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Accueil du site > Actualités > International > La Syrie n’a pas gagné la guerre. La gagnera-t-elle ?

La Syrie n’a pas gagné la guerre. La gagnera-t-elle ?

Tandis que la guerre continue d'être sanglante pour l'armée syrienne, la reconquête de son territoire marque le pas.
Deux articles d'Andrew Korybko apportent son éclairage :

https://lesakerfrancophone.fr/poutinyahou-et-rusrael

« Poutinyahou et Rusraël »

Par Andrew Korybko – Le 12 avril 2019 – Source eurasiafuture.com


Le président Poutine et le premier ministre « israélien » Netanyahou sont des compagnons d’armes : le premier a contribué à la ré-élection historique du second au moyen d’une séance photo éclair de dernière minute, qui s’est révélée capitale dans cette victoire ; et l’on voit à présent la Russie et « Israël » emprunter le chemin du « deux États, une seule nation », suite à l’étroite coopération qui les lie depuis le lancement de l’opération russe anti-terroriste en Syrie en 2015 ; à présent, l’ère du « Rusraël de Poutinyahou » a commencé.


Poutine-Netanyahou


Une nouvelle ère pour le « nouveau Moyen-Orient »
La ré-élection de Netanyahou pour un cinquième mandat fait de lui le premier ministre « israélien » le plus longtemps en poste depuis Ben-Gourion, « fondateur » du pays, et elle n’aurait pas été possible sans l’intervention de dernière minute de Poutine : il s’est agi d’une diffusion de photos montrant la remise des dépouilles de 20 soldats de Tsahal, morts en Syrie, par l’armée russe, faisant suite à une demande expresse de la part de Tel Aviv. Les deux dirigeants russe et « israélien » constituent à présent des compagnons d’armes, juste au moment où leurs deux gouvernements s’engagent sur la voie du « deux États, une seule nation », suite à l’étroite coopération qui les lie depuis le lancement de l’opération russe anti-terroriste en Syrie en 2015. 2019 sera donc l’année de lancement de l’ère du « Rusraël de Poutinyahou », et il va falloir en tenir compte sur la scène internationale.

De l’« équilibrage » à l’alliance
Une grande partie de la communauté des médias alternatifs connaît en ce moment un état de dissonance cognitive : presque tout ce que leur ont relayé leurs « médias de confiance » ces dernières années s’est prouvé faux, en particulier les fables de « vœux pieux » selon lesquelles le président Poutine aurait fait de la Russie un « État de croisade anti-sioniste allié à la Résistance ». Rien n’est plus faux : le président russe n’a aucune intention de prendre parti dans un quelconque conflit ne présentant pas d’enjeu quant à la sécurité de son pays, et il a donc simplement positionné son pays comme force d’« équilibrage » ultime dans l’hémisphère oriental. Mais pour ce qui concerne le sujet des relations russo-« israéliennes », il a dépassé le stade de l’« équilibrage » et s’est mis sur la trajectoire d’une alliance totale : cela s’inscrit dans son pari risqué qui consiste à « saisir l’instant » et qui vise à remplacer le parrainage historique étasunien sur le soi-disant « État Juif ».

Au nez et à la barbe du monde
J’ai documenté en long, en large et en travers la création du « Rusraël de Poutinyahou », et je recommande fortement au lecteur peu familier de mes travaux de consulter les analyses qui suivent, qui lui permettront de se mettre à jour et de comprendre le contexte stratégique dans lequel ce développement change la donne internationale :

La grande stratégie de la Russie en Afrique et en Eurasie – et ce qui pourrait mal tourner
Le président Poutine au sujet d’Israël : citations du site web du Kremlin
C’est officiel, Israël constitue à présent un protectorat partagé russo-étasunien
Israël reconnaît avoir procédé à 200 frappes en Syrie – silence des médias alternatifs
https://eurasiafuture.com/2018/09/21/heres-how-the-latakia-tragedy-nay-conspiracy-might-have-played-out/
https://eurasiafuture.com/2018/10/31/russias-reshaping-syrias-deep-state-in-its-own-image/
La Russie ne nie pas avoir joué les intermédiaires dans le retrait iranien de Syrie – et c’est important
Je fais partie des anti-poutinistes pro-poutine et il serait temps que les médias alternatifs reconnaissent notre existence
https://eurasiafuture.com/2018/10/31/russias-reshaping-syrias-deep-state-in-its-own-image/
Il est temps d’aborder les S-300, les « symboles statutaires » et le « complexe du sauveur »
Les activistes au Moyen-Orient doivent cesser leur deux poids, deux mesures par rapport à la Russie !

Vérités irréfutables
Disons-le sans ambage, les faits sont vérifiables : au cours des quatre années écoulées, le président Poutine a plus rencontré Netanyahou (13 rencontres) que n’importe quel autre dirigeant ; un lien personnel s’est noué entre eux, qui est devenu fraternel et pourrait expliquer pourquoi la Russie a fait tant de cadeaux à « Israël » depuis un an ou deux. Igor Konashenkov, porte-parole du ministère de la Défense russe, l’a reconnu en septembre après l’accident aérien que le président Poutine avait notoirement qualifié d’« enchaînement tragique de circonstances », on compte parmi ces cadeaux l’« approbation passive » de plus de 200 frappes aériennes « israéliennes » anti-iraniennes et anti-Hezbollah sur le sol syrien rien qu’au cours des 18 mois précédent l’accident ; la découpe d’une zone tampon anti-iranienne de 140 kilomètres à partir du plateau du Golan (où il est dit que le président Poutine a passé des vacances en famille au cours des années 90) ; « la préservation des lieux sacrés et des tombes juives dans la ville d’Alep » ; et le risque encouru par les soldats russes à la recherche des restes des soldats de Tsahal au beau milieu d’une zone d’échange de feu entre l’armée arabe syrienne et État islamique.

En outre, le président Poutine a refusé de tenir « Israël » pour responsable de l’incident de septembre dernier, et n’a pas une seule fois ordonné à ses armées de suspendre ce qu’on appelle le « mécanisme de désescalade » sur lequel il s’était mis d’accord avec Netanyahou trois ans avant le lancement de l’intervention anti-terroriste. Le déploiement tant vanté de S-300 par la Russie en Syrie n’aura constitué qu’un écran de fumée : à ce jour encore, l’armée arabe syrienne ne dispose d’aucun contrôle opérationnel indépendant de ces systèmes. Ils sont donc neutralisés et il est garanti qu’ils ne constituent en rien une menace envers « Israël » dès lors que le soi-disant « État Juif » se coordonne avec Moscou pour bombarder les positions soupçonnées de l’Iran ou du Hezbollah sur le territoire de la République arabe. Et puisqu’on est sur ce sujet, le président Poutine a confirmé à l’issue de sa rencontre de février [2019] avec Netanyahou que la Russie et « Israël » constituent un « groupe de travail » visant à accélérer le retrait de toutes les armées étrangères de Syrie, ce qui induisait que l’armée iranienne était concernée par ce processus. Et enfin, la « diplomatie des dépouilles » de la semaine dernière [première semaine d’avril 2019, NdT] aura constitué un signe de solidarité sans précédent entre la Russie et « Israël ».

Le plan Yinon-Poutine
Tout ceci lève une question évidente : qu’attend le président Poutine en retour de cette loyauté sans faille envers Netanyahou ? Mais la réponse ne ressemble certes aucunement à ce que le public habituel des médias alternatifs a été amené à croire au fil des années. Le dirigeant russe ne joue bien évidemment pas au jeu parodique des « échecs en 5D » et n’est pas « à l’affût et prêt à poignarder Bibi dans le dos » au « moment opportun » ; il espère en revanche qu’« Israël » va laisser son pays prendre un rôle plus important dans le succès partiel qui couronnera à son avis le plan Yinon. En échange de son « approbation passive » des desseins « israéliens » en Syrie (et malgré le fait qu’elle a elle-même enrayé la réussite totale de son intervention anti-terroriste de 2015), la Russie espère recevoir d’Israël de généreux investissements étrangers, dès lors qu’Israël aura adhéré formellement à l’Union Eurasiatique, à laquelle Moscou a également réussi le miracle de faire adhérer son ennemi juré iranien.

Et si la Russie réussit à faire accepter à la Syrie le « brouillon de constitution » que Moscou a rédigé pour le pays, et que Damas finit par abandonner ses prétentions légales sur le plateau du Golan, comme cela est fortement induit par le document en question (ce qui, par transition, reviendrait à « reconnaître ‘Israël’ »), Moscou pourrait dès lors « légalement » rattacher les approvisionnements syriens en gaz sous son propre contrôle avec le gazoduc de la Méditerranée orientale, appartenant à Tel Aviv, et donc « coopter » le méga-projet et éviter qu’il entre en concurrence avec ses propres exportations énergétiques vers l’Europe. En outre, la Russie et « Israël » pourraient joindre leurs influences sur les kurdes de la région pour s’implanter plus solidement, par kurdes interposés, dans l’espace central du Moyen-Orient ; cela répondrait aux préceptes du plan Yinon, qui visent à pouvoir gérer cette démographie stratégiquement positionnée à cheval sur plusieurs frontières. Au vu du considérable impact géo-stratégique que l’alliance russo-« israélienne » promet de prendre dans la région, il devient donc plus pertinent de requalifier le plan Yinon en plan Yinon-Poutine.

Le positionnement russe : rhétorique contre réalité
Les réalités que nous venons de décrire sont aux antipodes de la rhétorique émise par la Russie, mais ce fait est voulu : Moscou dit souvent ce que le grand public veut entendre, tout en agissant selon ses propres intérêts, que cela plaise au public international ou non. Par exemple, on a souvent entendu la Russie condamner les frappes « israéliennes » en Syrie contre l’Iran et le Hezbollah, et l’on sait à présent, de la propre bouche d’un porte parole de la Défense russe en septembre, que ces frappes étaient coordonnées entre Moscou et Tel Aviv depuis le début, de par le « mécanisme de désescalade ». Idem pour la réaction russe à la « reconnaissance » par Trump de l’annexion par « Israël » du plateau du Golan, facilitée dans les faits par la zone tampon anti-iranienne que Moscou avait elle-même mise en place à l’été 2018 après avoir repoussé les ennemis auto-déclarés de l’« État Juif » à 140 kilomètres de la région occupée, et ce sur demande de Tel Aviv.

Le motif établi en est que la Russie modèle des déclarations sur le calque des lois internationales pour maximiser son attractivité auprès des populations de la région à majorité arabe, mais finit systématiquement par laisser faire les actions unilatérales d’« Israël », pour des considérations de « realpolitik » pragmatiques, et faute d’une volonté politique d’imposer des coûts inacceptables à Tel Aviv pour la forcer à changer de positionnement. Ce modus operandi suggère fortement que la Russie n’est pas en réalité si opposée qu’elle le prétend à l’« Accord du siècle » de Trump. Cela transparaît d’autant plus quand l’on considère que Netanyahou est soupçonné d’avoir agi comme médiateur informel entre les dirigeants étasunien et russe. Il est donc tout à fait possible que la Russie ait même encouragé sous le manteau l’« Accord du Siècle », pour autant qu’elle l’estime « inévitable » et non « incompatible » avec le plan Yinon-Poutine, et d’autant plus qu’elle disposerait de « garanties » d’« Israël » en ce sens.

Conclusions
L’examen des faits, même s’il apparaît au départ incroyable aux lecteurs qui auront subi un lavage de cerveau quelques années durant par les barons des médias alternatifs, montre que le président Poutine n’est absolument pas un « croisé anti-sioniste » : tous les faits sont alignés pour montrer l’inverse. Loin d’être positionné comme « anti-israélien », le dirigeant russe est probablement l’une des personnes les plus pro-« Israël » du monde, lui qui a engagé son pays à garantir la sécurité du soi-disant « État juif » face aux menaces de destruction proférées par l’Iran et son allié du Hezbollah. Ses liens fraternels avec Netanyahou ont amené au développement de relations tout aussi fraternelles entre la Russie et « Israël », engagés à présent sur le chemin du « deux États, une seule nation » et d’une force stratégique unifiée, d’où le nom de l’ère du « Rusraël Poutinyahou », dont nul être doté de raison ne pourra dénier l’existence.


Andrew Korybko est le commentateur politique américain qui travaille actuellement pour l’agence Sputnik. Il est en troisième cycle de l’Université MGIMO et auteur de la monographie Guerres hybrides : l’approche adaptative indirecte pour un changement de régime (2015). Le livre est disponible en PDF gratuitement et à télécharger ici.

Traduit par Vincent pour le Saker Francophone

 

Suite :
https://lesakerfrancophone.fr/assad-na-pas-gagne-la-guerre-poutine-la-force-aux-compromis

Assad n’a pas « gagné » la guerre : Poutine l’a forcé aux « compromis »

Par Andrew Korybko – Le 16 avril 2019 – Source eurasiafuture.com


L’affirmation selon laquelle Assad aurait « gagné » la guerre est trompeuse ; certes, il est toujours le président de la Syrie en poste, et démocratiquement élu, et constitue le seul dirigeant légitime de son pays, mais Poutine l’a forcé à réaliser des « compromis » sur plusieurs sujets importants après la libération d’Alep, et à accepter une réalité politique aux antipodes de ce que l’on pourrait appeler une « victoire ».


Assad-Poutine


Une « victoire » en trompe l’œil
C’est à la mode dans les médias alternatifs d’écrire qu’Assad a « gagné » la guerre : l’homme est toujours le président démocratiquement élu de la République arabe, et son seul dirigeant légitime ; et il est vrai que cela constitue une réussite majeure quand on pense que des dizaines de pays étaient à l’œuvre derrière le complot visant à le renverser par la violence, au travers de la Guerre hybride terroriste qui a dévasté la Syrie. Mais une telle affirmation fait fi de la réalité politique qui est devenue celle de la Syrie à ce jour, et qui est à l’opposé total de ce que l’on pourrait qualifier de « victoire ». Pour rester en poste comme président, Assad a été forcé par Poutine à réaliser des « compromis » sur plusieurs sujets importants après la libération d’Alep. De fait, il aurait été bien plus compliqué pour Assad de rester en poste si ses principaux adversaires étrangers ne s’étaient pas mis d’accord avec la Russie à son sujet ; mais la résultante en aura été que ces pays adversaires en ont chacun tiré en échange quelque bénéfice aux dépends de la Syrie. Pour le meilleur ou pour le pire, et qu’il s’agisse de « besoins pragmatiques » ou de « concessions inutiles », telle est à présent la situation objective de la Syrie aujourd’hui.

Tout a changé à partir d’Alep
La libération d’Alep a constitué un épisode majeur dans le conflit syrien, et n’a été possible que grâce au soutien des forces aériennes russes. On parle ici de la libération de la ville la plus peuplée de Syrie – avant le début de la guerre – qui constitue le retour symbolique de l’un des berceaux de la soi-disant « révolution » sous le contrôle du gouvernement. C’est cet épisode qui constitua le jalon à partir duquel le monde a attendu de voir l’Armée arabe syrienne, aidée de ses alliés russes, iraniens, et du Hezbollah, balayer le reste du pays et mettre fin rapidement à la guerre – les choses ne se sont pas du tout passées ainsi. De fait, presque immédiatement après la libération d’Alep, la Russie convoqua le tout premier tour des négociations de paix d’Astana, avec la Turquie et l’Iran, et essaya de geler les lignes de front, allant jusqu’à présenter un « projet de constitution » écrite par elle pour la Syrie, pour faciliter les pourparlers de paix au lieu de poursuivre le combat. Preuve de son intention de mettre fin à la guerre dès ce moment, la Russie mit en place des « zones de désescalade » un peu partout sur le territoire syrien pour mettre fin à la plupart des combats.

« Équilibrage » et pratique du troc dans le bazar syrien
La tournure qu’ont dès lors pris les événements a surpris les dirigeants syriens, qui croyaient jusque là (naïvement ou non) que la Russie étendrait son mandat anti-terroriste à la libération totale du pays des autres groupes armés d’« opposition » que Moscou ne reconnaissait pas officiellement comme des terroristes ; Damas n’aurait guère pu se tromper davantage. Loin d’aider Assad à reprendre le contrôle de son territoire après Alep, Poutine mit rapidement fin à la phase cinétique du conflit, en concluant une série d’accords avec toutes les puissances régionales. Le dirigeant russe, ce faisant, agit dans le cadre de la stratégie générale russe du XXIème siècle, afin de se positionner comme force d’« équilibrage » suprême en Afro-Eurasie, et en particulier dans l’espace clé du Moyen-Orient, à la frontière des trois continents. Nul ne disposait alors des détails des accords qui furent alors scellés, mais ceux-ci apparaissent à présent en pleine lumière, deux ans et demi après la libération d’Alep. Il ne fait aucun doute qu’Assad a été forcé, de gré ou de force, à se résoudre à des « compromis » avec les acteurs et selon les termes que nous allons à présent passer en revue.

Le « Rusraël de Poutinyahou »
Le Ministère de la Défense russe a reconnu en septembre 2018, après la tragédie aérienne qu’on connaît, qu’il avait autorisé « Israël » à user de frappes contre des cibles iraniennes et appartenant au Hezbollah à plus de 200 reprises rien que dans les 18 mois précédents. Ces frappes continuent d’être menées à ce jour, la dernière en date remontant à pas plus tôt que la semaine dernière. Poutine a également annoncé, à l’issue de son avant-dernière rencontre avec Netanyahou, la création d’un « groupe de travail » avec « Israël », en vue d’un retrait de toutes les armées étrangères de Syrie, et l’ambassadeur de Russie auprès de l’ONU est allé jusqu’à déclarer à un média saoudien que même l’Iran « allait devoir partir une fois la Syrie stabilisée ». Et ce n’est pas tout, la Russie a également défini à l’été 2018 une zone tampon anti-iranienne de 140 kilomètres au delà du plateau du Golan, à la demande d’Israël. Puis Poutine a aidé Netanyahou à se faire réélire, au travers d’une campagne photo de dernière minute, montrant le retour des dépouilles de 20 soldats de Tsahal, quelques jours à peine avant le scrutin. Depuis lors, des rumeurs circulent selon lesquelles la Russie aurait également remis à Israël la dépouille d’Eli Cohen, célèbre espion du Mossad. Nul être doté d’un esprit rationnel ne peut plus à ce jour nier l’existence du « Rusraël de Poutinyahou ».

Les USA et les Kurdes
Des forces armées, dirigées par les Kurdes et soutenues par les USA, occupent à ce jour le tiers Nord-Est de la Syrie, riche en ressources agricoles et énergétiques, le long de l’Euphrate, et rien n’indique qu’elles prévoient de rendre les armes et d’abandonner leur autonomie auto-proclamée à l’État central syrien, et ce d’autant moins que des soldats étasuniens sont toujours sur place en dépit de la promesse de « retrait » de Trump. Les forces étasuniennes agissent comme un « fil de détente », et empêchent l’Armée syrienne de traverser la rivière et de rétablir la souveraineté de l’État sur cette zone stratégique ; le désastre de Deir ez-Zor en février 2018 a démontré que les USA écraseraient par la force tout élément hostile qui oserait traverser la « ligne de désamorçage » qu’ils ont établie en accord avec la Russie. Contrairement à ce que l’on trouve souvent proféré dans divers médias alternatifs, la Russie ne montre strictement aucune volonté politique d’affronter militairement les USA et de risquer une troisième guerre mondiale. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle a accepté la mise en œuvre de cette « partition » informelle de la Syrie, espérant que cette mesure contribuerait à faire loi, au travers du « projet de constitution », rédigée par elle pour son « allié » syrien. On peut donc considérer que les négociations russes ont amené la Syrie à perdre non seulement le Golan, mais sans doute également le Nord-Est du pays.

La « sphère d’influence » turque
Mais la liste des pertes à enregistrer par Damas qui résultent de l’« équilibrage » exercé par la Russie sur la Syrie depuis le lancement de son intervention anti-terroriste ne s’arrête sans doute pas là : la possibilité d’une reprise de contrôle d’Idlib et d’autres zones du pays par l’État syrien apparaît de plus en plus douteuse. Soyons honnête, sans les accords menés par la Russie en la matière, il serait sans doute tout aussi impossible à l’Armée Syrienne d’en reprendre le contrôle. Mais reste le fait que les opérations conventionnelles menées par la Turquie sur diverses zones frontalières l’ont été avec l’accord tacite de la Russie, non pas par quelque « complot retors » contre la Syrie, mais – largement à l’instar du cas étasunien ci-avant – parce que la Russie n’avait pas l’intention d’entrer dans une autre escalade du style troisième guerre mondiale avec un pays membre de l’OTAN : la Russie a jugé bien plus pragmatique de sceller une série d’accords informels. Moscou comprend l’importance aux yeux d’Ankara de pouvoir contrer les militants Kurdes et de sécuriser sa propre zone tampon en Syrie, à l’« israélienne » : voilà pourquoi la Russie a aidé la Turquie à étendre sa « sphère d’influence » et à en formaliser une partie au travers de « zones de désescalade ».

« Rebelles » et « décentralisation »
Damas avait commencé à expérimenter l’application de programmes d’amnistie avant l’intervention russe, mais ceux-ci ont monté en cadence après le lancement de la campagne anti-terroriste de Moscou, le principal partenaire militaire de la Syrie proposant à tous les groupes armés présents dans le pays la possibilité d’être reconnus comme « rebelles », pouvant en théorie prendre leur part dans le processus de paix balbutiant, pourvu qu’ils désavouent les groupes reconnus à l’international comme terroristes, comme Daesh ; et nombre de ces groupes ont saisi cette opportunité. Plusieurs groupes non-« terroristes », parmi les plus connus, se sont ainsi vus invités au processus de paix d’Astana, qui a fini par amener à la décision de créer une « commission constitutionnelle » de 150 membres au total, dont seulement 1/3 (50) membres sont issus du gouvernement, les 2/4 restants (50 + 50) provenant de l’« opposition » et de la « société civile ». On voit bien ici que Damas est loin d’être traitée diplomatiquement comme « puissance victorieuse », et ne dispose en pratique que d’un statut égal à celui des forces de la société civile n’ayant pas combattu du tout dans cette guerre. La résultante, dans les vues de la Russie, en sera l’approbation de presque toutes les clauses de son « brouillon de constitution », et notamment la « décentralisation » qui vise à rendre légitimes les « sphères d’influences » qu’elle a déjà négociées avec les autres parties en Syrie.

« Avec des amis comme ça… »
Tous les détails des accords que nous venons d’évoquer sont factuels, mais on n’aime pas du tout les évoquer dans les médias alternatifs, en particulier au sein des « poutinistes » exerçant la pratique des « vœux pieux » les plus zélés, qui restent contre toute objectivité convaincus que tout ceci s’inscrit dans une sorte de « partie d’échecs en 5D », quelque « projet de maître » qui verra à la fin le dirigeant russe libérer une grêle de feu et de soufre sur tous les ennemis de la Syrie, en libérant « glorieusement » le pays et en portant un « coup fatal » au « Nouvel ordre mondial » contre lequel il est supposé « combattre ». Ces gens sont en réalité la pire sorte d’« amis » que Damas puisse compter, parce qu’ils empêchent le monde de voir la réalité objective de la situation politique actuelle du pays. On trouvera sans nul doute des observateurs pour arguer que la Russie n’est pour la Syrie qu’une « amie » empoisonnante ; mais il reste que Damas ne s’est à ce jour jamais plainte que Moscou « outrepasse » sa position, ce qui suggère qu’Assad (à reculons ?) s’accorde avec le fait que Poutine choisit « la solution la plus pragmatique » possible.

Conclusions
Le lecteur qui aura bien intégré les éléments révélés et analysés dans le présent article aura compris qu’affirmer qu’Assad a « gagné » la guerre est à tout le moins inexact : à part le fait qu’il reste en poste, et reste le président démocratiquement élu et légitime de la Syrie (chose qui constitue en soi une réussite remarquable), il s’est vu forcé par Poutine à des « compromis » sur de nombreux fronts, et avec chacun des ennemis jurés de son pays. Le rôle d’« équilibrage » de la Russie accorde à la Syrie la « distance diplomatique » suffisante pour « pouvoir nier » et maintenir un certain degré d’« ambiguïté stratégique », que ses médias peuvent exploiter pour présenter la situation sous tel ou tel angle à tel ou tel moment. Cet état de flou répond sans doute plus à une « nécessité pragmatique » coté syrien, le pays étant techniquement impuissant à s’opposer à la Russie s’il estime que son « allié » offre des « concessions non nécessaires » au nom de la Syrie afin de renforcer son propre statut diplomatique. Voilà qui renforce encore l’argument premier : Assad n’a pas vraiment « gagné » la guerre, quelles que soient les proclamations de ses « amis » des médias alternatifs.

Andrew Korybko est le commentateur politique américain qui travaille actuellement pour l’agence Sputnik. Il est en troisième cycle de l’Université MGIMO et auteur de la monographie Guerres hybrides : l’approche adaptative indirecte pour un changement de régime (2015). Le livre est disponible en PDF gratuitement et à télécharger ici.

Traduit par Vincent pour le Saker Francophone
 

Rappelons nous qu'il y a quarante ans au Liban, Hafez el Assad n'aidait quelqu'un que juste le temps nécessaire pour gêner quelqu'un d'autre.


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62 réactions à cet article    


  • JC_Lavau JC_Lavau 6 mai 12:35

    Je félicite et remercie les modérateurs pour ce passage ultra-rapide.

    Tandis qu’hélas au contraire, chaque fois que je propose un article s’opposant aux guerres civiles sur le sol français, il est systématiquement barré.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 6 mai 13:06

      Salut Jean-Claude,

      quand l’auteur parle des « poutinistes », ou des « médias alternatifs » et les considère comme des hallucinés, vous vous sentez concerné ou pas du tout ?

      Qu’en pensent Romain Garou ou Christelle Néant ?

      smiley


      • JC_Lavau JC_Lavau 6 mai 13:13

        @Olivier Perriet. Futile question.


      • Chantecler Chantecler 6 mai 13:08

        Le sort de la Syrie est en effet lié aux alliances géopolitiques entre Israël et les deux géants russe et américain ?

        En tant que principal acteur géopolitique la Russie est revenue sur la scène mondiale, le plus souvent en tant qu’antagoniste américain, comme dans l’intervention en Ukraine et en Syrie jusqu’à une date récente, ou comme dans sa décision de déployer des troupes russes au Venezuela dans le cadre d’un défi direct lancé à Washington.

        Bien que Poutine et Trump pensent la même chose, leurs pays semblent s’opposer sur tout, mais ils sont d’accord sur Israël, ou du moins, Poutine et Trump sont d’accord sur Netanyahu, une affection que le premier ministre israélien ne devrait pas considérer comme acquise définitivement.


        • mmbbb 12 mai 15:12

          @Chantecler La diplomatie francaise a essuye un camouflet. Fabius a ete humilie Un des dilpomates russe lui dit « vous nous avez baise avec la Lybie, la vous nous nous aurez pas » Pas ailleurs la Russe a une base en Syrie , evidemment elle ne voulait pas la lacher . L engagement de la Russie en Syrie a montrer a l evidence que la Russie avait des armes performantes notamment les missiles de croisiere Quant a Macron a voulu jouer les grands, deux de ces missilles de crosiere n ont pas pu etre lances des frégates , et un missile SCALP a du largue par le rafale porteur ( probleme technique ) lorsque celui revint a sa base . Evidemment la donne a change . Militairement nous avions pas les capacites a affronter les russes . Les americains n avaient aucun interet a l emballement . 


        • Ilan Tavor Ilan Tavor 6 mai 13:13

          Bibi a deux tontons : Trump et Poutine smiley


          • microf 6 mai 13:31

            Pour comprendre le Président, il faut lire son parcours. Le Président Poutine celui á qui j´ai donné le nom de Mozart de la politique est un as dans cet art. Il est á la politique ce qu´était Mozart á la musique, á savoir, un virtuose.

            Le Président Poutine est un expert en arts martiaux.

            Je n´ai pas de télévision, mais j´aime beaucoup visionner les films d´arts martiaux á youtube, bien sûr.

            Ces films sont souvent très violents, mais sous cette violence, il ya une philosophie.

            Lorsque que deux adversaires de cet art combattent, celui qui vaincra recoit souvent au début de nombreux coups au point qu´un profane qui regarde le combat, donne la victoire á son adversaire.

            Le combattant qui va gagner, recoit ces coups pour jauger son adversaire, connaitre ses points faibles. Á la fin, l´ayant jauger, il utilise la force de cet adversaire pour le vaincre, c´est ce que fait le Président Poutine.

            L´auteur est certainement très pressé comme moi d´ailleurs qui voudrait voir les choses évoluer autrement, mais celá, n´est que mon point de vue comme le point de vue de l´auteur, il faut être patient et avoir de l´endurence comme un combattant en arts martiaux qui lutte pour gagner.

            Il n´ya pas eu, il n´y aura pas, et il n´ya pas de « Rusraël de Poutinyahou »


            • JC_Lavau JC_Lavau 6 mai 13:56

              @microf. Tu le vois comme supérieurement rusé ? Mais s’il meurt avant d’avoir pu en recueillir le fruit à long terme ?
              Regarde ce qu’est devenu le Reich allemand après que Guillaume II ait envoyé Bismarck à la retraite. Ou l’empire russe après que Piotr Stolypine ait démissionné puis été assassiné.
              Perplexe.

              En attendant, je trouve qu’il continue de mourir énormément de syriens. Et qu’il faudra longtemps pour en reconstituer la population, outre les reconstructions.


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 6 mai 15:56

              Autrement dit, les blaireaux qui voient Poutine en champion de la lutte anti sioniste sont des blaireaux qui plaquent leur propre idéologie sur des vérités qui sautent aux yeux ?


              • JC_Lavau JC_Lavau 6 mai 16:24

                @Olivier Perriet. Les blaireaux, les vrais ont beaucoup de qualités.
                Ta toison a-t-elle autant de pittoresque ?


              • Ilan Tavor Ilan Tavor 6 mai 16:40

                @Olivier Perriet
                 
                Poutine n’est ni sioniste, ni anti-sioniste il est pro russe smiley
                Il comprend très bien qu’Israel est un acteur incontournable de la région surtout s’il veut faire ses petites affaires en Syrie.
                Il n’a aucun interet à rentrer en conflit avec Israel et vice et versa.
                Certainement pas pour les beaux yeux des palestiniens dont tout le monde s’en fout maintenant.

                 


              • mmbbb 12 mai 15:22

                @Olivier Perriet  un lien puisque Lavau croit être le seul a savoir taper des requetes 
                https://www.courrierinternational.com/article/politique-le-precieux-cadeau-preelectoral-de-poutine-netanyahou

                Poutine tient a avoir de bonnes relations non ! 


              • JMBerniolles 6 mai 17:46

                JC

                Ce n’est pas un peu caricatural tout cela et tiré par les cheveux ?

                La situation en Syrie est très complexe avec des pays qui joue double ou triple jeu. La Turquie d’Erdogan en étant le champion incontesté.

                Je pense que Poutine voit l’intérêt de la Russie au sens large, et pour des raisons interne, son propre lobby sioniste et externe, les Israéliens d’origine russe, ménage Israël. Cela a sûrement ses limites.

                L’armée syrienne a des réserves limitées en soldats. Son armée d’élite ne peut être partout. Par exemple à un moment il a fallu choisir entre aller libérer Raqqa ou s’orienter vers Deir Essor et la frontière iraquienne. Cette dernière option a été choisie pour bloquer la frontière syro irakienne et créer une voie de circulation entre l’Iran et la Méditerranée. Du coup cela a donné l’occasion aux américains de pousser leurs pions kurdes.

                L’offensive pour récupérer Idlib, qui semble lancée avec l’appui total des russes a longtemps été bloquée par la voie diplomatique complexe parce qu’il faut chasser les turcs sans les faire revenir dans le giron Atlantique. Tout cela est complexe et l’attitude russe se comprend. Il laisseront les israéliens se débrouiller avec le Hezbollah, la Syrie, l’Iran et peut-être l’Irak.

                Je pense aussi qu’à un moment la Corée du Nord fournira aussi des missiles à la Syrie.

                Il y a un moment également où les bases américaines seront attaquées. Pour l’instant l’escalade est à éviter


                • JC_Lavau JC_Lavau 6 mai 21:07

                  @JMBerniolles. Merci de l’intervention. La limitation des réserves a été obvie à de nombreuses reprises.
                  Par exemple des forteresses dans les montagnes turkmènes, telles que Kabani, tiennent toujours après plus de trois ans.


                • leypanou 6 mai 18:45

                  Le point de vue d’A Korybko concernant les relations Putin-Netanyahou se défend, mais ce n’est pas l’avis de tout le monde.

                  N’oublions pas aussi que lors de l’affaire Il20, Putin a été « désavoué » par le général Shoigu : je ne pense pas que Putin ait vraiment les coudées franches en Russie, certainement que le lobby a son mot à dire en politique étrangère (et les « libéraux » en politique intérieure).

                  Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus sur la situation de Putin (affaire Il20), lire Putin mord sa langue et de Putin d’une défaite stratégique en erreur stratégique en 24 heures.

                  Quant à la position finale de la Russie au Moyen-Orient, seul l’avenir le dira mais ce qui est sûr c’est que ni l’Iran et la Syrie ne sont pas à 100% sur la même longueur d’onde.


                  • JC_Lavau JC_Lavau 6 mai 20:57

                    @leypanou. Liens faux, hélas.



                  • MAIBORODA MAIBORODA 6 mai 21:05

                    Ceci explique sans doute cela  :

                    cf.

                    https://fr.sputniknews.com/opinion/2006032444780453/

                     

                    EXTRAITS

                    Rassemblant 1 million de personnes, la communauté russe d’Israël représente aujourd’hui 20% de la population totale de l’État hébreu. […] Confortée par de précédentes vagues d’immigration datant de la fin du XIXème et du début du XXème siècle, la communauté russe a très rapidement trouvé sa place au sein de la société israélienne. Tout en profitant des politiques de l’Etat hébreu en matière d’immigration, qui ont dans l’ensemble favorisé l’émergence du communautarisme, elle a su assurer la sauvegarde de sa culture et de son identité sans pour autant tomber dans l’écueil de la marginalisation.[…] Ce délicat compromis a probablement été obtenu grâce à la « qualité » des immigrés russes, parmi eux figurent bon nombre d’intellectuels, de cadres, de scientifiques et d’ingénieurs.[…]. Un vaste réseau médiatique en langue russe a été mis sur pied, une cinquantaine de journaux dont certains atteignaient le million d’exemplaires au début des années 1990, permettait à la communauté de conserver un contact fort avec son pays d’origine.


                    • covadonga*722 covadonga*722 6 mai 22:19

                      le probleme d’Assad n’est pas qu’il manque de troupe de chocs a proportion de ses ennemis mais d’une armée capable de tenir les territoires conquis et d’y protéger une population et une administration fidèle au régime « a minima obéissant aux lois ».Les conscrits d’une telle armée sont passés au djihads ont foutu le camps en Europe et pour les plus éduqués et loyaux d’entre eux sont morts massacrés par les missiles Town que les ordures saoudiennes ont fournis aux islamistes avec la bénédiction des salopards qui gouvernent l’ occident. 3 classes d’age d’étudiants éduqués qui par tradition anti israélienne avait a cœur de servir dans les blindés et l’infanterie mécanisée « sur le modèle soviétique » ce sont volatilisées assassinées avec l’assentiment occidental « pas vrai Fabius ? » .A contrario l’armée Algérienne a tenu face a la terrible guerilla que lui a fait l’Islamisme parce que ses appelés sont restés fidèle au poste ont tenu villes et villages pendant que les paras algériens battaient le djebel et cassaient du salafistes .Regardez les images les troupes d’Assad pour aguerries qu’elles soient sont composées de gamins ou de quarantenaires , le deficit est flagrants , que cesse le soutien russe et iranien aux buts contradictoire

                      et les défaites recommencerons 


                      • JC_Lavau JC_Lavau 6 mai 22:23

                        @covadonga*722. On déjà vu plus clair et plus soigneux dans la rédaction. Plus respectueux des lecteurs aussi. Merci d’être plus soigneux à l’avenir. Notamment en ponctuation.


                      • covadonga*722 covadonga*722 7 mai 08:32

                        @JC_Lavau
                        bonjour , cher monsieur quel dommage n’est il pas ? que ce forum ne soit pas réservé à la gent cultivée et respectueuse d’une syntaxe soigneuse et articulée.
                        De fait cette syntaxe est utilisée par les cultivés comme arme de classe pour interdire le débat au sous-chien moyen.Il ne vous disconvient pas d’être contredis
                        ou approuvé par l’un de vos pareils .Mais que le vulgum pecus se mêle de vos « chasses gardées » aussitôt le péremptoire « sachez vous exprimer à notre égal » est 
                        utilisé.La dyslexie et les médications n’étant pas une excuse .Je vous saurais gré
                        d’user du bouton « Anastasie » la fois prochaine ou l’un de mes écrits viendrais a vous contrarier.Pour le sujet évoqué j’ai la modeste prétention d’en connaitre suffisamment ayant pratiqué « modestement » le metier. Cette réponse m’ayant coûté un efforts de concentration vous ne m’en voudrez pas de couper la ...
                        asinus : ne variatur


                      • JC_Lavau JC_Lavau 7 mai 10:14

                        @covadonga*722. Le maire dit : « L’instituteur est un imbécile ».
                        Le maire, dit l’instituteur, est un imbécile.

                         
                        Si on mangeait les enfants ?
                        Si on mangeait ? Les enfants ?
                        Une virgule, ça peur sauver des vies.


                      • JC_Lavau JC_Lavau 7 mai 10:19

                        @JC_Lavau. Une virgule, ça peut sauver des vies.

                        Jacques Faizant avait dessiné une vieille dame qui jouait du piano à poings fermés : Les articulations ne sont plus ce qu’elles étaient.


                      • totof totof 7 mai 00:34

                        Ce qui est vraiment fascinant, c’est la capacité des israeliens à se placer partout. Il y a presque quelque chose d’admirable dans ce cancer au coeur du Proche Orient.

                        Quant à Poutine, ça fait quelques temps quand même qu’il ressort que ce mec est un oligarque comme les autres (sur le site Dedefensa par exemple). Même les russes commencent à douter depuis la réforme des retraites qu’il leur a imposé. Bref, les peuples sont globalement mal barrés dans ce maudit 21ème siècle qui a commencé de la pire manière et qui s’annonce affreux, en digne successeur du 20ème... Pour notre malheur...


                        • Positronique 7 mai 07:59

                          Au secours Christelle , y a Lavau qui dit du mal du grand Poutine , viens vite nous faire un n’article pour rétablir la vérité vrai. Quant à vous Lavau vous serez exclu des membres actifs à la gloire du grand homme.


                          • njama njama 7 mai 09:58

                            L’aide russe à la Syrie a plutôt mis des bâtons dans les roues à l’entité sioniste qui menait des actions terroristes sur le territoire syrien lâchement par missiles interposés en violant impunément le ciel libanais, de même qu’à cette coalition internationale qui tentait d’organiser la sédition pour renverser Bachar al-Assad, ça tombe sous le sens !

                            Soutenir la Syrie c’est aussi « nécessairement » soutenir ses alliés, le Hezbollah comme l’Iran.

                            Dans cette histoire la Russie a choisi comme il se doit de respecter ses alliances culturelles, techniques, économiques et militaires, personne ne pourrait lui reprocher d’avoir agi en parfaite conformité avec le droit international.

                            Tartous est la seule base dont les russes disposent en Méditerranée, il est évident qu’ils ne vont pas la lâcher pour un plat de lentilles.

                            Je ne partage pas les vues de l’auteur Andrew Korybko, Poutine est à la tête d’un pays à l’histoire millénaire il ne peut raisonner comme cette entité sioniste qui n’est encore qu’un épiphénomène colonial au moyen-orient à l’avenir très incertain, un embryon théocratique sans frontières (encore) définies qui n’a que quelques décennies d’existence et qui se donne des faux airs de démocratie sous une réalité d’apartheid... pas sûr que la Russie viendrait la soutenir aux côtés des US si elle était un jour en difficultés militaires ou politiques.

                            Les russes qui ont émigré personne ne les y a forcés, s’ils restent russophones / culturellement russophiles ils ne sont plus sauf erreur citoyens russes.


                            • JC_Lavau JC_Lavau 7 mai 10:10

                              @njama. Quand nhiahou visite le président russe, il n’a pas besoin d’interprète, car en fait, c’est un russe.


                            • njama njama 7 mai 10:32

                              @JC_Lavau

                              russophone de langue maternelle peut-être mais je suis convaincu qu’ils ne partagent les mêmes idées politiques, Bibi a grandi dans le berceau du Parti sionisme révisionniste, une branche fasciste du sionisme. Son père Bension Netanyahou était d’ailleurs secrétaire de Vladimir Jabotinsky fondateur de cette tendance

                              Les chiens ne font pas les chats ! le Likoud est clairement un parti d’extrême droite.

                              Vladimir Poutine est quelqu’un de pragmatique en politique étrangère il tient ses distances quel que soit son interlocuteur.


                            • banban 7 mai 10:11

                              il me semble avoir entendu que la « diaspora » russe est très pressente en Israël. Netanyayou pourrait entretenir de bon rapport avec poutine pour des raisons purement électoraliste, non ? on crache pas sur 20 ou 30% d’électeur poutinophile ?


                              • tiers_inclus tiers_inclus 7 mai 10:50

                                Andrew Korybko nous toise de sa condescendance en nous cantonnant au rôle de demeurés par une inversion de sens assez inouïe, et de surcroît à laquelle il n’échappe pas lui même. 

                                En matière de géopolitique, tout le monde sait (ou presque) que la « Réelle » politique s’applique, c’est tout.

                                Dans un jugement de situation, la meilleure approche que l’on puisse avoir est de type « behavioriste », boîte noire, c’est à dire de confronter les « inputs » factuels aux « output » factuels pour autant qu’on les connaissent exhaustivement ; et bien ingénu compte tenu de la complexité, de l’intrication des intérêts et des contraintes celui qui peut y trouver matière à développer des « intentions » bonnes ou mauvaises. 

                                En revanche à posteriori, il est possible d’établir un jugement moral à l’aune des conséquences et des résultats, à l’observation des souffrances provoquées ou évitées.

                                De là naît une forme de « psychologie » attribuable aux acteurs par facilité et réduction, le phénomène s’amplifiant par les procès d’intention que les uns appliquent aux autres, mais au fond à part quelques vrais demeurés personne n’y croit réellement, c’est juste une commodité d’expression.

                                Bien sûr il est tout de même envisageable de juger « l’acteur » au propre et au figuré comme on le fait couramment dans la vie quotidienne via l’évaluation subjective de l’autre. Bien sûr il y a des intuitions et des profondeurs de pensée qui sont distinctes, un Macron n’est pas un Gandhi. Mais un Gandhi n’est pas un Bouddha ni Jésus Christ, on est pas dans le même registre de vocations.

                                Mais l’auteur se prend au jeu qu’il dénonce.

                                Ainsi :

                                « Pour rester en poste comme président, Assad a été forcé par Poutine à réaliser des « compromis » sur plusieurs sujets importants après la libération d’Alep »

                                Qu’est-ce-qu’il en sait ? Forcé par Poutine ? Ce dernier serait-il le seul à jouer dans l’équation ?

                                « Tout ceci lève une question évidente : qu’attend le président Poutine en retour de cette loyauté sans faille envers Netanyahou ? »

                                Qu’est-ce-qu’il en sait ? Jeu simple bande, double jeu, triple jeu ?

                                Il contribue ainsi à exacerber des intentions qui produisent les conséquences décriées tout en chérissant les causes.

                                Sur son lien :

                                « La grande stratégie de la Russie au XXIe siècle consiste à devenir la force suprême d’équilibre en Afrique et en Eurasie grâce à la gestion diplomatique habile des multiples conflits de l’hémisphère.  »

                                Recherche d’équilibre ou d’intérêts sous contraintes ? Ce n’est pas la même chose du point de vue intentionnel. 


                                • JC_Lavau JC_Lavau 7 mai 19:26

                                  @tiers_inclus. Soyons précis, Andrew Korybko est un américain qui travaille à Moscou : https://eurasiafuture.com/author/andrew-korybko/

                                  Andrew Korybko

                                  Andrew Korybko is an American Moscow-based political analyst specializing in the relationship between the US strategy in Afro-Eurasia, China’s One Belt One Road global vision of New Silk Road connectivity, and Hybrid Warfare.


                                • tiers_inclus tiers_inclus 7 mai 21:15

                                  @JC_Lavau

                                  Merci pour la précision, je l’avais bien noté car j’examine systématiquement les sources.


                                • JMBerniolles 7 mai 13:38

                                  JC

                                  L’offensive actuelle qui se déclenche dans le gouvernorat d’Idlib, menée par les troupes d’élites syriennes largement soutenues par les frappes russes, contredisent largement ce que dit ton auteur.

                                  J’ai cru aussi comprendre que l’armée syrienne avait frappé quelques positions de l’armée truque en Syrie. Certainement pour montrer la détermination dans l’opération qui débute.

                                  La Syrie n’a pas les moyens de combattre sur trois fronts : Idlib, la frontière irako syrienne et le désert vers l’est de l’Euphrate et le Golan

                                  A Idlib les syriens bénéficient, si je puis dire, également du fait que les américains se sont décidés à réellement soutenir les kurdes. Ceux-ci mieux armés semblent marquer des points contre les trucs et leurs mercenaires.

                                  Ce qui fait que les turcs peuvent être pris entre les kurdes et les syriens. Je pense donc que les turcs soutiendront leurs mercenaires sanguinaires par des approvisionnements… mais que les troupes turque ne participeront pas directement à la bataille d’Idlib


                                  • Jonas 7 mai 13:57

                                    A l’auteur .

                                    Andrew Korybo, de l’agence Spoutnik, rappelle , par certains côtés , les commentaires des journalistes de la Pravda ou plutôt ceux des Izvestia ( dédiés aux affaires étrangères.) 

                                     Selon le journaliste russe« les dépouilles de 20 soldats israéliens , tués par l’armée russe ont été rendus à Nétanyaou ». Voilà un exemple de Fake News de la pire espèce. Ces Soldats ont été tués quand ? A quelle date ? Et en quel lieu ? 

                                    Selon Henry Laurens , sur France culture de mars 2016 , la guerre civile syrienne a fait 2 fois plus de morts , que toutes les guerres Isrélo-/arabes en un siècle. La totalité des tués syriens au mois de mars 2016 était de 250 000 morts.Les guerres isaélo/arabes ont fait moins de 130 000 morts. 27 000 soldats israéliens morts au combat. 3 600 israéliens tués par le terrorisme arabo/musulman dont 120 étrangers et 100 israéliens tués hors d’Israël par les terroristes arabo-musulmans. Chaque année le décompte est fait en Israël. 

                                     Comment peut-on cacher en Israël,  la mort de 20 soldats, tués , de surplus par la Russie ? Cela est impossible. Non pas que des soldats soient tués , mais qu’ils soient tués sans que leurs familles , la presse, l’opposition ne disent rien.  Il faut ne rien connaître ,mais vraiment ne rien connaître a la culture de la vie en Israël. Je rappelle qu’Israël avait libéré 1027 prisonniers palestiniens contre un seul soldat Guilat Shalit. D’autres libérations ont été effectuées , pour récupérer des dépouilles, de soldats dont les familles harcelées les dirigeants politiques.

                                    Encore , une fois , Israël, n’est pas un pays arabo-musulman , qui tue deux fois , ses compatriotes , une fois lors des combats et une autre dans l’anonymat. 

                                    Qui connaît avec exactitude le nombre de combattants du Hezbollah tués en Syrie avec leur nom et leur prénom ? Qui connait le nombre de soldats Irakiens ? Somaliens, Yéménites, ? Libyens ? etc 

                                    En revanche, je suis d’accord avec le journaliste de Spoutnik, oui , il y a une complicité entre Poutine et Nétanyaou. Poutine est un ancien du KGB , et apprécie a leurs justes valeurs les renseignements d’Israël qui ont sauvé des centaines de Russes des attentats que les terroristes islamiques projetaient. .

                                    L’autre appréciation de Poutine est celle de la collaboration des deux pays dans plusieurs domaines de la haute technologie. . 


                                    • tiers_inclus tiers_inclus 7 mai 15:16

                                      @Jonas

                                      « Selon le journaliste russe« les dépouilles de 20 soldats israéliens , tués par l’armée russe ont été rendus à Nétanyaou  »

                                      Ce n’est pas ce que dit l’auteur, notez les virgules :

                                      il s’est agi d’une diffusion de photos montrant la remise des dépouilles de 20 soldats de Tsahal, morts en Syrie, par l’armée russe,

                                      Même confusion que « On va manger (,) les enfants ».
                                      Jean-Claude vous avait pourtant prévenu.

                                      Enfin il y a une source produite dans l’article :

                                      https://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-5489393,00.html


                                    • tiers_inclus tiers_inclus 7 mai 15:35

                                      @Jonas

                                      « Encore , une fois , Israël, n’est pas un pays arabo-musulman , qui tue deux fois , ses compatriotes , une fois lors des combats et une autre dans l’anonymat. . »

                                      Propagande d’opinion analogue au lamentable « on abandonne jamais les nôtres » de StarGate rabâchée au détriment des méchants russes bien entendu.
                                      La réalité est toujours plus nuancée.

                                      « Poutine est un ancien du KGB , et apprécie a leurs justes valeurs les renseignements d’Israël qui ont sauvé des centaines de Russes des attentats que les terroristes islamiques projetaient. .  »

                                      Il doit bien y avoir un peu de réciprocité de la part du KGB, non ?

                                      La complicité existe parfois entre ennemis. Il est évident que l’ordre international multipolaire prôné par Poutine est à l’exact opposé de l’universalisme zioniste. Aucune raison de leur accorder une destination commune, mais les chemins se croisent parfois.


                                    • Jonas 7 mai 20:18

                                      @tiers_inclus
                                      « Il s’agit d’une diffusion de photos montrant la remise des dépouilles de 20 soldats de Tsahal , morts en Syrie, par l’armée russe. » 

                                      C’est plus clair d’écrire en français moderne «  l’armée russe a rendu , 20 soldats de Tsahal morts en Syrie. » ce qui n’empêche pas que c’est quand même une fake news. parce qu’il n’y a jamais eu de dépouilles de 20 soldats de Tsahal morts en Syrie , remises à Israël par l’intermédiaire de la Russie. 

                                      Par l’intermédiaire de la Russie, Israël a récupéré , en effet, le corps d’un soldat disparu depuis la guerre du Liban en 1982, il s’agit de Zachary Baumel , commandant de char. Ils restent encore des soldats dont le sort reste inconnu , Sultan Yacoub, Ron Arad et Guy Hever et d’autres soldats officiellement morts. Israil n’est pas un pays arabo-musulman où le régime décide de ce qu’il faut publier ou pas et où la presse est dirigée par des apparatchiks qui suivent les directives du « zaïm ». Le site que vous avez donné le fonctionne pas.


                                    • Jonas 7 mai 20:42

                                      @tiers_inclus
                                      Si vous lisez l’Arabe ou l’anglais penchez vous sur la presse de ces pays , il n’est mentionné que le nombre de victime jamais leur nom , prénom ou leur âge, sauf lorsqu’il s’agit de palestiniens , là, leur nom , leur prénom , leur âge ( en général celui des enfants, pour attirer la pitié des occidentaux ) et la profession du père et la fratrie ?. Par exemple, Vendredi 3 mai 2019, 12 syriens ont été tués dans un bombardement stop. le même jour l’après-midi , 14 afghans( musulmans non arabes) sont passés de vie à trépas sans aucune précision. 

                                      Poutine , Trump , Modi, Bolsonaro , Xinping, Macron etc sont des chefs d’Etats , et les Etats n’ont pas d’amis que des intérêts. Il y a bien sûr réciprocité entre Poutine et Nétanyaou. Comme Nétanyaou et Abdel Fattah Al-Sissi.Netanyaou et le roi de Jordanie et Netanyaou et d’autres pays de la région , mais c’est circonstanciel.

                                      Au Moyen -Orient , c’est le rapport de force qui prime , l’universalisme n’existe pas et n’a jamais existé, pour comprendre les pays de cette région , plongez -vous sur l’histoire de l’Empire ottoman, cela vous ouvrira un peu les yeux. On est pas en  Scandinavie. 


                                    • tiers_inclus tiers_inclus 7 mai 21:11

                                      @Jonas
                                      il s’est agi d’une diffusion de photos montrant la remise des dépouilles de 20 soldats de Tsahal

                                      Vous occultez les virgules et les liens aussi. Cliquez sur remise dans le texte et vous accéderez au lien. Si ça ne marche pas, paramétrez d’autres DNS.
                                      On en reparle quand vous aurez accédé au lien.


                                    • tiers_inclus tiers_inclus 7 mai 21:31

                                      @Jonas

                                      « Au Moyen -Orient , c’est le rapport de force qui prime , l’universalisme n’existe pas et n’a jamais existé »

                                      Je ne parle pas du moyen-orient mais d’Israël seulement, dans son rôle de copilote sinon pilote à l’universalisme occidental voire messianique. Creusez un peu la piste enfin si votre fournisseur d’accès internet vous le permet.
                                      Au passage oubliez donc les étiquettes sur les musulmans, les pays arabes, la Scandinavie, Israël, etc... cela n’a aucun sens, la réalité est toujours plus subtile.


                                    • Jonas 8 mai 10:44

                                      @tiers_inclus
                                      Israël se trouve au Moyen-Orient et non en Scandinavie et dans cette région , du Moyen-Orient , les gens de même culture , de mêmes moeurs , de mêmes traditions , de même religion, ont du mal à se supporter les uns les autres et a vivre en harmonie. Les actualités quotidiennes sont là pour le démontrer. 

                                      Israël se bat pour sa survie dans un océan de haine, et n’a jamais eu l’intention de jouer le moindre rôle de pilote ou de copilote. Les pays occidentaux, malgré leur nombre et leur puissance , sont intervenus dans cette région à plusieurs reprises , pour injecter un peu de démocratie , de respect de l’être humain , de celui de légalité ,hommes /femmes et de leur universalisme, ils ont lamentablement échoué et ont transformé cette région en laboratoire de djihadiste, universaliste 

                                      Comment voulez vous , qu’un pays de 9 millions d’habitants ( en comptant les arabo-musulmans avec un passeport israélien) puisse amener 500 millions d’arabo-musulmans qui le haïssent et cherchent sa destruction dans leurs cinq prières quotidiennes ( Fatiha) à l’universalisme dont ils ignorent tout ?

                                        Pour eux toute introduction de concept occidental est une abomination contraire à la Chari’a. Il faut juger ces pays par rapport a ce qui se passe chez eux , par rapport à ce qu’ils écrivent dans leurs journaux , par rapport à leurs interventions télévisées , par rapport à la situation de leurs minorités religieuses et ethniques par rapport à leurs comportements entre eux, et non par rapport aux discours de ceux qui ont fui leur pays, pour s’installer en occident et qui pérorent a Paris,Madrid, Berlin , New York etc.  


                                    • JC_Lavau JC_Lavau 8 mai 13:02

                                      @Jonas. Rappel : l’islam a été créé en deux temps.
                                      Premier temps : un judéo-nazaréen originaire de Qoraish en Syrie (actuellement sous les eaux du lac de barrage Nashrin) est contraint à l’exil pour détourner les représailles byzantines. A force de recruter des supplétifs arabes dans le but d’en faire une armée de prise de Jérusalem, il devient dictateur à Yathrib.
                                      A la seconde tentative, ses successeurs prennent Jérusalem, et aucun des miracles promis ne se réalisent.
                                      Second temps, les khalifes justifient divinement le royaume qu’ils ont conquis, et détournent le quran (ou lectionnaire) juif en une variante, inventent la Mecque et des hadiths, etc. etc.
                                      Tout comme vos ancêtres spirituels, les variantés pratiquent le génocide divinement justifié. Comment vous dîtes déjà ? « Dévouer par interdit », ce qui en clair signifie zigouiller toute créature vivant sur le bien convoité.

                                      Vous saviez donc fort bien quels voisins barbares et violents vous alliez coloniser.
                                      Etrange idée que d’aller coloniser justement là...


                                    • JC_Lavau JC_Lavau 8 mai 13:09
                                        • @Jonas. Rappel : l’islam a été créé en deux temps.
                                          Premier temps : un judéo-nazaréen originaire de Qoraish en Syrie (actuellement sous les eaux du lac de barrage Nashrin) est contraint à l’exil pour détourner les représailles byzantines. A force de recruter des supplétifs arabes dans le but d’en faire une armée de prise de Jérusalem, il devient dictateur à Yathrib.
                                          A la seconde tentative, ses successeurs prennent Jérusalem, et aucun des miracles promis ne se réalisent.
                                          Second temps, les khalifes justifient divinement le royaume qu’ils ont conquis, et détournent le quran (ou lectionnaire) juif en une variante, inventent la Mecque et des hadiths, etc. etc.
                                          Tout comme vos ancêtres spirituels, les variantés pratiquent le génocide divinement justifié. Comment vous dîtes déjà ? « Dévouer par interdit », ce qui en clair signifie zigouiller toute créature vivant sur le bien convoité.

                                          Vous saviez donc fort bien quels voisins barbares et violents vous alliez coloniser.
                                          Etrange idée que d’aller coloniser justement là...



                                    • JC_Lavau JC_Lavau 8 mai 13:29

                                      @Jonas. Cet éditeur est sévèrement bogué.


                                    • tiers_inclus tiers_inclus 9 mai 00:32

                                      @Jonas

                                      « les gens de même culture , de mêmes moeurs , de mêmes traditions , de même religion, ont du mal à se supporter les uns les autres et a vivre en harmonie »

                                      Pas propre au moyen-orient, on a connu cela en Europe pendant des siècles, il n’y a pas bien longtemps, et il a fallu deux guerres inouïes pour calmer les esprits.
                                      Enfin cela est seulement la surface des choses, car ces guerres ont plus souvent servi les intérêts de classe minoritaires. Comme quoi il est possible d’instruire le chaos. C’est par ailleurs ce que font les US partout dans le monde au présent.

                                      Mais les naïfs ou les fanatiques tirent des conclusions définitives de ce chaos instruit sur l’être de ces populations, comme vous le faites, en cela ne vous étonnez pas de recevoir de la haine en retour de cette déshumanisation.

                                      Il vous faut sortir du bac à sable du moyen-orient, vous comprendrez alors que son destin se joue ailleurs par les universalistes que j’évoquais, dont l’AIPAC est à minima un copilote au service de l’universalisme et d’Israël.

                                      Apparemment on ne vous informe pas.

                                      Enfin partout où il est passé, indépendamment de la géographie, des cultures, de l’époque, le « peuple » juif s’est plaint de la haine.

                                      A quand une remise en question salutaire ?


                                    • tiers_inclus tiers_inclus 9 mai 07:29

                                      @Jonas

                                      "les gens de même culture , de mêmes moeurs , de mêmes traditions , de même religion, ont du mal à se supporter les uns les autres et a vivre en harmonie »

                                      Pas propre au moyen-orient, on a connu cela en Europe pendant des siècles, il n’y a pas bien longtemps, et il a fallu deux guerres inouïes pour calmer les esprits.
                                      Enfin cela est seulement la surface des choses, car ces guerres ont plus souvent servi les intérêts de classe minoritaires. Comme quoi il est possible d’instruire le chaos. C’est par ailleurs ce que font les US partout dans le monde au présent.

                                      Mais les naïfs ou les fanatiques tirent des conclusions définitives de ce chaos instruit sur l’être de ces populations, comme vous le faites, en cela ne vous étonnez pas de recevoir de la haine en retour de cette déshumanisation.

                                      Cela dit je ne vous jette pas la pierre, car vous semblez impliqué sur le terrain alors que je vous parle dans un contexte facilitant le recul et la sagesse. Le patient qui souffre d’un prurit se gratte ce qui l’aggrave malgré les recommandations de son médecin à ne pas le faire. 

                                      Il vous faut néanmoins sortir du bac à sable du moyen-orient, vous comprendrez alors que son destin se joue ailleurs par les universalistes que j’évoquais, dont l’AIPAC est à minima un copilote au service de cet universalisme et d’Israël.

                                      Apparemment on ne vous informe pas.

                                      Enfin partout où il est passé, indépendamment de la géographie, des cultures, de l’époque, le « peuple » juif s’est plaint de la haine.

                                      A quand une remise en question salutaire pour toutes les parties ?


                                    • JC_Lavau JC_Lavau 9 mai 08:12

                                      @tiers_inclus. Cet éditeur bogué piège chacun.


                                    • Jonas 9 mai 17:51

                                      @JC_Lavau
                                      Merci , je connais l’ histoire de l’islam et de son prophète, de sa mort sans laisser de successeur De la bataille de chiffonniers pour la succession alors que le corps du prophète était encore chaud. De la mort des trois Califes sur quatre de mort violente Je me suis imprégné de ’histoire de la conquête de l’islam par le sang et sable de ses massacres et conversions forcées. 

                                      Il s’agit de la Palestine, qui n’a jamais, été un Etat souverain mais une simple province , habitée par des juifs, des arabo-musulmans, des arabes chrétiens , des druzes etc., même sous les Mamelouks , pourtant musulmans , mêmes sous la colonisation de plus de quatre siècles par les ottomans qui eux aussi musulmans , il n’y a pas eu d’Etat Palestine. Autre exemple flagrant, lors de l’armistice de 1949, entre les pays arabo-musulmans et Israël, l’Egypte s’est accaparée de Gaza , et la Jordanie de la Cisjordanie et Jérusalem-Est, ces deux pays arabo-musulmans n’ont jamais créé d’Etat palestinien , il a fallu la guerre de 1967, ou ’Israël à défoncer , les armées Egyptiennes et Jordaniennes et les chasse des territoires conquis pour qu’advient le mythe d’un Etat palestinien. Un Etat, dans les territoires que détenaient depuis 19 ans les deux pays arabo-musulmans . Pourquoi ne l’ont -ils pas fait quant ces territoires étaient entre leurs mains ?
                                      Vous confondez , les colonisations , françaises, britanniques , allemandes , hollandaises etc , qui n’avaient aucun lien d’aucune espèce avec les pays colonisés et Israël qui lui fait un retour sur la terre de ses ancêtres .

                                      Pour la simple raison , que son histoire politique et religieuse ,ses rois , ses prophètes , sa langue etc sont nés dans cette région , qui avait pris le nom de Palestine , par les avatars de l’histoire.
                                      Même le Coran , le livre saint des musulmans mentionne , que la terre sainte appartient aux enfants d’Israël.
                                      Sourate:2,v,47 << Ô fils d’Israël ! Souvenez-vous des bienfaits dont je vous ai comblez. Je vous ai préférés à tous les monde. >>
                                      Sourate : 5.v,21<< Ô mon peuple . Entrez dans la terre sainte que Dieu vous a destinée ; évitez de retourner sur vos pas, car vous vous retrouviez ayant tout perdu >> 


                                    • JC_Lavau JC_Lavau 9 mai 17:55

                                      @Jonas. Juste une variante juive, qui à l’époque était mieux optimisée pour la guerre. A l’époque.
                                      Vous avez amplement rattrapé le retard.


                                    • Jonas 10 mai 11:02

                                      @tiers_inclus (1)
                                      En effet , l’Europe a connu de Grandes guerres mondiales dont la dernière avait fait 60 millions d’individus , cela fait partie de la mémoire des européens et sont traitées par des centaines de livres et analysées et commentées par des centaines sinon des milliers d’historiens.journalistes etc. 

                                      Au contre du monde Arabo-musulman qui a été colonisateur, esclavagiste , et qui a toujours connu des guerre fratricides, des conflits internes, des coups d’Etats, des massacrent etc et dont les manuels scolaires , comme les livres d’histoires refusent de mentionner , pour ces pays toute référence a ce passé est tabou. 

                                      Les classements internationaux ( PNUD) ,montrent que ce sont les populations des pays arabo-musulanes où se trouvent les moins alphabétisées et les plus plus pauvres en matière de culture politique, d’où le fanatisme religieux en plein début du XXIe siècle.( Le cas de l’Algérie , qui se réveille en 2019 , pour constater , qu’elle vivait depuis plus de 53 ans en dictature, ou le Soudan , après 30 de régimes de Omar Béchir, Somalie, Irak,Syrie,Bahrein , Egypte , Yemen etc)

                                      Le monde arabo-musulman en retard dans tous les domaines et largué de la haute technologie, ne trouvera , un avenir , un avenir de liberté , un avenir de progrès et de modernité, que s’il accepte de déconstruire ses mythes , ses légendes et de regarder son passé en face. 


                                    • Jonas 10 mai 11:48

                                      @tiers_inclus (2) 
                                      Les dirigeants des pays arabo-musulmans , incapables de satisfaire les besoins élémentaires de leur population ont recours aux boucs émissaires, « ce sont les autres qui sont responsables de votre situation , pas nous , disent-ils à la  » rue arabe« analphabète et inculte, qui manifeste sa haine contre les coupables désignés. 

                                      Combien de » Primptologues « parmi lesquels se trouvent les » idiots utiles«  toujours prompts à sauter à pieds joints , sur n’importe quelle effervescence dans les pays arabo-musulmans en la qualifiant de grande révolution moderne , pour la liberté et la démocratie en s’appuyant sur la presse de ses pays et les déclarations des dirigeants et des apparatchiks , comme lors des mal nommés » Printemps arabes« . Après les échecs de ses agitations le Premier ministre Algérien de l’époque Ahmed Ouyahia a trouvé les coupables : 

                                      1. << Les révolutions qui ont ébranlé les pays frères et amis tels que l’Irak, le Soudan, la Tunisie , le Mali, la Libye et l’Egypte ne sont pas fortuites , mais l’oeuvre du SIONISME et de l’OTAN. Les pays de l’OTAN accordent des visas à des jeunes selon leurs objectifs , pour les former dans les nouvelles technologies afin de créer des troubles et se transformer en bombes prêtes à exploser dans leur pays respectif.(...) 

                                      b) Est-ce que le vent qui a balayé la clique de Boutéflika et Ahmed Ouyahia est l’oeuvre du SIONISME et de l’OTAN ?
                                       
                                      Pour l’instant les bouches sont cousues, les manifestants algériens , sont pacifiques et imprégnaient de sens politique (quelques semaines ont effacé 53 ans panurgisme) dans le cas d’échec , les coupables sont déjà désignés à la vindicte de la » rue arabe".

                                      b) << L’islam a vu le jour et s’est imposé au détriment des souffrances des esclaves et des déshérités. Il tente aujourd’hui de s’imposer dans le continent américain tout entier, après avoir profondément enfoncé ses pieuvres en Europe.en Asie et en Amérique du Nord . Pour y parvenir , ses agents utilisent les pétrodollars en provenance des pays du Golfe, où on prive la majeure partie de la population arabo-musulmane , notamment pauvres , les affamés et les déshérités, des revenus de la manne de pétrolière.>> 
                                      l’intellectuel égyptien , Khaled Montassar ayant fui au Mexique. 


                                    • mmbbb 12 mai 17:03

                                      @tiers_inclus c est juste les allemands sont nos cousins . Clovis est un Franc , la loi salique est d inspiration d europe centrale notamment premices du droit coutumier dans ces tribus 


                                    • Analis 8 mai 20:12

                                      Beaucoup de bon dans ces deux articles, qui constate simplement que les syriens ont perdu la guerre en Syrie, et qui insiste sur la sympathie profonde de Poutine envers Israël. Mais qui se trompe aussi largement sur les orientations stratégiques de Poutine, qui a bel et bien perdu lui aussi perdu la guerre de Syrie. Je me retrouve avec Korybko sur le rejet de bon nombre d’explications à certains actes de Poutine par un comportement de joueur d’échecs, mais ce n’est pas parce qu’il serait lâche et cynique, mais vraiment parce qu’il s’est révélé tant un très mauvais stratège que diplomate, et a été incapable de prendre les décisions devant mener au succès de ses orientations stratégiques.

                                      Je l’ai dit à plusieurs reprises, ici et ailleurs, Poutine compte beaucoup sur la forte communauté russe en Israël, il pense qu’elle peut lui permettre d’avoir un allié indéfectible au proche-Orient à l’avenir. Oui, on peut le qualifier de sioniste, même si un sioniste critique. Oui, c’est une des raisons qui l’ont amené à faire preuve de ce qu’on peut appeler une indéniable complaisance envers Israël. Cela alors que cette complaisance, contrairement à ce que disent une certaine propagande occidentale et une autre qu’on pourrait qualifier de « justificatrice », a indéniablement mené à compliquer l’objectif de « lutte anti-terroriste » qu’il a mené en Syrie, Israël travaillant clairement à entraver cette bataille et à favoriser les terroristes. Il y a bien sûr d’autres explications, une d’entre elles étant déjà qu’il ne voulait pas se disperser sur trop de fronts et entrer dans une confrontation directe avec l’État Sioniste – même si les performances réalisées par les armes russes ont montré qu’elles pourraient raser les bases israéliennes sans que ces derniers puissent lever le petit doigt et les réduire durablement à l’impuissance. Cette faiblesse a fini par avoir des conséquences au sommet de l’État russe, en menaçant même sa position, comme on l’a vu après la destruction de l’Il20 en septembre dernier, un « accident » qui n’en était nullement un, n’en déplaise à Korybko, mais le résultat d’une manipulation israélienne destinée à rien d’autre qu’à provoquer cet abattage, et dont la responsabilité repose uniquement sur Israël. Poutine a bel et bien été contredit publiquement par son ministre de la Défense, et ce après qu’il se soit exprimé, laissant donc le dernier mot à ce dernier - ce qui est lourd d’enseignement sur la fragilisation de son autorité face à des militaires excédés par ses compromissions, confrontés au résultat auquel elles avaient mené. La punition d’Israël qui s’en est ensuivie n’a eu qu’un temps, mais elle a montré combien la sympathie poutinienne envers Israël a pu excéder en Russie lorsqu’elle a mené à de graves conséquences pour les russes.

                                      Sa complaisance envers la personne de Netanyahou est plus surprenante, quand on sait combien ce dernier est méchant et de mauvaise foi, et qu’il ne représente en aucun cas un interlocuteur digne de respect. Mais elle s’explique sans doute par un facteur simple, outre le fait que Poutine n’a aucune hésitation à se salir les mains lorsqu’il s’agit de traiter avec un dirigeant étranger, même immoral et retors, si c’est dans l’intérêt de la Russie. Si Poutine aime bien Netanyahou, en dépit du caractère exécrable et ultra-menteur du personnage, c’est entre autres pour les mêmes raisons qu’il aime bien Orbán et Trump (quelles que soient les divergences géopolitiques qui peuvent désormais se présenter avec ce dernier, dues autant aux différences d’intérêt entre leurs pays qu’aux pressions considérables qui se sont exercées sur Trump pour le faire changer de position) : c’est un dirigeant populiste, et encore plus illibéral ou anti-libéral. En dépit de son racisme primaire et nettement plus fort que celui de ses collègues « illibéraux », succeptible de révulser Poutine, le succès de Netanyahou l’aide à faire un pied de nez aux commentateurs bien-pensants occidentaux (les mêmes qui d’ailleurs ne voient pas la dérive vers l’illibéralisme de leurs propres régimes, ainsi le vote de la récente loi anti-manifestants par le parlement français, censurée seulement partiellement par le Conseil Constitutionnel). La même chose s’applique pour son attitude envers Erdoğan, par exemple. Là, pour une fois il est clair qu’il est obligé de jouer un jeu très subtil, comme le clament nombre de ses supporters inconditionnels, afin d’empêcher le mégalomane turc de retomber dans les bras des USA, ce qui impose de ne pas s’opposer trop brutalement à lui pour son occupation de la Syrie (le retors manipulateur en profitant pleinement).



                                      • JC_Lavau JC_Lavau 8 mai 20:39

                                        @Analis. Moi aussi j’ai été confronté à cette bogue de l’éditeur, qui amène à ré-envoyer le message, en croyant qu’il n’est pas passé.
                                        Merci de votre message, qui apporte beaucoup d’éclairage.
                                        Le Saker d’une part, Alexandre Douguine d’autre part ont démontré les contradictions dans l’esprit de V. V. Poutine, l’une à propos d’israël, l’autre en matière économique.
                                        http://lesakerfrancophone.fr/interview-dalexandre-douguine

                                        http://deonto-famille.org/citoyens/debattre/index.php/topic,2356.0.html
                                        http://lesakerfrancophone.fr/poutine-et-israel-une-relation-complexe-a-plusieurs-niveaux

                                        ...


                                      • JC_Lavau JC_Lavau 9 mai 07:49

                                        @Analis. Ce que vous avez démontré, et que je mentionnais aussi en février 2018, 

                                        « Pourquoi Poutine « autorise-t-il » Israël à bombarder la Syrie ? », est que tout se passe comme si israël était la zone aveugle de V.V.P.

                                        Sur le plan diplomatique, la Russie ne pouvait se permettre de tirer les oreilles à tous les bourreaux et pillards de la Syrie.

                                        Seuls furent vraiment dépités les subalternes occidentaux d’israël : gouvernements des Tazunis, de la GB, de la France. Tandis que les pétromonarchies, le pillard turc et le maître d’oeuvre israël bénéficient de grands sourires.

                                        La participation de la Russie à la reconquête de la partie Nord-Est du gouvernorat de Lattaquié, et d’au moins une partie d’Idlib résulte directement du harcèlement d’artillerie sur Hmeimim.
                                        Rappels :
                                        https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-russie-a-t-elle-perdu-sa-205711

                                        La Russie a-t-elle perdu sa dynamique politique en Syrie ?

                                         

                                        Escalade en Syrie : jusqu’où les Russes peuvent-ils être poussés ?

                                        ...


                                      • Analis 9 mai 12:02

                                        D’accord, j’ai compris le bogue, moi qui m’arrachait les cheveux pour arriver à passer un message ! Et du coup, je n’ai pas pu poster la deuxième partie de mon message (que j’entendais découper depuis le départ), car je suis moins tendre pour le bon sens de Poutine que Korybko... :

                                        Là où Korybko se trompe sur toute la ligne, c’est lorsqu’il pense que Poutine aurait dès 2015 imposé à Assad la partition de la Syrie, que cela aurait fait dès le départ partie des buts de son intervention militaire ! Oui, c’est sûr qu’il allait planifier l’affaiblissement de son seul allié de longue date, et la création de têtes de pont pour ses adversaires alors qu’il pouvait largement l’éviter ! Non, il s’agit bien de reculades de sa part. Ce n’est certainement pas suite à l’établissement d’un modus vivendi avec les USA en Syrie qu’il va les provoquer au Vénézuéla ! Non, c’est parce qu’il se retrouve avec une situation très défavorable qu’il cherche à rééquilibrer, situation résultant d’une incapacité à prendre les décisions qui s’imposaient. Il n’avait aucun besoin de déclencher la troisième guerre mondiale pour cela, vu l’avantage matériel dont il disposait au début de l’intervention russe en 2015, qui avait laissé sans voix les stratèges occidentaux. S’il avait eu la présence d’esprit et la force morale de le pousser alors, les états-uniens, français et britanniques auraient été défaits et n’occuperaient pas maintenant un tiers de la Syrie. Au lieu de cela, il a laissé les occidentaux déployer leurs troupes et leurs séides des FDS, a refusé de dénoncer leurs crimes et leur rôle dans le terrorisme syrien, les présentant comme des alliés dans la lutte contre ce dernier. Il a refusé d’aider les syriens à reprendre Raqqa alors que c’était tout-à-fait possible, leurs troupes ne se trouvant plus qu’à quelques kilomètres, et est même allé deux fois jusqu’à commencer de retirer ses forces, avant de se raviser face à la recrudescence des attaques des pions des occidentaux. C’est qu’il a fait preuve d’une étonnante cécité, en croyant toutes les assurances d’Obama et compagnie que les USA allaient retirer leurs troupes et cesser leurs soutiens aux terroristes, qu’ils soient de Tahrir al-Sham ou des FDS, ne se rendant compte à chaque fois que trop tard qu’ils n’étaient que de fieffés menteurs.


                                        La même chose s’était déjà produite en Ukraine en février 2014. Après le coup d’État de février, contrôlé par la CIA, Poutine était allé benoîtement discuter avec Obama afin de régler tout ça « entre gens de bonne compagnie ». Ce qui était stupide, pour deux raisons. D’abord parce que si les néo-conservateurs avaient fait un coup d’État, dans un pays aussi crucial pour la Russie, ce n’était certainement pas pour revenir en arrière juste parce que Mr Poutine allait prendre langue avec eux, mais pour faire très mal à Mr Poutine. Ensuite, parce qu’il est très possible qu’il ait pensé pouvoir capitaliser sur sa relation personnelle avec Obama. Qu’il pensait très forte, suite à l’accord passé six mois auparavant afin d’éviter une catastrophe en Syrie suite aux attaques chimiques sous fausse bannière perpétrées par les rebelles soutenus par les Occidentaux (en échange notamment du silence sur la complicité occidentale). Mais il s’est trompé sur toute la ligne, Obama ne pensait qu’à se venger, il a laissé les réseaux impérialistes de son ministère des affaires étrangères commettre le coup d’État afin de blesser gravement les russes, et de se défausser de sa responsabilité sur ces réseaux – la tactique du déni plausible. Je pense désormais Obama a joué encore plus tard de cette astuce, en prétendant qu’il était le modéré qui devait se défendre des faucons de son gouvernement, et qu’il ne devait pas être affaibli par une opposition russe trop forte si ces derniers ne voulaient pas le voir débordé par ces faucons. Je reconnais que beaucoup s’y sont laissés prendre, Thierry Meyssan en premier, et moi-même suis tombé dans le piège. L’illusion Obama, même si j’avais des préjugés contre lui, cette illusion promus par tant de médias restait très puissante. Dans les derniers mois, cependant, il ne faisait même plus semblant, en nommant des faucons à des poste-clés.


                                        Maintenant, le ton russe s’est infléchi, Poutine a réalisé que ceux qui ravageaient de façon sanglante la Syrie le faisaient parce qu’ils étaient des criminels en puissance, sans aucun respect pour quelque règle que ce soit, autre que leur intérêt à eux. Il s’est enfin décidé, avec sept ans de retard, à dénoncer les attaques sous faux drapeau et la propagande des occidentaux, alors qu’il est trop tard. Il essaie plus ou moins de se rattraper au Vénézuéla, où il apparaît beaucoup moins tergiverser qu’en Syrie, en appelant un chat un chat, un agresseur un agresseur, et en apportant vraiment une assistance au pouvoir vénézuélien. Il se peut qu’il soit aussi intervenu en Algérie, le site Alg24 ayant annoncé le mois dernier que la police algérienne avait arrêté des terroristes étrangers, israéliens semble-t’il (la nouvelle semble avoir été retirée, sans commentaires ni rectificatif, sans démenti officiel non plus, ce qui suggère qu’elle était très sensible), la suite d’une coopération russe ? Tandis que sur le front ukrainien, il se montre maintenant inflexible, mais c’est alors que des forces navales de l’OTAN peuvent désormais croiser près des côtes russes.


                                      • JC_Lavau JC_Lavau 9 mai 12:48

                                        @Analis. Merci ! Voilà un vrai débat.


                                      • Jonas 10 mai 10:15

                                        @JC_Lavau
                                        Pour votre gouverne JC_Lavau, la Syrie de Hafez Al-Assad et de celle de Bachar Al-Assad était le pays dont les frontières avec Israël , ont toujours été les plus calment et les plus sécurisées.

                                        Contrairement aux slogans dispensaient a la « rue arabe » aucun palestinien vivant en Syrie , ne pouvait s’approcher de la frontière israélienne sans subir des punissions sévères par la police du régime. Tous ceux qui connaissent , l’histoire de la Syrie , savent bien que sous les deux dictateurs depuis la guerre de 1973, pas un seul coup de feu n’a été tiré sur Israël depuis la frontière syrienne. D’ailleurs lors de la répression des « Frères musulmans » en 1982 et la destruction de la ville de Hama , faisant entre 35 000 à 40 000 morts , Israël n’est pas intervenu, ce n’est pas son problème.

                                        C’est une des raisons pour lesquelles , israël a toujours préféré le maintien de Hafez Al-Assad et de Bachar Al-Assad.

                                        Si Israël intervient de temps en temps , ce n’est pas contre le régime d’Assad, mais contre ses parrains , le Hezbollah et les milices iraniennes 
                                        .
                                        Les pays arabo-musulmans sunnites , n’ont jamais accepté qu’une minorité chi’ite de 12 % ( Alaouite) puisse dirigée la Syrie à plus de 70 % sunnites.
                                        L’occasion leur fut donnée lors des premières manifestations pacifiques de 2011, pour se débarrasser de la famille des Assad, tout le monde connaît la suite. ( Il faut rappeler que ces mêmes sunnites , sont intervenus au Bahrein , pour maintenir par la répression une minorité sunnite ,contre une majorité Chi’ite.La complexité arabo-musulmane, « ce qui est mauvais d’un côté et bon de l’autre ») 
                                         
                                        Quant à la Turquie, après sa politique «  zéro problème avec les voisins » de Davutoglu, elle est passée a des problèmes avec les voisins. Erdogan en tant que musulman sunnite a profité du vide de leadership arabo-musulman pour s’allier avec les ennemis de Bachar Al-Assad.afin de l’éliminer. 
                                        La Syrie a toujours été la chasse gardée de la Russie , dont elle est son client de choix , sur le plan économique comme sur celui du complexe militaro-industriel. 

                                         


                                      • Analis 8 mai 21:04

                                        Beaucoup de bon dans ces deux articles, qui constate simplement que les syriens ont perdu la guerre en Syrie, et qui insiste sur la sympathie profonde de Poutine envers Israël. Mais qui se trompe aussi largement sur les orientations stratégiques de Poutine, qui a bel et bien perdu lui aussi perdu la guerre de Syrie. Je me retrouve avec Korybko sur le rejet de bon nombre d’explications à certains actes de Poutine par un comportement de joueur d’échecs, mais ce n’est pas parce qu’il serait lâche et cynique, mais vraiment parce qu’il s’est révélé tant un très mauvais stratège que diplomate, et a été incapable de prendre les décisions devant mener au succès de ses orientations stratégiques.

                                        Je l’ai dit à plusieurs reprises, ici et ailleurs, Poutine compte beaucoup sur la forte communauté russe en Israël, il pense qu’elle peut lui permettre d’avoir un allié indéfectible au proche-Orient à l’avenir. Oui, on peut le qualifier de sioniste, même si un sioniste critique. Oui, c’est une des raisons qui l’ont amené à faire preuve de ce qu’on peut appeler une indéniable complaisance envers Israël. Cela alors que cette complaisance, contrairement à ce que disent une certaine propagande occidentale et une autre qu’on pourrait qualifier de « justificatrice », a indéniablement mené à compliquer l’objectif de « lutte anti-terroriste » qu’il a mené en Syrie, Israël travaillant clairement à entraver cette bataille et à favoriser les terroristes. Il y a bien sûr d’autres explications, une d’entre elles étant déjà qu’il ne voulait pas se disperser sur trop de fronts et entrer dans une confrontation directe avec l’État Sioniste – même si les performances réalisées par les armes russes ont montré qu’elles pourraient raser les bases israéliennes sans que ces derniers puissent lever le petit doigt et les réduire durablement à l’impuissance. Cette faiblesse a fini par avoir des conséquences au sommet de l’État russe, en menaçant même sa position, comme on l’a vu après la destruction de l’Il20 en septembre dernier, un « accident » qui n’en était nullement un, n’en déplaise à Korybko, mais le résultat d’une manipulation israélienne destinée à rien d’autre qu’à provoquer cet abattage, et dont la responsabilité repose uniquement sur Israël. Poutine a bel et bien été contredit publiquement par son ministre de la Défense, et ce après qu’il se soit exprimé, laissant donc le dernier mot à ce dernier - ce qui est lourd d’enseignement sur la fragilisation de son autorité face à des militaires excédés par ses compromissions, confrontés au résultat auquel elles avaient mené. La punition d’Israël qui s’en est ensuivie n’a eu qu’un temps, mais elle a montré combien la sympathie poutinienne envers Israël a pu excéder en Russie lorsqu’elle a mené à de graves conséquences pour les russes.

                                        Sa complaisance envers la personne de Netanyahou est plus surprenante, quand on sait combien ce dernier est méchant et de mauvaise foi, et qu’il ne représente en aucun cas un interlocuteur digne de respect. Mais elle s’explique sans doute par un facteur simple, outre le fait que Poutine n’a aucune hésitation à se salir les mains lorsqu’il s’agit de traiter avec un dirigeant étranger, même immoral et retors, si c’est dans l’intérêt de la Russie. Si Poutine aime bien Netanyahou, en dépit du caractère exécrable et ultra-menteur du personnage, c’est entre autres pour les mêmes raisons qu’il aime bien Orbán et Trump (quelles que soient les divergences géopolitiques qui peuvent désormais se présenter avec ce dernier, dues autant aux différences d’intérêt entre leurs pays qu’aux pressions considérables qui se sont exercées sur Trump pour le faire changer de position) : c’est un dirigeant populiste, et encore plus illibéral ou anti-libéral. En dépit de son racisme primaire et nettement plus fort que celui de ses collègues « illibéraux », succeptible de révulser Poutine, le succès de Netanyahou l’aide à faire un pied de nez aux commentateurs bien-pensants occidentaux (les mêmes qui d’ailleurs ne voient pas la dérive vers l’illibéralisme de leurs propres régimes, ainsi le vote de la récente loi anti-manifestants par le parlement français, censurée seulement partiellement par le Conseil Constitutionnel). La même chose s’applique pour son attitude envers Erdoğan, par exemple. Là, pour une fois il est clair qu’il est obligé de jouer un jeu très subtil, comme le clament nombre de ses supporters inconditionnels, afin d’empêcher le mégalomane turc de retomber dans les bras des USA, ce qui impose de ne pas s’opposer trop brutalement à lui pour son occupation de la Syrie (le retors manipulateur en profitant pleinement).


                                        • JC_Lavau JC_Lavau 8 mai 21:17

                                          @Analis. Je tâche de bloquer provisoirement ce commentateur : il n’a pas encore compris la bogue de l’éditeur, et ne s’est pas pas encore aperçu que son message est déjà passé deux fois, et voici la 3e.


                                        • Hijack Hijack 13 mai 09:24

                                          Cet article traite des apparences basiques ... et oublie le fond.

                                          Entre Poutine et le juifs il n’y a rien, pas plus avec les musulmans ... il traite les affaires de la Russie et du monde comme s’il jouait aux échecs, il y a des amis, des alliés, des ennemis ...

                                          Sauf qu’en Russie, les juifs votent ... et vu leur nombre, il serait idiot de se handicaper avec des comportements ridicules, d’insulter, de ne pas serrer la main d’un dirigeant provocateur etc ... Fait ce qu’il y a à faire, sans faire la gueule comme par ex. Trump ...

                                          Chaque juif ou musulman qui se sent russe, se comporte en en russe, suffit à être russe. Cependant, il y a une idéologie dont il ne parle jamais : le sionisme. Il n’en parle pas, car il le sait parfaitement, ne sera pas compris (en Russie, mais surtout dans le reste du monde) et qui risque d’en heurter plus d’un. Il a fait ce qu’il fallait faire pour que rien ne vienne perturber la marche de la grande Russie, pour ... en premier lieu la paix dans son pays ... et la paix dans le monde.

                                          Il n’y a qu’à voir le comportement du président russe par rapport à la Turquie, tout comme avec Israël, à qui il a bcp à reprocher, doit leur dire ce qu’il pense en face et non en public, il n’est en rien macroniste.

                                          En effet, Poutine fait de la réal-politique de très haut niveau, il est loin d’être un politicien hystérique à insulter, faire la gueule à un tel ou un tel autre qui ne va pas dans son sens, encore moins bombarder le monde de tweets, ou de missiles ...

                                          Chacun connaît ce qu’a dit, dit ou dira BHL de l’antisémitisme (qu’il soit faux ou vrai) ... ça n’empêche pas que ce diabolique faiseur de guerres avait donné un aperçu de ce qui se passe, en pleine guerre de Syrie : que pour lui « mieux vaut être antisémite que Poutiniste  » (il avait dit ça ... sans que j’en sois certains chez Ruquier). Poutine, dès son arrivée au pouvoir a écarté des postes décisionnaires, tout homme susceptible d’agir contre la Russie, mieux ... il les a simplement placé ailleurs, sans qu’ils soient lésés financièrement, voilà pourquoi ça n’a pas fait de vagues.

                                          Quant à la Syrie elle a bien gagné la guerre d’agression qu’elle a subi de la part une bonne partie des puissances mondiales ... sauf la Russie, Chine, Iran, Hezbollah et quelques infinités arabo/musulmanes. Aucune guerre au monde ne s’est fait d’un clan face à un autre ... mais au prix de bcp de communications, d’alliances et aides et/ou de sanctions de toutes part. La Syrie a bien gagné la guerre avec l’aide de son peuple, leur dirigeant et leur armée ... aidés efficacement par la Russie de Poutine et ceux cités plus haut.

                                          Pour le monde, la seule crainte reste le doute sur la succession de Poutine ... (qui dans son parti est le plus sage géo-politiquement parlant) ... espérons que la suite de V.P, soit du même niveau ...

                                          Cela étant dit, il serait utile d’écrire ce genre d’articles contre les dirigeants politiques qui eux sont néfastes et à leurs peuple et surtout au monde.


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