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Situation économique et politique, et lutte contre la corruption - Ou pourquoi le Donbass n’a plus rien à voir avec l’Ukraine

Beaucoup de commentateurs de la situation dans le Donbass mettent dos à dos l'Ukraine et les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL), arguant que c'est blanc bonnet et bonnet blanc, entre autre sur les plans économiques, politiques, ou sur le sujet très sensible de la corruption.

Démentant brutalement cette dernière assertion, l'arrestation en République Populaire de Donetsk du premier vice-ministre des recettes et des taxes, Alexandre Mikhaylov, a été l'occasion pour Alexandre Zakhartchenko, le chef de l'état, de rappeler à tous, que contrairement à l'Ukraine, en RPD il n'y avait aucune immunité qui tienne, et que même les gens les plus hauts placés peuvent être arrêtés s'ils enfreignent la loi :

« Je voudrais vous rappeler que beaucoup d'entre vous, qui sont présents ici, les milliers de personnes sur la ligne de front, nos compatriotes, ne protègent pas notre pays pour faire de quelqu'un un roi, ou un homme riche, pour laisser quelqu'un faire du profit pendant que les gens versent leur sang. Ce n'est pas ce pour quoi nous nous battons, pour quoi nous avons été blessés et avons souffert dans les hôpitaux, donc je l'ai déjà dit et je vais le répéter : il n'y a aucune immunité parlementaire dans notre pays. Aucune immunité parlementaire ! [...] Nous n'avons pas d'immunité, personne n'est intouchable dans notre pays et aucun bâtard ne va voler l'argent de l'état ou corrompre les entreprises,  » a déclaré le chef de l'état.

Alexandre Mikhaylov a été arrêté pour soupçons de corruption. Il est accusé d'avoir reçu d'importants pots-de-vin et d'avoir outrepassé les pouvoirs de son ministère.

Alors qu'en Ukraine les corrompus sont protégés jusqu'au sommet de l'état, en RPD la lutte contre la corruption n'est pas un vain mot, et le sommet de l'état exige de toutes les administrations, entreprises publiques et hommes politiques du pays qu'ils soient irréprochables.

On se souviendra d'ailleurs que lors des primaires d'octobre 2016 (cette répétition grandeur nature des futures élections locales qui doivent avoir lieu en RPD et en RPL), les candidats devaient présenter un casier judiciaire vierge pour pouvoir être élus.

Pendant qu'en Ukraine une bonne partie des députés de la Rada a rempli une déclaration de patrimoine qui aurait dû les envoyer en prison pour corruption, détournement de fonds, et j'en passe, et que l'Ukraine est incapable de mettre sur pied une commission de lutte contre la corruption qui soit efficace, obligeant l'UE à venir à sa rescousse, en RPD, cela fait déjà 18 mois qu'une telle commission existe et rapporte directement au chef de l'état.

« Si vous pensez que seuls les organismes officiels comme le ministère de l'Intérieur ou le ministère de la Sécurité d'état (MGB) sont surveillés et contrôlés, vous faites erreur. Il y a un an et demi j'ai créé un service spécial qui m'adresse directement ses rapports. Le groupe est assez fermé, peu de gens sont au courant, mais je surveillerai tout, des marchés aux administrations, » a martelé Alexandre Zakhartchenko.

Sur le plan économique, malgré le blocus et la guerre, la RPD montre aussi qu'elle est sur la voie du redressement. Après l'annonce du lancement d'une chaîne de production de bus et de machines agricoles cet été (dont 60 % des pièces seront produites en RPD, donc pas une simple chaîne d'assemblage de pièces détachées achetées en Russie), la RPD a relancé la semaine passée l'usine d'électrodes Arksel, qui va fournir des électrodes pour les usines métallurgiques de la république, mais va aussi conclure des contrats avec celles de la république voisine de Lougansk.

L'usine d'asphalte qui avait été relancée début 2016 tourne désormais à plein régime et fournit la matière première nécessaire pour les très nombreux chantiers routiers qui sont en cours à travers toute la RPD. Ponts et routes, qui étaient en mauvais état du fait de l'absence d'entretien à l'époque de l'Ukraine et des bombardements de la guerre actuelle, sont en pleine rénovation, comme prévu par le plan de réparations qui avait été annoncé fin de l'année dernière.

Depuis la mise sous tutelle de l'état de plusieurs entreprises qui étaient encore sous juridiction ukrainienne jusqu'au blocus total imposé au Donbass par les néo-nazis ukrainiens, il ne se passe quasiment pas une semaine sans qu'une annonce de redémarrage ou de lancement d'usine soit faite. Cette tendance au redéveloppement de l'industrie a d'ailleurs permis au chef de l'état de déclarer que la situation économique du pays se stabilisait désormais, même si beaucoup reste à faire pour continuer d'améliorer la situation économique de la jeune république.

En Ukraine, par contre, la situation vire au cauchemar. Et pour ceux qui hurleraient à la propagande pro-russe, ce sont les Ukrainiens eux-mêmes qui le disent dans une étude provenant d'un organisme sociologique ukrainien, le groupe Rating.

Les chiffres donnés dans cette étude, concordent totalement avec les nombreux articles d'analyse que j'ai écrits sur la situation catastrophique de l'Ukraine. Contrairement à ce que certains voudraient faire croire en se voulant rassurants, non l'Ukraine ne va pas bien et n'est pas prête d'aller mieux.

Comment un pays pourrait-il avoir un futur quand 85 % de sa population est d'accord pour dire que l'Ukraine est en état de chaos et que 75 % disent que le pays est en plein effondrement !!! Plus de 60 % des personnes interrogées ont vu leur situation financière s'aggraver l'an passé, et ne peuvent plus payer leur loyer et/ou leurs charges communales, et 97 % confirment la hausse du prix des produits et des services pour l'année écoulée.

Une autre étude du même bureau sociologique indique aussi un gouffre entre les chiffres officiels du chômage en Ukraine (9,7 % de taux de chômage fin 2016) et la réalité (27 % de personnes en âge de travailler sont sans emploi hors retraités et femmes au foyer, dont 6 % qui ne cherchent même plus de travail). Plus d'un quart de la population active n'a pas d'emploi...

Parmi les raisons expliquant cette gabegie dans laquelle le pays a sombré, 65 % des Ukrainiens considèrent que c'est dû à la corruption et à l'incompétence du gouvernement actuel du pays, 54 % pensent que c'est dû au conflit dans le Donbass. Parmi les 28 % qui mettent ce désastre sur le dos de l'ancien gouvernement ukrainien, la plupart se trouvent sans surprise dans l'Ouest de l'Ukraine. Il est plus facile de taper sur un président en fuite, plutôt que de devoir admettre que la « révolution de la Dignité » est responsable du désastre actuel, vu que c'est cette partie de l'Ukraine qui est majoritairement à l'origine du Maïdan.

Celle qui tire les marrons du feu face à l'incompétence et à la corruption du gouvernement actuel, c'est Ioulia Tymochenko et son parti, qui en cas d'élections anticipées gagneraient d'une courte tête devant les autres candidats. Mais il n'y a pas de quoi pavoiser avec à peine 13,2 % des gens qui voteraient pour son parti, 15,2 % qui voteraient pour elle et 30% qui s'abstiendraient d'aller voter en cas de duel Porochenko vs Tymochenko au second tour.

Mais malgré le fait que le gouvernement actuel est largement accusé d'être responsable de la situation, seulement 52 % des Ukrainiens supportent l'idée de dissoudre le parlement et d'organiser des élections législatives et présidentielles anticipées, et 40 % sont carrément contre cette idée.

Et si 70 % des sondés estiment que la situation actuelle est tellement grave qu'elle pourrait mener à des manifestations massives à l'échelle nationale comme celles des deux précédents Maïdan, seulement 41 % soutiennent l'idée de lancer de telles manifestations (et presque 40 % sont prêts à y participer) et 42 % sont contre cette idée. Il semble bien que les Ukrainiens sont quelque peu échaudés par le dernier Maïdan, et partent du principe qu'on sait ce que l'on perd mais pas ce que l'on gagne. Cela se reflète entre autre dans le fait que si 75 % des Ukrainiens sont contre le fait d'ouvrir la vente de terres agricoles en Ukraine, seulement 40 % iraient manifester contre une telle décision.

Les plus enclins à se lancer dans un Maïdan 3.0 sont de nouveau les Ukrainiens de l'Ouest, et ceux qui votent pour le parti Samopomich (un parti qui compte entre autre le député Semion Semiontchenko, chef du bataillon néo-nazi Donbass, et qui avait appelé à la libération des criminels du bataillon Tornado), le Parti Radical (qui a pour président Oleg Liachko dont les méthodes nazies ont même été dénoncées par Amnesty International), et le parti Pour la Vie (de Vadim Rabynovytch).

Et la catastrophe en Ukraine est telle, que même les médias occidentaux sont obligés de commencer à dire la vérité sur la situation dans le pays. Le tout en essayant de ne pas totalement détricoter leur précieuse propagande russophobe. Un exercice qui tient de plus en plus du numéro d'équilibriste, comme cet article d'hier du Washington post sur les néo-nazis en Ukraine. Ou comment dire tout et son contraire dans le même article.

Alors que l'article commence bien en parlant de la menace que font peser sur le gouvernement ukrainien actuel les « puissants groupes ultra nationalistes d'extrême droite » (appellation politiquement correcte des groupes néo-nazis et bandéristes ukrainiens), le journaliste se dédouane tout de suite de tout rapprochement avec ce que dénonce depuis trois ans la presse russe en disant je cite : « la propagande russe sur le fait que l'Ukraine est gouvernée par les nazis ou les fascistes est fausse. Les partis d'extrême droite [nazis NDLR] comme Svoboda ou Secteur Droit ont peu de soutien de la part des Ukrainiens ».

Ou comment manier la vérité et le mensonge pour essayer de faire croire qu'on a raison. Car si Svoboda et Secteur Droit ont effectivement peu d'électeurs, ils ont en revanche un pouvoir réel, que même le journaliste du Washington Post ne peut plus cacher sous le tapis.

Passage à tabac d'un activiste pacifiste de gauche le jour de l'anniversaire d'Hitler, très certainement perpétré par le groupe néo-nazi C14 (qui a célébré ce passage à tabac juste après qu'il ait eu lieu), coups et blessures sur un homme politique socialiste par le même groupe C14, descentes d'ultranationalistes pendant des conseils communaux à Kiev ou Lvov, perturbations lors d'expositions artistiques, de manifestations pour la paix, d'événements LGBT, de procès, sans même parler des affrontements lors du Jour de la Victoire avec ceux qui commémoraient la fin de la Seconde Guerre Mondiale. De tels actes des groupes néo-nazis ukrainiens sont devenus la norme dans l'Ukraine post-Maïdan.

Le journaliste ne peut qu'admettre que si de tels actes ont lieu c'est que leurs auteurs jouissent d'une impunité presque totale en Ukraine, le gouvernement ayant besoin d'eux pour mener sa guerre dans le Donbass et surtout parce que le gouvernement a peur que ces groupes se retournent contre lui. À raison d'ailleurs puisque l'un des députés ukrainiens, Iouri Bereza avait ouvertement menacé à la TV d'une Nuit des Longs Couteaux si ils sentaient que le pouvoir leur échappait :

Le journaliste est aussi obligé d'admettre que les membres de tels groupes se trouvent au sein du gouvernement ukrainien actuel, comme le ministre de l'Intérieur, Arsen Avakov, qui a des liens fort avec le régiment Azov qui est placé sous le commandement de son ministère, dont le sigle est un symbole SS et donc Nazi (ce qu'admet le journaliste du WP), et qui a été dirigé par Andriy Biletsky qui a appelé à une croisade contre la « sous-humanité menée par les sémites » (sic).

Il y a aussi d'autres officiels du ministère de l'Intérieur, comme Ilya Kiva qui est un ancien membre de Secteur Droit, dont le profil Instagram est rempli d'images de Mussolini, et qui a appelé à mettre à mort les homosexuels. Et ce n'est là que quelques exemples d'une réalité bien plus vaste, comme Andryi Paroubyi, le président de la Rada qui est l'un des fondateurs de Svoboda (un autre parti néo-nazi ukrainien).

Dans un appel utopique, le journaliste dit qu'il n'est pas trop tard et demande aux autorités ukrainiennes de faire le ménage, en donnant l'ordre à la police, au SBU, à la Garde Nationale de ne plus laisser passer de tels actes des groupuscules néo-nazis. Le problème que ce journaliste ne voit pas ou ne veut pas admettre dans sa cécité russophobe, c'est que ces organes de maintient de l'ordre sont TOUS noyautés jusqu'au sommet par ces mêmes groupes.

Comment la police ukrainienne pourrait-elle faire son travail en sanctionnant les groupes néo-nazis quand le chef de la police ukrainienne est lui-même un néo-nazi issu du régiment Azov, et quand le ministre de l'Intérieur commande un bataillon néo-nazi ??? Sans parler de la Garde Nationale qui est constituée pour bonne partie de bataillons néo-nazis, comme l'admet Joshua Cohen dans un des paragraphes de son article.

À force de propagande pro-ukrainienne et anti-russe, ces journalistes sont en train de se prendre les pieds dans le tapis quand ils n'ont plus d'autre choix que de dire la vérité quand elle devient trop visible pour être cachée.

Comment ce journaliste peut-il se contredire à ce point d'un paragraphe à l'autre de son article, en prétendant que c'est de la propagande russe que de dire que l'Ukraine est gouvernée par des Nazis et des fascistes, tout en écrivant deux paragraphes plus loin que le ministre de l'Intérieur est proche des néo-nazis, et que les groupes néo-nazis ukrainiens peuvent commettre des crimes en tout impunité parce que le gouvernement a peur d'eux et a besoin d'eux, et est donc prêt à tout leur passer et à se plier à leur volonté pour ne pas qu'ils se retournent contre lui ?

Si ça ce n'est pas admettre que le pouvoir en Ukraine est détenu par les néo-nazis je ne sais pas ce que c'est…

Pendant que l'Ukraine poursuit sa descente aux Enfers, la presse occidentale joue aux funambules pour éviter de tomber dans le gouffre que sa propagande russophobe et pro-ukrainienne éhontée a creusé. La RPD et la RPL de leur côté continuent leur redressement économique et luttent efficacement contre la corruption, afin de ne surtout pas connaître le sort qui attend l'Ukraine.

Christelle Néant

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10 réactions à cet article    


  • Pie 3,14 17 juin 12:04

    Le Néant du jour : pas de corruption au Donbass, alors que les méchants d’en face, houlala ma pauvre dame vous verriez...


    Celui qui affirmera que la corruption endémique est la plaie de toutes les républiques de l’ex-URSS ne sera qu’un vilain troll forcément vendu aux occidentaux.





    • Doume65 17 juin 16:06

      @Pie 3,14
      « Celui qui affirmera que la corruption endémique est la plaie de toutes les républiques de l’ex-URSS ne sera qu’un vilain troll forcément vendu aux occidentaux. »

      Tu devrais apprendre à lire. Car Christelle soutient cette idée. Le fait que la république du Donbass veuille sortir de ce système corrompu implique que jusqu’ici il y était. Et puis t’inquiète pas tout le monde est au courant de la corruption engendrée par l’effondrement du système soviétique (et qui existait déjà, comme du reste, plus ou moins, dans tous les pays), encouragée par sa mise sous contrôle des USA. Il ne viendrait à personne ou presque sur ce site de le contester. Tu crée ta propre réalité, pour pouvoir ensuite la contester.


    • Pie 3,14 17 juin 18:46

      @Doume65

      Ah, parce que arrêter un responsable généralement un sous fifre pas trop important (c’est le cas de ce vice ministre) est la preuve irréfutable d’une lutte acharnée contre la corruption ?

      C’est exactement ce qui se faisait dans l’ex-URSS et continue de se faire dans la Russie d’aujourd’hui et ses satellites. Ces systèmes ne tiennent que par le clientélisme et la corruption au plus haut niveau. Il y a une façade pour le bon peuple et l’étranger faite de beau discours et de quelques condamnations pour l’exemple. Il y a la réalité faite d’enrichissement personnel de tous les responsables de haut niveau et d’impunité tant que le vent politique les portent.

      Tant qu’il n’y aura pas de contrôle démocratique réel dans ces pays, par exemple une justice indépendante et non menacée rien ne changera. Alors imaginer qu’une région séparatiste en guerre et en plein chaos portée par la Russie va sortir de la culture de la corruption parce que son leader l’a affirmé la main sur le cœur relève du vœux pieu ou du déni de réalité. 



    • Hairon Hairon 17 juin 19:38

      @Pie 3,14
      Vous pensez quoi de l’affaire Bayrou ? Un ministre de la justice qui fait pression sur les médias, ça a son style je trouve ? Justice indépendante en France ? Laissez moi rigoler !


    • Christelle Néant Christelle Néant 17 juin 22:54

      @Pie 3,14
      Un vice-ministre un sous-fifre ? Vous avez une définition de ce terme qui est intéressante. Pour moi le sous-fifre c’est l’employé de base du ministère ou d’une administration. Un vice-ministre on est déjà dans du gros poisson.


    • sarcastelle sarcastelle 17 juin 12:39

      Ces luttes perpétuelles épuisent la malheureuse Russie. 


      • Alex Alex 17 juin 22:19

        Le premier vice-ministre des recettes et taxe de la RPD a été arrêté, en Ukraine c’est le chef du service fiscal qui l’a été en mars. Ne pas dire donc, comme le soutient l’article, qu’en Ukraine les corrompus sont protégés.https://www.ukrinform.fr/rubric-crime/2186710-roman-nasirov-chef-du-service-fiscal-de-lukraine-a-ete-mis-a-pied.html
        Chaque fois qu’un incident arrive dans le Donbass séparatiste survient, Christelle retourne la situations avec grand art.

        Car, au contraire d’être un succès pour l’autorité, cette arrestation que Zakhartchenko annonce illustre la déliquescence du régime.

        • Christelle Néant Christelle Néant 17 juin 22:53

          @Alex
          Les plus grands corrompus en Ukraine sont à la tête de l’état et à la Rada. Ils jouissent tous d’une immunité totale. Ici comme l’a dit Zakhartchenko il n’y a aucune immunité. Député, ministre, vice ministre, tous doivent répondre devant la loi. C’est çà la différence. Cette arrestation n’annonce en rien la déliquescence de la RPD mais au contraire le fait que les autorités font le ménage de manière efficace. La déliquescence ce serait qu’un type pareil soit resté en poste.


        • anna anna 18 juin 09:58
          Un fait divers, qui n’en est pas un :

          A Dniepr (anciennement Dnepropetrovsk), durant un spectacle à l’Opéra de la ville, une femme a été arrêté, car elle a frappé avec un marteau le soldat, revenu du front du Donbass .
          Selon la police, l’incident est survenu pendant l’entracte du spectacle. Une femme, qui était sur le balcon a vu, q’un des spectateur portait l’uniforme militaire de ATO. Alors elle est descendu et l’a attaqué avec un marteau. Selon les témoins, la femme a crié quelque chose sur « le monde russe » et a insulté le militaire et sa femme vulgairement...Le combattant, revenu du front, a eu une plaie ouverte a la tête et s’est fait soigné a l’hôpital. La femme-agresseur a été arrêté par la police, et dans son sac on a trouvé encore un couteau. 
          Plus tard, au Théâtre de « l’Opéra et Ballet », où l’incident a eu lieu, une actrice, Catherine Fonduroko a été limogée, car dans sa page facebook, elle a posté un message en soutien de la femme-agresseur...

          Article (en ukrainien) des médias ukrainiens :

          Récapitulons smiley

          En Ukraine, pays de la démocratie triomphante et civilisé :

          les femmes vont au théâtre avec un marteau et un couteau
          les hommes vont au théâtre en uniforme militaire des assassins des habitants du Donbass
          les pro-russes attaquent les pro-ukrainiens et les insultent vulgairement pendant l’entracte du spectacle
          les actrices du théâtre se font limoger a cause de leurs « messages » sur le mur de facebook 

           smiley




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