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Tim Lancaster, père du célèbre journaliste américain dans le Donbass, Patrick Lancaster - « Je suis fier de ce que fait mon fils »

Parmi les journalistes étrangers venus dans le Donbass depuis le début de la guerre, Patrick Lancaster est indéniablement l’un de ceux qui s’est fait le plus connaître par son acharnement à montrer la vérité depuis quatre ans, quitte à mettre sa vie en danger.

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Patrick fait partie de ces journalistes qui ont été, et sont encore, pour moi, des exemples à suivre et une source d’inspiration. Patrick Lancaster m’a montré ce que devrait être un journaliste : honnête, sincère, factuel, et utilisant les informations acquises grâce à ses reportages pour aider les gens qui en ont le plus besoin.

S’il y a bien eu une personne qui a pesé parmi d’autres (sans le savoir) pour me pousser à devenir journaliste dans le Donbass, c’est bien Patrick.

Alors lorsque j’ai appris que son père venait voir son fils, mais aussi sa belle-fille et son petit-fils qu’il n’a jamais vus, il me tenait à cœur de l’interviewer pour comprendre un peu mieux comment Patrick est devenu l’homme qu’il est.

Timothy Lancaster est un homme souriant, toujours affable et d’une bonne humeur communicative. Pendant toute l’interview et lors de nos discussions hors caméra, et malgré le fait que nous ayons abordé des sujets houleux (comme la politique), il ne hausse jamais le ton, et parle toujours avec un grand calme ponctué d’immenses sourires.

Quand on voit Tim Lancaster, on comprend d’où Patrick tient cette incroyable gentillesse et bonté de cœur qui est la sienne. Sans parler de la ressemblance physique entre eux, qui est plus que frappante.

À un moment de l’interview d’ailleurs, Timur, le fils de Patrick et Nadia, vient voir ce que fait son grand-père, et nous nous retrouvons avec trois générations de Lancaster face à la caméra : Timothy, son fils Patrick, et son petit-fils Timur.

Tim nous raconte son voyage depuis les États-Unis, le passage de la frontière et les anecdotes de ses premiers jours à Donetsk.

Le plus drôle fut cette discussion avec le FSB à la frontière entre la Russie et la République Populaire de Donetsk (RPD). Alors que la plupart des étrangers peuvent passer facilement une ou deux heures à discuter avec le FSB la première fois qu’ils passent la frontière, le temps pour les services de sécurité de vérifier si la personne représente un danger ou non, Tim n’y a passé que 25 minutes tout au plus.

Et l’explication fournie prête à sourire, voire à rire un bon coup, puisque c’est la passion de Tim pour le hockey qui lui vaudra la bienveillance de l’agent du FSB chargé de l’interroger.

On ne peut pas en dire autant du FBI, qui est venu fouiller il y a quelque temps de cela la maison de la mère de Patrick et poser des questions sur ce que fait son fils dans le Donbass. Sa mère répond alors aux agents fédéraux qu’elle croit en ce que fait son fils et qu’elle est fière de lui. Une position partagée par son père, mais qui ne semble pas avoir été du goût des agents fédéraux.

Tim est clairement le plus grand fan de son fils, et à juste titre. Il va maintenant pouvoir passer du temps avec Patrick et son petit-fils, et continuer de découvrir Donetsk, qui lui a déjà laissée une forte impression positive à son arrivée.

Je tiens à remercier Zak Novak de Novorossia Today d’avoir participé activement à cette interview « à deux voix » de Timothy Lancaster.

Voir l’interview en anglais sous-titrée français :

Christelle Néant

Voir l'article sur DONi


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2 réactions à cet article    


  • JC_Lavau JC_Lavau 6 juin 23:09

    Je dois comprendre « FSB » comme le service de sécurité de Donietsk ?


    • Christelle Néant Christelle Néant 7 juin 05:42

      @JC_Lavau
      Non, le service de sécurité russe. Pour passer la frontière vous devez d’abord passer le checkpoint russe, où se trouve le FSB, puis le checkpoint de la RPD, où se trouve son homologue : le MGB.

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