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Le scénario alternatif de l’affaire Skripal

Le récent scoop que nous a donné Bellingcat (réputé proche du MI6), selon lequel un troisième agent russe devait embarquer sur le vol Heathrow-Moscou dans la nuit du 4 mars 2018 – le vol pris par les deux officiers présumés du GRU filmés à Salisbury – mais ne s’y est pas présenté, a montré une solution possible au puzzle Skripal. Et si le troisième homme, ou peut-être l’homme qui devait prendre sa place, était déjà couché à l’hôpital de Salisbury dans le coma à cause d’un empoisonnement aux opiacés ? Et si Sergueï Skripal était un triple agent qui tentait de retourner en Russie pour dire au monde la vérité sur le dossier Steele, qu’il avait aidé à concocter comme une blague scélérate et obscène et qui était devenue la nouvelle bible du délirant parti de la guerre à Washington ?

C’est le scénario alternatif que je vais exposer en détail ici afin que le lecteur puisse juger s’il s’agit d’une histoire plus plausible et cohérente que le méli-mélo d’improbabilités, d’absurdités et de contradictions servies par la police britannique et le MI6. Bien sûr, en l’absence de l’ensemble des faits, nous devrons parfois utiliser une reconstruction imaginative pour combler les lacunes, mais il s’agit de voir combien de problèmes épineux, soulevés par les faits que nous avons, peuvent être résolus par ce récit et ne peuvent l’être par le scénario officiel.

Il n’est pas nécessaire de décider si Skripal était un agent triple dès le début (c’est-à-dire une taupe envoyée lors d’un échange d’espion, un moyen classique d’infiltrer l’ennemi pendant la guerre froide) ou s’il est devenu un agent triple quand il a réalisé combien ce grotesque dossier Steele était important et combien les Russes le payeraient pour revenir et le démolir. Les preuves que nous avons (son appel téléphonique en 2012 à son vieil ami d’école, Vladimir Timoshkov, dont le récit, trois semaines après l’empoisonnement, a été largement couvert par les médias britanniques) suggèrent qu’il était au départ un traître purement mercenaire.

Désabusé par l’effondrement de l’URSS en un État capitaliste gangster dirigé par les copains mafieux d’Eltsine, il décida qu’il pouvait en profiter pour vendre au plus offrant le corps de ce qui avait été son pays. Les Russes ne semblaient pas le considérer plus qu’un simple criminel (ce qui lui a valu une peine modérée de 13 ans, au lieu de la peine de mort qu’il aurait reçue aux États-Unis pour avoir trahi 300 agents) sans cela ils ne l’auraient pas laissé survivre six ans en prison. Peut-être que quand ils l’ont transféré lors de cet échange d’espions, ils lui ont fait un clin d’œil et lui ont dit : « Puisque tu n’es qu’une pute avide d’argent, si tu veux revenir avec des trucs intéressants appris au MI6, dis-le-nous et nous en discuterons le prix.  »

Il a vite appris ces choses intéressantes lorsqu’il a été envoyé à Salisbury, la ville natale de son recruteur et contact au MI6, Pablo Miller. Miller l’avait recruté en Espagne en 1995 et l’avait ensuite pris en charge depuis l’Estonie, où il a été affecté comme diplomate. C’est un peu trop gros pour croire que le déménagement de Skripal à Salisbury était une coïncidence. Les deux hommes sont redevenus amis, se rencontraient régulièrement au pub, et il y a tout lieu de penser que Miller a repris son rôle de contact.

Miller travaillait alors pour Christopher Steele, son ancien patron au MI6, dans sa société de renseignements privée, Orbis Business Intelligence, basée à Mayfair. C’est l’un des services de renseignement privés dirigés par d’anciens espions du genre de ceux pour lesquels Litvinenko travaillait. Tout comme Litvinenko a fait en sorte que Lougovoï (son assassin présumé) l’aide avec des rapports de vérification préalable sur les hommes d’affaires russes en raison de ses informations plus récentes, Miller aurait utilisé Skripal de la même manière.

Son aide est devenue vitale lorsque Steele a reçu la demande du Parti démocrate de déterrer la merde russe sur Donald Trump, et ils ont dû inventer un montage de type « GRU » du Donald avec des prostituées dans un hôtel à Moscou. Miller, l’ancienne main russe, aurait fait une bonne partie du travail sur ce dossier et aurait eu besoin de tous les détails authentiques que son agent russe aurait pu fournir. C’est peut-être Skripal qui a imaginé le scénario de Trump demandant aux prostituées d’uriner sur le lit où les Obama avaient dormi, que des caméras cachées ont filmé. Il a dû au moins lui donner l’apparence d’un stratagème de chantage typique du GRU permettant de transformer quelqu’un en un atout. Et cette fiction obscène, au cœur du dossier Steele, devint la base de la légende néoconservatrice selon laquelle Trump était un agent russe – le fondement délirant de toute la folle enquête de Mueller sur la « collusion russe ».

Quand Sergueï le mercenaire s’est rendu compte de la grande importance que ce dossier Steele grotesque et obscène avait prise, que c’était parole d’évangile pour tout le parti de la guerre anti-Trump, anti-Russie à Washington, il a commencé à voir combien cela pouvait valoir pour le gouvernement russe de le faire exploser en plein vol. S’il décrivait dans un talk-show russe aux heures de grande écoute comment il a inventé ces détails obscènes autour d’une bière avec Miller et Steele dans un pub, toute la Russie ne serait pas seulement en train de se rouler de rire par terre.

Des têtes tomberaient à Washington. Le parti de la guerre néo-conservateur deviendrait la risée de tous. Le MI6 serait chassé de la ville. Steele pourrait faire face à des accusations de parjure par le FBI. La CIA pourrait voir son budget réduit. Trump pourrait reparler à Poutine. Et les bénéfices pour Sergueï pourraient être considérables. Non seulement revoir sa mère de 90 ans, mais peut-être même une villa chic avec une vue sur la mer en Crimée ou à Sotchi au lieu de cette sombre et minable maison dans un lotissement de la morose Salisbury.

Est-ce Sergueï qui a abordé ce sujet avec Ioulia lors d’une de ses visites en Grande-Bretagne, ou a-t-elle été recrutée par le GRU pour le lui présenter ? Je parie que c’est cette dernière, car après l’empoisonnement, sa cousine Viktoria a affirmé que le nouveau petit ami d’Ioulia et sa mère travaillaient tous deux pour les services secrets russes (avant de disparaître de la circulation).

Avec toutes les communications de Sergueï surveillées par le MI6, la seule façon pour lui de parler au GRU était à travers sa fille, vivant encore en Russie mais pouvant se rendre en Grande-Bretagne. Grâce à elle, il a dû réussir à négocier un accord pour son retour. D’une manière ou d’une autre, le MI6 a eu vent de leurs plans – peut-être que Ioulia, qui n’est pas une espionne formée, était un peu naïve ou négligente à propos des dispositifs d’écoute. Steele était convaincu qu’ils avaient élaboré un plan d’évasion pour Sergueï, qui devait être mis en œuvre lors de sa prochaine visite à Salisbury.

Ce qui prouve qu’il s’agit d’un crime britannique et non d’un crime russe, c’est le fait que Ioulia était une cible de choix. Les Russes n’avaient aucun mobile pour l’éliminer, mais s’ils l’avaient fait, ils auraient pu le faire en Russie avec un simple accident de la route sans soulever de questions. Seuls les Britanniques devaient le faire en Grande-Bretagne, car ils n’avaient pas les ressources nécessaires pour le faire en Russie. Et si elle n’était pas une cible de choix mais un dommage collatéral, pourquoi Sergueï n’a-t-il pas été attaqué quand il était seul ? Pourquoi attendre qu’elle lui rende visite ? Le fait qu’ils aient tous les deux été pris pour cible le lendemain de son arrivée en Grande-Bretagne met la signature du MI6 partout dessus. Elle représentait un danger pour le MI6 parce qu’elle était au courant du plan de Sergueï de retourner en Russie et de détruire le dossier Steele, et qu’il fallait l’empêcher de le révéler au monde lorsqu’il aurait été tué. La faire taire en même temps était aussi important pour le MI6 que de le faire taire.

Imaginer que Poutine aurait ordonné l’assassinat d’un vieil agent double qu’il avait détenu pendant six ans en prison (avec de nombreuses possibilités d’organiser sa mort), puis pardonné et transféré lors d’un échange d’espions (une partie des règles du jeu d’espionnage sur lequel sa propre vie avait été basée), une semaine avant les élections russes et trois mois avant la Coupe du monde de football, qui devait conduire au retour de la Russie dans la communauté internationale, est insensé.

Cela ne comportait que des risques énormes pour un bénéfice négligeable, et Poutine ne prend pas de risques inutiles, comme l’a montré sa prudence constante en Syrie, même lorsque ses soldats ont été attaqués. Comparez les gains énormes que ce crime a apporté à la Grande-Bretagne. Cet assassinat (comme il devait l’être) a donné au MI6 l’occasion parfaite de piéger les Russes et de provoquer une nouvelle hystérie anti-Russie pour saboter leur Coupe du monde de football (comparée par le ministre britannique des Affaires étrangères aux Jeux olympiques d’Hitler).

Cela montrerait également à l’UE la valeur de la grande-Bretagne en tant que meneuse anti-Poutine, rassemblant l’Europe et la Grande-Bretagne dans une semaine de haine anti-Russie pour détourner leur attention de leur querelle concernant le Brexit, et unissant un parlement peu enthousiaste derrière un dirigeant en déliquescence. Avec un peu de chance, cela ferait dérailler le gazoduc Nord Stream 2, une cible prioritaire pour le plan néo-con américain visant à ruiner l’économie russe, à renverser le régime et à démanteler le pays – des objectifs que le MI6 partage pleinement, comme leur aile propagandiste, l’Integrity Initiative, l’a depuis clairement démontré.

En fait, les plans du MI6 pour travailler à l’isolement total et à la ruine économique de la Russie, y compris les interdictions sportives et la fin des échanges culturels, datent de 2015 et ont été récemment divulgués par les Anonymous. L’énorme prépondérance de la motivation du côté britannique, ainsi que le faible risque de commettre un tel crime sur son propre territoire avec une presse aux ordres, un public au cerveau bien lavé et une police disciplinée, désignent clairement le MI6 comme auteur.

Steele s’est probablement tourné vers ses amis de la CIA pour obtenir des suggestions sur la façon de piéger la Russie. Ils ont trouvé le novichok. Cet agent neurotoxique inventé par un chimiste soviétique qui s’est ensuite installé aux États-unis et a publié la formule permettait d’épingler la Russie, car il s’agit d’une « arme chimique » propre à la Russie. Peu importe que n’importe quel laboratoire décent puisse le produire, comme en a témoigné un professeur de chimie à Cornell. Peu importe que l’agent neurotoxique VX inventé par les Britanniques ait été utilisé pour assassiner le demi-frère de Kim Jong-Un à l’aéroport de Kuala Lumpur sans que la Malaisie ne crie que c’est la Grande-Bretagne qui a fait ça.

La Russie c’est différent. La haine hystérique peut être instantanément provoquée contre la Russie par les médias contrôlés par le MI6 et les politiciens qui ont subi le lavage de cerveau du MI6. Quiconque doute de la culpabilité de la Russie peut être vilipendé comme un pantin de Poutine. Que le novichok ait été envoyé des États-Unis ou produit à Porton Down n’est pas important. Ce qui est important, c’est que la tentative du MI6 de tuer les Skripal avec le novichok a échoué de manière désastreuse.

Prenons le fameux flacon de parfum Nina Ricci, truffé de novichok, trouvé dans une poubelle ou un conteneur de bienfaisance par un SDF et remis quelques semaines plus tard à son amie, qui est morte tragiquement après l’avoir vaporisé sur son poignet. Le récit de la police/MI6 est que ce flacon de parfum a été utilisé pour transporter le novichok de Russie dans les bagages d’un des agents présumés du GRU vu sur la vidéo-surveillance de Salisbury. Le novichok a ensuite été pulvérisé sur la poignée de porte de la maison des Skripal. Les assassins ont ensuite jeté sans pitié la bouteille (dont ils savaient qu’elle contenait assez de novichok pour tuer plus de gens) dans une poubelle ou un conteneur de bienfaisance, montrant leur indifférence concernant les pertes humaines, ainsi que celle de laisser des indices partout dans la ville. Il y a des problèmes avec ce récit.

Le sans-abri a affirmé avoir trouvé le flacon de parfum encore dans sa boîte scellée dans de la cellophane, preuve qu’il n’a pas été rouvert après avoir été mélangé avec du novichok et reconditionné par des professionnels. La bouteille n’aurait donc pas pu être utilisée (comme on le prétend) pour vaporiser le novichok sur la poignée de porte, sinon le sceau de cellophane aurait été brisé. Les assassins loin de chez eux ne transportent généralement pas de machines d’emballage en cellophane pour reconditionner les flacons de parfum ouverts, surtout lorsqu’ils vont simplement les jeter à la poubelle. Ils ne prendraient pas non plus le risque, après avoir installé le pulvérisateur sur le flacon et aspergé la poignée de porte, de le démonter à nouveau pour le remettre dans la boîte, sachant qu’une goutte sur leur peau pourrait les tuer. Et où effectueraient-ils cette opération délicate ? Dans la rue ? Ce flacon de parfum empoisonné n’a donc jamais été rouvert, jamais utilisé et n’a touché personne jusqu’à ce qu’il finisse dans les mains du sans-abri. Alors à qui ou à quoi était-il destiné ?

Les flacons de parfum pour dames sont normalement destinés aux femmes. Combien y a-t-il de femmes dans cette histoire ? Il n’y en a qu’une seule. La seule explication possible de l’existence de ce flacon de parfum non ouvert et inutilisé mélangé à du novichok est que c’était un cadeau empoisonné destiné à Ioulia Skripal. Pourquoi ne l’a-t-elle pas ouvert ? Parce qu’elle avait un père espion qui l’a regardé et a dit : « N’y touche pas ! »

Voici donc le scénario alternatif. Le MI6 a eu la brillante idée de mettre du novichok dans un flacon de parfum Nina Ricci et de l’envoyer comme cadeau d’anniversaire à Ioulia Skripal, chez son père. Son anniversaire était le 17 mars, mais le cadeau a probablement été livré le 3 mars, le jour de son arrivée, afin d’étouffer dans l’œuf leur plan de fuite. C’était censé ressembler à un cadeau de sa famille ou de son petit ami.

Il ne fait aucun doute que le colis portait des timbres russes, conçus pour piéger l’État russe lorsque les Skripal auraient été retrouvés morts dans leur maison avec un flacon de parfum ouvert dans les mains d’Ioulia. Malheureusement pour le MI6, Sergueï a jeté un coup d’œil à ce flacon de parfum Nina Ricci et son instinct d’espion a senti le danger.

Il a refusé de l’ouvrir, mais il est parti faire une longue promenade avec et l’a mis dans une poubelle ou un conteneur de bienfaisance à mi-chemin dans la ville. Là, il a été trouvé par le sans abri et remis à son amie, victime de l’insensibilité meurtrière du MI6. Même après que le MI6 ait su qu’il avait disparu, il n’a pas averti le public de ne pas ramasser un flacon de parfum Nina Ricci car il ne voulait pas se dénoncer comme étant des assassins.

L’échec du flacon de parfum à tuer les Skripal a dû alarmer le MI6. Le lendemain, ils ont suivi les deux autour de Salisbury. Où sont-ils allés ? On ne peut pas en être sûr, puisqu’on ne nous a pas donné toutes les images de la vidéo-surveillance. Mais engageons-nous dans une reconstruction plus imaginative pour combler les lacunes. La voiture des Skripal a fait des voyages inexpliqués vers la périphérie de la ville. Les deux agents présumés du GRU qui ont été vus dans la vidéo-surveillance de Salisbury ont marché dans des directions inexpliquées, sans la moindre preuve qu’ils se trouvaient à moins de 500 m de la maison des Skripal.

Et si les deux voyages inexpliqués se croisaient ? Pas nécessairement dans le temps, mais dans l’espace. Et s’ils s’étaient retrouvés, dans ce cliché d’histoires d’espionnage, à un point de livraison discret de colis ? Le trou dans un mur juste assez grand pour cacher quelque chose ? Un espion du Mossad, commentant le récit de la police britannique, a déclaré qu’aucune équipe d’assassinat du GRU n’aurait jamais volé directement de Russie avec des passeports russes. Mais une équipe de soutien qui livre un colis ? Pourquoi pas ? Que risquaient-ils ?

Maintenant, qu’est-ce que le GRU devrait livrer à Sergueï Skripal pour l’aider à fuir la Grande-Bretagne et à retourner en Russie ? Clairement, un passeport. Le MI6, une fois qu’ils ont suspecté sa déloyauté, l’aurait mis sur une liste de surveillance aéroportuaire. Il aurait besoin d’un passeport sous un faux nom pour sortir, et peut-être d’un billet d’avion pour Moscou sous le même nom pour qu’il n’ait pas besoin de faire une réservation sur Internet, facilement espionné.

Mais le passeport ne pouvait pas être vierge. Il avait besoin d’un visa britannique et d’un tampon d’entrée. Ainsi, le troisième agent russe qui, selon Bellingcat, ne s’est pas présenté pour le vol de retour vers Moscou, devait faire en sorte que son siège soit pris par Sergueï Skripal, qui utiliserait son passeport et son visa qu’il avait reçu quelques jours auparavant (remis par ses deux collègues à Sergueï ce jour-là). Soit Sergueï et le troisième homme avaient une ressemblance physique suffisante soit un faussaire expérimenté à Londres a changé la photo du passeport. Malheureusement, bien que Sergueï ait maintenant un passeport utilisable, il a été attaqué avant d’arriver dans l’avion.

Le MI6, après l’échec de la tentative du flacon de parfum, savait qu’il devait agir rapidement pour empêcher les Skripal d’aller à l’aéroport. Une fois qu’ils ont vu la remise du colis au point de livraison, ils ont deviné qu’il s’agissait d’un passeport. Il n’y avait plus aucune chance d’utiliser le novichok. Les Skripal étaient peu susceptibles de rentrer chez eux et de faire leurs valises, alors ils ont dû être endormis dans un endroit public. Utiliser le novichok et risquer la vie de dizaines d’autres personnes était trop pour le MI6. Ils ont donc décidé de les asperger dans la rue avec un opiacé comme le Fentanyl, et plus tard ajouter du novichok aux échantillons de sang qu’ils envoyaient à Porton Down pour analyse (sans bien sûr aucune chaîne de traçabilité contrôlée sauf la leur).

Nous savons que les Skipal ont été neutralisés avec un opiacé et non un agent neurotoxique à la suite d’un simple incident – en fait, une erreur. La première personne sur les lieux lorsque les Skripal se sont effondrés sur leur banc était une infirmière de l’armée, l’infirmière en chef de l’armée britannique, le colonel Alison McCourt, accompagnée de sa fille adolescente, Abigail.

Quelqu’un croit-il qu’elle était là par hasard et qu’elle ne faisait pas partie de l’équipe du MI6 en train de suivre les Skripal et de chercher une occasion de les droguer discrètement ? Le colonel McCourt avait alors une longue expérience du virus Ebola en Sierra Leone et du danger des armes chimiques pendant son service en Irak, où la protection contre les agents neurotoxiques était une priorité. Elle connaissait les énormes précautions à prendre pour s’approcher d’une victime d’une attaque par un agent neurotoxique.

Pourtant, le colonel McCourt encouragea sa fille à se précipiter vers les Skripal effondrés et à leur administrer les premiers soins, ce qui était très dangereux si un agent neurotoxique avait été utilisé. Plus tard, elle a même recommandé Abigail pour une médaille d’héroïsme pour son action, et c’est la raison pour laquelle on en a parlé dans les journaux. Comment le colonel McCourt a-t-elle su qu’un agent neurotoxique n’avait pas été utilisé sur les Skripal, à moins qu’elle ne fasse partie de l’équipe qui les avait aspergés d’un opiacé ? Aurait-elle permis à sa fille de toucher les Skipal à moins d’être certaine qu’il n’y avait pas d’agent neurotoxique ? C’est ce qu’on appelle un pistolet fumant.

Il y a eu un silence extraordinaire dans les médias grand public sur le fait qu’aucun des premiers intervenants ou du personnel de l’hôpital de Salisbury n’a été affecté par l’agent neurotoxique le plus mortel connu au monde, même si aucune précaution n’a été prise contre lui pendant au moins deux jours. Les infirmières ont supposé qu’il s’agissait d’une surdose d’opiacés.

Lorsque les résultats des analyses sanguines de Porton Down ont révélé la présence de novichok dans les échantillons de sang, les combinaisons de protection contre les matières dangereuses ont été enfilées et l’hôpital serait passé en mode panique. On peut supposer que c’était une mascarade.

Le sergent Bailey, qui aurait été contaminé par du novichok bien que la police n’arrive pas à décider où, raconte dans le film Panorama de la BBC projeté en novembre que les infirmières qui s’occupaient de lui portaient des combinaisons complètes, mais sa femme et ses enfants sont venus le voir sans protection du tout. De toute évidence, les infirmières se livraient à une mascarade mandatée par le MI6, mais elles ne pouvaient l’imposer à sa famille parce qu’elles savaient qu’il n’y avait pas de novichok présent.

Bailey, sans doute aussi drogué par un opiacé, avait été choisi comme fausse victime britannique pour susciter encore plus d’indignation contre la Russie et pour ajouter de fausses preuves que le novichok avait été utilisé, ce sur quoi l’absence totale de contamination des premiers intervenants pourrait jeter le doute. Dans le cadre de cette mascarade, tous les meubles et effets personnels du pauvre homme ont été détruits par les brutes sans cœur du MI6, ce qu’il raconte en pleurant, pour inciter une haine plus irrationnelle de la Russie – que le public britannique, dont le cerveau est le plus lavé sur terre, a trouvée à sa guise.

Bien sûr, l’échec de la tentative d’assassinat avec le flacon de parfum et la nécessité de changer de drogue et d’utiliser un opiacé au lieu du novichok ont laissé au MI6 et à la police la tâche d’expliquer comment le novichok fantôme avait été administré. L’histoire grotesque qu’ils ont finalement inventée, à savoir qu’elle a été vaporisée sur la poignée de la porte d’entrée des Skripal avec le flacon de parfum, n’a convaincu que les masses soumises au lavage de cerveau.

Même l’histoire clownesque du ministre des Affaires étrangères selon laquelle le MI6 lui avait montré un manuel d’espionnage russe qui décrivait comment leurs espions s’étaient récemment entraînés à mettre du novichok sur les poignées de porte (une compétence technique nécessitant évidemment des semaines de formation et sur le point d’être lancée en masse contre les poignées de porte britanniques sans méfiance) mais malheureusement il ne pouvait produire ce manuel tel quel, laissant le public hurlant de rire. C’était digne d’un sketch des Monty Python, ce que les Russes, qui sont de grands fans de comédie britannique, ont dû apprécier.

L’idée que des assassins puissent s’approcher de la porte d’entrée d’une maison en terrasse en plein jour, une porte avec des panneaux de verre transparent au milieu et sur les deux côtés, de sorte que n’importe qui à l’extérieur soit visible depuis le couloir, et vaporiser la poignée de porte de novichok pendant que les Skripal étaient à l’intérieur et leur voiture dans l’allée, est simplement inconcevable.

Ces assassins professionnels n’avaient même pas de voiture ni même de bicyclette pour s’enfuir s’ils étaient vus. Et les deux versions policières de l’heure à laquelle les agresseurs ont fait cela, d’abord à 9 h 15 avant que les Skripal ne quittent la maison et ensuite à 13 h 30 (après que la police eut révisé leur emploi du temps pour qu’il corresponde à celui des trains des deux Russes visibles sur la vidéo-surveillance) auraient toutes deux laissé plusieurs heures de délai avant que cet agent neurotoxique ne fasse effet à 16 h 15.

On nous demande de croire que deux personnes de taille très différente, un homme de 66 ans et une jeune femme de la moitié de cet âge, sont tombés inconscients au même moment, soit sept heures ou trois heures après avoir été empoisonnés avec un agent neurotoxique mortel « de grade militaire ».

Pourquoi cet effet différé ? Serait-ce utile pour une arme chimique sur un champ de bataille – laissons l’ennemi actif pendant plusieurs heures ? Et comment obtenir un effondrement simultané plusieurs heures plus tard ? Aucune explication. Et si le novichok a été utilisé pour attaquer les Skripal, pourquoi Abigail McCourt n’a-t-elle pas été affectée lorsqu’elle leur a donné les premiers soins et pourquoi sa mère, infirmière militaire hautement qualifiée, lui a-t-elle permis de toucher les victimes d’un neurotoxique mortel ?

Les personnes intelligentes qui travaillent à l’hôpital de Salisbury ne peuvent pas être dupes de cette tromperie grotesque, criblée de choses impossibles. Elles sont donc complices et pénalement responsables. Je crois que beaucoup de membres du personnel de l’hôpital soupçonnaient le MI6 d’être à l’origine de tout cela, mais ils l’ont accepté à cause du niveau élevé de lavage de cerveau anti-russe de la population britannique pendant la guerre froide.

Ils y voyaient un jeu d’espionnage passionnant auquel ils participaient avec leurs merveilleux services secrets qui avaient gagné la guerre et sauvé le monde. C’était une question de loyauté envers la Grande-Bretagne de défendre ce mensonge criminel. Ils ont dû soupçonner que les échantillons de sang des Skripal avaient été mélangés avec du novichok.

Peut-être que l’OIAC aussi, puisqu’elle a affirmé que les traces de novichok étaient « très pures ». C’était un indice indiquant que cela n’avait jamais traversé un corps humain ? On peut comprendre que les Russes aient essayé de pirater les ordinateurs du laboratoire pour savoir si l’un ou l’autre des experts avait exprimé des doutes ou des soupçons à ce sujet. Puisqu’ils savaient qu’ils étaient victimes d’une conspiration éhontée de l’OTAN pour les piéger, tout ce qu’ils pouvaient faire était d’essayer de la dénoncer par tous les moyens dont ils disposaient.

La patience et le calme des Russes face à cette campagne de mensonges et de haine ont été presque dignes des saints. Si l’Occident n’est pas anéanti par la guerre nucléaire qu’il ne cesse d’encourager avec la Russie, la Grande-Bretagne et tous les autres États vassaux de l’OTAN qui ont expulsé à tort une foule de diplomates russes devront un jour présenter de plates excuses à la Russie et payer une compensation pour la misère causée au peuple russe par leurs sanctions illégales.

Est-ce trop espérer que certaines personnes à l’hôpital de Salisbury ou dans la police locale, qui connaissent la vérité, auront le courage tôt ou tard de dénoncer cette vile tromperie belliciste et la manipulation totalitaire des médias par les forces sinistres qui gouvernent en secret la Grande-Bretagne ? Ont-ils une pensée pour les Skripal et l’état dans lequel ils se trouvent en ce moment – détenus au secret sans aucune accusation contre eux, non représentés par un avocat, et incapables de communiquer avec leur famille ou avec le public ?

Ils ne sont sûrement pas dupes de cette vidéo scénarisée ? Où sont les militants des droits de l’homme qui protestent contre cette séquestration totalitaire ? Dans quel monde vivent-ils ? Ne leur est-il pas venu à l’esprit qu’à l’époque de l’utilisation avérée de la torture par le MI6, que ce soit à Guantanamo, Abu Graib, dans des sites secrets ou dans des endroits où des gens peuvent être torturés à mort, que Ioulia Skripal écoute peut-être chaque soir son père geindre dans la cellule voisine pendant que la voix répète encore et encore « Salaud de Ruskof, dis-nous quand tu as commencé à nous mentir. »

Le scénario officiel concernant les Skripal a été dénoncé comme étant plein de trous par divers commentateurs dissidents dans les médias alternatifs. Cela soulève toujours la question : que s’est-il vraiment passé ? Le scénario alternatif ci-dessus, combinant à la fois les faits connus et les spéculations pour combler les lacunes là où les faits manquent encore, devrait permettre au lecteur de juger de sa plausibilité globale, par rapport au scénario officiel.

Pour prouver qu’il s’agit d’un scénario alternatif à l’histoire du criminel, le procureur n’a pas besoin d’établir tous les événements de la chaîne, dont beaucoup resteront inconnus. Il n’a qu’à prouver que certains événements clés du récit du criminel sont contraires aux faits connus et que ces faits sont compatibles avec l’autre récit.

Les faits marquants de cette affaire sont l’état du flacon de parfum Nina Ricci, qui n’a clairement jamais été ouvert après avoir été mélangé avec du novichok et reconditionné, et donc jamais utilisé pour pulvériser du novichok où que ce soit ; l’impossibilité qu’un agent neurotoxique mortel ait un délai d’effet de trois heures et touche alors deux personnes très différentes en même temps ; l’improbabilité qu’une infirmière en chef de l’armée permette à sa fille de toucher les victimes d’un agent neurotoxique ; l’improbabilité que le novichok soit utilisé (plutôt qu’un opiacé), étant donné l’absence de tout effet sur les premiers intervenants, et le fait que les enfants du sergent Bailey pouvaient l’approcher sans porter de combinaisons étanches, que les infirmières portaient, elles.

Prenez ces problèmes fondamentaux dans le récit officiel ainsi que la rapidité avec laquelle le gouvernement britannique a blâmé la Russie pour cet événement, alors qu’il n’y avait pas plus de lien entre la Russie et le novichok qu’entre la Grande-Bretagne et l’utilisation de l’agent neurotoxique VX (inventé par la Grande-Bretagne) pour assassiner le demi-frère de Kim Jong Un à l’aéroport de Kuala Lumpur.

Aucun agent neurotoxique dont la formule a été publiée n’est le monopole d’une nation, et son utilisation n’incrimine aucun pays. Cette précipitation du jugement révèle un plan prémédité de la Grande-Bretagne d’utiliser cet événement pour saboter la Coupe du monde de football de la Russie (qu’elle a comparée aux Jeux olympiques d’Hitler) dans le cadre d’un objectif britannique à long terme pour isoler, discréditer et ruiner économiquement la Russie. La nécessité pour le MI6 d’empêcher Skripal de dénoncer le dossier Steele, produit par les contacts de Skripal au sein du MI6, car il montrerait le degré d’ingérence cynique de la Grande-Bretagne dans les élections américaines pour discréditer Trump et détruire tout rapprochement avec la Russie, était le motif pour le MI6 de commettre ce meurtre, méthode pour laquelle il a une grande réputation.

En combinant les deux choses, en tuant les Skripal et en crucifiant la Russie pour cela, cela a sans doute été vu comme un grand coup par le MI6. Il a été jugé encore plus ingénieux de donner suite à cette prétendue attaque aux « armes chimiques » sur le sol britannique avec la fausse attaque chimique à Douma, organisée par les Casques blancs, fondés et financés par le MI6.

Il s’agissait de relancer la guerre pour renverser Assad et démanteler la Syrie, donner aux Américains et aux Israéliens ses gisements de pétrole et permettre l’acheminement du gaz qatari vers l’Europe pour remplacer le gaz russe. Tous ces objectifs correspondent aux objectifs stratégiques connus de la Grande-Bretagne et de l’OTAN.

La rapidité de la réaction spontanée des pays de l’OTAN qui ont expulsé des diplomates russes, sans débat ni demande de preuves d’aucun parlement, fait soupçonner que cela a été planifié non par le MI6 seul mais conjointement avec la CIA et d’autres services secrets de l’OTAN, qui contrôlent largement des gouvernements supposés démocratiques.

Le harcèlement continu de l’OTAN, les sanctions et les campagnes de mensonges et de fausses accusations contre la Russie, y compris la rhétorique de guerre flagrante du secrétaire à la Défense britannique, ne sont pas de bon augure pour l’avenir.

Pour les États-Unis, déchirer des traités sur les armes nucléaires et blâmer ensuite la Russie est plus que honteux : cela détruit toute possibilité de négociations pour éviter la guerre. L’incident du détroit de Kertch, organisé par le régime fantoche de Kiev, qui a envoyé des canonnières dans le détroit sans respecter le protocole de 2003 exigeant qu’elles notifient à l’avance le port de Kertch (un protocole observé par les dizaines de navires qui traversent pacifiquement le détroit chaque jour) faisait clairement partie d’un plan de l’OTAN pour déclencher un grand conflit maritime dans la mer Noire.

Cet affrontement (suivi d’une tentative de reprendre la Crimée ou du moins de faire sauter son magnifique pont, un reproche à un homme qui ne peut même pas construire un mur) peut être attendu dans les prochains mois, peut-être comme une diversion au Brexit ou comme un moyen de le faire dévier.

Bref, l’OTAN est sur une trajectoire claire vers la guerre avec la Russie, que leur vision du monde trompeuse les a convaincus qu’ils peuvent gagner. Leur utilisation initiale de la Russie comme bouc émissaire et croque-mitaine pour unir les vassaux de l’OTAN contre une menace commune, maintenant l’Europe soumise à l’Amérique, a échappé à tout contrôle et se dirige, sous l’impulsion d’une rhétorique hystérique, vers une guerre réelle.

Si les gens honnêtes ne s’unissent pas pour arrêter cette escalade, alors la catastrophe nucléaire va se produire. Exposer le mensonge éhonté de l’attaque sous faux drapeau contre les Skripal pourrait être un pas vers la prévention de ce cataclysme mondial.

Michael Antony

Source : The Saker
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider


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12 réactions à cet article    


  • Gorgoneion 19 février 13:02

    bonjour Christelle,

    votre site internet est encore en vrac, coincidence...


    • Alren Alren 19 février 19:20

      Le service secret britannique MI6 est plus fin et donc plus tordu que la CIA.

      Cette histoire « tient la route » surtout qu’elle donne une raison pour laquelle Ioulia a été mise en danger de mort alors que généralement une action « homo » de meurtre par les services secrets est totalement ciblée.


      • Christelle Néant Christelle Néant 19 février 21:48

        @Alren
        Oui je trouve que ce scénario répond à pas mal de trous du scénario officiel. C’est pour cela que je l’ai traduit malgré sa longueur.


      • JC_Lavau JC_Lavau 19 février 20:06

        L’article est déjà invisible depuis la page d’accueil.

        Je l’avais reproduit dès qu’il fut en modération :

        http://deonto-famille.org/citoyens/debattre/index.php/topic,2411.0.html

        http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,2420.0.html


        • Christelle Néant Christelle Néant 19 février 21:50

          @JC_Lavau
          Merci de faire circuler ce texte. Plus il y aura de gens qui le liront, mieux ce sera.


        • Balkanicus 20 février 00:21

          C est un super scenard de film !

          Je ne dis pas ca pour discrediter l auteur, mais ca ferait une super entree en matiere d un film d espionnage



            • Guy19550 20 février 02:17

              J’ajouterais une petite « puce » à ce qui est arrivé. Environ un mois avant l’empoisonnement, la Russie cherchait à rapatrier des russes qui s’étaient enfuis au RU par des mesures de pardon. Ensuite plus rien de cela sur Tass, sauf bien plus tard et seulement une fois quand un amis de Skripal s’est prononcé sur le fait que Skripal cherchait le pardon de Poutine et suivi d’en démenti de Moscou. C’est chiffonnant dans ma tête.

              Allez, une seconde « puce », peut-être que sa fille est passée à l’ouest !


              • JC_Lavau JC_Lavau 20 février 02:23

                @Guy19550. Mais jusqu’à plus ample informé, elle est toujours prisonnière, comme son père.
                Non ?
                Exfiltrée sous une autre identité, selon toi ?


              • JC_Lavau JC_Lavau 20 février 02:37

                @Guy19550. Avec l’inconvénient toutefois ( de son point de vue) que sous l’autre identité, elle sera facile à liquider ni vu ni connu, en parfaite discrétion.
                Il est du reste vraisemblable que Serguiéï lui-même est déjà liquidé. il en sait vraiment trop.


              • Guy19550 20 février 10:16

                @JC_Lavau
                La plupart des informations viennent via les medias, c’est à dire que ce qui est connu vient des médias et cela n’est vraisemblablement pas la vérité. Je ne vois pas de motif aux russes pour les liquider autrement que si la fille voulait passer à l’ouest. Par contre, si la dernière visite de la fille est une visite de famille avec des infos à communiquer, il est aussi possible que les US et le RU sont à la base de l’empoisonnement. Il peut aussi s’agir d’un règlement de compte car je ne pense pas qu’un espion puisse se retirer des affaires, on reste malfrat et on prend l’argent comme on peut. Je ne pense pas qu’il existe des états d’âmes dans ce genre de « commerce ». On ne sait rien du fait que les brits veulent cacher des choses, c’est devenu un fait au fil des mois.


              • captain beefheart 20 février 20:15

                Bravo Christelle pour votre traduction,et merci beaucoup.

                En effet,quand on suivait l’affaire dès le début,il y avait trop de contradictions et anomalies.Le lien avec le dossier-Steele était apparent du fait de la proximité géographique entre Skripal et Miller.

                La cheffe de l’hôpital de Salisbury avait déclaré ,quelques jours après l’incident,que elle traitait trois personnes ,dont deux étrangers,et qu’aucun d’eux avait besoin d’un traitement contre des substances « nerve-agent ».

                Les Skripal avaient coupé leurs téléphones pendant quatre heures,quand ils se promenaient dans Salisbury.

                Certains faits ont été occulté des médias.La présence de Porton Down,à 10 km de là,on en parlait seulement quand les deux personnes sans abri avaient subi le produit.(Une morte,l’autre gravement atteint).On apprend en effet le fait que la plus haute cheffe médicale de l’Armée,et sa fille,qui avaient trouvé les Skripals dans le parc,avec huit mois de retard.

                Mais ce qui est le plus flagrant,c’est l’absence de Ioulia et Serge Skripal ? Où est-ce qu’ils sont ?Ils sont sortie de l’hôpital,mais l’ambassade russe n’a pu les contacter.S’ils étaient vraiment attaqués par les services secrets de Putin,ils seraient partout dans la presse,avec leur histoire émouvante.

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