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Ouverture de la troisième édition du festival « Étoiles au-dessus du Donbass » à Donetsk

Le 29 septembre 2021 avait lieu l’ouverture de la troisième édition du festival international de science-fiction, « Étoiles au-dessus du Donbass », à Donetsk, en RPD (République Populaire de Donetsk). L’occasion pour nous de retrouver la jeune auteure de Lougansk, Faina Savenkova, et de l’interviewer avec son collègue Alexandre Kontorovitch, avec qui elle a écrit son premier roman, qui vient tout juste d’être imprimé, « Ceux qui se tiennent derrière ton épaule  ».

Pour sa troisième édition, le festival international « Étoiles au-dessus du Donbass » se développe et s’élargit, devenant de fait un festival de littérature et plus seulement un festival de science-fiction. En trois ans, le festival « Étoiles au-dessus du Donbass » est passé d’une vingtaine de participants à plus de 130, avec des écrivains venant de plusieurs régions de Russie, mais aussi de la RPL (République Populaire de Lougansk), de Biélorussie, d’Allemagne et d’Israël.

Lors de ce festival organisé par la Chambre Civique de la RPD, 90 conférences, ateliers, lectures, séances d’autographes et présentations auront lieu sur cinq jours.

Ce festival est l’occasion de présenter par exemple l’abécédaire du Donbass, qui permet aux enfants de la RPD d’apprendre l’alphabet de manière patriotique et ludique. Ses deux co-auteurs, Sergueï Volkov et Darina Lyssakova, ont d’ailleurs été récompensés et décorés lors de la cérémonie d’ouverture pour ce magnifique travail.

Abécédaire du Donbass présenté pendant le festival Étoiles au-dessus du Donbass

Abécédaire du Donbass présenté pendant le festival Étoiles au-dessus du Donbass

Plusieurs livres seront aussi présentés lors de ce festival, comme celui de notre défunte collègue Katia Katina « Larousse avec une caméra », mais aussi le livre « Un ange au-dessus du Donbass », et le recueil de contes fantastiques « Le Donbass vit  », qui parle de celles et ceux qui ont survécu à la guerre, ont enduré le pire et continuent de vouloir bâtir une vie paisible.

Lors de la cérémonie d’ouverture, des diplômes, décorations, et prix ont été remis à plusieurs auteurs, et la ville de Donetsk a reçu de l’Union internationale des écrivains le titre de ville littéraire d’importance internationale.

Faina Savenkova a quant à elle reçu le prix littéraire de la paix décerné par l’Union internationale des écrivains, pour son texte « Meurs, monstre !  ». L’occasion pour moi de l’interviewer à nouveau, même si la timidité de Faina face aux caméras rend l’exercice assez difficile.

Interrogée sur la façon dont s’était déroulé l’écriture en commun du roman «  Ceux qui se tiennent derrière ton épaule  », avec l’auteur Alexandre Kontorovitch, Faina s’est montrée plus sévère envers elle-même que son co-auteur, expliquant qu’elle avait appris avec lui comment «  travailler en co-rédaction, comment écrire correctement », et que cela avait été « très difficile  ».

Roman de Faina Savenkova et Alexandre Kontorovitch

De son côté, Alexandre Kontorovitch ne tarit pas d’éloges sur Faina, expliquant qu’il n’a pas « eu la sensation de travailler avecune enfant  », car elle « écrit elle-même des plans de romans, les rédige très bien et de manière très détaillée ». Une chose dont Alexandre Kontorovitch se dit incapable.

Pour lui la différence d’âge qu’il a avec Faina est inexistante lorsqu’ils travaillent ensemble, et il aime à expliquer que Faina, du haut de ses 12 ans arrivait régulièrement à imposer sa version du texte dans ce jeu d’écriture à quatre mains.

Faina se détendra après la cérémonie d’ouverture du festival « Étoiles au-dessus du Donbass », loin des caméras, après un bon thé, une part de gâteau et une balade sur les berges de la Kalmius.

Faina Savenko après la cérémonie d'ouverture du festival Étoiles au-dessus du Donbass

Lors de l’interview je lui ai demandé ce qui l’a poussé à écrire de plus en plus de textes, que certains de mes lecteurs qualifient de « politiques ». Sa réponse a été qu’elle veut « qu’ils aident à mettre fin à la guerre  ». Lors de notre balade en ville, Faina m’explique plus en détail pourquoi.

Du haut de ses 12 ans, elle a compris que ses textes ont acquis une portée internationale importante, que ce qu’elle écrit touche des gens un peu partout à travers le monde. Alors elle a décidé d’utiliser ses mots pour quelque chose de positif, pour changer les choses dans le bon sens, et plus seulement pour raconter des histoires fantastiques, même si ces dernières, comme son roman, ont aussi un message de paix à faire passer.

Car comme l’a si bien souligné le Président de la Chambre Civique de la RPL, Alexeï Kariakine, Faina Savenkova « incarne maintenant les enfants du Donbass, dont on prédisait qu’ils vivraient dans des caves », et les représente « sur la scène internationale  ».

Voir le reportage filmé sur place, sous-titré en français :

Christelle Néant

Voir l'article sur Donbass Insider


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4 réactions à cet article    


  • roman_garev 1er octobre 11:28

    Sur ces entrefaites, le prix du charbon, la richesse principale du Donbass, a passé à Rotterdam de $71 en avril 2021 à $208... 


    • Guy19550 Guy19550 3 octobre 06:02

      @roman_garev
      L’Europe en demande plus, j’ai vu sur Tass très récemment. On n’en extrait plus en Belgique depuis des décénies, la dernière mine en Espagne a été fermée il y a quelques années. Je pense de ce fait qu’il ne doit plus rester grand chose des mines en exploitation en Europe et que de ce fait ce sont des importations, même si la majorité des chauffages se font au gaz, il y a encore des coins en Europe où le gaz n’est pas disponible autrement que par du butane. A la campagne, on peut encore voir ce type de chauffage si on a pas de bois par exemple. 


    • Guy19550 Guy19550 3 octobre 06:14

      Faina est oujours aussi sympa et elle ne contredit pas le fait que ses textes ont un caractère politique plus visible qu’au début. Je comprends que c’est sa volonté, mais elle devrait en parler plus avec des adultes, ses professeurs par exemple. Quand on a 12 ans, on perçoit les choses de manière différente qu’à 18 et il ne faut pas que son activité litéraire nuise aux autres matières pour lesquelles elle pourrait fort bien être encore meilleure. C’est encore un long chemin à faire, elle doit se poser les bonnes questions. 


      • Guy19550 Guy19550 3 octobre 06:27

        @Guy19550
        Ce n’est qu’une idée qui me passe par la tête en ce moment. Qu’elle lise en russe les deux liens suivants :
        https://tass.com/world/1345099
        https://tass.com/world/1345107
        C’est assez banal à faire, vu qu’elle est russe. Ce qui serait intéressant est de donner son avis sur la question. Nous les adultes on comprend cela comme des discours qui sont bons pour la poubelle, mais l’enfant peut les comprendre différemment. C’est cela qui peut être intéressant à lire. Je pars en effet du principe qu’il vaut parfois mieux écouter les enfants que les adultes. 

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