrêt la guerre linguistique et en Belgique, pour devenir premier ministre, il est conseillé de parler les deux langues. La conséquence de cela est que bien souvent, les premiers ministres étaient des néerlandophones car eux savaient parler le Français alors que pour l’inverse, ce n’était pas évident. Les premiers ministres francophones (sans néerlandais) n’ont jamais fait long feu (à quelques exceptions près. Quand la régionalisation est venue, en politique les uniligues sont allés dans les régions, ils ont quité le fédéral. Je sais ce qu’il en est avec les langues et s’il n’y a pas de tolérance des autres, c’est mort !


                              • Christelle Néant Christelle Néant 30 avril 18:56

                                @Guy19550
                                Quand je vivais en Belgique, on avait droit à la « revanche » des Flamands. On avait droit à des remarques déplacées en Flandre quand on ne parlait pas flamand. C’est allé jusqu’au refus de servir dans un café.


                              • skirlet 30 avril 20:15

                                @Guy19550
                                C’est bien triste ce que vous décrivez... Je peux vous assurer qu’il n’y avait rien de tel en Ukraine (peut-être parce que les deux langues sont très proches, contrairement au français et le néerlandais). Les nazillons galiciens, encouragés par leur maître usanien, avancent leur idéologie sur le dos de la langue. Même maintenant, sur un forum largement russophone, il y a des participants qui écrivent en ukrainien, et s’il ne délirent pas sur Bandera et moskals, ils ne sont point maltraités... L’inverse, hélas, est moins vrai.


                              • Guy19550 1er mai 10:16

                                @Christelle Néant
                                Je peux confirmer ceci "On avait droit à des remarques déplacées en Flandre quand on ne parlait pas flamand. C’est allé jusqu’au refus de servir dans un café.

                                "
                                J’ai en effet eu d’autres échos en ce sens. C’est pas fréquent mais cela arrive. C’est même arrivé à un couple d’amis (une luxembourgoise et un wallon) à Blankenberge il y a quelques années. Ils se sont fait passés pour deux luxembourgeois et ont ainsi été tolérés. Cela ne m’arrivera jamais car les annnées ont passé et je parle maintenant le Néerlandais et plus le dialecte. J’ai cependant du mal à comprendre le dialecte parlé ici à Knokke. Ce dialecte est en train de devenir une langue car il est même toléré dans les écoles ici, c’est cela qui ne va pas avec la régionalisation, cela ne fonctionne pas comme il le faudrait.


                              • Guy19550 1er mai 10:21

                                @skirlet
                                J’en prends acte, c’est alors moins grave que chez nous.

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