• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Le blocus US a couté 350 milliards au Venezuela entre 2013 et (...)

Le blocus US a couté 350 milliards au Venezuela entre 2013 et 2017

En 2013 et à la suite du décès de Hugo Chavez, les Venezueliens élisent Nicolas Maduro pour poursuivre la révolution bolivarienne. Furieux et alors que leurs pantins de l’opposition d’extrême droite enchainent les défaites dans les urnes, l’impérialisme américain avec le soutien de l’Union Européenne met progressivement en place et renforce un véritable blocus économique contre le Venezuela. Une guerre économique. Une guerre économique qui a des conséquences très dures sur la population du Venezuela, pénuries, désorganisation de la production, baisse des revenus. Et ce d’autant plus que l’essentiel de l’économie, notamment dans les secteurs de la distribution et du commerce n’ont pas été nationalisés et sont toujours contrôlés par les mêmes oligarques qui sont l’opposition pro USA qui tentent putsch sur putsch pour renverser Chavez puis Maduro.

Ce n’est pas la politique économique du gouvernement de Maduro qui est la principale cause de la crise économique mais bien ce blocus qui coute plus de 20% du PIB du pays. Dans ce contexte, il faut bien constater que la soit disant aide humanitaire que prétendent apporter – au bout des canons des M16 des Marines – les USA n’est qu’une provocation. Quand bien même les 20 millions de dollars annoncés par Washington seraient bien destinés au peuple du Venezuela et non à armer les putschistes choisis et reconnus par les USA, c’est 17 500 fois moins d’argent que les 350 milliards qu’ont déjà couté au Venezuela le blocus et la guerre économique. Ce n’est pas d’aide humanitaire dont le Venezuela a besoin, c’est de la levée du blocus.

Ce blocus qui par exemple empéche le Venezuela – qui est solvable – de pouvoir acheter certains médicaments sur les marchés internationaux. En effet les banques refusent d’assurer les transactions financières pour ne pas se trouver dans le viseur des sanctions américaines. Rappelons qu’une banque française comme la société générale a du payer plusieurs milliards de dollars d’amende aux USA en raison du blocus de Cuba.

Le blocus US coute 20% de son PIB au Venezuela

L’Unité des débats économiques du Centre stratégique géopolitique latino-américain (CELAG) a publié vendredi un rapport sur “les conséquences économiques du boycott contre le Venezuela”, dans lequel il est prouvé que le “blocus financier international qui frappe le Venezuela depuis 2013 est le principal” responsable de la crise économique “.
Selon le rapport du CELAG, le blocus financier et économique principalement promu par les États-Unis et mis en œuvre par ses alliés aurait coûté au Venezuela environ 350 milliards de dollars US “pour la production de biens et services entre 2013 et 2017”.

Bloquer financièrement un pays est primordial pour tenter d’asphyxier l’économie nationale. Les attaques extérieures peuvent miner la capacité économique et productive du pays et, par conséquent, détruire l’économie. Selon l’étude, ces attaques économiques et financières “constituent généralement le prélude à une intervention militaire”.

Le gouvernement américain dirigé par Donald Trump plaide en faveur d’une intervention militaire au Venezuela, censée mettre fin à une prétendue “crise humanitaire”, mais la “crise humanitaire présumée et la migration de centaines de milliers de Vénézuéliens ont leur origine dans la crise économique” provoquée par le boycott des États-Unis et de leurs alliés “.

Selon les chercheurs, les États-Unis ont généré une crise qui servirait de prétexte à une intervention militaire au Venezuela. “Le gouvernement américain justifie une éventuelle intervention, fondée sur la prétendue catastrophe humanitaire et sur l’émigration massive que son blocus aurait précisément créée.”
Le Venezuela a été contraint de quitter les marchés financiers, ce qui a rendu impossible l’accès aux crédits. Bien que ce soit l’un des pays qui a payé sa dette extérieure à temps, “des agences telles que Standards & Poor’s ou Moody’s, ont placé le taux de risque-pays au-dessus de 2 000 points depuis 2015”, selon le rapport du CELAG.

Sans le blocus et l’interdiction d’accéder au système financier en dollars le Venezuela aurait une plus forte croissance que l’Argentine

Le Venezuela est un pays qui entre sur le marché mondial principalement à cause de sa production de pétrole. Cette “spécialisation productive a conduit à une forte dépendance vis-à-vis des importations”, qui sont normalement payées avec les revenus de l’exportation de pétrole. “C’est pourquoi le boycott financier et commercial du Venezuela a des conséquences beaucoup plus graves que dans des économies diversifiées.”

Selon l’étude, depuis que le président Nicolas Maduro a été assermenté en 2013, “le secteur public vénézuélien a cessé de recevoir des flux nets qui, au cours du quinquennat 2008-2012, ont généré plus de 95 milliards de dollars, soit environ 19 milliards de dollars par an “, en raison du blocus. En plus de cela, le gouvernement a dû payer des montants plus élevés en raison des taux de risque pays, pour la dette extérieure. “Le gouvernement vénézuélien a dû payer plus de 17 milliards de dollars américains au cours de la période quinquennale 2013-2017, soit environ 3,3 milliards de dollars américains par an”.
L’étude ajoute que l’économie et la société vénézuéliennes “ont subi une asphyxie internationale de 22,5 milliards de dollars par an résultant d’une stratégie internationale délibérée d’isolement financier”. Il est nécessaire d’inclure également la chute des prix du pétrole brut aux environs de 2015.

Si le gouvernement vénézuélien avait la possibilité d’accéder à plus de 22 milliards de dollars américains par an, l’économie serait dans une meilleure situation aujourd’hui. “En conséquence du blocus, les pertes dans la production de biens et de services ont oscillé entre 350 milliards USD et 260 milliards USD entre 2013 et 2017”.

L’étude conclut que “si le gouvernement de Nicolas Maduro avait reçu un financement international, tel que celui dont disposait Mauricio Macri au cours de ses trois premières années de mandat, la croissance du PIB vénézuélien serait supérieure à celle de l’Argentine”.

https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/le-blocus-us-a-coute-350-milliards-au-venezuela-entre-2013-et-2107/


Moyenne des avis sur cet article :  3.89/5   (18 votes)




Réagissez à l'article

48 réactions à cet article    


  • phan 12 février 11:47
    Ce blocus inhumain n’est qu’une composante dans la guerre économique contre le VénézuelaLe Capitalisme : Un génocide structurel, ou les mécanismes meurtriers de la mondialisation néolibéral.
    Les USA (United Shitholes of America) représentent 4% de la population, ils consomment 25% des ressources et génèrent 40% des déchets (mondiaux). Il est mathématement impossible que le monde vive comme ça. 20% de la population consomme 80% des richesses. Le système a donc intérêt à maintenir les pays du 1/3 monde dans cet Etat et continuer le pillage. Le capitalisme ne pense que profit et qu’il sème la misère autour de lui, surtout en hémisphère sud. Il est responsable de 10 millions de morts/an. 

    • Spartacus Spartacus 12 février 12:45

      Quel baratin perpétuel et fausses excuses d’une enieme tentative ratée de socialisme.

      Le problème avec le socialisme, est qu’un jour vous finissez par avoir dépensé tout l’argent des autres....Tatcher

      Embargo et mesures financières....Vaste blague, il n’y en a eu aucune avant 2017.

      A cuba comme a caracas on a toujours trouvé du coca cola et des dollars.

      Tellement pas crédible quand on sait que le Venezuéla a été la plateforme de l’Iran pour blanchir leurs dollars sous embargo....  smiley  smiley

      C’est bien le totalitarisme Venezuélien qui a interdit a tous leurs habitants de disposer de devises étrangères par un contrôle impitoyable du régime sur le change. Et seul la nomenklatura a pu disposer du droit d’importer. De se servir et faire de la fille de Chavez une des plus riche du monde.

      C’est bien le gouvernement Chavez qui a nationalisé la distribution, qui a rendu vide les magasins. Spolié les propriétaires terriens au nom de l’idéologie pour transformer les production de café en jungle qui a envahi le pays des terres autrefois cultivées.

      C’est bien le gouvernement Chavez qui est a l’origine de la plus grande gabegie financière planétaire en dépensant en 4 ans, de 1999 à 2003 de 1300 milliards de dollars en cadeaux et fantaisies pour faire croire au socialisme. 

      C’est bien le gouvernement Venezuelien qui a une armée de merceanies Cubain pour mater les opposants. Pas les américains

      Le lait, les fruits les légumes sont cultivés sur place et payés en Bolivars, pas en dollars et les sanctions américaines n’ont rien a voir.

      Le pays a une seule et unique cause de ses malheurs. Le socialisme.

      C’est bien les gauchistes qui a fait exiler 13% de sa propre population pour allez chercher la liberté contre la tyrannie, pas les américains.


      • Pere Plexe Pere Plexe 13 février 19:25

        @Spartacus
        ...mais si les ricains croyaient aux mêmes conneries que vous pourquoi auraient ils besoin de saborder l’économie du Venezuela ? depuis 50 ans ?
        Ils n’auraient rien eu à faire sinon attendre un peu.


      • sls0 sls0 12 février 13:20

        Pour se débarasser de son chien on dit qu’il a la rage.

        Ici les USA Inocule la rage.


        • Aristide Aristide 12 février 13:36

          C’est assez comique de voir des communistes qui ne cessent de condamner la financiarisation et la mondialisation, clamer à qui veut entendre que les usines, les ressources locales, les travailleurs ... sont suffisant. 

          Les voilà donc qui n’ont aucune honte à vanter le système qu’ils abhorrent : "Si le gouvernement vénézuélien avait la possibilité d’accéder à plus de 22 milliards de dollars américains par an, l’économie serait dans une meilleure situation aujourd’hui. “En conséquence du blocus, les pertes dans la production de biens et de services ont oscillé entre 350 milliards USD et 260 milliards USD entre 2013 et 2017”. Voila donc qu’il se plaignent d’etre exclu d’un système qu’ils condamnent.

          Les soviétiques, les maos et autres castristes bien incapables de mettre en place un système économique viable masquent assez mal leur incompétence.


          • Traroth Traroth 12 février 18:04

            @Aristide
            Mais mon pauvre, vous savez d’où vient le Venezuela ? Vous avez la moindre idée de la situation du pays avant Chavez ? Et vous reprochez à ceux que vous appelez « les communistes » (idéologie qu’ils n’ont au demeurant jamais revendiqué), les chavistes, en réalité, de ne pas avoir réussi à bâtir une économie dans leur seul pays ? Le Venezuela dépend en grande partie de pays étranger pour le raffinage de son pétrole, par exemple. Comment peut-on contourner subitement un tel problème ?

            Ce qui est dérangeant (et non comique), avec les gens comme vous, c’est à quel point vous mettez haute la barre d’exigence pour ceux que vous appelez « les communistes », alors que lorsque dans un pays capitaliste, la population est analphabète et meurt de faim, vous ne voyez là aucun problème.


          • Alren Alren 12 février 19:33

            @Traroth
            « Ce qui est dérangeant (et non comique), avec les gens comme vous, c’est à quel point vous mettez haute la barre d’exigence pour ceux que vous appelez « les communistes », alors que lorsque dans un pays capitaliste, la population est analphabète et meurt de faim, vous ne voyez là aucun problème. »

            Ces gens-là sont d’une totale mauvaise foi et nient l’évidence : si le capitalisme se maintenait l’humanité et la planète connaîtrait une crise comme elle n’en a connu en Europe que pendant les grandes pestes.

            Mais soyons optimistes, le capitalisme financiarisé est contesté en France par les Gilets jaunes et notre pays est précurseur dans ce domaine politique.
            Et aux USA, berceau et foyer de la grande nuisance, les esprits éclairés commencent à parler d’alternative.
            Tous les espoirs sont permis !


          • Aristide Aristide 12 février 20:08

            @Traroth

            ceux que vous appelez « les communistes »

            Attendez, il s’agit des auteurs de ce billet dont je parle, initiative communiste, c’est dire comme ils le reconnaissent sans honte !! Ils vantent les vertus du mondialisme et de la financiarisation auxquelles n’a pas eu droit le Venezuela par le blocus et dont ce pays n’a pu bénéficier de ses effets positifs. Assez comique, non ? 

            Le Venezuela dépend en grande partie de pays étranger pour le raffinage de son pétrole, par exemple. Comment peut-on contourner subitement un tel problème ?

            Chavez dans sa grande lucidité ne le savait pas en 1998 que l’indépendance se construit, que distribuer la manne pétrolière sans construire une industrie autour, raffinerie, transport, ...Subitement ? Allons ,plus de 20 ans au pouvoir et pas le début du commencement de la sortie de ce modèle de type algérien consistant à vendre un produit brut en place de le valoriser par la transformation. Sans compter les retombées indirectes en terme d’emploi, d’éducation, de mise en place d’une économie autre qu’une économie de survie ou de rente ...

            Oui mais voilà, un peu à la manière des chefs d’entreprise qui confondent chiffre d’affaire et bénéfice, les gouvernements chavistes ont distribué toute la rente sans grande originalité par un populisme bolivarien. Résultat, la production baisse et les prix montent à un niveau d’inflation astronomique annulant tous les bénéfices de cette redistribution !!!

            alors que lorsque dans un pays capitaliste, la population est analphabète et meurt de faim, vous ne voyez là aucun problème.

            A la différence que jamais le capitalisme ne promet le paradis. Comme la dynastie Castro qui a usé jusqu’à la corde les mêmes arguments, on voit l’état d’un pays qui ne peut retenir sa jeunesse.

            De plus vous tombez assez mal, car je suis de ceux qui prônent un marché régulé. 
            Alors, oui pour distribuer une partie de la rente dans l’éducation, la santé, ... mais cette politique consistant à museler les ambitions individuelles en arguant d’un populisme assez primaire est une catastrophe dont on voit les résultats aujourd’hui. 

            PS  : Je ne suis pas votre pauvre.


          • CN46400 CN46400 13 février 09:35

            @Aristide
            Vous devriez interroger vos savoirs, et, sans doute les accroître un peu, notamment en vous informant sur le « syndrome hollandais » qui concerne toutes les économies centrées sur les exportations notamment pétrolières.
            Si vous pensez que les vénézuéliens ont besoin d’aide économique, je ne comprends pas pourquoi vous ne demandez la levée des sanctions « trumpistes » pour ceux de l’intérieur, où le soutien des exilés que les camions US peuvent atteindre sans franchir aucune frontière.
            Pour vous, Maduro est trop coloré pour être intelligent, démocrate et, en même temps, capable de vendre du pétrole aux USA sans le brader. C’est donc, selon vos codes, un dictateur qui devait, comme Staline en 41, s’écrouler au premier coup d’épaule.
            Sauf qu’après deux semaines de bombardements médiatiques mondial, le jeune « trumpiste » vient d’être compté deux fois. Désolé pour ma désobligeance, mais, aux points, « l’idiot » Maduro est devant.....


          • Aristide Aristide 13 février 17:39

            @CN46400

            C’est bizarre comme vous ne répondez pas au fond, seulement goberger sur mes propos, extrapoler béatement, ... Staline en 41 ? Après avoir dépecer la Pologne avec les nazis et 

            Le Venezuela est gouverné par Chavez et son fils spirituel avec un régime au pouvoir depuis plus de 20 ans. Et voilà, malheureusement pour les vénézuéliens toujours dans une économie de rente, pas le début d’un projet industriel autour de cette richesse. Le seul programme consistant à distribuer sans compter, ...

            Il me semble que les Russes, les Chinois et d’autres nations disposent des technologies et des hommes pour construire une telle industrie, ne pas se contenter de remplir des citernes de brut. Alors cet alibi du blocus est assez ridicule ...


          • CN46400 CN46400 13 février 19:24

            @Aristide
            Les bolivarien sont passé, depuis Chavez, 25 fois devant les urnes, ils ont perdu 2 fois, et se sont inclinés.
            Tout les pays, exportateurs de matières premières, énergie notamment, sont tentés par ce que vous appelez « économie de rente ». Sur ce terrain le Vénézuéla a presque un siècle d’ancienneté...mais sa situation n’a rien à voir, ni avec la Russie, bien que la chute de l’URSS ai, à mon avis, quelque chose à voir avec un déficit d’industrialisation, ni, évidemment, avec les 1500 millions de chinois.
            Mais comment peut-on croire que le client, quasi unique, du pétrole vénézuélien depuis près d’un siècle, irait pour les beaux yeux de Gaido investir, à perte, dans une industrialisation qui assécherait une partie importante des exportateurs US actuels au Vénézuéla ?
            L’industrialisation du Vénézuéla, si elle arrive, passera par les bolivariens par volontarisme, pas par la bourgeoisie des imports, qui n’y a aucun intérêts..


          • Mateo Lopez 14 février 09:19

            @CN46400
            Pour l’instant, ce sont les Chinois et les Russes qui profitent du pétrole du Venezuela, grâce à quelques prêts bien ficelés. 

            « L’industrialisation du Vénézuéla, si elle arrive, passera par les bolivariens par volontarisme »  : mais bien sûr, et comment se fait-il qu’ils ne l’ont pas fait depuis 1998 ? Parce que (1) ils ont volé une grosse partie de l’argent du pétrole qu’ils auraient pu investir dans l’industrialisation et (2) ils ont mis aux commandes des incompétents proches du pouvoir afin de garantir de pouvoir continuer à se servir. 


          • CN46400 CN46400 14 février 09:45

            @Mateo Lopez
            En 2018 les US ont importé 500 000B/j et la Chine 300 000B/j, mais apparemment, la soudure US serait, d’aprés Trump, dans les poches de Gaido....


          • Aristide Aristide 14 février 10:40

            @CN46400

            L’industrialisation du Vénézuéla, si elle arrive, passera par les bolivariens par volontarisme, pas par la bourgeoisie des imports, qui n’y a aucun intérêts..

            Bizarre que vous n’entendiez pas l’évidence. Ce pouvoir est en place depuis 20 ans. Rien, mais rien n’est fait pour comprendre que le modèle économique qui pourrait sortir de l’ornière est de s’industrialiser, commencer à traiter lui même une partie des ressources immenses de ce pays, enfin un vrai plan économique surement plus difficile et laborieux que de distribuer la rente.

            Qui peut reprocher aux bolivariens d’avoir sorti de nombreux vénézuéliens de la misère, d’avoir investit dans la santé et l’éducation, ... mais soyez honnête un instant, mais aussi sans consacrer une part significative à l’amélioration des infrastructures, organisation des transports, début d’une industrie autour de la valorisation du pétrole, ...rien, nada(*). 

            (*)La capacité de raffinage au Venezuela est ridicule, manque de maintenance des raffineries locales sans maintenance, etc ...et pour en rajouter... la compagnie nationale raffine le tiers de sa capacité totale ... tenez vous, sur le territoire américain dans des raffineries qui lui appartiennent. Comme quoi, les bolivariens investissent mieux aux EU que chez eux, dramatique.


          • CN46400 CN46400 14 février 12:41

            @Aristide
            Pour moi l’honnêteté consiste à dire ce que je pense.
            Au Vénézuéla, comme partout, l’industrialisation ne peut être efficace que basée sur une classe ouvrière (cadres compris) nombreuse et compétente, capable de produire des produits compétitif. Or, du fait des retombées pétrolières, l’entretien de la force de travail, et la formation de ces prolos coûte bien plus cher au Vénézuéla que cela n’a coûté , en Chine pendant les 30 ans de l’émergence industrielle.
            Lorsqu’ils arrivaient en Occident les produits fabriqués en Chine ne contenaient aucun coût de main d’oeuvre, celle-ci étant payée, en yuans récupérés sur la vente d’une part de la production en Chine. Avec 30 millions d’hab le Vénézuéla ne peut pas espérer réaliser une telle opération. Et le capitalisme privé encore moins que l’état, puisque les profits attendus seront ridicules par rapport à celui qui sort des importations de produits finis ailleurs (USA surtout).
            Quand au commerce du pétrole, il dépend de quantité d’éléments, nature, viscosité, tanker, raffinerie, financement etc.. qui ne peuvent évoluer qu’avec le temps. Il n’est pas niable que la volonté de Maduro de varier la clientèle n’est pas pour rien dans la crise actuelle. On peut toujours lui reprocher de ne pas l’avoir fait avant, mais je n’ai pas les éléments pour apprécier. Par contre je sais que ce n’est pas ceux qui ont installé le système dans les années 50 qui vont changer un système qui les engraisse copieusement.
            Reste la corruption qui serait pire qu’avec la bourgeoisie pro US. J’attends les preuves, sachant que les chiens qu’on veut abattre sont toujours enragés....


          • Aristide Aristide 14 février 12:54

            @CN46400

            Visiblement, il me semble difficile de faire passer la simple évidence concernant la piètre politique économique de ces gouvernements successifs. 

            L’inefficacité de ces gouvernants a faire profiter aux vénézuéliens de cette manne pétrolière est démontrée par une distribution sans aucune réflexion sur la nécessité de sortir de ce modèle de rente. Ce ne sont pas les seuls, les algériens le font depuis des décennies, de la même engeance que les bolivariens, une minorité de politiques véreux mettent en coupe réglé tous les habitants et mèenent des politiques économiques catastrophiques.

            Dans les deux cas, le résultat est le même, désespérance de la jeunesse, émigration forcée, mêmes les classes moyennes supérieures foutent le camp. Manque de médecins, profs, ...

            Le pays a la chance d’être assis sur les plus grandes réserves mondiales de pétrole, c’est le seul espoir qui reste au vénézuéliens de s’en sortir tellement l’Etat est défaillant.


          • CN46400 CN46400 14 février 17:50

            @Aristide
            Sur quoi était assis l’Irak en 2003, et sur quoi est-il assis aujourd’hui ? merci Bush !


          • Aristide Aristide 15 février 11:31

            @CN46400

            C’est bizarre que vous ne trouviez aucun défaut à la politique des bolivariens qui a mené le pays dans une impasse économique. Il me semble que tout action politique a des qualités et des défauts. Sauf peut être dans le monde fantasmé et binaire que vous décrivez. 

            PS : Comparer l’Irak et le Venezuela ? Pourquoi pas, une rente énorme, deux « dictateurs » un qui fait la guerre à son voisin et l’autre qui dépense sans compter, ... résultat deux pays en errance ...


          • CN46400 CN46400 15 février 16:27

            @Aristide
            Les deux ont aussi en commun d’avoir affaire aux USA pour gérer leur pétrole.....


          • Mateo Lopez 13 février 04:26

            Un torchon cet article. Zero objectivité, propagande communiste. Et pourtant je ne suis pas pro-US. 


            • Traroth Traroth 13 février 10:39

              @Mateo Lopez

              Vous savez, en fait, un forum, ce n’est pas un endroit pour échanger ses impressions, en réalité. Moi, je ne vous connais pas, votre impression à la lecture de l’article, je m’en fous complètement ! Par contre, si vous avez des arguments ou des raisonnements étayés à faire valoir, là, c’est différent. Vous avez quelque chose qui entre dans cette catégorie ?


            • leypanou 13 février 11:07

              @Traroth
              c’est un tdc multi-pseudo : ne perdez pas du temps avec.


            • Mateo Lopez 13 février 12:17

              @Traroth
              J’avais écrit un long argumentaire qui a été effacé par le bouton ’Voir ce message avant de le poster’. Découragé, j’ai posté cette phrase lapidaire et non argumentée, ce n’est pas la manière d’arriver sur un forum, j’en ai bien conscience.

              Je m’intéresse à la situation au Venezuela depuis longtemps, y compris à l’ère pré-Chavez marquée par l’injustice sociale qui a conduit à son élection. Ce que j’ai observé depuis 2003 est une dégradation progressive des investissements et une corruption généralisée. Tout cela associé à un noyautage du pouvoir par l’armée. 

              Le Venezuela n’est plus une démocratie depuis longtemps, et la manière dont l’assemblée constituante et la dernière élection présidentielle se sont déroulées en sont les meilleurs exemples. 

              Je ne suis pas pro-US, loin s’en faut, et je ne serais pas d’accord avec une ’invasion’ du Venezuela par leur armée dans le but d’y installer un autre régime. On a vu ce que ça a donné ailleurs, donc non merci.

              Mais Maduro et ses amis ont fait trop de mal. Je parle avec mes amis, ma famille là bas très souvent et pratiquement tout le monde veut qu’il parte. Même d’anciens chavistes.


            • Mateo Lopez 13 février 12:18

              @leypanou
              Non, pas du tout. Voir mon explication dans ma réponse à Traroth


            • CN46400 CN46400 13 février 15:17

              @Mateo Lopez
              « je ne serais pas d’accord avec une ’invasion’ du Venezuela par leur armée dans le but d’y installer un autre régime. »

              C’est pourtant ce qu’on entend quand la bourgeoisie se promène dans les rue de Caracas-Est derrière le jeune dinosaure carnassier sponsorisé par Trump. Au Vénézuéla, comme à Paris, pour avancer les pbs, il faut négocier et admettre que les richesses du pays ne peuvent être accaparées par l’étranger via un minorité de parasites. Seraient-ils du cru !


            • Pere Plexe Pere Plexe 13 février 19:28

              @Mateo Lopez
              vous pouvez détailler un peu ?


            • Mateo Lopez 14 février 02:20

              @Pere Plexe
              Je veux bien, sur quel point ?


            • Mateo Lopez 14 février 02:24

              @CN46400
              Ah, et donc les 85% du peuple Venezueliens qui sont derrière Guaido sont des bourgeois ? Il faut arrêter de dire n’importe quoi... 


            • CN46400 CN46400 14 février 07:32

              @Mateo Lopez
              A Neuilly, il n’y a pas que des bourgeois, pourtant il sont largement majoritaires le jour des élections. C’est que, voyez-vous, la bourgeoisie a beaucoup d’obligés, et je ne doute pas qu’il en soit ainsi aussi dans l’Est de Caracas....


            • Mateo Lopez 14 février 09:13

              @CN46400
              Ben oui ils sont majoritaires aux élections à Neuilly parce qu’ils y sont nombreux en proportion.

              Lorsque le peuple n’en peut plus de ses dirigeants, il choisit une alternative, en se disant que cela ne peut pas être pire de toute façon. Puisque vous semblez bien connaître Caracas, vous devez savoir que les gens y souffrent de multiples façons, et que cela date de bien avant les ’sanctions’ des US. Ah je sais, il y avait la guerre économique... Por favor, un peu de décence intellectuelle. 


            • CN46400 CN46400 14 février 09:33

              @Mateo Lopez
              Où les sanctions US ont, même légèrement, amélioré la situation des pauvres ?


            • CN46400 CN46400 14 février 09:49

              @Mateo Lopez
              La décence intellectuelle oblige à dire que la bourgeoisie, ceux qui vivent du travail d’autrui, est toujours minoritaire. C’est d’ailleurs une des conditions du fonctionnement du capitalisme....


            • Matlemat Matlemat 13 février 14:08

              Très juste, sans l’embargo et les pressions américaines le Venezuela aurait un taux de croissance les plus élevés au monde, tout en fournissant les minimums sociaux à la population, les USA considère que l’argent qu’ils dépensent dans le pétrole doit leur revenir en achat d’armement car ils savent que sinon ils courent à leur perte.


              • CN46400 CN46400 13 février 15:35

                @Matlemat
                Bien sûr, armement, mais aussi produits manufacturés en tout genre. Le pétrole vénézuélien chauffe deux fois la chaudière US, pas cher à l’arrivée, il booste les exportations US et entrave ainsi toute industrialisation du Vénézuéla depuis presqu’un siècle.
                La classe bourgeoise compradore trouve son compte dans ce circuit, c’est pour le concerver, qu’elle est en situation de profonde imploration devant St Trump !


              • Matlemat Matlemat 13 février 16:08

                @CN46400
                Les américains gaspillent tellement de ressources, plus d’un cinquième du pétrole mondial pour moins d’un vingtième de la population et leur mode de vie est non négociable, qu’en réalité ils n’ont pas le choix pour maintenir leur train de vie de racketter au maximum les autres pays de la planète.


              • Mateo Lopez 14 février 02:26

                @Matlemat
                Ah oui ? Et comment était la croissance du Venezuela avant que ne commence l’embargo Américain ? Il faut peut-être revoir vos chiffres.

                L’anti-Américanisme (qui peut se comprendre) ne peut pas être une justification de la dictature corrompue de Maduro. 


              • Mateo Lopez 14 février 09:08

                @Matlemat
                « Les américains gaspillent tellement de ressources, plus d’un cinquième du pétrole mondial » : vrai

                « ...ils n’ont pas le choix pour maintenir leur train de vie de racketter au maximum les autres pays de la planète » : pas si simple : ils ont le choix, par exemple avec leur horrible pétrole de schiste qui fait qu’ils peuvent être autonomes quand les cours montent au dessus de 60$ le baril. 


              • Matlemat Matlemat 14 février 12:27

                @Mateo Lopez
                « comment était la croissance du Venezuela avant que ne commence l’embargo Américain ? » 

                Ce que je retiens c’est que le taux de croissance vénézuélien était de 18.24 % en 2004 donc en plein mandat de Chavez.

                Il faut comparer bien sûr avec les cours du pétrole.

                http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?langue=fr&codePays=VEN&codeTheme=2&codeStat=NY.GDP.MKTP.KD.ZG


              • Matlemat Matlemat 14 février 12:32

                @Mateo Lopez
                « L’anti-Américanisme (qui peut se comprendre) ne peut pas être une justification de la dictature corrompue de Maduro. »

                La corruption touche aussi les membres de l’opposition voyez la femme de Leopoldo Lopez arrêtée avec 200 millions de bolivars dans sa voiture.


              • Matlemat Matlemat 14 février 12:42

                @Mateo Lopez
                 «  pas si simple : ils ont le choix, par exemple avec leur horrible pétrole de schiste qui fait qu’ils peuvent être autonomes quand les cours montent au dessus de 60$ le baril. »

                 Les USA continuent pourtant d’acheter du pétrole du Venezuela, plusieurs raffineries du golfe du Mexique ne peuvent utiliser que le pétrole lourd de l’Orénoque.

                 C’est pourtant simple à comprendre, ils estiment avoir des droits sur la manière dont sont dépensés les dollars qu’ils donnent en échange du pétrole, si c’est pour acheter des armes russes alors ils voient rouge.

                 C’est pourtant une évidence que sans l’embargo US le pays se porterait mieux, les milliards gelés, l’or bloqué, les prêts refusés.

                 Chavez a fait l’erreur de dépenser les réserves ne pouvant pas savoir que les USA feraient du dumping sur le marché du pétrole avec le schiste.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès