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Accueil du site > Actualités > International > Pourquoi faut-il renverser le gouvernement du Venezuela ?

Pourquoi faut-il renverser le gouvernement du Venezuela ?

par Bruno Sgarzini, Caracas 

Alors que l’ONU vient de condamner les attaques aériennes perpétrées par un commando d’extrême droite contre le Tribunal Suprême de Justice et le Ministère de l’Intérieur du Venezuela – attentats terroristes occultés par les médias français – (1), l’ambassadrice états-unienne auprès des Nations Unies Nikky Haley s’est refusée à le faire : « Nous devons maintenir la pression sur Maduro, il y a des signes qui indiquent que maintenant, il va commencer à utiliser son pouvoir militaire et des armes et ce que nous voyons à la télévision (sic) est en réalité bien pire. C’est une situation terrible, c’est pourquoi nous devons exercer sur Maduro autant de pression que nous pourrons ». (2)

Le 15 juin 2017, lors d’une conférence sur « Prospérité et Sécurité en Amérique Centrale » organisée conjointement par le Département d’État (US), le Département de la Sécurité intérieure (US) et le Mexique, le Vice-président américain Mike Pence s’adressait à un parterre de dirigeants d’Amérique Centrale : « Il suffit de regarder le Venezuela pour voir ce qui se produit lorsque la démocratie est compromise. Cette nation, autrefois riche, s’effondre dans l’autoritarisme qui a causé des souffrance incalculables au peuple vénézuélien, et son basculement dans la pauvreté. Nous devons tous élever notre voix pour condamner les abus de pouvoir et les pratiques du gouvernement envers son propre peuple, et nous devons le faire maintenant. » (3)

Pour comprendre en profondeur ce qui sous-tend la guerre économique, les manoeuvres militaires régionales (Brésil, Colombie) ainsi que les intenses pressions médiatiques et diplomatiques des États-Unis pour neutraliser l’opinion internationale autour du théâtre d’opérations vénézuélien, il faut d’abord rappeler que l’Administration Trump, loin d’avoir engagé une nouvelle politique extérieure, a maintenu les grandes lignes de la stratégie conçue par l’idéologie néoconservatrice qui contrôle aujourd’hui la plupart des décisions prises par son gouvernement ainsi que les actions soutenues par le Congrès des États-Unis. L’urgence de faire tomber le chavisme est difficilement compréhensible si l’on ne prend pas en considération les idées avancées par les principaux think tank, tant au niveau international que régional.

Comment s’inscrit la stigmatisation du Venezuela dans la feuille de route globale ?

A la mi-2016, Le Centre pour une Nouvelle Sécurité Américaine (CNAS) présenta un document intitulé « L’expansion du pouvoir américain » contenant une série de recommandations destinées à générer un consensus dans la classe politique états-unienne visant à « garantir la survie du système international favorable aux USA ». Pour ce faire, le think tank bipartite préconise des réformes économiques sur le plan intérieur, comme, par exemple, une restructuration de la dette et une réforme fiscale destinée à renforcer les bases du système états-unien dans l’objectif d’augmenter les dépenses militaires, économiques et diplomatiques qui lui permettront de s’étendre en Asie, en Europe et au Moyen Orient, trois régions-clefs pour une mondialisation durable.

C’est ainsi que les USA « pourraient dissuader par la voie diplomatique et militaire des puissances telles que la Chine et la Russie de remettre en question l’ordre international libéral actuel afin d’éviter un conflit militaire à l’échelle mondiale (sic) ». C’est également sur la base de telles propositions que ce think tank projette de militariser les Mers du Sud de la Chine et propose une réforme de l’OTAN pour renforcer son déploiement le long des frontières de l’Europe avec la Russie. Propositions qui ont toutes été appliquées par l’Administration Trump en continuation de la politique d’Obama, accompagnées d’autres mesures plus spécifiques concernant directement la Russie, comme la création d’une zone de sécurité dans le nord de la Syrie afin d’y installer des réfugiés et des forces alliées des USA, dans l’objectif de favoriser la partition du pays et de mettre un frein à Moscou suite à son engagement dans cette guerre.

Les récentes rencontres entre Trump et le président chinois Xi Jinping relèvent elles aussi du plan visant à faire adhérer la puissance asiatique à l’ordre international favorable aux multinationales états-uniennes d’une manière pacifique. D’où l’importance à accorder à cette feuille de route globale qui fait partie d’un consensus général des think tank en relation avec les figures de l’administration Trump, comme le secrétaire de la défense James Mattis et le conseiller pour la sécurité nationale H.R. Master.

En quoi cela concerne-t-il le Venezuela ?

L’objectif poursuivi est de déplacer le conflit en cours au Venezuela sur un terrain « à somme nulle ». Tout le monde sait que le Venezuela constitue la principale source de ressources pétrolifères dans le monde et possède un large éventail de réserves aquifères, de gaz et de minéraux stratégiques au profit de l’industrie technologique, spatiale et militaire d’un système qui prétend imposer sa domination sur d’autres parties de la planète. C’est pourquoi sécuriser ce territoire, source d’approvisionnement peu coûteuse, est certainement une stratégie payante pour un plan d’expansion hégémonique que l’on cherche à imposer au monde.

Un extrait du rapport du Centre pour une nouvelle sécurité américaine dit très clairement qu’il est de première importance pour les USA d’obtenir certains avantages sur les marchés énergétiques qui contribueront à étendre leur pouvoir à un niveau mondial. Ce qui équivaut pour le Venezuela à régresser à son statut antérieur qui permettait aux descendantes de la Standard Oil (Exxon, Chevron, Conoco Phillips…) de contrôler directement et indirectement l’industrie pétrolière du Venezuela en leur fournissant justement ces mêmes avantages stratégiques. Il est amplement reconnu aujourd’hui qu’au moins 24 transnationales pétrolières ayant passé des accords avec PDVSA et l’État vénézuélien et fonctionnant selon un régime d’exploitation mixte existent aujourd’hui dans ce pays.

Cela permet de comprendre que des multinationales comme Exxon, Mobil et Chevron financent les sanctions contre le Venezuela, allant même jusqu’à contrôler le Département d’État US, et qu’elles entretiennent des relations très particulières avec l’argent des think tank qui fomentent des actions contre le pays.

Citons parmi de nombreux exemples la récente proposition du Conseil des Relations Extérieures soumise au Congrès US visant à renforcer le blocus étranger par l’intermédiaire de l’OEA, et la visite de Luis Almagro à l’Institut Américain des Entreprises quelques jours avant la présentation de sa demande d’application de la charte démocratique contre le Venezuela. Toutes ces initiatives ont le même but et comptent sur l’appui explicite d’autres think tank comme le Conseil des Amériques et celui de l’Atlantique, tous deux constitués de compagnies particulièrement intéressées par les ressources naturelles du pays qu’elles veulent exploiter en dehors de toute médiation de l’État vénézuélien.

Qu’en est-il de l’équation régionale ?

Le Venezuela est considéré comme le pays-clef garantissant que l’Amérique Latine continuera à être une source d’approvisionnement en ressources naturelles et en main d’œuvre à bas prix, toujours selon l’optique de la stratégie globale mentionnée plus haut, après les changements de gouvernements favorables à cette politique en Argentine et au Brésil.

C’est à cette fin que le Conseil de l’Atlantique a présenté une projet proposant que le Mercosur et l’Alliance du Pacifique s’unissent dans une zone de libre échange commercial qui permettra à la région d’intégrer une méga plate-forme commerciale avec les USA et l’Europe afin de pénétrer avec plus de force le marché asiatique. Cette initiative est en plein processus de mise en œuvre après les discussions entre les deux organismes régionaux antérieures à la suspension du Venezuela du Mercosur, qui constitue une violation flagrante de la législation internationale de cette ligue commerciale. Il est certain qu’en se débarrassant du Venezuela, le principal obstacle pour réaliser ce plan régional serait levé conformément à la stratégie globale promue par ces think tank.

D’où le niveau d’intensité de la pression exercée sur le Venezuela afin d’en finir avec sa « mauvaise influence » sur la région (par exemple en luttant contre l’existence du programme PetroCaribe par lequel le Venezuela fournit du pétrole bon marché aux pays des Caraïbes) et en cherchant à déplacer le conflit politique actuel sur un terrain « à somme nulle » sur lequel toute tentative d’arriver à un consensus politique national qui ne serait pas sous tutelle étrangère et laisserait les Vénézuéliens résoudre la crise, sera sabotée depuis l’extérieur. Ceci en application des mesures dont discutaient déjà les ambassades US en Amérique latine vers 2007 pour en finir avec l’héritage négatif de Hugo Chavez.

Notes

(1) Comme l’explique le syndicaliste français Gilles Maréchal (CGT), « les médias dominants sont dans une phase où le Venezuela ne les sert plus, depuis qu’ont été écartés les risques de l’élection à la Présidence de Jean-Luc Mélenchon et de l’arrivée à l’Assemblée Nationale d’une vague de députés de France Insoumise et du PCF ». Phénomène déjà observé lors de récentes campagnes électorales en Espagne ou en Grèce. Les titres des médias français ne sont pas le fruit d’enquêtes ou d’informations directes du terrain mais la reprise de ce que disent les médias d’opposition (majoritaires en radio, télévision, presse écrite et réseaux sociaux au Venezuela) ou états-uniens.

(2) Voir http://www.telesurtv.net/news/Embajadora-de-EE.UU.-llama-a-mantener-la-presion-sobre-Maduro-20170628-0073.html

(3) Lire, de Philippe Huysmans : « Quand Mike Pence dénonce le « totalitarisme » au Venezuela », http://www.levilainpetitcanard.be/articles/actu/quand-mike-pence-denonce-totalitarisme-venezuela_1872385488

Source : http://misionverdad.com/columnistas/por-que-es-necesario-derribar-a-venezuela

Traduction : Frédérique Buhl

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-2JA


Moyenne des avis sur cet article :  4.5/5   (16 votes)




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18 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 10 juillet 10:13

    Le titre de l’article est pour le moins maladroit : il annonce le contraire de son contenu !


    • MAIBORODA MAIBORODA 10 juillet 15:56

      @Jeussey de Sourcesûre


      Sauf s’il est lu au second degré (dont on peut supposer qu’il est intentionnellement utilisé par l’auteur).

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 10 juillet 16:40

      @MAIBORODA

      bonjour maoboroda

      Oui, j’avais bien compris, mais je persiste à affirmer que cela est maladroit, car un titre est ce qui donne envie ou non de lire un article.

      Le second degré est une subtilité difficile d’utilisation et peut se retourner contre son utilisateur quand il n’est pas perçu. Il passe souvent inaperçu dans le corps d’un texte alors que l’auteur a mis en place des signes d’avertissement complices avec le lecteur sous la forme d’allusions, de ponctuation, de guillemets, d’italiques, etc... et c’est le contexte qui permet de déceler le second degré à qui sait lire.

      Un titre n’a pas de contexte et l’utilisation du second degré dans ce cas nécessite l’emploi de signes diacritiques.

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 10 juillet 16:42

      @Jeussey de Sourcesûre

      ... ou un conditionnel : « pourquoi faudrait-il... »

    • JBL1960 JBL1960 10 juillet 23:12

      @Jeussey de Sourcesûre Pas faux, ou plutôt très juste...
      J’ai relayé pour ma part l’appel depuis le Venezuela aux anarchistes de l’Amérique latine et du Monde ainsi qu’une critique de la gauche étatique chaviste et croyez-moi, c’est pas facile tant on est rapidement taxé de tout.
      Et dans le même temps, afin d’être force de proposition un exemple de Charte Confédérale véritable alternative pour se gérer sans État et ses institutions obsolètes inspirée par Michel Bakounine. J’aggrave mon cas je pense, mais je crois que vous le savez, ma réflexion est très proche de l’anarcho-indigénisme comme le premier Gustav Landauer l’avait totalement insufflé dans son appel au socialisme : pour la société des sociétés, 1911.
      Puis-je vous transmettre le dernier communiqué de Mohawk Nation News, tant que j’y suis, que Résistance71 a traduit et que j’ai relayé en le complétant par des billets et PDF ad hoc car après le dépeçage en coupe réglé de l’île de la Grande Tortue organisé par Trump et Trudeau les Natifs passe la surmultipliée et donc vous connaissez mon engagement à les relayer sans faille depuis le début. D’ailleurs il est fait référence à Sitting Bull que j’ai donc complété et j’ai rappelé l’immense Russell Means, car il était lui aussi Sioux/Lakota et avec ceux-là on tutoie les étoiles...
      Bien entendu je fais le lien avec l’actu Jupitérienne car la Nation Mohawk le fait avec le Canard à l’Orange qui squatte la Maison Blanche et le Justin Waterhole qui s’accroche aux branches, lui.
      Et il n’est pas le seul n’est-ce pas ?


    • sleeping-zombie 11 juillet 15:27

      @MAIBORODA
      user de second degré, dans un titre d’article, c’est vraiment maladroit.


    • Lugsama Lugsama 10 juillet 12:34

      Si vous lisiez les « medias » comme vous dites vous verriez que l’attaque à l’hélicoptère n’as pas été occulté..


      • Pere Plexe Pere Plexe 10 juillet 14:49

        @Lugsama
        Que ceux qui prétendent que l.opposition à Maduro est le peuple pauvre démuni mais démocrate m’expliquent comment ils ont eu un hélico...

        Vous êtes de ceux là alors j’attend vos explications...
        Soyez plus convainquant que sur l’attitude des médias français si possible.

      • Zolko Zolko 10 juillet 16:03

        @Pere Plexe : « l.opposition à Maduro est le peuple pauvre démuni mais démocrate m’expliquent comment ils ont eu un hélico... »
         
        par l’armée (les militaires ne sont pas des millionnaires pour la plupart). A l’inverse, vous imaginez que c’est des enfants de millionnaires qui ont balancé des grenades sur le palais présidentiel à partir d’un hélico civil ?


      • Lugsama Lugsama 10 juillet 19:46

        @Pere Plexe

        C’est un policier qui à volé un hélicoptère, d’autre question le génie ? Suffit de lire les dépêches pour le savoir.. un effort hors de votre porté visiblement..


      • Garibaldi2 11 juillet 02:39

        Lugsama, vous et votre probable faux-nez Neldemir êtes 2 MENTEURS quand vous dites que les Vénézuéliens n’ont pas accès à des chaînes de télé privées.

        Globovision (chaîne d’info vénézuélienne 24/24) est diffusée à Caracas , Aragua , Carabobo et Zulia sur UHF canal 33. Globovisión se voit dans le reste du Venezuela sur le câble ou le satellite (Globovisión a une alliance avec DirecTV , où il peut être vu sur le canal 110).

        Source : http://www.centraltv.fr/venezuela-television/globovision-tv

        Elle diffuse aussi sur internet, son site est globovision.com

        Dans le monde des centaines de millions de foyers utilisent une parabole et un décodeur pour regarder la télé via un satellite, sur lequel toutes les chaînes ne sont pas à péage. Mes voisins ont les chaînes de la TNT (gratuit) via le satellite. Moi je n’ai que Canalsat via le satellite En France on trouve un décodeur pour 22€ et une parabole pour 20€ chez Cdiscount. Le satellite est idéal pour éviter l’investissement dans un réseau de relais hertziens (+ maintenance).

        Non seulement des chaînes de télé privées vénézuéliennes rendent compte de l’actualité politique, mais en plus elles soutiennent ouvertement le mouvement anti-Maduro. Il suffit d’aller sur cette page de Venevision :

        http://www.noticierovenevision.net/noticias/politica/opositores-marcharan-este-jueves-hacia-el-tsj

        pour voir une photo de manifestation anti-Maduro et un appel a manifester : ’’Marcha contra la dictadura, ainsi que tous les points de rassemblements pour manifester.

        La Mesa de la Unidad Democrática (MUD) convocó una movilización para este jueves denominada “Marcha contra la dictadura”, que tendrá 40 puntos de salida en Caracas.

        Las movilizaciones intentarán llegar a la sede del Tribunal Supremo de Justicia (TSJ), ubicada en el oeste de la ciudad, a partir de las 11:00 am.

        La coalición opositora exhortó a los ciudadanos a trancar la calle donde se encuentren en caso de ser dispersados, pero no especificaron por cuánto tiempo permanecerían los manifestantes en el sitio.

        La protesta se realizará a propósito de la activación de los artículos 333 y 350 de la Constitución, para restablecer el orden democrático en el país.

        Lo puntos de concentración son los siguientes :

        Ruta 1 : residencias Venezuela, calle 14 de Los Jardines del Valle, Longaray, La Bandera, avenida Teresa de la Parra en Santa Mónica, Gran Colombia, avenida Roosvelt, avenida Victoria, Bomberos de Nuevo Circo, avenida Fuerzas Armadas y la avenida Panteón.

        Ruta 2 : Ruiz Pineda, distribuidor La Yaguara, Montalbán, O’Higgins, La Veguita, Multiplaza Paraíso, plaza Páez, Puente Hierro y Roca Tarpeya.

        Ruta 3 : Unicentro El Márques, Millenium, Parque Cristal, Altamira, Chacaíto, plaza Brión, Los Cedros, Chiquinquirá, Las Palmas, Guaicaipuro, Parque Caracas y plaza La Estrella.

        Ruta 4 : Plaza Las Américas, Caurimare, Chuao, Colinas de Bello Monte y Los Chagaramos.

        Ruta 5 : Concresa, Santa Fe y Las Mercedes.

        Con información de El Nacional

        Globovision peut être vue là : 

        http://www.centraltv.fr/venezuela-television/globovision-tv

        et il est facile d’y constater qu’on y parle de la situation politique :

        Raffalli : Consulta popular de la MUD es legal y perfectamente pertinente

        El abogado constitucionalista Juan Manuel Raffalli explicó que la consulta pública de la MUD, al ser convocada por la AN, adquiere otra dimensión internacional ante su reconocimiento y validez.

        On peut voir un replay de Televent ici :

        El Noticiero Televen - Primera Emisión - Viernes 07-07-2017

        où à 10:17 on parle de ’’Violenca en la Asemblea’’ (photos de la une d’un journal), à 12:55 photo de la une de El Nacional, (journal opposé à Maduro) avec le titre ’’condamnation mondiale de l’assaut contre l’A.N’’ (traduction).

        Et un autre replay :

        El Noticiero Televen - Emisión Estelar - Jueves 06-07-2017

        à partir de 8:05 , une manifestation anti Maduro, avec en prime dans la manifestation une interview de Juan Andrés Mejia (élu de la MUD).

        Le journal d’information de Venevision (en replay) peut être vu là : http://www.noticierovenevision.net/

        Il faut aller sur le cadre ‘’En la tv’’ le journal est intitulé ‘’El imparcial’’.

        VOUS ÊTES UN MINABLE, ASSEZ STUPIDE POUR CROIRE QU’ON NE PEUT PAS S’INFORMER SUR LA RÉALITÉ DES MEDIAS VÉNÉZUÉLIENS GRACE À INTERNET !



          • Garibaldi2 11 juillet 06:31

            @Roberton

            Il faudrait peut-être relativiser beaucoup ce qu’écrit El Pais, qui en 2002 avait soutenu le coup d’état contre Chavez, l’accusant d’autoritarisme et de non respect de la séparation des pouvoirs. Hélas pour le journal, le coup a échoué. La prose fascisante de El Pais est lisible là :
            https://elpais.com/diario/2002/04/13/opinion/1018648802_850215.html

            Le journal a critiqué Chávez à nouveau au sujet du référendum de 2007, l’accusant, dans un article du 18/11/2007, de tenir le référendum sans le moindre minimum de garantie, de restreindre les actions du conseil électoral national, et de falsifier les listes électorales.

            https://elpais.com/diario/2007/11/18/opinion/1195340403_850215.html

            Hélas pour le journal, le 02/12/2007 Chavez a perdu son référendum qui était soi-disant truqué !

            Alors, l’objectivité de El Pais ........ !


          • Roberton 11 juillet 15:57

            @Garibaldi2
            C’est tout ? le niveau de vie, rien ? Pendant ce temps là les riches enfants des dirigants se font photographier avec des valises de dollars en Floride, sur les réseaux sociaux......Et les cubains que l’on retrouve partout dans l’administration, la PDVSA, les prêts Russes et Chinois qui hypothèque le pays qu’en dites vous ? 


          • Garibaldi2 13 juillet 02:35

            @Roberton

            Pour les fils d’apparatchik, merci de mettre des liens. Idem pour les Cubains. 60% de la dette publique française est détenue par des mains étrangères, pensez-vous qu’aucune n’est russe ou chinoise ?


          • Trelawney Trelawney 11 juillet 08:22

            Cela fait plusieurs fois que je me moque (gentillement) de l’auteur pour son parti pris et son vocabulaire partisan (commando d’extrême droite, etc). Je constate cependant qu’il est le seul sur ce site à nous informer de ce qui se passe au Venezuela. (m^me si ce n’est pas objectif)

            Pour ma part, je trouve étonnant que tous les médias nous parle de la grave crise économique et politique qui touche ce pays en stigmatisant un système « nationaliste populaire » qui d’après eux serait la cause de tous les problèmes.
            Depuis le début du XXème siècle Théodore Roosevelt qui avait comme devise « parle doucement et porte un gros bâton » a imposé sa politique sur toute la région des caraïbes. Cette politique était fort simple : il ne fallait pas qu’un des pays de cette zone nuise aux intérêts économiques des USA. Aussi il imposa une limite gauche et droite et dès qu’un pays sortait de ces limites,il sortait le « gros bâton » pour lui taper dessus. Cette politique est toujours en vigueur aujourd’hui et elle n’est dénoncé par aucun médias « main steam » puisque ces derniers font partie intégrante de cette politique.
            Aussi pour ajouter au débat je vais faire un comparatif entre deux pays voisins :
            Le Venezuela qui depuis 1980 été dirigé par une coalition de droite et qui sous l’assistance technique des USA contrôlait par la force (milice issu des contras) les médias, syndicats, etc, a pris son destin en main le jour où, par un coup d’état, il a mis Chavez au pouvoir. A partir de ce moment, Chavez a développé une politique d’initiative populaire pour que ces derniers se sortent eux même de la misère. Par exemple : un bidonville de Caracas se plaint de ne pas avoir un réseau d’égout correct et Chavez leur donne des tuyaux une pelleteuse et un ingénieur et c’est aux villageois de creuser pour se faire eux même leur réseau. Et ça a marché plutôt bien. 
            Chavez a du faire fasse à deux problèmes : le premier était d’ordre démographique puisque pas mal d’habitants des pays voisins ont afflué vers le Venezuela le considérant comme le nouvel eldorado. Le second était d’ordre médiatique puisque tous les médias se sont acharnés sur ce nouveau « Castro ». Il y eut aussi un souci de sécurité et en créant des milices populaires pour régler ce problème, Chavez a commis sa première erreur puisque dans ces milices populaire se trouvait des MR73 déguisés.
            Chavez est parti, Maduro l’a remplacé et ce pays subissant la foudre USA s’est enfermé dans une dictature et un clivage politique qui donne les article ci dessus.
            Il y a fort à parier que Maduro va être dégagé et que le pays va pour son grand malheur être gouverné par une coalition libérale qui ne ferra que faire sortir au grand jour les gangs comme le MR73 et d’autres pour transformer ce pays en nouveau « Mexique des cartels »

            le second pays a mettre en parallèle est le Nicaragua qui est à l’origine avec la révolution sandiniste de cette politique tant décriée par les USA parce qu’en opposition avec leurs intérêt économique. Ce pays a aussi pris son destin en main et éjectant la dictature Somoza. Les USA ont dépensé des milliards et mis en place le loup dans la bergerie (les Contras) pour renverser par la force cette nouvelle démocratie sandiniste. Les USA ont ci bien réussit qu’il ont plongé ce pays dans une crise économique effroyable avec famine épidémie etc.
            Aujourd’hui, un ancien sandiniste Daniel Ortega s’est associé avec la droite catholique et des ex-Contras pour gouverner le pays. le gros des contras est devenu narco-trafficant au Mexique et à coup de violence aux pris le pouvoir la bas.
            Daniel Ortega s’est créer une police politique qui s’infiltre dans tous les système du pays (syndicat, justice, ONG, armée) et élimine de façon radicale ses opposants. Pour relever le pays économiquement, il a crée « les zones franches » : Ce sont des petits territoires qui sont offerts a des sociétés privés étrangères qui y installent des usines. Imaginez que vous installez une usine avec de grands murs autour et que vous en interdisez l’accès à la police, la justice, l’armée. la sécurité est faite par votre propre service d’ordre (des anciens contras). Une porte s’ouvre et fait entrer les ouvriers le matin et se réouvre le soir à l’heure que vous décidez (bonjour les heures sup). L’ouvrier, pour 2$ par jour, a ainsi tout le loisir de mourir dans un accident du travail ou accessoirement se faire violer par un ancien contras sans que personne s’en inquiète. C’est la réalité je n’affabule pas !
            Le Nicaragua est le pays le plus sécuritaire et où les gangs sont inexistants car les Contras veillent au grain. Vous pouvez même y faire du tourisme, vous y serrez bien accueillit et aucun médias ne vous informera de la situation réelle de ce pays.
            En conclusion le sud américain a le choix entre défendre un idéal politique en s’opposant frontalement à l’autre partie de son pays ou a devenir « esclave » de la société de consommation occidentale.

            je voyage beaucoup dans le monde (j’en ait les moyens) j’ai vu le Venezuela de Chavez et j’y ai trouvé des choses trés intéressantes, j’ai vu le Honduras et le Mexique et dans les deux pays j’y ai risqué ma vie. J’ai vu le Nicaragua ou le « travailler plus pour gagner plus » a perdu tout son sens si jamais un jour il en avait un



            • Garibaldi2 13 juillet 02:57

              @Trelawney

              Vous avez remarqué qu’effectivement il n’y a aucun documentaire long, ni aucune émission politique de fond sur le Vénézuéla. Les présentateurs de j-t se contentent de reprendre en boucle des infos qui n’en sont pas.

              Je vous invite à revoir cette séquence de Banabas (Woody Allen) qui illustre parfaitement la politique US en Amérique centrale et du sud.

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