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Natalia Nikonorova : Inclure les États-Unis dans les négociations sur le Donbass n’a aucun sens

Le processus de préparation du désengagement des forces dans les zones de Petrovskoye et de Zolotoye dans le Donbass est en voie de finalisation – le 18 septembre, les parties pourraient signer les documents correspondants. C’est ce qu’a déclaré la représentante de la République Populaire de Donetsk (RPD) au sein du groupe de contact, la ministre des Affaires étrangères de la RPD, Natalia Nikonorova, lors d’un entretien avec RIA Novosti. Selon elle, il ne reste plus qu’à convenir d’un calendrier et d’un avenant à l’accord-cadre sur le désengagement des forces, signé en 2016. Après cela, il sera possible de fixer une date pour le début de la séparation des forces. Une fois le processus terminé, les sites pilotes devraient être étendus à l’ensemble de la ligne de contact.

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Le désengagement des forces sur deux sites pilotes dans les zones de Petrovskoye et de Zolotoye est l’une des questions importantes du sous-groupe dédié à la sécurité au sein du groupe de contact à Minsk. Quelles sont les chances que cela se produise dans un avenir proche ?

Depuis deux mois, nous essayons d’obtenir de l’Ukraine une date précise. Mais au lieu de cela, on nous répondait constamment par des excuses. Cependant, nous sommes en train de finaliser ce dossier. Le désengagement devait avoir lieu et a eu lieu dans ces deux zones en 2016, lorsque l’accord-cadre sur le désengagement des forces et des équipements militaires a été signé. Et maintenant, trois ans plus tard, nous pouvons dire que pendant cette période, l’Ukraine a commis de nombreuses violations des termes de l’accord-cadre sur le désengagement. Ainsi, il y a une accumulation de soldats et d’équipements miliaires, de nouvelles tranchées ont été creusées et des fortifications ont été construites dans ces zones. Tous ces détails et problèmes techniques doivent maintenant être résolus, et la procédure à suivre pour les éliminer devrait faire l’objet d’un document distinct.

Il est important d’appeler comme il se doit le processus actuel – il ne s’agit pas de travail sur le désengagement, mais d’élimination des violations des termes de l’accord-cadre sur le désengagement des forces et des équipements. Nous nous efforçons à présent de faire en sorte qu’aucune des parties ne puisse violer ultérieurement les termes de l’accord-cadre. Pour ce faire, nous devons d’abord élaborer un calendrier qui indique clairement la date à laquelle toutes les fortifications seront démantelées, la date à laquelle toutes les tranchées seront vidées et la date à laquelle le déminage sera effectué, ce qui est également une condition importante pour l’achèvement du désengagement des forces et des équipements.

Nous avons fait de notre mieux pour trouver des solutions à ces problèmes le plus rapidement possible. En particulier, les représentants de la République Populaire de Donetsk ont proposé leur projet de document avec des avenants à l’accord-cadre, qui tiennent compte de toutes ces nuances techniques. Les représentants de la République Populaire de Lougansk ont proposé un projet de calendrier qui présente des dates précises pour toutes les étapes de l’élimination des violations. Nous savons que l’OSCE a proposé des recommandations. Dans le même temps, je tiens à souligner que nous sommes toujours prêts à discuter de toute proposition constructive. Mais Kiev, pour sa part, n’a envoyé aucun projet avec sa propre vision de ces documents.

Afin d’accélérer l’accord sur le calendrier et les modifications de l’accord-cadre, nous avons proposé d’organiser une autre vidéoconférence du groupe de sécurité, afin de travailler sur tous les problèmes actuels et de fournir les documents, prêts à la signature, lors de la réunion du groupe de contact à Minsk le 18 septembre. Une fois ces documents signés par le groupe de contact, la date peut être fixée dans les cinq minutes, bien entendu, en tenant compte du temps nécessaire à leur préparation. Il n’y aura pas de problèmes et d’obstacles. Par conséquent, la question la plus importante pour le moment est l’élaboration et l’approbation de deux projets : premièrement, un projet d’avenant à l’accord-cadre et, deuxièmement, un projet de calendrier pour tous les travaux techniques de déminage, d’enlèvement des fortifications et autres processus nécessaires.

Quels sont exactement ces avenants à l’accord-cadre sur le désengagement des forces ?

Il s’agit là de conditions supplémentaires concernant les aspects techniques du désengagement des forces et de l’équipement. Ce qui n’a pas été pris en compte dans l’accord-cadre, c’est qu’au moment où la décision a été adoptée en 2016, on ne comprenait pas encore quelles mesures et exigences spécifiques devaient être mises en place pour mettre efficacement en œuvre le processus de désengagement. Cette compréhension est maintenant acquise. La désescalade dans les zones de désengagement ne suffit pas à séparer les forces et à démanteler les fortifications, les tranchées, faire le déminage et autres processus nécessaires. Bien sûr, il est essentiel de vérifier que toutes ces activités ont été menées à bien. Nous espérons que la MSS de l’OSCE nous y aidera.

Si des amendements à l’accord-cadre sont adoptés lors de la réunion de Minsk du 18 septembre, quand le désengagement peut-il avoir lieu ?

Nous sommes prêts depuis longtemps. Dès que la partie ukrainienne aura défini sa position sur le calendrier et sur l’avenant et que le groupe de contact se sera mis d’accord sur les dates de début et de fin des travaux, la mise en œuvre du calendrier pour traiter les violations de l’accord-cadre pourra commencer à tout moment. Mais il est important de comprendre qu’il est nécessaire de travailler sur tous les détails, tous les aspects techniques, y compris la préparation de la reprise du désengagement, très soigneusement. L’efficacité de ces ajouts en dépend.

Il y a plusieurs années de cela, le représentant de la RPD de l’époque au sein du groupe de contact, Denis Pouchiline, a déclaré qu’après le désengagement des forces dans les zones pilotes, les parties pourraient commencer le processus en d’autres endroits de la ligne de contact. Il a noté que jusqu’à 10 zones possibles ont été discutées. De nouvelles zones de désengagement sont-elles actuellement à l’étude ?

Bien sûr, nous avons déjà des propositions et des projets concernant les zones où il est possible de commencer le désengagement à l’avenir. Mais avant de les énoncer, nous devons, premièrement, terminer le processus sur les trois premiers sites et, deuxièmement, comprendre le processus du côté ukrainien et du côté des médiateurs. Toutes ces mesures devront également faire l’objet d’un accord lors des réunions à Minsk et évoluer progressivement et systématiquement vers un désengagement progressif des forces et des équipements sur toute la ligne de contact. Il s’agit d’une question très importante et nous devrions nous efforcer de parvenir à une désescalade maximale de toutes les zones où il y a des tirs afin qu’aucun foyer de tension ne surgisse lorsque les parties sont proches les unes des autres. L’adoption d’un avenant universel à l’accord-cadre pour toutes les zones de désengagement suivantes simplifiera et accélérera grandement ce processus.

Pour la première fois depuis le début du conflit, les parties se sont mises d’accord sur des mesures supplémentaires de contrôle du cessez-le-feu. Pourquoi ne les applique-t-on pas ? Laquelle de ces mesures supplémentaires est la plus difficile à mettre en œuvre pour Kiev ?

Le point le plus douloureux de la liste des mesures supplémentaires pour Kiev est la mise en œuvre des procédures relatives aux violations du cessez-le-feu et la publication de leurs résultats, ainsi que l’application des mesures disciplinaires contre les contrevenants. C’est ce point que l’Ukraine ne met pas en œuvre. Il est clair que la situation dans laquelle aucune sanction n’est appliquée aux contrevenants est en fait une approbation et une autorisation implicite pour une nouvelle violation de la trêve. Dès que les militaires ukrainiens verront qu’il y a certaines conséquences pour le bombardement de notre territoire et d’autres violations sous forme de sanctions, je pense qu’il y aura beaucoup moins de contrevenants.

Nous informons non seulement l’OSCE et les organisations internationales compétentes à chaque réunion à Minsk, mais aussi dans l’intervalle entre ces réunions de ce qui se passe et des violations du cessez-le-feu que nous avons enregistrées. Parmi celles-ci, il y a des crimes vraiment flagrants : le bombardement d’une école et d’une maternelle en activité, le fait de blesser des civils et des pompiers non armés du Ministère des situations d’urgence, venus éteindre un incendie sur un site qui a brûlé à cause des tirs des forces armées ukrainiennes, et qui ont finalement subi eux-mêmes ces tirs. Ceci ne peut pas être laissé sans réponse. Nous exigeons que la procédure soit appliquée, et tôt ou tard, l’Ukraine devra le faire. Dans le cas contraire, si nous entendons un rejet officiel de la mise en œuvre des mesures supplémentaires, cela sera qualifié de rejet officiel de la trêve par l’Ukraine. Je pense que Kiev n’osera pas prendre des mesures aussi radicales.

Quelles sont les chances que lors de la prochaine réunion du groupe de contact à Minsk le 18 septembre, il soit possible de convenir d’une date pour l’échange de prisonniers avec Kiev ?

La date peut être fixée rapidement si les deux parties sont prêtes pour l’échange. Nous sommes prêts à 99 %, mais les représentants ukrainiens n’ont pas encore mené à bien toutes les procédures nécessaires à cet échange. Nous attendons maintenant l’achèvement de toutes les étapes préparatoires de la part de Kiev, qui doit confirmer que toutes les procédures judiciaires contre les détenus ont été arrêtées et que tous leurs droits civils ont été rétablis.

En ce qui concerne la formule d’échange, il n’y en a qu’une seule et elle ne peut être modifiée – « tous ceux qui sont listés pour tous ceux qui sont listés ». Si nous parlons des chiffres, il se peut qu’il y ait des changements ici, parce que certaines des personnes détenues ont déjà été libérées, alors que dans le même temps la partie ukrainienne ne peut que confirmer maintenant la présence de certaines personnes sur les listes, car, par exemple, leur localisation n’était pas connue auparavant.

À la fin de l’année, la loi sur le statut spécial du Donbass arrive à expiration. Quelles sont les chances que le nouveau parlement ukrainien adopte cette loi avec un accord préliminaire de la République Populaire de Donetsk et de la République Populaire de Lougansk ?

À l’heure actuelle, la loi sur le statut spécial du Donbass n’est pas en vigueur. Il convient de noter que cette loi n’a jamais été appliquée dans son intégralité – seul le premier article a été en vigueur. Et les articles 2 à 9 de la loi, qui définissent une procédure spéciale pour l’administration du territoire, établissent la nécessité de l’amnistie et de l’évitement des poursuites, de la coopération transfrontalière et des modalités de nomination des juges et procureurs, ont été bloqués dès le départ.

Et chaque année, le Parlement ukrainien ne prolonge officiellement que le premier article. Afin de résoudre ces questions une fois pour toutes, il est nécessaire de modifier cette loi sous la forme de normes qui correspondront aux paramètres du statut spécial et de rendre ce statut permanent sur la base de la formule Steinmeier. Mais pour commencer, ce mécanisme doit être convenu avec les représentants des républiques à Minsk, ce que la partie ukrainienne n’a pas fait depuis plus de trois ans maintenant. Par conséquent, nous ne nous faisons pas d’illusions quant à la capacité des nouvelles autorités ukrainiennes à se mettre rapidement d’accord avec nous sur la formule Steinmeier et à l’appliquer dans le texte de la loi. Ce n’est que dans ce cas qu’il ne sera pas nécessaire de renouveler formellement chaque année l’article premier de cette loi, puisque c’est la formule proposée par M. Steinmeier qui détermine la procédure pour l’entrée en vigueur intégrale et permanente de la loi sur le statut spécial du Donbass.

Pour en revenir à la question de la prolongation de la validité du premier article, je pense que le parlement ukrainien le fera, car sinon, cela constituerait une violation directe et flagrante des accords de Minsk.

Un autre point important est le processus de consolidation d’un statut spécial dans la Constitution ukrainienne. Sans cela, la partie ukrainienne aura la possibilité à tout moment – car nous nous rappelons que le parti de Zelensky détient désormais une majorité au sein de la Verkhovna Rada – de modifier cette loi ou d’annuler son effet. Il n’est pas aussi facile d’apporter des changements à la Constitution.

Kiev propose d’inclure les États-Unis et la Grande-Bretagne dans les négociations sur le Donbass. Dans quelle mesure ces perspectives sont-elles réalistes et comment les évaluez-vous ? Qui incluriez-vous si vous aviez une telle opportunité ?

Nous avons entendu toutes ces propositions de l’Ukraine à plusieurs reprises, que ce soit pour ajouter ou retirer certains participants. Mais tout cela, en fait, n’aura absolument aucun effet tant qu’il n’y aura pas à Kiev une volonté politique de mettre en œuvre les engagements qu’ils ont déjà pris et qui ont été, en outre, confirmés par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Je rappelle que la composition du Format Normandie est clairement définie dans la déclaration soutenant le paquet mesures. Le paquet de mesures et la Déclaration ont été approuvés à leur tour par une résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ainsi, pour changer le Format Normandie ou celui des négociations de Minsk, il est nécessaire d’abroger ou de compléter les documents déjà signés, ce qui est un processus extrêmement difficile, surtout lorsqu’il s’agit d’actes approuvés par les Nations Unies. Il n’y a donc, pour l’instant, aucune opportunité ou intérêt particulier à modifier la composition des participants aux négociations de Minsk.

On parle maintenant d’organiser une réunion au Format Normandie dans un proche avenir. Qu’en attendez-vous ?

À mon avis, avant de parler de nouvelles solutions, nous devons mettre en œuvre les recommandations existantes issues des sommets précédents. Deux réunions au Format Normandie ont eu lieu en 2015 et 2016. Lors de la première réunion, les dirigeants du Format Normandie ont mis au point la formule Steinmeier. Mais depuis 2016, elle n’a pas fait l’objet d’un accord, elle n’a même jamais été discutée lors des réunions du Groupe de contact. Kiev trouve des excuses à chaque réunion pour éviter le dialogue sur cette question.

Par conséquent, il me semble qu’organiser une réunion au Format Normandie pour la troisième fois et discuter, en fait, des mêmes recommandations que celles qui ont déjà été faites lors des deux premiers sommets – c’est une perte de temps. Tout d’abord, nous devons amener l’Ukraine à mettre en œuvre les instructions qui ont déjà été données lors des réunions précédentes.

Je voudrais également souligner que le Format Normandie est un mécanisme de contrôle. La principale plateforme de négociation se trouve à Minsk, puisque ce n’est que là que les deux parties du conflit – le Donbass et Kiev – se rencontrent directement. Tout d’abord, il est nécessaire d’établir un dialogue direct et constructif entre les parties directes du conflit. Pour l’instant, toutefois, cette discussion de fond n’a pas lieu en raison de la réticence persistante des représentants ukrainiens à entamer une discussion productive.

Source : RIA Novosti
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider


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15 réactions à cet article    


  • Guy19550 Guy19550 19 septembre 13:04
    Inclure les États-Unis dans les négociations sur le Donbass n’a aucun sens. 

    Cela permettrait de redistribuer les cartes, le sens est là.


    Qui incluriez-vous si vous aviez une telle opportunité ?

    Elle n’a pas répondu, je vais le faire à sa place, il faut quelque chose d’oposé aux cowboys et aux brits, je propose la Chine !




    • Christelle Néant Christelle Néant 19 septembre 13:09

      @Guy19550
      Ces négociations sont déjà extrêmement difficiles si on ajoute les USA ca va se transformer en bloubiboulga infâme qui n’avancera plus, et si on ajoute la Chine, ca va se transformer en terrain de déclaration de guerre....


    • Guy19550 Guy19550 19 septembre 13:24

      Ce n’est pas moi qui ait inventé la diplomatie, si on a parlé dans la presse des cowboys et des brits, c’est justement pour influer sur le conflit. A nom de la même diplomatie, ce serait normal d’y mêler la Chine et comme les cowboys ne sont pas seuls, pourquoi pas la Corée du nord en plus ???

      Vous avez cependant raison sur le fait que ni la présence des cowboys, ni des chinois ne vont pas simplifier les choses. Mais, quand on en vient à parler d’étendre le groupe des quatre, en y apportant des cowboys et des brits, faut bien une contre-partie et grâce à la contre-partie, les cowboys vont reculer et ne plus insister. Je n’ai aucun doute sur le fait que les ukrainiens vont encore essayer d’y inclure les cowboys et les brits, alors autant être clair de suite pour la réponse à donner. Vous voulez étendre le groupe, alors nous aussi !


      • Christelle Néant Christelle Néant 19 septembre 13:28

        @Guy19550
        Non la réponse est encore plus simple. Comme l’a dit la ministre, le format de négociation a été acté par l’ONU. Point, fin de l’histoire.


      • Guy19550 Guy19550 20 septembre 06:07

        @Christelle Néant

        Vous avez raison et d’ailleurs bien que ma vue des choses soit je pense correcte, je vis depuis des années avec une psychose (un peu masquée par les médicaments et je continue à voir l’extrème des choses de manière très aigue). Ce qui m’ennuie avec votre point de vue bien que correct, c’est que cela n’élimine pas les prochains larguages de l’extention du groupe des quatre. Bref, je sais cela, mais je dois vivre avec. Celui qui a fait l’interview avec Nathalia a bien de la chance car c’est une personne intéressante à analyser. 


      • Guy19550 Guy19550 19 septembre 13:28
        Stanitsa Louganskaya - Retrait accompli et Kiev accepte de réparer le pont

        Acceptation ??? pour encore combien de jours ???

        La réunion du groupe des quatre est reportée de manière indéfinie selon Tass.


        • JP94 19 septembre 16:40

          Si le traité de paix (un comble au sein d’un pays) est signé, ça ne garantit rien, surtout si les Etats-Unis, qui sont les instigateurs du coup d’Etat fasciste, se posent en garants. C’est le pays qui a mené le plus de guerres depuis qu’il est né ... dans la guerre. Il a déjà envahi la Russie au moment de la Révolution, donc sans pouvoir prétendre qu’il était aucunement menacé ...alors que pour intervenir en 1914, il s’est moins précipité...puisqu’ils ont débarqué en avril 1917...

          Par contre en juin 1918, ils attaquent par la Sibérie et par le Nord-Ouest, pour mater la Révolution...et ils restent 2 ans avant de perdre cette guerre impérialiste. C’est une grosse défaite quand on attaque à 14 face à un peuple qui subit la guerre depuis 1914, et veut la paix. Les Russes n’ont pas oublié.

          Mais à propos d’accords de paix dans une « guerre civile » ( c’est une guerre de classe avec intervention étrangère, en fait), prenons les accords de paix de Colombie signés à la Havane entre le gouvernement réactionnaire de Santos et la Guérilla FARC.

          Santos a eu le Prix Nobel de la Paix ... pas les FARC, et pourtant, qui y laisse sa peau pour résoudre le conflit ? 

          Car, que s’est-il passé depuis ? Mais les FARC désarmées se font assassiner et Duque, le président fasciste s’en lave les mains : le sale boulot est fait par les paramilitaires ou de façon couverte, par l’Armée, avec des conseillers militaires israéliens et nord-américains, avec usage de gaz. Les zones FARC sont occupées par les paramilitaires qui y font régner la terreur et assassinent les paysans qui refusent d’être spoliés de leur terre ( origine du conflit colombiens, les FARC étant des milices d’autodéfense paysanne à la base). 

          Que fait l’ONU ? rien.

          Que fait l’UE ? rien, ils cassent du Maduro. 

          Donc cette paix sous égide US et avec des fascistes avoués ou non me semble illusoire. Seul l’effondrement du régime de Kiev peut amener la paix, avec une inversion : les fachos restent dans des poches occidentales, tandis que le reste d pays est libéré des fascistes. 


          • Christelle Néant Christelle Néant 20 septembre 12:59

            @JP94
            Je n’aurai clairement aucune confiance en un traité co-signé par les USA. On a vu le temps qu’a duré le traité avec l’Iran....


          • volèm rien 19 septembre 20:40

            les colons anglais du nouveau monde devraient plutôt songer a rendre les territoires qu’ils ont volés aux habitants qui peuplaient ces terres, et qu’ils aillent se faire bien enculer en même temps.


            • Guy19550 Guy19550 22 septembre 12:39

              Pour Christelle (les infos sont encore à vérifier car c’est déjà de l’ancien dans ma tête), mais le noeud du problème est lié au gaz :

              Dimanche 22/09/2019
              Je n’ai encore rien vu comme prise de position des ukrainiens à la suite de la décision européenne de reporter la discussion du groupe des quatre pour une durée indéterminée. Il y a plus d’articles sur le gaz en ce moment et surtout sur la guerre électorale américo-américaine, maintenant liée une nouvelle fois à l’Ukraine : https://www.politico.com/story/2019/09/21/trump-ukraine-biden-1507051
              Ce Biden était déjà là en 2014, toujours le premier, un peu partout et en toutes les occasions, déjà le lendemain du putch, une apparition publique ! Il en a fait tellement, que je l’ai appelé, le bidet ambulant.
              Encore combien de mois faudra t-il attendre pour évoquer une nouvelle ingérance des russes dans les élections américaines ? Avec les cowboys, on sait que tout est possible et ce n’est qu’une question de temps. Un autre lien : https://edition.cnn.com/2019/09/21/europe/ukraine-trump-analysis-intl/index.html
              Et encore un : https://www.buzzfeednews.com/article/hayesbrown/trump-ukraine-biden-giuliani-whistleblower-explain

              Pour ceux qui ne voient pas le lien avec la politique des américains, je renvoie à ce lien : https://en.wikipedia.org/wiki/Burisma_Holdings

              Moi j’ai en plus d’autres sources que j’ai pu recueillir en suivant les infos au quotidien. La plupart des investisseurs américains ont arrêté les investissements à la suite de l’évolution du conflit vers la guerre civile. Par ailleurs, pendant que la guerre civile faisait rage, il y a eu des territoires perdus et des territoires repris. Dans un des territoires repris, les républiques ont trouvé du matériel de recherche ainsi que des données partielles et cela concernait directement le gas de schiste. Les informations ainsi retrouvées ont montré que le départ des américains en cet endroit s’est fait avec précipitation. Au même titre, des armes américaines avaient été retrouvées à l’aéroport de Donetsk pour lequel les terroristes de Kiev étaient aussi parti en laissant tout sur place.


              • Christelle Néant Christelle Néant 22 septembre 21:45

                @Guy19550
                Pour l’instant les discussions tripartites sur le gaz sont un échec, et le gaz de schiste dans le Donbass est une baudruche qui se dégonfle car les chiffres des réserves avaient été très largement surestimées....


              • Guy19550 Guy19550 27 septembre 08:07

                @Guy19550

                On est plusieurs à suivre en Belgique le cas du bidet ambulant et ce lien m’a été communiqué : https://www.tvanouvelles.ca/2019/09/26/ce-que-lon-sait-sur-les-activites-dhunter-biden-en-ukraine

                En fait, ce lien ne contient rien d’intéressant, mais il fait partie de l’histoire. Le lien le plus intéressant est le lien wiki que j’ai donné juste avant, car il laisse entrevoir une possible activité entre les polonais et l’Ukraine de par les changement au CA.
                (conseil d’administration). Et les dates sont importantes, le reste c’est du vent.

                Du vent ici aussi pour ce qui est des deux experts ukrainiens, autant les remplacer par des gosses de 6 ans, leur travail aurait été mieux fait.

                Je ne suis pas particulièrement intéressé par la corruption, je peux dire que je m’en tape. Mais ce qui est important, c’est le changement au CA et la possible arrivée à la présidence du bidet ambulant pour la suite. En tout cas, le procureur avait bel et bien été remplacé et son remplaçant a été un homme de main de tonton, n’ayant aucune formation juridique.


              • Guy19550 Guy19550 23 septembre 11:44

                Selon les nouvelles pour le gaz, si on ne regarde que le résultat de septembre, oui c’est un echec car rien n’a


                • Guy19550 Guy19550 23 septembre 11:45

                  ma tartine a été perdue !

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