• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Négociations entre la Russie, les États-Unis et l’OTAN – Quel (...)

Négociations entre la Russie, les États-Unis et l’OTAN – Quel résultat ?

Du 10 au 12 janvier 2022, la Russie, les États-Unis et l’OTAN, ont discuté des demandes faites par Moscou en matière de sécurité militaire sur le continent européen, et entre autre l’exigence de cesser l’extension de l’alliance vers l’est. Sans surprise, les positions des deux parties étant diamétralement opposées, et chacun campant sur ses positions, ces négociations n’ont abouti à rien de concret, et il est à craindre qu’elles ne se poursuivent pas.

JPEG

La Russie dépose ses exigences de sécurité vis-à-vis des États-Unis et de l’OTAN sur la table

En décembre 2021, Moscou a envoyé à Washington un projet d’accord concernant les garanties de sécurité entre la Russie, les États-Unis, et surtout l’OTAN. Ce projet était en fait plus des exigences de la partie russe qu’une base de négociation, comme l’a très bien souligné Dmitri Orlov dans une analyse récente.

La Russie, dont la légendaire patience est arrivée à bout, a décidé de tracer les lignes rouges que les États-Unis et l’OTAN ne devraient pas franchir s’ils veulent éviter que la situation ne dégénère totalement en Europe. N’arrivant pas à faire entendre ses exigences par la voie diplomatique habituelle, et les Occidentaux étant manifestement bouchés à l’émeri, Moscou a décidé de taper du poing sur la table avec des exigences claires, et rendues immédiatement publiques, pour que Washington ne puisse pas prétendre n’avoir rien reçu.

Voici en résumé les exigences russes concernant l’OTAN :

Projet d'accord entre la Russie, les États-Unis et l'OTAN

Les exigences principales sont :
– De retirer les troupes et armes de l’OTAN déployées dans les pays devenus membres de l’alliance après 1997 (en rose sur la carte).
– De ne pas déployer de missiles terrestres à portée intermédiaire et à plus courte portée dans des zones à partir desquelles la Russie peut être touchée.
– De ne pas mener d’exercices de grande ampleur près de sa frontière.
– D’améliorer le mécanisme de prévention des incidents en mer Baltique et en mer Noire.
– D’exclure toute nouvelle expansion de l’OTAN, y compris l’adhésion de l’Ukraine, et d’autres anciennes républiques soviétiques.
– De renoncer à s’engager militairement en Ukraine et dans d’autres pays d’Europe de l’Est, du Caucase et d’Asie centrale.

D’autres exigences concernaient directement les États-Unis, et dans le cadre d’un accord auraient aussi été applicables à la Russie :
– L’interdiction de déployer des armes nucléaires à l’étranger, et l’obligation de ramener sur son territoire celles qui avaient été déployées.
– La liquidation des infrastructures nucléaires à l’étranger.
– Ne pas entraîner des spécialistes venant de pays non dotés de l’arme nucléaire, et ne pas mener d’exercices ou d’entraînement impliquant des armes nucléaires.
– Interdiction de déployer des missiles terrestres à portée intermédiaire et à plus courte portée dans une zone depuis laquelle la Russie peut être touchée.
– Interdiction d’installer des avions de combat et des navires de guerre dans une zone depuis laquelle l’autre partie peut être touchée.
– Nécessité de se mettre d’accord sur la distance maximum applicable aux deux derniers points.
– Interdiction de développer une coopération militaire, d’utiliser les infrastructures ou de créer de nouvelles bases militaires dans les anciennes républiques soviétiques.

Des négociations qui n’ont abouti à rien

Sans surprise pour la plupart des analystes sérieux, les négociations qui ont eu lieu du 10 au 12 janvier 2022 n’ont abouti à aucun résultat concret. Je vous épargnerai l’analyse en détail de la déclaration grandiloquente de Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’OTAN, qui est remplie d’inversions accusatoires à un niveau stratosphérique.

Il fallait oser prétendre que la Russie a violé le traité FNI, alors que ce sont les États-Unis qui s’en sont retirés les premiers, ou nous expliquer sans trembler des genoux que la Russie a un long historique d’utilisation de la force contre ses voisins, alors que l’OTAN et l’armée américaine ont une liste d’agressions militaires contre d’autres pays longue comme un jour sans pain (ex-Yougoslavie, Syrie, Irak, Afghanistan, Libye, etc).

La cerise sur le gâteau fut son affirmation que l’OTAN apporte la liberté et la démocratie et n’est pas dangereuse pour la Russie. Je pense que les pays envahis ou bombardés par l’OTAN et l’armée américaine ont un autre avis sur la question. Et concernant la menace que représente l’OTAN pour la Russie, elle a été parfaitement résumée par le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Grouchko.

« La politique et le renforcement militaire de l’OTAN sont axés sur le fait de contenir la Russie. Il s’agit d’une énorme allocation de ressources, il n’est pas caché que c’est l’objectif principal de l’alliance, et ce fait même est destructeur pour les tentatives de construire une sécurité paneuropéenne basée sur des principes différents  », a-t-il déclaré.

Lors de ces discussions, l’OTAN s’est arc-bouté sur son principe de « porte ouverte » en disant que c’est à chaque pays de décider s’il veut rejoindre l’alliance ou non, montrant ainsi qu’elle ne se soucie que de ses intérêts, sans prendre en compte ceux des autres pays, dont la Russie.

Pour ceux qui ne voient pas où est le problème, imaginez que la Russie installe des missiles à Cuba, ou au Mexique. Quelle serait la réaction des États-Unis ? La même que la réaction de Moscou face à l’avancée de l’OTAN vers ses frontières. Comme le dit si bien le proverbe : « ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’ils te fassent  » !

Le problème est que les États-Unis et l’OTAN n’ont pas compris qu’on ne peut pas se comporter comme un sagouin avec une puissance nucléaire comme la Russie. Négliger de prendre en compte ses intérêts, et ses craintes en matière de sécurité, expose à un risque extrêmement élevé d’escalade militaire en Europe.

Et tant les États-Unis que l’OTAN semblent ne pas avoir compris que ces sessions de discussion étaient potentiellement leur dernière chance d’éviter un tel scénario, et pas juste une réunion pour se dire qu’on n’est pas d’accord. Une attitude délétère qui s’est révélée avec l’annonce que la Finlande et la Suède voudraient aussi rentrer dans l’alliance, ainsi que la « fuite » dans la presse d’une information sur le fait que les États-Unis prépareraient des sanctions très dures contre la Russie, et contre Vladimir Poutine lui-même !

J’aimerais vraiment savoir ce qu’espérait Washington et l’OTAN avec de telles déclarations ? Faire monter les enchères ? Faire peur à la Russie ? La seule chose qu’ils ont réussi à faire avec ces âneries c’est de conforter Moscou dans l’idée que les Occidentaux prennent les Russes pour des cons et qu’ils ne comprendront que la manière forte. Car prendre des sanctions contre le Président russe aboutirait au mieux à la rupture totale des relations entre les États-Unis et la Russie, et au pire pourrait être considéré comme une déclaration de guerre ! Il semble qu’à Washington et à Bruxelles ils n’ont pas bien compris les conséquences que cela engendrerait !

Si les États-Unis espèrent ainsi contraindre la Russie à ne pas intervenir, et libérer ainsi un boulevard à l’Ukraine pour une solution militaire dans le Donbass, il faut qu’ils changent rapidement de « spécialistes de la Russie ». Parce que la seule chose à laquelle cette tentative de chantage va aboutir, c’est d’aggraver la situation, non seulement dans le Donbass et en Ukraine, mais aussi sur l’ensemble du continent européen.

En proposant de poursuivre les négociations lors d’autres réunions, de discuter des points secondaires comme les questions sur le déploiement des missiles en Europe, et de rouvrir la mission russe au sein de l’OTAN, et le bureau de l’alliance à Moscou, il est évident que les Occidentaux cherchent juste à procrastiner, faire traîner en longueur les discussions au maximum, sans avoir aucunement l’intention de se plier aux demandes russes (c’est-à-dire la même méthode que celle de l’Ukraine concernant l’application des accords de Minsk).

Si la Russie n’a toujours pas indiqué s’il y aura une nouvelle session de discussion, c’est parce qu’elle est bien consciente du jeu auquel jouent les États-Unis et l’OTAN. C’est pour cela qu’elle a exigé que le camp occidental fournisse rapidement par écrit sa position, et les justifications de leurs refus concernant les demandes russes.

Ce n’est qu’une fois ce document reçu (les États-Unis ont promis qu’il sera fourni dans une semaine) que la Russie pourra potentiellement justifier de ne pas poursuivre de telles discussions stériles. Si elle l’avait fait immédiatement après la réunion, les Occidentaux auraient pu dire « vous voyez la Russie ne veut pas négocier ».

En exigeant que les États-Unis et l’OTAN justifient par écrit leur position, la Russie se donne les moyens d’argumenter son potentiel futur refus. Car ne nous y trompons pas, la Russie n’attendra pas jusqu’à la saint Glinglin une réponse ou que la situation se débloque par magie. Comme l’a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, la Russie veut du concret, pas des négociations pour le plaisir de se réunir et de discuter.

Et proposer de rouvrir les représentations de chaque partie et de discuter des points secondaires tout en refusant d’aborder les points principaux des demandes de la Russie, montre que les États-Unis et l’OTAN n’ont rien compris à ce qui se joue. Ce qui se reflète dans la déclaration acerbe du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui a déclaré que « l’OTAN montre actuellement une totale incapacité à négocier ». Ces discussions ont aussi révélé selon lui «  une confrontation sérieuse sur la scène mondiale, une tentative de l’Occident d’affirmer sa domination  ».

Je pense pour ma part que ces négociations sont vouées à l’échec à cause de l’incapacité de l’Occident de comprendre que le monde a changé, et devient de fait multipolaire. Finie l’époque où Washington dictait sa conduite à Moscou.

Réaction de la Russie après les négociations avec les États-Unis et l’OTAN

Car la Russie a été très claire sur le fait qu’elle répondra à toute action de l’OTAN contre elle, et que cela pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour la sécurité européenne.

« Si l’OTAN passe à une politique d’endiguement, cela signifie qu’il y aura une politique de contre-endiguement de notre part ; s’il y a intimidation, il y aura contre-intimidation ; s’il y a recherche de vulnérabilités dans le système de défense de la fédération de Russie, cela signifie qu’il y aura recherche de vulnérabilités dans l’OTAN. Ce n’est pas notre choix, mais il n’y aura pas d’autre solution si nous ne parvenons pas à inverser le dangereux cours actuel des événements  », a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Grouchko, après la réunion du conseil OTAN-Russie.

Il a ajouté qu’une « nouvelle dégradation de la situation pourrait entraîner les conséquences les plus imprévisibles et les plus graves pour la sécurité européenne ».

Comme l’a dit le porte-parole du parlement russe, Viatcheslav Volodine, «  aujourd’hui, Washington est comme un éléphant dans un magasin de porcelaine – détruisant le système de sécurité internationale, qui a été longuement et minutieusement construit pour éviter une répétition de la Seconde Guerre mondiale ».

«  Ce sont les États-Unis qui se sont retirés unilatéralement des grands accords internationaux qui permettaient de maintenir l’équilibre militaro-stratégique dans le monde : le traité ABM, le traité sur l’élimination des missiles à portée intermédiaire et à plus courte portée, le traité sur le ciel ouvert. Washington n’a pas non plus besoin de l’ONU : les États-Unis la contournent pour décider de bombarder des pays souverains et d’envahir le territoire d’autres États. Malheureusement, l’OSCE, qui en tant qu’institution est censée assurer la sécurité en Europe, se désagrège. Les États européens devraient être scandalisés : si quelque chose arrive, cela brûlera ici et non de l’autre côté de l’océan. Les États-Unis, qui poursuivent la politique de leur propre exceptionnalisme, ne pensent pas à la sécurité de leurs alliés  », a-t-il ajouté.

La situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui a été parfaitement résumée par Viatcheslav Volodine en conclusion de son post sur Telegram : « La sortie de cette situation et l’apaisement des tensions dans le monde dépendent désormais des actions des États-Unis. Ils devront soit soutenir les mesures de sécurité proposées par notre pays, soit assumer les conséquences éventuelles de l’absence de garanties. La réponse de Washington doit être concrète et étayée, sans pour autant faire traîner le processus.  »

Je pense personnellement qu’il ne faut rien attendre de positif de la position argumentée que les États-Unis et l’OTAN prévoient d’envoyer par écrit à la Russie la semaine prochaine. L’Occident est toujours coincé dans sa vision du monde issue de l’hégémonie temporaire que les États-Unis ont connu dans les années qui ont suivi l’effondrement de l’URSS.

Cette hégémonie temporaire leur est montée à la tête et leur a fait perdre tout sens des réalités, au point d’être incapables d’appliquer les méthodes (entre autre diplomatiques) qui ont permis d’éviter que la Guerre froide se transforme en annihilation nucléaire mutuelle. Toujours persuadés de leur supériorité, les États-Unis et leurs « alliés » européens sont incapables de se remettre en question et de réellement négocier avec la Russie, même si leur survie en dépendait.

Il faut donc s’attendre à ce que la situation dégénère d’une façon où d’une autre dès qu’il deviendra évident qu’il est impossible de négocier avec des gens qui se prennent pour Dieu…

Christelle Néant

Voir l'article sur Donbass Insider


Moyenne des avis sur cet article :  4.33/5   (18 votes)




Réagissez à l'article

56 réactions à cet article    


  • samy Levrai samy Levrai 14 janvier 09:21

    Les américains sont prêts à se battre jusqu’au dernier européen.


    • charlyposte charlyposte 14 janvier 12:22

      @samy Levrai
      Il y a 5 milliards d’humains en trop smiley j’imagine une suite inéluctable quoi qu’il en coûte ! hum.


    • yakafokon 14 janvier 16:31

      @samy Levrai
      Et la Russie de son côté, est prête à se battre...jusqu’au dernier nazi ukrainien !
      Si jamais la racaille de Pravy Sektor, Svoboda, du bataillon Azov, et des descendants de Stepan Bandera, a le malheur de s’en prendre aux civils ukrainiens du Donbass, qui pour une grande majorité détient un passeport russe, la Russie aura toute légitimité pour anéantir ces fascistes, en allant jusqu’à Kiev pour attraper le Führer et sa bande de criminels réfugiés à la Rada, et ça ne va pas trainer !
      Et ce n’est pas la population ukrainienne essentiellement russophone qui va s’en plaindre, bien au contraire ! Elle a tant souffert des massacres commis par ces nazis ! ( dignes descendants de ceux qui s’étaient engagés durant la seconde guerre mondiale dans les panzer-divisions de la Waffen SS, pour massacrer tous les juifs d’Europe ).
      Après, je verrais bien un bon petit tribunal de Nuremberg 2, pour virer définitivement ces déchets dans les poubelles de l’Histoire !
      Et je ne vois pas Jens Stoltenberg, cet inénarrable secrétaire général de l’OTAN, qui joue à Rambo devant les media, offrir sa poitrine aux balles de l’armée russe, pour défendre les nazis de Kiev !
      Il préfère de loin, que ce soient ces cons d’européens qui y aillent à sa place !
      Courageux, mais pas téméraire le mec ( il est le digne représentant d’un certain pays, dont je vous laisse deviner le nom ).


    • yakafokon 21 janvier 19:32

      @samy Levrai
      C’est exactement ça ! Il manque aux américains plusieurs qualités pour aller se battre :
      D’abord en avoir dans le froc, et ça n’est pas leur qualité principale ! C’est pourquoi ils ne font la guerre qu’aux pays qui ne peuvent pas se défendre...et encore ( si l’on en juge par les branlées prises au Vietnam et en Afghanistan, face à des combattants mal armés, mais déterminés, qui défendaient leur pays ). Ensuite parce qu’ils n’ont plus la possibilité de s’opposer militairement à la Russie, ou à la Chine. En effet, ils sont totalement dépassés sur le plan de la technologie militaire, et ils sont très loin de leur pays ! Alors, pour les approvisionnements...
      En outre ( et tout-le-monde a l’air de l’oublier ), la Russie est le pays au monde qui détient de loin, l’armement nucléaire le plus important !
      Les Etats-Unis ont un arsenal de 5.550 ogives de 455 kt ( dont 1.880 stratégiques, et 150 tactiques ).
      La Russie détient pour sa part 6.2550 ogives de 800 kt ( dont 2.000 stratégiques ), dont une bonne partie peut être à domicile par missiles hypersoniques ( Comme les Zircon qui volent à mach 9, tirés de sous-marins ) ou les Sarmat ( ICBM en silos enterrés ). En phase finale, les 10 ogives du Sarmat évoluent en épousant les reliefs du terrain, et ont des trajectoires erratiques avant d’atteindre leurs cibles, ce qui les rend impossibles à être interceptés, vu leur vitesse ( mach 27, soit 29.700 km/h ).
      Il en va de même pour le missile Avangard ! Et je ne parle pas de la Tsar Bomba !
      En résumé, si par extraordinaire il venait à l’idée des Alzheimer de Washington d’attaquer la Russie, si elle défend ses concitoyens contre les nazis ukrainiens qui se lancent dans une attaque massive contre les civils du Donbass ( qui ont un passeport russe maintenant ), je n’aimerais pas être à la place des forces américaines, où qu’elles soient !
      La Russie est comme tout bon ébéniste : elle peut vitrifier tout le territoire américain, et même passer une deuxième couche, pour finir le travail !
      Et ça empêcherait la cochonnerie de repousser !
      Mais inutile de s’affoler quand un malade mental parle, il suffit de ne pas l’écouter, tout en multipliant les précautions balistiques nécessaires !
      La Russie n’a pratiquement plus de dette extérieure, et ne commerce plus en dollars, alors les sanctions...


    • nono le simplet nono le simplet 14 janvier 14:03

      @samy Levrai
      connais tu la définition de democratie ?
      celle de Poutine ou la vraie ?


    • charlyposte charlyposte 14 janvier 14:09

      @nono le simplet
      Selon moi celle de Poutine est la bonne smiley


    • nono le simplet nono le simplet 14 janvier 14:16

      @charlyposte
      Selon moi celle de Poutine est la bonne

      bé oui ... selon toi ... c’est bien ça le problème ...


    • samy Levrai samy Levrai 14 janvier 14:19

      @nono le simplet
      Ben elle est où ta définition ? j’aimerais tellement savoir si nous sommes en democratie et si la Russie n’en est pas une.
      Explique moi.


    • charlyposte charlyposte 14 janvier 14:24

      @nono le simplet
      N’oublie jamais que la démocratie c’est avant tout 51% du peuple pour valider une loi et autant pour valider une élection smiley... micronos élu par défaut avec moins de 20% des voix... cherche l’erreur au lieu de jouer les intellos smiley merci.


    • pemile pemile 14 janvier 14:27

      @samy Levrai « j’aimerais tellement savoir si nous sommes en democratie et si la Russie n’en est pas une. »

      Un premier essai facile à faire sur un AgoraVox russe, traiter Poutine de tarlouze et le gouvernement d’escrocs aussi souvent qu’ici ?


    • samy Levrai samy Levrai 14 janvier 14:55

      @pemile
      D’abord la democratie ce n’est pas cause toujours comme tu sembles le croire, ouvre donc un dictionnaire et lis les mots qui sont imprimés plutôt que croire à des idioties.
      Après si tu savais de quoi tu parles tu saurais que tu peux dire ce que tu veux aussi en Russie, l’URSS a disparu depuis 1990 il serait peut être temps de te tenir au courant.


    • pemile pemile 14 janvier 15:23

      @samy Levrai « D’abord la democratie ce n’est pas cause toujours comme tu sembles le croire »

      Ca, merci, je sais, mais tu peux imaginer une démocratie sans liberté aucune d’expression ?


    • Christelle Néant Christelle Néant 14 janvier 15:39

      @pemile
      Parce que vous croyez que personne ne critique ouvertement Poutine en Russie ? LOL Le premier parti d’opposition ce sont les communistes et croyez moi ils sont pas tendres avec lui.


    • pemile pemile 14 janvier 15:55

      @Christelle Néant « Parce que vous croyez que personne ne critique ouvertement Poutine en Russie ? »

      Salut, j’ai répondu à un post sans faire attention que c’était sur ton article.

      Pour te répondre, je pense qu’il faut quand même mieux prendre des pincettes pour critiquer Poutine, et le faire avec respect. Et qu’il faut mieux aussi éviter de parler de certains sujets sensibles d’état.

      Il pourrait exister un forum où Poutine serait traité de tarlouze à répétition ??


    • Christelle Néant Christelle Néant 14 janvier 16:08

      @pemile
      Sans aller jusqu’à le traiter de tarlouze y en a des endroits où ca le critique ferme sur internet. Suffit de chercher.


    • skirlet 14 janvier 16:15

      @pemile
      Si j’ai bien compris, vous affirmez que la liberté d’expression est absente en Russie sans avoir étudié la question ?


    • skirlet 14 janvier 16:17

      @pemile
      Si j’ai bien compris, vous affirmez qu’il n’y a pas de liberté d’expression en Russie sans avoir étudié la question ?


    • pemile pemile 14 janvier 16:18

      @skirlet « Si j’ai bien compris, vous affirmez »

      Ca commence mal, tu m’as vu affirmer quelque chose ?


    • Xenozoid Xenozoid 14 janvier 16:25

      @pemile

      pemile n’affirme rien il pose des questions qui t’amene a douter de tes doutes,lui n’a pas de doutes,il ne pense pas , il sait, il est la pour te faire douter...
      c’est pour cela que dsicuté avec pipile est une guerre de tranchées...,il cutive bien ses morts ...

      surtout les clicks...succes


    • skirlet 14 janvier 16:27

      @pemile
      Et ça : "je pense qu’il faut quand même mieux prendre des pincettes pour critiquer Poutine, et le faire avec respect. Et qu’il faut mieux aussi éviter de parler de certains sujets sensibles d’état«  ?
      Les questions insidieuses et les »je pense" sont une technique d’affirmation bien connue.


    • pemile pemile 14 janvier 16:39

      @skirlet « Les questions insidieuses et les »je pense » sont une technique d’affirmation bien connue."

      Tu le dis sur un ton si affirmatif que je ne vais pas oser te contredire.

      J’arrête donc de penser chef !

      Adieu chef !


    • pemile pemile 14 janvier 16:43

      @skirlet
      Sinon, pour info, je suis content que la Russie se redresse et résiste aux « mesures et sanctions » hypocrites de l’UE


    • Krokodilo Krokodilo 14 janvier 16:59

      @pemile Euh... chez nous, si on dit ça de Macron, on va direct en garde à vue pour outrage au chef de l’Etat. Et on en sort avec une bonne amende ou des travaux d’intérêt général.


    • skirlet 14 janvier 17:17

      @pemile
      Ah bon, vous avez vu dans mon message la dissuasion de penser ? Au contraire : il paraît que penser avant de parler est une bonne chose. Et chercher des infos avant d’affirmer quoique ce soit est encore mieux ;)


    • pemile pemile 14 janvier 17:22

      @skirlet « Et chercher des infos avant d’affirmer quoique ce soit est encore mieux »

      Désolé chef, mais je n’ai rien affirmé.

      Et j’ai bien compris que dire « je pense que » est prohibé, chef

      J’recommencerai pu, chef


    • pemile pemile 14 janvier 17:23

      @Krokodilo « Euh... chez nous »

      C’est où ton chez nous ?


    • roman_garev 14 janvier 18:27

      @pemile
      « Un premier essai facile à faire sur un AgoraVox russe, traiter Poutine de tarlouze et le gouvernement d’escrocs aussi souvent qu’ici »
      Vous avez la possibilité d’aller à l’un des dizaines ou centaines de sites russes soi-disant d’opposition pro-occidentale, p.ex., celui de la station radio Écho de Moscou (oui-oui, de Moscou, et pas de Washington ou de Munich) et lire n’importe quel blog ou article et les commentaires de ses lecteurs en utilisant le traducteur Google du français ee russe. Votre surprise n’aura pas des limites... Ne voulant pas répéter les noms dont on traite Poutine là-bas, je vous laisse la joie de cette découverte.


    • skirlet 15 janvier 01:10

      @pemile
      Ne vous inquiétez pas : certaines personnes ont des problèmes avec la compréhension. C’est également votre cas, mais je vois que vous avez appris à vivre avec.


    • charlyposte charlyposte 14 janvier 11:52

      L.OTAN EST UN ATTRAPE MOUCHE smiley toujours plus haut pour se battre contre les faibles et carpette au souk pour se battre contre les plus forts smiley hormis celui d’agiter le chiffon de la peur pour rallier les lobotomisés défazzzés et incultes à souhait.... etc...etc  smiley MDR.


      • skirlet 14 janvier 13:13

        J’ai vu à la télé un type de Science-Po qui affirmait : « L’Otan n’a jamais attaqué personne ».


        • charlyposte charlyposte 14 janvier 13:42

          @javanais
          En volant en 1943 tous les dossiers de TESLA qui voulait l’énergie gratuite pour tout le monde !!! hum, on en est loin via les bagnoles TESLA smiley j’imagine TESLA sortir de sa tombe en pestant cette arnaque smiley


        • samy Levrai samy Levrai 14 janvier 13:57

          @javanais
          Comme tu dis agression de pays souverains sans mandat de l’ONU, Yougoslavie, Irak, Syrie, Afghanistan, ... la liste est longue.


        • Christelle Néant Christelle Néant 14 janvier 15:56

          @skirlet
          Oh ben à écouter Stoltenberg l’OTAN est une oeuvre de charité presque.....


        • skirlet 14 janvier 16:13

          @Christelle Néant
          C’est comme dans une blague : « J’avais le temps et l’inspiration » smiley Sinon je ne les écoute pas, y se répètent et disent n’importe quoi.


        • yakafokon 14 janvier 16:59

          @skirlet
          Bof ! Les cons, ça n’est pas ce qui manque dans notre beau pays !
          Et il y en a même à Science-Pot ( de chambre, je suppose ).
          Avec un peu d’organisation, on pourrait même devenir le premier exportateur de cons de la planète ( en montant une petite Start-Up, par exemple ) !


        • skirlet 14 janvier 17:18

          @yakafokon
          Faut pas être chauvin smiley Les cons sont une denrée la plus répandue au monde.


        • skirlet 14 janvier 13:17

          Autre chose : un certain Sallivan a déclaré que les États-Unis répondront « fermement » au déploiement des armements russes en Amérique latine. Tiens, tiens...


          • charlyposte charlyposte 14 janvier 13:24

            @skirlet
            LOL smiley ... L.OTAN préfère s’attaquer aux moutons qui s’égarent sur le terrain du voisin smiley


          • skirlet 14 janvier 14:13

            @charlyposte
            S’il se limitait aux moutons, le monde s’en porterait mieux smiley


          • yakafokon 14 janvier 17:18

            @skirlet
            Qu’est-ce qui leur donne le droit de protester, si la Russie fait la même chose qu’eux en Mer Noire, en respectant le droit international ?
            De leur fameuse « réponse ferme » , la Russie s’en bat l’œil avec un tibia de céphalopode nyctalope à poils ras !
            Elle a les moyens technologiques militaires suffisants pour vitrifier les Etats-Unis...et même de passer plusieurs couches, si nécessaire !
            Mais les Etats-Unis ne sont pas ennemis de la Russie ( on ne fait pas la guerre à un pays auquel on achète 538.000 barils de pétrole brut Urals par jour, pour compenser l’erreur d’emmerder le Venezuela, leur principal fournisseur ).
            Mais la stratégie guerrière américaine et l’intelligence, ça fait deux !


          • skirlet 14 janvier 17:21

            @yakafokon
            Comment ça ?.. Ils sont zentils ! Et comme y sont gentils, y zont le droit de tout faire, parce que tout ce qu’ils font est gentil (sinon cf plus haut).


          • microf 14 janvier 14:03

            Pour moi ma chère @Christelle Néant, la faute est du côté de la Russie, car si la Russie avait intervenue en Ukraine á l´époque, le problème aurait été résolu.

            La Russie devrait en profiter maintenant au moment oú il ya ce problème du Covid 19 en Occident, mais la Russie sait ce qu´elle fait, et j´ai confiance en elle, je sais que la Russie va réagir.


            • charlyposte charlyposte 14 janvier 14:07

              @microf
              De toute façon... Poutine impose la règle du jeu... BIDEN ne sait pas jouer et de fait il va se coucher avec une tisane si possible smiley


            • skirlet 14 janvier 14:12

              @microf
              Sans une demande émanant du gouvernement ukrainien, elle ne pouvait pas intervenir. Les Occidentaux ont beau présenter la Russie comme un pays de non-droit, c’est faux... Et Yanoukovitch a eu trop confiance dans ses « alliés » qui lui promettaient monts et merveilles smiley


            • microf 14 janvier 23:49

              @charlyposte

              Entièrement d´accord avec vous.
              Toutefois se seront les Européens qui seront les dindons de la farce, car les Usa et la Russie vont bientôt s´entendre au détriment de l´Europe. la Nuland aura alors raison lorsqu´elle a dit "...the EU.


            • microf 14 janvier 23:52

              @skirlet

              La Russie á l´époque avait bien plus promit á l´Ukraine que l´Occident.
              Les promesses surtout occidentales n´engagent que ceux qui y croient, c´est bien fait pour lui.


            • skirlet 15 janvier 01:11

              @microf
              Les tentatives de s’asseoir entre les deux chaises échouent presque toujours smiley


            • Krokodilo Krokodilo 14 janvier 17:04

              très juste, la chute « qui se prennent pour Dieu ». Le côté messianique des USA, les habitudes du temps de la guerre froide font qu’ils se prennent toujours pour le leader du monde libre, bien que l’URSS n’existe plus et que la russie soit devenue capitaliste et coopère dans de nombreux domaines. Même après la guerre d’Irak sur un gros bobard, un-demi million de victimes civiles quand même, ils se voient toujours en faiseurs de paix et de démocratie !


              • Krokodilo Krokodilo 14 janvier 17:05

                Les gens qui parlent au nom de Dieu sont redoutables, on appelle ça des fanatiques, des intégristes  et y en a pas seulement dans le monde islamique.


                • hugo BOTOPO 14 janvier 18:48

                  A Christelle Néant et aux agoranautes prêts à s’enflammer et à s’étriper !

                  Et si on se replaçait sur l’échiquier mondial, à l’écoute des faits et de l’avenir des grandes puissances et donc de la planète.

                  Les USA affirment bien volontiers leur désir de contenir la volonté de puissance et d’extension économique, politique et militaire de la Chine. Le traité tripartite avec la GB et l’Australie va dans ce sens (avec une militarisation de l’Australie intégrée en équipements militaires totalement intégrés aux USA : exit la France)

                  Poutine ne dit rien sur ce sujet, n’exprime pas ses craintes et conserve des relations amicales sur le plan économique avec la Chine : dans ce cadre il ne peut renforcer et moderniser son potentiel militaire que pour répondre aux provocations de l’OTAN et des USA, et masser des troupes sur sa frontière ouest vers l’Europe et l’Ukraine.

                  S’il le faisait à l’Est ce serait pris comme des provocations belliqueuses envers la Chine !

                  Poutine qui s’opposait à la séparation du Kosovo de la Serbie en prétextant que le processus pourrait se reproduire ailleurs et déstabiliser des nations, a eu le tort pendant l’intervention de l’OTAN au Kosovo de ne pas récupérer la Crimée province russe depuis des siècles !

                  Malgré des sanctions économiques plus médiatisées qu’efficaces (au détriment souvent de l’UE et parfois de la Russie) les échanges sérieux continuent ; le gazoduc Nord Stream 2 indispensable à l’Allemagne pour se passer du charbon ne pourrait être remplacé que par la mise en place longue et coûteuse d’une grande chaîne de convoyage naval de gaz de schiste américain liquéfié : les Américains en seraient extrêmement satisfaits ! L’Allemagne continue à vendre ses voitures, Renault à y produire des autos, Airbus vend ses avions etc....

                  Donc pour que les USA puissent renforcer la puissance de l’Otan, intégrée à leurs propres forces, il faut maintenir de sérieuses tensions aux frontières, donc en Ukraine (et aussi avec la frontière des pays baltes) et ainsi « forcer » la Russie pays européen complémentaire de l’UE (de culture occidentale) à renforcer et développer sa puissance militaire !

                  Naturellement ni Biden, ni Trump, ni Poutine ne le crient sur les toits. Quant aux européens ils pataugent dans leur médiocrité et sont exclus des vraies discussions Est-Ouest !

                  Dans ce cadre, de bons articles d’analyses politiques, de reportages approfondis, comme celui de Christelle Néant contribuent à masquer la « Real politique » qui ne se préoccupe que de l’intérêt profond des Grandes Nations.


                  • roman_garev 15 janvier 08:02

                    @hugo BOTOPO
                    « Poutine qui s’opposait à la séparation du Kosovo de la Serbie en prétextant que le processus pourrait se reproduire ailleurs et déstabiliser des nations, a eu le tort pendant l’intervention de l’OTAN au Kosovo de ne pas récupérer la Crimée province russe depuis des siècles ! »
                    Bientôt vous allez attribuer à Poutine les actions de l’URSS en 1941-45... Ou bien en Russie de 1917.
                    L’intervention de l’OTAN au Kosovo a eu lieu en 1999, c’-à-d. à l’époque d’Eltsine, pas de Poutine.
                    Et en tout cas la Russie de l’an 1999 était trop faible pour pouvoir s’opposer à l’OTAN. Il lui a fallu plus de 20 ans pour cela.


                  • hugo BOTOPO 15 janvier 18:34

                    @roman_garev
                    D’accord pour la précision des dates : Poutine officiellement investi par Eltsine au 31-12-99 était en constante progression dans la haute administration russe depuis 1996. Il protégeait Eltsine et avait sa confiance et imposait ses vues en maître de l’ombre. Poutine n’a pas osé enclancher la sécession de la Crimée vers le retour à la mère-patrie, mais il a soutenu les mouvements séparatistes en Abkhazie et en Ossétie du sud démarrés six mois après l’indépendance du Kosovo, et voulant rester dans la sphère russe !


                  • Guy19550 Guy19550 14 janvier 20:40

                    Cela va encore se compliquer, il faut bien-sûr déployer des armes contre les avancée de l’Otan, mais dans l’esprit des occidentaux ces armes seront dirigées contre les emplacements jugés dangereux par la Russie et pas contre ceux qui tirent les ficelles. C’est là que cela devient subtil, il faut en effet aussi viser ceux qui tirent les ficelles, à savoir, Washington DC, Paris, Berlin, Bruxelles et Londres. Chaque emplacement armé par les occidentaux doit de ce fait être compensé par 6 au départ de la Russie. Quant à l’OSCE, je pense qu’un simple bâton de dynamite dans le cul des fonctionnaires devrait suffire pour en faire le nettoyage, à usage libre des gens qui se sentent lésés par leurs actions. Donc pour moi, la base de ces dialogues est en l’état actuel irrecevable.


                    • nemesis 15 janvier 12:07

                      Qui sait ce qui se trame réellement dans ce genre de réunions... Même s’il y avait des journalistes on ne saurait rien !

                      A part Yalta, le reste c’est le brouillard.


                      • Guy19550 Guy19550 15 janvier 17:19

                        @nemesis
                        C’est exact, mais on a des constats simples à faire, la Russie veut des résultats quelque soient ces résultats et les autres cherchent à gagner du temps et vont rester dans le flou artistique. C’est la raison pour laquelle la Russie veut une réponse écrite.


                      • Guy19550 Guy19550 15 janvier 17:30

                        @Guy19550
                        https://tass.com/world/1388555 C’est un écrit mais cela se limite au constat de la poursuite des dialogues alors que la Russie a déjà clairement indiqué ce qu’il en sera en cas d’échec. La poursuite des dialogues est parfaitement inutile, et on peut se poser la question du comment la Russie va réagir.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès