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La révolution Biden fait pschitt

Il y a deux mois et demi, en affirmant que la théorie du ruissellement n’avait jamais fonctionné et en proposant une augmentation des impôts pour les plus riches et les entreprises, Joe Biden semblait prendre un vrai virage économique. Mais aujourd’hui, l’écart entre le discours et les réalisations grandit, puisque la plupart des vrais changements semblent bloqués, au point que l’on peine à voir la différence avec les politiques conduites par le passé, ce que l’on pouvait craindre depuis le début en réalité.

 

Grand écart entre le fond et la forme

En présentant un plan d’investissement de 2300 milliards de dollars sur dix ans et un autre de 1800 milliards pour les familles, le tout financé en mettant à contribution les entreprises, dont les profits battent des records, et les plus riches, dont la richesse ne cesse de s’envoler, Biden semblait vouloir tirer les leçons de l’épisode Trump. Il proposait alors un vrai plan cohérent pour reconquérir des classes populaires qui s’étaient en partie laisser tenter par le milliardaire républicain, du fait de l’abandon par les démocrates de toute ambition sociale. Ce plan avait le mérite d’une véritable cohérence et d’une vraie ambition, même s’il restait assez modéré sur le fond. En effet, les sommes portaient sur dix ans, et les hausses d’impôts prévues pour les financer restaient limitées, ne corrigeant qu’en partie les baisses du passé.

Las, aujourd’hui, le soufflé est retombé. Pourtant, les sujets choisis étaient les bons et les mesures modérées. Mais sans vraie majorité au Sénat, et sous la menace d’élus démocrates opposés à tout vrai changement fiscal, les projets du président sont devenus dérisoires. La remontée du taux d’imposition sur les profits des entreprises, passé de 35 à 21% par Trump, a été abandonnée, d’autant plus que Biden s’est converti à un taux plancher international de seulement 15%, qui ne pousse guère à une remontée du taux étatsunien… Le plan d’investissement a donc été fortement revu à la baisse, à 973 milliards, moins de 5% du PIB pour 10 ans, un montant insuffisant pour un pays qui a des besoins colossaux d’investissement dans ses infrastructures. Et encore, seuls 600 milliards sont véritablement de nouveaux crédits

Sachant ce qu’il advient du plan pour les infrastructures, on peut être inquiet pour le plan pour les familles, qui ne semble pas vouloir sortir des limbes du Congrès. Il faut dire que son financement est très probablématique et que Biden ne pourra probablement pas compter sur un front uni des élus démocrates pour tenter de le faire passer. Une seule défection pourrait bien lui faire abandonner les projets annoncés d’augmentation de la fiscalité pour les plus riches, qui portait notamment sur un alignement de la fiscalité des revenus du capital sur celle des revenus du travail. Faute de financement, les projets de dépense seront probablement largement revus à la baisse et le grand plan d’ensemble a toutes les chances de devenir une vague réformette qui ne changera presque rien aux immenses carences des Etats-Unis.

Cette issue était probable dans cette démocratie étatsunienne conçue pour limiter le pouvoir du président élu. Sans forte majorité, Biden est à la merci du moindre élu démocrate un peu conservateur. Et parce qu’il a gagné sur une ligne centriste, il n’a ni le mandat, ni les élus pour mener la révolution économique qu’il a brièvement semblé vouloir initier. La leçon que l’on peut en tirer est qu’une révolution ne peut pas se mener après une élection si elle n’a pas été présentée et soutenue par les électeurs. Sans véritable mandat et sans élus qui doivent leur élection à un agenda très clair de changement, alors les partisans du statut quo peuvent aisément bloquer toute vélléité vraiment transformatrice. Si Biden avait présenté ces projets avant son élection et avait gagné sur cet agenda, alors, il lui serait plus facile de les faire passer. 

 Le fait est qu’avec Biden, on peut douter de sa volonté réformatrice, guère exprimée pendant la campagne électorale qu’il a bien failli perdre. Encore une fois, cela montre que le changement ne viendra sans doute pas de ces politiciens trop établis dans le système actuel. Et cela montre aussi qu’un véritable agenda de transformation a besoin d’être proposé et validé démocratiquement pour s’imposer.


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21 réactions à cet article    


  • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 31 juillet 10:48

    Rien de bien nouveau, les inégalités économiques (coefficient gini) aux E-U sont en hausse permanente et linéaire depuis 1955, quelque soit la couleur du président... 


    • sylvain sylvain 31 juillet 11:23

      @Opposition contrôlée
      a part pendant les grandes guerres, les inégalités économiques ne font que croitre, et ce dans tous les pays capitalistes . Il faudra en tirer de réelles leçons un jour !


    • sylvain sylvain 31 juillet 11:22

      Encore un grand pourfendeur de la finance . On ne va pas contre son milieu, surtout pas contre celui là, c’est pourtant une évidence


      • pierrot pierrot 31 juillet 11:28

        L’annulation des mesures ineptes de l’ère Trump demande du temps mais certaines orientations sont les bonnes :

         imposition lourdes des millionnaires,

         impositions plus fortes des entreprise,

         lutte et vaccination de masse (malgré les oppositions des ultra conservateurs Républicains),

         quasi gratuité des études supérieures,

         amplification d’une sorte de sécurité sociale,

         lutte contre le racisme,

         adhésion au pacte climatique de Paris,

         début de reprise du dialogue avec l’Iran concernant le traité de juillet 2015

        etc.


        • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 31 juillet 18:19

          @pierrot

          Allons, allons chère pierre, ne vous fatiguez pas pour rien. Les présidents américains n’ont aucun pouvoir et comme en France, l’agenda politique est élaboré par des personnes influentes dont les marionnettes n’ont plus qu’a suivre le procédé.
          Entre chaque candidature, les continuités sont nombreuses. Par exemple, l’endiguement de la chine a commencé avec Obama, s’est renforcé avec Trump puis se renforce encore avec Biden. Les quelques changements servent juste pour l’esthétique.

          Il n’est pas compliquer d’imposer un peu plus les millionnaires et les entreprises quand ces hausses d’impôts sont compensés par les aides des plans de relance et par les jackpots des casinos bousiers. 
          Les démocrates sont bien plus raciste que les républicains, et le pacte pour le climat est une farce car il s’agit d’un pacte pour gérer le déclin des ressources.
          Quant à l’Iran, les bonnes intentions ne sont que de la poudre aux yeux, exactement comme le conflit israélo-palestinien. 


        • wpjo 31 juillet 21:34

          @pierrot

          Pas d’impôts sur les plus-values de la bourse (ce qui fait l’écrasante partie des revenus des plus riches). Puis, une imposition de 15% ur les plus grande entreprises dès qu’il font plus de 10% de profits et ont plus que 100 millions de bénéfs ? Mais coupez les entreprises en petits morceaux et le tour est joué : pas d’impôt du tout.


        • Xenozoid Xenozoid 31 juillet 15:48

          révolution biden= bullshit

          resolution bidon=illusion

          tout de suite les grand mots,révolution, 

          La lutte pour la vie, la vraie vie. Combat petit con, la vie est réel !

          Note : Le mot « révolution » peut être amusant ou rebutant pour le lecteur, convaincu qu’il est que la résistance efficace au statu quo est impossible et donc même pas la peine d’être examiné. Lecteur, ignorez votre incrédulité assez longtemps pour au moins envisager ou non si une telle chose pourrait être utile, et alors poussez plus loin, assez longtemps pour reconnaître cette incrédulité pour ce qu’elle est..... désespoir !


          • Iris Iris 31 juillet 15:56

            Merci pour cet éclairage.

            Ça montre à nouveau que les constitutions de nos démocraties parlementaires soit disant représentatives doivent être réformées pour que la tendance puisse s’inverser.

            Seuls les politiques s’engageant clairement dans ce chemin valent la peine qu’on vote pour eux.


            • Max31 31 juillet 16:04

              Seuls les intérêts des 10% les plus riches de la population sont représentés dans les instances démocratiques états-uniennes. Le reste de la population compte peu.

              Les mêmes causes produisant le plus souvent les mêmes conséquences, voila qui nous prépare un retour en trump de trompe, oups, en trombe de Trump !


              • Effondré remonté Effondré remonté 31 juillet 16:07

                De toute façon, les Etats-Unis sont un gigantesque zombie mort depuis des années. Leur dette est absolument cosmique : pratiquement 29 000 milliards de dollars pour la seule dette fédérale !

                ...plus les dettes des Etats, des collectivités (villes, etc.), des entreprises, des ménages, des systèmes de retraite, des étudiants, et j’en oublie, donc entre 80 et 100 mille miliards de dollars). Voyez l’arbre de Noël, qui clignote en temps réel :

                https://usdebtclock.org

                ...et cette dette s’accélère ! (voyez par exemple le poste déficit avec la Chine)

                Notamment avec les plans de relance entièrement financés par la planche à billets ou plutôt quelques clicks de la Fed (Federal Reserve Bank) pour créer des centaines de milliards « out of thin air » sans aucune contre-partie productive puisque les déficits s’aggravent toujours plus, malgré les faibles, unilatéraux et à divers niveaux contrecarrés plans de Trump pour relocaliser la production.

                Pour visualiser plaisamment ces tombereaux d’argent créé :

                https://demonocracy.info

                Et qu’on ne me parle pas du dollar, central dans les transactions mondiales, qui leur permettrait tout !

                Le nouveau monde du Heartland (Russie + Chine + Iran et Haute-Asie et leurs obligés) se dédollarise à vitesse V. Via la Belgique et autres curieux investisseurs, la Fed se gorge d’obligations d’Etat. La part du dollar dans les transactions internationales est à peine de 50% et des poussières désormais. Il y a même des pétro-yuans ! ...la Russie  un des pays en forte croissance (sera dans les 6 premiers en 2050 quand la France ne sera plus dans les 10)  met un point d’honneur à écheniller le moindre dollar de ses réserves et comptes publics.

                Et qu’on ne me parle pas des légions US pour faire appliquer la lex US et imposer le sesterce-dollar : l’armée états-unienne a quitté vaincue les champs de bataille, la queue entre les jambes comme d’hab depuis la guerre de Corée (pénible statu-quo). Cette fois, pour abandonner la gigantesque base de Bagram et l’Afghanistan, les Ricains ont innové par rapport à Saïgon 1974 (cf. les hélicos sur le toit de l’ambassade US ensuite jetés à la baille depuis les porte-avions) : fuite de nuit précipitée, sans avertir quiconque et surtout par leurs « camarades » du gouvernement légal afghan promis à l’holocauste proche. Ils y avaient quand même fait la guerre pendant 20 ans (plus longue guerre US) en déversant sur ce tombeau sablonneux des empires près de 20 000 milliards de dollars ...en pure perte !

                Si les Européens avaient le sens de leurs intérêts et secouaient le joug de leur servitude volontaire, si la France se retrouvait gaullienne, nous pousserions à la rue (sortie Otan-euro-Ue-CEDH-système monétaire international, échanges financiers et retrouvailles diplomatico-économiques avec la Russie voire la Chine), et l’effondrement des USA serait accéléré d’autant.

                Leur effondrement est d’ailleurs la condition de notre survie, comme celle de toute l’humanité, car les USA sont notre plus mortel ennemi en vérité : amendes à coup de milliards contre nos banques et nos entreprises, interdictions de taxer ou contrôler leurs GAFAM délétères comme on le devrait, piratage d’Alsthom et autres entreprises d’excellence par des procédés voyous comme l’emprisonnement de dirigeants, participations forcées à leurs guerres d’agression ignobles et plus qu’infructueuses (décuplement du terrorisme), non-respect des droits de l’Homme dont ils se gargarisent (Snowden, Assange, taxation des Français « américains malgré eux », etc.), espionnage et mépris généralisés, aucune participation sérieuse à la lutte contre le réchauffement planétaire et les écocides divers, sous-culture de plus en plus monstrueuse (films où la bêtise le dispute au « gore » le plus abject, diffusions de leurs réseaux asociaux et de leur modes délétères comme le wokisme, etc.)...

                Leur effondrement s’accompagnera évidemment d’une crise gigantesque et décennale (au moins) à la mesure des liens que nos dirigeants collabos anti-France ont tissé ou laissé se tisser entre nous et nos « sauveurs » historiques (ce sont évidemment les Soviétiques, malgré l’horrible Staline, qui ont délivré le monde de l’horreur nazie au prix de 27 M morts ! ...70% des forces allemandes constamment engagées sur le front de l’Est et plus de 70% de leurs pertes).

                Mais je crois que la France pourra alors enfin se retrouver comme Nation, obligée qu’elle sera de se ressourcer et se réunir dans une crise type 1929 sous stéroïdes, car elle a beaucoup plus d’atouts sur le long terme que les « brillants » seconds (en pleine décrépitude) du système américaniste : Allemagne et GB...

                C’est en tout cas le voeu que je forme... il n’est pas interdit de croire en notre génie national, si violenté et escargoté qu’il ait été jusque là (conclusion cacophonique).


                • Effondré remonté Effondré remonté 31 juillet 16:22

                  Une correction : j’ai parlé de « 20 000 milliards » de dollars engloutis en pure perte. Ce ne sont « que » 2261milliards" :
                  https://watson.brown.edu/costsofwar/files/cow/imce/figures/2021/Human%20and%20Budgetary%20Costs%20of%20Afghan%20War%2C%202001-2021.pdf
                  ...auxquels il faudrait ajouter le coût du désastre irakien, encore plus pharamineux... en tout cas, mea culpa...on ne prête qu’aux riches (auto-proclamés) !


                • Effondré remonté Effondré remonté 31 juillet 16:26

                  ...raah... et le lapsus comique, là !
                  « nous pousserions à la rue » au lieu de « nous pousserions à la roue »...
                  Mais c’est vrai qu’on va se retrouver à la rue après l’anéantissement, la guerre civile et l’éclatement des USA, façon URSS puissance 10 au moins...
                  Bah, on s’y retrouvera et on y dansera pour notre liberté et notre fierté françoyses retrouvées !


                • Max31 31 juillet 16:58

                  @effondré remonté : le fait est que les US vont être obligés de lâcher leur impérium qui se délite déjà de toutes parts, avec la montée de la Chine, de l’Inde et d’autres puissances.Cet impérium leur garantit une rente sur le monde entier de l’ordre de 30%

                  Le problème sera « l’atterrissage »

                  Version soft : c’est le retour au pré carré américain qui rapporté à sa population reste confortable surtout si la répartition devient plus égalitaire, même s’il faudra travailler pour payer réellement les importations (pétrole, productions à bas couts de MO). Et bien sur le partage du leadership mondial avec les nouvelles puissances et les anciennes.

                  Version hard, c’est la guerre (Taiwan ?) on sait comment on y entre, mais pas comment on en sort, une provocation maritime (la plupart du temps, c’est une attaque maritime réelle ou simulée (Incident du Tonkin, Pearl Harbor, incident de l’USS Maine, etc..)). Avec le risque de la montée aux extrêmes (nucléaires), notre chance est que les « happy fews » qui tirent les ficelles ne seront pas épargnés par l’hiver nucléaire donc pas chauds pour laisser dériver la situation, il est bien possible que passé les premiers échanges musclés et une « dérouillée », l’oncle Sam jette l’éponge (sous couvert d’une médiation) plutôt que de recourir aux extrêmes.... c’est du moins ce que laissent entendre les études (et livres) sur le conflit potentiel avec la Chine. Tout ceci reste quand même peu engageant.

                  Quand pensez-vous ?

                   


                  • Effondré remonté Effondré remonté 1er août 07:11

                    @Max31
                    Oui, vous évoquez avec justesse la question de « l’atterrissage » en spirale d’effondrement...

                    Grâce, en quelque sorte, à l’énorme coup de la 2e guerre mondiale, le Royaume-Uni s’est résigné « graciously » à tout perdre entre 1945 et 1960 pour se réfugier dans le prestige royal de pacotille et l’illusion financière.
                    L’effondrement français s’est fait en plusieurs épisodes (1763, 1815, 1870, 1919, 1940, guerre d’Algérie) et ce déclin par étapes a tout de même autorisé quelques regains voire retours de flamme (gaullisme). Nous gardons toujours  je le crois  un potentiel relatif de renaissance, y compris géopolitique...

                    L’effondrement soviétique fut terrible et grandiose mais à peu près contenu dans les limites de cet empire communiste. Une implosion donc, qui fit quand même de 4 à 6 M de morts selon les études entre 1990 et 2000 (morbidités, suicides, violences, fins de vie), avec recul de tous les indices. La gouvernance gaullienne de l’autocrate Poutine a non seulement remis le pays sur les rails mais lui a donné les clés pour retrouver son statut de super-puissance à l’horizon 2030-2050, s’il arrive à traiter ses graves tares (surtout la démographie très insuffisante : il faudrait passer de 140 M à 240 M en 50 ans pour retrouver l’optimum).
                    La Chine n’est pas près de s’effondrer : elle est en train de dégonfler sa bulle financière depuis quelques semaines au risque de crever la bulle mondiale, ça passe ou ça casse ! ...la disparité démographique (ratio H/F) et surtout le vieillissement accéléré sont les plus graves dangers mais pour l’instant, et contrairement au PCUS d’antan, le PCC  qui revient au totalitarisme mâtiné de « high-tech » (source évidente d’inspiration pour notre Micron et nos zélites, on le voit avec le passe sanitaire)  conduit le pays d’une main de fer certes, mais relativement experte. A très long terme, les besoins d’un pays aussi gigantesque sont intenables...
                    L’Inde s’essouffle dans sa progression remarquable, essentiellement à cause d’une démographie folle et d’une direction politique inepte, hasardeuse et qui entretient les démons communautaires. Bon, l’Inde a toujours été une espèce de catastrophe perpétuelle, parvenant quand même à progresser jusqu’à l’excellence parfois, difficile d’y voir clair... force de sa faiblesse structurelle : le communautarisme y est toujours fondamental ; hors les classes moyennes supérieures, la promotion n’est pas individuelle mais est celle de communautés ou castes entières.

                    Les USA, irrémédiablement divisés (même le « deep state » est polyfracturé), « dirigés » par des abrutis de tous bords d’un niveau de psychopathie infantile rarement vu depuis certains empereurs romains, vont disparaître dans un mix d’implosion et d’explosion. Et, oui, c’est absolument une course de vitesse entre implosion et explosion :
                     Implosion : déclin productif accentué (ex. prémisse Boeing) ; désobéissance et heurts sociaux généralisés (cf., entre autres, la spirale wokiste mais aussi le trumpisme présent et à venir) ; effondrement des infrastructures (littéralement : ponts ; mais aussi approvisionnement en eau ; réseau électrique, etc.) ; perte des auto-suffisances alimentaires et énergétiques ; réalisation de l’ampleur de la dégradation des forces armées (porte-avions « sitting ducks » ; farce totale du F-35 ; échec dans la course aux armements, notamment sur les missiles hyper-soniques, etc.) ; autonomie et rébellion des Etats (Californie et Texas, les deux plus puissants, sont déjà sur cette ligne)...
                     Explosion : il s’agit donc de la tentation des empires de camoufler leur déclin par des opérations extérieures (tentatives de reconquête de zones définitivement perdues, comme le Proche et Moyen-Orient, ou pures opérations bravaches, comme dans les îles Spratleys), le hâtant d’autant plus de ce fait... 
                    J’y crois moins, compte-tenu de la profonde et irrémédiable dégradation des capacités militaires US. Mais évidemment, comme vous le suggérez, après la perte d’un ou deux porte-avions dans le détroit d’Ormuz (essaim de missiles et de « gumboats »-suicides iraniens) ou dans les Spratleys (missiles hyper-soniques chinois), il y aura quelques minutes ou quelques heures d’intense incertitude pendant lesquelles n’importe quel général Folamour aura la tentation de recourir aux bombes nucléaires « tactiques » appelant alors à une escalade apocalyptique.
                    De toute façon après 10 à 20 bombes atomiques échangées, ce serait l’hiver nucléaire décennal pour tout le monde. 10 à 20 bombes, ce pourrait être aussi bien une guerre atomique « locale », comme entre l’Inde et le Pakistan, risque sous-évalué (surtout au regard de l’effondrement pakistanais). 
                    Mais il paraîtrait que même les systèmes nucléaires états-uniens sont obsolètes...

                    Encore une fois, il faut ardemment souhaiter que l’effondrement intérieur gagne rapidement au sein du plus grand Etat-voyou que la Terre ait jamais porté. Il faudrait déjà subtilement puis ouvertement pousser à la roue... on peut compter sur nos dirigeants ineptes et collabos pour n’en rien faire, ne même pas imaginer ce devoir national et nous laisser totalement sans défense devant le choc en retour financier, économique, social et politique de la disparition-partition des USA.


                  • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 31 juillet 17:56

                    Les annonces faramineuses de Biden ont juste été pondues pour arracher au Rouquin une partie des votes des classes populaires, et forcément une fois que le soufflet est retombé, ces annonces n’ont plus lieu d’être.


                    • Parrhesia Parrhesia 31 juillet 18:15

                      Tout cela montre in fine que les Américains sont exactement dans le même état de sujétion que nous vis-à-vis du capitalisme exclusivement financier et de l’autorité mondialiste de gestion ...

                      Et ceci, dépit de la formidable différence de leur potentiel économique et de la survivance de leurs « vertus » anglo-saxonnes (tout ceci démontré par l’intermède Trump), avec feu notre potentiel et avec nos vertus traditionnelles également « défunctées  » (Tout cela également démontré par les « performances » de nos trois derniers pseudo-présidents !

                      Et comme les mêmes causes entraînent toujours les mêmes effets, cela n’arrange ni les affaires des U.S.A., ni surtout les nôtres !!!


                      • Abolab 31 juillet 18:52

                        Le suffrage universel, pourquoi les citoyens tombent-ils tous dans le panneau à chaque élection ?

                        Pourquoi voter ne change rien


                        • wpjo 31 juillet 21:29

                          Biden était sénateur de l’état de Delaware, le paradis fiscal des États-Unis. Faut être bien naïf de penser qu’il opéra un changement en profondeur.


                          • McGurk McGurk 1er août 09:43

                            Tout cela est dû à la nature même du pays.

                            Ses deux piliers sont l’argent et la violence (sociale, économique, politique). Toute tentative de politique sociale donc de sortir du schéma classique est considéré comme du « communisme ».

                            Ensuite, il faut bien comprendre que les deux camps principaux ne sont pas du tout équivalents à nos deux feu ex-partis, le PS et LR (ou UMP, au choix).

                            Effectivement, tous sont très portés sur le libéralisme bien plus qu’en France et chaque concession politique ou économique est sévèrement conditionnée par des mesures réfrénant les avancées gagnées par le peuple.

                            Par exemple, le « sauvetage de Detroit par Obama » a été loin d’être gratuite car les travailleurs ont dû faire de grands sacrifices tant au niveau salaire que bien d’autres choses.

                            D’ailleurs, notons que la plupart des élections (à tout niveau) sont largement corrompues par les entreprises qui font élire, à coup massif d’argent, les candidats qui leur sont favorables.

                            Les écarts très violents de revenus et donc de niveau de vie sont en réalité l’ADN des USA et pas du tout une variable d’ajustement qui attendrait vainement son heure. Et tout cela est considéré comme « normal » en dépit du nombre de pauvres et de la pauvreté extrême qui touche beaucoup de gens.

                            Il faut se méfier de leurs plans « altruistes », surtout venant de la crème de l’aristocratie politique/économique.

                            En réalité, une petite avancée une série en fait est meilleure qu’un grand coup de pied dans le système car ce dernier, à moins d’être démantelé, a toujours le dernier mot.



                              • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 4 août 22:15

                                C’est vous et c’est tout le monde qui fait pshitttttttttttttttttttttttttttttttttttt !

                                https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-fleau-de-la-desinformation-228588

                                L’Amérique ne tiendra pas longtemps avec le communisme-corruption de Biden, c’est contraire à la culture américaine.

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