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Ukraine – La loi sur les médias instaure la censure et le ministère de la Propagande

L’Ukraine prépare un projet de loi sur les médias qui dotera le pays d’un système de censure, digne du ministère de la Propagande de Goebbels, ou du ministère de la Vérité de 1984. Même le média ukrainien Strana, s’est insurgé contre ce projet de loi liberticide, qui montre que l’Ukraine devient de plus en plus une dictature depuis le coup d’État du Maïdan de 2014. Pour ceux qui pensaient que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, serait moins dictatorial que son prédécesseur, voilà de quoi montrer la réalité des nouvelles autorités de Kiev.

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Le site Strana a réussi à obtenir le projet de loi avant qu’il ne soit soumis au vote de la Rada, et l’a publié sur son site. La lecture attentive de ce texte a de quoi faire dresser les cheveux sur la tête de n’importe quelle personne attachée à la liberté d’expression et les droits de l’Homme en général. Car ce projet de loi sur les médias instaure ni plus ni moins qu’un régime de censure en Ukraine, digne du ministère de la Propagande du régime nazi ou du ministère de la Vérité du roman 1984.

Une loi de censure des médias en Ukraine qui s’appliquera aussi sur Internet

Ce projet de loi sur les médias fleure tellement bon la dictature que même le site Strana l’a critiqué, en soulignant qu’elle empêchera toute couverture objective de ce qui se passe tant en Russie que dans le Donbass (et entre autre en RPD et en RPL), et ce non seulement dans les médias « classiques » (TV, radio, journaux), mais aussi désormais sur Internet.

L’Ukraine va ainsi se doter d’une loi lui permettant de bloquer voire de faire fermer des sites qui ne rapporteraient pas les informations « comme il faut », en étendant les pouvoirs du Conseil National de radiodiffusion et de télévision, qui se transformera de fait en ministère de la Propagande, décidant qui « désinforme » et mérite d’être censuré (et de se voir infliger une amende) ou pas.

Contrairement à la procédure actuelle qui nécessite de prouver devant un tribunal avec débat contradictoire, qu’un site viole la loi pour pouvoir le bloquer, la nouvelle procédure instaurée par cette loi permet d’obtenir un blocage via une procédure accélérée, que le propriétaire du site Internet incriminé soit identifié et présent à l’audience ou pas.

En clair, le Conseil national de radiodiffusion et de télévision ira devant le tribunal en prétendant ne pas savoir qui est le propriétaire du site, ainsi pas d’avocat de la défense, pas de contre-arguments, l’affaire est jugée en 5 minutes et le site bloqué. À charge ensuite au propriétaire du dit site de faire appel auprès du Conseil national, qui a 10 jours ouvrés pour examiner la demande, et si les violations ont été retirées, retour devant les tribunaux pour faire lever le blocage.

En résumé, le Conseil national de radiodiffusion et de télévision pourra faire bloquer n’importe quel site Internet sans même convoquer son propriétaire au tribunal, et le temps qu’il fasse appel, son site restera bloqué pendant au moins deux semaines. Pour beaucoup de sites, une telle procédure signera leur arrêt de mort, même s’ils n’ont en rien violé la loi, et que le Conseil national aura pris cette décision par erreur. Comme l’a très bien décrit Strana cette procédure équivaut à un « peloton d’exécution » pour sites Internet !

Cette loi va aussi permettre aux autorités de décider qui est journaliste ou non (en gros si vous ne dites pas tout comme il faut, votre carte de presse vous sera retirée). Une mesure qui rappelle celle qu’avait appliquée les Nazis, qui imposaient aux journalistes étrangers de ne dire que du bien de l’Allemagne nazie s’ils voulaient pouvoir continuer à travailler dans le pays.

Traitement médiatique différencié des communistes et des Nazis en Ukraine

Dans la droite ligne de la décommunisation menée depuis 2014, la loi interdit ainsi de parler positivement des dirigeants communistes, ou même des forces de l’ordre soviétiques, sauf s’ils ont développé la culture et la science en Ukraine. Résultat il sera interdit de parler du nombre de routes, d’hôpitaux, d’avions ou d’usines construits en Ukraine par les communistes, car ce serait « positif » (ou alors il ne faudra pas mentionner que c’est l’URSS qui l’a fait).

Sachant que c’est l’URSS qui a créé l’Ukraine telle qu’elle est aujourd’hui en la dotant de bon nombre de territoires que la petite et éphémère République Populaire d’Ukraine n’avait pas, et que c’est donc un point positif à mettre au crédit des communistes, il sera donc interdit d’en parler en Ukraine. C’est ce qui s’appelle une réécriture complète de l’Histoire façon ministère de la Vérité !

Cette loi interdit aussi (en principe) de donner une image positive des Nazis, mais sans donner de détails contrairement à l’interdiction faite vis-à-vis des communistes. Résultat le site Strana n’est pas sûr que la glorification de la division SS Galicie (comme ici dans une exposition à Slaviansk) et des collaborateurs ukrainiens des Nazis, comme Stepan Bandera, entrera dans le champ d’application de la loi.

Personnellement je pense que cet article n’est là que pour faire croire à un semblant d’équilibre, car si la glorification des collaborateurs des Nazis était interdite on assisterait à une belle dissonance cognitive de haut niveau dans tout le pays, vu que plusieurs de ces collaborateurs (dont Bandera) ont été érigés comme « héros de l’Ukraine » ! Ça ferait un peu désordre d’avoir des héros nationaux dont vous n’avez pas le droit de parler positivement dans les médias !

Et j’y crois d’autant moins, que l’Ukraine a été le seul pays avec les États-Unis à voter cette année contre la résolution de l’ONU combattant la glorification du nazisme et du néo-nazisme.

Certains points de la loi sont aussi d’un flou total, comme le fait que de montrer un contenu « violent » à des enfants sans contrôle parental serait une violation grave. Comme le souligne Strana, en théorie cela veut dire qu’un média pourrait être puni pour avoir simplement montré une vidéo des combats qui émaillent régulièrement les sessions de la Rada !

D’autres sujets interdits risquent de donner lieu à des conséquences intéressantes, comme « l’évaluation positive d’un acte criminel ou l’idéalisation de l’auteur du crime ». Vu la tradition de certains journalistes ukrainiens de faire l’éloge des meurtriers (par exemple du tireur de la Loubianka qui a abattu deux officiers du FSB à Moscou), beaucoup d’entre eux risquent de pointer au chômage. Sauf bien sûr si la loi est « interprétée » selon la cible du meurtrier en question. Au vu du reste du contenu de la loi, j’ai peu de doutes sur le fait que les journalistes ukrainiens qui glorifient ceux qui tuent des Russes ou des habitants du Donbass échapperont à cette censure.

Interdiction de parler de manière positive de la Russie, de la RPD ou de la RPL

Car une section complète (la n°9) de la loi sur les médias s’applique spécifiquement à la Russie (mentionnée de manière indirecte comme étant le « pays agresseur »), et à « l’agression armée » menée par ce pays contre l’Ukraine, pour fixer les règles de la censure qui s’y appliquent. Par ricochet ces mesures s’appliquent donc aux Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL), puisque selon la propagande (délirante) de Kiev, ce ne seraient que des administrations d’occupation du dit « pays agresseur ».

Cette section du projet de loi commence de manière assez hallucinante en mentionnant (dans l’article 118 de la loi) que les mesures de cette section s’appliquent tant au « pays agresseur » qu’à ses « successeurs légaux » ! En clair les auteurs de cette loi couchent dans cette dernière leurs fantasmes de voir la Russie disparaître, tout en considérant par avance que tout pays qui en serait issu serait forcément lui aussi un « pays agresseur ».

À un tel niveau de délire doublé de paranoïa chez des gens censés diriger un pays (l’Ukraine), on se demande ce que font les psychiatres ukrainiens, qui auraient dû faire interner depuis longtemps tous ceux qui pondent des textes aussi délirants ! Parce que :
1) Non seulement la Russie n’a en rien « agressé » l’Ukraine vu que l’armée russe n’est pas dans le Donbass contrairement à ce que Kiev hurle partout (si c’était le cas la guerre aurait été finie en deux semaines, grand maximum, et le drapeau russe flotterait sur la capitale ukrainienne depuis plus de cinq ans, et en prime Kiev aurait porté plainte pour annexion devant le tribunal de l’ONU, ce qu’elle n’a JAMAIS fait) ;
2) Mais en plus si on regarde la situation économique, politique, sociale, etc, des deux pays, celui qui a le plus de chances de se désintégrer dans un avenir plus ou moins proche c’est l’Ukraine et pas la Russie !

Mais là où ça devient encore plus délirant, c’est quand on regarde la liste des choses interdites vis-à-vis du « pays agresseur ». Sont ainsi interdits par cette loi :

1) La diffusion de toute promotion ou propagande des organes du « pays agresseurs » (c’est-à-dire la Russie), de ses officiels et de ses organisations. Sont aussi interdits de couverture médiatique leurs actions ou déclaration qui justifient l’agression armée et la violation de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, y compris le déni public de ces actions (sic). En clair les médias ukrainiens ne pourront plus diffuser aucun discours d’officiel russe, ni même de Vladimir Poutine, s’il parle des réalisations de la Russie, de choses positives que fait l’État russe, s’il nie que la Russie a annexé la Crimée, envahi le Donbass, etc. De même il sera par exemple interdit de mentionner que les tarifs des charges communales sont plus bas en RPD et en RPL qu’en Ukraine, car c’est une information positive sur une « administration d’occupation » (selon les termes délirants de Kiev). Pour faire simple : les médias ukrainiens auront désormais interdiction de publier des informations venant de Russie ou des Républiques Populaires du Donbass les concernant, sauf si ce sont des informations négatives !
D’ailleurs le projet de loi le dit de manière franche et directe dans le 3e paragraphe de l’article 119 de la loi qui stipule que : « La couverture positive des activités des autorités de l’État agresseur est interdite. Les informations sur leurs activités devraient être fournies dans le respect des principes d’objectivité et d’équilibre  ». Ce que cette loi appelle le « respect des principes d’objectivité et d’équilibre » n’est que de l’enfumage, qui signifie en fait que les médias ukrainiens devront toujours mettre des choses négatives pour « contrebalancer » toute information positive, quitte à tomber dans le ridicule. Cela n’a rien d’un principe d’objectivité, bien au contraire, une telle loi viole totalement ce principe ainsi que la charte de Munich !!!
Strana a ainsi cité l’exemple de l’inauguration de la liaison ferroviaire entre la Russie la Crimée. Une fois cette loi passée, les médias ukrainiens ne pourront pas parler du fait que Poutine a inauguré le pont ferroviaire, ils vont devoir ajouter que le pont viole les normes du droit international, que la Crimée est annexée et surtout ressortir ces âneries répétées en boucle par les pseudo-experts ukrainiens (qui prétendaient que ce pont ne pourrait jamais être construit) selon lesquelles le pont ne tiendra pas un mois et qu’il sera emporté par les courants sous-marins ! Cette loi va obliger les médias ukrainiens à tomber dans un délire et un ridicule permanents, dignes de la Pravda tant décriée, pour ne pas se faire censurer.

2) La diffusion d’informations inexactes concernant « l’agression armée » (en clair la guerre civile dans le Donbass) et les actions du « pays agresseur », de ses officiels et de ses organisations, si cela a pour conséquence l’incitation à la haine, ou un appel à un changement de l’intégrité territoriale ou de l’ordre constitutionnel du pays. Cela signifie qu’il sera impossible pour les médias ukrainiens de couvrir objectivement le conflit dans le Donbass (seules les données fournies par le quartier général de l’Opération des Forces Interarmées seront considérés comme fiables), de donner différents points de vue, ou même d’appeler à appliquer les accords de Minsk, puisque ces derniers impliquent un changement dans la constitution ukrainienne !

3) La diffusion de programmes et de matériel (sauf pour du matériel d’information ou d’analyse) concernant les personnes figurant sur la liste des menaces pesant sur l’espace médiatique ukrainien. En clair des journalistes comme moi-même qui sommes sur la liste des sanctions ukrainiennes et dans le « purgatoire » du site Mirotovrets ne pourront plus être cités ou mentionnés par les médias ukrainiens, sauf bien sûr pour cracher sur notre travail ou notre personne.

Le projet de loi interdit aussi aux citoyens russes de posséder ou de contrôler des médias en Ukraine. Ce qui est là aussi une violation des normes du droit international en matière de liberté de la presse. Il serait bon que monsieur Harlem Désir qui s’occupe de ces questions au sein de l’OSCE fasse un peu plus que ses simples jérémiades publiques (pardon, déclarations de ses inquiétudes) habituelles face à ce qui est une violation flagrante de la liberté de la presse en Ukraine !

Création d’un « ordre des médias » pour mettre les médias aux ordres

Cette loi prévoit aussi la création d’une organisation de type « ordre/syndicat des médias » qui travaillera sous l’égide du Conseil national de radiodiffusion et de télévision. Seuls les médias, y compris les médias Internet, qui sont inscrits au Conseil national pourront entrer dans cette structure, et une fois l’inscription faite les médias n’auront pas le droit de refuser de participer à cette espèce de « syndicat ».

Cet « ordre des médias » sera chargé de fixer les règles pour la diffusion de l’information, et d’évaluer via des experts les violations des règles médiatiques. Les décisions seront prises à la majorité de 55 % des voix.

La question qui se pose est de savoir dans quelle mesure les autorités ukrainiennes pourront imposer les personnes qu’ils souhaitent dans cet « ordre des médias » afin d’en diriger les décisions. Car comme l’a souligné Strana, il ne sera pas bien compliqué pour l’État ukrainien de créer et de faire enregistrer 50 pseudo-médias sans audience, qui auront tous un représentant au sein de l’ordre, au même titre que n’importe quel média réel, et de s’assurer ainsi l’avantage numérique quel que soit le vote.

De plus, des représentants d’autres structures publiques seront admis dans cette organisation, y compris des experts en médias, qui sont en réalité des lobbyistes actifs, ce qui permettra d’accroître le pourcentage de représentants qui voteront ce que Kiev veut.

Ce projet de loi sur les médias représente une très grave violation de la liberté d’expression en Ukraine, et une tentative claire d’instaurer une censure digne des pires dictatures de l’Histoire, en interdisant de couvrir objectivement la situation en Russie et dans le Donbass, et en poussant à une réécriture complète de l’Histoire du pays. Le pire étant que ce muselage de la presse ukrainienne se fait dans le silence le plus total de l’OSCE et de l’Union Européenne, qui sont pourtant les premiers à clamer défendre les droits de l’Homme et la liberté d’expression.

L’Ukraine s’enfonce de plus en plus dans la dictature et le néo-nazisme depuis le Maïdan de 2014, et les patrons occidentaux du pays font semblant de ne rien voir. Si cette loi passe telle quelle, il ne restera plus aucun véritable journaliste dans les médias en Ukraine, seulement des propagandistes qui répéteront inlassablement, sans en changer la moindre virgule, les communiqués officiels du ministère de la Propagande. Tous ceux qui dérogeront à cette règle seront licenciés, perdront leur carte de presse, et les médias qui auront diffusé leur matériel seront punis, voire fermés ou bloqués pour les sites Internet.

Avec un tel projet de loi sur les médias, instaurant la censure et la création d’un véritable ministère de la Propagande en Ukraine, Zelensky réalise les pires fantasmes des néo-nazis ukrainiens, et montre s’il en était besoin qu’il est encore pire que Porochenko.

Christelle Néant

Voir l'article sur Donbass Insider


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22 réactions à cet article    


  • Guy19550 Guy19550 28 décembre 2019 09:57

    Ben, je voudrais bien solliciter des terroristes de Kiev de me mettre sur leur fameuse liste miro-machin et je me ferais un plaisir après cela de démarrer une procédure de justice...


    • Christelle Néant Christelle Néant 28 décembre 2019 10:02

      @Guy19550
       smiley Ca pourrait être intéressant. Je ne sais pas comment ils sélectionnent les gens. je travaillais dans le Donbass depuis déjà plusieurs mois et je n’étais toujours pas dessus. Je m’y suis retrouvée quand j’ai reçu mon passeport de la RPD.


    • Guy19550 Guy19550 28 décembre 2019 15:58

      @Christelle Néant
      C’est donc que vous n’êtes pas dessus en tant que journaliste mais bien comme ayant un passeport de la dpr. Il me reste donc à demander un passeport également, waff waff. La Belgique ne reconnait cependant pas la double nationalité lol.


    • Christelle Néant Christelle Néant 28 décembre 2019 16:33

      @Guy19550
      Non j’y suis inscrite à cause de mon travail. je suis accusée de disséminer la propagande du « pays agresseur », et autres conneries du même tonneau. Mais ils ne m’ont ajoutée qu’une fois que j’ai reçu le passeport...


    • San Jose 28 décembre 2019 10:36

      Il n’y a pas besoin d’aller aussi loin pour trouver de la censure. J’en ai déjà vu sur Agoravox. 


      • Christelle Néant Christelle Néant 28 décembre 2019 11:04

        @San Jose
        Il y a censure et censure. Entre le fait que certains n’arrivent pas à publier sur Avox et le fait qu’un média peut se faire fermer s’il parle positivement du pays voisin y a de la nuance de taille....


      • San Jose 28 décembre 2019 16:28

        @Christelle Néant
        .
        Cela me fait chaud au coeur par ces frimas d’hiver de penser que je peux dire tout ce que je veux sous vos articles sans le moindre risque. 


      • Christelle Néant Christelle Néant 28 décembre 2019 16:45

        @San Jose
        Tant que vous respectez la charte du site qui n’est pas franchement dictatoriale il n’y a aucun problème. Ceux qui ont des soucis, ce sont ceux qui insultent les autres auteurs ou commentateurs, ou qui diffament. Là il n’y a plus de respect et il faut sévir pour rappeler les règles et éviter que la partie commentaire se transforme en champ de bataille.


      • Doume65 28 décembre 2019 19:20

        Bof, il ne font que suivre l’exemple français depuis qu’on supporte Macron !

        Sinon, Christelle, j’ai vu avec étonnement sur RT (RT hein, pas CNN) que dans les prisonniers que le Donbass rendront demain à l’Ukraine, il y a des journalistes pro Kiev. Il semblerait donc que la liberté d’expression ne convienne pas non plus aux autorités du Donbass.


        • Christelle Néant Christelle Néant 28 décembre 2019 19:53

          @Doume65

          Bon alors pour autant que je sache ce n’est pas des mais un « journaliste » et je vais expliquer pourquoi je mets des guillemets. Le mec travaillait pour Radio Svoboda (cad Radio Free Europe le machin financé pendant un temps via la CIA je le rappelle) depuis ici en douce sous pseudo. Le hic c’est qu’il travaillait comme journaliste sans accréditation. Document obligatoire pour travailler ici vu qu’on est en zone de guerre. Il a été arrêté pour ca, au départ, pour avoir violé la loi sur le travail de journaliste. Sauf qu’en fouillant ses affaires et ses moyens de communication, ben les forces de l’ordre et le MGB ont découvert que le mec bossait aussi comme espion pour l’Ukraine. Il avait fourni des infos sur des positions, nos forces militaires etc. C’est à cause de ce genre de risque qu’on doit obtenir une accréditation pour travailler comme journaliste, pour que les autorités vérifient d’abord si tu bosses pas pour l’ennemi. Donc le gars est tombé pour espionnage, rien à voir avec le fait qu’il soit pro-Kiev. On a ici plein de journalistes qui viennent sans être pro-Donbass genre l’AFP ou La Croix qui est venu l’an passé pour les élections. Et personne n’a été arrêté. Je signale au passage qu’un journaliste français a été expulsé du Donbass en 2014 pour espionnage justement. Voilà ce genre de news c’est comme Sentsov le terroriste présenté comme un pauvre réalisateur prisonnier politique, l’envers du décor est bien différent. Et malheureusement il y a des journalistes qui bossent comme agents de renseignement et qui abusent de leurs droits de journalistes pour hurler à la censure alors qu’ils ont commis un crime.


        • Doume65 29 décembre 2019 20:00

          @Christelle Néant
          Ok, merci pour ta réponse. Va falloir faire passer l’info à RT qui ne mettait pas de guillemets et un s à journalistes.
          Si même RT se met à faire du pro Kiev, on est mal !


        • Christelle Néant Christelle Néant 29 décembre 2019 20:29

          @Doume65
          Non ils ont mis du conditionnel et le fait que l’info venaient de médias ukrainiens mais non confirmés par les autorités...


        • Eric F Eric F 30 décembre 2019 10:57

          @Doume65
          La bonne nouvelle, c’est donc que l’échange de prisonniers se soit effectué.


        • Christelle Néant Christelle Néant 30 décembre 2019 20:14

          @Doume65
          Mea culpa. D’après cet article https://www.ouest-france.fr/europe/ukraine/ukraine-echange-massif-de-prisonniers-entre-kiev-et-separatistes-6672973 ils étaient effectivement deux. Je ne connaissais que le cas d’Aseïev qui a été très médiatisé à l’époque, l’autre je n’ai même jamais entendu parler de lui....


        • Doume65 11 janvier 00:56

          @Christelle Néant
          Mais c’est moi qui me suis pris des mauvaises notes ! smiley
          C’est pas ta faute, je sais bien, et tu as eu la courtoisie de corriger. Allez, très bonne année 2020 et ne lâche rien, c’est comme ça qu’on t’aime.


        • Christelle Néant Christelle Néant 11 janvier 15:10

          @Doume65
          J’ai eu aussi de mauvaises notes. Pas grave, c’est le jeu.
          Bonne Année 2020.


        • JC_Lavau JC_Lavau 30 décembre 2019 20:32
          Daria Mastikacheva ?

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