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Le mois du deuil chez les chiites

Si vous partez dans les pays chiites comme l’Iran ou l’Irak, vous verrez ces jours-là des cérémonies de deuil pour Imam Hossein, le troisième Imam des chiites qui fut martyrisé avec ses 72 adeptes en 680 par son cousin Yazid, le Calife Omeyyade.

Le deuil se déroule pendant les dix premiers jours du mois Muharram rappelle la bataille de Karbala, une ville en Irak, où le 10ème Muharram, Achoura, alors l'Achoura est le jour de la commémoration lors l’Imam Hossein et 72 de ses proches et compagnons sont assainis de dans la bataille de Karbala en septième siècle.

Hossein est le petit-fils du prophète Muhammad, fils de Fatima (la fille du Prophète Mohammad) et du père Ali (le premier Imam des chiites et le quatrième calife des musulmans). Hossein succède son frère Imam Hassan le deuxième Imam et peu après il est mort en 626 lors de bataille de Karbala, où son mausolée reçoit des pèlerins chiites.

Les chiites, 10 à 15% des musulmans, croient en imamat et califat selon les directives héréditaires, la secte de l’islam chiite croit que le pouvoir de Calife ou l’Imam doive rester dans la famille du prophète. Pour les chiites, Ali es ses descendants sont les seules successeurs légitimes du prophète, ce qui stipule que seulement les descendants du prophète possèdent une mission prophétique pour guider les musulmans. Le premier Imam est Ali et le douzième est Mahdi qui est en occultation depuis des siècles et réapparaitra à la fin des temps sur la terre pour régner le monde. Le régime islamique prétend d’être le représentant de l’Imam caché jusqu’à sa réapparition sur Terre.

C’est sous la dynastie des Safavides en début du16ème siècle que la secte d’islam chiite fut brutalement imposée en Iran tandis que sur la majorité des iraniens étaient sunnite à l’époque. Le deuil d’Achoura s’étend dans la vie socio-culturelle dont le régime islamique est l’issue finale.

La dynastie trop islamisée de Qadjar introduire d’autres cérémonies chiite dont le de deuil d’Achora prend une ampleur hystériques. Il s’agissait de Ta’zieh qui s’inspire des événements de jour tragique de l’Achoura. Ta’zieh est une représentation théâtrale dont l’impression des scènes devient trop pitoyable. Les cérémonies sont accompagnées de lamentations et de récits de deuil — bien que ces récits ne soient que des prêches de la bataille destinés à distraire les gens d’une extrême tragédie d’un épisode qui avec des millions versions pas fiables.

C’est dans la cour royale de Nasser-al-Din Shah Qadjar que pour la premiere fois ces cérémonies d’Achoura ont été officiellement lieu. Pour le shah qui se prenait pour « l’ombre de Dieu sur Terre », Ta’zieh représentait une occasion démagogique que son populace prouve sa foi et son attachement aux valeurs divines du roi, par lesquelles le roi justifie son royaume chiite.

Dans cette perspective fanatique, ta`zyieh prend une extension dans le fidèle populace du shah. Le shah organise sur les grandes places « takieh » dont takieh de « Dolat » (…de l’Etat) et encore connu en Iran. Les acteurs du ta’zieh sont toujours des hommes, et le rôle des femmes est tenu par des jeunes garçons impubères. Pendant les dix premiers jours du mois Muharram, et spécialement le neuvième jour (Tasou'ah) et le dixième jour (Achoura). Ainsi, les chiites se consacrent aux cérémonies de deuil en souvenir du martyre de l’Imam Hossein et ses 72 fidèles en 680 à la bataille de Karbala.

Pendant les deux journées de Tasou’ah et de l’Achoura des cortèges d’hommes vêtus de noir déambulent dans les rues au son des tambours rythmés par le frappement des poitrines et des chaînes et précédés par des porte-drapeaux et des groupes de musique funèbre. Les hommes marchent dans les rues en se frappant la poitrine et la tête pour exprimer leur deuil. Des cérémonies émouvantes des coups de la flagellation (chaînes en grappes attachées à une poignée pour se frapper successivement les épaules ou la tête) sont rythmés avec le chant et instruments de deuil. Certains se tailladent même le crâne pour que le sang jaillisse. La couleur de rouge représente le sang versé des martyres de Karbala. Associé avec ce sang versé, les animaux sont égorgés, les objets de deuil sont colorés de rouge, on se blesse et blesse les petits enfants au coup de couteau pour montrer la douleur et souffrance des martyres de Karbala, une violence associée intégrée dans le comportement d’un grand nombre de chiites iraniens dont peuvent travailler aujourd’hui dans les forces d’ordre, une milice et la police de la morale islamique du régime.

Les objets de deuil, comme les mains amputées en bois qui symbolisent les deux mains du martyre Abbas, le frère d’Hossein, coupole et ses minarets, des épées et d’autres armes de la guerre de Karbala, des pigeons de deuil et etc. tous sont présentés dans les cortèges.

Des chants traditionnels du deuil se transmettent en Persan et Arabe afin de rappeler le drame de Karbala. Des innombrables scénarios et récits sont racontés pour le seul jour d’Achoura. Des propos sans fondement historique sont dramatisés pour rendre un tableau le plus triste possible. Des symboles comme drapeaux vers ou noirs et longs drapeaux "Alam" sont portés avec des groupes de musique funèbre a la tête des cortèges. Les cortèges sont toujours organisés et participés par les hommes, les femmes séparées des hommes seulement ont le droit de voir ou suivre les cortèges.

La douleur et souffrance ainsi présentées dans ces cortèges favorisent l’industrie du chiisme par l’effet psychologique. Le deuil et la souffrance s’associent avec une punition réservée aux déviants qui malgré les sommations refusent ou ignorent d'réintégrer la secte chiite de l’islam. Témoignage très poignant et choquant sur les faits tangibles qui peuvent toujours découler dans toutes les cérémonies de deuil montrent qu’il s’agit effectivement d’un culte de menace. La violence sadique et masochique déclenchée par ces cérémonies de deuil ne connait aucune limite : sur une photo parue dans internet, on voit une femme qui tranche avec un sabre la peau du crane de son enfant avec un sourire de satisfaction. L’hystérie montre la barbarie d’un culte qui peut nous dire pourquoi les Mollahs chiites sont tellement atroces.

Les sentiments douloureux justifient les actes de blessure comme un rite expiatoire chez ces chiites, le contraire tant qu'une déviation est alors punissable. En plus, le deuil d’Achoura dévoile l’assujettissement aveugles des iraniens aux envahisseurs et assassins de leur ancêtres comme l’imam Hossein lui-même qui faisait partie des troupes musulmanes à la conquête de la Perse sous le calife Omar. Tout est une perception humiliante qui devient pour les nouvelles générations iraniennes de plus en plus dérisoire en l’assimilant avec les crimes de l’islam en Iran depuis l’invasion de 7ème siècle et le règne des Mollahs d'aujourd’hui.

Le mois Muharram ainsi devient un mois du marasme où il faut éviter transactions commerciales importantes, tous les signes de réjouissance, vacances, et toute fête y comprise mariage. Par contre c'est plutôt la tristesse et le deuil qui doivent prédominer la vie sociale. Tout concourt à signifier le deuil et également à une culture de s’aliénation contre la culture de joie, celle qui faisait partie de la culture persane avant l’invasion des musulmans au 7ème siècle.


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2 réactions à cet article    


  • Zaza Zaza 15 septembre 21:25

    Immigration musulmane, retour vers le moyen-âge.


    • Esprit Critique 16 septembre 21:36

      C’est pour porter le deuil des égorgés, Comme les deux jeunes files de Marseille ???

      au nom d’Allah ?

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