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Réflexion sur les mœurs étasuniennes devant les européennes

Les USA, s'ils naissent, c'est en grande partie du fait de l'utilitarisme, de l'économisme, et de la géopolitique anglo-française du siècle des Lumières. C'est-à-dire qu'ils sont assez bien le fleuron européen, euro-américain certes, qui s'en serait tout simplement dissocié comme en bulbe, ou comme deux bulles de savon se créent à partir d'une seule, un peu comme dans ces lampes pluricolores très 70-80, dans lesquelles flottent des volutes.
Aussi, il n'est pas si évident de dire des USA "qu'ils n'ont pas d'Histoire", qu'ils sont une civilisation "jeune", quand bien même leur Histoire chronologique est courte - comparée à l'Europe - ou qu'ils sont dans une forme de jeunisme.

  • Source : Mad Max movies.

 

Les USA, ce sont avant tout le fruit d'un compromis involontaire, idéologique de sciences sociales & militaire, entre Angleterre et France, doublé d'une aspiration locale (les 13 colonies) inhérente à leur isolationnisme propre - un océan atlantique mal franchissable, à l'époque, - et un isolationnisme lui-même porté par les colons du Mayflower aujourd'hui célébrés dans le Thanksgiving (paradoxalement, de ce que ces mêmes colons signeront la quasi-mort des Amérindiens, avant la conquête de l'Ouest). C'est-à-dire que, dès la base, les USA sont les enfants d'un divorce européen, d'une querelle européenne, or l'on sait que - malgré leur banalité désormais - les enfants de divorces sont dans un why, une culpabilité, un flou artistique, rapport à leur ascendance, aussi clarifiée soit-elle - au moins rapport à un contexte millénaire de mariages et vivant encore toujours, mais contexte humanisant symboliquement.

A partir de là, et dans cet abandonnisme pour ainsi dire consenti, désiré, voulu, les voilà "contraints" de s'innover, se créer, par-delà tout européanisme - si par européanisme, on veut bien entendre la géostratégie insularo-continentale dans- et autour de la- péninsule eurasienne. Or, étant parvenus, dans leur "innovationnisme/créativisme", à adopter les dimensions d'un quasi-continent - au même titre que le Canada, d'ailleurs, ce qui devrait élargir cette généalogie à l'Amérique du Nord, - et cela tout en négociant leurs isolationnismes (multiculturalismes, expansionnismes, etc.) en différents États plus "insulaires" dans leur "archipel", les USA ont pour ainsi dire réussi à exalter leur "innovationnisme/créativisme" (mentalité pionnière à tous les niveaux, si l'on veut) dans tous les domaines de l'existence. Soit donc : aussi brève soit leur Histoire chronologique, ils n'en sont pas moins parvenus à récupérer tout un fond historique millénaire, comme en ballon d'hélium - donc. Il y a quelque chose de stratosphérique, dans leur esprit, propice à l'innovation/création d'une part, mais aussi propice à tous les idéalismes (protestantismes à l'appui, sans parler des néo-folklores amérindiens et idéalisations des Amérindiens mêmes). - Le cas de l'Amérique latine est infiniment plus héritier, par catholicisme (élection du pape François à l'appui), sans se passer de phénomènes idoines, comme en écho de proche en proche, sinon qu'il n'y a pas stratosphérisme, donc innovation/création moindre. Et, à la limite, le Canada de même, avec le Québec d'un côté, et la prégnance anglo-saxonne de l'autre (Commonwealth).

En somme, les USA se vendent et se présentent ainsi qu'une ligne de mire, un processus, que leur industralisme et leur médiatisme ne sont pas sans incarner, et pas moins que leurs sectarismes protestants ou autres. Il se peut donc, que les USA soient comme une Europe désessentialisée, au sens le plus platonicien du terme - mais cela ne les rend pas nietzschéens, ni même aristotéliciens, pour un sou. Désessentialisés de l'Europe, les USA sont inappréciables sous l'angle européen, tandis qu'ils entrent dans le champ d'un mobilisme non-héraclitéen, non-montaignien, quand bien même accointant, mais avec une distance évidente où Héraclite se voudrait limpide, et Montaigne angéliquement pragmatique. Soit donc : les USA vivent "essentiellement" sur le mode de la "mobilisation". Il y a du politique, pour un Étasunien, dans l'entrepreneuriat-même, proprement, tandis que l'Européen détache ces deux plans (et par quoi, les USA jugent l'Europe quasi-soviétique, dans ses gauches comme dans ses droites, tandis que l'Europe juge les USA quasi-anarchocapitalistes, dans leurs gauches comme dans leurs droites). En fait, l'Europe est plus certainement empiriste, rapport au pragmatisme étasunien - Canada et Amérique latine étant plus "bâtards" sous cet angle.

Et c'est drôle alors, comme le "désessentialisme mobiliste pragmatiste non-platonicien" des Amériques, peut être idéaliste, et comme "l'essentialisme empiriste post-platonicien" de l'Europe, peut être réaliste - de sens philosophique, où de toutes façons Platon est un réaliste des Idées, et où le christianisme - protestantisme compris donc - devint idéaliste sous les coups de Saül de Tarse, de Plotin, d'Augustin d'Hippone, de Luther et de Calvin. Passons ?

A la fin, tout se passe comme si les USA se situaient "au-delà du réel", dans "la quatrième dimension", entre les "x-files", et que cela ... leur réussissait ! - éthique pragmatiste. (Tout ceci expliquant assez bien pourquoi les USA sont rebutés par l'écologisme, ainsi que par le retrait de port d'arme. Dans le premier cas, ce serait quitter l'idéalisme dynamique et, dans le second, ce serait amoindrir le mobilisme. Ce qui, l'un dans l'autre, revient au même.)

 

Mal' - LibertéPhilo


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4 réactions à cet article    


  • NEMO Clark Kent 17 juillet 08:57

    C’est beaucoup plus simple que ça !

    La matrice mythique de la nation en question, ce « melting pot », comme ils aiment à se comparer, ce creuset qui produirait un excellent alliage à partir de minerais imparfaits, le point commun entre tous les colons exterminateurs d’indiens était le fait qu’ils étaient indésirables dans leurs pays d’origine et entendaient exercer sur les terres qu’ils se sont appropriées ce qui leur était refusé ailleurs : la liberté de pratiquer le rituel « hérétique » qui leur convenait (Mormons,etc...) ou la liberté de se goinfrer sur le dos de ceux qu’ils considéraient comme faible ou sauvages dans un pays sans foi ni loi, en fait !

    Ces deux « libertés » illusoires sont le catéchisme de tout américains (du nord).

    • Jean Roque Jean Roque 17 juillet 12:22

      Huntington cuisinier
       
      « Céleri, croûtons, persil et autres ingrédients améliorent et font varier le goût mais s’intègrent dans ce qui reste, au bout du compte, une bonne soupe à la tomate. Mais la salade du gogocho, décomposée des restes multi-akulti, est à gerber. »
       
      Huntington annonce Trump :
       
      « […] en réaction aux diverses forces qui menacent le fonds culturel commun et le Credo américain, on pourrait voir apparaître un mouvement mené par les Américains blancs de souche, qui chercheraient à faire revivre une conception évincée et discréditée de l’identité américaine, alors fondée sur la race et l’appartenance ethnique et à créer une Amérique de l’exclusion qui expulserait ou opprimerait les populations issues d’autres groupes raciaux, ethniques ou culturels. L’expérience historique et contemporaine suggère qu’il est fortement probable qu’un groupe autrefois dominant, se sentant menacé par la montée d’autres groupes, réagisse de cette manière. On pourrait alors voir surgir un pays intolérant sur le plan racial caractérisé par un fort taux de conflits interethniques et interraciaux. »
       
      De son bouquin ’ Qui sommes nous ? ’


      • Jean Roque Jean Roque 17 juillet 12:41

         
        l’auteur se masturbe aux références, rendant le texte illisible, mais on peut faire mieux sans étalage de confiture : smiley
         
        Ce diarrhéisme scolastique de cet épithalame vomissant, à l’acmé du coryphée des rhapsodes de la « nullité sublime » du boboisme, amène à la prière pour une procrastination salubre du sectateur de la « pure et répugnante élévation » (là c’est du Hegel sur Kant).
        Dans son appétence fesses-bouckienne de la copule du jugement pégreleux sur interBEnet, le séditieux affalé dans son canapé Darty avec son lappetop crétin, s’égruge encore et encore sur cette lumière plasmatique d’aphasique, y implorant le salut platonicien de la caverne bréneuse de son insalubre studette du Paristan.
        Pourquoi l’atrabilaire diptère persiste à déféquer sur le proskénion des folliculaires gauchonnets du Bichon pélliculé, expérissant encore piteusement de l’essenciellement inessentiel ?
        Tout palimpseste grattouillé puis copié/collé à l’ontique Big Merda, ne fait que boursoufler la substance cartésienne souillée par l’étendue de sanie, en cette ergastule des scloréo-handicapés gocho-le-collabos, tant polluée des séides troupeauïdals de la vénérienne déesse Journalope mondialiste, suce-nommée :
         
        « l’hétaïre gallo-mondaine des bobos soumis à leur gratifiant glands remplacement »
         
        etc.


      • UnLorrain 18 juillet 22:55

        Faut pas gonfler l’cul a Jean Roque on dirait hihi

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