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Ukraine – La mise en œuvre du scénario chypriote se passe comme prévu

Plus les événements en Ukraine se déroulent devant nos yeux, plus les prédictions de Daniil Bezsonov concernant le projet de scénario chypriote de Kolomoïski-Zelensky s’avèrent juste, et semblent indiquer que ce plan se déroule jusqu’ici sans accroc.

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Levée du moratoire sur la vente des terres et légalisation des jeux d’argent

La levée du moratoire sur la vente des terres agricoles, votée en première lecture par la Rada cette semaine fait d’ailleurs partie du plan, comme l’indique Bezsonov dans un de ses articles récents.

L’autre partie du plan consistera à légaliser les jeux d’argent, mais après, pour que la population ukrainienne ne voit pas venir l’entourloupe. Car il ne faut pas se leurrer, magouilles il y aura.

« Ses gens [ceux de Kolomoïski NDLR] achèteront des terres dans les régions, qui seront destinées à la création de zones de jeux d’argent, pour un prix dérisoire. Cela augmentera la valeur des terres des centaines, voire des milliers de fois, et les villageois ne se douteront de rien. Ensuite, les investisseurs étrangers commenceront à venir, à acheter des terrains et à construire des casinos, etc. Dieu sait combien d’argent Kolomoïski et Zelensky gagneront sur cette base  », écrit Bezsonov.

Comme l’avait indiqué Bezsonov dans son analyse sur le scénario chypriote, Igor Kolomoïski est un homme intelligent et les plans de gens intelligents sont souvent des plans à tiroirs. En autorisant la vente des terres il fait d’une pierre trois coups :

1) Satisfaire le FMI et les autres institutions financières qui demandent cette mesure depuis longtemps. Potentiellement cela pourrait les amadouer assez pour qu’ils lâchent une nouvelle tranche d’aide, dont une partie finira dans les poches de Kolomoïski-Zelensky (ce qui ne serait pas une première pour ce cher Igor).

2) S’enrichir personnellement en achetant en premier des terres fertiles à bas coût et les revendant après avec une bonne plus-value, quelle que soit la destination de ces terres (agriculture ou casinos).

3) Attirer ainsi des investisseurs étrangers en Ukraine et s’arranger pour détourner une partie des investissements par un moyen ou un autre.

Kolomoïski fait monter les enchères et chanter Washington

C’est en ayant cela en tête qu’il faut analyser la déclaration d’Igor Kolomoïski concernant le fait que l’Ukraine pourrait se tourner vers la Russie, en mettant en avant que cette dernière serait prête prétendument à mettre 100 milliards de dollars sur la table pour récupérer l’Ukraine (ce dont je doute très fortement). Mais contrairement à ce que certains pensent, tonton Igor n’est pas devenu schizophrène, il négocie.

Il essaye à la fois de faire monter les enchères et de tordre le bras aux États-Unis pour les pousser à abandonner les poursuites judiciaires pour « création d’un réseau criminel » lancées par une cour du Delaware contre lui-même et plusieurs de ses ex-associés de la PrivatBank.

Il dit clairement dans l’interview que les États-Unis utilisent l’Ukraine pour faire la guerre à la Russie par procuration, mais que tout pourrait être oublié avec une bonne dose d’argent. En clair, si Washington n’allonge pas plus d’argent que ce que la Russie pourrait prétendument mettre sur la table, et ne laisse pas Kolomoïski et ses amis tranquilles, alors l’Ukraine arrêtera d’être le jouet des États-Unis, qui perdront leur investissement dans le pays. Ce que Washington ne peut pas se permettre.

Il y a donc de bonnes chances que les États-Unis, et dans leur sillage le FMI (qui va pouvoir utiliser les terres agricoles ukrainiennes comme hypothèque), vont sortir le chéquier pour donner à l’Ukraine de quoi lui donner envie de rester fidèle à Washington. Et une partie de cet argent ira certainement dans les poches d’Igor et Volodymyr, prélude au pillage généralisé qui aura lieu une fois le plan de Kolomoïski pleinement mis en œuvre.

C’est bien joli tout cela me direz-vous, mais pour l’instant il manque toujours la condition sine qua non pour y arriver : mettre fin au conflit dans le Donbass.

Comme l’avait annoncé Bezsonov, après des péripéties dignes de contes de fées, des batailles épiques avec les néo-nazis, et des manifestations « anti-capitulation » qui ont accouché d’une souris (l’ultimatum de Biletski à Zelensky a expiré depuis longtemps et n’a débouché sur rien je le rappelle), le retrait des troupes et des équipements militaire a enfin eu lieu sur les deux derniers sites pilotes qui étaient exigés par la Russie pour organiser la rencontre au Format Normandie.

Mais ce qui pourrait passer pour une volonté d’appliquer les accords de Minsk de la part de Kiev, n’est en réalité qu’une nécessité de se plier aux conditions de la Russie pour obtenir le sésame vers la réunion dont Zelensky a tant besoin.

Zelensky main dans la main avec les néo-nazis

Plusieurs informations récentes confirment d’ailleurs la proximité de Zelensky avec les néo-nazis ukrainiens et le fait que Kiev n’a pas l’intention d’appliquer les accords de Minsk.

Le fait le plus marquant qui prouve que Zelensky s’inscrit dans la continuité idéologique de Porochenko c’est le fait qu’une fois de plus, l’Ukraine (tout comme les États-Unis) a voté contre la résolution de l’ONU condamnant le nazisme.

Cette proximité idéologique s’exprime d’ailleurs aussi dans les écrits de certains officiels ukrainiens, comme Alexeï Danilov, secrétaire du Conseil National de Sécurité, dont une lettre présentant un plan de « réintégration » du Donbass a fuité sur internet. D’après Alexeï Jouravko, ancien député de la Rada qui a diffusé les photos de la lettre sur son mur Facebook, il avait entendu parler d’un tel plan avant de recevoir la lettre et il avait cru à une blague. Mais une fois qu’il a reçu et lu le document il a été tout simplement horrifié.

L’authenticité de ce document reste à établir, mais ce qui y est écrit reprend des propositions déjà entendues à de multiples reprises récemment sur les plateaux TV ukrainiens. Propositions qui n’ont jamais valu la moindre poursuite judiciaire contre ceux qui les ont énoncées.

Voici ce qu’on peut y lire :

« Après le transfert du contrôle de la frontière de l’État aux Forces Armées Ukrainiennes et au Service national des frontières, il est nécessaire de commencer immédiatement le processus de réintégration et de réukrainisation de la population des territoires occupés des régions de Donetsk et de Lougansk et leur réconciliation avec les autres citoyens d’Ukraine.
Étant donné que la population des territoires occupés des oblasts de Donetsk et de Lougansk a été influencée par la propagande russe et privée d’accès aux médias ukrainiens ces dernières années, la position politique de l’écrasante majorité des résidents des territoires occupés n’est pas pro-ukrainienne.
À cet égard, il est nécessaire de donner aux résidents des territoires occupés la possibilité de quitter le territoire de l’Ukraine et de se rendre en fédération de Russie pour y établir leur résidence permanente dans un délai d’un mois.
Les mesures suivantes devraient être prises à l’égard des résidents des territoires occupés, qui ne voudront pas saisir l’occasion de quitter l’Ukraine après cette période, notamment pour déterminer leur degré de complicité dans les activités des groupes armés illégaux et des administrations d’occupation.
Il est également nécessaire d’établir une liste des personnes qui travaillaient dans des entreprises enregistrées auprès de l’administration de l’occupation et qui payaient des « impôts » au budget de l’administration de l’occupation et de celles qui étaient sous le contrôle des autorités de l’occupation, des entreprises industrielles, des organisations publiques et autres institutions.
Selon le degré de complicité, leur appliquer des mesures pénales, administratives ou éducatives. En vue de réukrainiser les habitants des territoires occupés, les réinstaller dans les régions centrales ou occidentales de l’Ukraine.
Dans le même temps, les personnes déplacées temporairement qui, en 2014-2015, ont quitté les territoires occupés et se sont installées dans les régions de l’Ukraine, sans vouloir se soumettre aux autorités d’occupation, devraient bénéficier de toutes les conditions nécessaires pour retourner sur les lieux de leur ancienne résidence.
Ce sont ces gens, patriotes de l’Ukraine, qui peuvent et continueront à restaurer le Donbass. Ils devraient recevoir tout le soutien matériel et moral nécessaire. 
 »

Vous ne rêvez pas, ce que semble proposer Danilov (si le document est authentique) n’est ni plus ni moins qu’une épuration ethnique digne de ce qui a eu lieu dans l’ex-Yougoslavie. Quand près de 9 personnes sur 10 en dans les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL) ne sont pas pro-ukrainiennes, on comprend que ce plan est inacceptable et ne peut que susciter dégoût et rejet de la part de la population et des autorités des deux républiques (ces dernières ont d’ailleurs vivement réagi à ce document).

Aucun pays civilisé et respectant le droit international n’imposerait à la majorité de la population d’une région d’être déportée à l’étranger ou rééduquée en étant envoyée dans une autre région, pour avoir simplement refusé le résultat d’un coup d’État soutenu par, et utilisant des néo-nazis (parce qu’il n’y a pas plus d’occupation russe du Donbass qu’il n’y a d’arbre à spaghettis). Je rappelle que l’épuration ethnique est un crime contre l’humanité !

De telles des méthodes sont dignes des ancêtres idéologiques des autorités ukrainiennes actuelles à savoir les collaborateurs des Nazis. Et le fait qu’après la fuite de ce document il n’y a eu aucune réaction officielle de la part du gouvernement ukrainien, (ni confirmation de l’authenticité du document, ni infirmation et démenti du contenu ou de la méthode proposée) montre qu’il y a de bonnes chances que le document soit authentique.

Car si ce n’était pas le cas et que Zelensky était réellement l’ennemi des néo-nazis ukrainiens, qu’il voulait appliquer les accords de Minsk et faire la paix avec le Donbass, il aurait immédiatement démenti l’authenticité du document et déclaré que de telles méthodes sont inacceptables. Or là il n’y a rien, et comme le dit le proverbe « qui ne dit mot consent  ». Si Zelensky ne dénonce pas le document c’est qu’il consent à ce qui y est écrit, et qu’il y a donc de bonnes chances qu’il soit authentique. CQFD.

Je pense même que la fuite a été organisée par Kiev. Pourquoi ? Pour rendre l’application des accords de Minsk impossible. Un point important du plan de scénario chypriote de Kolomoïski-Zelensky.

Saboter complètement les accords de Minsk

Car pour amener leur plan sur la table, il leur faut justifier qu’il est impossible d’appliquer les accords de Minsk. Et quoi de mieux que la menace d’une épuration ethnique façon solution croate dans le Donbass pour braquer les deux républiques populaires et s’assurer qu’aucun compromis ne pourra être trouvé lors des négociations.

Comme l’indique Bezsonov, maintenant Zelensky doit mettre sur la table des négociations des conditions inacceptables pour bloquer totalement le processus de Minsk. Une fois arrivé au point de blocage il proposera d’introduire une mission de casque bleus, ce qui sera refusé aussi.

Il pourra alors jouer à Caliméro devant les Occidentaux, prétendant avoir tout fait pour faire revenir la paix, mais puisque cela ne marche pas il ne reste qu’à couper temporairement le Donbass qui n’est pas sous son contrôle du reste de l’Ukraine pour mettre fin au conflit, et le tour sera joué.

La preuve ? Vadim Pristaïko, ministre ukrainien des Affaires étrangères l’apporte lui-même dans une déclaration récente, où il dit clairement que si appliquer les accords de Minsk prend trop de temps, et si cela n’avance pas lors de la prochaine réunion au Format Normandie (qui devrait avoir lieu le 9 décembre), alors l’Ukraine se réserve le droit de sortir de ces accords et de chercher d’autres moyens de rétablir la paix (en soulignant que cela ne plairait probablement pas aux partenaires occidentaux). Il n’est pas possible de faire plus clair.

Ces propos rejoignent ceux de Zelensky lors de sa conférence de presse marathon où il avait fixé un délai maximum d’un an pour mettre en œuvre les accords de Minsk.

L’autre fait qui montre que l’Ukraine n’est pas pressée d’appliquer les accords de Minsk, c’est la réaction de Kiev à la déclaration de Vladimir Poutine sur le retrait des troupes. En effet, maintenant que le désengagement des forces a eu lieu sur les trois sites pilotes, le président de la fédération de Russie a appelé à étendre le désengagement le plus vite possible à la totalité de la ligne de front.

La réponse de Kiev est claire comme de l’eau de roche : il n’y aura pas d’autre désengagement des forces tant que la réunion au Format Normandie n’aura pas eu lieu. En bref, Kiev a appliqué en freinant des quatre fers les quelques points qui étaient nécessaires pour que la réunion ait lieu, mais hors de question d’appliquer réellement les accords de Minsk, puisqu’il est prévu d’utiliser cette fameuse réunion pour les saboter et montrer aux Occidentaux qu’il est impossible de les appliquer.

L’autre point important du plan de scénario chypriote c’est la préparation de l’opinion publique ukrainienne, qui bat son plein depuis le mois de septembre. Les propos disant que la population du Donbass est infectée par le « virus pro-russe », et qu’il faut s’en séparer pour protéger l’Ukraine de l’infection, se multiplient dans les médias ukrainiens. Comme nous l’avons vu il y a peu, même Radio Svoboda joue le jeu et nous a sorti un micro-trottoir parfait pour convaincre les Ukrainiens qu’il vaut mieux laisser les deux républiques populaires de côté.

Comme on peut le voir le plan de Kolomoïski se déroule jusqu’ici sans accroc majeur, et il nous reste à attendre le 9 décembre pour voir de quelle manière Zelensky va saboter la réunion au Format Normandie et les accords de Minsk une bonne fois pour toute, avant de sortir son « plan B » miracle comme un magicien sortant un lapin de son chapeau.

Christelle Néant

Voir l'article sur Donbass Insider


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25 réactions à cet article    


  • Guy19550 Guy19550 16 novembre 12:13

    J’avais déjà dépondu, mais le message a sauté.

    C’est excellent, mais Poutine n’a pas encore confirmé sa présence à la réunion du groupe des quatre. Il existe un certain risque que la réunion se fasse à trois si Poutine ne confirme pas. Il revient à peine du Brésil et cela peut aussi être la raison et une autre raison pourrait être aussi qu’il préfère attendre un peu pour confirmer, vu que la situation est instable.


    • Spartacus Spartacus 16 novembre 19:24

      @Guy19550
      C’est beau de répondre du même bureau que l’auteur..
      Un joyeux pseudo chargé d’alimenter le pseudo Christelle Neant.

      Les farceurs de Moscou.

      Quel tristesse cette fumisterie quotidienne.


    • Christelle Néant Christelle Néant 16 novembre 20:12

      @Spartacus
      Mais qu’est-ce que vous racontez encore comme bêtises. Je vous ai déjà dit de une que mon nom est mon vrai nom et pas un pseudo, contrairement à vous d’ailleurs ! Je trouve assez risible de dénoncer des pseudos quand on en utilise un soi même. De deux encore une fois je ne dépend pas de Moscou, je suis une journaliste indépendante, payée par mes lecteurs, et je vis à Donetsk. Donc je vois mal comment Guy pourrait être dans le même bureau que moi. Vos commentaires sont de la diffamation pure. Or je rappelle que ceci est interdit par la charte d’Agoravox. Merci donc de cesser ce trollage à coup d’accusations sans preuve et de calomnie.


    • JC_Lavau JC_Lavau 16 novembre 21:23

      @Spartacus : « C’est beau de répondre du même bureau que l’auteur ». Ça fait longtemps que vous vivez ainsi dans le délire paranoïaque ? Comment ça a commencé ?


    • Guy19550 Guy19550 17 novembre 05:30

      @Spartacus

      Zeg « vent » ’ (c’est pas un compliment), misschien gebruik ik beter de moedertaal om gelijkaardige onzin te beantwoorden !

      Guy (Knokke-Heist, België)


    • Guy19550 Guy19550 16 novembre 12:14

      arf non, le message n’a pas sauté, c’était ailleurs...


      • Guy19550 Guy19550 16 novembre 13:27
        4 hours ago - In addition, some emerging. European countries have loosened monetary policy. (Russia, Serbia, Turkey, Ukraine). On the back. Other. Net exports. Investment.

        Essayez de trouver le document avec Google, c’est un pdf. Regardez ensuite les prévisions de croissance pour l’Ukraine et comparez cela à ce qui a été annoncé pour faire passer le budget. On voit alors directement le problème, car les chiffres avancés par l’Ukraine sont assez différents de ceux du FMI. En plus, cela n’inclu pas encore la séparation des républiques du reste de l’Ukraine. Je suppose que le FMI met cela sur la table pour les discussions avec l’Ukraine. 


        • Christelle Néant Christelle Néant 16 novembre 15:08

          @Guy19550
          De toute façon il est clair qu’à Kiev ils ont trafiqué les chiffres pour faire passer le budget. Sans parler du fait que leurs chiffres démographiques sont complètement faux aussi....


        • JMBerniolles 16 novembre 16:11

          Bonjour Christelle, Et j’espère que vous allez bien. J’ai un peu de mal à comprendre tout cela. Les accords de Minsk sont intervenus comme une initiative franco allemande pour éviter une défaite militaire plus lourde au régime de Kiev. Il y a dedans une autonomie pour le Donbass et d’autres choses positives, mais le Donbass a depuis démontré qu’il pouvait survivre de manière autonome. Une démonstration nécessaire pour pouvoir intégrer la Fédération de Russie et qui n’attend plus qu’un contexte politique favorable ou obligé. On en est à la phase du dépeçage de l’Ukraine. J’imagine que les terres constituent la plus grande richesse de la partie ouest. Je crois plutôt à l’analyse du Saker. The indépendant Ukraine’s painful Journey through the five stages of grief. Du déni à l’acceptation, qui est le cinquième et dernier niveau. La guerre n’est plus une solution sans doute parce que la défaite est certaine et donnerait à une partie de l’armée, celle de l’honneur, de prendre le pouvoir.


          • Christelle Néant Christelle Néant 16 novembre 16:32

            @JMBerniolles
            Les accords de Minsk sont inapplicables. Ce que Kolomoïski-Zelensky essayent de faire c’est d’arriver à en sortir sans déchainer l’ire des Européens, et surtout des Allemands (la France fera ce que Merkel lui dira). De toute façon ce scénario chypriote n’empêchera pas le dépecage de l’Ukraine, bien au contraire. Ce n’est qu’une étape de ce même dépecage. Kolomoïski veut se faire de l’argent sur la bête avant qu’elle soit déclarée cliniquement morte.


          • Guy19550 Guy19550 17 novembre 05:49

            @JMBerniolles

            Je suis totalement d’accord avec ceci : Les accords de Minsk sont intervenus comme une initiative franco allemande pour éviter une défaite militaire plus lourde au régime de Kiev.

            Pour moi, c’était peu après la signature et vu la tolérance des européens pour les massacres et sans la moindre sanction contre l’Ukraine devenu très évident après la signature.

            Par ailleurs, le lendemain de la signature, tonton a pris contact avec les américains en vue de ne jamais avoir à respecter cette signature, cela s’oppose au paragraphe qui précède. 

            Donc les deux ensembles a fait que pour moi, il y avait un doute. C’est un fait que si on continue de parler de cela, cela revient à parler de Debalsevo.

            La vérité est probablement plus subtile, tonton a signé car n’avait pas d’alternative à ce moment là. Sa signature engage cependant l’Ukraine, même si on change de tonton pour un zoulou.

            Le fait cependant que l’Europe n’a pas bronché par la suite à maintes reprises en dit bien long quand même, par exemple pour l’utilisation des munitions au phosphore... gros silence !


          • Vredes Vredes 16 novembre 18:54

            Revoilà l’ignoble juif Kolomoiski qui outre d’avoir créé le parlement juif européen en 2012, a financé les partis nazis ukrainiens (Pravy Sektor) et les bataillons tout aussi nazis comme Azov, DNIEPR et Aidar, sous les auspices d’un autre juif BHL, et tout ça dans l’année du Maïdan en 2014 alors qu’à cette même année les juifs américains rackettaient la France de 60 millions d’euros au préjudice du passé de la SNCF dans une France occupée par les nazis.On comprend mieux que certains juifs russes veulent pendre ce Kolomoiski pour être lié avec les nazis. Haa si BHL et Glucksmann pourrait être dans la charette des condamnés. smiley

            https://www.timesofisrael.com/ex-russian-jewish-leader-says-ukraine-oligarch-should-be-hanged/

            https://en.wikipedia.org/wiki/European_Jewish_Parliament

            https://youtu.be/De1cdeVE8bg

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Ihor_Kolomo%C3%AFsky

            https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9giment_Azov

            BHL dit que l’extrême droite ukrainienne est plus faible que l’extrême droite française. Nombreuses villes d’Ukraine ont la rue Stephan bandera.

            Lviv, Ivano,, Kiev, Ternopil, Borispil etc..... A quand l’avenue Pétain, Darnand ou Doriot à dans les villes françaises ;  smiley

            https://youtu.be/5-AsmB6RF9Q

            https://www.lefigaro.fr/societes/2014/12/05/20005-20141205ARTFIG00353-la-france-va-verser-60-millions-d-euros-aux-victimes-americaines-de-la-shoah.php


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 novembre 21:13

              @Christelle Néant
              Bonsoir,
              Que disent les médias ukrainiens sur la famille Biden  ?



            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 novembre 08:41

              @Christelle Néant
              Vous êtes gentille, mais je ne sais pas lire le russe !


            • Christelle Néant Christelle Néant 17 novembre 10:53

              @Fifi Brind_acier
              Ouvrez le dans Chrome ou Firefox avec un plugin de traduction. Je n’ai malheureusement pas le temps de tout traduire.


            • Eric F Eric F 16 novembre 21:23

              « Radio Svoboda joue le jeu et nous a sorti un micro-trottoir parfait pour convaincre les Ukrainiens qu’il vaut mieux laisser les deux républiques populaires de côté »

              N’est-ce pas justement ce que souhaitent les « républiques autonomes » : que leur détachement de l’Ukraine soit accepté par le gouvernement ukrainien ?


              • Christelle Néant Christelle Néant 16 novembre 21:47

                @Eric F
                Le problème c’est qu’en l’état actuel le scénario chypriote ne concernerait que les territoires contrôlés par la RPD et la RPL et pas la totalité des territoires qui ont vonté pour quitter l’Ukraine en 2014. Et de plus ce serait une renonciation « temporaire ». Le seul avantage c’est que ca mettrait fin aux morts et aux blessés.


              • Eric F Eric F 16 novembre 23:21

                @Christelle Néant
                La conférence multilatérale prévue en décembre pourrait également conduire à la fin des sanctions contre la Russie si une solution, même considérée comme provisoire (pour ne pas perdre la face) est établie -incluant le rétablissement de la reconnaissance du russe comme seconde langue officielle régionale pour les territoires à forte proportion russophone restant ukrainienne, puisqu’il s’agit d’une des pommes de discorde-. Il est regrettable qu’au début du conflit la solution confédérale (incluant la Crimée, avant le réattachement à la Russie) et la neutralité du pays n’ait pas été acceptée.


              • Guy19550 Guy19550 17 novembre 06:17

                @Eric F

                C’est mieux si le Donbass entier quite l’Ukraine, ou que le Donbass entier reste en Ukraine avec un statut spécial. Je reste persuadé que c’est vers cela qu’il faut tendre pour les deux camps. Selon ce qui passe à la Rada, on est très loin de s’approcher de cela avec le risque de voir apparaître missiles russes et S400 à terme du côté des républiques par la suite, si la séparation est actée un jour ou l’autre. En plus, la séparation des républiques de l’Ukraine, cela va aussi faire de sorte que d’autres parties du Donbass vont vouloir la même issue. Je ne vois donc pas de solution dans un futur proche.


              • Christelle Néant Christelle Néant 17 novembre 10:54

                @Eric F
                La reconnaissance du russe n’arrivera pas vu que la loi sur la langue ukrainienne est toujours en vigueur et que Zelensky n’a aucune intention de l’abroger. Les sanctions ne seront pas levées. Faut pas rêver.


              • Guy19550 Guy19550 17 novembre 06:27

                Je constate aussi que les trois derniers convois humanitaires sont très rapprochés, ce qui me laisse penser que d’autres choses  que le babyfoot, vient en plus à titre de prévoyance pour la suite. Faut bien compenser d’une manière ou d’une autre l’apport d’armes des cowboys !


                • toyet 17 novembre 09:45

                  Poutine tiendra mais son successeur ? quand l’Ukraine sera réduite à l’état de désert, la population retournera vers sa mère patrie.Le monde occidental c’est le bien, dixit Orwell.Honte d’être blanc vivement que l’europe devienne noir et musulmane, la barbarie nous va si bien.


                  • Guy19550 Guy19550 17 novembre 16:13

                    L’Ukraine n’est hélas pas tout, je passe par Hong Kong pour avoir plus de nouvelles, c’est moins filtré apparemment :

                    https://www.google.com.hk/search?q=bolivia&client=aff-cs-360se&hs=SEd&source=lnt&tbs=qdr:h&sa=X&ved=0ahUKEwjF6b6p4fDlAhXPJVAKHWgKCCw4ChCnBQgo&biw=1280&bih=857

                    Mes craintes, c’est que cela finisse en boucherie. Si déjà les ukrainiens avaient cela en vue, un pas en avant serait fait.


                    • Guy19550 Guy19550 22 novembre 04:38

                      Vendredi 22/11/2019
                      Ce lien est très révélateur : https://tass.com/world/1091723
                      Et je précise de suite que le lien en inclu un autre dans l’article de 4 jours avant par lequel Lavrov a évoqué le problème.
                      Ainsi 4 jours après le premier lien, la conclusion est déjà que les conditions pour la tenue de la réunion ne sont pas remplies.
                      En d’autres termes, il faut soit l’annuler, soit faire de sorte que cela aille dans le bon sens. Cela dépend des kievkongs

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