• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Margarita Simonian lors du forum d’intégration « Donbass russe » : « (...)

Margarita Simonian lors du forum d’intégration « Donbass russe » : « Mère Russie, ramène le Donbass à la maison »

Le 28 janvier 2021, Donetsk accueillait le forum d’intégration « Donbass russe », lors duquel la doctrine du même nom a été officiellement présentée aux officiels des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL), mais aussi à une délégation venant de Russie, comprenant deux députés de la Douma, et la rédactrice en chef de RT, Margarita Simonian.

JPEG

Analyse de la doctrine du « Donbass russe »

L’occasion de revenir sur l’histoire du Donbass, ancienne (Moyen Âge, empire russe, puis URSS) et récente, et de rappeler pourquoi la région s’est soulevée en 2014 : parce que ses habitants voulaient pouvoir continuer à parler la langue russe, parce qu’ils se sentent Russes ! Une identité profondément ancrée que la doctrine du « Donbass russe » ne fait qu’officialiser dans un document de presque 50 pages, qui a été distribué aux participants du forum.

La doctrine du « Donbass russe » expose d’abord pourquoi sa formulation est nécessaire, ses buts et objectifs, ainsi que ses principes. Le document rappelle les grandes lignes de l’histoire de la région, et surtout son appartenance historique à la Russie. Dans la doctrine du « Donbass russe », la RPD et la RPL se revendiquent comme étant les successeurs historiques de la République Soviétique de Donetsk-Krivoï Rog.

Voici les objectifs de la doctrine « Donbass russe », exposés dans le document :
– Promouvoir la formation d’une image du monde des habitants du Donbass basée sur la vérité historique, qui s’appuie sur les idéaux et les valeurs de la civilisation russe ;
– Promouvoir la conscience nationale russe, le patriotisme, la fierté du peuple du Donbass pour sa patrie et la responsabilité de son avenir ;
– Définir des lignes directrices pour le développement des principales orientations de la politique publique – historique, culturelle, de la jeunesse, nationale, économique, informationnelle, notamment dans le domaine de la lutte contre le néo-nazisme et le nationalisme ukrainien ;
– Témoigner du fait que le Donbass a des points communs historiques, spirituels, culturels et socio-économiques avec la Russie sur la base d’une analyse approfondie des étapes de l’évolution de la région ;
– Actualiser la place des liens économiques inséparables et mutuellement bénéfiques entre le Donbass et la Russie ;
– Identifier l’héritage spirituel du Donbass comme une partie originale et intégrante de la culture russe
– Ramener le Donbass dans la sphère de l’espace historique russe.

La doctrine du « Donbass russe » est le point de vue officiellement adopté par la RPD et la RPL, qui détermine leur idéologie, et leur vecteur de développement sociopolitique. Voici les principes qui sont au cœur de la doctrine :
– Le droit du peuple du Donbass à l’autodétermination, la création d’un État national russe ;
– L’urgence de l’adaptation et du développement du patrimoine culturel, l’affirmation de la culture comme fondement de la construction de l’État et de sa sécurité ;
– La reconnaissance de l’universalisme et du caractère intégrateur de la langue russe, qui est à la base de la mentalité des habitants du Donbass ;
– Le principe d’harmonisation des intérêts de l’État et des intérêts personnels, collectifs et individuels dans le cadre de l’État de droit et de la démocratie ;
– Le principe de la tolérance religieuse et de l’harmonie confessionnelle.

Si la doctrine rappelle l’histoire et le passé, afin d’ancrer le Donbass dans ses racines russes, elle parle aussi du futur de la région et fixe les priorités de développement suivantes :
– Le bien-être national basé sur l’économie et la culture industrielles et post-industrielles au sein d’un espace économique unique avec la Russie ;
– Le travail en faveur de la prospérité de la terre et de son peuple et en faveur de la justice sociale ;
– Affirmation d’une éthique du travail et d’une vision industrielle du monde élevées, opposition au parasitisme mondial et au néocolonialisme.

Et pour atteindre ces objectifs, la doctrine indique aussi sept étapes qui devront être accomplies dans un futur proche :
1) Cessation des hostilités, élimination de la menace militaire pesant sur la population de la RPD et de la RPL ;
2) Établissement constitutionnel, juridique et politique de la RPD et de la RPL en tant qu’État national russe pour le peuple russe du Donbass ;
3) Renforcer les fondements de l’ordre constitutionnel de la RPD et de la RPL en développant et en soutenant les institutions de la démocratie, de l’État de droit et de la société civile qui s’y trouvent ;
4) Une intégration économique plus profonde avec la Russie, une intégration complète des entreprises du Donbass avec l’industrie russe ;
5) Intensification des liens socioculturels, scientifiques, éducatifs et autres entre la République Populaire de Donetsk, la République Populaire de Lougansk et la fédération de Russie ;
6) Prise de contrôle de la totalité des territoires des anciens oblasts de Donetsk et Lougansk par la RPD et la RPL ;
7) Soutien humanitaire, social, politique, à la défense des droits de l’homme, et autres pour les Russes en Ukraine.

Le 6e point concernant la libération des territoires du Donbass actuellement sous contrôle de l’armée ukrainienne, se reflète d’ailleurs dans la carte montrée un peu partout sur le forum, où les deux zones indiquées en rouge à la frontière avec la Russie, suivent les contours des deux anciens oblasts de Donetsk et de Lougansk, et non celui des frontières actuelles de la RPD et de la RPL.

Carte du forum Donbass russe

Carte des oblasts de Donetsk et Lougansk

Margarita Simonian appelle la Russie à ramener le Donbass à la maison

Parmi les participants du forum se trouvaient de nombreux députés et soldats de la RPD, le chef de la République, Denis Pouchiline, une délégation de la RPL, menée par le chef de la République, Léonid Passetchnik, deux députés de la Douma russe, Andreï Kozenko et Kazbek Tassaïev, et la rédactrice en chef de RT (Russia Today), Margarita Simonian.

C’est la déclaration de cette dernière qui a fait couler le plus d’encre. Si les deux chefs d’État, et les deux députés, ainsi que le sénateur russe qui s’est exprimé par vidéo-conférence, ont longuement parlé de l’histoire russe du Donbass, et du fait que c’est cette identité russe qui a poussé la région à se soulever contre le coup d’État du Maïdan et à se défendre les armes à la main, ces discours très officiels n’ont pas eu autant d’impact que celui, plus émotionnel, et personnel de Margarita Simonian.

Pour sa première visite dans le Donbass depuis le début de la guerre, elle a tenu à aller sur la ligne de front, voir la situation de ses propres yeux, et discuter avec les gens qui vivent en permanence sous la menaces des bombardements de l’armée ukrainienne.

Le résultat fut une déclaration choc, où elle expose la douleur qu’elle a ressentie devant ce qu’elle a vu, et qu’elle a conclue par cette phrase qui a déjà fait le tour d’internet, tant russophone, qu’anglophone ou francophone : « Mère Russie, ramène le Donbass à la maison ! »

Une opinion qui bien que personnelle, et ne reflétant pas la « position officielle du Kremlin », aura très certainement un impact sur les citoyens russes. Car sa déclaration, pleine de ses émotions personnelles, vous prend aux tripes. J’ai beau avoir vu beaucoup d’horreurs et de choses terribles en presque cinq ans de travail en tant que journaliste ici dans le Donbass, les paroles de Margarita Simonian m’ont touchée jusqu’à l’âme et m’ont donné envie de pleurer. Parce que ce qu’elle dit est non seulement vrai, non seulement juste et justifié, mais ce sont aussi des paroles d’une profonde et sincère humanité.

Non moins touchant fut le discours retransmis par vidéo, d’un autre journaliste russe, Vladimir Soloviev, qui contrastant avec la position officielle de la Russie qui a enfermé les habitants du Donbass dans une sorte d’attente sans fin, a déclaré : « Je n’ai pas le droit de vous demander d’être patients  ».

Là où Moscou réfléchit le conflit du Donbass en termes de géopolitique, sans trop s’appesantir sur l’aspect humain que l’attente actuelle fait vivre aux habitants depuis que les accords de Minsk ont été signés, ces deux journalistes russes ont su trouver les mots pour faire comprendre au peuple russe que leurs concitoyens du Donbass n’en peuvent plus d’attendre et qu’il est temps de les ramener « à la maison », au sein de la fédération de Russie.

Aux questions que chaque journaliste a entendues ici des milliers de fois, « Pour quoi tout ça ?  » et « Quand cela prendra-t-il fin, quand referons-nous partie de la Russie ? », il est temps que la Russie apporte une autre réponse que le joker des accords de Minsk. Mais pour cela, il faut que le peuple russe soit prêt à affronter la réponse de l’Occident qui sera à n’en pas douter du même genre que celle qui a suivi la réintégration de la Crimée (à savoir des sanctions).

Mais, après tout, comme l’a dit Soloviev lors de son émission, les sociétés du complexe militaro-industriel, les banques et autres entreprises russes qui sont déjà sous sanctions, qu’est-ce qui les empêche de s’implanter dans le Donbass ? Rien. Elles sont déjà sous sanctions, donc si l’Occident en rajoute suite à leur implantation dans le Donbass, cela ne changera rien pour elles.

Finalement, la politique de sanctions tous azimuts de l’Occident pourrait avoir un effet « pervers ». Car non seulement cette politique n’a pas mis l’économie russe à genoux, et n’a pas fait changer la politique russe d’un iota, non seulement elle a permis à l’économie russe de se diversifier et d’améliorer son autonomie, mais en prime, elle pourrait même accélérer l’intégration du Donbass au sein de la fédération de Russie, puisque l’Occident n’a plus de moyens pour menacer les sociétés déjà sous sanctions. En imposer plus, ne changera strictement rien pour ces sociétés. Alors foutu pour foutu, autant s’installer sur un nouveau marché où tout est à reconstruire.

L’élaboration et l’officialisation de la doctrine du « Donbass russe » est clairement le premier pas concret de la RPD et de la RPL vers l’intégration au sein de la fédération de Russie. La balle est maintenant dans le camp de Moscou et du peuple russe.

Voir le reportage vidéo sous-titré en français :

Christelle Néant

Voir l'article sur Donbass Insider


Moyenne des avis sur cet article :  3.86/5   (14 votes)




Réagissez à l'article

20 réactions à cet article    


  • roman_garev 30 janvier 12:36

    Bonjour Christelle, et grand merci pour cette publication poignante.

    À l’intention de tous ceux qui parlent d’une « dictature de Poutine en Russie » et bla-bla-bla, je tiens à souligner, que les deux journalistes russes cités, Simonian et Soloviev, vont plutôt en contresens de l’opinion, souvent cachée ou pas trop, de la plupart des médias russes. Car, tout comme la grande partie du Donbass reste occupée par l’armée nazie soi-disant ukrainienne, la grande partie des médias russes reste sous la domination de l’idéologie antirusse atlantiste soi-disant libérale. C’est comme deux faces d’une même médaille. De plus en plus fortement, on entend s’élever la voix du peuple russe qui revendique un changement de cette situation médiatique devenue intolérable.


    • Guy19550 Guy19550 30 janvier 13:44

      C’est très intéressant, mais je n’ai rien ressenti qui me donne envie de pleurer, sans doute du fait que je ne comprends pas le russe. Il y a cependant deux passages qui m’ont frappé plus que les autres, c’est d’abord les propos de la directrice de RT et ensuite les propos de la personne non présente à l’événement. Le reste me semble moins important. 

      Ce qu’il faut aussi avoir à l’esprit est que ce qui s’est fait là est contraire aux accords de Minsk. Les accords de Minsk ne prévoient pas le rattachement à la Russie, mais bien un statut spécial qui garanti l’autonomie de la région, c’est très différent. De Donabass est ukrainien avant toute chose. Je comprends évidemment que dans les républiques, les gens en on marre de faire des tentatives avec les terroristes de Kiev.

      Ce qui peut faire avancer les choses c’est que le peuple d’Ukraine rejette ces terroristes. Là, on pourra avancer et cela n’est pas encore pour demain. C’est l’Ukraine plus au nord qui doit se soulever contre les destructeurs du pays. 

      Ils ne sont qu’une poignée mais entourés de militaires armés jusqu’aux dents.

      Tant que cela n’évoluera pas dans le bon sens, je conseille de préparer le terrain pour le gaz de chiste, c’est à dire un territoire exploité pour la richesse du sol pour un gaz que personne ne veut (sauf les ricains) et avec Biden, cela va revenir sur la table.

      Si on regarde ce passé au niveau de la guerre, les ricains ont déguerpis de certaines régions en laissant leur matériel sur place. Prenez en connaissance pour contre-attaquer, car cela va revenir à l’ordre du jour.


      • xana 30 janvier 16:07

        Merci Christelle encore une fois.

        Nous savons que Vladimir Poutine est très hésitant à accepter le Donbass dans la fédération russe, car il craint la réaction des « oxydentaux ». Pourtant celle-ci pourrait difficilement être pire que ce qu’ils font actuellement.

        Mais il existe une opposition en Russie (je ne parle pas du guignol Guaido euh pardon Navalny) mais une vraie opposition russe, celle des communistes et assimilés.

        Que pense cette opposition au sujet de l’intégration du Donbass ?

        Sont-ils aussi timorés que le gouvernement russe actuel ?

         


        • Guy19550 Guy19550 30 janvier 17:04

          @xana
          Avec un référendum sur le sujet, on peut vite en avoir la réponse pour ce qui est de pousser le bouchon ou pas. Personnellement, ce sera déjà positif de savoir, quitte à mettre la chose sur la table après à la prochaine réunion du groupe des quatre. Je serai le premier à féléciter la Russie si ça peut la faire bouger plus vite. C’est quand même un point clé pour la suite des choses et éviterait d’avoir à tourner autour du pot.


        • Guy19550 Guy19550 1er février 04:09

          Entr’acte

          Mefiez-vous des vaccins, on vide les stocks via le programme Covax. Ce serait bien que Christelle fasse un article dessus :

          https://www.rt.com/uk/514095-eu-uk-northern-ireland-vaccine-row/?utm_source=spotim&utm_medium=E-mail&utm_content=liked-message&spot_im_redirect_source=email&spot_im_highlight_immediate=true&spot_im_comment_id=sp_6phY2k0C_514095_c_1nmV2gBzneT9UTIgU4h46HgqXzQ&utm_spot=sp_6phY2k0C

          https://tass.com/world/1250793 : Georgie. On ne stipule rien pour le prix, ni pour l’origine, Covax ou pas Covax.

          Par contre, ici cela devient clair : https://menafn.com/1101517210/NCDC-Covax-to-provide-Georgia-with-guaranteed-14-million-vaccines-this-year

          Bref, c’est le même cas de figure que pour l’Ukraine, on vide les stocks.


          https://www.dawn.com/news/1604674/special-plane-leaves-for-china-to-bring-back-first-batch-of-covid-19-vaccine-doses-ncoc

          Pakistan et encore 7 millions de doses de AstraZ... en plus de 500k de vaccins chinois. Covax est clairement mentionné pour AstraZ...

          https://tass.com/world/1250781

          Moldavie également.

          On vide les stocks, c’est évident.

          https://www.trtworld.com/life/germany-warns-of-legal-action-over-covid-19-vaccine-delays-latest-updates-43744

          On parle de Covax pour la Bolivie également.

          Je l’avais prédit, pas question d’avoir à remplacer les vaccins, Covax entre en jeu...

          https://covid.unian.info/european-union-eu-welcomes-allocation-of-117-000-doses-of-pfizer-biontech-covid-19-vaccine-to-ukraine-11303717.html

          C’est le prix réduit et il y a des amateurs pour cela. Mais on risque le remake de la Norvège et de la Lithuanie et plus grave encore, seront les nouvelles mutations engendrées.

          La position de Pfizer qui est de dire que le vaccin est encore efficace contre les variantes va prendre du plomb à terme, les marchés ont peut-être anticipé à cela vendredi dernier.

          Faites vos jeux et surtout ne vous trompez pas de jab.



            • Guy19550 Guy19550 1er février 06:43

              Cela n’enlève rien à la valeur du forum, mais je doute qu’en l’état actuel des choses, la Russie fera quekque chose en ce sens vu sa réaction. Ce qui est à l’ordre du jour pour le moment, c’est les propos qui vont se tenir à Moscou le 5 février (OSCE) si mes souvenirs sont bons et il y en aura d’autres avec Borelli (j’aime bien le i en plus car va de pair avec la maffia italienne en Europe). 


              • roman_garev 1er février 10:43

                @Guy19550
                Si vous voulez une analyse sérieuse russe de cette question, je vous recommande cet article-ci. Le traducteur Google russe-français vous permettra la comprendre aisément.


              • Guy19550 Guy19550 1er février 12:37

                @roman_garev

                Surtout pas de referendum en Ukraine, je pensais à un referendum en Russie pour avoir l’avis de la population russe, je pense qu’il est utile sur cette question pour savoir à quoi s ’en tenir. Certains russes sont d’accord mais on ignore ce que pense la masse des gens. A défaut de cela, on va s’orienter vers un territoire autonome mais c’est la conséquence des blocages par les terroristes de Kiev. Moi je suis très mauvais politologue, je n’ai pas d’affinités pour perdre mon temps et donc si on veut faire bouger les choses, il faut des actions et pas des mots pour endormir les gens.


              • roman_garev 1er février 12:58

                @Guy19550
                Mais qui parle de référendum en Ukraine ? L’opinion de cette population sous le joug améro-nazi n’intéresse personne.
                En Russie il n’y aura pas de référendum sur le Donbass. Dans le Donbass, il a eu déjà lieu.
                Avez-vous lu l’article russe ? Tout dépendra des résultats de l’activité washingtonienne, imprévisible pour le moment.
                L’UE n’y est plus pour rien.


              • Guy19550 Guy19550 1er février 18:00

                J’ai lu l’article russe et il m’a semblé qu’au début de cet article on parle de l’avis des ukrainiens par la suite l’auteur développe aussi autre chose. Mais cet autre chose n’a rien à voir avec l’opinion des russes. L’activité des capitolistes est déjà lancée via l’intervention de Blinken auprès de la représentante de l’OSCE (qui n’a d’ailleurs pas été dans les républiques) qui va aller à Moscou ce mois ci. L’issue de cela est je pense connue, ce sera un échec.


                • Guy19550 Guy19550 2 février 02:01

                  Entr’acte :

                  La dictarure américaine a des doute sur sa démocratie. 

                  https://www.investing.com/news/coronavirus/republican-senators-held-productive-talks-with-biden-on-covid19-relief-senator-collins-2405913

                  En effet, on y dit : A group of Republican U.S. senators held productive discussions with Democratic President Joe Biden about COVID-19 relief, but they did not come to agreement on a package, Senator Susan Collins said.

                  C’est donc qu’il y avait un doute avec les autres.

                  Ce n’est pas trop important car ce sont les même chiffres qui ressortent qu’avec le Trump :

                  https://www.investing.com/news/coronavirus/factbox-bidens-covid19-relief-plan-vs-senate-republicans-counterproposal-2405639


                  • Guy19550 Guy19550 2 février 18:40

                    entr’acte :

                    Navalny : 3,50 ans en prison.


                    • Christelle Néant Christelle Néant 2 février 20:26

                      @Guy19550
                      2,5 ans en fait car il a déjà fait 1 an de détention à domicile


                    • Guy19550 Guy19550 3 février 02:59

                      oui j’ai vu cela après aussi. Moi j’aurais allongé la peine à 25 ans because his intervention in Court was disgraceful (les anglais conprendront ce que je veux dire par là). Je crois aussi que le commentaire d’un élu qui a visé à dire que la présence des diplomates étrangers joue en faveur de la Russie est exacte. J’ai suivi via le canal RIA.ru essentiellement.


                      • Christelle Néant Christelle Néant 3 février 19:30

                        @Guy19550
                        Il ne faut pas s’inquiéter il n’en a pas fini avec la justice. Il doit encore répondre des insultes faites à un vétéran l’an passé, plus les détournements de fonds concernant FBK, et si la Russie prouve que les fonds viennent des services secrets étrangers, ça sera haute trahison en prime. Il n’est pas près de sortir de taule.


                      • Guy19550 Guy19550 3 février 06:44

                        entr’acte

                        Il ne devrait pas être bien difficile de mettre des réseaux supplémentaires dans les républiques : https://tass.com/society/1252015

                        C’est du win-win car cela permet de continuer de diffuser et permet aussi de créer de nouvelles relations de contact en vue des accords de Minsk « à venir ». La fin justifie les moyens et cela risque de se retourner contre le zoulou.

                        Le pognon est là je pense pour y arriver, mais ce sera vu comme action de traitrise par les terroristes de Kiev. 


                        • Christelle Néant Christelle Néant 3 février 19:31

                          @Guy19550
                          Hum non, on n’y arrivera pas, nous sommes trop excentrés, et la diffusion a été coupée à la source à Kiev.


                        • REMY Ronald REMY Ronald 4 février 15:44

                          Un peu d’histoire pour favoriser la réconciliation Russo-Ukrainienne :

                          La steppe appelée Donbass au début du XXe siècle, appartenait aux Tatars de Crimée avant l’arrivée des Cosaques du Don, au cours de la seconde moitié du XVIIe siècle. Jusqu’à la conquête russe, dans les années 1770, le contrôle de la région était partagé entre un hetmanat cosaque (majoritairement ukrainien) et le Khanat de Crimée (vassal de l’Empire ottoman).

                          .

                          Selon le recensement de l’Empire russe de 1897, les Ukrainiens ethniques représentaient 52,4% de la population de la région, et les Russes 28,7%. Les Grecs, les Allemands, les Juifs et les Tatars, alors les principales minorités ethniques du Donbass, comptaient pour 36,7% de la population dans le district cosmopolite de Marioupol. Conséquence de la guerre civile russe (1917–22), le Donbass, comme d’autres territoires habités par des Ukrainiens, fut annexé à la République socialiste soviétique d’Ukraine. Les cosaques de la région furent soumis à une « décosaquisation » entre 1919 et 1921. Une décennie plus tard, le pays fut à nouveau décimé par une famine organisée (Holodomor) de 1932–33 et la politique de russification de Joseph Staline. De nombreux paysans ukrainiens, réticents à se laisser priver de leurs moyens de production par les autorités soviétiques, furent catalogués par le NKVD comme koulaks, et la propagande les accusa d’être des « affameurs du peuple » alors qu’ils faisaient eux-mêmes parties des victimes de la famine. La population de ce qui est aujourd’hui l’Oblast de Louhansk se serait alors effondrée de 25 %, et celle de l’oblast de Donetsk, de 15 à 20%. Selon d’autres estimations, 81,3 % des victimes de la famine en RSS d’Ukraine auraient été Ukrainiens, et 4,5 % Russes.

                          .

                          La guerre avait prélevé son tribut, laissant la région à la fois ravagée et dépeuplée. Lors de la période de reconstruction du Donbass, après la Deuxième Guerre mondiale, de nombreux ouvriers russes sont venus repeupler la région, bouleversant une fois de plus sa composition culturelle : en 1926 en effet, il n’y avait encore que 639 000 Russes ; mais dès 1959, cette population avait plus que doublé, passant à 2,55 millions. Les réformes scolaires de 1958–59, qui prohibaient la langue ukrainienne au Donbass, ont accéléré cette russification.

                          .

                          Lors du Recensement soviétique de 1989, 45 % de la population du Donbass se revendiquait d’appartenance russe. Lors du référendum de 1991 pour l’indépendance de l’Ukraine, 83,9 % des électeurs de l’oblast de Donetsk et 83,6 % de l’oblast de Louhansk ont voté oui.

                          .

                          Les enquêtes menées au cours des années 1990-2010 ont montré qu’une large majorité d’habitants restait favorable au maintien au sein de l’Ukraine (Hiroaki Kuromiya, op. cit., pp. 108-111).

                          Conclusion :

                          Il y a possibilité objective qu’une paix s’instaure au Donbass si les mafias dans les deux grands pays perdent un petit peu de pouvoir au profit d’une véritable démocratie et solidarité fraternelle (ligne politique Navalny)

                          NB / Les couples mixtes russo-ukrainiens commencent à être très influents sur cette ligne d’une « réconciliation constitutionnelle intelligente ».


                          • Christelle Néant Christelle Néant 4 février 16:05

                            @REMY Ronald
                            Pour favoriser la réconciliation il faut commencer par ne pas raconter de mensonges.
                            Le recensement de 1897 ne parle aucunement d’Ukrainiens, mais de Malorusses (petits Russes). Pour commencer.
                            De deux la famine des années 30 a aussi frappé la Russie, le Kazakhstan et d’autres régions de l’URSS, il ne s’agissait donc en rien d’une famine organisée contre l’Ukraine.
                            Trois. L’URSS n’a pas mené une politique de russification de l’Ukraine (qui faisait partie de l’empire russe avant 1917 et donc était déjà russe) mais d’ukrainisation forcée. Ukrainisation sur laquelle ils sont revenus quand ils ont vu le désastre que c’était.
                            Quatrièmement, votre histoire d’interdiction de la langue ukrainienne alors que c’était Kroutchev qui était à la tête de l’URSS est risible. Au contraire à cette époque la réforme a permis aux parents que leur enfants reçoivent l’enseignement dans la langue de leur choix.
                            Quant au recensement de 1991, comme je l’ai déjà dit, vous pouvez appeler un lapin un oiseau il ne volera pas pour autant. Ce n’est pas parce que les gens ont reçu à la création de l’Ukraine la nationalité ukrainienne qu’ils n’étaient pas Russes en réalité.
                            Et oser appeler la ligne politique de Navalny de « démocratie et solidarité fraternelle » faut être un troll pro-OTAN pour oser la sortir. Ce mec est proche des néo-nazis, et islamophobe !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité



Les thématiques de l'article


Palmarès



Publicité