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Ukraine – Les manifestations contre le « génocide tarifaire » font craindre un nouveau Maïdan

L’éclatement dimanche 10 janvier 2021 de manifestations dans plusieurs régions d’Ukraine pour protester contre la hausse du prix du gaz, de l’électricité et du chauffage, qualifiée de « génocide tarifaire », fait craindre un nouveau Maïdan dans le pays.

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Crise des tarifs de charges communales en Ukraine

Le 28 décembre 2020, le gouvernement ukrainien a annulé le tarif préférentiel pour l’électricité destinée à la population, faisant passer les 100 premiers kW de 0,9 hryvnia le kWh à 1,68 hryvnia, soit presque le double ! Une hausse décidée par le ministre ukrainien de l’Énergie, Iouri Vitrenko.

Pour comparaison, en République Populaire de Donetsk (RPD), le kWh est en moyenne à 0,8 roubles, soit 0,3 hryvnia (presque 6 fois moins qu’en Ukraine) ! La différence est la même pour le chauffage.

Dans le même temps, le tarif pour la distribution du gaz a lui aussi augmenté en Ukraine pour 22 sociétés fournisseuses. Mais cette hausse a été totalement inégale selon les régions, aboutissant à un prix de distribution du gaz allant de 0,4 hryvnia/m³ à Kiev à 3,35 hryvnias/m³ à Lvov ! En moyenne cela porte le prix total du gaz (prix du gaz lui-même + prix de distribution et autres frais) à 7,22 hryvnia/m³, soit une hausse de 14 % !

Une hausse du prix du gaz qui se répercute sur les tarifs de chauffage de manière là aussi inégale, avec une augmentation allant de +5,5 % à +49,7 % selon les régions d’Ukraine.

Résultat la part des dépenses pour payer les factures de gaz, d’électricité, d’eau et de chauffage dans le budget des ménages ukrainiens augmente, alors que de plus en plus de personnes n’arrivent plus à payer.

Entre l’économie ukrainienne qui s’effondre à cause des mesures prises pour contrer le coronavirus, et la hausse constante des tarifs de gaz, d’électricité, d’eau et de chauffage, les Ukrainiens n’arrivent plus à payer qu’à peine la moitié de leurs factures !

Fin 2020, la dette pour les factures de gaz a ainsi atteint 27,8 milliards de hryvnias (810,7 millions d’euros), celle pour le chauffage et l’eau chaude – 20,7 milliards de hryvnias (604,5 millions d’euros), celle pour l’eau – 5,7 milliards de hryvnias (166,4 millions d’euros), et pour l’électricité – 5,6 milliards de hryvnias (163,5 millions d’euros). Il faut y rajouter les 5,2 milliards de hryvnias (151,8 millions d’euros) de dette de charges d’entretien des immeubles et 1,1 milliard de hryvnias (32,1 millions d’euros) de dette pour le ramassage des ordures. Soit un total de 66,1 milliards de hryvnias (1,93 milliards d’euros) de dette de charges communales !

Rajoutez à cela que l’Ukraine vient de durcir encore ses mesures de confinement en fermant tous les magasins dits « non-essentiels », les restaurants, les centres culturels et sportifs, etc, pendant deux semaines, et on a là un cocktail économiquement explosif, pour un bénéfice sanitaire encore à prouver. Résultat, certaines régions comme celle de Ternopol, ont refusé d’appliquer ce durcissement effectif depuis le 8 janvier !

Les Ukrainiens descendent dans la rue pour protester contre le « génocide tarifaire »

Si jusqu’ici les Ukrainiens ont enduré les augmentations constantes des tarifs de gaz, d’eau, d’électricité et de chauffage depuis le Maïdan de 2014, cette fois les nouvelles hausses cumulées à l’appauvrissement de la population, durement touchée par les mesures prises contre le coronavirus, semblent avoir épuisé leur patience.

Résultat, dimanche 10 janvier 2021, les gens sont descendus manifester contre ce qu’ils ont qualifié de « génocide tarifaire » un peu partout en Ukraine, bloquant les autoroutes et installant des piquets devant les bâtiments des administrations locales.

À Poltava des dizaines de personnes ont ainsi bloqué l’autoroute Kiev-Kharkov en marchant sur la chaussée avec des pancartes, et dans la région de Vinnitsa c’est l’autoroute internationale passant par Jmerinka qui a été bloquée par des manifestants. À Nikolayev des centaines de personnes ont manifesté au pied du bâtiment de l’administration communale, avant de tente d’aller bloquer la circulation sur le pont Ingoulski, sans succès suite à l’intervention de la police.

À Krivoï Rog, les Ukrainiens sont venus demander à l’administration communale de rétablir les tarifs qui étaient en vigueur avant le 1er janvier 2021. À Kherson, une centaine de personnes ont manifesté, déclarant qu’elles avaient peur de recevoir les prochaines factures de chauffage, alors que les précédentes étaient déjà difficiles à payer.

Les habitants d’Ivano-Frankovsk, quant à eux, sont allés manifester sous les murs de l’administration régionale contre les tarifs prohibitifs du gaz.

Un « Maïdan des tarifs » en Ukraine ?

Ces manifestations ce sont poursuivies aujourd’hui, 11 janvier 2021 et semblent être parties pour durer si on en croit la chaîne Telegram « Rezident ».

Citant une source au sein de l’administration du Président ukrainien, la chaîne Telegram a en effet déclaré que le SBU aurait averti de la préparation de manifestations de masse sur la place de l’Indépendance et devant le parlement à la fin du mois de janvier, début du mois de février, afin de commencer un « Maïdan des tarifs » en Ukraine !

D’après les informations fournies par cette chaîne la stratégie des organisateurs de ce Maïdan serait la suivante :

1) Commencer par des manifestations régionales avant de regrouper les manifestations et leur donner un caractère massif dans la capitale, afin d’arriver à un « Maïdan des tarifs » ;

2) Ne pas politiser ces manifestations avec l’une ou l’autre idéologie, afin qu’un maximum d’Ukrainiens manifestent, et ainsi unir le pays tout entier dans ces manifestations uniquement axées sur la question des tarifs, pour plomber le taux d’approbation de Zelensky et provoquer une crise politique en Ukraine.

Deux informations semblent confirmer que Zelensky prend la menace d’un « Maïdan des tarifs » en Ukraine au sérieux.

La première, est que le projet de loi n°3613, qui doit améliorer la procédure de recouvrement des impayés en matière de charges communales a été mise de côté et ne sera pas étudiée par le parlement dans l’immédiat, Zelensky voulant éviter de jeter de l’huile sur le feu. Or cette loi, est une des conditions imposées par le FMI pour l’accord du nouveau crédit à l’Ukraine.

La deuxième est que Zelensky a publiquement demandé au cabinet des ministres de faire baisser le tarif du gaz pour la population, et Iouri Vitrenko, le ministre ukrainien de l’Énergie aurait proposé un plan préliminaire pour y parvenir.

Sauf que cette annonce passe assez mal pour trois raisons. La première c’est que c’est Vitrenko lui-même qui a décidé de la hausse d’un autre tarif : celui de l’électricité ! La deuxième c’est qu’il n’y a pas que la hausse du prix du gaz qui pose problème, mais aussi celle du prix du chauffage et de l’électricité ! En se focalisant sur un seul tarif l’annonce de Zelensky sonne comme un simple coup de communication.

Et la troisième raison est que beaucoup en Ukraine savent parfaitement que les hausses des tarifs de charges communales sont imposées par le FMI, comme contrepartie aux crédits que l’institution accorde à l’Ukraine ! En clair, Zelensky ne peut rien faire pour réellement enrayer la hausse des tarifs, sauf à vouloir se passer de l’argent du FMI, dont l’Ukraine a besoin plus que jamais !

Au mois de novembre 2020, une publicité douteuse de Naftogaz sur le prix du gaz en Ukraine (où on pouvait lire sur des panneaux « Le Kremlin brûle car en Ukraine le prix du gaz est fixé par le marché et non par eux ») avait attiré l’ire de la population au vu des hausses constantes des tarifs, à cause justement de leur alignement sur le prix du marché exigé par le FMI.

Publicité douteuse de Naftogaz sur les tarifs du gaz en Ukraine

Il semble que Zelensky et son gouvernement ont sous-estimé le ras-le-bol de la population face aux hausses vertigineuses de tarifs de charges communales, mais aussi au cynisme des autorités et sociétés publiques, qui n’ont pas hésité à se vanter de ces tarifs prohibitifs dus à leur russophobie maladive (puisque je rappelle que si Ianoukovitch était resté Président, le pays aurait continué à bénéficier du gaz russe à tarif réduit au lieu de l’acheter plus cher auprès des pays européens pour ne pas admettre que l’Ukraine achète du gaz à la Russie, et le FMI n’aurait pas pu imposer des hausses constantes des tarifs pour les « aligner sur le marché »).

Voilà à quoi a abouti la « révolution de la dignité » : le pays est encore plus gangrené par la corruption qu’avant 2014, les Ukrainiens sont de plus en plus pauvres et fuient massivement le pays, s’éclairer et se chauffer sera bientôt un luxe en Ukraine, et les autorités préfèrent laisser leurs citoyens mourir du coronavirus plutôt que de remettre en cause leur propagande russophobe.

La question est de savoir qui tirera politiquement son épingle du jeu lors de ce troisième Maïdan (qui n’est qu’une conséquence directe du deuxième), et surtout si le pays survivra aux tensions que ces manifestations populaires pourraient provoquer.

Car comme je l’avais écrit il y a deux ans, le chaos est un feu incontrôlable, et à force de jouer avec en Ukraine, certains ont offert aux néo-nazis ukrainiens une occasion en or d’utiliser ce troisième Maïdan comme tremplin pour prendre ouvertement le pouvoir (c’est-à-dire d’être non plus de simples idéologues et personnalités infiltrées au sein des autorités officielles, mais de prendre la place des autorités actuelles).

D’où le fait que les manifestations contre le « génocide tarifaire » soient voulues comme exemptes de toute idéologie politique par leurs organisateurs, afin, très certainement, de cacher qui seront les réels bénéficiaires de ce nouveau Maïdan en Ukraine (tout comme les étudiants et les grand-mères du discours officiel en 2013-2014 ont servi à cacher les néo-nazis qui menaient en réalité le Maïdan).

Et quand on voit les conséquences que leur prise de pouvoir a eu sur le pays en 2014 (sécession de la Crimée et du Donbass), il est à craindre que l’Ukraine finisse par se disloquer totalement s’ils réussissaient à renverser les autorités actuelles pour s’installer officiellement à leur place, au lieu de continuer à tirer les ficelles des marionnettes « démocratiques » en coulisses.

Christelle Néant

Voir l'article sur Donbass Insider


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21 réactions à cet article    


  • roman_garev 12 janvier 09:23

    Salut Christelle,

    Merci pour cet article.

    Je n’arrive pas à traduire correctement en français ces phrases qui expriment mon attitude envers ce qui se passe en Ukraine :

    « Обитателей этой несостоявшейся страны (failed state) уже даже не жалко. За что они боролись, на то и напоролись. Кузнецы своего счастья, пускай они куют его и дальше. »


    • Christelle Néant Christelle Néant 12 janvier 16:51

      @roman_garev
      « Je n’ai plus de pitié pour les habitants de ce pays en faillite. Ce pour quoi ils se sont battus, ils l’ont eu. Forgerons de leur bonheur, qu’ils le forgent davantage. »


    • JP94 12 janvier 19:59

      @roman_garev
      Il y a quand même une question sur comment cette transition de ce pays vers son anéantissement, son avilissement et son asservissement a pu se faire...  sauf dans le donbass¨et en Crimée...Et puis le Maïdan était-il le voeu des Ukrainiens ? 
      Ceux de Crimée sont venus voir et ont compris aussitôt. Certains ont assassinés lors de leur retour ( en car) en Crimée, par les fascistes qui interceptaient les cars. 96% ont voté lors de ce magnifique référendum ( quoi qu’en dise Erdögan qui se prend pour un lion et quoi qu’on nous serine depuis la chancellerie US) pour retourner ou rester dans l’espace russe souverain. 
      Mais je ne pense pas qu’ils aient été les seuls : rappelez-vous ces mères brandissant leurs passeports ukrainiens ...
      Evidemment, il n’y a pas eu de soulèvement, mais face à la terreur fasciste, il faut s’organiser et il faut des armes et un certain rapport de force initial...
      En Biélorussie, le pouvoir a tenu, mais face à lui, il avait des nationalistes polonais venus en masse, et toute une faction de traîtres très organisés et financés  aucune sanction internationale contre les commanditaires étrangers.
      Il y a eu des « contre-manifs » mais enfin, Loukachenko avait eu 80% des voix, le ays a une force tradition de résistance au fascisme, et a conservé un certain « soviétisme ».

      En Ukraine, les berkouts, apparemment, ne sont pas nos CRS et considéraient une manifestation populaire comme légitime...sauf que ce n’était une manifestation populaire, sauf en écran. Comment ensuite de simples citoyens, non organisés en milices populaires, auraient-il pu contrer des bandes fascistes organisées et préparées, soutenues par l’Occident ..qui a préparé le terrain... ?

      Le fascisme s’est installé en Italie et en Allemagne ( et ailleurs ) sans que la population n’arrive à s’y opposer efficacement. L’URSS a tenu, car elle a neutralisé en son sein les menaces fascistes. La Russie tient non seulement par sa population rétive aux mirages occidentaux (malgré les BMW de l’Ambassade) mais aussi grâce à sa tête. L’Etat est solide.

      Même si cette analogie vous déplaît, remarquons que l’URSS s’est effondrée politiquement sans que la population bafouée, qui avait voté à plus 76% pour son maintien, ne puisse enrailler le processus.
      La population a été spoliée de ses biens, privée de salaire pendant 18 mois, et pourtant, pas de révolte...la trahison venait d’en haut, et était alimentée par les Etats-Unis.

      Certes, on lit des commentaires débiles d’Ukrainiens qui accablent la Russie comme cause de leurs malheurs...mais est-ce la majorité ? n’y a-t-il pas aussi quelques agents-trolls pour contrôler l’opinion... et puis on arrête et on torture en Ukraine occidentale, alors j’éviterai de blâmer toute la population, prise de court. Beaucoup sont partis, menacés. Pour mener une guerre de partisans, il faudrait des armes et ça en ferait, des morts...Le pays coule en se sanctionnant lui-même, mais ses criminels étant les protégés de Washington, que risquent-il ? strictement rien surtout avec Biden et sa clique.
      Ce qui peut abattre l’Ukraine facho, c’est elle-même.


    • JC_Lavau JC_Lavau 12 janvier 20:09

      @Christelle Néant. Férocité excessive.


    • V_Parlier V_Parlier 12 janvier 20:16

      @JC_Lavau
      Un peu dur peut-être, même si le fol engouement « maidan » était bel et bien présent en 2014. Mais moi je suis plutôt perplexe devant la photo de la manif qui donne l’impression qu’il y a moins de 100 personnes.


    • Christelle Néant Christelle Néant 12 janvier 20:19

      @JC_Lavau
      J’ai juste traduit le texte en russe de Roman.


    • Christelle Néant Christelle Néant 12 janvier 20:26

      @V_Parlier
      La photo vient d’un des barrages routiers. Les gens sont encore peu nombreux.


    • JC_Lavau JC_Lavau 12 janvier 20:29

      @JC_Lavau. Férocité excessive. Qu’on se rappelle l’origine de la Vasalöpet : Gustav Vasa avait tenté de plaider la révolte contre le royaume danois aux Dalécarliens. Ils ne bougent pas, il s’enfuit. Puis les dalécarliens changent d’avis, et envoient des jeunes costauds pour le rattraper. C’est très difficile une révolte qui réussit, surtout de nos jours.
      Regarde toutes les conditions qu’il a fallu réunir pour réussir une révolte de la Russie contre l’occupation américonne : pas moins qu’un complot de silovniki (Armée + KGB) pour faire croire aux oligarques que le discret fonctionnaire au complet mal coupé, serait facile à manipuler, et n’entamerait en rien leurs privilèges et leurs larcins.
       smiley


    • roman_garev 13 janvier 10:34

      @Christelle Néant
      Merci Christelle pour cette traduction de mes phrases, excellente comme d’hab chez vous.
      En général, dans ses médias russes on traduit vite et bien en russe d’anglais, du français, du chinois, etc. De sorte que les Russes apprennent vite de quoi parlent les gens d’autrui.
      Mais tout au contraire, en Russie il n’y a pas d’organisme qui traduirait du russe en anglais, en français, etc., ce que disent les Russes. Car, évidemment, les merdias occidentaux ne sont guère intéressés à rapporter la voix russe à ses lecteurs. Ils la substituent par celle des salauds du type Khodorkovsky, Navalny ou Kasparov.
      Je considére ceci comme une grande négligence, une faute de la Russie.


    • roman_garev 13 janvier 10:58

      @Christelle Néant

      « J’ai juste traduit le texte en russe de Roman. »

      Et moi j’ai juste rapporté l’opinion actuelle la plus courante des Russes envers « le pays 404 », n’en déplaise à M. JC_Lavau.


    • Guy19550 Guy19550 12 janvier 10:12

      Cela ne me touche pas du tout. Ces gens n’ont pas manifesté quand le budget de la défense a été doublé. Là pourtant il y avait de quoi voir rouge et rien n’a été observé. Si je peux leur donner un conseil, c’est de faire comme en Afrique, on coupe la tête des dirigeants et on fait ballader les têtes sur une pique pendant les manifestations et si on voit des nazis par la même occasion, idem. Bref, vaut mieux que l’armée quitte la ligne de front pour s’en prendre à la population civile de l’autre côté que celui des républiques. Cela doit commencer par le respect des accords de Minsk pour ma part et ceux qui s’y opposent doivent avoir leur tête sur une pique. Je ne vois aucune raison de s’inquiéter, c’est le choix que eux doivent faire qui est important. Ce choix n’est pas encore fait et je classe donc les manifastations comme sans suite.


      • Doume65 12 janvier 13:35

        « Ne pas politiser ces manifestations avec l’une ou l’autre idéologie, afin qu’un maximum d’Ukrainiens manifestent, et ainsi unir le pays tout entier dans ces manifestations uniquement axées sur la question des tarifs, pour plomber le taux d’approbation de Zelensky et provoquer une crise politique en Ukraine. »

        Bonjour Christelle.

        J’ai du mal à comprendre ce passage. Ne pas politiser... pour politiser, c’est un concept qui me dépasse. Mais je suppose que tu vas m’éclairer. Merci d’avance. Et meilleurs vœux !


        • Christelle Néant Christelle Néant 12 janvier 16:54

          @Doume65
          Le but est d’éviter que ces manifestations soient publiquement liées à l’un ou l’autre parti ou mouvement politique, ou idéologie politique, par exemple les groupes et partis néo-nazis, ou la Plateforme d’Opposition, ou le parti de Porochenko. Le but est que ces manifestations soient en quelque sorte « apolitiques », et uniquement axées sur la question des tarifs.


        • Doume65 12 janvier 20:41

          @Christelle Néant
          Ok, mais alors qu’appelles-t-tu « crise politique », puisque tu dis que c’est le but ?
          Merci.


        • Christelle Néant Christelle Néant 12 janvier 22:22

          @Doume65
          En gros mettre Zelensky dans une position aussi pourrie que celle de Ianoukovitch en 2014.


        • Doume65 13 janvier 12:58

          @Christelle Néant
          Merci de ta réponse. Mettre Zelensky dans une position pourrie n’ est certainement pas un but. C’est un moyen. Mais au final pour quelle cause ? Je voudrais comprendre.


        • Christelle Néant Christelle Néant 13 janvier 13:56

          @Doume65
          Le renverser pour prendre sa place s’ils arrivent à le plomber suffisamment.


        • toyet 12 janvier 16:41

          J’ai du mal à comprendre après la libération de Maïdan je les croyait devenu d’heureux européens, zut alors on nous a menti ! un retour à la mère patrie serait la bienvenue, l’Ukraine est le berceau de la Russie.

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