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Poutine annonce la doctrine de la confrontation globale avec les États-Unis

La confrontation avec la Grande-Bretagne et les États-Unis a toujours été la base du discours politique de la Russie, mais pour l’élite politique post-soviétique, ce que Poutine a déclaré le deuxième jour du Forum Économique International de Saint-Pétersbourg de 2019 était une insolence inimaginable. Ce fut l’effondrement de tous les canons et des orientations précédentes.

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Ce que Poutine a dit depuis la tribune principale du forum, le vendredi 7 juin, restera dans l’histoire comme le deuxième discours de Munich. On peut chercher des analogies dans le discours de Churchill à Fulton, à la différence près que le discours de Poutine n’était pas aussi passionné et péremptoire. Poutine a depuis longtemps acquis la réputation d’un homme politique dont la main de fer porte toujours un gant de velours.

Mais cela ne change pas son essence : Poutine a annoncé pour la première fois au monde que la Russie ne reconnaît plus le système établi de domination mondiale des États-Unis. Qui plus est, la Russie lance un défi total à ce système et s’unit à la Chine et au reste du monde dans cette confrontation, ou plus précisément à ses parties qui n’ont pas perdu la volonté d’échapper au joug américain et qui cherchent une force à laquelle ils peuvent se joindre.

Il y a là une différence : ne pas reconnaître de facto, reconnaître de jure, et arrêter de reconnaître de jure, puis annoncer ouvertement qu’il y a désormais officiellement deux blocs dans le monde : ceux avec les États-Unis et ceux contre eux. Et la Russie est avec ceux qui sont contre les États-Unis. Ce choix est littéralement subi par l’élite politique actuelle de la Russie. Plus précisément, son avant-garde en a souffert, ses groupes dirigeants, ceux qui font partie du cercle restreint de Poutine et qui construisent leur pouvoir sur l’État, son pouvoir et sa souveraineté.

Ces groupes comprennent qu’ils sont contrés en Russie par des forces puissantes ayant une conception complètement différente de la domination, par ceux qui construisent leur position sur la base des cercles financiers et politiques de la Grande-Bretagne et des États-Unis, dont les enfants y vivent et étudient, et par ceux qui maintiennent leurs affaires dans la juridiction anglo-saxonne.

Ces forces exigent la subordination des intérêts nationaux de la Russie et de sa classe politique dirigeante aux intérêts des cercles dirigeants de l’Angleterre et des États-Unis. Car c’est cette condition dont ces cercles dirigeants ont besoin, et c’est dans leur domination qu’ils voient leurs chances de prospérité. Mais de plus en plus dans l’élite de la Russie la scission apparaît, et Vladimir Poutine réduit soigneusement la virulence de la confrontation des groupes de l’élite divisée.

Il est très difficile d’être un arbitre dans une telle situation, où l’économie, la propagande, l’armée, les services secrets, les élites régionales et fédérales, les entreprises, les syndicats, la bureaucratie, le peuple… Chaque département défend ses propres intérêts. Comment exprimer dans une telle situation le sens caché de la politique, de chacune de ses décisions ?

Poutine a attendu pendant 12 ans. Douze ans se sont écoulés depuis le premier avertissement, le discours de Munich, dans lequel Poutine avertissait que l’Occident était au bord d’une confrontation dangereuse, et que dans cette confrontation il surestime ses forces. Pendant 12 ans, l’Occident n’a pas cru à ces avertissements. Et maintenant, comme on dit, « ça devait arriver ».

Ayant rejeté tous les ambages, sans la moindre insinuation et sans tourner autour du pot, Poutine a annoncé pour la première fois de sa carrière politique l’intention de la Russie de séparer l’Europe des États-Unis. C’est exactement ce à quoi sert la construction de l’opposition américano-européenne dans son discours, indiquant un conflit d’intérêts aigu et inconciliable entre l’Europe et l’hégémon anglo-saxon.

Non seulement Poutine a une fois de plus fait de la publicité pour Nord Stream 2, mais il a montré qu’il répondait aux intérêts les plus profonds de l’Europe. Sinon, l’Europe n’aurait jamais adhéré à ce projet. Et il a également montré toute l’incohérence entre ces intérêts européens et les intérêts américains, qui se tournent de plus en plus vers le langage des ultimatums et de la torsion de bras dans les conversations avec l’Europe. Dans un monde où la domination américaine illimitée règne en Europe, les élites européennes actuelles n’ont pas leur place, même physiquement.

Poutine, après avoir souligné la contradiction entre les intérêts des États-Unis et de l’Europe, non seulement les a abordés, mais s’est concentré sur ce nœud névralgique avec toute sa force de pression. Derrière le conflit d’intérêts autour du gazoduc, il y a un conflit de tous les intérêts vitaux. L’Europe a même cessé d’être un vassal pour les États-Unis, c’est maintenant une ressource pour les États-Unis, une ressource sans laquelle les États-Unis cessent d’exister en tant qu’hégémon, ou peut-être même en tant qu’État.

Pour l’Europe, le différend avec les États-Unis n’est pas un malentendu sur la question d’une divergence d’interprétation des principes démocratiques ; c’est un différend existentiel entre prédateur et victime. La trêve des eaux est terminée, pour le lion anglo-saxon, le daim européen n’est plus un moyen de conquérir par sa quiétude, mais une proie, que le chasseur doit tuer et dévorer, s’il ne veut pas mourir de faim.

Et cela signifie que la mort menace, avant tout, l’Europe, et de là, d’où elle a toujours eu l’habitude d’obtenir sa subsistance, tout en obéissant à la volonté du gardien. Maintenant, toutes les vitamines distribuées doivent être remboursées. L’Europe se trouvait dans la situation d’une vache qui ne croyait toujours pas qu’on ne la nourrissait que pour la traire tout le temps, puis pour la manger. Maintenant elle commence à le comprendre, et Vladimir Poutine le dit haut et fort au monde entier.

La justification de Poutine pour la campagne globale contre les États-Unis est qu’il a accusé ces derniers de détruire le cadre juridique commun existant. Les États-Unis sont passés à des méthodes de mainmise directe et musclée, ce qui crée une réalité totalement nouvelle. À travers le monde, des potentiels d’économies nationales en pleine croissance se créent déjà, et ces peuples sont prêts à se défendre par tous les moyens contre l’agression américaine.

Il est intéressant de noter que ce n’est pas Xi Jinping, mais Poutine qui a donné l’exemple de l’agression américaine contre la société chinoise Huawei, montrant ainsi que les positions de la Chine et de la Russie dans cette confrontation sont communes. La crise économique mondiale est liée à l’épuisement des marchés existants et à l’inévitabilité de la redistribution des forces. Et le discours de Poutine est un avertissement direct adressé aux États-Unis sur les limites de ce qu’ils peuvent faire.

Si vous êtes un hégémon, et que soudain quelqu’un vient vous tracer une ligne à la craie sur le sol et vous dit : « Si tu la franchis, tu auras une raclée, crois-moi sur parole » et que des observateurs silencieux vous écoutent, une expression très malveillante sur le visage, et se grattant le dos de la tête avec une massue, vous avez des problèmes. Vous avez de sérieux problèmes.

On ne vous a pas seulement désigné les limites de vos possibilités, mais aussi celui qui vous a fixé ces limites. C’est-à-dire, le prétendant à votre hégémonie. En fait, celui qui n’a pas reconnu votre autorité publiquement. Il s’est levé et a dit devant tout le monde : « Je pense que ta place est près du seau à déjections [expression venant du milieu carcéralnote de la traductrice] », comme l’a dit le héros d’une de nos comédies populaires. Que faites-vous dans une telle situation ? Déchirer votre T-shirt sur votre poitrine et faire le signe des cornes [pour conjurer le mauvais œil] ? Et s’ils n’ont pas peur et qu’ils ne s’écrasent pas, alors quoi ? Surtout quand on sent instinctivement qu’on ne peut pas tirer contre tout le monde. Que faire ?

Poutine a dit : l’époque où le système américain s’impose à tous est révolue. Les pays en développement ont gagné beaucoup de poids dans l’économie mondiale et les conditions sont en train de changer. Et pour la première fois, ce ne sont pas les États-Unis qui l’ont annoncé, mais d’autres qui l’ont annoncé aux États-Unis. Ce n’est pas juste une gifle, c’est un coup de pied au cul. Avec une énorme marque blanche sur le siège.

Regardez la rhétorique de Poutine – il a ouvertement appelé les États-Unis des pilleurs [quand il parle des raids économiques – note de la traductrice]. C’est-à-dire, des voleurs de grand chemin, des pirates, des racketteurs. C’est un événement sans précédent. Et ce n’est pas une allégorie émotionnelle. C’est une tentative directe de délégitimer l’hégémonie américaine. Un voleur n’est pas un concurrent ordinaire, un voleur est un criminel. Et avec un criminel on parle le langage de la force, pas celui des intérêts communs.

En fait, Poutine ne s’est pas contenté de dire au monde entier : «  La domination américaine est illégale, et les États-Unis eux-mêmes sont prêts à outrepasser les lois de la communauté civilisée !  » Il ne s’est pas contenté de le dire : « Si cela continue, la guerre contre les États-Unis n’est pas seulement légale, mais aussi juste, parce que c’est une guerre de libération ! » Il n’a pas seulement dit : « Et la Russie et la Chine sont prêtes à répondre à cette guerre ! »

Si c’était le cas, les États-Unis n’auraient pas trop à s’inquiéter. Poutine a fait pire. Il est sorti et a annoncé publiquement : « Et le roi est nu !  » C’est pour les Européens. Pour les Russes, il s’agit d’un cri familier : « L’empereur est un imposteur ! » L’histoire sait ce qui se passe après cela.

Poutine a insulté les États-Unis en exigeant des règles du jeu équitables. Si les règles du jeu sont équitables, les États-Unis perdent leur leadership et deviennent une deuxième Grande-Bretagne, un ancien hégémon à la retraite. Et l’Europe, la Chine et la Russie commenceront à gouverner le monde. Le résultat final est que non seulement les États-Unis perdront l’Amérique latine, mais aussi l’État du Texas qui sera restitué au Mexique. Et les Américains paieront et se repentiront pour toujours. Envers tout le monde, des Indiens aux derniers Japonais, car Hiroshima et Nagasaki c’est eux aussi.

Poutine l’a annoncé : la Russie a de quoi battre l’hégémonie américaine. Il s’agit de l’intelligence artificielle, des technologies génomiques pour la médecine, des sources d’énergie portables et des nouveaux matériaux.

Poutine a particulièrement insisté sur le fait que nous évaluons objectivement notre capacité à devenir le leader mondial dans le domaine de l’intelligence artificielle, et nous allons le devenir. Ce n’est pas en Russie qu’est la plus grande école de programmation américaine, c’est aux États-Unis qu’est la plus grande école de programmation russe. Ce ne sont pas les États-Unis qui génèrent les meilleures forces dans ce domaine, mais la Russie. Et désormais, la Russie s’engage dans cette voie par tous les moyens.

Et ce qui se passe lorsque la Russie entreprend quelque chose de toutes ses forces, on le voit avec le drapeau au-dessus du Reichstag, le premier satellite artificiel de la Terre et le premier vol humain dans l’espace. Ou par l’apparition soudaine de missiles hypersoniques, que les États-Unis mettront encore de nombreuses années à concevoir. Et quand ils le feront, la Russie aura déjà de nouvelles armes. Sous-estimer les capacités de la Russie, c’est commettre l’erreur la plus terrible. Napoléon, Hitler et Clinton confirmeront.

Les élites russes peuvent encore errer et se méprendre, se faire des illusions et commettre des erreurs, mais la partie d’entre elles qui est capable de maintenir fermement le pouvoir et de conduire le pays vers l’avenir a fait un choix. Et ce choix a été annoncé à la fin de la journée. Poutine a mesuré 12 ans avant de couper une fois. Le temps de l’hésitation et de l’attente est maintenant révolu. Poutine a coupé. Tout le monde a compris qu’il ne sera pas possible de parvenir à un accord avec les États-Unis et qu’il est déjà possible et nécessaire d’arrêter de céder.

La volonté de pouvoir, c’est la capacité de contester. Poutine a relevé ce défi au nom de la classe dirigeante russe, qui a compris sa perspective historique. Toutes les difficultés économiques et les conflits politiques avec l’opposition et la cinquième colonne ne sont plus essentiels pour le bon fonctionnement du pays. Et Xi Jinping, qui a suivi Poutine, a non seulement confirmé les paroles de Poutine, mais a également montré qui est le leader et qui mène le jeu dans la confrontation avec les États-Unis. Celui qui mène le jeu est aussi celui qui va « abattre » la domination américaine car en russe, le mot « застрельщик » (meneur de jeu, promoteur, ou initiateur), vient du verbe « застрелить » – tirer.

En fait, Poutine a abattu les prétentions et les espoirs américains. Oui, les États-Unis demeurent toujours le pays le plus puissant au monde sur le plan économique et militaire. Oui, ils sont encore capables de causer beaucoup d’ennuis à n’importe qui dans ce monde. Mais ils ne sont plus capables de soumettre ceux qu’ils cherchent à faire plier. Chacune de leurs actions ne fait que renforcer l’opposition. Ils se sont heurté à la limite de leur propre force, comme un homme ivre qui se cogne contre un mur.

L’histoire de Huawei n’est que le début de la fin des États-Unis. Il y a un dicton qui dit : « L’ennemi fait les nantis ». C’est la vérité. Aujourd’hui, les États-Unis coupent les fondements de la société chinoise. Sa position forte est construite sur le système d’exploitation Android. Google a annoncé la cessation de la fourniture de services aux smartphones Huawei, vendus à l’étranger. Un certain nombre de grandes entreprises américaines de TI ont cessé d’approvisionner Huawei à la demande de Trump.

Mais il n’est plus capable de l’étrangler. Trump pourra créer des problèmes pour Huawei, mais pas l’arrêter. Google a déjà déclaré que le fait de rendre Huawei indépendant des fournisseurs américains constitue une menace pour la sécurité nationale américaine.

Imaginez maintenant à quoi ressemblera le monde si la Russie et la Chine mettent en œuvre leurs plans ? Les contours d’un tel monde sont décrits dans l’article d’Alexandre Zapolskis « Qu’est-ce qui attend la Russie dans la Pax China ? » Le système du dollar, principal instrument de la domination américaine, dans un monde multipolaire dominé par des centres de pouvoir disposant de leur propre monnaie, sera confronté à des obstacles naturels. Et faire de la région Asie-Pacifique un centre de production et de consommation en élevant le niveau de vie de la population chinoise et des pays où passera la Nouvelle Route de la Soie (Une Ceinture, Une Route) pourrait changer radicalement la position des États-Unis.

La compréhension de tous ces processus, qui s’accélèrent depuis longtemps, est à l’origine des propos tenus par Vladimir Poutine depuis le podium du Forum Économique International de Saint-Pétersbourg 2019. C’était l’événement central de tout le forum, qui peut ensuite être clôturé par les mots « Merci à tous, tout le monde est libre  ».

En fait, Poutine a annoncé la nouvelle doctrine de confrontation globale avec les États-Unis, plaçant la Russie à l’avant-garde du processus de transformation mondiale. Plus précisément, à son épicentre, parce que sans la position actuelle de la Russie, les États-Unis auraient brisé la Chine sur les plans économique, militaire et politique depuis longtemps. La clé de la Chine se trouve en Russie.

Et c’est pourquoi, à la veille du transfert de 2024, nous nous attendons à des tentatives pour organiser de grands bouleversements chez nous. Néanmoins, les plans de la Russie seront réalisés, mais pas ceux des États-Unis. Il deviendra alors clair que le monde est vraiment devenu multipolaire. Il n’y a plus un seul seigneur avec une bande de vassaux et des « barbares » à la frontière, mais beaucoup de seigneurs qui ont besoin de pouvoir négocier et doivent apprendre à vivre dans cette réalité. C’est exactement ce dont parlait Poutine, et celui qui n’en a pas compris le sens, a déjà perdu. Même s’il ne le sait pas encore.

Alexandre Khaldeï

Source : Regnum
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider


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97 réactions à cet article    


  • Guy19550 12 juin 18:16

    Le monde bipolaire a déjà la majorité des affaires et cela laisse le G7 dans l’angoisse. Chaque mesure des cowboys est aussitôt contrée soit par la Russie, soit par la Chine mais de plus en plus par les deux ensemble.


    • Paul Leleu 12 juin 23:50

      il y a une bascule. Au sein de l’UE, l’Allemagne est passée d’allié à concurrent des anglo-américains. Une partie des élites anglo-américaines veut maintenant déconstruire l’UE continentale. (Trump soutient le Brexit et le Frexit). Cette tendance va s’accroitre avec le temps.

      De son côté, l’Allemagne mèn de plus en plus une politique autonome (y compris sur Nord-Stream avec les Russes ou Huawei avec les Chinois).

      La France est face à une situation historique. Depuis l’Entente de 1904, la France avait basculé dans le camp anglo(-américain) après 1000 ans de guerre structurelle. La France a servi de chair a canon, de terrain de combat et de butin de guerre pour les banquiers anglo-américains en 14-18 et 39-45. Intégrée au sein de l’UE-OTAN, elle se retrouve embarquée dans « l’autonomie allemande » de l’UE-continentale. La France va maintenant devoir choisir si une fois de plus elle s’aligne sur les intérêts anglo-américains comme au 20ème siècle. Ou bien si elle reprend sa politique continentale, comme depuis toujours dans son Histoire.

      Le Frexit est donc une notion à manier avec beaucoup de prudence dans ce contexte. Et la France devrait plutôt vertement renégocier son « deal » pour rester au sein de l’UE-allemande-continentale (cessons de jouer la comédie démocratique en UE, et payons les pays selon leur poids). En échange, un axe Paris-Berlin-Moscou-Pékin pourrait voir le jour (cf. par ex. Raffarin et Villepin)

      Une occasion historique pour la France de mettre fin à la parenthèse du 20ème siècle. De quitter le nihilisme culturel des anglo-américains. Et de retrouver son enracinement dans une alliance eurasiatique renégociée.


    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 13 juin 03:16

      @Paul Leleu
      Bonjour.
      Bonne analyse.

      La France va maintenant devoir choisir si une fois de plus elle s’aligne sur les intérêts anglo-américains comme au 20ème siècle. Ou bien si elle reprend sa politique continentale, comme depuis toujours dans son Histoire.

      (...)
      Une occasion historique pour la France de mettre fin à la parenthèse du 20ème siècle. De quitter le nihilisme culturel des anglo-américains. Et de retrouver son enracinement dans une alliance eurasiatique renégociée.

      Certes.
      Encore faudrait-il que la France réalise très vite là où sont ses intérêts et son avenir tant politique qu’économique et se dote de dirigeants courageux et capables d’une vision géopolitique solide et courageuse.

      Bien à vous,
      Renaud Bouchard


    • julius 1ER 13 juin 09:36

      @Paul Leleu

      Poutine en bon dictateur alors que ses résultats sont mauvais à l’intérieur, cherche à créer une spirale de confrontations afin de jouer au « bon père du peuple » seul contre tous .....
      susciter l’adhésion du peuple tout en le matraquant, les bonnes vieilles ficelles pour justifier encore une augmentation des crédits militaires car en plus la Russie dépense énormément en matière d’armement 59 milliards de dollars en regard de son PIB qui est assez faible !!!!


    • hgo04 hgo04 13 juin 09:45

      @Paul Leleu
      «  »«  »«  »De son côté, l’Allemagne mèn de plus en plus une politique autonome (y compris sur Nord-Stream avec les Russes ou Huawei avec les Chinois).

      «  »«  »«  »

      Ben puisque les « européens » défendent les intérêts américaisn au détriment de leur continent, les allemands, eux, ont décidé de défendre leurs intérêts.

      Que voulez vous faire avec des polonais (et pas qu’eux) qui ne jurent que par les USA, tout en ayant un pied en europe ?? ce n’est pas d’un frexit dont on a besoin mais d’un polxit, et tout ce qui est pro.usaxit. Les anglais ont tiré les premiers dans ce sens, il serait temps que les autres suivent.


    • gaijin gaijin 13 juin 09:45

      @Paul Leleu
      " Le Frexit est donc une notion à manier avec beaucoup de prudence dans ce contexte. Et la France devrait plutôt vertement renégocier son « deal » pour rester au sein de l’UE-allemande-continentale"
      renégocier ? comment a part en disant : je sors ?


    • Biscotte Biscotte 13 juin 09:47

      @julius 1ER = Que voilà le meilleur propos du grokon du jour ? Le mieux est de fermer sa gueule quand on ne connaît pas un pays


    • JC_Lavau JC_Lavau 13 juin 09:50

      @julius 1ER. Doubleplus canelangue...


    • Jelena Jelena 13 juin 11:06

      @Paul Leleu : Juste une chose par rapport à votre commentaire...

      >> un axe Paris-Berlin-Moscou-Pékin pourrait voir le jour

      Mon pronostic serait plutôt le triangle Berlin-Moscou-Ankara. smiley


    • Parrhesia Parrhesia 13 juin 11:56

      @gaijin
      Bonjour gaijin,
      Il n’y a plus, effectivement, que très peu de solutions viables pour la France ! Particulièrement si nous nous mettons enfin à prendre en considération la mortelle déficience quantitative et qualitative d’hommes d’État et d’hommes de conscience et de compétences dont le pays aurait besoin pour mener à bien cette mission devenue pratiquement impossible.

      Mais… je souhaite vivement me tromper !!!


    • Christelle Néant Christelle Néant 13 juin 12:50

      @julius 1ER
      Ohlalala le ramassis de poncifs de votre commentaire. C’est effrayant. Poutine n’est pas un dictateur, et en terme de « matraquage », excusez du peu mais Macron est bien loin devant (sans parler des yeux crevés, mâchoires et cranes fracassés par des LBD et mains ou pieds arrachés par des grenades, rien de tout cela en Russie).
      Il suffit de voir le taux de soutien de Poutine dans son pays, et le comparer au score désastreux de Macron pour voir qui est le dictateur qui a de mauvais résultats en interne. Petit indice, son nom commence par M.
      Enfin concernant le budget militaire russe, contrairement aux âneries que vous proférez il est en baisse. La Russie est même sortie du top5 des pays qui dépensent le plus en ce domaine... Par contre les USA eux ont augmenté leur budget miliaire déjà gargantuesque.
      Désolée pour vous mais les faits sont là et disent le contraire de votre commentaire de propagande anti-russe. Retournez jouer avec vos semblables.


    • amiaplacidus amiaplacidus 14 juin 09:44

      @Paul Leleu

      Personnellement, je suis plus en faveur d’une Europe de l’Atlantique à Vladivostok que d’une Europe de San Francisco à Kiev.

      Je me sens, culturellement, bien plus en phase avec les Russes qu’avec les Yankees.


    • julius 1ER 14 juin 10:19

      @Christelle Néant

      je ne savais pas que j’avais affaire à une « groupie » de Poutine !!!!

      les chiffres des budgets militaires sont souvent présentés en trompe -l’oeil mais il est certain qu’ils sont partout en augmentation, d’ailleurs tout est fait pour çà ... les psychoses que l’on crée sur des « incidents minimes » en regard des réalités sont des éléments plus que probants !!!
      mais il est vrai que lorsque l’on présente le budget militaire russe même en baisse ???? il n’est rien comparé à celui des USA même pas le 10ie des sommes consacrées par les USA qui sont plus que le double dépensés par les chinois !!!
      et l’Europe n’est pas en reste, celle que l’on qualifie de « ventre mou » c’est quand -même l’équivalant de ce que dépense la Chine !!!

      Je ne suis ni pro- Macron, ni pro -Poutine mais je ne serai pas anti-Macron béat mais par contre je suis anti -Poutine et les chiffres que vous me donnez sur sa soit-disant popularité me font pisser de rire .....
      il me souvient que même Hitler était populaire alors que tous ses opposants croupissaient et expérimentaient les camps de concentration sur une grande échelle !!!!
      alors la popularité d’un pseudo-dictateur qui s’arroge le pouvoir depuis plus de 20 ans a quelque chose de surréaliste, sur la planète il n’y a que la dynastie des Kim’s en Corée qui fasse mieux !!!!
      Voilà pour les poncifs, mais quand à l’argumentation vous pouvez faire beaucoup mieux Christelle !!!


    • Christelle Néant Christelle Néant 14 juin 10:35

      @julius 1ER
      Je ne suis en rien une groupie de Poutine, je suis réaliste et je regarde les faits. Poutine est très populaire en Russie ne vous en déplaise, et ce n’est pas une question de répression ou de dictature. Les opposants à Poutine ne croupissent pas dans des camps de concentration. Ceux qui vont en prison y vont pour des raisons réelles (détournement de fonds, corruption, terrorisme) qui n’ont rien à voir avec leur opposition à Poutine. Contrairement à vous je discute avec pas mal de Russes, et je suis donc bien informée de ce qui se passe réellement en Russie.
      Comparer Poutine à Hitler est un non sens total. Encore une fois, la mentalité russe n’est pas la mentalité française, et c’est ce qui fait que beaucoup de Français ne comprennent pas la situation en Russie. Donc non la Russie n’est pas une dictature et les Russes sont contents d’avoir Poutine à la tête de l’État depuis presque 20 ans et ils s’inquiètent de l’après Poutine. Donc vos « arguments » je le répète ne sont que des poncifs (le summum étant cette comparaison entre Poutine et Hitler qui est le poncif N°1).
      Je me base sur les faits, celui qui peut faire mieux en matière d’argumentation c’est vous. Les poncifs et idées reçues sur qui est Poutine ou la situation en Russie ce ne sont pas des arguments valables.
      Concernant les budgets militaires, encore une fois, qu’ils soient à la hausse ailleurs ne change rien au fait qu’il est en baisse en Russie. Que les USA aient envie d’une bonne guerre et cherchent tous les prétextes possibles pour la déclencher est une évidence, je le dis depuis longtemps et ne vous ai pas attendu pour cela. Mais la Russie n’est pas dans cette logique là. Je vous conseille d’étudier la doctrine militaire russe, vous verrez qu’elle est défensive avant tout. Allez comparer avec la doctrine américaine, vous allez voir qui est agressif et veut envahir ou vitrifier tout le monde pour un oui ou pour un non.
      Mon argumentation est basée sur les faits et la réalité. Point. Sortez moi autre chose que des poncifs svp. Et là on pourra parler d’argumentation de votre part.


    • skirlet 14 juin 13:37

      @Christelle Néant
      Eh ben, encore un expert de canapé...
      Il me semble que c’est moins la question de mentalité que de russophobie cultivée de longue date en Occident + la désinformation des gens (excepté ce julius numéroté, il est carabiné smiley )


    • skirlet 14 juin 13:41

      Au fait, ledit julius qui cite Hitler avec une facilité déconcertante pourrait élever un peu son niveau... non, pas intellectuel, c’est impossible, mais au moins « informationnel » et s’intéressant, par exemple, à la dynastie des Bush (oui, ces Bush-là smiley )


    • julius 1ER 14 juin 15:01

      @Christelle Néant

      si vous aviez une seule once d’objectivité et de probité intellectuelle, vous éviteriez les raccourcis sur Hitler = Poutine, ce n’est pas ce que je dis .... je vous fais la Démo que les sondages avec lesquelles vous vous gargarisez, on peut en régime dictatorial ou semi -dictatorial leur faire dire ce que l’on veut .... point barre !!!

      de plus que cela ne vous interpelle pas ???? qu’un type en détournant la Constitution de son pays s’arroge le pouvoir pendant plus de 20ans ... en dit long sur les valeurs démocratiques auxquelles vous vous référez !!!
      et les niais d’applaudir sur ce forum !!!!

      heureusement ici la parole est libre mais ce n’est peut-être aussi qu’une question de temps !!!!


    • Christelle Néant Christelle Néant 14 juin 16:47

      @julius 1ER
      Le Poutine = Hitler vous l’avez fortement sous entendu. Relisez vous svp. On n’utilise pas Hitler comme comparatif juste pour faire dire que les sondages peuvent raconter n’importe quoi. Je suis gentille mais pas idiote. La Russie n’est ni une dictature ni une semi dictature. Là-bas le gouvernement écoute bien plus le peuple qu’en France !!
      Concernant la constitution russe, contrairement à ce que vous racontez Poutine ne l’a en rien détournée. Il l’a parfaitement respectée. Il n’avait pas droit à plus de deux mandats présidentiels consécutifs. Il a respecté cette règle. Ne vous en déplaise. Eh oui. Je vous l’ai dit les Russes et Poutine sont légalistes. La loi c’est la loi. La constitution a été respectée. Il a joué avec en bon juriste qu’il est. Eh oui. Et il a été à chaque fois élu. Si le peuple n’avait plus voulu de lui il n’aurait pas été réélu. Les gens veulent qu’il reste parce qu’il fait du bon boulot. C’est ça que vous ne comprenez pas dans votre russophobie maladive. Donc pas la peine de hurler sur les valeurs démocratiques auxquelles je me réfère, puisque la constitution russe a été respectée par Poutine. Vous hurlez sur une violation imaginaire.


    • julius 1ER 15 juin 01:58

      @Christelle Néant
      et en plus vous maniiez parfaitement bien la langue de bois, au moins vous avez bien appris de votre « mentor » !!!
      Poutine /Medvedev...Medvedev /Poutine .... Poutine / Medvedev .... etc !!!
      et l’on sort la panoplie du parfait juriste pour dire la main sur le coeur que l’on ne viole pas la Constitution .... celle-là elle est bonne !!!
      Au delà des procès d’intention que vous faîtes à mon encontre.... raccourcis facile Hitler / Poutine, russophobie maladive parce que je n’adhère pas au Club de fans de Poutine ... 
      C’est l’inverse exactement !!! je suis allé en URSS dans les années 80 parceque je voulais me faire une opinion de ce qu’était l’URSS et j’étais « coco » et militait dans une asso pour le rapprochement des peuples ... si si çà existait !!

      Alors pour la « russophobie » galopante ?? va te faire voire Christelle !!!

      Mais ce qui est intéressant, j ’ai quitté le PC parceque vraiment il était et est toujours bcp trop Stalinien" et çà je n’ai jamais pu l’admettre mais pour ce qui était de l’âme russe je n’ai jamais regretté mes voyages,

      j’aime bcp les Russes même s’ils ne sont plus soviétiques mais ce que je trouve étonnant c’est qu’à l’époque de Brejnev ils tenaient le même discours que VOUS sur Poutine cad que c’est formidable, tout est formidable ..... etc sauf que en 89
      patatras tout s’est écroulé ... et là y a comme un hiatus !!!
      à l’époque j’ai pensé que c’était à cause des micros dans les pots de fleurs mais aujourdhui je me dit que le Tzarisme, puis le Stalinisme décidément cela doit imprimer dans le code génétique des russes .... sans doute une question de survie !!!!!!!!


    • Christelle Néant Christelle Néant 15 juin 10:09

      @julius 1ER
      Je ne manie pas la langue de bois, je dis les faits et je n’ai aucun mentor. La constitution russe est claire pas plus de deux mandats consécutifs. Vous savez ce que veut dire ce mot ? Bien. La constitution a été respectée ne vous en déplaise. C’est comme ça. La loi c’est la loi. Deux mandats consécutifs c’est pas deux mandats dans toute une vie. Les mots ont un sens et on ne peut pas leur faire raconter n’importe quoi.
      Vous pouvez tourner autour du pot et me sortir votre biographie d’ex du PC et vos voyages en Russie, l’un n’empêche pas l’autre (la russophobie). Parce que vous pouvez aimer une Russie imaginaire qui n’existe que dans votre tête et ne pas supporter la Russie réelle. Vous comparez la situation à l’époque de l’URSS où les gens étaient fliqués à chaque coin de porte avec la situation actuelle. Du grand délire.
      Enfin concernant le fait que vous aimiez l’âme russe, si vous la compreniez réellement, vous sauriez pourquoi Poutine a autant de soutien populaire, et pourquoi ils votent pour lui encore et encore. Le fait que cela vous échappe totalement montre que vous n’avez rien compris à la Russie et que vous aimez un fantasme de la Russie et pas la Russie réelle. Vous êtes russophobe sans vouloir l’admettre, c’est tout. Y en a plein des comme vous.


    • skirlet 15 juin 18:17

      @julius 1ER
      De grâce, ne nous aimez pas, surtout de cet amour si particulier... Il faut vraiment être « innocent », comme le disent les Québécois, pour croire que les gens dans les années 80 disaient ce qu’ils pensaient vraiment à un étranger. Avec les « amis » comme vous, on n’a pas besoin d’ennemis...
      Et ce ne serait pas de trop que vous révisiez un peu votre français. Car « stalinien », « stalinisme » et « tsarisme » s’écrivent avec une minuscule... « tsarisme » avec « ts » et pas « tz ». Encore du likbez...
      (eh oui, les russophobes qui s’ignorent, ça existe aussi)


    • HELIOS HELIOS 16 juin 12:02

      @Christelle Néant

      § ... je vous réponds à vous, dans le cadre de cette file de discussion, mais je pense que mon point de vue est partagé par ailleurs :

      § ...Compte tenu des contextes, je ne pense pas que la France se soit mal tirée du XX eme siècle. Cela aurait pu être mieux, certes, mais c’est déjà très bien.

      § ...Le XXI siècle hélas ne s’annonce pas aussi bien, car, comme vous le savez, les inerties sont difficiles à contrer et le changement lui-même est difficile

      Notre pays, pour ceux qui l’aiment, n’a aucun problème pour se tirer de la majorité des mauvais pas...si elle maintient une certaine forme d’autonomie.
       
      L’UE est clairement une catastrophe parce que c’est non seulement un joug organisationnel  et tout le monde sait que l’innovation ne vient jamais quand il y a des excès de règles, de normes etc et qu’elles ne peuvent pas etre transgressées  mais c’est également un gigantesque mécanisme de soumission culturelle, scientifique... humaine en clair qui fait que la différence est complétement gommée et l’annihilation de la créativité avec.

      Ne me faites pas dire que la différence (l’immigration est de ce fait souhaitable je parle d’une différence constructive) est ce que nous pratiquons, non, nous pratiquons une différence maladive actuellement.

      Notre pays est suffisamment vaste, diversifié et riche humainement et ses choix, justement issus du XX eme siècle dont ses horreurs sont remis en cause alors qu’ils sont les fondations de notre progrès, notre croissance.

      La France n’a pas sa place dans une Europe déjà trop allemande et ne peut adhérer a un pacte Paris  Berlin Moscou que si elle est au niveau des deux autres, c’est a dire que sa langue (bien mal en point) sa souveraineté et ses lumières (...les futures bien sûr) se développent.
      Là non plus je ne parle pas de la perte de dignité d’un peuple, le notre, qui subit ses brimades au quotidien... comme quoi, une administration bien menée peut en faire autant qu’une armée des plus puissantes.

      S’il est urgent de reformer l’UE (ou d’en sortir) c’est pour redonner a l’Europe dans son ensemble, son pouvoir que personne d’autre ne voudra faciliter. Nous sommes condamnés a relever tous les defis, nous pouvons le faire, il reste seulement a ne pas se soumettre aux traitres de tous niveaux qui tentent sous diverses raisons plus ou moins illégitimes, de nous soumettre.

      Pas la peine de dire ce qu’il faut faire, n’est-ce pas ?
      Alors, Poutine ? il joue son jeu, il n’a pas complétement tort, il faut le reconnaitre, mais il représente la Russie et ceux qui s’y soumettent. Il n’est pas pire que Trump, mais soyons conscients et réalistes, nous devons être souverains et negocier avec les uns et les autres. nous avons les moyens !


    • Paul Leleu 16 juin 19:28

      @gaijin

      « renégocier ? comment a part en disant : je sors ? ».

      Attention, je n’ai pas dit que j’étais contre le Frexit. La menace du Frexit ou même plus simplement une mise au point brutale avec l’Allemagne peut avoir du sens, dans ce contexte plus large. Si les allemands veulent sortir du giron américain, il leur faudra bien un partenaire... et ce partenaire, idéalement, c’est la France. Maintenant, ce n’est que spéculation de ma part.

      Je dis aussi que le Frexit en soi peut intéresser une partie de l’oligarchie anglo-américaine, qui chercherait à tordre le bras de l’Allemagne (et celui de la France aussi).

      La France (à condition d’avoir des dirigeants à la hauteur) à des cartes à jouer. Y compris dans le cadre actuel. Les Allemands ne sont pas tout puissants, sauf à se retrouver seuls avec leus Euro-fort, leur bagnoles au pétrole, leur population croulante de vieux, leurs immigrés islamisés, les oripeaux des supplétifs du Reich en Europe du Nord (mais enfin, les Pays-Bas, l’Autriche, le Dannemark, les Ukrainiens et les Pays-Baltes ça va pas chercher très loin non plus), et des missiles américains au derrière.

      La France doit faire son choix en conscience. En mesurant que l’alliance anglo-américaine n’a rien de naturel vis-à-vis de l’Histoire longue, et que le bilan du 20ème siècle pour la France est vertigineux (comparer 1900 à 2000). Ne serait-ce qu’en terme de culture civilisationnelle, et du nihilisme anglo-américain hystérique. Et la France peut (potentiellement) s’appuyer sur l’Europe continentale pour sortir du giron US... mais ce ne sont que supputations


    • Christelle Néant Christelle Néant 16 juin 19:42

      @HELIOS
      L’Europe n’est pas réformable, car elle a été ficelée de telle façon que c’est infaisable sans unanimité. Je suis personnellement pour le FREXIT, et pour que la France retrouve sa souveraineté économique, politique, géopolitique et militaire.


    • Aimable 16 juin 19:46

      @hgo04
      Je suis d’accord avec le fait que la Pologne est un des plus dangereux chevaux de Troie des Américains au sein de l’UE .


    • HELIOS HELIOS 16 juin 23:05

      @Christelle Néant

      .... vous avez parfaitement raison... sur le papier !

      Combien de traités ont été reniés depuis les 500 dernieres années ? 
      réponse : tous. soit par l’un des signataires soit les deux. tout simplement parce que les termes de l’accord n’etaient plus soutenables par l’une ou l’autre des parties.
      Tous ces traités étaient eux aussi gravés dans le marbre de leur epoque... mais vous voyez, l’effritement du temps qui passe, des interets et des peuples font que le renouveau balaye toujours l’histoire.

      Si nous voulons, nous trouverons un moyen de modifier ou une solution de continuité a cette Europe qui ne marche pas et ne marchera jamais sans un renouvellement massif, puissant ou dramatique de nos peuples européens et notre histoire.
      Pourtant, oui, nous sommes (encore) europeens, et nous le serons toujours si demain nous existons encore, mais cela ne fait pas de nous un seul peuple sur lequel s’applique l’UE.

      Alors, la France, comme la Grande Bretagne et les 4 ou 5 grandes nations europeennes, ainsi que le glacis qui les entourent pourront un jour ou l’autre décider soit de sortir soit de reduire l’ensemble de leur adhésion a l’UE, à la limite jusqu’a zero. Et, dans un cas, c’est l’article 50... et dans l’autre ce sont des myriades d’articles qui permettrons de déconstruire ce qui nous oblige et ne nous convient pas aujourd’hui/

      Mais tout cela, c’est a condition de le vouloir, n’est-ce pas. ...


    • Christelle Néant Christelle Néant 17 juin 21:26

      @HELIOS
      Exactement, c’est une question de volonté. Comme beaucoup de choses dans la vie...


    • Cyril22 12 juin 21:11

      Il y aurait un domaine concret où la Russie, la Chine et l’Europe pourraient unir leurs forces, c’est sur la question de l’Iran, contre lequel, déchirant l’engagement de son pays, Trump a unilatéralement décrété un embargo sur son pétrole et interdit les accords économiques. Des entreprises européennes ont du plier bagage (Peugeot par exemple) du fait des menaces de représailles yankee.
      Il faut trouver un moyen commun de commercer et échapper aux représailles, ou avoir des moyens de rétorsion « dissuasives » vis à vis des USA.

      La question de Crimée et de l’Ukraine a entrainé des sanctions contre la Russie, sur ce dossier l’UE voulait attirer l’Ukraine dans son giron, ce qui ne fait qu’accentuer les tensions, alors que l’UE n’est déjà que trop large, il faut un accord de « neutralité » de l’Ukraine. Il faudrait un accord de neutralité de l’Ukraine, et une politique de « détente, entente et coopération » dans la région.


      • hgo04 hgo04 13 juin 09:49

        @Cyril22
        «  »«  »«  »Il faut trouver un moyen commun de commercer et échapper aux représailles, ou avoir des moyens de rétorsion « dissuasives » vis à vis des USA.

        «  »«  »«  »

        Il n’y en a qu’un : sortir du dollar, et du swift.
        Sortir du dollars c’est faisable « rapidement », mais du swift, utilisé comme moyen de chantage, c’est un peu plus dur. Bon les chinois et russes sont en tyrain de mettre au point leurs moyens de paiement concurrents, mais il serait souhaitable de s’affranchir de ces moyens de pression..


      • JC_Lavau JC_Lavau 13 juin 09:52

        @Cyril22. Je rappelle qu’il y a aussi un féroce embargo sur la Syrie.
        Des files d’attente kilométriques devant les stations d’essence.


      • V_Parlier V_Parlier 13 juin 20:06

        @Cyril22
        Vous écrivez « c’est la question de l’Iran ».
        AUJOURD’HUI MEME : Haute probabilité de false-flag dans le Golfe d’Oman, attaque de pétroliers. Pas de chance pour les auteurs : L’Iran a eu le temps de sauver les marins, ces témoins génants...


      • Cyril22 13 juin 20:58

        @V_Parlier
        je pense aussi que ces attaques de pétroliers ressemblent tellement à un prétexte de sanction ou riposte, que la ficelle est vraiment trop grosse. Pression aussi contre le Japon qui maintient des relations avec l’Iran ?


      • Cyril22 13 juin 21:03

        @JC_Lavau
        Effectivement, il y a aussi la position sur la Syrie, mais sur ce point la France a été encore plus engagée contre le pouvoir en place que les USA.


      • amiaplacidus amiaplacidus 14 juin 09:52

        @V_Parlier

        Cela me rappelle l’incident du golf du Tonkin (https://fr.wikipedia.org/wiki/Incidents_du_golfe_du_Tonkin), incident totalement bidonné par la NSA et qui a servi de prétexte aux USA pour commencer des bombardements massifs sur les populations civil du nord du Vietnam.

        Les « stratèges » de Washington ne savent même pas renouveler leurs scénarios.


      • skirlet 14 juin 13:44

        En effet, les Usaniens ont publié une drôle de vidéo (visiblement tournée avec l’appareil des frères Lumière) qui « prouve » l’implication de l’Iran dans l’attaque sur les pétroliers...


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 14 juin 13:54

        @skirlet

        A qui profite le crime ? Certainement pas aux iraniens . Les proprios du tanker japonais parlent d’une attaque aérienne...zooo dégagé des chaines d’infos...on se marre.


      • skirlet 14 juin 19:04

        @Aita Pea Pea
        En ce moment, il y a une preuve suprême et irréfutable qui s’appelle « highly likely ». Accompagnée d’une éprouvette contenant de la lessive en poudre...


      • V_Parlier V_Parlier 12 juin 22:29

        Compte rendu très intéressant qui m’apprend même des choses qui n’avaient pas été dites dans les médias russes à destination du public « intérieur ». Preuve que ces déclarations de Poutine ne doivent pas trop être « du flanc » à destination de son électorat, comme certains le supposent parfois.

        Bref, inquiétant d’un côté, mais normal vu la situation. très intéressant.


        • hgo04 hgo04 13 juin 10:00

          @V_Parlier

          Il faut bien écouter ce que Poutine déclare. Quand un journaliste lui a parlé d’une éventuelle guerre avec les USA (il y a quelques années déjà), il a déclaré que les USA n’ont jamais de connu de destructions massives liées à une guerre dans leur pays. (ce qui sous entend qu’il n’y échapperont pas cette fois..)
          Après cette déclaration, des avions de guerre longue distance russes sont allés allumer les radars américains et canadiens le long de leur cotes, et un sous marin furtif russe a sorti son périscope et affolé la défense américaine, proche des cotes des USA..

          Un autre avertissement sur la possibilité de commettre ces destructions ?? les tirs de missiles KALIBR de la mer caspienne jusqu’en Syrie avec le succès qu’on leur connait, et l’arrivée surprise de l’aviation russe en Syrie que personne n’avait vu passer ...

          Poutine ne menace pas.. il averti. c’est une nuance dont il faut tenir compte. Dans cette interview, le journaliste demandé «  »« et si la russie perdait »«  », réponse de POUTINE : Un monde sans la Russie ?? JAMAIS..

          Ce qui ne veut pas dire que la Russie gagnera, mais que le prix à payer sera insoutenable pour ceux qui participeront à ça.. Comprenez ?? une guerre nucléaire à grande échelle.
          Alors prenez une carte, regardez bien les étendues territoriaux de chaque pays et comprenez que pour détruire la Russie entièrement, l’usage d’armes nucléaires serait tellement immense que de toute façon cela nous reviendrait comme un boomerang style nuage de tchernobyl en immensément plus.. (sans compter sur ce que les russes nous balanceront en retour).


        • Cyril22 13 juin 21:09

          @hgo04
          « pour détruire la Russie entièrement... »
          L’arme nucléaire n’est pas destinée à vitrifier tout un pays, mais quelques métropoles peuplées et industrielles. L’escalade au nombre de têtes et à la puissance est en réalité assez théorique, le point majeur étant des lanceurs qui passent les défenses de l’adversaire.


        • hgo04 hgo04 14 juin 11:25

          @Cyril22
          et eventuellement les sites de silo russes. comme nous savons, ils ne sont pas dans les villes. le plateau d’albion, ancien silos de lancement de missiles français, n’a aucune grandes villes a proximite.
          Pour ce qui est de passer les defenses, vous avez raison.
          cest pour ca qu’un sous-marin furtif russe avec ses missiles, s"est signalé proche des cotes americaines avant de disparaitre.
          Aucun defense n’est impermeable. Et a chaque ville russe touchee ? une ville americaine sera visée..
          vue le nombre de villes americaines, vous comprendrez les degats occasionnes. Mais plus que tout, c’est que cette fois cela se passera sur leurs terres, ce qu’ils n’ont connu qu’une fois le 9/11..
          et ce ne sera pas une guerre d’occupation, mais de destructions.



        • JC_Lavau JC_Lavau 14 juin 12:32

          @hgo04. Le 9 septembre 2001, l’attaque était américaine néocon avec participation pour ne pas dire direction israélienne. Plus quelques leurres saoudiens, qui n’ont joué aucun autre rôle que de leurres.
          Exactement comme Lee Harvey Oswald dont la C.I.A. a préparé la biographie fictive deux ans à l’avance pour ce rôle. Et qui n’a jamais tiré un coup de feu le jour où nous fait croire qu’il en aurait tiré beaucoup.
          Relire quand même le détail du scénario du drone (757) contre le Pentagone : 
          https://lesakerfrancophone.fr/wp-content/uploads/2018/12/pentagone_la_theorie_d_un_complot.pdf


        • tobor tobor 12 juin 23:47

          On voit venir les faux-drapeaux démontrant la froideur inhumaine du russe pour pousser l’u.e à rester côté rosbif !


          • hgo04 hgo04 13 juin 10:02

            @tobor
            lol.. c’est vrai que la chaleur humaine se trouve du côté de ceux qui alimentent des guerres dans le monde entier en y vendant des armes et en participant à un blocus sanitaire affamant les population comme au yemen..
            Franchement, entre la fraicheur russe et la fournaise européo-américaine..


          • V_Parlier V_Parlier 13 juin 19:54

            @tobor
            Quand on parle du loup...
            AUJOURD’HUI MEME : Attaque de deux pétroliers dans le Golfe d’Oman. Pas de chance pour les organisateurs : Les iraniens ont eu le temps de sauver les marins. Des témoins génants... au point que les médias mainstream n’osent plus prendre part !


          • hgo04 hgo04 13 juin 20:15

            @V_Parlier

            Il se dit même qu’on a entendu sonner le tonkin dans le golf, et ils se sont précipités en hurlant THIS IS ANTRHAX !!! (on évitera de parler des bébés tués dans les couveuses car la liste n’est pas exhaustive..)



          • V_Parlier V_Parlier 14 juin 20:52

            @tobor
            Il faut que vous appreniez l’Anglais, la langue de vos maîtres. Le titre dit qu’il est relâché par la police. Et oui. Et ceux qui ont bidonné les preuves pour l’accuser étaient corrompus par un mafieu et auront maintenant des comptes à rendre. Pas de chance pour vous.


          • tobor tobor 17 juin 23:32

            @V_Parlier
            Oups ! s’cusez, je n’aurais pas dû annoncer qu’il en prenait à perpète dans des conditions inhumaines !
            « Non mais sérieux, il s’est fait péter la gueule par la police, c’est donc une dictature dangereusement autoritaire. On comprend très bien le concept en France où on est suffisamment servi de ce côté, donc non merci pour le parrainage ! » me semble être le message...


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 13 juin 05:53

            Je suis d’accord sur la situation et sa finalité, mais je ne vois pas la Russie jouer les gros bras : le temps travaille CONTRE l’hegemonie americaine et je crois que la prochaine offensive de Poutine sera la conquête politique de l’Europe sans qu’un seul coup de feu doive être tiré.

            https://nouvellesociete.wordpress.com/2015/03/20/le-gambit-democratique-de-poutine/

            PJCA


            • hgo04 hgo04 13 juin 10:07

              @Pierre JC Allard

              Ben comme on a poussé la chine dans les bras musclés de la chine... je crois que la conquête politique n’est pas la priorité.. Ce que la russie veut ?? le commerce. Et dans commerce il y a un vendeur et un acheteur. La russie vend.. elle veut juste des acheteurs.
              En parlant crument, la russie est sortie de l’URSS et de cette économie la, ce n’est pas pour reprendre sous son aile des pays « branquignoles » à l’économie asthmatique, aux valeurs douteuses pour reconstituer l’union soviétique. Surement pas. Au contraire.. Kiev pourrait devenir européenne, tant que les missiles en soit éloignés de la russie.. 

              Même la chine n’est plus communiste que dans les mots.


            • hgo04 hgo04 13 juin 20:14

              @hgo04
              oupsss !! pardon.. «  »«  »...on a poussé la russie dans les bras musclés de la chine.. «  »«  »


            • jaunibegood 14 juin 09:28

              @Pierre JC Allard

              Bien d’accord, le jeu Americain etait de prendre l’EU et la Russie et le Moyen Orient et l’amerique du Sud (Afrique en balotage) pour creer un bloc en face des Chinois et indiens,

              La Russie a ete perdue par les ricains (definitivement !? a voir). Maintenant le jeu est de savoir si l’Europe va basculer cote Russe ou pas.
              Car naturellement, l’Europe est plus proche (culturellement et geographiquement ) de la Russie que des US et la Russie plus proche de l’europe que des chinois.

              Les alliances/groupes actuels sont en fait contre nature.


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 14 juin 23:31

              @jaunibegood

              Politique-fiction. Relisez « 1984 » de Orwell. Un monde a Trois (3)  Oceania, Eastasia, Eurasia  et, dans chacun de ces trois (3) superétats, une oligarchie qui ne cherche qu’à exploiter sa propre plébe comme un cheptel tout en feignant (pour maintenir la motivation des couillons ! ) des guerres patriotiques « à deux contre un » avec l’un ou l’autre de ses comparses contre le troisième. Et les alliances peuvent changer de temps en temps. On a ainsi un monde en équilibre pour bien longtemps...

              Il ne manque, pour réaliser ce plan, qu’a créer « Eurasia » (Europe + ex-URSS) et que celle-ci constitue une entité aussi puissante que le deviendront inévitablement la Chine et l’Amérique......

              Ce « monde à trois » de Orwell deviendrait réalité, si l’Union Européenne, se libérant de son rôle de vassal des USA, intégrait la Russie et ses dépendances traditionnelles. Si une oligarchie mondiale financière apatride souhaite cette évolution, il n’est pas dit que cette fiction ne se réalisera pas...

              PJCA
               


            • Jean Keim Jean Keim 13 juin 07:54

              Une analyse repose toujours sur une somme de savoirs, si de plus celui qui analyse n’a pas conscience de ce processus, de facto il est le jouet d’une personnalité dérangée, alors le bloc anglo-saxon laissera (peut-être) la place à un autre bloc hégémonique qui mènera la danse au gré des intérêts des individus le composant, avec le risque d’une 3ème guerre mondiale qui éradiquerait une partie de l’humanité.

              Inévitablement, chacun des deux super grands revendiquera la position dominante, autre cause de conflit.

              Je ne vois pas dans Poutine ou dans Xi Jinping des hommes sain d’esprit, il sont finalement semblables à Trump, Macron et tous les autres, les hommes de pouvoir sont tous des malades mentaux, à tous les niveaux de la société, on les retrouve avec leur ambition dévastatrice et nous sommes finalement complices.


              • Jean Keim Jean Keim 13 juin 08:05

                C’est la même Vie qui anime chaque être humain, c’est le même soleil qui brille au-dessus de la tête de chacun de nous, mais la plupart, pratiquement tout le monde, pense (c’est le terme qui convient) que sa vie et son soleil sont plus importants que ceux des autres, moi ou les autres plutôt que les autres et moi, nous ne percevons pas que l’homme (dois-je écrire l’Homme ?) et l’humanité sont une seule et même chose.


              • Christelle Néant Christelle Néant 13 juin 12:56

                @Jean Keim
                Poutine est bien plus sain d’esprit que Trump ou Macron. Faut avoir de la merde dans les yeux pour ne pas le voir. Excusez du terme, mais franchement il suffit de lire ou d’écouter les déclarations de chacun des protagonistes pour le voir.
                Poutine n’a rien à voir avec un Macron ou un Trump. Poutine c’est un général de Gaulle à la russe. C’est quelqu’un qui sert son pays. Cela fait une différence fondamentale.


              • gaijin gaijin 13 juin 18:26

                @Christelle Néant
                « Poutine c’est un général de Gaulle à la russe. »
                le général de gaule vous voulez parler du déserteur de surcroit maurassien qui a fait alliance avec une puissance étrangère contre le gouvernement légitime de son pays ? smiley
                toute histoire n’est qu’un story telling ....
                poutine ancien directeur du KGB est un affreux il ne faut pas se faire d’illusion
                par contre en tant qu’opposant a l’empire étatsunien du commerce il est vachement bien ....donc vive poutine mais ne sombrez pas dans le bisounoursisme


              • gaijin gaijin 13 juin 18:28

                @gaijin
                ps ce n’est pas parce qu’il y a deux camps que l’un des deux est celui du bien


              • Christelle Néant Christelle Néant 13 juin 20:07

                @gaijin
                Votre vision du général de Gaulle est affligeante. Il a défendu les intérêts de la France avant tout, pendant que le gouvernement « légitime » abandonnait la France à l’occupant allemand. Poutine n’est pas un ange mais ce n’est pas un affreux. Il y a une différence entre être un bon stratège et être un salopard. La psychologie russe n’est pas la psychologie française. Les Russes sont des légalistes et des joueurs d’échecs et Poutine l’est aussi. C’est quelqu’un qui a toujours souhaité défendre son pays et les intérêts de sa patrie, c’est d’ailleurs pour ça qu’il était entré au KGB. Il fait ce qu’il a à faire pour défendre les intérêts de son pays. Ce n’est ni un ange, ni un démon. C’est un pragmatique, point.


              • hgo04 hgo04 13 juin 20:12

                @Christelle Néant
                «  »«  »Poutine c’est un général de Gaulle à la russe

                «  »«  »

                Heu.. Ca je l’ai déjà dit je crois bien... ailleurs peut etre mais surement oui.. 


              • Christelle Néant Christelle Néant 13 juin 20:14

                @hgo04
                Oh je ne suis pas la seule à le dire, Jacques Myard aussi.


              • Cyril22 13 juin 21:19

                @gaijin
                « ce n’est pas parce qu’il y a deux camps que l’un des deux est celui du bien »

                Belle formule. Sur ce point vous avez raison, surtout que les chefs d’état des superpuissances visent avant tout l’intérêt de LEUR pays. L’Europe ne devrait pas jouer le jeu exclusif de l’un contre l’autre, mais chercher plutôt à se concilier les deux, faute de pouvoir constituer elle-même un « bloc » qui puisse leur imposer sa suprématie


              • gaijin gaijin 14 juin 11:15

                @Christelle Néant
                « Votre vision du général de Gaulle est affligeante »
                ce n’est pas ma vision c’est une vision possible et tout aussi objective que l’autre c’est celle que l’histoire aurait retenu si l’issue de la guerre avait été autre
                ceci pour vous mettre en garde contre les illusions en géopolitique .......


              • gaijin gaijin 14 juin 11:29

                @Cyril22
                petits éléments de réflexion en géopolitique :
                https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/francois-asselineau-s-exprime-sur-81994
                « L’Europe ne devrait pas jouer le jeu exclusif de l’un contre l’autre, mais chercher plutôt à se concilier les deux »
                sauf que l’europe est un canard sans tête incapable d’une politique commune et que les états unis imposent leur point de vue ( quid par exemple des sanctions contre la russie qui ont finit de tuer nos agriculteurs ? )
                la clef il me semble serait de favoriser un équilibre russo chinois sur notre continent commun ( il faut équilibrer les 2 car les deux sont des affreux ) contre l’hégémonie américaine et sa politique insensée ( voir les préparatifs actuels de la guerre contre l’iran )


              • Christelle Néant Christelle Néant 14 juin 12:15

                @gaijin
                Non cette vision n’est en rien objective, puisqu’elle glisse sous le tapis le fait que le gouvernement « légitime » français avait offert la France à l’occupant sur un plateau d’argent, ce qui change toute la donne de cette vision des choses.
                Si vous pouviez tous arrêter de me prendre pour une idiote ou une naïve ça serait gentil. Je n’ai aucune illusion en géopolitique, je sais objectivement qui est qui et qui fait quoi et pourquoi. Poutine n’est ni Macron, ni Trump, ni Obama, ni ..... Ce n’est ni un ange, ni un démon, ni un bisounours ni un affreux.
                C’est un pragmatique, très intelligent, fin stratège et qui connaît très bien l’Histoire et en a assimilé les leçons.
                Il n’a aucune envie de reconstituer l’Empire russe ou soviétique, ou d’avoir une guerre sur les bras, comprenant que cela plomberait l’économie russe.
                Il a compris que le meilleur moyen pour la Russie de se développer c’est 1) la paix 2) construire des relations commerciales fructueuses pour les deux parties avec un maximum de pays, surtout parmi ses voisins.
                Or pour arriver à cela, il sait qu’il faut sortir d’un système dominé par l’hégémonie d’un pays (quel qu’il soit), et qu’il faut arriver à une structure mondiale multipolaire, seule capable de garantir un développement pacifique pour la Russie et le reste du monde. Point. C’est pas être un ange de vouloir faire ça, c’est être intelligent et pragmatique. Ceux qui s’illusionnent sur ce qu’est Poutine ou le but qu’il poursuit ce sont ceux qui pensent qu’il est identique aux autres dirigeants, entre autre Occidentaux. Or, il n’a rien à voir avec eux. Il planifie longtemps à l’avance, ne joue pas court terme, mais long terme, il est pragmatique et réfléchit avant d’agir ou de parler.


              • hgo04 hgo04 14 juin 16:07

                d@Christelle Néant
                «  »«  »«  »Or, il n’a rien à voir avec eux. Il planifie longtemps à l’avance, ne joue pas court terme, mais long terme, il est pragmatique et réfléchit avant d’agir ou de parler.

                «  »«  »«  »

                un joueur d’echecs face a des joueurs de poker. il a une strategie et un jeu a plusieurs coups pour arriver a un resultat, les autres jouent a un coup en croisant les doigts.

                un bon exemple ? ils ont joue avec daesh et l’E.I, a un coup. Résultat daesh s’étend en afrique, sur les ruines de la syrie et la libye.
                poutine avait deja vu le danger avant meme son intervention en syrie.

                Faut dire qu’en france, avec nos blaireaux elus, qu’attendre de plus hein ? hollande et fabius.. la paire dupont et dupont...


              • Christelle Néant Christelle Néant 14 juin 16:39

                @hgo04
                C’est exactement ça.


              • Jean Keim Jean Keim 15 juin 07:37

                @Christelle Néant

                Dire d’un individu qu’il est plus sain ou moins sain d’esprit qu’un autre est un raisonnement fallacieux, soit il est sain d’esprit, soit il ne l’est pas ; actuellement tous les hommes dits politiques qui sont au pouvoir, sans pratiquement aucune exception, ont intrigué pour avoir leur position, Poutine et de Gaulle ne font pas exception, il est possible qu’en cas de crise, une communauté demande à un homme sage et sain d’esprit de prendre les commandes, seulement si cet homme est réellement sain d’esprit, il acceptera peut-être mais en refusant le pouvoir, autrement dit il changera naturellement les règles du jeu.

                Un homme sain d’esprit n’est pas par nature attiré par le pouvoir et si le cours de sa vie le met en position de force, il agira au mieux pour le bien commun et ensuite demandera à se retirer s’il le juge bon , il doit être possible – j’en ai l’intime conviction – de vivre en communauté sans hiérarchie, sans intrigue et sans privilège, dans une telle « civilisation », l’argent et l’économie auraient une autre définition et le moteur ne serait plus le profit.

                Tous les hommes de pouvoir promettent le bonheur... mais pour plus tard, toujours plus tard, car avant il est nécessaire d’imposer des sacrifices, de faire usage de la force, de conforter les élites, de saccager l’environnement, et jamais ils ne vivent dans le moment présent avec ses détresses, ses misères, ses injustices dont ils sont en (grande) partie responsables.

                Alors oui de Gaulle, Poutine, Trump, Macron, Napoléon, César, Alexandre, Staline, Hitler, Victoria, Gengis Khan, et biens d’autres étaient des hommes et des femmes de pouvoir, ils étaient tous atteints par la névrose et certains étaient même des psychopathes.


              • Christelle Néant Christelle Néant 15 juin 09:58

                @Jean Keim
                Votre commentaire montre que vous n’avez aucune base en psychologie. Personne n’est parfaitement sain d’esprit. Nous avons tous des névroses plus ou moins prononcées. Nous travaillons sur ces névroses plus ou moins bien individuellement ou pas, mais elles sont là. Donc ce n’est pas un raisonnement fallacieux que de dire qu’untel est plus sain d’esprit qu’un autre, c’est comme ça que ça fonctionne en réalité. Celui qui vous dit qu’il est parfaitement sain d’esprit est quelqu’un qui s’illusionne. Ça c’est le premier point.
                Deuxième point, qui vous dit qu’un homme d’État ne peut pas intriguer pour acquérir le pouvoir afin de servir son pays ? De Gaulle s’est battu pour devenir le président de la France, mais il n’était en rien un Macron, ou un Sarkozy. Je rappelle que lorsqu’un référendum lui a été défavorable il est parti. Donc oser dire que de Gaulle est pareil que tous les dirigeants actuels ou passés est une bêtise. Pour ne pas dire plus....
                Vous dites qu’un homme sain d’esprit changerait les règles du jeu, et que fait Poutine ? Chambre civile, parlement des jeunes, ligne directe pour que les gens puissent faire remonter les problèmes afin qu’ils soient réglés. Tout ça c’est des choses mises en place par Poutine. Jacques Myard a lui-même déclaré que Poutine veut introduire de la démocratie participative dans le système russe et qu’il a l’a consulté à ce sujet.
                Vous parlez de situation de crise où les gens se choisiraient un « sauveur ». Que croyez-vous qu’ils ont fait en 2000 en élisant Poutine après la démission d’Eltsine l’alcoolique ? Vous pensez que la situation en Russie c’était le paradis démocratique ? Demandez aux Russes qui ont connu les années 90 et ensuite les années Poutine ce qu’ils pensent de Poutine.
                Il ne leur a pas promis le bonheur demain, il a redressé la Russie maintenant. Cela a pris des années, cela ne s’est pas fait en un claquement de doigts. Regardez le PIB et les autres indicateurs en 1999 et maintenant et comparez. Regardez les mesures prises par Poutine pour protéger l’environnement, et entre autre certaines espèces animales en voie de disparition. Poutine est apprécié parce qu’il a redressé la Russie ! Il a mis les oligarques au pas, les a obligé à payer leurs impôts. Votre commentaire montre que vous ne connaissez strictement rien à la Russie actuelle. Vous me citez des poncifs. Concernant le fait de vivre des détresses, la misère etc, renseignez-vous là aussi sur la biographie de Poutine. Il est né dans une famille qui a vécu le siège de Leningrad, sa mère a failli y mourir, son frère est mort. Ils étaient loin d’être riches. Bref, rien à voir avec un Macron par exemple.
                Ce que Poutine fait actuellement c’est justement finir de stabiliser la Russie et les institutions pour qu’il puisse partir sans que le pays ne s’effondre comme il l’a fait dans les années 90. Le jour où vous comprendrez cela, vous aurez fait un grand pas.


              • Jean Keim Jean Keim 15 juin 13:19

                @Christelle Néant

                J’espère sincèrement que vous ayez raison, l’avenir le dira, quand à mes connaissances en psychologie, elles ne sont pas disons... conventionnelles.

                Ce dont je suis sûr est que Poutine et les autres ont une vision qui est incompatible avec une civilisation réellement à dimension humaine.


              • Jean Keim Jean Keim 15 juin 13:24

                Et j’ai failli oublier, oui Poutine n’est pas Macron.


              • Cyril22 15 juin 14:25

                @Christelle Néant
                Poutine ne cherche en effet pas la guerre, même si parfois il montre les muscles (au propre comme au figuré) de manière à faire savoir qu’il peut y avoir recours en cas de nécessité. Ceci étant, s’il ne cherche pas à reconstituer l’empire soviétique, il cherche néanmoins à « faire son pré carré » en intégrant dans son giron les régions russophones, provinces réannexées (Crimée), régions autonomistes ou état croupions (Abkhazie, Ossétie du sud, Transnistrie...).
                Je ne pense pas que les intervenants non-supporters vous prennent pour idiote ou naïve, mais vous êtes clairement engagée dans un courant pro-Russe, et vous répercutez la vision de ce camp. Cela permet d’avoir une « autre information » que celle de la presse occidentale (moins diverse et indépendante qu’elle était naguère, même à l’époque où existait un ministère de l’information), mais tout autant partiale. La « vision multipolaire » est en effet souhaitable, mais pas sous forme de blocs d’influence antagoniques.


              • skirlet 15 juin 18:32

                @Cyril22
                Regardez un peu la quantité et l’emplacement des bases militaires usaniens dans le monde. Ce pays n’hésite pas de montrer les biscotos et de « tordre les bras » (je cite le « merveilleux » Obama) pour arriver à ses fins. Le seul moyen de résister c’est montrer la force.
                Chaque grand pays a son aire d’influence, c’est comme ça. Exercer une certaine influence sur les pays limitrophes, c’est normal. Ce qui n’est pas normal, c’est déclarer la Terre entière comme sa propre zone d’intérêts.
                La Crimée est russe, point. Par la volonté d’un dirigeant et en violation des lois existantes, elle a été transmise à l’Ukraine sans que les Criméens aient été consultés. Le référendum totalement légitime a eu lieu, la volonté du peuple a été exprimée.
                Quant à l’Abkhazie, j’y suis allée il y longtemps. Les Abkhazes détestaient les Géorgiens (qui leur ont fait voir des vertes et des pas mûres), ils rêvaient de se débarrasser d’eux, mais à l’époque ce n’était pas possible.
                Quant aux blocs d’influence, l’Otan existe toujours, contrairement au pacte de Varsovie.
                En gros, il suffit de parler de la Russie sans une dose de russophobie coutumière, et on est tout de suite catalogué « pro-russe », avec une p’tite teinte méprisante.


              • Christelle Néant Christelle Néant 15 juin 21:47

                @Cyril22
                Skirlet a parfaitement résumé ce que j’allais répondre. La Crimée a toujours été russe, la parenthèse ukrainienne est due à une violation des règles par Krouchtchev. De plus le Donbass, comme beaucoup de régions d’Ukraine, faisait partie de l’Empire russe avant la révolution de 1917. Malgré l’ukrainisation forcée les gens ont continué de se considérer comme Russes. La Russie n’a pas poussé pour l’autonomie de ces régions. Elle a fait avec. Je rappelle qu’en 2014 la Russie avait demandé à la RPD et la RPL de ne pas organiser le référendum du 11 mai pour calmer le jeu. Ce sont les faits. Et que je sois pro-russe ne change rien au fait que je rapporte des faits, réels, tangibles. Ce que je dis vous pouvez le vérifier le plus souvent par d’autres canaux.
                Les blocs d’infliuence antagonistes cesseront quand certains dans le monde auront compris qu’il est meilleur pour tout le monde de vivre tous ensemble en paix que de se faire la guerre. Malheureusement je crains que ca ne soit pas pour demain.


              • Christelle Néant Christelle Néant 16 juin 19:44

                @Christelle Néant
                J’ai écrit mon commentaire en vitesse hier soir. Quand je dis toujours je parle de l’époque moderne. La Crimée est russe depuis le 18e siècle.


              • tobor tobor 17 juin 23:39

                @gaijin
                « ce n’est pas parce qu’il y a deux camps que l’un des deux est celui du bien »
                .
                Cette phrase avait été marquée d’une appréciation toute négative et j’ai du mal, surtout en regard de son aspect généraliste, à comprendre l’état d’esprit dans lequel on peut la trouver non-pertinente (?)


              • zygzornifle zygzornifle 13 juin 09:02

                Si les 2 grandes puissances en viennent aux mains l’Europe sera le champ de bataille idéal , destruction puis reconstruction voire occupation en la partageant en 2 ....

                Heureusement on a des rafales et le Charles de Gaulle s’il n’est pas en révision, ha j’oubliais le principal on a Castaner et ses légions de creveurs d’œils ....


                • hgo04 hgo04 13 juin 10:08

                  @zygzornifle
                  Tout à fait.. un autre plan marshall, et les américains naitront grandiront et mourront de vieillesse sans même travailler un jour dans leurs vies tellement ils recevront de l’argent de l’europe...


                • Jean Keim Jean Keim 15 juin 22:07

                  @hgo04

                  L’argent ne se mange pas, il ne produit rien que du vent, un jour l’être humain en aura conscience, seulement cette prise de conscience devient urgente.


                • skirlet 16 juin 18:36

                  @Jean Keim
                  L’argent est un moyen pratique, car l’échange direct ne fonctionne pas toujours. Mais les banques jouent avec l’argent virtuel et spéculatif, ce qui est une autre chose...


                • Jean Keim Jean Keim 18 juin 15:50

                  @skirlet

                  Oui je suis d’accord, alors il faut inventer une autre monnaie qui ne puisse pas être thésaurisée ni se prêter à la spéculation, c’est possible si on le veut vraiment.


                • Xenozoid Xenozoid 18 juin 15:52

                  @Jean Keim

                  Oui je suis d’accord, alors il faut inventer une autre monnaie qui ne puisse pas être thésaurisée ni se prêter à la spéculation, c’est possible si on le veut vraiment.

                  sans les banques,ok


                • Jean Keim Jean Keim 18 juin 20:30

                  @Xenozoid

                  Si l’argent ne se prête plus à la spéculation, les banques disparaissent et leur maître la Finance avec.

                  Finalement c’est assez simple, quel extraordinaire pied de nez.


                • JC_Lavau JC_Lavau 13 juin 10:13

                  Quand je rapproche avec les données de politique intérieure, les puissances respectives du lobby juif à Moscou et de la 5e colonne pro-occidentale, il y a de quoi présumer que Poutine et le Camp de la force ont marqué des points contre ceux-là, et qu’ils ont les coudées plus franches. D’un point de vue russe, je suis convaincu que c’est une bonne nouvelle.


                  • Hervé Hum Hervé Hum 14 juin 08:53

                    @JC_Lavau

                    Bref, dès que tu sors de ton domaine d’expertise, tu ne peux pas t’empêcher d’écrire des conneries !


                  • JC_Lavau JC_Lavau 14 juin 09:31

                    @Hervé Hum. Ton éventuel domaine d’expertise est encore inconnu.


                  • Hervé Hum Hervé Hum 14 juin 10:13

                    @JC_Lavau

                    Bonne réponse !!!


                  • CORH CORH 13 juin 10:24

                    Sur le fond il y a quelque chose d’intéressant mais alors pour le style ?! on dirait un prêche ! L’annonce de temps nouveaux.....


                    • Hervé Hum Hervé Hum 14 juin 08:52

                      Le maintient de la planète en au moins deux blocs concurrent est une condition absolue pour le maintient de la doctrine économique capitaliste (parfaitement illustré par Orwell dans 1984). C’est sa condition de survie et sur ce point, Poutine collabore très bien avec Trump et cie.

                      Quand deux ennemies supposés sont d’accord pour se menacer de la guerre, c’est qu’ils collaborent sur le dos de leur population afin de les mener par le bout du nez et si nécessaire, à l’abattoir.

                      A ma connaissance, Poutine défend le même principe économique que ses pseudos ennemies, le seul point de désaccord étant de dire si sa meilleure garantie de survie est dans la mondialisation ou le nationalisme, et de ce point de vu, c’est le nationalisme, qui va jusqu’à l’impérialisme mais qui ne peut être mondial sans s’effondrer. Car, n’en déplaise à l’auteure de l’article, dans un monde où la finance ne connaît pas de frontière, il n’y a pas de confrontation entre l’orient et l’occident, rien de plus absurde, il n’y a de confrontation qu’entre ceux qui détiennent le pouvoir financier et les autres, bref, c’est un clivage de classe au niveau planétaire et non national ou entre empire, là, c’est ce qu’on appelle un leurre pour tromper les citoyens de tous les pays.

                      Libre à vous de suivre votre chef respectif et de servir de chair à canon...


                      • Cyril22 15 juin 14:42

                        @Hervé Hum
                        Dans 1984, il n’y a pas deux blocs mais trois, avec un jeu d’alliances et d’hostilité qui change du jour au lendemain.
                        Ce qui est intéressant en cette période de Brexit, c’est que dans le roman les îles britanniques appartiennent au camp étasunien, alors que le reste de l’Europe appartient au camp russe.


                      • Hervé Hum Hervé Hum 16 juin 12:57

                        @Cyril22

                        Ce que vous rappelez est accessoire, le fond du roman, consiste à montrer que cette hostilité est savamment entretenue pour donner une « bonne raison » du maintien de la population dans la servitude de ses maîtres, ou chefs. Il montre que le but est de s’octroyer et conserver les privilèges, ceux de bénéficier de tout ce qui se fait de meilleur et d’imposer la merde aux autres. Sans la menace permanente d’un ennemi, la nécessité de chef s’effondre et on peut alors passer d’une société fondé sur la domination décidant de la coopération, à une société fondé sur la coopération décidant de la domination, c’est à dire, dans la maîtrise de soi et non des autres !


                        Que j’appelle la responsabilité ! Et qui est, à mon sens, la réponse à l’impasse du livre. Mais, tant qu’on ne veut pas admettre que cette division est la condition nécessaire au maintient du dogme de la propriété, qui est le moyen pour ordonner la société en classes de privilèges, celui de cumuler plus de droits que de devoirs, rien ne peut changer réellement.


                        L’équité, est la base de la liberté en société, puisqu’elle rend à chacun ce qu’elle donne et où le gain se situant dans la coopération de tous, est répartie entre tous et non aux propriétaires et accessoirement à leurs meilleurs ouvriers (qui est un impôt privé). Dans le système actuel, la liberté d’une minorité se fait sur la servitude d’une majorité, dans tout système équitable, la liberté se fonde sur soi même, dans son auto exploitation où il est toujours possible de s’associer, mais pas de dominer, car une association quelconque ne peut pas dépasser la somme de ses membres.








                      • Khal Khal 15 juin 07:02

                        Toute ces tensions géostratégiques autour du pétrole devraient inciter l’Europe

                        à investir à marche forcée dans la transition écologique et les énergies vertes.

                        Plus nous nous rapprochons de la fin du pétrole, plus il sera nécessaire d’avoir des cours du brut élevés, pour que la recherche et l’extraction de pétrole non-conventionnel deumeurre rentable.

                        Les premiers bénéficiaires de la conflictualité liée à l’approvisionnement pétrolier, est le lobby du pétrole.

                        Si nous ne voulons pas d’un futur à la Mad Max, où à la Mad Donald...

                        Nous avons intérêt à hâter le pas pour nous sevrer des énergies fossiles, et nouer de bonnes relations avec nos voisins économiques proches, dans une économie relocalisée. 


                        • Christelle Néant Christelle Néant 15 juin 21:49

                          @Khal
                          Très juste.


                        • Luniterre 16 juin 17:03

                          Sympathique exercice de gonflette « musculaire », certainement pas entièrement surfait, mais pas non plus dépourvu de non-dits sélectifs et intentionnels, même si l’intention reste louable : rabattre le caquet de l’impérialisme US !

                          L’un d’eux transparaît à demi-mots :

                          « Oui, les États-Unis demeurent toujours le pays le plus puissant au monde sur le plan économique et militaire. Oui, ils sont encore capables de causer beaucoup d’ennuis à n’importe qui dans ce monde. Mais ils ne sont plus capables de soumettre ceux qu’ils cherchent à faire plier. »

                          Effectivement, la Russie est une grosse pierre sur leur chemin, par sa capacité à survivre sur ses propres ressources, même si à un niveau de développement qui peut rencontrer, de ce fait, des limites. Mais c’est aussi pourquoi la Russie cherche malgré tout les débouchés les plus intéressants pour ses exportations de matières premières.

                          Ses deux clients principaux potentiels sont l’Europe et la Chine.

                          La Chine, elle, dépend de son commerce extérieur, y compris pour une grande partie de ses approvisionnements en matières premières.

                          La Russie est un fournisseur d’autant plus intéressant qu’elle est économiquement relativement séparée de l’Europe par la pression US... Ce qui limite l’alternative, pour la Russie, en termes de débouchés.

                          C’est pourquoi la Russie était autant ouverte à ce qui semblait être l’ « alternative Trump » de la politique US, mais qui s’est finalement réduite à la russophobie traditionnelle...

                          C’est aussi surtout et pourquoi la Russie reste ouverte aux possibilités, actuellement restreintes, d’ouverture sur l’Europe. Quitte à tenter d’en créer en profitant de la politique « égocentrique » US de Trump...

                          Ce qui « transparaît », assez clairement, pour le moins, dans cet article...

                          De plus, en tentant de sanctionner également la Chine, Trump accroît, paradoxalement, l’interdépendance Chine-Russie, en la rééquilibrant plutôt dans le sens Russe...

                          Il est donc clair que si l’Europe cédait aux sirènes russes, ce serait vraiment encore d’autant plus avantageux pour la Russie, qui se retrouverait à nouveau véritablement au centre du jeu, et pas seulement géographiquement !

                          C’est certainement aussi l’intérêt de l’Europe, mais elle tarde à le comprendre...

                          Ce que l’on a tendance à oublier, c’est la phase antérieure du rapport de force, où la Russie était très affaiblie, certes, mais où le développement de la Chine se faisait en interdépendance avec le maintien de la puissance US, après le « creux » de l’aventure US au Vietnam.

                          Ce sont bien les USA eux-même qui ont ouvert la porte du commerce international à la Chine, y compris en finançant son développement dès 1972, et cela au détriment complet du développement européen, même si avec la complicité de leurs laquais dans la place...

                          Une partie de la bourgeoisie européenne n’oublie sans doute pas que son déclin économique, et notamment, industriel, a été précipité par cette stratégie US, en complicité, d’abord, avec les dirigeant chinois, et Mao le premier !

                          La « guerre froide » était dès lors une partie de billard à trois bandes...

                          La nouvelle ne l’est pas moins, et il faut donc lire les proclamations officielles ou semi-officielles des uns et des autres dans cette optique, surtout si on ne veut pas en être les dupes...

                          Luniterre

                          https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/06/10/chine-usa-2014-2019-chronique-dune-guerre-economique-annoncee/

                          https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/03/capitalisme-et-imperialisme-sont-les-deux-faces-dune-meme-piece/

                          .

                          ***********



                          • Kapimo Kapimo 16 juin 23:33

                            Merci pour cet article. A la lecture du discours de Poutine, je ne perçoit pas de ruptures aussi radicales que celles décrites par Kaldhei, notamment sur le sujet Européen qui est à peine mentionné.

                            Une chose est sure, il s’agit d’un discours très combatif, notamment quant au développement de la Russie.

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