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Accueil du site > Actualités > International > Uniquement parce qu’ils étaient tutsis...

Uniquement parce qu’ils étaient tutsis...

Seul souvenir qu’il lui reste, une photo datant de 1977, une période bénie pour sa famille ; à cette époque, il n’est pas encore venu au monde. Aujourd’hui, les rôles ont été inversés : il tient dans ses mains cette photo, et tous ceux qui y figurent qui ont disparu. Dans un triste retournement de situation, le bonheur familial ainsi que les personnages sur la photo ont été effacés en 1994, lors du génocide au Rwanda. En moins de trois mois, entre 800 000 et un million d’hommes, de femmes, d’enfants et de vieillards mourront dans de terribles conditions, uniquement parce qu’ils étaient tutsis (l’ethnie minoritaire du pays).

L’année dernière, nombreux se sont émus de l’histoire de Révérien Rurangwa, réfugié rwandais à Neuchâtel, qui a passablement occupé l’espace médiatique aussi bien en Suisse qu’en France. Notre montagneux pays était alors en pleine campagne autour de la révision de la Loi sur l’Asile (LAsi), et certains hommes politiques, alors engagés dans la bataille, ont même promis leur assistance au requérant d’asile ; malheureusement, les engagements se sont évaporés aussitôt connu le résultat de la votation.

Révérien, pas encore trente ans, est toujours menacé d’expulsion du territoire suisse. Il lui a été notifié l’année dernière un refus à sa demande d’asile, à laquelle il a immédiatement opposé un recours. Voilà déjà plus d’un an que le Rwandais attend de savoir si il risque le renvoi définitif : l’Office fédéral des migrations (ODM) s’interdit toutefois de parler d’expulsion à son sujet, puisque M. Eduard Gnesa, son directeur, expliquait en mai dernier que Révérien “avait reçu l’assurance qu’il ne serait pas renvoyé à la mort”. La mort ?

Survivre pour garder les siens vivants

Révérien est tutsi, et victime du génocide de 1994 au Rwanda, une guerre civile qui a coûté au bas mot la vie à plus d’un million d’individus. Sur les 44 personnes que comptait sa famille, il sera le seul rescapé d’une macabre odyssée, dans laquelle la machette des lâches a remplacé le glaive des héros. Par miracle, lui survit : lorsqu’il pourra accepter cette “chance”, qui l’a malgré tout privé de tout ce qui constituait son univers, il aura pour seule raison de vivre la perpétuation de la mémoire de ce crime. Pour qu’on n’enterre pas une deuxième fois ses proches, il écrira un livre, parcourra les écoles, transmettra son histoire. “Si je n’avais rien fait, j’aurais participé à mon propre génocide”, lâche-t-il. Il n’aura de cesse d’expliquer comment sa famille a été tuée sous ses yeux, mais aussi comment la haine envers les Tutsis, particulièrement lorsqu’ils sont des rescapés du massacre - et facilement identifiables aux meurtrissures visibles sur leurs corps - est encore très vivace parmi les Hutus, et qu’elle serait même “largement enseignée de père en fils au Rwanda”, ironise-t-il. Son agresseur principal, un ancien voisin qu’il a dénoncé lors de son retour au pays en 1996, l’attend de pied ferme après un - court - séjour en prison : “Il n’y a rien là-bas pour moi, sauf mon bourreau”, lance-t-il avec résignation.





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Le danger encouru par Révérien n’est donc pas directement lié à un renvoi, si l’on en croit la promesse du directeur de l’ODM. Il sera dans tous les cas admis temporairement, et devra redéposer régulièrement - semestriellement - une demande provisoire. Toutefois, il est d’autres manières de tuer qu’en ayant recours au froid métal d’une machette. Le propre d’un génocide est de rechercher l’extinction d’un groupe, d’une ethnie. C’est ainsi que de nombreux survivants meurent des années plus tard du Sida, méthodiquement violés par des tortionnaires soucieux d’empêcher toute nouvelle naissance dans le groupe ennemi. Ceux qui par bonheur en sortent sans blessure létale doivent trouver un moyen d’accepter de vivre au quotidien avec les horreurs auxquelles ils ont assisté, ou dont ils ont fait l’objet. Ils finissent parfois par échouer dans des sectes religieuses, dans la folie, voire dans le suicide. Si Révérien réussit tant bien que mal à ne pas emprunter l’un de ces chemins sans issue, c’est parce qu’il croit son devoir de mémoire plus important que son propre désespoir. Le Rwandais a besoin que l’on reconnaisse la réalité des tortures subies, et pas seulement pour six mois renouvelables.

La difficulté de se reconstruire

Le statut “d’admis provisoirement” implique pour le jeune homme de ne pouvoir quitter la Suisse pour transmettre son témoignage. Il lui est extrêmement difficile, en raison de la décision de l’ODM - ou de l’attente d’une nouvelle décision - de se déplacer au Canada ou en France, où l’on tient ce type de déposition pour essentiel, au même titre que ceux des rescapés de la Shoah. D’autre part, ce statut a pour effet de proscrire à Révérien tout travail rémunéré, ou d’obtenir son diplôme de gestion - entrepris il y a deux ans et demi, mais impossible à terminer pour des raisons légales. Sans la générosité de sa famille d’accueil, où en serait-il depuis l’année 2000, date de sa fuite éperdue pour la Suisse ?

Les survivants de l’Holocauste ont mis des décennies à ce que l’on reconnaisse leur histoire et leur statut de victime. Est-ce que la Suisse, qui lui a sauvé la vie en suturant ses plaies, le “sauvera une deuxième fois”, comme il l’espère ardemment ? “Je suis dans le flou, je ne peux plus avancer ; je n’aspire qu’à me reconstruire”, se désole-t-il. Pour des raisons humanitaires, il est exclu de le renvoyer, les officiels s’accordent à le reconnaître. On croirait en conséquence la réponse toute trouvée, et pourtant Révérien réside depuis sept ans en Suisse, sans titre de séjour définitif, sans pouvoir travailler ni pouvoir passer de diplôme, soit au final, sans avenir...

On peut faire semblant de tenir pour vraisemblable ce cauchemar, et tenter de le réconforter en essayant surtout de se rassurer sois-même et évacuer l’indicible en disant à Révérien : on te comprend. Ce mensonge n’a d’autre but que de faire taire ces fugaces images qui nous traversent l’esprit, vagues instantanés de ce que vit au quotidien le rescapé. Et faire taire aussi celui-ci, responsable de ces macabres intermèdes dans notre vie. Pouvoir le consoler, rapidement, puis passer à autre chose.

Révérien, lui, n’a pas seulement des flashes, mais le film en continu, sans espoir de trouver la télécommande. Il survit dans cet océan de douleur, se battant avec des démons qui nous sont invisibles ; allons-nous faire la même chose avec lui que nous faisons avec ces films d’horreurs, et le refouler au fond de notre inconscient pour l’oublier aussi rapidement que possible ?

Il est vrai que nous ne nous exposons qu’à la résurgence de notre lâcheté dans nos songes, mais Révérien, lui, risque sa vie.


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16 réactions à cet article    


  • Camille (---.---.187.72) 13 avril 2007 16:12

    Je viens de découvrir AgoraVox et de lire cet article très important sur notre beau pays terre d’accueil et d’humanisme smiley

    En effet je suis suisse comme Psychotik. Le récit des souffrances de Révérien, cet homme rwandais réfugié dans ma patrie, m’a profondément ému. En revanche le fait que l’Etat suisse (par le biais de l’Office des Migrations) ne lui accorde pas de permis de séjour me rend malade. Cela révèle un très sérieux malaise quant à notre vocation à être une terre d’accueil et de refuge pour les victimes de violences dans leur pays.

    Si ce n’est pas des gens tels que Révérien que l’on aide et auxquels on offre la possibilité de se reconstruire, alors je ne vois vraiment pas à quoi cela sert d’avoir un droit d’asile. Un droit d’asile qui est d’ailleurs régulièrement pris en otage par nos politiciens (en particulier par ceux qui sont affiliés à la mal-nommée Union Démocratique du Centre (UDC), parti d’extrême-droite à tendance raciste et xénophobe) aussi bien que par nos médias. Ceux-ci tentent d’effrayer la population en créant des amalgames tels que « Noirs=dealers= ou »Musulmans=terroristes" avec pour effet une polarisation croissante de la soicété suisse et une montée des sentiments anti-étrangers.

    Bref, je crois que Révérien est victime pour la seconde fois d’un rejet en raison de ce qu’il est... Là-bas la violence des machettes car il est Tutsi, ici la violence de l’Etat car il est étranger et « pire », il est un Africain noir.

    Rwanda-Suisse ? Voulons-nous de cette comparaison ? Voulons-nous répéter les erreurs du passé, comme durant la Seconde Guerre Mondiale, lorsque nous avons fermé la porte à des cohortes de Juifs fuyant la déportation ? Voulons-nous une fois de plus acueillir l’or des tyrans, et non leurs victimes ?


    • vincent (---.---.164.164) 14 avril 2007 01:45

      Bonjour.

      Je viens de lire l’ article ci-dessus concernant Révérien et je suis meurtris de voir son destin aussi triste.

      A la fois rejeté de son Pays par la violence des machettes, et rejeté de la Suisse par la violence de l’ administration migratoire. C’EST TROP !

      Mais que pourrait-on faire qui puisse l’ aider ?

      Pourquoi ne pas essayer de faire une pétition afin de la transmettre aux autorités Suisse ? Si toutefois cela peut aider a quelque chose.....

      Encore une chose : Si comme c’ est dit plus haut, Paul Kagamé a demander des excuses a la france pour son implication dans le génocide Rwanais, je pense que d’ éventuelles excuses de la France ne fera résucité aucune victime. Par contre, si Révérien, ainsi que toutes les personnes se trouvant dans sa situation demandaient asile a la France, il serait normal que les autorités française le leur accordes, car la france leur doit bien ça.

      Cela aiderait peut-etre a réparé, ( enfin le mot réparé est un bien grand mot, car comme je viens de l’ écrire, ça ne fera pas résucité ceux qui ont péris dans le génocide,) Mais au moins cela pourrait aider ceux qui ont survécu a se reconstruire un peu.

      Mais bon, dans un premier temps pourquoi ne pas essayer de faire une pétition sur Agora vox, soit sur un blog créer pour la circonstance ? Je signerais la pétition d’ une manière très engagé.

      Cordialement.

      VINCENT.


      • Psykotik Psykotik 14 avril 2007 02:11

        Merci beaucoup pour ces très beaux mots, et toute cette bonne volonté. Ca rassure toujours sur l’espèce humaine de lire de telles choses, car en Suisse depuis quelques temps les politiques d’asiles sentent le rance. Et quand j’entends qu’on veut prendre exemple sur la Suisse pour l’immigration choisie en France... enfin, c’est un autre débat qui se fera ailleurs. Sachez simplement que le pays s’est dotée d’une loi sur l’asile tellement démagogue, qu’elle en est devenu euro-incompatible, internationalement-incompatible. Elle est tellement en contradiction avec tous les traités sur les droits de l’homme signés par notre pays, qu’elle n’est quasiment pas appliqué depuis une année.

        Pour la pétition, j’en ai lancé une assez old school : elle est sous format papier smiley Je me suis mordu les doigts de ne pas l’avoir ajoutée à mon article, mais voici le lien :

        http://www.ikiru.ch/blog/reverien

        La pétition est non contraignante, ce qui signifie que n’importe qui peu la signer. Pour l’instant, on récolte surtout des signatures à Neuchâtel, voire dans toute la Suisse, puisque l’on va démarrer, si tout va mal et qu’il n’a pas de permis, les démarches politiques à la fin juin. Ou plutôt, vers début septembre, puisque les vacances parlementaires bloqueront tout pendant 2 mois. Mais Suisse ou pas, n’hésitez pas à laisser un petit mot de soutien sur la page web ; ça lui fera toujours plaisir.

        Concernant une demande d’asile en France, c’est malheureusement impossible. Si la Suisse lasse l’Europe entière (et une partie de ses propres citoyens) en voulant jouer bande à part, elle n’en a pas moins des relations juridiques, politiques, économiques, sociales très avancées avec l’Union européenne. Une série d’accords ont été ainsi passé (les « Bilatérales »), dont un volet concerne Schengen. Et comme pour tout requérant qui demande sur le territoire de l’union l’asile politique, une seule requête peut être déposée pour l’ensemble des Etats-membre. Un refus suisse est valable sur 27 autres pays européens, tout comme un refus portugais ôterait tout possiblité de reformuler une demande en Suisse.

        En l’état des choses, le plus important est de relayer la situation de Révérien aux Suisses. Ce qui ne veut pas dire que la compassion ne traverse pas les frontières, mais simplement qu’actuellement les solutions sont helvétiques.

        Merci encore !


      • Encore un Français honteux de l’être (---.---.134.160) 14 avril 2007 05:07

        Psykotik : « même si le rôle de la France est au mieux ambigu sur le génocide »

        Le rôle de la France n’a jamais été ambigu dans cette affaire. Il a été de taire le génocide, de le minimiser, de l’encourager, et, oui, de le fomenter.


        • xxxxx (---.---.229.138) 14 avril 2007 11:05

          Et si vous foutiez la paix à la France,c’est fatigant tout ces crachats sur le drapeau ?donc faire comme la Suisse : pas de colonies mais de l’argent (surtout celui des autres) et ne pas appliquer dans les voyages à l’étranger la « propreté » si renommée (chez eux uniquement).Si la France cessait d’aider les autres,on pourrait faire de substantielles économies !!!


          • Jean-Philippe Immarigeon Jean-Philippe Immarigeon 14 avril 2007 11:26

            C’est vrai que lorsque sa seule contribution à l’histoire de l’Humanité, comme dit Orson Wells dans le « Troisième homme », c’est le coucou, et que sa plus grande gloire est d’avoir refondu les bijoux en or arrachés aux déportés des camps d’extermination et d’avoir recyclé l’or volé par les nazis dans toute l’Europe en paiement des armes produites à plein régime durant 4 ans dans des usines helvétiques qu’Eisenhower lui-même avait prévu de faire bombarder, on est bien placé pour donner des leçons à l’Europe entière, au voisin français en particulier.


            • Psykotik Psykotik 14 avril 2007 13:01

              Il n’est pas question de donner de leçons à qui que ce soit.

              Je vois que certaines susceptibilités ont été atteintes, j’y ai peut-être participé, et je m’en excuse. Toutefois, merci de ne pas transformer ce sujet en une foire d’empoigne de Français contre Suisses. C’est une attitude un peu enfantine, à la finalité stérile.

              Il est question d’un rescapé d’un génocide. Un génocide dans lequel les puissances occidentales ont tour à tour été lâches et maladroites. Si le rôle de la France fait mal à lire, imaginez quelle est la douleur de Révérien, qui a perdu 43 membres de sa famille il y a 13 ans, en une nuit.

              Les responsables premiers du génocide sont avant tout les génocidaires eux-mêmes : personne ne leur a mis une machette dans la main. Mais l’Allemagne, puis la Belgique, ont mis dans les esprits de la région les idées racistes en vogue à l’époque. Les Français eux, ont formés les FAR (les Hutus) qui après chaque formation se lançaient dans des massacres sporadiques, bien avant le génocide déjà. Et puis la communauté internationale, sous l’influence des USA et du spectre de l’échec somalien, a tardé à intervenir. Le livre de Roméo Dallaire (http://fr.wikipedia.org/wiki/Rom%C3%A9o_Dallaire) est à ce titre édifiant.

              Les responsabilités sont nombreuses. Et c’est compréhensible, car seule une suite pareil d’erreurs pouvait mener à un génocide.

              Je suis un grand admirateur de la France, et connaît assez bien son histoire. Et si j’ai beau la respecter, je n’ai aucun problème à ouvrir les yeux sur les exactions qu’elle a pu commettre durant son histoire. Tout comme je n’ai aucun problème à respecter l’histoire suisse, et à condamner le cynisme et la pleutrerie. Ainsi, le passé trouble sur la deuxième guerre mondiale a fait l’objet d’une étude suisse, le rapport Bergier : http://www.aidh.org/Racisme/2e_guerre/Bergier/HP_Bergier.htm Approche scientifique, argumentée, basée sur des faits. J’aimerais que l’on fasse la même chose pour la période de l’Apartheid (comportement cynique au possible et illicite de quantité de multinationales suisses), mais aussi pour le rôle de la France au Rwanda, et accessoirement en Algérie. Ou est-ce que la France est au-dessus de tout soupçon, son glorieux passé la mettant hors d’atteinte à toute critique ?

              Voilà, que l’affaire de Révérien ici exposée soit prétexte à prendre plus d’ampleur, à parler du rôle de la France dans le génocide où de la politique d’asile suisse toujours plus ignoble, soit ; car derrière Révérien, il y en a des centaines, des milliers d’autres qui souffrent. Et je comprends bien qu’on ne veuille pas se limiter sur Agoravox à des messages de compassion vis-à-vis de son histoire.

              Merci toutefois de vous exprimer de manière respectueuse, en gardant à l’esprit que nous abordons l’une des histoire les plus abominable depuis la seconde guerre mondiale, et que des êtres humains sont derrière tout ce dont débattons de manière aussi froide. L’Histoire est faite d’hommes, pas de drapeaux.


            • Jean-Philippe Immarigeon Jean-Philippe Immarigeon 14 avril 2007 19:33

              Monsieur,

              Il ne s’agit pas d’être susceptible, la France a reconnu ses responsabilités dans tout ce qu’il est possible, des massacres lors de la prise de Jérusalem en 1099 aux massacres de Madagascar et d’Algérie, en passant par la guerre de Vendée et bien entendu, sa collaboration à la Shoah. Si vous voulez lui coller en plus le Rwanda, au motif qu’on ne prête qu’aux riches, faites donc... Qui vous écoute, même si de rares comme moi vous lisent ?

              C’est certain que quand on ne s’occupe que de recyler l’argent de la drogue après avoir recyclé l’or des nazis, on n’a pas de problème de politique étrangère, on n’a pas des troupes un peu partout dans le monde, et on peut donner des leçons de morale calviniste bien retranché derrière ses massifs montagneux. Mais à ce qu’il me semble, c’est bien l’armée française qui est intervenue au Rwanda alors que les massacres se finissaient à peine, pas l’armée suisse, et certainement pas l’armée américaine.

              Il faudra nous expliquer une bonne fois à quoi sert de charger la France de tous les maux de l’Afrique, avec pour résultat que l’opération en Côte dIvoire est sans doute la dernière fois que nous nous interposons quelque part sur le continent pour éviter des boucheries, quelque soit d’ailleurs le camp soutenu. La prochaine fois, l’Afrique ira chercher des troupes d’interposition en Suisse, aux Etats-Unis, ou même en Chine. Bonne chance à elle.


            • Psykotik Psykotik 14 avril 2007 19:51

              « merci de ne pas transformer ce sujet en une foire d’empoigne de Français contre Suisses. »

              Désolé de ne pas te suivre, mais visiblement tu veux en découdre sans avancer dans le débat. Je te laisse seul dans le désert, j’estime le sujet de départ trop important pour la polémique gratuite que tu recherches. Je refuse de me lancer dans une discussion infantile de qui a la plus grande quéqu... pardon, de qui a le plus beau pays. J’ai passé l’âge.


            • chmoll chmoll 16 avril 2007 10:23

              terrifiant ce génocide

              pourquoi rien n’a été fait pour empécher ce messacre ?pour quelle raison ?


              • Pov’Con (---.---.217.187) 16 avril 2007 14:34

                - je ne suis qu’un Pov’Con !
                - Pourquoi ?
                - Je ne crois plus aux « vérités » officielles

                Les tutsis ont subi un génocide et perdu, vous le dites, 1 million de personnes.

                Quelque mois aprés il prenaient le pouvoir à leurs tortionnaires, 8 fois plus nombreux, qui avaient pourtant détruit leurs forces vives !

                Alors :
                - Pour rendre la chose plausible de belles ames parlent de la mort de tutsis et de hutus « modérés » !
                - Dans ce cas si les deux ethnies ont été massacrées ce n’est plus un génocide, c’est une guerre civile
                - On peut avoir des doutes sur la proportion de tutsis et de hutus massacrés, aucun chiffre n’a été publié.

                Je précise que je n’ai aucun lien avec le Rwanda ou les Rwandais et que je réagis sur de simples concepts logiques et non pas affectifs.


                • kazuya (---.---.220.252) 16 avril 2007 18:36

                  GENOCIDE : extermination systematique d’un groupe humain national, ethnique, voire religieux.

                  La solution finale a été planifiée et executée dans le but d’exterminer tout ce qu’il y’avait de tutsi càd femme, enfants, vieillards etc... les chiffres officiels de l’ONU parlent de 800.000 à 1.000.000 tutsis exterminés en 100 jours. En faisant le calcul je réalise que c’est là un des plus meurtriers génocide du siècle derniers. La guerre entre les rebelles du FPR(à majorité tutsi) et l’armée Rwandaise a commencé 4 ans avant. Si ces rebelles avaient été décimés on parlerait d’afres de la guerre. cette femme et son bébé, ce millier de Reverien, ce viellards, cet enfant qui jouait sur la plaine avec d’autres, ces milliers qui ont été jettés dans des rivières, brûlés dans les églises, découpés à coup de machettes, entérrés dans des fosses communes, enfermés dans des containers laissés au soleils pendant des jours etc... ce million de mort n’etait pas combattants du FPR, n’etait pas armé, n’avait rien plannifié et n’avait aucune stratégie ou aucun plan de défense ou d’attaque. C’etait tout simplement des civils qui avait le seul tort d’être nés Tutsi. Ca c’est un génocide. Et même si « dans ces pays là un génocide , ce n’est pas bien grave » je refuse de dire à Reverien, à ces orphelins mutilés et à ce million de mort qu’ils ont été les victimes d’une guerre civile. Quand au massacre de Hutu modérés, il sagit du massacre de hutu qui ont été massacrés, non pas parce qu’ils etaient hutus, mais, plutôt parcequ’ils etaient soit opposés à l’idéologie génocidaire, soit venu en aide à des Tutsi ou parce qu’ils n’ont pas voulu prendre part à cette horreur.


                  • vinvin 23 avril 2007 09:29

                    Bonjour.

                    J’ ai bien été sur le lien que m’ a donner « Psykotic » et j’ ai visionné les deux vidéos contenus dans le lien, puis j’ ai voulu signer la pétition, mais lorsque j’ ai cliqué dessus rien ne c’ est passé et je ne suis pas arriver signer. Cela m’ ennuie énormément de n’ avoir pu signer la pétition, car je me sent très impliqué dans le problème de ce Jeune Tutsi.

                    Que dois-je faire ?

                    Par avance Merci.

                    Cordialement.

                    VINCENT.


                    • Psykotik Psykotik 23 avril 2007 12:59

                      Bonjour Vincent,

                      La pétition est sur papier : raison pour laquelle c’est un pdf à imprimer, destiné avant tout aux Suisses.

                      Si tu remplis ce critère, je t’invite à imprimer la pétition, la signer, essayer de la faire signer autour de toi et l’envoyer à l’adresse indiquée sur celle-ci.

                      Dans tous les cas, merci pour ton intérêt Vincent !


                    • vinvin 23 avril 2007 13:42

                      Bonjour.

                      Merci beaucoup pour votre réponse et vos informations.

                      Bien sur que je me sens engagé dans les problèmes de Réverien, et c’ est pour cela qu’ il me tiens a coeur de signer cette pétition. Je ne sais pas si cela aura beaucoup d’ influance sur les autorités Suisse, mais au mois on aura essayé, car je deteste rester les mains dans mes poches pendant qu’ il y a des gens qui souffrent.

                      Ce qui m’ ennuis aussi c’ est que Réverien risque sa vie s’ il retoure au Rwanda. Une partie de lui est déja morte la-bas, alors pourquoi les autorités Suisses veulent le faire mourrir une seconde fois ? Et a coté de ça on accepte souvent de régulariser les papiers de certaines gens qui ne le méritent pas.... C’ est totalement INJUSTE et en dépit du bon sens.

                      Bon, je vais signer la pétition, ainsi que la faire circuler autour de moi, ( bien sur que la plupart des gens qui m’ entourent ont plutot tendance a ce que ce genre de problèmes leur volent au dessus du bonnet, car tout le monde n’ est pas comme moi, ) mais je pense quand-meme obtenir quelques signatures. Et puis un peu ce sera toujour mieux que rien du tout ! ....

                      J’ ai vue les deux vidéos qui sont sur le lien que vous m’ aviez indiqué précédament, cela m’ a bouleversé. Une Dame était aussi présente a l’ émission « vol de nuit » et son témoignage m’ a beaucoup ému.

                      Je vais acheté le livre de Révérien, ainsi que celui de la Dame qui était a l’ émission « vol de nuit » afin de connaitre toute leur histoire.

                      Encore une fois merci beaucoup pour vos renseignements.

                      Bien cordialement.

                      VINCENT.


                      • emilie 20 juin 2007 11:58

                        j’ai dernierement acheté le livre, celui ci est tres emouvant, tres dur ... je ne comprendrais jamais la phrase de monsieur mitterand : « Dans ces pays là, un génocide c’est pas trop important ». je trouve ca inadmissible...

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