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Accueil du site > Actualités > International > OTAN et armement : la Suède ou le réalisme ordinaire

OTAN et armement : la Suède ou le réalisme ordinaire

Bien que pacifiste, diplomatiquement neutre et promouvant une gouvernance transparente et intègre, la Suède a une histoire militaire riche et une industrie de l’armement particulièrement compétitive, à l’image du fabricant d’avion Saab (et de son fleuron, le Gripen). De fait, le pays adopte un certain réalisme dans les relations militaires et économiques internationales. La vente des Gripen à l’armée suisse, il y a quelques années, a été un parfait exemple. Avion techniquement limité, il est pourtant choisi, de manière arbitraire, faisant porter sur la Suisse des risques financiers et industriels conséquents, au détriment de la sécurité du pays. En effet, il apparaît que l’appel d’offre est biaisé dès le départ, pour des considérations économiques et politiques. Celles-ci mettent de facto le Gripen comme seule possibilité financière acceptable pour la Suisse, primant sur l’évaluation technique des avions, dont les résultats sont déplorables pour l’avion suédois. Ainsi, Saab a parfaitement compris l’environnement politique suisse, marqué par la contrainte budgétaire, adaptant son offre et le discours induit. Effectivement, les Suédois se devaient de vendre le Gripen, à la fois pour l’emploi, la continuation de la production dans leur pays ainsi que pour avoir une référence à l’export.

Dans l’imaginaire collectif, la Suède est considérée comme pacifiste, diplomatiquement neutre et promouvant une gouvernance transparente et intègre. Pourtant, le pays possède une histoire militaire riche et une industrie de l’armement particulièrement compétitive, à l’image du fabricant d’avion Saab et de son fleuron, le Gripen. Loin des clichés et postures romantiques, la Suède s’avère en réalité adepte d’un certain réalisme dans les relations militaires et économiques internationales.

La Suède, un pays pas si neutre et non-aligné sur cela

Neutre lors des deux Guerres mondiales, la Suède réaffirme les principes de sa politique étrangère et de sécurité à la fin de la Guerre froide. Ainsi, le pays ne se considère plus seulement strictement neutre mais également militairement non-aligné.

Pourtant, la Suède participe, depuis 1994, au Partenariat pour la Paix (PPP) de l’OTAN, programme de coopération bilatérale entre l’organisation militaire et des partenaires euro-atlantiques pris individuellement. Or, il faut rappeler que l’OTAN est une organisation politico-militaire, créée par les Etats-Unis en 1949, dont la permanence et les buts sont actuellement sujets à débat, la menace soviétique provoquant sa création ayant disparu.

Concernant le PPP, ses objectifs sont de renforcer la stabilité, de réduire les menaces pour la paix et d’établir des relations de sécurité renforcées entre les différents membres. Depuis sa création en 1994, le PPP s’est intensifié et a vu son rôle opérationnel consolidé, notamment afin d’améliorer l’aptitude des forces de l’Alliance et des pays partenaires à participer ensemble à des opérations dirigées par l’OTAN. Or, devenant de plus en plus inclusif, le PPP met clairement en évidence une ambivalence entre les fondements de la politique étrangère de la Suède (neutralité et non-alignement) avec le fait de s’inscrire graduellement dans une organisation politico-militaire.

La Suède, un budget militaire important couplé à une base industrielle compétitive

De même, les principes de neutralité et de non-alignement s’accompagnent paradoxalement du maintien d’une force armée conséquente. Ainsi, le budget de la Défense représente généralement autour de 1,2 % du PIB (soit 6,2 milliards de dollars), ce qui en fait le plus important de tous les pays neutres dans le monde (notamment la Suisse, la Finlande ou encore l’Autriche). Même si la mission première des forces armées reste le maintien de l’intégrité territoriale et l’assistance à la population en cas de crise, les contributions de la Suède à la paix et à la sécurité dans le monde parachèvent cette idée de maintien d’une force militaire opérationnelle… et d’une base industrielle de défense performante.

Ainsi, la Suède représente annuellement 2 % de la valeur totale des exportations mondiales d’armement, soit environ 2 milliards de dollars, se retrouvant généralement entre la 8ème et la 11ème place du classement mondial. L’unique entreprise suédoise présente dans le SIPRI Top 100 des entreprises de défense est Saab (autour de la 25ème place), spécialisée dans l’aviation, les missiles et l’électronique de défense. L'entreprise a généralement 85 % de son chiffre d’affaire réalisé dans ce secteur (soit 3 milliards de dollars) pour un effectif de 13 000 personnes.

Un discours intransigeant sur la lutte contre la corruption, une réalité plus embrouillée

Sur son site dédié à la diplomatie publique, le gouvernement suédois met abondamment en avant ses grands principes, dont la lutte contre la corruption. A cet effet, il rappelle qu’il encourage le secteur privé à suivre les principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales et à appliquer les dix principes du Pacte mondial des Nations Unies. Le gouvernement les a même intégrés, depuis 2002, dans sa politique étrangère et commerciale (au sein du Ministère des Affaires étrangères).

De fait, la Suède et les entreprises nationales sont régulièrement récompensées pour leurs bonnes pratiques. Par exemple, l’Indice de Perception de la Corruption (1), publié chaque année depuis 1995 par Transparency International, classe la Suède dans les bons élèves (dans le Top 5 mondial). Toutefois, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) escamote quelque peu cette belle image, dans son rapport 2012 évaluant l’action des pays en matière de lutte contre la corruption internationale (2).

En effet, le marché mondial de l’armement est extrêmement concurrentiel et souvent sujet à des scandales de corruption d’élus et de décideurs. Or, la base industrielle de défense suédoise a besoin de contrats pour rester compétitive. Ainsi, les derniers clients – le Tchad, Brunei, le Pakistan, l’Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis… –, ces dernières années, sont loin de respecter les standards démocratiques suédois. Des affaires de corruption viennent même entacher certaines ventes, notamment en République tchèque (3) ou en Afrique du Sud (4), de l’avion de chasse Gripen. Même si le partenaire commercial de Saab, l’Anglais BAE (5), est au cœur des enquêtes, on peut néanmoins questionner la probité de l’entreprise suédoise à s’allier avec une firme plusieurs fois épinglée pour ce genre de fait.

Ainsi, l’OCDE, jugeant le pays trop laxiste, demande à la Suède d’intensifier ses efforts pour mettre en œuvre une législation anti-corruption efficace. En effet, le groupe de travail rappelle qu’aucune entreprise suédoise n’a été poursuivie pour un délit de corruption transnationale, malgré de nombreuses accusations portées contre des entreprises (6).

Le contrat suisse des avions de chasse : la vraie Suède en action

A la fin des années 2000, la Suisse lance un appel d’offre international afin de remplacer ses vieux avions de combat F5 Tiger, fabriqués par l’Américain Northrop. Trois entreprises sont retenues : l’Européen EADS avec l’Eurofighter, le Français Dassault avec le Rafale et le Suédois Saab avec le Gripen.

Etroitement contrôlés (7), les appels d’offre des avions de combat sont un mélange de performances techniques (8), de considérations économiques et de bizarreries politiques. L’appel d’offre suisse n’échappe pas à la règle puisque la décision finale prise par le Conseil fédéral, en novembre 2011, donne la victoire à un avion – le Gripen – qui ne répond pas aux critères minimaux, établis en début de processus et dont la pondération est amendée par la suite, faisant resurgir contre Saab des soupçons de manipulations et d’irrégularités déjà vus dans des précédents appels d’offre.

Un avion techniquement limité, repêché via une modification de la procédure d’évaluation.

En février 2012, quelques mois après que le Gripen soit déclaré gagnant, le journal suisse Le Matin publie des rapports d’évaluations techniques des avions, datés de novembre 2009. Or, ils sont jugés insatisfaisants pour Saab. En effet, même la version modernisée du Gripen (9), qui n’existe que dans les bureaux d’études du constructeur suédois, n’est pas capable d’assumer la seule mission vitale pour la Suisse : assurer la souveraineté de son espace aérien.

Selon les forces aériennes suisses, qui ont évalué les différents avions, les lacunes du Gripen sont particulièrement graves : temps de réaction pour le décollage d’urgence trop lent, performances de vol faibles et endurance largement insuffisante. Quant aux missions secondaires (offensive antiaérienne, attaque directe…) elles sont aussi jugées moyennes. Des résultats qui tranchent avec ceux du Rafale de Dassault, arrivés largement en tête des tests mais également des compensations industrielles (promises aux sociétés suisses) et de la coopération militaire entre les pays (10).

Pourtant, le discours politique, notamment du ministre de la Défense (Ueli Maurer), soutient que l’avion suédois satisfait largement aux exigences et aux besoins militaires helvétiques. En effet, le Gripen testé n’étant pas la version finale, Saab a proposé de remédier aux défauts de l’avion, avec sa nouvelle version : réacteur plus puissant, capacité plus grande des réservoirs de kérosène, nouveau radar dès 2016. Néanmoins, pour prendre en compte ces changements et évaluer les risques financiers et techniques liés à la modernisation de l’avion, les évaluateurs suisses ont adopté des facteurs de pondération liés aux risques technologiques non mesurés. Or, ceux-ci sont qualifiés d’élevés par les Forces aériennes.

Le Gripen, bien qu’une nouvelle fois mal noté, est pourtant choisi. Or, il apparaît que dans le rapport de synthèse sur lequel le Conseil fédéral s’est basé pour prendre sa décision, les critères de pondération aient été modifiés durant l’été 2011, permettant à la nouvelle version du Gripen d’atteindre les minima. Le directeur du projet chez Armasuisse (Jürg Weber) aurait même ordonné de supprimer les facteurs de pondération liés aux risques technologiques non mesurés, permettant de minimiser les insuffisances du Gripen par rapport aux concurrents.

Ce qui amène les questions suivantes : pourquoi des changements dans l’évaluation amenant à choisir l’option la plus risquée ? Pourquoi la Suisse choisit-elle un avion techniquement limité, posant un risque de souveraineté/sécurité nationale mais également financier puisqu’il n’est pas encore fabriqué en série et qu’il doit subir des améliorations ?

La version modernisée du Gripen évaluée par la Suède elle-même.

Suite à la victoire de Saab, les pilotes helvétiques ont pu tester la version modernisée du Gripen, en mai 2012 en Suède, afin de savoir si celle-ci répondait aux exigences suisses. Toutefois, comme le révèle Le Matin, la Suisse a demandé au constructeur suédois d’analyser lui-même les données des vols d’essais. Ce qui apparaît pour le moins paradoxal.

Toutefois, le journal suisse révèle que « l’équipe d’essai et d’évaluation opérationnelle [suisse] devait effectivement procéder à cet examen à l’origine. Mais depuis la publication des rapports confidentiels des Forces aériennes, qui soulignaient les insuffisances du Gripen, et depuis les déclarations cinglantes de leur ingénieur en chef devant la sous-commission (« le Gripen est comme un couteau qui ne coupe pas bien »), les membres du groupe OT & E ont été mis au placard ». Ainsi, le Ministère de la Défense ferait tout pour empêcher toute critique – et donc remise en cause – du contrat, en cachant les limites techniques du Gripen, sans doute avec l’accord tacite de Saab.

Or, même les tests en condition réelle de la version modernisée du Gripen montrent les faiblesses de l’appareil. Par exemple, le soi-disant point fort de l’avion, les coûts d’entretien, est bien moindre qu’espéré. Le nouveau réacteur consomme davantage, ce qui exige d’emporter plus de fuel… ce qui alourdit l’appareil.

Des considérations économiques et politiques au détriment de la sécurité de la Suisse.

Il apparaît finalement que l’appel d’offre soit biaisé dès le départ, pour des considérations économiques et politiques. Primant sur l’évaluation des avions, celles-ci mettent de facto le Gripen comme seule possibilité financière acceptable pour la Suisse. En effet, avec un budget militaire annuel de 5 milliards de francs suisses et un besoin impératif d’économiser 800 millions par an, l’armée doit renoncer à la haute technologie. Aussi, à 3,1 milliards de francs suisses pour 22 appareils, le prix du Gripen est nettement inférieur à celui de ses concurrents.

Ce qui semble satisfaire tout le monde. Pour le ministre de la Défense, le Gripen a l’avantage d’être produit par un pays neutre. Pour l’Etat-major, la priorité est de remplacer les F5 vieillissants tandis que pour le chef des Forces terrestres, le Gripen permet de ne pas sacrifier l’équipement de l’armée de terre. Pour le chef des Forces aériennes, « le Gripen est la meilleure solution pour la Suisse. Son rapport coût-performance est optimal ».

Or, a posteriori, l’analyse montre que Saab a parfaitement compris cet environnement politique et la contrainte budgétaire liée, adaptant son offre et le discours induit. Ce que Haakan Bushke, directeur de Saab, rappelle en février 2012 dans La Tribune de Genève, en s’écartant des réelles capacités techniques de l’appareil : « si vous voulez pouvoir défendre votre pays avec un avion performant, véloce et agile, qui peut multiplier les heures de vol sans passer des heures à la maintenance, le Gripen est le bon avion. Car il vous restera de l’argent pour défendre d’autres secteurs de la société : l’éducation, la recherche, la santé. C’est le modèle que promeut la Suède ».

Les Suédois se devaient de vendre le Gripen, à la fois pour l’emploi, la continuation de la production dans leur pays ainsi que pour avoir une référence à l’export après les échecs de l’avion lors d’appels d’offre en Norvège (2008), aux Pays-Bas (2008) et en Inde (2011). Par conséquent, l’Etat suédois a apporté sa garantie (sur le prix, les qualités techniques et les délais de livraison) à la vente de Gripen à la Suisse, quitte à ce que le contrat ne soit pas très avantageux économiquement pour lui ou l’entreprise. Ainsi, cet exemple permet de montrer que le soutien à l’industrie aéronautique suédoise reflète une stratégie de survie économique s’inscrivant dans un environnement hyperconcurrentiel.

 


(1) L’IPC exprime les perceptions des acteurs de la vie économique sur les niveaux de corruption affectant la vie publique d’un pays.

(2) Entrée en vigueur en 1999, la Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption établit des normes juridiquement contraignantes tendant à faire de la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales une infraction pénale et prévoit un certain nombre de mesures visant à mettre en œuvre efficacement cette infraction. OCDE, L’action répressive de la Suède en matière de corruption transnationale est très insuffisante, juin 2012.

(3) En 2001, Saab avait remporté l’appel d’offre, pour fournir 24 Gripen (2,8 milliards de dollars), mais celui-ci avait été entaché de malversations (enquête en 2007, sans suite pour Saab). Le contrat avait alors été résilié et transformé en contrat de leasing, Saab devenant le seul opérateur alors qu’auparavant, Saab et BAE faisaient équipe.

(4) La vente de 26 Gripen, en 1999, a donné lieu à des mouvements de fonds, impliquant BAE et une filiale de Saab, laissant présager une corruption de membres de l’administration sud-africaine. Malgré des enquêtes peu concluantes pour trouver des preuves tangibles, Saab a néanmoins admis, dans son rapport d’activité 2011, que des dessous de table avaient été versés.

(5) BAE détient 20 % de Saab et pilote certaines activités commerciales, notamment lors des appels d’offre à l’étranger comme ce fut le cas en République tchèque et en Afrique du Sud.

(6) La Suède n’a traité qu’une seule affaire, en 2004.

(7) ArmaSuisse, l’office fédéral en charge d’acheter le matériel militaire pour l’armée, a publié, au début de la consultation, la grille d’évaluation technique des avions de combat. A noter qu’une sous-commission du Parlement, constitué de parlementaires de tous bords politiques, a contrôlé toute cette procédure d’évaluation.

(8) Dans le cas suisse, les tests représentent à eux seuls 60 % de la note totale de l’évaluation.

(9) 98 éléments améliorés (moteur, radar, réservoir…) sur la nouvelle version.

(10) Outre le prix d’achat des avions, l’appel d’offre prend en compte le coût de la maintenance, les potentialités de développement et d’adaptations des avions, les possibles synergies en matière d’entraînement des pilotes…


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11 réactions à cet article    


  • Jean Roque Jean Roque 3 juillet 11:36

     
     
    Suède, 9,5 millions d’habitants, tranche d’age féconde 20-40 ans 2,3 millions.
     
    En moins de 10 ans, 570000 colons du mondialisme.
     
    Plus le regroupement familial et la fécondité 2 fois supérieure à la souchiennerie blonde ...
    Donc glands remplacement par des eurasisch-negroide Zukunftsrasse de Coudenhive-Kalergi (races d’esclaves capitalistes) fait à 50%  ! Et ça continuera au Soumistan...
     
     
    http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/SWE/fr/SM.POP.NETM.html


    • Milka Milka 3 juillet 11:41

      Oui, je vous rejoins la Suède a toujours été alignée sur les US, bien qu’elle s’en soit toujours défendue. A l’instar de La Norvège et maintenant de la Finlande.... La neutralité scandinave c’est un discours à usage interne . On évitera de parler du record mondial de viols de ce pays qui s’est enfoncé dans une politique immigrationniste dictée par les mêmes qui dirigent la politique étrangère européenne.



      • mmbbb 3 juillet 16:20

        @Milka il est vrai que depuis que la Suede s est ouvert a une certaine immigration , ce pays a de de serieux problemes Libe ne peut pas cacher la realite dans des artciles à caractere « problemes sociétaux » Le Monde pourtant pro immigration pond des articles plus nuances
        https://www.lemonde.fr/europe/article/2017/06/14/l-immigration-modifie-le-modele-social-suedois_5144263_3214.html
        Par ailleurs ce journal devrait aussi pondre des articles sur le meme theme sur la France Il ne le fait pas Etrange cécité





      • mmbbb 3 juillet 16:24

        Il me semble que cet avion est motorise par un americain en partie Association de Volvo et de General Electriic Les Suedois sont a la merci des americains . 


        • hunter hunter 3 juillet 18:39
          Comme l’explique Jean plus haut, ce pays est cuit !
          Ce sera sans doute le premier califat islamique d’Europe !

          Quand quelques jolies suédoises blondes auront enfin compris que leurs « dirigeants » sont en train de les exterminer à petit feu, et qu’elles chercheront une terre d’asile, eh bien je suis volontaire pour un accueil sans limites.

          Votre pays se transformera en tiers-monde muzz, avec crasse, trafics, violence et corruption, alors venez ici, nous vous formerons et vous combattrz à nos côtés, pour éviter que cette terre suive le chemin pris par la votre !

          Laissez vos dirigeants la-haut, pour les remercier, les envahisseurs les égorgeront joyeusement, c’est ça la reconnaissance des arriérés mahométans !

          Et je sais de quoi je parle, j’ai été élevé chez eux !

          Adishatz

          H/

          • JP94 3 juillet 21:41

            @cassini


            J’ai voyagé en Suède... c’est vrai que le mythe de la blonde suédoise ( celle de Dalécarlie qu’on voit sur les brochures de tourisme suédois) fonctionne à plein ...(autre mythe suédois)/

            L’article parlait de l’aspect militaire....Mais déjà, la Suède a largement alimenté le III ème Reich pour son industrie de guerre...la neutralité consistait à engranger des bénéfices colossaux sans état d’âme pour les crimes qui les ont fondés. 

            L’intégration aux intérêts US est aussi rapportée dans les romans policiers suédois ( Sjöwall et Wahlöö et pus récemment Stieg Larsson) , la face cachée de ce pays y est révélée...
            Un Etat très policier où toutes les informations sur chaque citoyen sont fichées grâce au « Personnummer ». Vous ne pouvez rien faire sans votre personnumer. 
            Transparence ? à sens unique.

            Et à propos de femmes.. mettons de côté leur physique... la Suède est profondément misogyne : il suffit de lire les petites annoncés pour comprendre que les femmes n’y sont l’égale de l’homme que sur le papier, pas dans les mentalités. et avec la crise du logement à Stockholm, elles se trouvent confrontées avec une promiscuité masculine désagréable....

            La Suède est intégrée au système de l’OTAN, donc absolument pas neutre. Hostile autrefois à la Russie, puis à l’URSS ,puis à la Russie. 
            C’est d’ailleurs suite à une pâtée monumentale en Russie, pour occuper celle-ci, que la Suède a perdu son énorme puissance militaire de jadis et se figure qu’à fricoter avec l’OTAN, elle retrouvera sa puissance passée....

            Et en attendant, les Suédois trinquent pour leurs retraites !!! et le logement ....


          • hunter hunter 4 juillet 11:45

            @cassini


            Mais oui, Monsieur, vous êtes un érudit, ça se voit, vous avez voyagé, vous connaissez...

            Bon, je faisais un peu d’humour, je sais bien que toutes les femmes en Suède ne sont pas des poupées blondes atomiques.....mais bon, c’est comme partout, des canons vous en avez sur toute la planète...donc c’est juste des maths, vous avez aussi des canons en Suède ! !

            N’empêche qu’avec votre discours, vous ne débattez pas sur les pistes que j’ai lancées, à savoir que ce pays est en train de se faire pourrir à petits feux, par la chienlit immigrationiste !

            Et que ce phénomène touchera d’autres pays, mais bon.......vous semblez plus intéressé par l’étalement de votre culture sur la femme suédoise ....

            Heureusement Blek, plus bas, qui lui sait de quoi il parle, confirme ce que je disais...et sans érudition étalée telle une épaisse couche de confiture..

            Juste par des faits vécus !

            L’éternel retour du concret quoi.....

            Adishatz

            H/

          • files_walQer files_walQer 4 juillet 08:03
            La Suède, si j’en croit un certain nombre d’articles, est persuadé que la Russie voisine est une menace.

            Mais c’est bien la Russie qui est menacée à ses frontières par des pays belliqueux.

            La seule menace russe existante est qu’un jour ces fauteurs de guerres aillent trop loin et que celle-ci soit obligé de se défendre.
            La Suède, comme tous les pays de l’UE, devrait sortir de l’OTAN (T pour terroriste) et cesser de suivre la politique des US si elle veut vivre en paix.



            • mmbbb 4 juillet 09:29

              @files_walQer Si les politiques europeens ont encore une connaissance du sens des phrases ils devrait tout de même retenir ceci « Poutine a affime qu il utiliserait l arme nucleaire si la Russie etait envahie » Le message est clair T MAY cette folle dingue ne comprend pas que sa guerre preventive contre la Russie tournera court Je l ai deja dit, il est probable que les sujets de sa gracieuse majeste ne puisse plus boire le the dans la semaine qui suit Par ailleurs dans un an, la Russie aura un missile Satan II , T May devrait regarder les perfomances de ce missile avant d envisager une quelconque intervention Les peuples notamment francais ne se laisse par avoir par cette propagande , les francais ne sont pas tous anti russe Les francais ont plutot des guignols au pouvoir et ils commencent a s en apercevoir Les Francais aurait du ecouter Poutine " il avait affirme que les migrants causeraient de serieux problemes Nous y sommes Notre pays s enfonce , Macron devrait arr^ter de jouer le decadent en invitant un groupe dejante a l Elysee . il y eut une delegation de deputes francais se rendant en Russie lorsque Hollande s aligna sur la position americaine Les americains font du protectionnisme desotamis , Hollande un vrai toutou a sa memere par ailleurs nous avons une culture commune avec la Russie , nous avons aucun interet a ce que la Russie fasse un alliance avec la Chine Il faut penser demain


            • Rincevent Rincevent 4 juillet 13:01

              Article à actualiser puisque les compteurs sont remis à zéro, que ce soit pour le Gripen ou les autres : https://investir.lesechos.fr/actions/actualites/la-suisse-lance-le-processus-de-renouvellement-de-ses-avions-de-combat-1751666.php

              En fait, cet article semble être beaucoup plus une critique du système diplomatique/militaire/industriel en action lors de renouvellements de matériels militaires.

              Sur le fond, compte tenu de ce qu’est la Suisse et ses besoins, je rejoins cassini : Le Gripen serait, à priori, bien suffisant pour un territoire de 35O km de long sur 220 km de large ! A moins que ce pays renonce à sa neutralité et participe à nos conneries moyen-orientales ou africaines ? Ça n’en prend pas le chemin, les Suisses étant avant tout pragmatiques et économes.

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