• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Nikola Mirkovic – L’Ukraine aujourd’hui n’est pas (...)

Nikola Mirkovic – L’Ukraine aujourd’hui n’est pas un État de droit

Nikola Mirkovic, un Français d’origine serbe, est le co-fondateur de l’association Solidarité Kosovo et le président de l’association Ouest-Est, qui vient en aide aux civils dans le Donbass. Passionné de géopolitique, Nikola Mirkovic est venu à plusieurs reprises dans le Donbass, entre autre en République Populaire de Donetsk, où il a été observateur lors des élections de novembre 2018. Il connaît bien la situation en Ukraine, et la guerre dans le Donbass dont il a pu voir les conséquences et la réalité à plusieurs reprises de ses propres yeux, et il commente régulièrement l’actualité pour plusieurs médias.

JPEG

Bonsoir Nikola Mirkovic, merci de nous accorder cette interview.

Bonsoir.

Je voudrais parler aujourd’hui de la situation de la liberté d’expression en Ukraine, après plusieurs scandales qui ont éclaté, de journalistes qui se sont vu refuser l’accès au territoire ukrainien, entre autre dans le cadre des élections présidentielles en cours. Le cas le plus médiatique a été celui de ce journaliste de la chaîne autrichienne ORF, Christian Wehrschütz. Finalement, après pas mal de pressions, entre autre de la ministre autrichienne des Affaires étrangères, Karine Kneissl, monsieur Wehrschütz va enfin pouvoir retourner travailler en Ukraine, où il travaille depuis plusieurs années. Mais d’autres journalistes, entre autre quatre journalistes tchèques, se sont vu refuser encore récemment l’accès au territoire ukrainien. Quel commentaire pouvez-vous faire sur la situation de la liberté de la presse en Ukraine, son évolution depuis le Maïdan ? Et qu’est-ce qui explique à votre avis cette réaction des autorités ukrainiennes vis-à-vis, principalement, des journalistes étrangers ?

Je pense que la première chose qu’on doit voir, c’est qu’il ne faut jamais oublier, ou jamais perdre de vue que dans le mouvement de l’Euromaïdan, le pouvoir a été pris par la force. C’est-à-dire que le processus démocratique n’a pas été respecté, et ça c’est l’origine même de la prise de pouvoir de Porochenko suite au Maïdan.

N’oublions pas que pendant le Maïdan, on a plus d’un millier d’atteintes vérifiées contre la liberté d’expression, plus de 78 journalistes qui ont été enlevés. On a eu une dizaine de journalistes qui ont été tués en Ukraine depuis le Maïdan. Donc ça nous permet de planter un peu le décor sur ce qu’est la liberté d’expression aujourd’hui en Ukraine.

Quand on regarde les rapports, que ce soit Human Rights Watch, que ce soit Reporters Sans Frontières, l’Ukraine est pointée du doigt. Dans le dernier rapport de Reporters Sans Frontières, l’Ukraine est à la 101e place, derrière le Panama, derrière la Tunisie, derrière le Mozambique. On est très loin des critères, on va dire, européens. Pour rappel l’Ukraine souhaiterait rentrer dans l’Union Européenne. L’Ukraine est parrainée par l’Union Européenne. En tout cas le gouvernement qui est en place aujourd’hui.

Pour autant, on sait que la liberté d’expression n’est pas respectée. Et on voit même que cela s’applique, s’adresse, également à des journalistes étrangers. Vous parlez de ce journaliste autrichien, des journalistes tchèques. On a également un journaliste suisse qui est en ce moment en train de faire une enquête sur la corruption au sein de la ligue de football professionnelle de l’Ukraine, et qui subit des menaces, des pressions.

Du coup ce sont des menaces, des pressions, qui sortent même des frontières de l’Ukraine, et montrent à quel point il y a des craintes justifiées concernant le respect de la liberté d’expression. Et on sait aujourd’hui que malheureusement les journalistes en Ukraine ne vivent pas dans un climat serein pour exprimer clairement ce qu’ils ont envie de dire à travers les médias.

Quelle est, à votre avis, l’origine de cette situation ? On a l’impression que c’est exacerbé par la campagne électorale présidentielle. Qu’est-ce qui fait tant peur aux autorités ukrainiennes vis-à-vis de tous ces journalistes étrangers ?

Je pense que, que ce soit les étrangers ou les journalistes ukrainiens, c’est un gouvernement illégitime. Il a pris le pouvoir par la force, et on sait qu’il n’est pas apprécié. On sait qu’il n’est pas apprécié dans une grande partie du pays. On le voit au premier tour des dernières élections, que le président sortant, Porochenko, fait un score médiocre. Donc il n’est pas apprécié.

Évidemment, quand on est un président pas apprécié, quand son bilan est lui-même médiocre, qu’est-ce qu’on fait ? Eh bien on contrôle les médias, et c’est ce qu’il fait depuis le début, pour essayer de se donner une légitimité, pour essayer de ne montrer que la partie dorée de sa présidence, mais qui n’existe quasiment pas. Et les Ukrainiens, comme les étrangers, sont de moins en moins dupes, et voient ça.

Je pense que ce qui est inquiétant c’est qu’il ne veut pas lâcher la barre. Il continue de se présenter. Il espère gagner au second tour, le président Porochenko, avec des méthodes, qui sont des méthodes de voyou, des méthodes de république bananière. Pas du tout des méthodes de république qui se voudrait démocratique, ou en tout cas, respectant au moins la liberté d’expression.

Donc ça je pense que c’est quelque chose qui est inquiétant. Et je pense que c’est bien, figurez-vous, que les journalistes étrangers le voient. Parce que, pour beaucoup de personnes, il y a une espèce d’omerta sur la situation en Ukraine, quand on regarde les médias de l’Ouest.

Et malheureusement c’est à travers des cas comme ceux-là, que cela nous permet de parler à l’Ouest des cas graves de non-respect de la liberté d’expression, des difficultés que rencontrent les journalistes ukrainiens. Et à travers ce qui arrive à ces journalistes tchèques, suisse, autrichien, ça nous permet de communiquer et il y a quand même quelques articles qui sortent, même dans les médias dominants, expliquant ou soulignant ce problème du journalisme et de la liberté d’expression en Ukraine.

Pourtant, dans ces articles, il semble que les grands oubliés ce sont ces journalistes comme Rouslan Kotsaba, ou Kirill Vychinski, qui est toujours en prison en Ukraine pour avoir simplement fait son travail. Puisque Kirill Vychinski est accusé de trahison pour avoir tout simplement décrit la guerre dans le Donbass comme étant une guerre civile, c’est-à-dire simplement dit la vérité. On a vu au premier tour des faits manifestes de fraudes assez massives un peu partout en Ukraine. Est-ce que vous pensez que cette volonté d’écarter les journalistes étrangers, comme la volonté des autorités ukrainiennes d’empêcher les observateurs russes de venir au sein de la mission d’observation de l’OSCE, vise à empêcher que ces histoires de fraudes ne sortent à l’étranger ? Justement mettre une omerta sur ces fraudes.

Tout à fait. C’est la méthode qu’ils emploient depuis le début. Souvenez-vous, on voyait les images du Maïdan, c’était soi-disant le peuple en liesse, le peuple qui voulait la démocratie pour dégager un oligarque.

Et puis on ne nous dit pas que le président qui est mis en place, l’est suite à des décisions qui ont été prises à l’ambassade des États-Unis à Kiev, quasiment trois semaines avant que le nouveau président prenne la place. On ne nous dit pas que le chef de la CIA est arrivé quelques semaines après l’arrivée de Porochenko au pouvoir. On ne parle pas de cette dizaine de morts de journalistes en Ukraine. On ne parle pas de la guerre au Donbass où il y a plus de 10 000 morts.

Il y a la volonté en ce qui concerne l’Ukraine de faire croire à l’Occident, en tout cas à l’Europe de l’Ouest, et au reste du monde d’ailleurs, que tout se passe bien, que c’était une véritable révolution démocratique, et que tout a changé.

On ne parle pas non plus de la situation économique catastrophique, des millions d’Ukrainiens qui fuient le pays aujourd’hui pour trouver juste de quoi vivre en Pologne, à l’étranger, en Union européenne, et beaucoup également en Russie. Pourquoi est-ce qu’on n’en parle pas ?

Depuis le début, c’est une histoire qu’on veut dorer, mais si vous voulez, c’est un décor d’Hollywood. Derrière ce décor d’Hollywood que nous montrent les médias dominants, on voit qu’il n’y a rien. C’est le vide. Il n’y a pas d’argent, il n’y a pas de démocratie, il n’y a pas de liberté d’expression. Ça c’est la réalité.

Et en essayant justement d’empêcher des journalistes étrangers de venir voir, en essayant de contrôler au maximum les élections, on voit que le gouvernement issu de la révolution du Maïdan est un gouvernement fantoche. L’Ukraine aujourd’hui n’est pas un État de droit.

Dans un état de droit, on n’a pas besoin de contrôler les journalistes. Le meilleur gagne, le perdant perd. C’est comme ça c’est l’histoire. Et c’est au peuple de choisir. Quand vous commencez à dire au peuple ce qu’il a le droit de voir, ce qu’il n’a pas le droit de voir…

N’oublions pas qu’en 2017, Porochenko a fait voter une loi interdisant l’accès au territoire ukrainien à plus de 1 200 journalistes, personnes, 400 sociétés ont été bannies. Pourquoi ? Parce qu’ils apportaient une vue contraire, une vue différente on va dire, d’un point de vue journalistique.

Et la plupart de ces personnes là sont des Russes, mais vous avez même des ONG américaines, comme Human Rights Watch, qui ont condamné, parce qu’ils se sont dit que là « Porochenko vous allez trop loin ». Même eux ont été choqués par ce que les Ukrainiens ont fait, parce que si vous n’avez pas de pluralité de la presse, vous n’avez pas de véritable presse. Et ça c’est un très grand danger, et ça montre ce qui était vraiment derrière le Maïdan. Et c’est grave, c’est vraiment grave pour les Ukrainiens.

Vous parlez justement de ces listes de personnes qui sont interdites d’accès au territoire ukrainien. Vous en faites désormais partie, suite à votre rôle d’observateur lors des élections en République Populaire de Donetsk, en novembre 2018. Vous-même et plusieurs personnes, c’est aussi mon cas, mais aussi celui de monsieur Thierry Mariani, sont désormais interdits d’accès au territoire ukrainien. Est-ce que pour vous, ça procède de cette même logique, c’est-à-dire de vouloir censurer l’information sur ce qui se passe dans les républiques populaires, qui sont hors du contrôle de Kiev ?

Bien sûr. Pourquoi doivent-ils interdire l’accès au territoire ? Pourquoi ne pas vouloir dialoguer ? Pourquoi ne pas vouloir discuter ? Il y a une guerre, il y a des différents. Je pense que lorsqu’on veut régler ces différents, la première des choses c’est de discuter.

Est-ce qu’ils pensent un seul instant qu’en m’empêchant d’entrer sur le territoire ukrainien, ça va régler quoi que se soit pour les Ukrainiens qui subissent la guerre, pour les habitants du Donbass qui subissent la guerre ? Ça sert à rien. Ce n’est que de la communication. C’est ridicule.

Ce qu’ils devraient faire c’est engager le dialogue. Il faudrait rappeler quand même à Kiev qu’ils sont signataires des accords de Minsk 2. La France est également un signataire de ces accords. Pourquoi est-ce qu’ils n’avancent pas ?

Porochenko était à Paris, il a discuté avec Macron, ces dernières heures, ces derniers jours. Pourquoi n’ont-ils pas discuté d’un projet de paix au Donbass ? C’est ça le but. Pourquoi est-ce qu’on est impliqués dans le Donbass aujourd’hui ? Parce qu’on veut la paix ! On n’a pas envie de voir une nouvelle guerre en Europe. Ce qui nous intéresse c’est la paix. Et ils ne veulent pas discuter avec ceux qui sont juste en train de commenter l’actualité, avec ceux qui font des blogs, avec ceux qui écrivent des articles, avec ceux qui écrivent des livres. Ils ne veulent pas discuter avec eux.

Quelle image veulent-ils donner de leur démocratie ? C’est ridicule, et ça se retourne évidemment contre eux. Quel mal faisons-nous avec nos claviers, nos stylos, nos discours ? Pas grand-chose. Je pense que lorsqu’on voit l’état de l’Ukraine aujourd’hui, s’ils voulaient donner une image de respectabilité, la première des choses ce serait d’engager le dialogue. Et le fait qu’ils ne veulent pas engager ce dialogue montre qu’ils ont des choses à se reprocher, et qu’en tout cas leur agenda, leur programme n’est pas clair, et que cette guerre est quand même quelque chose qui les arrange. Et ça c’est la triste vérité.

On a vu dans le cas, par exemple, de monsieur Wehrschütz que c’est surtout l’action de la ministre autrichienne des Affaires étrangères, Karine Kneissl, qui a vraiment été très active pour faire avancer ce dossier. Mais même s’il y a eu un petit peu des remarques de l’OSCE, entre autre de monsieur Harlem Désir, sur la situation de la presse en Ukraine, on a l’impression que c’est assez timide. On ne voit pas de réaction vraiment forte de la part de ces organisations comme l’OSCE, ou comme l’Union Européenne. Pourquoi quelque part ce silence de ces organisations qui, quand même, se posent en défenderesses justement des droits de l’homme et de la liberté d’expression ?

Parce que tout simplement, c’est Washington qui décide. Faut être clair. L’OSCE, l’Union Européenne, ne pèsent rien par rapport à Washington. Et si Washington décide de soutenir tel oligarque, si Washington décide de virer tel procureur… N’oublions pas que Joe Biden, Vice-Président des États-Unis, a fait dégager un procureur ukrainien, qui enquêtait sur des affaires de son propre fils en Ukraine. Et c’est Washington qui décide de ça. Donc c’est vous montrer le pouvoir de Washington dans ces décisions-là.

Je pense que personne ne se leurre, tout le monde sait que l’État ukrainien aujourd’hui est corrompu et qu’il est pauvre. Il y en a qui font beaucoup d’argent là-dessus, il y en a dont ça sert les intérêts géopolitiques, géostratégiques. Et c’est à Washington. Derrière vous avez des ministres français, vous avez même des ministres autrichiens ou même un président français, qui vont essayer de montrer qu’ils vont agir. Mais quel est le résultat ?

Quels sont les résultats de l’engagement de la France dans l’accomplissement de la paix au Donbass ? Il n’y a rien qui a été fait. Et pourtant c’est la France, et la France n’est pas un petit pays. La France est quand même un grand pays. La France devrait pouvoir user de tout son poids pour mettre fin à cette guerre. Que fait-elle ? Rien ! Elle ne peut rien faire, pas plus que Bruxelles, pas plus que l’OSCE, parce que c’est l’Amérique qui décide, et pour l’instant l’Amérique est très intéressée d’avoir une zone de conflit sur la frontière russe. Ça c’est la vérité. Et c’est pour ça que c’est si compliqué de changer les choses à Kiev, de changer l’état d’esprit qui règne aujourd’hui au sein du gouvernement ukrainien.

Je ne doute pas qu’il y ait des hommes de bonne volonté en Ukraine aujourd’hui. Mais tant qu’au-dessus d’eux régneront des personnes qui ferment les yeux sur la corruption, qui ferment les yeux sur le non-respect de la liberté d’expression, et des droits fondamentaux de l’homme, ce genre de situation va continuer. C’est triste pour les Ukrainiens. C’est triste pour l’Union Européenne, pour les européens, de se dire qu’on est impuissants dans cette situation, et que c’est vraiment Washington qui pilote tout cela.

Merci beaucoup Nikola Mirkovic. Bonne soirée à vous.

Merci.

Voir l’interview complète en vidéo :

Interview faite par Christelle Néant via Skype pour Donbass Insider le 14 avril 2019


Moyenne des avis sur cet article :  4.38/5   (13 votes)




Réagissez à l'article

5 réactions à cet article    


  • fogahusix 17 avril 10:03

    Bonjour,

    Infos sur un autre Français amis du donbass. 

    « L’ambassadeur » des séparatistes ukrainiens en France mis en examen pour proxénétisme

    Hubert Fayard a été interpellé le 2 avril. Il fait face à des accusations de proxénétisme et est actuellement incarcéré à la maison d’arrêt d’Aix-Luynes (Bouches-du-Rhône).
    Il y a un an et demi, Hubert Fayard ouvrait en grande pompe, à Marseille, la « représentation officielle » de la « République populaire de Donetsk » en Fance – en réalité en une simple association de loi 1901 occupant un petit bureau, avenue du Prado.

    Cet ancien responsable du Front national était devenu un sympathisant de la cause des rebelles prorusses du Donbass.Hubert Fayard doit désormais affronter une bourrasque d’un tout autre genre. Selon une information de l’agence russe RIA-Novosti, le responsable d’extrême droite fait face à des accusations de proxénétisme et est actuellement incarcéré à la maison d’arrêt d’Aix-Luynes (Bouches-du-Rhône). Selon le parquet d’Aix-en-Provence, l’homme a été interpellé le 2 avril, mis en examen le 4 avril et placé le même jour en détention provisoire. Une autre source judiciaire évoque sans plus de détails « des filles des pays de l’Est qui travailleraient pour lui ».

    Hubert Fayard est bien connu sur la scène d’extrême droite des Bouches-du-Rhône. Ancien du Front national, il avait été le premier adjoint de Catherine Mégret lorsque celle-ci était maire de Vitrolles. Il est aujourd’hui encarté chez Debout la France. En 2007, il avait ouvert une agence de rencontres, Amour de Russie, enregistrée à la même adresse que la « représentation » de la République populaire de Donetsk.


    • JC_Lavau JC_Lavau 17 avril 15:41

      @fogahusix : inscrit aujourd’hui. Aucun passé, aucunes références.


    • Christelle Néant Christelle Néant 17 avril 19:42

      @fogahusix
      Et un commentaire qui n’a rien à voir avec l’article par dessus le marché. Bref quand ca ressemble à un troll, que ca agit comme un troll, je considère ça comme un troll.


    • tuxuhikewi 17 avril 15:56

      Ce n’est pas un séide, ce n’est pas un nouveau. C’est un multi de l’auteur.


      • Guy19550 17 avril 16:02

        Je suis assez d’accord avec les propos tenus, de là à bénir les européens et à condamner les cowboys, je n’irai pas car je ne serait pas logique du fait que c’est très clair pour moi que lors du putch, les cowboys y tenait une place privilégiée alors que les européens n’avaient que le rôle de spectateur. Il y a malheureusement eu les choses dites par les européens après le putch et certaines de leurs décisions qui montrent bien que pour eux, il y a lieu d’être dans l’axe des cowboys.

        Ce qui me semble juste est de pendre les cowboys 2x et les européens 1x !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès