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Les talibans ont-ils enhardi Al Houthi  ?

Le contrôle de la majeure partie de l’Afghanistan par les Talibans semble avoir donné au groupe Houthi du Yémen, Ansar Allah, à ses financiers et à ses partisans en Iran un désir nouveau de prendre le contrôle de tout le Yémen. Les attaques de son groupe contre le territoire saoudien et le ciblage de civils ont récemment augmenté.

Cette agression a atteint le point d’attaquer la ville d’Abha et son aéroport civil, faisant de nombreuses victimes innocentes. De plus, il y a la poussée croissante des milices houthies sur le plan militaire sur le territoire yéménite. Auparavant, les miliciens ont lancé une attaque à la roquette contre un camp d’entraînement de la base d’Al Anad, tuant 30 soldats et en blessant 60 autres.

Abdul Malik Al Houthi, chef du groupe houthi Ansar Allah du Yémen, s’est récemment engagé à prendre le contrôle de toutes les villes yéménites.

«  Nous libérerons tout notre pays et restaurerons toutes les zones occupées par les ennemis afin de les soumettre aux Américains, Britanniques et Israéliens, et nous serons présents pour nous intégrer avec tous les peuples libres de notre nation dans ses grandes causes,  » a déclaré Al Houthi.

Il poursuit  : «  Nous ferons en sorte que notre pays soit libre et indépendant, qu’il ne soit soumis à aucune occupation de la part d’un ennemi extérieur et qu’il ne soit soumis à aucune tutelle, ni en vertu de la clause VII ou IX, ni en vertu d’aucune des clauses écrites sous la plume des injustes et par les diktats des tyrans et des arrogants.  »

«  Dans cet esprit révolutionnaire, nous ne pouvons pas être conquis et soumis à la dépendance de nos ennemis,  » a-t-il ajouté. Ces propos reflètent l’influence très nette d’Al Houthi par le discours politique de l’Iran.

Le contrôle de l’Afghanistan par les talibans est considéré comme une défaite pour les États-Unis et une étape importante vers ce qu’ils considèrent comme un échec de la présence militaire américaine dans les pays voisins de l’Iran.

Ce n’est pas un secret de dire que les milices sectaires opérant en Irak, financées et soutenues par l’entraînement et l’armement du régime des mollahs iraniens, ont lancé plusieurs attaques visant à faire pression sur les États-Unis pour qu’ils retirent leurs troupes d’Irak.

Ce n’est pas non plus un secret que les mollahs considèrent le retrait des forces américaines du Golfe comme un objectif stratégique prioritaire. Mais les affirmations des Houthis sur la libération du Yémen et autres fausses allégations, c’est des millions de Yéménites innocents qui en font les frais.

Par conséquent, le soutien des mollahs au groupe Houthi devrait s’accroître dans la période à venir afin d’inspirer le modèle taliban et de contrôler l’intégralité du territoire yéménite. L’Iran estime que les États-Unis traversent un moment de faiblesse historique.

Il considère que l’administration démocratique actuelle n’a pas de réelle vision stratégique pour restaurer l’influence et le prestige mondial des États-Unis.

En outre, le gouvernement iranien actuel, dirigé par des extrémistes et des partisans de la ligne dure, sans qu’aucun membre du soi-disant mouvement réformiste ne soit présent, n’a jusqu’à présent fait preuve d’aucune souplesse dans le traitement des questions relatives aux relations de l’Iran avec la région et le monde.

Dans ce contexte est constaté une escalade du soutien iranien aux milices pro-mollah dans tous les pays de la région, notamment au Yémen et en Irak. Pour faire face à la menace des milices au Yémen et ailleurs, il faut d’abord tarir les sources de financement de l’armement et du soutien. Le monde risque de payer une lourde facture pour avoir tergiversé face aux menaces de l’Iran.

Les mollahs sont de plus en plus convaincus de leur capacité à chasser les forces américaines de la région du Golfe, car ils y voient un prélude nécessaire à une plus grande domination de la région. Les États-Unis eux-mêmes ne montrent aucun signe de leur adhésion à leur influence et à la protection de leurs alliés et amis en dehors des mots et des déclarations répétés.

À moins que les règles de ce jeu ne changent, les effets géostratégiques du retrait chaotique d’Afghanistan vont s’accroître. Toutes les organisations de l’extrémisme et du terrorisme cherchent à revenir sur la scène. Le bombardement par Daesh du périmètre de l’aéroport de Kaboul pourrait n’être qu’un début.


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2 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 9 septembre 14:15

    Retour en arrière, c’était inévitable, les chats ne font pas des chiens, la religion et sa charia vont remettre le pays sous clefs et on verra les occidentaux dire ho que ce n’est pas beau ce que vous faites ....  


    • uleskiserge uleskiserge 10 septembre 16:12

      Un non-événement cette histoire de retour des Talibans qui n’ont pas cessé de contrôler la situation dans ce qui est LEUR pays !

       

      Les talibans sont les moins corrompus et les plus proches de la population, hors la capitale occupée par la bourgeoisie corrompue des milliards US ; une bourgeoisie qui n’a pas su ni voulu donner de bonnes raisons à la majorité des Afghans de ne pas soutenir les Talibans.

       

      E c’est cette même bourgeoisie qui aujourd’hui défile dans les rues de Kaboul avec le soutien des médias occidentaux qui ne manqueront pas de nous en rebattre et les oreilles et la vue des mois durant. 

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