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Russie : une guerre invisible

Comment la Russie a-t-elle pu, en seulement 20 ans, sans guerres ni autres perturbations, passer du statut de semi-colonie à celui de superpuissance mondiale reconnue, sur un pied d'égalité avec les plus grands ?


 

Par Rostislav Ichtchenko 

 

10 décembre 2015 

 

Source : thesaker.is

Article original publié sur oko-planet.su

Traduit par Diane, édité par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

 

Les stratèges en chambre, qui croient sincèrement qu’une attaque nucléaire massive est la solution universelle à tout problème international (même le plus brûlant, proche de la confrontation militaire), sont malheureux de la position modérée du gouvernement russe dans la crise avec la Turquie. Ils jugent même insuffisante la participation de l’armée russe dans le conflit syrien. Ils sont aussi mécontents des activités de Moscou sur le front ukrainien.

Pourtant, pour une raison quelconque, personne ne pose une question simple. Comment est-ce arrivé que, tout d’un coup, la Russie ait non seulement résisté à la puissance hégémonique mondiale, mais ait gagné brillamment contre elle sur tous les fronts ?

 

Pourquoi maintenant

À la fin des années 1990, la Russie était, économiquement et financièrement, un pays au niveau du Tiers Monde. Une rébellion contre les oligarques commençait à naître dans le pays. La Russie menait contre les Tchétchènes une guerre interminable et désespérée qui s’étendait au Daghestan. La sécurité nationale n’était soutenue que par les armes nucléaires ; quant à conduire une opération sérieuse même à l’intérieur de ses propres frontières, l’armée n’avait ni personnel entraîné ni équipement moderne, la flotte ne pouvait pas naviguer et l’aviation ne pouvait pas voler.

Bien sûr, tout le monde peut voir comment l’industrie, y compris d’armement, a été progressivement ranimée, comment le niveau de vie en hausse a stabilisé la situation intérieure, comment l’armée a été modernisée.

Mais la question essentielle n’est pas de savoir qui a fait le plus pour reconstruire l’armée russe : Shoigu, Serdukov ou l’état-major général. La question principale n’est pas de savoir qui est le meilleur économiste entre Glaziev ou Koudrine, et s’il aurait même été possible d’allouer davantage de ressources aux dépenses sociales.

Le facteur clé dans ce travail est le temps. Comment la Russie l’a-t-elle gagné, pourquoi les États-Unis ont-ils donné du temps à la Russie pour préparer la résistance, muscler son économie et son armée, anéantir le lobby pro-américain actif dans la politique et les médias financé par le Département d’État ? 

Pourquoi la confrontation ouverte avec Washington, vers laquelle nous avançons, n’a-t-elle pas commencé plus tôt, il y a 10 ou 15 ans, lorsque la Russie n’avait aucune chance de résister à des sanctions ? En réalité, au cours des années 1990 ou 2000, les États-Unis ont commencé à installer des régimes fantoches dans l’espace post-soviétique, y compris à Moscou, qui était considéré comme l’une des diverses capitales de la Russie démembrée.

 

Le sain conservatisme des diplomates

Les conditions des actuels succès militaires et diplomatiques ont été construites pendant des décennies sur le front invisible (la diplomatie).

Il faut dire que parmi les ministères centraux, le ministère des Affaires étrangères a été le premier à se remettre du désordre administratif causé par l’éclatement du début des années 1990. Déjà en 1996, Evgueni Primakov est devenu un ministre des Affaires étrangères qui, en plus de faire faire demi-tour à son avion au-dessus de l’Atlantique en apprenant l’agression US contre la Yougoslavie, a transformé la politique étrangère russe – qui n’a depuis lors plus jamais suivi celle des Américains.

Deux ans et demi plus tard, il a recommandé Igor Ivanov comme successeur, qui a lentement (presque imperceptiblement) mais sûrement continué à renforcer la diplomatie russe. Il a été remplacé en 2004 par l’actuel ministre des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, sous la direction duquel la diplomatie a accumulé suffisamment de ressources pour passer d’une position défensive à une position offensive.

Sur ces trois ministres, seul Ivanov a reçu l’Étoile d’or [le plus haut titre honorifique, décerné aux Héros de la Fédération de Russie, NdT], mais je suis sûr que tant son prédécesseur que son successeur sont tout aussi dignes de cette récompense.

Il faut dire que la traditionnelle proximité de caste et le sain conservatisme du corps diplomatique ont contribué à une rapide restauration du travail du ministère des Affaires étrangères. Le sang-froid et le traditionalisme dont les diplomates sont accusés ont aidé. La kozyrevshchina (mot dérivé du nom de Andrei Kozyrev, ministre des Affaires étrangères de 1990 à 1996, signifiant « agir comme Kozyrev », c’est-à-dire d’une manière servile contre ses propres intérêts, NdT) n’a jamais pris au ministère, parce que ce n’était pas son genre.

 

 


 

Une période de consolidation interne

Mais revenons à 1996. La Russie est au fond du trou économiquement, mais le défaut de 1998 est encore à venir. Les États-Unis violent totalement le droit international et le remplacent par leurs actes arbitraires. L’OTAN et l’UE se préparent à se rapprocher des frontières russes.

La Russie n’a aucun moyen de répondre. La Russie (comme l’URSS avant elle) peut anéantir n’importe quel agresseur en 20 minutes, mais personne ne prévoit de l’attaquer. Toute déviation de la ligne approuvée par Washington, toute tentative de mener une politique étrangère indépendante conduirait à l’étranglement économique et à la déstabilisation interne qui s’ensuivrait – à cette époque, le pays vit sur les crédits occidentaux.

La situation se complique encore par le fait que jusqu’en 1999, le pouvoir était entre les mains de l’élite compradore redevable aux Etats-Unis (comme l’actuelle en Ukraine), et jusqu’en 2004-2005, les compradors luttent toujours pour le pouvoir, en concurrence avec la bureaucratie patriotique de Poutine. La dernière bataille d’arrière-garde livrée par les compradors vaincus a été une tentative de révolution en 2011 à la place Bolotnaïa. Que se serait-il passé s’ils avaient réussi en 2000, lorsqu’ils jouissaient d’un avantage écrasant ?

Les dirigeants russes avaient besoin de temps pour consolider la situation intérieure, restaurer les systèmes économique et financier, assurer leur autonomie et leur indépendance à l’égard de l’Ouest et reconstruire une armée moderne. Enfin, la Russie avait besoin d’alliés.

Les diplomates avaient une mission presque impossible. Il était nécessaire, sans reculer sur des questions essentielles, de consolider l’influence de la Russie dans les États post-soviétiques, de s’allier avec d’autres gouvernements qui résistaient aux États-Unis, les renforcer, si possible, tout en donnant à Washington l’illusion que la Russie était faible et prête à des concessions stratégiques.

 

L’illusion de la faiblesse russe

La démonstration du succès de cette mission tient dans les mythes qui continuent à vivre chez certains analystes occidentaux et dans l’opposition russe pro-américaine. Par exemple, si la Russie s’oppose à un nouvel avatar de l’aventurisme occidental, elle « bluffe pour sauver la face », les élites russes sont totalement dépendantes de l’Occident parce que « leur argent est là-bas », et « la Russie trahit ses alliés ». 

Cependant, les mythes sur les « fusées rouillées qui ne volent pas », « les soldats affamés qui construisent des datchas pour les généraux » et « l’économie en lambeaux » ont pour l’essentiel disparu. Seuls des marginaux y croient, mais ils ont trop peur de reconnaître la réalité.

Ce sont ces illusions elles-mêmes, sur la faiblesse et l’empressement à reculer, qui ont dupé l’Occident, lui faisant croire que la question russe était résolue et le dissuadant de lancer des attaques politiques et économiques préventives sur Moscou, et ont donné aux dirigeants russes un temps précieux pour accomplir leurs réformes.

Naturellement, il n’y a jamais assez de temps, et la Russie aurait préféré reporter de trois à cinq ans encore la confrontation directe avec les États-Unis qui a commencé en 2012-2013, ou même l’éviter complètement, mais la diplomatie a gagné 12 à 15 ans pour le pays – un immense laps de temps dans le monde actuel, qui change à toute vitesse. 

 

La diplomatie russe en Ukraine

Pour faire bref, je donnerai un seul exemple très clair, le plus pertinent dans la situation politique actuelle.

Les gens critiquent encore la Russie pour ne pas contrer assez activement les États-Unis en Ukraine, pour échouer à créer une cinquième colonne pro-russe afin de contrebalancer la cinquième colonne pro-américaine, pour travailler avec les élites plutôt qu’avec le peuple, etc. Évaluons la situation sur la base des possibilités réelles plutôt que des vœux pieux.

Malgré toutes les références au peuple, c’est l’élite qui détermine la politique du pays. L’élite ukrainienne, dans toutes ses actions, a toujours été et est encore antirusse. La différence est que l’élite idéologiquement nationaliste (et qui devient progressivement nazie) était ouvertement russophobe, tandis que l’élite économique (compradore, oligarchique) était simplement pro-occidentale, mais ne s’opposait pas à des liens lucratifs avec la Russie.

J’aimerais rappeler que ce sont les représentants du Parti des régions, soi-disant pro-russes, qui se sont vantés de ne pas avoir autorisé le commerce russe dans le Donbass. Ce sont eux aussi qui ont essayé de convaincre le monde qu’ils étaient plus favorables que les nationalistes à l’intégration européenne.

Le régime Ianoukovitch–Azarov a précipité la confrontation économique avec la Russie en 2013, en demandant que malgré la signature de l’Accord d’association avec l’Union européenne, la Russie maintienne et même renforce un régime favorable à l’Ukraine.

Après tout, Ianoukovitch et ses collègues dans le Parti des régions, alors qu’ils avaient un pouvoir absolu (2010-2013), ont soutenu les nazis financièrement, politiquement et en matière d’information. Ils les ont fait passer d’une niche marginale à la vie politique générale dans le but d’avoir un opposant pratique lors des élections présidentielles de 2015, tout en supprimant toute activité d’information pro-russe (sans parler de l’activité politique).

Le Parti communiste ukrainien, en même temps qu’il conservait une rhétorique pro-russe, n’a jamais tiré sur le pouvoir et a joué un rôle d’opposition loyale convenable soutenant indirectement les oligarques, canalisant l’activité protestataire dans des endroits sûrs pour tous les pouvoirs (y compris l’actuel).

Dans ces conditions, toute tentative russe de travailler avec des ONG ou de créer des médias pro-russes aurait été perçue comme un empiétement sur les droits des oligarques ukrainiens de voler le pays à leur seul usage, ce qui aurait provoqué une nouvelle dérive de l’Ukraine officielle vers l’Ouest, vu par Kiev comme un contrepoids à la Russie. Les États-Unis auraient vu cela, tout à fait naturellement, comme une transition de la Russie vers une confrontation directe, et auraient redoublé d’efforts pour la déstabiliser et soutenir les élites pro-occidentales dans tout l’espace post-soviétique.

Ni en 2000, ni en 2004, la Russie n’était prête à affronter ouvertement les États-Unis. Même lorsque cela s’est passé en 2013 (et ce n’était pas le choix de Moscou), la Russie a eu besoin de presque deux ans pour mobiliser ses ressources pour donner une réponse forte en Syrie. L’élite syrienne, contrairement à l’élite ukrainienne, a rejeté dès le début (en 2011-2012) tout compromis avec l’Occident.

 

 

C’est pourquoi, pendant 12 ans (depuis l’action « l’Ukraine sans Koutchma », qui a été la première tentative infructueuse de coup d’État pro-américain en Ukraine), la diplomatie russe a travaillé à deux tâches essentielles.

Premièrement, garder la situation en Ukraine en équilibre instable ; deuxièmement, convaincre l’élite ukrainienne que l’Occident était un danger pour son bien-être, tandis que la réorientation vers la Russie était l’unique moyen de stabiliser la situation et de sauver le pays ainsi que la position de l’élite elle-même.

La première mission a été réalisée avec succès. Les États-Unis ont réussi à faire passer l’Ukraine du mode multidirectionnel au mode bélier antirusse en 2013 seulement, après avoir dépensé beaucoup de temps et de ressources et avoir installé un régime avec d’énormes contradictions internes, incapable d’exister de manière indépendante (sans soutien américain croissant). Au lieu d’utiliser les ressources ukrainiennes à leur profit, les États-Unis sont obligés de dépenser les leurs pour prolonger l’agonie de l’État ukrainien détruit par le coup d’état.

La seconde mission, la réorientation économique vers la Russie, n’a pas eu lieu pour des raisons objectives (indépendantes des efforts russes). L’élite ukrainienne s’est révélée totalement inadéquate, incapable de penser stratégiquement, d’évaluer les risques et les avantages réels, vivant et agissant plutôt sous l’influence de deux mythes.

D’abord, que l’Occident l’emporterait facilement dans toute confrontation avec la Russie et partagerait le butin avec l’Ukraine. Ensuite, qu’aucun effort, sinon une position antirusse inébranlable, n’est nécessaire pour obtenir une existence confortable (au détriment des finances de l’Occident). Dans la situation de devoir choisir entre s’orienter vers la Russie et survivre, ou être aux côtés de l’Occident et mourir, l’élite ukrainienne a choisi la mort.

 

Cependant, même avec ce choix négatif de l’élite ukrainienne, la diplomatie russe a réussi à obtenir un avantage maximum. La Russie ne s’est pas laissée aspirer dans une confrontation avec le régime ukrainien, mais a forcé Kiev et l’Occident à un processus de négociation épuisant, sur fond de guerre civile de faible intensité, en excluant les États-Unis du format Minsk. En mettant l’accent sur les contradictions entre Washington et l’Union européenne, la Russie a réussi à faire porter la charge financière de l’Ukraine sur l’Ouest.

Résultat, la position de Washington et de Bruxelles, solide au début, s’est désintégrée. Comptant sur un blitzkrieg politico-diplomatique, les politiciens européens n’étaient pas préparés à une confrontation prolongée. L’économie de l’UE ne pouvait simplement pas la supporter. À leur tour, les États-Unis n’étaient pas prêts à accepter que Kiev soit exclusivement à leur charge. 

 

 

Aujourd’hui, après un an et demi d’efforts, la vieille Europe qui détermine la position de l’UE, l’Allemagne et la France, a complètement abandonné l’Ukraine et cherche un moyen de tendre la main à la Russie par dessus la tête des pays limitrophes pro-américains d’Europe de l’Est (la Pologne et les États baltes). Même Varsovie, qui avait l’habitude d’être le principal avocat de Kiev dans l’Union européenne (quoique de manière semi-officielle), évoque la possibilité de diviser l’Ukraine, ayant perdu la foi dans la capacité des autorités de Kiev à maintenir l’unité du pays.

Dans la communauté ukrainienne des politiques et des experts, l’hystérie à propos de la trahison de l’Europe est en train de grandir. L’ancien gouverneur (nommé par le régime nazi) de la région de Donetsk et oligarque Sergei Taruta dit que son pays a encore huit mois à vivre. L’oligarque Dmitry Firtash (qui avait une réputation de faiseur de roi ukrainien) prédit la désintégration pour le printemps prochain.

Tout cela, tranquillement et imperceptiblement, sans tanks ni aviation stratégique, a été atteint par la diplomatie russe. Réalisé dans une confrontation difficile avec le bloc des pays les plus puissants, militairement et économiquement, tout en partant d’une position beaucoup plus faible et avec les alliés les plus étranges, dont tous n’étaient pas, ou ne sont pas, heureux de la montée de la puissance russe.

 

Percée au Moyen-Orient

Parallèlement, la Russie a réussi à retourner au Moyen-Orient, à conserver et à développer l’intégration au sein de l’espace post-soviétique (l’Union économique eurasienne), à déployer avec la Chine un projet d’intégration eurasienne (l’Organisation de coopération de Shanghai) et de lancer avec les BRICS un projet d’intégration mondial.

Malheureusement, l’espace limité de cet article ne me permet pas de discuter en détail toutes les actions stratégiques de la diplomatie russe ces 20 dernières années (de Primakov à aujourd’hui). Une étude exhaustive nécessiterait plusieurs volumes.

 

 

Cependant, toute personne qui essaierait de répondre honnêtement à la question de savoir comment la Russie a réussi en 20 ans, sans guerres ni chamboulements, à passer de l’état de semi-colonie à celui de superpuissance mondiale reconnue, devrait reconnaître les contributions de beaucoup de gens sur la place Smolenskaïa [où se trouve le ministère des Affaires étrangères, NdT]. Leurs efforts ne tolèrent pas l’agitation ou la publicité, mais sans effusion de sang ni victimes, ils produisent des résultats comparables à ceux obtenus par des armées de plusieurs millions d’hommes pendant de nombreuses années.

 

Rostislav Ichtchenko est analyste à Russia Today.

 

 

Voir également :  

 

1993-2013 : Les vingt ans de « Pas de deux » entre la Russie et les Etats-Unis arrivent-ils à leur fin ?

 


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104 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion M de Sourcessure 21 décembre 2015 09:59

    La Russie n’a jamais été une « semi-colonie ».

    Elle a connu un séisme politique, économique et social majeurs, mais les richesses accumulées sont restées sur place, même si elles ont changé de mains à plusieurs reprises !
    Les compétences techniques des Russes ne se sont pas volatilisées, pas plus que leurs savoir-faire diplomatiques, militaires et culturels qui sont grands.


    • roman_garev 21 décembre 2015 11:42

      @M de Sourcessure

      « La Russie n’a jamais été une « semi-colonie ». »

      C’est que, étant étranger et n’ayant pas habité la Russie ddurant les années 90 (ou je me trompe ?), forcément vous ne pouvez pas être au courant.


      « Les compétences techniques des Russes ne se sont pas volatilisées. »

      Si, elles se sont presque volatilisées durant les années 90. Les meilleurs esprits des années 80, on les voit de nos jours à la Silicon Valley (savez-vous que le fameux processeur « Pentium » doit son nom au savant brillant soviétique Pentkovsky qui a déménagé aux ÉU en 1993 ?), et ce n’était pas pour rien, car toute activité scientifique a stoppé en Russie. La majorité écrasante d’instituts de recherche se sont tout simplement fermés, et le reste végétait au niveau de mendiants.

      En Russie on se demande toujours par quel miracle la science et la technique russe (pour le moins leur branche militaire) ont pu ressusciter.

    • lloreen 21 décembre 2015 11:55

      @roman_garev
      "En Russie on se demande toujours par quel miracle la science et la technique russe (pour le moins leur branche militaire) ont pu ressusciter."

      Il n’ y a pas de miracle, juste des alliés.


    • roman_garev 21 décembre 2015 12:04

      @lloreen

      Lesquels alliés au juste ?

    • roman_garev 21 décembre 2015 13:09

      @lloreen

      L’empereur Alexandre III répétait souvent à ses ministres : « La Russie n’a que deux alliés fidèles : son armée et sa flotte. Tous les autres s’armeront contre nous à la première occasion. »

      Ces paroles, on les reprend souvent en Russie actuelle, pour ne pas se faire d’illusions et pour ne compter que sur ses propres forces.


    • Pie 3,14 21 décembre 2015 17:30

      @roman_garev

      Heureusement que ce brave Alexandre III a eu la bonne idée de décéder 11 ans avant le désastre de Tsushima qui voit la flotte russe être détruite par le Japon.



    • roman_garev 21 décembre 2015 17:50

      @Pie 3,14

      N’importe, ses paroles restent justes. D’ailleurs il ne parlait pas de défaites ni de victoires, mais strictement d’alliés. Faute d’objections, vous parles d’autre chose. Libre à vous de troller.

    • Layly Victor Layly Victor 21 décembre 2015 18:07

      @roman_garev
      Les Russes ont toujours été des mathématiciens. L’école de Mathématiques Russe est la meilleure du monde avec l’école française (jusqu’à présent, mais ça ne va pas durer, car en France il y a une volonté farouche des dirigeants de l’éducation nationale de détruire les Mathématiques).


      Or, les Mathématiques, c’est le cœur de la Science et de la Technologie. De même que la culture. Il ne peut pas y avoir de technologie de haut niveau sans une culture profonde. C’est lié aux capacités de l’imagination, que la culture et les Mathématiques favorisent.

      C’est ce que n’ont pas compris les incapables dirigeants français, inféodés à l’idéologie de l’égalitarisme par le bas.

      Je crois que les Russes, même aux pires moments, n’ont pas cédé au vertige de la médiocrité participative.

      J’ai un livre écrit par un Russe (Lebedev, théorie des fonctions spéciales). C’est impressionnant. C’était autrefois la base des connaissances des ingénieurs et des physiciens, mais il y a belle lurette que plus personne en France ne comprend ces problèmes.

      J’ai toujours pensé que, quand l’immense fond issu du travail des mathématiciens du 19ème siècle aurait disparu en Europe occidentale, les Russes en seraient les seuls dépositaires.



    • Pie 3,14 21 décembre 2015 18:24

      @roman_garev

      Historiquement la Russie a toujours eu des quantités d’alliés, ce qui prouve que la phrase de ce tsar n’a pas beaucoup de sens. Si vous voulez comptabiliser ses alliances diplomatiques depuis le Moyen-Age, vous y passerez votre soirée.

      Plus intéressant est la popularité de cette déclaration dans le contexte actuel de la Russie.
      Un pays isolé qui subit des mesures de rétorsions depuis l’annexion de la Crimée. Un pays en récession économique, sur la défensive.
      Comme toujours dans ces moments le pouvoir agite la fibre nationaliste et anti-occidentale. Il tente par ailleurs de revenir sur la scène diplomatique à la faveur du conflit syrien.

      Dans ce contexte l’antienne propagandiste du seul contre tous et du discours militariste est logique.



    • tf1Groupie 21 décembre 2015 21:12

      @roman_garev

      Vous qui avez habité la Russie, pouvez-vous expliquer l’utilisation du terme « semi-colonie » à qui n’a pas eu cette chance ?

      Car cette affirmation n’a également pour moi aucun sens.


    • lloreen 21 décembre 2015 21:28

      @roman_garev
      Les alliés du genre humain.


    • soi même 21 décembre 2015 21:34

      @M de Sourcessure, il y a plusieurs strates dans la réalité, l’apparence, le réel et l’improbable, d’après vous qui des trois a le plus d’influence ?


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 21 décembre 2015 22:57

      Pourquoi les USA veulent dépecer la Russie ? Pas seulement pour ses ressources.
      En intervenant en Ukraine, ils ont bloqué les relations commerciales et politiques entre l’ UE et la Russie. Le contrôle de l’ Ukraine par les USA était un projet de longue date de Bzrezinski, qu’il décrit dans son livre « Le grand échiquier ».


      Un ensemble eurasien qui irait de Gibraltar à la Chine + l’Iran + l’ Inde + la Syrie + l’ Irak, constituerait la zone économique du monde la puissante, qui mettrait les USA sur les rotules.
      Il fallait donc empêcher à tous prix ce regroupement.

      Sauf que, cela ne s’est pas passé exactement comme Bzrezinski l’avait prévu...
      « L’ Eurasie de Bzrezinski est morte, vive l’ Eurasie ! »


    • soi même 21 décembre 2015 23:33

      @Fifi Brind_acier, (Pourquoi les USA veulent dépecer la Russie ? ) ma pauvre laine d’acier , dans cette histoire la politique et l’économie sont juste un alibi pour masquer un combat d’une autre envergure.

      Comme vous êtes athée je vous fais grâce des véritable cause de se conflit.  !


    • spartakus 22 décembre 2015 00:45

      @Pie 3,14
      Je partage en tout point votre analyse, ceci-dit fallait oser ici-même... Se permettre un discours non binaire concernant la Russie, au point d’esquisser une véritable critique de cette dernière... Pas vraiment agoracompatible ! Bizarre que personne ne vous ait traité jusqu’à présent de mouton du système médiatique pro-US, victime de la propagande occidentale, tapin de l’empire et autres joyeusetés...


    • JC_Lavau JC_Lavau 22 décembre 2015 03:26

      @spartakus : « mouton du système médiatique pro-US, victime de la propagande occidentale, tapin de l’empire ». Maintenant que tu l’as dit, je ne vois pas grand chose à ajouter.


    • roman_garev 22 décembre 2015 09:41

      @tf1Groupie


      Concernant la soumission complète de la politique extérieure du pays, vous en avez la réponse dans le texte de l’article :

      « La kozyrevshchina (mot dérivé du nom de Andrei Kozyrev, ministre des Affaires étrangères de 1990 à 1996, signifiant « agir comme Kozyrev », c’est-à-dire d’une manière servile contre ses propres intérêts, NdT)... »

      Cette « manière servile contre ses propres intérêts » était pratiquée, sous la direction adroite de « semi-colonisateurs » étasuniens dans tous les domaines : on a fait anéantir l’industrie, l’agriculture, l’éducation, la science, la médecine...


    • roman_garev 22 décembre 2015 09:47

      @lloreen

      Merci, je ne l’avais pas saisi smiley

    • roman_garev 22 décembre 2015 09:55

      @Pie 3,14

      C’est logique dans n’importe quel contexte et discours, vu l’immensité de la Russie et son auto-suffisance réelle (ne pas confondre avec la suffisance infondée) plus qu’évidente. Merci pout l’avoir confirmé.

    • Layly Victor Layly Victor 22 décembre 2015 12:11

      @soi même
      Extrêmement bien vu. Vous avez compris le fond du problème, que cette pauvre Fifi ne peut pas entrevoir à cause de ses filtres marxistes. Les Russes ont de multiples raisons d’exciter la haine occidentale, surtout celle des journalistes : croyants, mathématiciens, musiciens, dévoreurs d’espace, et j’en passe. Et, comme vous le dites, ceci va bien au delà de simples conflits économiques.

      Moscou, c’est la troisième Rome. Impardonnable, pour les occidentaux.

    • spartakus 22 décembre 2015 12:30

      @JC_Lavau
      Quelle réplique, quel niveau ! Vous avez quel âge pour sortir ça franchement ? Merci de me donner raison...


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 22 décembre 2015 22:26

      @M de Sourcessure


      La Russie a deux (2) atouts. L’indéfectible loyauté de la quasi totalité des Russes à « une certaine idée de la Russie » et une primauté absolue à ce qu’on pourrait appeler l’ « Apprentissage » - au sens le plus large - qui permet de sortir de toute épreuve plus fort qu’on n’y est entré. L’ invasion nazie en est l’exemple parfait, mais la mise en dormance de la technologie russe durant la grande trahison de Gorbachev en est une autre illustration.

      PJCA

    • Le p’tit Charles 21 décembre 2015 10:45

      Le chef d’orchestre se nomme Poutine il me semble...Sans lui pas de réussite économique ni de réussite diplomatique...Il avance ses pions avec 20 coups d’avance sur ses adversaires..Il voit sur le long terme alors que le reste du monde s’accommode de vivre au jour le jour...Les réserves de la Russie sont de la partie également..pays riche qui peut vivre sur lui même alors que les occidentaux en sont incapable...Il est l’homme puissant de ce siècle indéniablement.. !


      • Pierre Pierre 21 décembre 2015 11:54

        @Le p’tit Charles
        Vous relevez deux points très importants que les stupides journalistes mainsteam refusent de voir.

         Vladimir Poutine et son administration ont une vision à long terme concernant les intérêts de la Russie. Que ce soit en collaboration avec l’Occident (ce qu’ils privilégient) ou en confrontation. Les deux options ont été analysées et seront pleinement assumées.
        Ensuite, la Russie a des réserves qui lui permettent de se passer des Occidentaux. Elle peut aussi compter sur des alliés de poids comme la Chine et l’Inde et ce n’est pas anodin. Voyez par exemple le problème de l’alimentation électrique de la Crimée. La Russie n’avait pas les câbles électriques pour se relier à la péninsule. Les Européens ont refusé de lui en vendre. Cela a occasionné du retard. Finalement, c’est une entreprise chinoise qui a fourni et placé les câbles. 
        Un autre point qui n’a pas été relevé est que les Russes sont maintenant prêt à beaucoup de sacrifice pour préserver leur indépendance. Un sondage récent indique que les Russes n’ont jamais été aussi satisfaits qu’aujourd’hui alors qu’ils subissent des sanctions depuis 18 mois et que les cours du pétrole se sont effondrés. Cela laisse les journalistes occidentaux perplexes. C’est vrai qu’ils n’ont jamais rien compris à la Russie... ils croient qu’il n’y a que la consommation de biens matériels qui rend les gens heureux.

      • roman_garev 21 décembre 2015 12:58

        @Pierre


        « C’est vrai qu’ils n’ont jamais rien compris à la Russie... ils croient qu’il n’y a que la consommation de biens matériels qui rend les gens heureux. »

        Exact. Les deux paradigmes « vivre pour manger » et « manger pour vivre » ne se comprendront jamais, au moins à fond.


      • doctorix doctorix 21 décembre 2015 16:13

        @Le p’tit Charles

        Rappel : en Avril, Poutine a déclaré que la Russie sortirait de la crise en moins de deux ans
        Que d’événements depuis ! Dont la plupart confortent cette prophétie.
        Le monde a beaucoup de chance d’avoir vu émerger un Poutine.
        En face, il y a Bush, Obama, bientôt Trump. On se dit que tandis que les russes font surgir des personnages de plus en plus intelligents, les USA ne font naître que des êtres de plus en plus stupides.
        Il faut apprécier particulièrement l’absence de réaction violente à l’agression aérienne Turque, sur le Sukhov 24, qui aurait pu être le prétexte à un nouveau Serajevo et inaugurer la WWW3, mais au contraire le fait que la Russie s’en est servie à son avantage pour interdire tout survol de la Syrie qu’elle n’autoriserait pas, par la mise en place de ses S300 et 400. Avec pour conséquence indirecte le retrait des F16 américains de Turquie, et donc le lâchage d’Erdogan le fourbe.
        Chapeau l’artiste, un candidat solide pour le Nobel de la Paix, s’il n’avait pas été tant dévalué par les précédents lauréats.
        Chapeau, et Merci, au nom des hommes de paix.

      • hgo04 hgo04 21 décembre 2015 17:33

        @Pierre
        «  »«  que les Russes n’ont jamais été aussi satisfaits qu’aujourd’hui alors qu’ils subissent des sanctions depuis 18 mois et que les cours du pétrole se sont effondrés. »«  »"


        J’ai discuté avec plusieurs Russes expatriés qui ont encore de la famille la bas et je confirme... Le travail revient, la consommation revient, l’économie a repris et ils se passent bien des tomates françaises. Mais c’est aussi grace à l’Inde et la Chine. L’UE a fait une terrible erreur concernant la Russie, et les européens s’en redent compte tous les jours. On s’est allié avec des gens qui n’ont aucune parole donnée, aucune limite dans les affaires, et à bien des occasions aucune morale. 
        et de tout ça, les Russes en tirent bénéfices.

      • Pierre Pierre 21 décembre 2015 18:24

        @doctorix
        Les Etats-Unis ont retiré douze F-15 de la base d’Incirlik, en Turquie. Les F-15 sont des avions beaucoup plus puissants que les F-16. Ils étaient destinés à la protection aérienne de la Turquie contre les bombardiers syriens. Le déploiement du système S-400 rend les F-15 vulnérables en cas de conflit ouvert avec la Turquie. Les Etats-Unis n’ont aucune envie d’enregistrer des pertes humaines ou matérielles dans un conflit en Syrie. Barack Obama est un adepte du concept de la guerre par procuration (war by proxy) comme du temps de la guerre froide. A mon avis, il y aura un déploiement de missiles sol/air performants pour assurer la défense d’Incirlik. 

        Je ne crois pas que les Etats-Unis vont facilement renoncer à leur objectif qui n’est pas un changement de régime en Syrie mais plutôt un changement d’alliance. 

      • Pierre Pierre 21 décembre 2015 18:44

        @hgo04
        Merci de confirmer ce que je dis. Ce que les (stupides) journalistes n’arrivent pas à intégrer dans leur cerveau, c’est que le marché intérieur russe n’est dépendant des devises occidentales que pour les produits, généralement de luxes, importés. Il y a une production locale qui est stimulée grâce à l’embargo. Il y a aussi le remplacement des produit occidentaux par des produits de pays non-occidentaux qui ont souvent aussi dévalué leur monnaie (Chine etc.) ce qui fait que les Européens auront du mal à reconquérir le marché russe, ils sont devenus nettement plus chers.

        Les riches russes peuvent continuer à aller à Courchevel, ils sont blindés aux as. Les autres choisiront des vacances moins chères dans des pays moins chers.
        Il y a aussi la bombe à retardement de la dette des banques russes auprès des Occidentaux. Les Ukrainiens ne remboursent pas leurs dettes souveraines auprès de la Russie avec l’aval du FMI. On verra la tête qu’ils feront quand l’Etat russe décrétera un moratoire sur la dette des banque comme le préconise l’économiste russe Sergeï Glasiev, un proche conseiller de Vladimir Poutine. 





      • Captain Marlo Fifi Brind_acier 21 décembre 2015 22:08

        @Pierre
        Nos journalistes ne sont pas stupides, ils écrivent ce qu’on leur demande d’écrire, sinon, la porte !
        Un journaliste allemand explique comment il a trompé ses lecteurs toute sa vie professionnelle.


      • Dom66 Dom66 21 décembre 2015 22:29

        @doctorix
        ça fait plusieurs fois que Poutine démontre son sang froid, c’est un homme qui a l’étoffe d’un grand président, il fallait à la Russie un homme comme lui pour relever son pays après l’ivrogne qui a bradé les grandes entreprises, c’est certain le sieur B. Eltsine plaisait aux ricons.
         


      • lloreen 22 décembre 2015 11:45

        @Dom66
        "il fallait à la Russie un homme comme lui pour relever son pays après l’ivrogne qui a bradé les grandes entreprises, c’est certain le sieur B. Eltsine plaisait aux ricons.« 

        Monsieur Eltsine s’ est fait piéger et il s’ en est rendu compte. Il a fait venir monsieur Poutine peu avant sa mort et lui a fait promettre qu’ il relèverait la Russie, ce que monsieur Poutine est en train de faire. Tous ceux qui ont profité et abusé de la faiblesse de monsieur Eltsine s ’en mordent maintenant les doigts, ce qui explique la haine de toute l’ oligarchie à son égard.

        Monsieur Poutine, qui n’ est pas né de la dernière pluie et qui connaît parfaitement le mode de fonctionnement et les signatures des service secrets pour les avoir fréquentés personnellement, démonte leurs manipulations une à une.
        Quant à leurs commanditaires, ils sont connus depuis belle lurette.

         »J’ ai vécu dans votre futur et ça n’ a pas marché".
        V.K. Boukovsky
        https://www.youtube.com/watch?v=0ezJAIIt8Og

        Monsieur Poutine voit très bien à quel point les européens sont dupés et comment la dictature s’ est installée dans les pays européens dès 1945.
         


      • J.MAY MAIBORODA 22 décembre 2015 13:03

        @Pierre


        cf. cet extrait de « BEREZINA » , ouvrage de Sylvain TESSON , in :

        « [...) Ô, nous aimions ces Russes. Chez nous, l’opinion commune les méprisait. La presse les tenait, au mieux, pour des brutes à cheveux plats, incapables d’apprécier les mœurs aimables des peuplades du Caucase ou les subtilités de la social- démocratie et, au pire, pour un ramassis de Semi-Asiates aux yeux bleus méritant amplement la brutalité des satrapes sous le joug desquels ils s’alcoolisaient au cognac arménien pendant que leurs femmes rêvaient de tapiner à Nice. 
        Ils sortaient de soixante dix ans de joug soviétique. Ils avaient subi dix années d’anarchie eltsinienne. Aujourd’hui, ils se revanchaient du siècle rouge, revenaient à grands pas sur l’échiquier mondial. Ils disaient des choses que nous jugions affreuses : ils étaient fiers de leur histoire, ils se sentaient pousser des idées patriotiques, ils plébiscitaient leur président, souhaitaient résister à l’hégémonie de l’OTAN et opposaient l’idée de l’eurasisme aux effets très sensibles de l’euro-atlantisme. En outre ils ne pensaient pas que la Russie avait vocation à s’impatroniser dans les marches de l’ex-URSS » 




      • J.MAY MAIBORODA 22 décembre 2015 13:07

        @Dom66


        ++++++++++
        tout simplement. Mais c’est clair.

      • Pierre Pierre 22 décembre 2015 14:00

        @MAIBORODA
        25 ans d’histoire résumé en 15 lignes. Un peuple assumant son passé et son présent avec fierté. Comme je l’envie ! Ce peuple a un avenir.


      • Dom66 Dom66 23 décembre 2015 15:34

        @lloreen
        C’est surement ça, merci


      • révolQé révolQé 21 décembre 2015 10:55


        Réponse à la question/titre tient en 2 phrases :

        D’un côté un joueur d’échecs montés sur burnes et de l’autre,
        des marionnettes asexuées vendues à des psychopathes consanguins.

         smiley


        • howahkan Hotah 21 décembre 2015 10:59

          @révolQé

           smiley


        • cathy cathy 21 décembre 2015 11:46

          @révolQé
          Vous parlez de kasparov ? 


        • roman_garev 21 décembre 2015 11:47

          @révolQé


          Pour jouer aux échecs il faut avoir l’échiquier et surtout des pièces.

          Pour être monté sur burnes il faut aussi les avoir. De l’autre côté ça manque terriblement (et irreversiblement) smiley


        • jef88 jef88 21 décembre 2015 11:05

          Comment la Russie a-t-elle pu, en seulement 20 ans, sans guerres ni autres perturbations, passer du statut de semi-colonie à celui de superpuissance mondiale reconnue, sur un pied d’égalité avec les plus grands ?

          Qui colonisait la Russie ?
          Et la guerre froide ?
          Je n’ai pas lu plus loin tant le propos m’a semblé ridicule ....


          • Pierre Pierre 21 décembre 2015 11:19

            @jef88
            Il faut parfois s’efforcer de lire des articles qui mettent nos convictions en question. Dommage que vous n’avez pas été plus loin parce que tout le reste de l’article est une analyse de quelqu’un qui a vécu le redressement de la Russie de l’intérieur.


          • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 21 décembre 2015 12:28

            @jef88
            Qui colonisait la Russie ?
            Exxon Mobil


          • Captain Marlo Fifi Brind_acier 21 décembre 2015 22:22

            @jef88
            Si vous voulez comprendre ce qui s’est passé en Russie près l’effondrement de l’ URSS, un petit livre « La Nouvelle Grande Russie » par Xavier Moreau, c’est un antidote aux salades que nous ont déversé les médias presstitués ! Xavier Moreau a aussi un site de géopolitique : STRATPOL.


          • soi même 22 décembre 2015 00:08

            @Fifi Brind_acier, il serait temps que vous reprenez les études , car visiblement vous devez de plus en plus presbyte.

            Vous n’es pas qualifier pour juger ce qui se passe aujourd’hui, et je vous défis de m’expliquez comment résoudre un paradoxe ?


          • Captain Marlo Fifi Brind_acier 22 décembre 2015 07:44

            @soi même
            Tiens, voilà encore l’ Inquisition à l’oeuvre... Agoravox vous permet d’exprimer vos analyses, que ne le faites-vous ? Vous n’argumentez sur rien, vous ne présentez aucune analyse, aucune proposition, mais vous passez votre temps à attaquer les personnes, moi en particulier, sans doute parce que suis athée ?


            Et vous ? Sans doute croyant, mais sûrement pas pratiquant, votre mépris permanent en est la preuve. Si c’est ça « le monde merveilleux de Haute spiritualité » que vous souhaitez mettre en place, je crains qu’il ne soit guère différent de celui-ci.
            Alors, faites vos propositions et vos analyses et lâchez-moi les baskets !

          • soi même 22 décembre 2015 12:43

            C’est bien ce que je disais au raz des parquettes. !

             smiley


          • J.MAY MAIBORODA 22 décembre 2015 13:09

            @jef88


            vos connaissances en géopolitique paraissent déficientes ou déficitaires.

          • Pierre Pierre 21 décembre 2015 11:12

            Merci d’avoir publié cette brillante analyse (comme toujours) de Rostislav Ichtchenko sur AgoraVox. Il semble plutôt envisager un effondrement de l’Ukraine et son démantèlement ensuite. Peut-être ! Personnellement, je n’en suis pas sûr. Ce serait un suicide des oligarques et comme c’est eux qui tiennent le pouvoir, cela m’étonnerait beaucoup. C’est vrai que la Pologne vise presque ouvertement l’annexion de la Galicie. Ce sera peut-être sa part du gâteau après l’échec de son interventionnisme pour faire basculer l’Ukraine dans l’UE et dans l’OTAN.

            @ M de Sourcessure. Je crois que Rostislav Ichtchenko est trés bien placé pour juger si la Russie a presque été une « semi-colonie » des Etats-Unis et si elle a été à deux doigts d’être démantelée « façon Yougoslavie ». Mon analyse personnelle rejoint plutôt celle de Rotislav Ichtchenko.
            PS. Est-ce que quelqu’un sait si Rotislav Ichtchenko est Russe ou Ukrainien ? Il a plutôt un nom à consonance ukrainienne mais il travaille pour Russia Today.

            • roman_garev 21 décembre 2015 12:01

              @Pierre

              Bonjour Pierre.

              M. Ichtchenko est Ukrainien déménagé en Russie juste après le coup d’État ukrainien. Vous pouvez consultez l’article sur la Wiki russe.

              Je pense que c’étais moi qui l’a fait connaître sur l’AV en résumant son article (qui a obtenu presque 27 000 visites) :


              Moi je lis toujours ses articles. Vu que je ne me sens pas très fort en traduction dans le français (donc craignant de compromettre ses articles par le mauvais français), je suis très content qu’ils ont enfin reçu un traducteur digne de leur profondeur.

            • Pierre Pierre 21 décembre 2015 12:19

              @roman_garev
              Bonjour Roman,

              Merci, j’en étais presque sûr. Je suis régulièrement ses articles sur le Saker, je maîtrise quand-même mieux l’anglais que le russe. smiley
              La plupart de ses articles sont traduits et publiés en français sur le Saker francophone. (lien)


            • Captain Marlo Fifi Brind_acier 21 décembre 2015 22:23

              @Pierre
              Oui, excellent article, merci !


            • kitty-cat kitty-cat 24 décembre 2015 09:42

              @Pierre

              Bonjour Pierre, je suis née en Ukraine et la situation dans laquelle se trouve mon payé est très douloureuse pour moi. Je suis triste de voir comment elle est mis en enchère par USA et, malheureusement, l’occident... Et, également, la guerre civile à Donbasse me déchire mon cœur....

              j’aime beaucoup l’analyse de Rostislav Ichtchenko qui est mon compatriote. Il a vécu en Ukraine jusqu’à ce qu’il a pu. Actuellement, il vit à Moscou, car, il risquai sa vie à Kiev. Je peux te dire qu’actuellement, 40% de population ne soutient pas la politique actuelle de gouvernement, les autres sont aveugles. C’est triste. 


            • Pierre Pierre 28 décembre 2015 08:02

              @kitty-cat
              Bonjour kitty-kat. Je viens de trouvez ce commentaire qui m’était adressé et je peux vous dire que je suis aussi triste de voir comment ce pays a sombré dans le désordre.

              J’ai fait de nombreux voyage en Ukraine, les premiers du temps de l’URSS et le dernier en 2012. J’ai toujours été séduit le coté naturel des gens. 
              Lors de mon dernier voyage, j’ai été racketté 2 fois par la Militia sur la route. Ils n’ont pas été gourmands mais on garde quand-même une impression désagréable. 
              J’avais aussi été frappé par la liberté de ton des Ukrainiens dans leurs critiques du pouvoir et leur exaspération de la corruption. Ils ne m’en parlaient pas spontanément. Seulement après que j’avais évoqué les 2 rackets.
              J’avais gardé des contacts dans le pays mais étant donné mes positions sur la Russie, ils se sont distendus depuis le Maïdan.
              Je lis encore régulièrement Ukrainskaya Pravda pour avoir le point de vue ukrainien dsur la crise avec la Russie. 

            • Massada Massada 21 décembre 2015 11:16

              L’intervention russe en Syrie a pour objectif de paver la voie à un règlement, tout en marginalisant le rôle de l’Iran et du Hezbollah.
               
              L’objectif de l’initiative russe est d’écarter toute participation de la Turquie, de l’Arabie saoudite et de l’Iran, et d’instaurer un climat propice à l’entente, telle que voulue par l’Occident.
               
              Une force militaire de tutelle serait alors dépêchée sur place. Elle verrait notamment la participation de l’Égypte. La réussite de cette initiative réside dans la confiance du régime syrien envers la Russie.
               
              Elle est aussi bien accueillie par l’opposition que la Russie a tenté d’unifier.
               
              Le règlement de la crise libanaise serait aussi à l’ordre du jour. La recherche d’une solution serait déjà même lancée, parallèlement à la recherche d’une solution au conflit syrien.


              • Pierre Pierre 21 décembre 2015 11:26

                @Massada
                C’est bien d’avoir le point de vue d’Israël (sans ironie) sur la question syrienne et sur le rôle de la Russie. Il ne faut quand-même pas rêver, il n’y a rien de réglé en Syrie et il y a une diplomatie parallèle des Etats-Unis qui fera tout pour faire échouer la Russie.


              • JMBerniolles 21 décembre 2015 17:31

                @Pierre

                Mossada en fait...


              • Layly Victor Layly Victor 21 décembre 2015 18:19

                @Massada

                Je me réjouis sincèrement de voir que notre ami Massada a des accents moins guerriers que par le passé. Ceci prouve que les choses évoluent sérieusement. Avec la perspective, enfin, d’une paix durable au moyen Orient.
                Encore un effort, ami : quelqu’un peut-il convaincre le fou de guerre Fabius que les carottes sont cuites et qu’il doit tirer sa révérence ?

              • Captain Marlo Fifi Brind_acier 21 décembre 2015 22:24

                @Layly Victor
                Ben...., c’est pas gagné !
                Entre deux roupillons, tout ce qu’il sait dire : « Assad partir ! »


              • J.MAY MAIBORODA 22 décembre 2015 13:05

                @Layly Victor


                Me voici contraint d’étoiler positivement Layly Victor !

              • J.MAY MAIBORODA 22 décembre 2015 13:13

                @Massada



                On se surprendrait presque à féliciter Massada pour son retournement et sa nouvelle lucidité.
                Il nous avait habitué à moins d’indulgence à l’égard de la Russie et à une plus grande soumission aux faucons israéliens qui brûlaient de démanteler la Syrie.

              • microf 21 décembre 2015 11:29

                Quelle belle analyse, que se soit sur la forme ou sur le fond, bravo l´auteur.
                Vous mentionnez que l´espace limité ne permet pas de discuter..., mais vous pourriez le faire en écrivant une série d´articles sur le sujet que je pense, seront pupliés.

                Le 8 Aout 1999, le Président Yelsine fait un Discours á la Nation et dans ce Discours, ces mots prophétiques « J´ai décidé de vous donner un homme qui sera capable de consolider notre Nation, cet homme, c´est POUTINE », le reste, chacun de nous le connait, depuis que cet homme est arrivé au pouvoir.
                Il ya un film que je recommande souvent de visionner á youtube, Attila le Hun, qui commence par ce générique :
                Malgré la décadence et la corruption, affaiblie par les rivalités politiques et les guerres, l´Empire Romain était toujours la plus grande puissance sur terre.
                Puis un nouveau peuple les Huns, fiers et indépendants, arriva sur les de l´Est.
                Une ancienne prophétie racontait qu´un jour, un homme unirait les tributs et disputerait á Rome le droit de règner sur le monde.
                Dans le film, cela se réalisa, Attila vint et unifia les peuples de l´Est, et Attila disputa á Rome le droit règner sur la terre.
                A sa mort, l´Empire Romain en moins une décénnie s´éffondra.

                Pour ceux qui verront ce film, les évènements que nous vivons aujourd´hui, á savoir la confrontation Russie-Occident ressemblent á la confrontation Attila le Hun et l´Empire Romain.

                Deux proverbes Russes aussi pourront aider á comprendre les succès de la Russie :
                1) La Russie ne s´énerve jamais lorsqu´elle est attaquée, elle médite.
                2) Les Russes tardent á se mettre en selle, mais, après, ils chevauchent très vite.

                Pour ce qui est de l´Occident, elle a déja perdu. L´Occident ferait mieux de s´asseoir sur la table et de négocier avec la Russie, mais la réponse á cette question pourra être donnée dans le film. l´Empire Romain qui voulait dominer le monde aurait aussi négocié avec Attila, mais Rome ne le voulut pas ce qui précipita sa chute, et c´est ce qui va arriver.
                 


                • cathy cathy 21 décembre 2015 11:37

                  @microf
                  Ce sont les 10 tribus germaines dont les francs qui ont fait tomber Rome. 

                   

                • Pierre Pierre 21 décembre 2015 12:03

                  @cathy
                  Exact, mais microf parle du film, pas de la réalité historique.


                • cathy cathy 21 décembre 2015 14:53

                  @microf
                  Oui Hollywood remplace la réalité historique.


                • microf 21 décembre 2015 15:05

                  @Pierre
                  Merci Pierre, vous au moins avez compris.


                • doctorix doctorix 21 décembre 2015 16:28

                  @microf

                  « J´ai décidé de vous donner un homme qui sera capable de consolider notre Nation, cet homme, c´est POUTINE »
                  Comme quoi les alcooliques ont parfois des instants de lucidité.
                  De génie, en l’occurrence...
                  Bon, quand c’est qu’on quitte cette Europe pourrie par l’Amérique et qu’on fait une alliance saine avec les Russes ?
                  Nous avons tout pour nous entendre, et il parait que les Russes, loin de nous en vouloir, nous plaignent d’avoir des dirigeants aussi stupides et corrompus.
                  Fraternisons !
                  Il y a plein de sites qui vont dans ce sens :

                • Pyrathome Pyrathome 21 décembre 2015 18:48

                  @doctorix
                  Bon, quand c’est qu’on quitte cette Europe pourrie par l’Amérique et qu’on fait une alliance saine avec les Russes ?
                  .
                  C’est précisément ce à quoi s’emploient les Américains pour empêcher à tout prix leur pire cauchemar...
                  La Russie, c’est un potentiel intellectuel et multiculturel hors norme, c’est aussi le quart des terres émergées de la planète avec les richesses qui vont avec, dès lors, on comprend qu’elle puisse attirer les charognards suicidaires sur le trépas...
                  Il se sont tous cassé les dents à vouloir s’en emparer, Napoléon, Hitler, et bien d’autres avant...
                  Mais les charognards sont amnésiques et ne méditent jamais en recommençant toujours les mêmes erreurs !
                  Toutes ces abjectes tentatives de diabolisation à grands coups de tapage merdiatique et mensongers ne fonctionnent pas, ils devraient pourtant savoir que la Russie reste un objet de fascination et d’admiration pour la plupart des occidentaux, particulièrement en France et en Europe...
                  Sans la Russie, jamais le nazisme n’aurait pu être vaincu, ils ont payé le plus lourd tribu de cette boucherie, on devrait pourtant être reconnaissant....
                  J’ai franchement honte de cette caste oligarchique de psychopathes censés nous « gouverner »......
                   


                • Captain Marlo Fifi Brind_acier 21 décembre 2015 22:31

                  @doctorix
                  Ben ... c’est pas gagné non plus ! La prochaine marionnette de l’ Empire a été désignée dès le soir des élections par l’ Institut Harris Interactive sur les élections de 2017 : c’est Juppé !


                  Il a tout pour plaire à Washington : il est pour continuer les sanctions contre la Russie, il a critiqué Sarkozy qui est allé à Moscou ; il a été invité au Bilderberg, il est pour le mariage pour tous, bref, l’ homme providentiel anti Poutine !

                • sirocco sirocco 22 décembre 2015 00:40

                  @Fifi Brind_acier

                  Et en plus Juppé s’est acoquiné avec Dominique Perben, une pourriture finie.


                • Hermes Hermes 21 décembre 2015 13:28

                  Il me semble que c’est le pape Léon 1er qui avait négocé avec Attila, ce qui avait épargné Rome. Ce sont les Vandales qui sont arrivés ensuite qui ont mis Rome à sac (google : « le pape et Attila », ça donne pas mal de références)

                  Bonne journée.


                  • cathy cathy 21 décembre 2015 14:51

                    @Hermes
                    Oui les Vandales étaient une des tribus germaniques.

                    En 476 après J.C., l’Empire romain s’est écroulé après avoir été envahi par dix royaumes germaniques venus du nord. Ces royaumes posèrent les fondements des nations modernes d’Europe : les Alemani (Allemagne), les Bourguignons (Suisse), les Saxons (Angleterre), les Wisigoths (Espagne), les Francs (France), les Lombards (Italie) et les Suèves (Portugal). Les Vandales, les Hérules et les Ostrogoths se firent aussi une niche.


                  • doctorix doctorix 21 décembre 2015 16:33

                    @Hermes
                    « De la Russie vient l’espoir du monde, non pas comme ce que l’on qualifie parfois de communiste ou bolchevique, non ; mais la liberté, la liberté ! Que chaque homme vivra pour son prochain ! Le principe est né. Il faudra des années pour qu’il puisse être cristallisé, mais hors de la Russie vient à nouveau l’espoir du monde.  » 
                    (Edgar Cayce, 1944, n ° 3976-29)


                  • @doctorix
                    .
                    Je suis impressionné  ! Doctorix, je suis certain que vous auriez aimé , comme médecin, travailler avec l’excellent Edgar Cayce.


                  • Pierre Pierre 22 décembre 2015 05:29

                    @cathy
                    Vous anticiper la fondation de la base des nations modernes de 367 ans. C’est le partage de l’empire de Charlemagne qui a tracé les contours des pays de l’Europe de l’Ouest. Le traité de Verdun (843) consacre la division de l’empire entre trois petits-fils de l’empereur. 

                    La Francie occidentale deviendra la France, la Germanie deviendra l’Allemagne et la Lotharingie deviendra l’Italie du Nord, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg .
                    Vous remarquerez que ce sont ces six Etats qui ont fondé l’Union européenne et ce faisant, ils ont ressuscité l’Empire de Charlemagne. Ce n’est pas par hasard que les Conseils européens ont longtemps eu lieu dans un bâtiment bruxellois qui s’appelle encore Le Charlemagne.
                    Une pensée qui me vient juste à l’esprit : et si l’expansion de l’Union européenne n’était que la continuation des conquêtes de Charlemagne 16 siècles plus tard avec l’Allemagne au centre de l’Empire ? C’est bien Aix-la-Chapelle qui était la capitale et la région située entre le Rhin et la Meuse qui était le centre de l’Empire. Non ?

                  • Captain Marlo Fifi Brind_acier 22 décembre 2015 07:57

                    @Pierre
                    L’Empire de Charlemagne ne correspond pas du tout à l’ Union européenne, mais sert de justificatif historique aux euro-atlantistes pour construire une colonie au service des USA.
                    « Le Prix Charlemagne décrypté »


                    Pour faire court, la construction européenne est la suite de « la Nouvelle Europe d’ Hitler ».

                    Elle a été décidée en Juin 1944 à Strasbourg entre les dirigeants nazis et de Hauts fonctionnaires américains. Cette engeance a été scellée en 2004 par «  l’Alliance germano- américaine pour le 21 e siècle ».
                    Le détail de cette entente de 1944 est expliquée dans cette vidéo : « L’Europe des collabos ». 

                  • doctorix doctorix 22 décembre 2015 11:47

                    @http://www.voltairenet.org/article157210.html

                    Bien sûr que j’aurais aimé !
                    Ainsi qu’avec Maître Philippe de Lyon (excellent article dans Nexus).
                    Deux personnages tout à fait fascinants.
                    La science doit se faire modeste devant le miracle, même si c’et dur à avaler. D’ailleurs il ne s’agit pas de miracle, mais d’une dimension humaine encore inconnue, je le suppose.

                  • JMBerniolles 21 décembre 2015 17:19

                    C’est un peu incroyable de passer totalement sous silence l’héritage de l’URSS : espace et aviation, nucléaire, recherche, éducation,.... et le fait que la Russie a toujours eu de grands savants, ingénieurs, généraux. On connaît aussi les musiciens, les écrivains.... Et incontestablement il y a aujourd’hui une diplomatie de haut niveau qui n’est pas arrivée sans antécédents....

                    Je connais un peu la recherche. Il y a eu des moments durs mais le potentiel a été maintenu. Tout le contraire de ce que nous vivons en France.

                    Le nucléaire civil est un exemple. Les russes viennent de coupler au réseau BN800 un réacteur rapide à sodium qui représente l’avenir immediat de l’electronucleaire. Tandis que des criminels ont chez nous tue Super Phénix.

                    Les russes sont maintenant largement en tête dans ce domaine comme dans d’autres, notamment certaines armes.

                    Et la politique imbécile de sanctions les conduit sur une voie bénéfique pour leur pays.


                    • JMBerniolles 21 décembre 2015 17:29

                      @JMBerniolles

                      Concretement j’ai un peu travaillé début 2000 avec des chercheurs de deux instituts : IBRAE et KOUTCHATOV, je massacre peut-être l’orthographe Depuis les relations ont été cassée sur ordres supérieur ( quand j’entends que Jospin et D’autres socialistes sont manipulés par la CIA je doute toujours un peu de cela, mais concrètement ils se conduisent comme tels. Leur objectif, clairement celui de Sarkozy également, est de détruire notre pays)


                    • Layly Victor Layly Victor 21 décembre 2015 18:42

                      @JMBerniolles

                      Je dirais plutôt que, très rapidement, l’URSS a été beaucoup plus Russe que Marxiste. C’est d’ailleurs ce qui expliquait l’incroyable capital de sympathie dont bénéficiait l’URSS dans les pays occidentaux, à l’époque du rideau de fer. Et c’est la même raison qui explique la haine de nos journaleux mondialistes : cette âme Russe qu’ils peinent à détruire.

                      Ton commentaire rejoint ce que je dis plus haut. La culture est un élément essentiel de l’indépendance et du haut niveau technologique (la vraie culture, pas celle du vagin de la reine ou des étrons géants de Mc Carthy). C’est pourquoi l’objectif essentiel des enfants de Goebbels, des socialo-estrosiens à Sarko, en passant par Najat et les Duflot-Jospiniens, est de la détruire.

                      Un Poutine n’aurait aucune chance d’apparaître en France : la base culturelle n’est plus suffisante.

                    • JMBerniolles 21 décembre 2015 20:16

                      @Layly Victor

                      Oui, les russes ont conservé leur âme. C’est la condition sine qua non pour se redresser....

                      C’est ce qui me fait peur pour l’avenir de la France


                    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 21 décembre 2015 22:34

                      @JMBerniolles
                      Il faut sortir de l’ UE pour que la France ait un avenir, tant que les entreprises françaises seront vendues aux Américains, on peut toujours attendre ....


                    • elpepe elpepe 22 décembre 2015 02:51

                      @JMBerniolles
                      oui malheureusement vous avez tout compris .....


                    • JMBerniolles 22 décembre 2015 09:34

                      @elpepe

                      Holà les situations sont tellement complexes et évolutives que je n’aurais pas cette pretention...


                    • Hijack Hijack 21 décembre 2015 17:33

                      L’Occident a rétrogradé en même temps que la Russie se redressait ... politiquement, diplomatiquement, honnêtement,logiquement, religieusement, militairement et burnellement !


                      • Pchetchkov 21 décembre 2015 18:05

                        « ... tout le monde peut voir comment l’industrie, y compris d’armement, a été progressivement ranimée, comment le niveau de vie en hausse a stabilisé la situation intérieure, comment l’armée a été modernisée ... »

                        L’auteur se demande « comment la Russie a réussi en 20 ans, sans guerres ni chamboulements, à passer de l’état de semi-colonie à celui de superpuissance mondiale reconnue ».

                        La question peut paraître originale à des gens qui, comme moi, se sont plutôt demandé comment un pays a pu passer de l’état de superpuissance mondiale à celui de semi-colonie.

                        Néanmoins, le point de vue de Rostislav Ichtchenko est intéressant. C’est le point de vue d’un homme qui, certes, aime son pays, mais qui s’exprime de façon exagérément optimiste.

                        N’étant pas expert militaire, je ne peux juger ni de l’état des forces armées russes, ni de celui de l’industrie d’armement en Russie.

                        Par contre,s’agissant du niveau de vie de la population, il semble difficile de parler de hausse, car les prix ont considérablement augmenté, le rouble est fortement dévalué, et les écarts entre les riches et les pauvres sont absolument choquants. Dans la société russe actuelle, l’argent est roi, et le comportement des « nouveaux Russes », en Russie même, est proprement insupportable.

                        Certes, la Russie n’est pas une colonie - Dieu merci ! -, mais l’essentiel de ses exportations est constitué de gaz, de pétrole et d’autres ressources naturelles, et les autorités ne se privent pas d’expliquer que la chute du rouble est précisément due à la chute des prix du pétrole.

                        Sur le plan politique, il est vrai que Poutine est une personnalité exceptionnelle, et l’on peut imaginer toute l’ampleur et toute la complexité de sa tâche. Mais tôt ou tard, il se retirera, et en l’état actuel des choses et de la vie politique russe, on voit mal qui pourra lui succéder, et qui sera à même de défendre avec autant d’énergie les intérêts de la Fédération de Russie.

                        Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que la Russie et sa jeunesse sont très américanisées, et qu’il existe en Russie un lobby proaméricain très puissant. Les Américains sont très présents en Russie même, et l’on peut penser que grâce, notamment, à leurs cabinets d’avocats et aux sociétés américaines d’audit, installés à Moscou, les « kollegi » américains connaissent à peu près tout des secrets de l’économie russe.

                        Les autorités russes elles-mêmes sont à l’affût du moindre petit signe d’amélioration des relations avec les Etats-Unis.

                        Enfin, il ne faut pas se bercer d’illusions, et en particulier, en ce qui concerne l’Ukraine, on ne peut pas dire que les responsables russes aient été visionnaires. On a plutôt le sentiment que la Russie a été totalement prise au dépourvu par les évènements qui pourtant se déroulaient sous ses yeux, et qu’elle a dû ensuite réagir dans l’urgence.

                        Je crois personnellement que pour les Russes, comme pour les non-Russes qui aiment la Russie, ce serait une très grave erreur que de sous-estimer l’adversaire.

                         


                        • Captain Marlo Fifi Brind_acier 21 décembre 2015 22:40

                          @Pchetchkov
                          Vous connaissez un pays dans le monde que les USA veulent niquer, et qui n’ait pas une flopée d’ONG, de think tanks et de lobbies pro-américains ??


                          Sur le plan de l’armement, ce document peut répondre à votre question.
                          Pepe Escobar : « Vous voulez la guerre ? La Russie est prête ! »

                        • Pierre Pierre 22 décembre 2015 08:30

                          @Pchetchkov
                          Je ne vais pas critiquer votre commentaire, il y a beaucoup de vrai dans ce que vous écrivez mais si Rostislav Ichtchenko a une vision optimiste de la Russie, vous avez une vision extrêmement négative de ses capacités. 

                          C’est vrai que la Russie est à la croisée des chemins et que le moment de choisir la direction est proche. Ce sera sans doute en 2016, après l’été ou peut-être que Vladimir Poutine préférera attendre le début du mandat du prochain président des Etats-Unis. Il atermoie pour le moment. Il espère encore s’entendre avec les Occidentaux (mais de moins en moins) pour qu’ils acceptent l’existence d’un monde multipolaire. Il sait que ce ne sera pas possible sous la présidence de Barack Obama mais il peut se passer un événement nouveau. 
                          Il y a aussi que Vladimir Poutine n’a pas les coudées aussi franches qu’on le croit chez nous. Il y a une forte pression des oligarques sur les institutions pour garder une ligne économique orthodoxe. Ces pressions peuvent être symbolisées par des personnalité comme Alexeï Koudrine ou Elvira Nabiullina par exemple.
                          En parallèle et grâce aux sanctions, une nouvelle approche du système économique russe est en train de se mettre en place sous l’influence de Sergeï Glasiev. Des idées nouvelles apparaissent comme les prêts orthodoxes pour aider l’économie réelle.
                          Vous ne voyez pas la mutation qui est en train de se produire dans le pays. S’il n’y a pas un rapide changement d’attitude des Occidentaux, il y aura une rupture qui fera mal à tout le monde (y compris aux Russes). 
                          Ceux qui connaissent le président Poutine savent qu’il peut prendre des décisions radicales et qu’elles sont irréversibles.
                          Quelques remarques.
                          - Avant la dévaluation du rouble, les russes gagnaient une moyenne de 18000 $ par an. Ce n’est pas de la pauvreté cela. Comme l’économie intérieure est en rouble, il n’y a pas eu beaucoup de baisse du niveau de vie.
                          - Les écarts entre riches et pauvres ? Comme chez nous mais avec quand-même moins de SDF.
                          - La jeunesse a été américanisée. A présent elle est plutôt patriote. Faites une petite enquête à la sortie des universités.
                          - La Russie n’exporte pas que des hydrocarbures et des matières premières. C’est le deuxième exportateur d’armes dans le monde, le premier pour les centrales nucléaires, un des premiers pour les céréales etc.
                          - Poutine n’a pas été visionnaire en Ukraine. Exact, mais il ne pouvait pas deviner les turpitudes des Occidentaux. Un jour on signe un accord et le lendemain on entérine un coup d’Etat. On ne l’y reprendra pas deux fois et j’espère que la prochaine fois, ce sera lui qui leur rendra la monnaie de la pièce.

                          Je crois personnellement que pour les Russes, comme pour les non-Russes qui aiment la Russie, ce serait une très grave erreur que de sous-estimer l’adversaire. 100% d’accord.


                        • roman_garev 22 décembre 2015 08:49

                          @Pchetchkov


                          « La question peut paraître originale à des gens qui, comme moi, se sont plutôt demandé comment un pays a pu passer de l’état de superpuissance mondiale à celui de semi-colonie. »

                          Étonnant que cette question, pourtant déjà vieille, peut encore intéresser quelques-uns sauf des historiens.
                          Est-ce qu’on n’en a pas suffisamment parlé et ça vous manque toujours ?

                          Primo, cette superpuissance mondiale était devenue insupportable pour son peuple qui vivait dedans. Surtout à cause de ce mensonge idéologique constant et étouffant et au rideau de fer devenu absurde dans les années 80.
                          Secundo, il faut connaître la loi du balancier. Ou celle du ressort qui revient au même.


                        • roman_garev 22 décembre 2015 09:22

                          @Pierre

                          Exact. Prenons par exemple ça :
                          « - La jeunesse a été américanisée (dit Pchetchkov). A présent elle est plutôt patriote. Faites une petite enquête à la sortie des universités. »

                          Cher Pchetchkov, la jeunesse était américanisée, c’était vrai. Vous vivez toujours dans le passé.
                          Essayez d’organiser n’importe ou en Russie un petit business de maillots portant des symboles américains. Vouz aurez coulé tout de suite. Tandis que des T-shirts avec Poutine ou n’importe quel symbole ou inscription patriotique se vendent toujours au prix exorbitant. Et cela durant des années.
                          Un autre détail significatif. Un nombre considérable de savants, de physiciens, de programmistes russes installées aux ÉU ou en Allemagne depuis les années 90-2000 reviennent de nos jours en Russie. Et ce n’est pas pour rien.


                        • Pchetchkov 22 décembre 2015 10:27

                          @roman_garev

                          Cher Roman,

                          Vous me dîtes que je vis toujours dans le passé, et que les questions que je pose n’intéressent que les historiens. C’est possible. Mais comment comprendre le présent, si l’on ne s’intéresse pas au passé ?

                          En fait, notre différence est ailleurs. Par exemple, vous évoquez la vente de T-shirts à l’image de Poutine, et vous y voyez une manifestation de patriotisme. Ce n’est pas ce que je vois.

                          Nous avons une vision différente des choses. Ce n’est pas grave, vous n’imaginez sans doute pas à quel point j’ai parfois envie d’avoir tort ! J’ai le défaut d’être un sceptique, c’est-à-dire de douter. Je souhaite pourtant que la Russie soit sur la bonne voie, et que sa culture et sa civilisation continuent de rayonner.


                        • roman_garev 23 décembre 2015 19:04

                          @Pchetchkov

                          Cher Pchtchkov,

                          Vous dites :
                          « Mais comment comprendre le présent, si l’on ne s’intéresse pas au passé ? »

                          Bien sûr, il faut aussi s’intéresser au passé. Mais pour comprendre le présent, l’essentiel est de le voir (ou de le subir), ce présent. Et surtout de ne pas faire passer un passé pour un présent (pardon pour ce pléonasme), comme vous faites sans peut-être le vouloir.
                          Je vous assure, de nos jours vous ne trouverez nulle part une jeunesse aussi patriotique que celle de la Russie. L’époque consommatrice et insouciante a passé. L’époque de la fierté et de dévouement est arrivée... 

                        • franc tireur 21 décembre 2015 19:13

                          le tableau est trop idyllique pour etre vrai, faut parler un peu de la population russe , son niveau de vie , indices de developpement , inegalités, santé publique , corruption etc 

                          le peuple russe vit une tragédie, leur société est profondement vérolée 

                          • Pierre Pierre 21 décembre 2015 19:35

                            @franc tireur
                            C’est quand la dernière fois que vous avez été voir sur place ? Entre 1990 et 2000 ? Ou jamais ?


                          • JMBerniolles 21 décembre 2015 20:22

                            @franc tireur

                            Allez voir aux USA...

                            Il n’y a pas de misère plus désespérante que là bas.


                          • Captain Marlo Fifi Brind_acier 21 décembre 2015 22:41

                            @franc tireur
                            Sinon, en France, tout baigne, non ?


                          • roman_garev 22 décembre 2015 09:29

                            @franc tireur


                            « faut parler un peu de la population russe , son niveau de vie... »

                            Parlez, parlez, qui vous empêche, soi-disant défenseur du petit peuple d’autrui. Mais qui vous croira ? Et surtout, ou étiez-vous avec votre compassion affectée dans les années 90-2000 ? 


                            « le peuple russe vit une tragédie »
                            Ah bon ? N’y espérez pas trop. 

                          • .
                            Ce qui m’a vraiment impressionné du temps de l’URSS et même du temps de la Russie, c’est qu’ils n’ont pas été jusqu’à se ridiculiser en prétendant avoir marché et roulé sur la lune.
                            .
                            Des 1975, j’ai compris que la multiplication des opérations sous fausses bannières et l’impression de fausses monnaies , par nos ’’amis’’ américains, allaient mal se terminer. 
                            .
                             Le plus ironique c’est ce retournement de l’histoire extraordinaire ; si on tiens compte des dépenses de l’Etat US parmi son PIB, on constate que l’économie US est davantage ’’socialisée’’ que sa vis a vis Russe.
                            .
                            Après l’effondrement du dollar et du système économique PONZI en Juin 2029, la prédiction se réalisera : les USA seront un pays communiste et les Russes, un pays davantage libéralisé  smiley
                            .
                            Quel retournement. 


                            • sarcastelle 25 décembre 2015 18:27

                              @http://www.voltairenet.org/article157210.html


                              ce qui m’a vraiment impressionné du temps de l’URSS et même du temps de la Russie, c’est qu’ils n’ont pas été jusqu’à se ridiculiser en prétendant avoir marché et roulé sur la lune. 

                              Vous remarquerez que l’URSS n’a pas été non plus jusqu’à se ridiculiser en prétendant que les débarquements lunaires n’avaient pas eu lieu. Ils n’avaient pas envie de se ridiculiser en passant pour des pauvres cloches. 

                            • wesson wesson 21 décembre 2015 23:04

                              «  la vieille Europe qui détermine la position de l’UE, l’Allemagne et la France, a complètement abandonné l’Ukraine et cherche un moyen de tendre la main à la Russie  »

                              Non, Ils n’en sont pas encore là. 

                              Pour résumer, ce n’est pas un « abandon » de l’Ukraine auquel on assiste, mais à une tentative de mutualiser le coût de son maintient à flot comme entité Russophobe.

                              Pour l’instant, ce coût reste modéré et gérable : Les oligarques au pouvoir se servent sur la bête (privatisation de tout, aucune réforme de la loi, une corruption à des niveaux records), et les fonds du FMI permettent de payer les cartouches et les fusils. Mais je pense qu’il faudra encore au minimum une autre année afin que ces coûts deviennent ingérables même pour les USA et la commission Européenne. Si effectivement en 2016 la récession Ukrainienne tape dans les 10-15% comme cette année, ce n’est pas moins de 20 à 30 milliards de $ que le FMI devra cracher au bassinet. 

                              Ce n’est que lorsque l’EU et les USA comprendront qu’ils devront casquer autant tous les ans pour les 20 prochaines années que ils se décideront à réellement laisser tomber l’Ukraine, qui sombrera alors dans le chaos.

                              Par contre, si il venait aux Ukrainiens la mauvaise idée de mal voter ou de faire une véritable révolution, le flot de financement cessera et les Américains se rappelleront immédiatement qu’une dette ça se rembourse.

                              • JMBerniolles 22 décembre 2015 09:33

                                @wesson

                                Oui c’est ce que l’on a démontré aux grecs cet été avec la complicité de Tsipras.

                                Mais le plus amusant est que là cela oblige à imposer aux ukrainiens de reconnaître la dette avec la Russie !


                              • J.MAY MAIBORODA 22 décembre 2015 13:16
                                A L’AUTEUR

                                Je reproduirais volontiers cet article dans « u zinu » , article : UKRAINE-RUSSIE - ANTHOLOGIE.

                                • sarcastelle 25 décembre 2015 18:34

                                  Comment la Russie a-t-elle pu en 20 ans seulement sans guerres ni autres perturbations passer du statut de semi-colonie à celui de superpuissance mondiale reconnue sur un pied d’égalité avec les plus grands ? 


                                  Il n’y a pas de réponse à faire puisque cette assertion est fausse : 
                                  1) La Russie n’a jamais été une semi-colonie
                                  2) Elle n’est pas à ce jour devenue une superpuissance mondiale

                                  Mais elle y travaille ! Comment fait-elle ? Elle dépense beaucoup pour s’armer. Voilà levé un grand mystère. 



                                  • titi 27 décembre 2015 11:18

                                    @sarcastelle

                                    « Elle dépense beaucoup pour s’armer »

                                    Merci pour cette évidence.

                                    Les USA dépensent et s’endettent pour des portes avions.

                                    Les Russes dépensent et s’endettent pour des missiles

                                    Et nous, nous dépensons et nous endettons pour les allocations.

                                    C’est aussi simple que cela.

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