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Mort de Pinochet

Dernier pied de nez du dictateur, il est mort le « jour des droits de l’ homme » au Chili. Malgré les protestations de ses « fans », la présidente Michèle Bachelet a décidé de ne pas faire de funérailles d’ Etat. Selon un protocole tout militaire, les drapeaux ont été mis en « semi berne ».


Le dix décembre 2006 à 18h15 (en France et 14h15 au Chili l’hôpital militaire de Santiago annonçait la mort de l’ ex dictateur chilien. Voici comment les médias chiliens ont annoncé cette nouvelle sur leur site internet : 

une dépêche sur le site du groupe Emol (El mercurio ) : « A 13h30 est décédé le général Augusto Pinochet Ugarte, qui depuis une semaine était interné à l’ hôpital militaire après avoir souffert d’ un infractus aigü du myocarde, insuffisance cardiaque et oe-dème pulmonaire »
Le site de La segunda (droite) installe un « minute par minute » dont les premières lignes sont :
15:00 L’ hôpital militaire confirme la mort de Pinochet, après avoir souffert une attaque cardiaque.
14h15 Mort du général (r) Augusto Pinochet à l’ hôpital militaire à l’ âge de 91 ans .

La Nacion (journal progouvernemental) propose une « information en développement » :

« Bien que le bulletin de l’hôpital militaire parlait ce matin de la stabilité et la récupération du général Augusto Pinochet Ugarte, il a souffert dans l’ après midi d’une décompensation et est mort à 14h15. Le médecin de l’ hôpital militaire dit que Pinochet a souffert d’ une crise cardiaque qui n’ a pas pu être traitée malgré de nombreuses manoeuvres de réanimation des professionnels. On a suspecté de l’ état grave du militaire quand les familiers et les proches sont entrés rapidement dans l’ hôpital où il était depuis une semaine, affecté par un infractus...En plus des enfants de Pinochet, de sa femme Lucia Hiriart, se trouvait aussi à l’ intérieur de l’ enceinte militaire le commandant en chef des armées, Oscar Izuretia. »

La Tercera (groupe COPESA-droite) ajoute :« le décès s’ est produit après l’ organisation par la famille d’ une messe qui cherchait à prier pour la santé du général (R) et célébrer l’ anniversaire de Lucia Hiriart, qui a eu aujourd’ hui 84 ans » et fait un lien vers un article préparé le 10 décembre sur les funérailles qui attendent l’ ex dictateur. Il y est écrit que trois fois depuis que Pinochet a laissé le pouvoir, les commandants en chefs des armées ont renouvelé le protocole à mettre en place en cas de décès du dictateur. La dernière, suite au cas de la banque Riggs (détournement de 27 millions de dollars), laissait au chef de l’ Etat « de tour » la responsabilité d’ organiser les funérailles suivant sa convenance.

Les SMS et la fête

Fait étonnant, alors que la foule des sympathisants se pressait avec des bouteilles de champagne sur la Plaza Italia, visiblement réunis suite à une chaîne de messages SMS, El Siglo, le journal du parti communiste, est resté tout l’ après midi « en maintenance » , laissant pour seul message un email à contacter.

Sur les forums de discussion, comme Granvalparaiso.cl, la nouvelle semble passer inaperçu, en tous les cas elle ne suscite pas encore de débats passionnés. Seul un sondage mis en ligne le 12 avril 2006 paraît susciter l’ intérêt : A la question « Est ce que Pinochet, si il meurt un jour, devrait recevoir les honneurs militaires » 73,58% répondent « il ne le mérite pas » et 26,42% « Bien sûr ». C’ est sur cette question, celle des honneurs militaires et des funérailles d’ Etat, que se cristallisent les oppositions. Devant l’ hôpital, des manifestants pinochettistes (surtout des femmes), aux cris de « pas condamné, funérailles d’ Etat ! », appellent les militaires à mettre les drapeaux en berne, ce que ceux-ci refusent de faire, n’ en ayant pas reçu l’ ordre. Dans son minute par minute, La segunda annonce que à 17h11 « la situation face à l’ hôpital n’ a pas pu être contrôlée par la police ». De son côté, La Nacion rend compte de la manifestation des antipinochettistes plaza Italia et au stade national, haut lieu de la répression lors du coup d’ Etat de 1973. La radio d’ information continue Radio Bio Bio retransmet des directs dans toutes les villes du pays et lance des appels au calme. Il faudra attendre plus de quatre heures pour avoir une déclaration du porte parole du gouvernement : il n’ y aura pas de funérailles d’ Etat mais des « honneurs militaires » .Michèle Bachelet n’y assistera pas.


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36 réactions à cet article    


  • louis mandrin (---.---.36.85) 11 décembre 2006 14:27

    si les victimes de ce dictateur ignoble n’ont pas eu leur justice ici sur terre, elle l’obtiendront ailleurs.

    Les dictateurs et les bourreaux de tout poil ont encore de beaux jours devant eux, la communauté internationale a toujours été trop lâche pour qu’une réelle justice existe, la pauvreté et la misère étant les plus grandes manifestations de cette lâcheté.

    Augusto, que ta charogne pourrisse en enfer


    • clairette (---.---.39.50) 11 décembre 2006 15:53

      J’espère que Mme Bachelet va tenir bon et qu’il n’y aura pas de funérailles « nationales ». Une cérémonie, de stricte intimité familiale paraîtrait s’imposer de la part de ses héritiers et de son entourage... quelques messes par ci par là devraient donner satisfaction à ses inconditionnels ! Ils n’ont plus que cette consolation : prier pour le repos de son âme ! Et il va en falloir des prières !


      • Anthony Meilland Anthony Meilland 11 décembre 2006 16:24

        Au suivant ! smiley


        • (---.---.56.31) 11 décembre 2006 16:32

          Bien fait smiley


          • bouli (---.---.85.5) 11 décembre 2006 16:36

            Dommage qu’il n’ait pu être jugé et condamné pour ses crimes, mais on ne va pas pleurer sur sa mort... Retenons les réactions de Miss Maggie qui se dit « attristée » et celle de Nicolas Sarkozy, sur le plateau de « Ripostes » quand Serge Moati lui apprend la nouvelle et lui demande s’il a une réaction : réponse de l’intéressé : « aucune ». Il aurait pu avoir un mot pour les Droits de l’Homme, regretter qu’on ne l’ait pas jugé mais non... rien, aucune réaction, aucun mot... Belle réactivité pour quelqu’un qui veut être chef d’Etat !!!!


            • parkway (---.---.18.161) 12 décembre 2006 12:31

              merci bouli !

              voilà exactement à quoi a servi la mort de Pinochet : à savoir qui sont ses copains. Pour Sarko, je n’ai pas de surprise...


            • ba (---.---.215.13) 11 décembre 2006 16:45

              que dieu lui pardonne tout le mal qu’il a pu faire..il faut que tiut le monde se souvienne que la mort est parmi nous ..tous lmes jours ..et poourtant nous ne nous y habituons jamais


              • panama (---.---.198.59) 11 décembre 2006 16:46

                Je connais des chiliens qui étaient 100% pour lui, parce que selon eux ils les avaient sauvés du communisme. Et puis Pinochet a beaucoup fait économiquement pour les classes moyennes, ne l’oubliez pas.

                C’est pour cela qu’il a encore ses « fans ».

                Un autre Franco, tout simplement, passé à travers la justice pour ne pas mettre le pays à feu et à sang.

                C’est lamentable mais c’est ainsi que le monde tourne. J’espère que ses sbires, eux, ne passeront pas à travers.


                • Gilles Roman 11 décembre 2006 17:37

                  Un éditorialiste de la Segunda (quotidien de droite chilien) écrivait récemment que lors de l’ enterrement de Pit Botha, l’ ex-dictateur sudafricain, Nelson Mandela aurait prononcé cette phrase : « enterrons le passé ou ce sera le passé qui nous enterrera ». La présidente Michèle Bachelet vient, elle, de résumer ainsi sa pensée : « J’ ai de la mémoire, je crois en la vérité et j’ aspire à la justice »... et la présidente, qui a elle-même été torturée, ajoute « J’ai la conviction profonde et la volonté pour dépasser l’ adversité, les moments amers et injustes, et comprendre aussi que comme dans les cycles personnels, dans les cycles de l’ histoire des nations aussi... ce que nous apprenons du passé doit nous aider à affronter le futur » Pour Bachelet, « l’histoire se construit et les vérités s’ installent... dans ce sens, le Chili ne peut pas oublier, nous aurons un regard constructif de notre avenir, seulement en garantissant les droits fondamentaux de toutes et tous ».


                  • Joë (---.---.27.157) 11 décembre 2006 17:53

                    Pour la classe dirigeante étasunienne, Salvador Allende représentait le pire des scénarios possibles. En effet, aux yeux de Washington, s’il y avait une chose plus abominable qu’un socialiste au pouvoir, c’est un socialiste démocratiquement élu au pouvoir, qui honore la Constitution et devient de plus en plus populaire.

                    Cela ébranle les fondations mêmes de l’anti-socialisme, de cette doctrine que les Etats-Unis ont cultivée avec grand soin pendant des décennies : « les « socialistes » ne peuvent arriver au pouvoir que grâce à la force et à la supercherie, ils ne peuvent garder ce pouvoir que par la terreur et le lavage de cerveau de la population ».

                    La CIA, et tous les rouages de la politique étrangère étasunienne, sabotent les efforts électoraux d’Allende en 1964 et répètent la même opération, mais sans succès, en 1970.

                    ...Au cours des 3 années suivantes, elle utilise toutes les cordes à son arc pour fragiliser le gouvernement du pays, notamment en déstabilisant l’économie et en éveillant l’hostilité des militaires, menés par le général Pinochet, qui renversent le gouvernement. Allende meurt pendant le punch.

                    Les stades résonnent des exécutions, les cadavres sont entassés dans les rues ou flottent sur la rivière. Les centres de tortures ne désemplissent pas, on utilise des chiens spécialement dressés à l’agression sexuelle des prisonnières. Les livres subversifs brûlent dans les bûchers. Les soldats agressent des femmes qui portent des pantalons en criant : « au Chili, les femmes portent des robes ! »...

                    Et pendant ce temps, les hommes d’affaires de Washington et dans les places financières internationales, se frottent les mains.

                    Le FBI donnera un coup de main décisif à la dictature de Pinochet en traquant les dissidents chiliens aux Etats-Unis et le Secrétaire d’Etat Henry KISSINGER déclarera à Pinochet : « Comme vous le savez, aux Etats-Unis nous approuvons ce que vous essayez de faire ici... Nous sommes disposés envers votre gouvernement ».


                    • Gasty Gasty 11 décembre 2006 18:49

                      A ne pas oublier non plus !


                    • parkway (---.---.18.161) 12 décembre 2006 12:35

                      joë, merci pour ton post !

                      mais ce n’est pas un punch, mais un putsch !

                      mais c’est vrai que ca a été très arrosé...(par balles !)


                    • +ahah+ (---.---.38.2) 11 décembre 2006 20:10

                      il aurait fallu qu’il soit juger pour ses crimes mais en meme temp c’est une bonne punission que LA MORT :-0


                      • GonzO (---.---.120.36) 11 décembre 2006 20:17

                        une mort pour un début, je suis heureux qu’il soit parti, enfin !

                        Je suis malheureux pour mon Père, car ça lui aurais fais du bien que sont pays reconnaisse le meurtre de mon Grand Père !

                        je suis heureux que les chiliens passe à autre chose, cela n’as que trop durée !

                        Je n’ai que trop eu de la rage et de la haine en moi, contre cet homme qui m’empêcha de vivre dans mon pays, aujourd’hui j’ai passé le cap !

                        Je sais que la haine et la rage ne sont pas pour moi, et en cela je ressemble beaucoup plus à Allende qu’a Pinochet et j’en suis fier !

                        La paix est mon épée, l’amour est mon bouclier


                        • belle journée (---.---.88.170) 11 décembre 2006 21:46

                          un salopard de moins, ça fait toujours plaisir....

                          Au delà de ça je m’interroge sur la situation des chiliens par rapport à leur reconnaissance de la dictature. Y a t il eu des procès, ou est ce plutôt comme en argentine, l’oubli total ?

                          Faut il a votre avis oublier le passé par réalisme, ou vider l’abcès par des condamnations pour atteinte aux droits de l’homme ?

                          C’est juste une question....


                          • Leon Bronstein (---.---.82.239) 11 décembre 2006 22:13

                            Pinochet a certainement évité au Chili l etablissement d une dictature communiste analogue à celle de Cuba ! Et tout le monde sait maintenant quelle est la veritable mesure des dictatures de type communiste !


                            • space-cowboy (---.---.190.114) 12 décembre 2006 10:12

                              commentaire imbécile.

                              pinochet et castro : même combat !

                              Allez, chère faucheuse, il en reste encore quelques uns. Attaque toi ensuite aux casseurs de mémoires et à ceux qui ont osé soutenir ou mettre en place des dictatures, ça fera réfléchir ceux qui seraient tenter d’en faire autant !


                            • parkway (---.---.18.161) 12 décembre 2006 12:37

                              bronstein ? c’est pas un nom suisse,ça ?

                              Ca expliquerait des choses...


                            • (---.---.46.210) 12 décembre 2006 00:59

                              C’est n’importe quoi fabriqué par les ex-maoistes qui contrôlent les média surtout en France. D’abord Pinochet n’était pas un dictateur mais un vrai tyran (prenez vos dicos) et ça fait une grosse différence. Donc le Chili était une tyranie sous Pinochet, et une tyranie tout à fait désintéressée, visant non pas à diriger mais à prévenir du communisme. Même des journalistes du monde non communistes sont intervenus pour qu’on ne déforme pas la réalité Alliende. Alliende, un inconnu politiquement, supposé centriste a été élu dans un Chili totalement démocratique par un parlement contrôlé à majorité relative par la droite. Celui-ci, ce dont personne se doutait car il était originaire d’une grande famille de colons des débuts de la colonisation, en entente avec les groupements maoistes d’Amérique latine, la pire racaille de tous les cocos, à fait entrer une armée de ces « combattants », a ensuite pris les pleins pouvoirs sur le parlement qu’il a déchu de son propre chef de ses pouvoirs. Ces fameux combattants maoistes se sont mis ensuite à sortir les familles de « bourgeois » et à leur mettre le feu en place publique. Il a fallu une sacré poigne pour arriver à maîtriser la situation et à chasser les dizaines de milliers de terroristes qui avaient fondu dans la population, un par un, de ce qui deviendra le Sentier Lumineux, qui ira sévir au Pérou par la suite. Pinochet en bon tyran a fait à plusieurs reprises un référendum de retour à la démocratie ou continuation de la tyranie, qui a donc pris fin au dernier référendum.

                              Pinochet est un héros au Chili et en France !!!


                              • (---.---.46.210) 12 décembre 2006 01:06

                                PS. quand je parle de « journalistes du monde non communsites », qui sont intervenus pour qu’on nemette pas en avant l’angélique Alliende face au diabolique Pinochet dans l’affaire du procès fomenté contre Pinochet en Europe, je voulais dire « journalistes envoyés spéciaux du journal Le Monde » (j’ai oublié la majuscule).

                                Et à propos : bravo Sarkosy ! Que j’apprécie de plus en plus. Enfin quelqu’un d’honnête.


                              • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 10:08

                                Le Chili affronte sans complexe la mondialisation Durant la dictature d’Augusto Pinochet, qui vient de disparaître, l’économie chilienne a été le laboratoire du néolibéralisme et a effectué très tôt des réformes clé. Avec une croissance enviée par ses voisins (6,3% l’an passé), le pays est considéré comme l’un des plus ouverts au monde sur le plan commercial. Le constat est fait à regret : l’économie chilienne passe pour être l’une des plus performantes du continent latino-américain. A regret, puisque la bonne santé économique relative du pays est en partie le fruit d’une dictature, celle dirigée de 1973 à 1990 par Augusto Pinochet, décédé hier à Santiago. Si le pays bénéficie toujours d’un dynamisme envié par ses voisins (il s’est préservé des crises mexicaine de 1995 et argentine de 2001-2002), le mérite est toutefois loin d’en revenir au seul héritage de l’expérimentation néo-libérale qui a marqué le règne du général.

                                C’est en 1977 que le dictateur confie l’économie du pays aux théoriciens de l’école de Chicago (« les Chicago boys »), dont la figure de proue est l’économiste Milton Friedman. Le monétariste américain fait du pays un laboratoire qu’il soumet à une série de réformes à marche forcée (privatisation des entreprises d’Etat dans le cuivre, l’aviation et l’éducation notamment), sans crainte d’opposition compte-tenu de la nature du régime politique.

                                Aujourd’hui, le marché chilien est réputé pour être l’un des plus ouverts, si ce n’est le plus ouvert du monde, avec un droit de douane unique de 6%. L’accord de libre échange passé avec l’Union européenne ouvre le marché chilien à 92% des produits français en franchise de droits. Santiago du Chili a signé des accords d’association avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine...) et des accords de libre échange avec les Etats-Unis et la Corée. Il en prépare d’autres avec la Chine, l’Inde, la Nouvelle Zélande et Singapour.

                                Au cours des 24 dernières années, la croissance économique s’est maintenue en moyenne à 5,2%, et même 8,3% entre 1990 et 1997. Dans le même temps, le taux d’analphabétisation a régressé et l’espérance de vie est passée de 63,6 ans en 1975 à 74,4 ans en 1990. Entre 1987 et 2003, le pays est parvenu à réduire de moitié la pauvreté à 18,8%. Aujourd’hui, le PIB par habitant est estimé à près de 6.000 dollars par la Banque mondiale, plaçant le pays en tête de l’Amérique latine. Situation rare sur le continent, les finances publiques affichent un excédent structurel (3% en 2005).

                                Mais ces résultats ne sont pas le seul apanage du régime de Pinochet. L’un de ses successeurs, le président pinochiste Eduardo Frei (1994-2000), a poursuivi la lutte contre la pauvreté et pour l’éducation. Et malgré les nombreuses grèves, notamment en 1996, le « dragon » d’Amérique latine a conservé une croissance vigoureuse et une inflation relativement contenue (6,6%). A la faveur d’un « investissement social » qui a coûté jusqu’à 70% du budget national et a contribué à échafauder un système de retraites par capitalisation, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté est tombé de 40% à 25% entre 1990 et 1996.


                                • parkway (---.---.18.161) 12 décembre 2006 12:43

                                  ouahh ! il faut vite voter sarko avec son BCG pour remplacer les chicago boys !

                                  voilà ce que demande le peuple ! une bonne dictature pour remonter l’économie !

                                  Vite votez Sarko ! et vous serez heureux !


                                • parkway (---.---.18.161) 12 décembre 2006 12:45

                                  ce sont les chiffres de Pine-hochet ? ou ceux du nouveau gouvernement ?


                                • Helios (---.---.134.61) 12 décembre 2006 22:48

                                  Tyran ou Dictateur, That’s the question !

                                  Chili, économie ouverte ? ah, ah, ah... voila une affirmation des plus caricaturale. Le Chili est ouvert seulement pour les grandes entreprise, jamais pour les petites. Le libre echange ne se pratique pas pour le tissus economique.

                                  Quand a la performance, si on retire le cuivre et quelques autres metaux, il ne reste plus grand chose. Et surtout, si on rapporte la performance du pays au nombre d’heures et de jours travaillés sur l’année la croissance devraient au moins être a deux chiffres !

                                  Un trés mauvais modèle, a vivre de l’intérieur pour ceux qui aiment.


                                • Pete Bondurant Pete Bondurant 12 décembre 2006 11:42

                                  Pinochet, dictateur, a remplacé... une autre dictature. Ca n’est pas à oublier non plus.


                                  • Mathieu (---.---.228.253) 12 décembre 2006 13:33

                                    Pinochet a remplacer uen autre dictature ???

                                    mais quelle erreur, quelle horreur !!!

                                    je te signale quand même que Salavador Allende a été démocratiquement élu. Il était à la tête d’une coalition où il y avait des socialistes, des communistes, des démocrates chrétiens et même le soutient de l’extrême gauche.

                                    Il y a eu des mouvements menés par l’extrême droite avec l’appui de la CIA alors même que le pays commencer à émerger de la crise. Cela a aussi permis la mise en place du plan Condor (collaboration entre toutes les dictatures sud américaines avec le soutient logistique des USA).

                                    Ce que tu dis relève du pur et simple révisionisme historique.


                                  • Leon Bronstein (---.---.57.151) 12 décembre 2006 13:21

                                    J espere que le successeur du général Pinochet va se faire virer par les américains ou par un autre général comme Pinochet....

                                    Un socialiste n est bon qu à ruiner le Peuple et le pays !

                                    Il suffit de regarder ce qui se passe et ce qui sest passé dans l Histoire de tous les pays où ils ont sévi. Cela na été que misère et décadence.... ET surtout ce qui sest passé !

                                    M. les gôchos vous avez raison de craindre !!!!


                                    • Lucie Fair (---.---.71.55) 12 décembre 2006 13:27

                                      Tralalalère c’est la fête, buvons le champagne car cette vieille ordure de Pinochet (ami et collègue de JMLP)vient de rejoindre ses saletés de copains dictateurs d’extrême droite en enfer, bien que je ne sois pas croyante j’aimerais qu’il y brûle à jamais...C’est dommage que cette vieille ganache (comme Franco)soit morte dans son lit,ce qui prouve que sur cette terre les grands criminels en série ne sont que rarement mis en accusation dans un tribunal....


                                      • Phil (---.---.102.21) 12 décembre 2006 18:42

                                        Moi, ce qui me choque, quand j’entends les réactions unanimes de condamnation de Pinochet - qui est certes condamnable pour bon nombre de choses qu’il a accomplies -, c’est le contraste que j’imagine avec les réactions qui feront suite à l’annonce de la mort de Fidel Castro dans quelques jours ou semaines.

                                        Le pire selon moi sera cette hypocrisie, ce deux poids deux mesures, qui se manifesteront alors dans les discours des médias, et de manière générale dans ceux des mêmes personnes qui sont horifiées par le bilan de 17 années de dictature chilienne, et qui fermeront alors les yeux sur ces 46 années de dictature castriste.

                                        Je cite des chiffres dont l’exactitude n’est pas absolument importante :
                                        - 3000 morts sous Pinochet, 17000 sous Castro
                                        - 100000 arrestations sous Pinochet, 200000 sous Castro
                                        - 200000 exilés chiliens, 1 million d’exilés cubains
                                        - 17 années de dictatures, 46 années de dictature (et cela continue) Et je ne parle pas des atteintes aux droits de l’homme comme des atteintes à la liberté d’expression, ou bien des fortunes personnelles accumulées par nos deux dictateurs : elles sont comparables, quel que soit le régime autoritaire.

                                        Ce qui sauverait (dans l’esprit de beaucoup de sympathisans) Pinochet, c’est son bilan économique : je pense que l’on ne peut pas racheter l’inhumanité des actes d’une personne par autre chose... Mais dans tous les cas, qu’est-ce qui sauvera Castro ?

                                        J’espère que tous ceux qui se réjouissent de la mort d’Augusto Pinochet, se réjouiront lorsqu’ils apprendront la mort de Fidel Castro : car autrement, je doute qu’ils puissent se regarder dans une glace. Moi, je ne me réjouis de la mort de personne, qui de toute façon ne soulagera jamais les souffrances de ceux qui en ont été les victimes.


                                        • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 18:45

                                          Augusto Pinochet se retira du pouvoir progressivement, après 17 ans à la tête du Chili et un référendum demandant à son peuple en 1988 s’il voulait que se poursuive la dictature militaire : les Chiliens refusèrent à 57%, et le Général en pris acte. On est assez loin de Saddam Hussein et de sa réélection avec 100% des votes !

                                          Bien sûr, se retirer des affaires implique d’abandonner une partie de sa sécurité, et c’est à l’aune des mesures prises pour assurer cette dernière pendant ses vieux jours que l’on constate à quel point les tyrans n’ont pas la conscience tranquille. Despotes éclairés, mais despotes tout de même. Pinochet savait parfaitement à quel point ses mains étaient couvertes de sang, son régime meurtrier et sa justice arbitraire, et comment il serait poursuivi jusqu’à la fin de ses jours pour cela. Mais il se consolait, sans doute, avec la perspective du devoir accompli : celui d’avoir conduit le Chili à travers les méandres de la Guerre Froide sans jamais laisser tomber le pays aux mains des communistes (des mains tout aussi couvertes de sang et de violence mais que la perception tout à fait manichéenne de l’histoire du Chili en Europe passe évidemment sous silence.)

                                          Si des familles chiliennes pleurent leurs morts, leurs disparus et leurs torturés, une bonne partie du peuple chilien voue en revanche un soutien sans faille à Pinochet, pour les raisons évoquées ci-dessus. Il ne s’agit pas d’une clique de parvenus enrichis par le pouvoir, ni d’une ethnie favorisée par l’obtention de tous les postes clef. Ce genre de soutien artificiel se serait dissipé depuis longtemps avec le départ d’Augusto Pinochet du poste suprême, il y a plus de quinze ans.

                                          Non, au contraire, bien des Chiliens soutiennent Pinochet à travers un sentiment dont beaucoup d’auteurs disent pourtant qu’il est des plus éphémères qui soient : la gratitude. La gratitude honnête et sincère d’un peuple face à un monstre qui les sauva d’un péril pire encore, le communisme.


                                        • Gilles Roman 12 décembre 2006 19:08

                                          Sur « le général en prit acte » : ce ne fut tout de même pas facile facile ; selon les protagonistes, il y a eu plusieurs comptages de voix et le ministre de l’ intérieur n’ a d’abord donné les résultats que des bureaux où le oui gagnait. Pinochet, enfermé dans la Moneda, aurait longtemps envisagé ne pas reconnaître le résultat. Selon le général Mathei lui même, ministre de la défense et membre de la junte de l’ époque, il lui aurait déclaré :« ne comptez pas sur moi pour une nouvelle aventure ». Comme quoi l’ histoire tient des fois à un fil ! Quant au coup d’ Etat de 73, savez-vous que de nombreux membres (pas tous) de la démocratie chrétienne l’ ont soutenu, dont Patricio Aylwinn qui avait eu la naïveté de croire qu’après un petit « nettoyage », les militaires leur rendrait le pouvoir et rentreraient sagement dans leurs casernes ; aujourd’hui la même démocratie chrétienne découvre avec horreur que l’ ex président Frei-Montalva, prédécesseur et opposant de Allendé, a vraisemblablement été assassiné par Pinochet. je ne sais plus qui a dit « le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument ! »


                                        • (---.---.155.19) 12 décembre 2006 20:46

                                          au tour de cette saloperie de Castro et ce sera une jolie fin d’année


                                          • moniroje (---.---.246.3) 13 décembre 2006 16:58

                                            Je n’aimerais pas être à la place d’un de ceux qui ont été torturé ou ayant un proche mort par ce dictateur : le voir mourir de sa belle mort et de surcroît non jugé...

                                            Encore moins à la place de madame la présidente.


                                            • (---.---.229.236) 13 décembre 2006 17:05

                                              Pourquoi, vous êtes Un communiste ?

                                              Non, la lie du genre humain ne mérite pas de vivre : pas de liberté aux ennemis de la liberté.


                                            • orldiabolo (---.---.201.212) 16 décembre 2006 10:01

                                              Pinochet mérite le respect de tous ceux qui aiment la liberté. Il est avec Franco, le seul à avoir empêché une révolution communiste dans son pays (laquelle aurait sans doute essaimé partout en A. du Sud). L’ordre remis, avec le lot de drames personnels propres à toutes guerres civiles (mais ceux qui se sont tus à la livraison de 100.000 harkis au FLN sont assez mal placés pour les cours de morale), Pinochet a pertinemment fait appel à des experts libéraux pour remettre l’économie sur ses rails, avec un succès éclatant. (Dommage que Chirac n’en ait pas fait le dixième pour la retraite, la sécu, le chômage, le taux de croissance...) Ensuite il a jugé que l’heure était venue de rétablir la démocratie, a perdu les élections, et s’est retiré sans faire d’histoires... Des « dictateurs » comme ça, j’en redemande...


                                              • moebius (---.---.59.39) 21 décembre 2006 22:20

                                                Et miss Tatcher qu’est ce qu’elle devient ? Champagne pour tout le monde. et mes meilleurs voeux de condoléance pour le peuple Chilien.

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