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Accueil du site > Actualités > International > Venezuela : tout comprendre sur l’inflation et les pénuries

Venezuela : tout comprendre sur l’inflation et les pénuries

Dans deux récents articles nous avons étudié comment « Le Monde » d’avril et mai 2017 a fait passer une insurrection de l’extrême droite au Venezuela pour une « révolte populaire » et imputé à ce qu’il appelle un « régime » les assassinats commis par la droite (1). Le mensonge corollaire, tout aussi gros, que propage « Le Monde » à l’unisson de la Sainte Alliance médiatique, c’est la « crise-humanitaire-comme-faillite-de-la révolution-bolivarienne  ».

 

La méthode est simple : faire passer les effets pour les causes. Les images de files d’attente interminables, de rayons vides dans les supermarchés, de manque de médicaments, d’inflation galopante, de marché noir endémique… qui servent à la droite locale et internationale de justification à une intervention extérieure ne sont pas, en effet, la « faillite d’un modèle socialiste » mais la conséquence d’une guerre ouverte du secteur privé – 80 % de l’économie – contre la révolution bolivarienne. Une déstabilisation sociale, économique et politique savamment orchestrée que le Chili de Salvador Allende a subie en 1973, et face à laquelle le Président Nicolas Maduro a décrété l’état d’urgence économique en mai 2016, comme le prévoit la Constitution.

A rebours de l’effet-pour-la-cause et des « décryptages » superficiels repris en boucle par les médias occidentaux, nous proposons une synthèse de l’analyse détaillée sur les causes des difficultés économiques et sociales auxquelles le Venezuela Bolivarien est confronté depuis 2003, réalisée par Pasqualina Curcio Curcio, professeure de sciences économiques à l’Université Simon Bolivar, et publiée dans un document intitulé « Pénuries et inflation au Venezuela » (20/12/2015). Précisons que depuis cette publication, la tendance est à l’amélioration progressive de l’approvisionnement, bien que les prix des denrées restent élevés. Cette hausse constante des prix par le secteur privé est contrée de diverses manières par le gouvernement : par la hausse à répétition du salaire minimum légal, un effort de productivité nationale dans l’agriculture et la distribution massive d’aliments hautement subventionnés aux secteurs populaires à travers le réseau national des CLAP (Comités Locaux d’Approvisionnement et de Production).

L’économiste Pascualina Curcio Curcio

LES PENURIES AU VENEZUELA : MYTHES ET REALITE

Pasqualina Curcio Curcio

Pour le dire simplement, la théorie économique admet qu’une pénurie survient lorsque l’offre se contracte et n’arrive plus à faire face à la demande ou bien lorsque la demande augmente mais l’offre n’arrive pas à suivre ou pire encore lorsqu’on observe simultanément une contraction de l’offre et une augmentation de la demande.

Une contraction de l’offre au Venezuela ?

En théorie, une contraction de l’offre peut s’expliquer tant par une baisse de la production nationale que par une baisse des importations des biens que l’économie nationale n’est pas en mesure de produire ; les deux facteurs peuvent là encore se combiner. Les pénuries recensées au Venezuela peuvent-elles s’expliquer par ces facteurs ?

Entre 2003 et 2013, le pays connaît une période de croissance économique et de baisse du taux de chômage (passant de 18% à 8%).

On ne peut en outre établir aucun lien de corrélation entre l’évolution du PIB et le niveau de pénuries puisqu’à titre d’exemple, on observe une forte hausse des pénuries sur la période 2006-2007 bien que la production augmentait sur cette même période et, au contraire, on note une diminution des pénuries entre 2008 et 2011 alors même que la production chutait (période de récession mondiale). Les pénuries étant principalement alimentaires, on ne peut cependant établir aucun lien empirique entre Produit Intérieur Brut Agricole et le niveau de pénurie puisque le PIBA est soit à la hausse soit stable sur la période observée.

A ce stade, on peut donc dire que ce n’est pas une chute de la production vénézuélienne qui explique les pénuries qui affligent le peuple et l’économie du Venezuela. Les causes de ces pénuries seraient donc peut-être à chercher du côté des importations… Le Venezuela n’ayant pas encore atteint l’autosuffisance dans de nombreux domaines, il importe un grand nombre de biens et services. Mais là encore, l’indice des importations exprimé en dollars US est en forte augmentation entre 2003 et 2013 et aucun lien de corrélation ne peut être établi avec le niveau de pénurie. Par exemple, entre 2006 et 2007, on observe une hausse de 25% de l’indice de pénurie concomitante avec une hausse de 39% des importations ! Entre 2008 et 2009, une forte chute des importations coïncide en revanche avec une baisse des pénuries…

Concernant les produits alimentaires importés, on obtient un résultat surprenant d’un point de vue théorique : on enregistre au même moment une augmentation des pénuries et une augmentation des importations de produits alimentaires (exprimés en dollars US) et lorsque les importations baissent, les pénuries baissent ! Les pénuries des produits tant alimentaires que non-alimentaires ne sont donc pas non plus liées à une baisse des importations !

Étant données ses caractéristiques de pays mono-exportateur de pétrole, l’octroi de devises étrangères de la part de l’État au secteur privé importateur est une nécessité.

Une partie de l’opposition vénézuélienne reproche au gouvernement vénézuélien de ne pas mettre à disposition assez de devises étrangères aux entreprises privées importatrices. Or, entre 2003 et 2013, c’est une augmentation de plus de 440% du nombre de devises étrangères mises à disposition par l’État.

Sur l’ensemble de la période étudiée (2003-2013) et en dépit de la forte diminution entre 2009 et 2010 (récession mondiale), la mise à disposition de devises étrangères au secteur privé n’a jamais été inférieure à son niveau de 2004. Il est important de le relever puisque 2004 correspond à l’année où l’on enregistre le niveau de pénurie le plus bas sur l’ensemble de la période 2003-2013 !

Les pénuries n’ont donc pas grand-chose à voir non plus avec une mise à disposition insuffisante de devises étrangères au secteur privé importateur de la part de l’État.

A ce stade, voici ce que l’on observe :

– Les niveaux de production mesurés par le PIB et le PIBA, ont augmenté en moyenne de 75% et 25% respectivement entre 2003 et 2013 ;

– Le total des importations exprimées en dollars US et, plus spécifiquement, les importations de denrées alimentaires ont augmenté en moyenne d’un peu moins de 390% et d’un peu plus de 570% respectivement entre 2003 et 2013 ;

– Le nombre de devises étrangères attribuées au secteur privé importateur a augmenté en moyenne d’un peu plus de 440% entre 2003 et 2013 ;

– L’indice de pénurie, quant à lui, a pourtant augmenté en moyenne de 38% sur la même période.

Ce n’est donc pas du côté de la contraction de l’offre que l’on peut expliquer les problèmes de pénurie auxquels le monde du travail vénézuélien est confronté.

Une explosion de la demande que l’offre n’arrive pas à juguler ?

L’autre piste à étudier est donc l’hypothèse d’une explosion de la demande que l’offre ne serait pas en mesure de satisfaire. Il faudrait, pour confirmer cette hypothèse, vérifier une hausse de la consommation finale des ménages et de l’État plus forte que la hausse de la production et des importations. Nous observons bien une hausse de la consommation tant intermédiaire que finale entre 2003 et 2013 mais le taux de croissance moyen de l’indice de consommation reste toujours inférieur au taux de croissance moyen de la production et des importations.

Mais même lors du pic de pénurie en 2006, la production et les importations augmentent plus vite que la consommation. Les pénuries ne trouvent manifestement pas leurs origines ici non plus.

A ce stade, il n’est pas possible d’établir de lien entre le niveau de pénurie, le niveau de production et des importations et l’indice de consommation au Venezuela. La question demeure entière : comment se fait-il que les biens produits au Venezuela ou importés ne finissent pas dans les rayons des supermarchés vénézuéliens ? On comprend dès lors que les pénuries qu’endure un grand nombre de Vénézuéliens s’expliquent par d’autres facteurs.

Accaparement, importations fantômes et contrebande : les vraies causes des pénuries

Une analyse plus fine des importations au Venezuela nous montre très nettement une augmentation des importations exprimées en dollars US bien plus forte que l’augmentation des importations exprimées en kilogrammes bruts à partir de 2003. Entre 2003 et 2013, le Venezuela importe moins de biens et services malgré un plus grand nombre de devises étrangères mises à dispositions du secteur privé par l’État pour l’import.

On observe d’ailleurs le même phénomène concernant les seules importations de denrées alimentaires…

Si cet octroi croissant de devises étrangères au secteur privé importateur ne sert donc pas à importer davantage de biens et services et satisfaire la demande, où ces devises s’évaporent-elles ?

Comme on l’a vu, le secteur privé importateur dispose de toujours plus de devises étrangères pour importer et qu’il importe toujours moins de biens et services, il est intéressant de confronter ce phénomène à l’évolution des stocks de numéraire et dépôts à l’étranger du secteur.

On observe bien une augmentation de plus de 230% du stock de numéraire et dépôts détenus à l’étranger par le secteur privé vénézuélien entre 2003 et 2013.

On comprend qu’une part croissante des devises étrangères accordées par l’État pour l’import est en réalité directement placée à l’étranger. On parle notamment d’importations « fantômes ». Fausses factures, transfert d’argent liquide non déclaré aux douanes et autres combines plus ou moins élaborées ne manquent pas. C’est une véritable fuite de capitaux !

Mais le placement à l’étranger d’une partie des devises étrangères destinées à l’import ne peut expliquer pas à lui seul, les pénuries. Certains secteurs privés se livrent en effet à un véritable accaparement, c’est-à-dire qu’ils accumulent et stockent massivement des marchandises de même espèce en vue de provoquer leur raréfaction artificielle.

D’ailleurs, les caractéristiques des biens pour lesquels on recense les principales pénuries ne trompent pas : les pénuries concernent principalement des biens et non des services ; Biens facilement stockables et non périssables : denrées alimentaires (pâtes, lait en poudre, sucres, …), produits d’hygiène personnel, produits d’hygiène, etc ; Biens de première nécessité pour les foyers (de nombreuses pénuries recensées parmi les 20 aliments les plus consommés par le Venezuela) et biens intermédiaires indispensables pour la production de biens et services (pièces de rechange, moteurs de voiture, etc.) ; Biens principalement produits, importés ou distribués par des monopoles et oligopoles privés : farine de maïs, farine de blé, sucre, huile, … Pénuries recensées principalement dans le commerce de détail : un restaurateur se procurera plus facilement de la farine de blé qu’un consommateur final.

Les biens accaparés par ces oligopoles et monopoles privés sont ensuite déversés sur des marchés parallèles : marché noir local et surtout commerce de contrebande à la frontière avec la Colombie.

Les pénuries ne sont donc pas le résultat d’un effondrement de la production nationale et/ou d’une baisse des importations consécutive à une baisse des devises étrangères accordées par l’État

Les causes réelles des pénuries recensées au Venezuela sont donc dans l’ordre :

– Importations « fantômes » : Diminution des importations malgré un octroi croissant de devises étrangères au secteur privé importateur qui place à l’étranger une part des devises attribuées pour l’import

– Accaparement sélectif de biens de première nécessité

Commerce de contrebande

Les acteurs économiques qui se livrent à ce genre de pratiques frauduleuses poursuivent bien entendu des intérêts économiques puisqu’ils réalisent de juteux profits mais l’appât du gain n’est pas la motivation principale : ce sont des intérêts principalement politiques qui sont poursuivis. En effet, force est de constater que les pics de pénuries coïncident avec des événements politiques majeurs tels que des rendez-vous électoraux et des épisodes de forte tension politique : « coup d’état pétrolier » (2003), référendum constitutionnel (2007), campagne et élection présidentielles (2012-2013).

Les biens qui sont l’objet de pénuries ne sont d’ailleurs pas choisis au hasard comme on l’a vu, il s’agit de produits de première nécessité : médicaments, aliments de base, pièces de rechange, produits d’hygiène…

Cette déstabilisation socio-économique qui se traduit par une déstabilisation sociale, vise le monde du travail, cœur de l’électorat chaviste alors que les classes aisées sont épargnées (http://www.telesurtv.net/opinion/Ejecutivo-vasco-muestra-supermercados-de-la-clase-alta-en-Caracas-no-falta-nada-20160529-0004.html). Les manifestations les plus visibles de cette déstabilisation sont bien entendu les files d’attente à l’abord des supermarchés vénézuéliens à l’effet médiatique et psychologique dévastateur ; les images étant abondamment diffusées par les médias et les réseaux sociaux du monde entier.

Toutes les composantes de l’opposition sont d’ailleurs mobilisées puisque les médias d’opposition tant locaux (majoritaires au Venezuela) qu’internationaux participent également à l’opération de déstabilisation en mettant en place de vastes campagnes médiatiques destinées à générer une psychose et une peur de manquer au sein de la population. A l’image de ce qui s’est passé en France lors de la grève des raffineries de pétrole contre la Loi « Travail » (mai 2015), certaines pénuries sont le résultat de pics de demande momentanés consécutifs à la psychose et la peur de manquer générées par les médias.

Au Venezuela, ce sont notamment les couche-culotte et le lait en poudre qui en ont fait les frais. Ces pénuries très ciblées ne sont donc pas le résultat d’une soi-disant « faillite » du modèle économique vénézuélien. Ces pénuries sont l’instrument et le résultat d’opérations savamment orchestrées de déstabilisation économique et sociale motivés par des intérêts essentiellement politiques.

LA MANIPULATION DE LA MONNAIE, LEVIER PRINCIPAL DE LA GUERRE ECONOMIQUE

Dollar parallèle et inflation

Le deuxième problème qui mine l’économie du pays est le taux d’inflation. L’indice des prix à la consommation révèle deux points d’inflexion en 2007 puis en 2012 pendant lesquels l’augmentation de l’indice des prix s’envole (prix de base 1997) :

La théorie économique admet que l’indice des prix dépend du total de la demande : une augmentation de la demande a pour conséquence une inflation des prix. Les monétaristes retiennent, en revanche, que l’inflation dépend de la masse de liquidité monétaire en circulation : une plus grande masse de liquidité monétaire stimulera la demande surtout sur le court terme, ce qui engendrera une hausse des prix.

Cependant, au Venezuela, la fixation des prix n’est pas simplement déterminée par le niveau de la demande et la masse des liquidités en circulation car il existe une variable additionnelle qui rentre en ligne de mire : le taux de change du marché « parallèle » des devises. Pasqualina Curcio-Curcio établit grâce à ses calculs que l’indice des prix est déterminé à hauteur de 70% par le dollar parallèle et par le niveau de la demande à hauteur de 30% seulement.

Le taux de change parallèle sert donc non seulement de base de référence pour la fixation des prix du marché souterrain (ou « noir » si l’on préfère) mais également pour la fixation des prix dans l’économie « réelle » par un effet-en-chaîne : il suffit de quelques secteurs établissent leur prix en fonction du taux de change du dollar parallèle pour que l’ensemble des secteurs suivent le pas.

Ce taux de change parallèle fait office de base de référence pour l’ensemble des agents économiques, y compris les agents économiques qui n’ont pas de pouvoir de marché et qui ne peuvent se constituer en monopole ou oligopole : petites entreprises, petites exploitations agriculteurs, petits commerçants, etc…

Une manipulation délibérée de la monnaie

Pasqualina Curio-Curio démontre que les critères de calcul du taux de change n’obéissent à aucune règle logique connue et que par conséquent, la valeur du dollar parallèle est tout à fait fictive. Le taux de change du dollar parallèle, publié quotidiennement sur internet, est fixé arbitrairement

Cette fixation arbitraire du dollar parallèle correspond donc à une manipulation du taux de change de la monnaie qui constitue le principal levier de la guerre économique livrée au Venezuela. D’abord, l’inflation induite a pour conséquence directe une perte du pouvoir d’achat du monde du travail qui les contraint à une recomposition du panier des dépenses donnant la priorité aux biens de première nécessité, au transport et à la santé. L’effet en chaîne est la baisse de la demande des biens et services de « seconde nécessité », ce qui provoque une baisse de la production et une montée du chômage. Par ailleurs, le marché parallèle du dollar constitue une incitation aux « importations fantômes » avec les conséquences économiques et sociales que l’on sait : des pénuries source douloureuses pour la population. En effet, l’échange de devises sur le marché parallèle est plus rentable que l’importation de biens et services.

Dès lors, un cercle vicieux entre inflation/pénurie /maximisation des profits du secteur importateur s’installe : le financement de la guerre économique revient moins cher aux importateurs et la guerre économique s’avère être pour eux une affaire plus juteuse que d’importer.

Publié le 26 Mai 2017 par Bolivar Infos

Traduction : Françoise Lopez

Notes :

(1) Voir « Comment « Le Monde » invente « la répression » au Venezuela, https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/05/20/comment-le-monde-invente-la-repression-au-venezuela/

et « Le Monde » lâché par la BBC : Stephen Sackur démasque la droite vénézuélienne et ses rêves de coup d’état, https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/05/25/le-monde-lache-par-la-bbc-la-droite-venezuelienne-revele-son-objectif-dun-coup-detat/

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-2ET


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19 réactions à cet article    


  • Lugsama Lugsama 12 juillet 17:04

    « insurection d’extrême droite » Vous pouvez continuez à prendre vos lecteurs pour des cons ça ne marchera pas plus.



    • Satournenkare Satournenkare 12 juillet 17:48

      @Lugsama
      3x des images de la même manifestation, ok. Qu est ce qui prouve que c’est une manifestation anti Maduro ?


    • Neldemir 12 juillet 21:00

      @Satournenkare


      Se ne seraient JAMAIS des manifs pro-Maduro car :

      1- L’opposition fait des manifs en couleurs divers et surtout de notre tri-couleur : jaune, bleu, rouge. Alors que les chavistes sont TOUJOURS en rouge (ça preuve preuve un peu leur radicalization face aux démocrates de l’opposition, coalition des secteurs TRES divers du pays)

      2- Se sont des quartiers de caracas ou l’opposition fait ses manifs car ils ne sont pas encore contrôlés par les Colectivos paramilitaires chavistes - mais que vous appelez « quartiers des riches » sur ce genre de « site web »... 
      -1ere photo : El Marqués ; 
      - 2e : Chacao (La rue de haut-gauche s’appelle mtn Neomar Lander -17- mort d’une bombe lacrymogène directe sur lui par la police de Maduro le 7-juin...) ; 
      - 3e : Chuao ? pas sur, mais on voit clairement les drapeaux d’un parti d’opposition (les jaunes), de l’Université Métropolitaine (orange- TOUTES nos universités s’opposent à Maduro), el celui des jeunes résistants (la plupart des manifestants anti maduro ont moins de 25 ans et viennent de TOUTES les origines sociales)

      3- Maduro n’aurait plus JAMAIS une foule pareille à ses cotées depuis qu’il a perdu les parlementaires 8M contre 5M et a fait annuler de facto le nouveau Parlement par la Cour (institutions grotesquement pro-maduro)

      Perso, je n’ai jamais connu un seul vénézuélien de « extreme droite », même s’il y a encore des gens un peu racistes et classicistes (cela nous a poussé à voter Chavez au début, mais qui na rien changé vraiment. Nous avons changé nous-mêmes il paraîtrai)

      C’est franchement dégueulasse de voir sur ce site un, VRAIE rébellion populaire se faire appeler un truc si ridicule par un site si dégoûtant (comment il se place si haut dans le résultats des recherches ??). C’est pas juste pour tout ces gens qui ne trouvent plus a manger ou des médocs et puis qui sortent manifester pour se faire tuer comme des animaux par une armé qui a juré les défendre...

    • Garibaldi2 13 juillet 03:44

      Lugsama, vous et votre probable faux-nez Neldemir êtes 2 MENTEURS quand vous dites que les Vénézuéliens n’ont pas accès à des chaînes de télé privées.

      Globovision (chaîne d’info vénézuélienne 24/24) est diffusée à Caracas , Aragua , Carabobo et Zulia sur UHF canal 33. Globovisión se voit dans le reste du Venezuela sur le câble ou le satellite (Globovisión a une alliance avec DirecTV , où il peut être vu sur le canal 110).

      Source : http://www.centraltv.fr/venezuela-television/globovision-tv

      Elle diffuse aussi sur internet, son site est globovision.com

      Dans le monde des centaines de millions de foyers utilisent une parabole et un décodeur pour regarder la télé via un satellite, sur lequel toutes les chaînes ne sont pas à péage. En France où le réseau hertzien est l’un des plus anciens et des plus denses au monde pour des raisons historiques (1ère émission de télé en 1937), 50% des foyers ne l’utilisent plus. Mes voisins ont les chaînes de la TNT (gratuit) via le satellite. Moi je n’ai pas de hertzien, je n’ai que Canalsat via le satellite. En France on trouve un décodeur pour 22€ et une parabole pour 20€ chez Cdiscount. Le satellite est idéal pour éviter l’investissement dans un réseau de relais hertziens (+ maintenance), et de nombreux pays n’ont pratiquement pas de réseau hertzien.

      Non seulement des chaînes de télé privées vénézuéliennes rendent compte de l’actualité politique, mais en plus elles soutiennent ouvertement le mouvement anti-Maduro. Il suffit d’aller sur cette page de Venevision :

      http://www.noticierovenevision.net/noticias/politica/opositores-marcharan-este-jueves-hacia-el-tsj

      pour voir une photo de manifestation anti-Maduro et un appel a manifester : ’’Marcha contra la dictadura, ainsi que tous les points de rassemblements pour manifester.

      La Mesa de la Unidad Democrática (MUD) convocó una movilización para este jueves denominada “Marcha contra la dictadura”, que tendrá 40 puntos de salida en Caracas.

      Las movilizaciones intentarán llegar a la sede del Tribunal Supremo de Justicia (TSJ), ubicada en el oeste de la ciudad, a partir de las 11:00 am.

      La coalición opositora exhortó a los ciudadanos a trancar la calle donde se encuentren en caso de ser dispersados, pero no especificaron por cuánto tiempo permanecerían los manifestantes en el sitio.

      La protesta se realizará a propósito de la activación de los artículos 333 y 350 de la Constitución, para restablecer el orden democrático en el país.

      Lo puntos de concentración son los siguientes :

      Ruta 1 : residencias Venezuela, calle 14 de Los Jardines del Valle, Longaray, La Bandera, avenida Teresa de la Parra en Santa Mónica, Gran Colombia, avenida Roosvelt, avenida Victoria, Bomberos de Nuevo Circo, avenida Fuerzas Armadas y la avenida Panteón.

      Ruta 2 : Ruiz Pineda, distribuidor La Yaguara, Montalbán, O’Higgins, La Veguita, Multiplaza Paraíso, plaza Páez, Puente Hierro y Roca Tarpeya.

      Ruta 3 : Unicentro El Márques, Millenium, Parque Cristal, Altamira, Chacaíto, plaza Brión, Los Cedros, Chiquinquirá, Las Palmas, Guaicaipuro, Parque Caracas y plaza La Estrella.

      Ruta 4 : Plaza Las Américas, Caurimare, Chuao, Colinas de Bello Monte y Los Chagaramos.

      Ruta 5 : Concresa, Santa Fe y Las Mercedes.

      Con información de El Nacional

      Globovision peut être vue là : 

      http://www.centraltv.fr/venezuela-television/globovision-tv

      et il est facile d’y constater qu’on y parle de la situation politique :

      Raffalli : Consulta popular de la MUD es legal y perfectamente pertinente

      El abogado constitucionalista Juan Manuel Raffalli explicó que la consulta pública de la MUD, al ser convocada por la AN, adquiere otra dimensión internacional ante su reconocimiento y validez.

      On peut voir un replay de Televent ici :

      El Noticiero Televen - Primera Emisión - Viernes 07-07-2017

      où à 10:17 on parle de ’’Violenca en la Asemblea’’ (photos de la une d’un journal), à 12:55 photo de la une de El Nacional, (journal opposé à Maduro) avec le titre ’’condamnation mondiale de l’assaut contre l’A.N’’ (traduction).

      Et un autre replay :

      El Noticiero Televen - Emisión Estelar - Jueves 06-07-2017

      à partir de 8:05 , une manifestation anti Maduro, avec en prime dans la manifestation une interview de Juan Andrés Mejia (élu de la MUD).

      Le journal d’information de Venevision (en replay) peut être vu là : http://www.noticierovenevision.net/

      Il faut aller sur le cadre ‘’En la tv’’ le journal est intitulé ‘’El imparcial’’.

      VOUS ÊTES UN MINABLE, ASSEZ STUPIDE POUR CROIRE QU’ON NE PEUT PAS S’INFORMER SUR LA RÉALITÉ DES MEDIAS VÉNÉZUÉLIENS GRACE À INTERNET !


    • Lugsama Lugsama 15 juillet 00:46

      @Garibaldi2

      Le gars qui reste bloqué sur les médias alors qu’en plus il nage complètement.. Non des chaines uniquement disponible sur le cable ne concerne qu’une petite minorité des vénézuélien et ne compte pas dans les chaines disponible depuis une TV, puisque la TV a besoin d’un adaptateur et d’un abonnement.. Savez-vous combien de semaines de salaire représente 20€ depuis l’écheque économique du chavisme ?

      Ensuite on n’apprend de Wikileaks que tout le monde s’accorde a dire qu’il n’y a plus de vrai journalisme au Vénénézuéla a cause des préssions gouvernemental..

      Et grâce a Internet on peux aussi s’informer sur la réalité du Vénézuéla, ça vous éviterai de défendre ses bourreaux, ça c’est minable. Et bien plus important que la situations des chaines de TV locales qui semblent vous obséder pour une raison étrange !

    • Garibaldi2 15 juillet 05:45

      @Lugsama

      Vous mentez encore, les chaînes vénézuéliennes diffusées par satellite dont j’ai donné les noms sont gratuites.

      Il n’y a plus de vrai journalisme au Vénézuéla ? Et les journalistes des journaux papier El Nacional, El Universal, tous deux anti-Maduro, c’est des charcutiers ?



    • Satournenkare Satournenkare 12 juillet 17:58

      Sur la photo ci dessous une image aérienne d’un pèlerinage religieux se transforme en une manifestation massive de l’opposition qui n’a pourtant jamais eu lieu




          • Neldemir 12 juillet 21:09

            @Satournenkare

            On voit clairement que c’est un garçon qui a publié ça sur Twitter c’est même pas un journal bon sang... 


            En plus les gens utilisent souvent La Divina pastora pour manifester contre la dictature :
            http://www.lastampa.it/2017/06/15/vaticaninsider/es/comentarios/divina-pastora-toma-las-calles-para-que-cese-violencia-en-venezuela-FLCSUdMqz1DXJpUqS26GOP/pagina.html&nbsp ;
             

            Vous gagnez quoi en ridiculisant la lutte d’un peuple contre la tyranie ? (même si cette tyranie porte le même couleur de chemise que vous, c’est une tiranie tout de même)

            Monsieur, éduquez-vous nom de dieux ! 

          • sarcastelle sarcastelle 12 juillet 18:16

            Ah, la révolution ! 

            C’est toujours très sympa, surtout en Amérique latine :
            Encore que débouchant parfois, en Amérique latine, sur une tragédie humaine :
            .
            En France nous avons bien profité des révolutions. A la première nous nous sommes bien amusés à décapiter, éventrer, canonner, noyer, et pour finir, le croirait-on, par prendre du Bonaparte un grand coup de pied au cul pour tout remettre en ordre presque comme avant, mais en pire. A la seconde on s’amusait déjà moins et on a pris de grands coups de pied au cul de Cavaignac et d’un autre Bonaparte. En 68, c’était juste pour rire, et le coup de pied au cul fut juste moral avec le raz-de-marée gaulliste des législatives dans la foulée (mais il ne faut pas oublier que chaque réactionnaire disposait de 10 voix et les ouvriers seulement d’une voix par HLM).
            Au Venezuela, que durera la révolution ? Surtout ne la faites pas trop forte, de peur de ruiner l’économie trop vite et qu’on se lasse trop rapidement. 




            • Neldemir 12 juillet 21:03
              Perso, je n’ai jamais connu un seul vénézuélien de « extreme droite », même s’il y a encore des gens un peu racistes et classicistes (cela nous a poussé à voter Chavez au début, mais qui na rien changé vraiment. Nous avons changé nous-mêmes il paraîtrai)

              C’est franchement dégueulasse de voir sur ce site un, VRAIE rébellion populaire se faire appeler un truc si ridicule par un site si dégoûtant (comment il se place si haut dans le résultats des recherches ??). C’est pas juste pour tout ces gens qui ne trouvent plus a manger ou des médocs et puis qui sortent manifester pour se faire tuer comme des animaux par une armé qui a juré les défendre...

              • leypanou 12 juillet 23:21

                @Neldemir
                C’est franchement dégueulasse de voir sur ce site un, VRAIE rébellion populaire se faire appeler un truc si ridicule par un site si dégoûtant  : populaire et pacifique, n’est-ce pas, comme en Syrie ?

                La petite bourgeoisie sera toujours aussi stupide, la grande au moins, elle défend ses privilèges.


              • Zolko Zolko 13 juillet 01:50

                @Neldemir : "C’est franchement dégueulasse de voir sur ce site un, VRAIE rébellion populaire se faire appeler un truc si ridicule par un site si dégoûtant« 
                 
                n’accablez pas tout le site s’il vous plait : le principe est que tous peuvent s’exprimer, y compris des quasi-débiles et des propagandeux grossier. J’avais commenté les articles de cet auteur au début, mais je n’ai pas autant de temps à perdre. Je peux comprendre votre frustration devant les gôchistes français qui idolâtrent Maduro, mais il faut les comprendre : beaucoup pensent que Chavez a fait des bonnes choses, mais peu voient que Maduro n’est pas Chavez, malgré sa propagande »Bolivarienne".


              • Neldemir 13 juillet 19:56

                @Zolko
                Merci pour ces informations sur le site et je m’excuse alors, je ne connais pas le site que par ces articles aberrants pro maduro à chaque fois que j’essaye de m’informer sur mon pays... (oui, le chavisme et encore moins le madurotisme n’a rien a voir avec Bolivar, un très gran liberal, lecteur de Rousseau et la personnalité la plus detestée par K Marx...)


              • QAmonBra QAmonBra 13 juillet 11:28

                Merci @ l’auteur pour le partage de ces intéressantes précisions.


                (. . .) « Au Venezuela, ce sont notamment les couche-culotte et le lait en poudre qui en ont fait les frais. Ces pénuries très ciblées ne sont donc pas le résultat d’une soi-disant « faillite » du modèle économique vénézuélien. Ces pénuries sont l’instrument et le résultat d’opérations savamment orchestrées de déstabilisation économique et sociale motivés par des intérêts essentiellement politiques. » (. . .)


                On se doutait fort qu’il nous refaisaient le coup du Chili de S. Allende, version XXI siècle, les hélicoptères civils et les grenades ont remplacé les chasseurs bombardiers sur le palais présidentiel, l’armée ne marchant pas dans leur combine, leur Pinochet « new look » ne doit pas être bien loin !

                Caramba ! Sacrés yankee !! 


                No pasaran ! Viva Bolivar ! Viva la revolución !

                • Coriosolite 13 juillet 11:54

                  Hier j’ai vu une vidéo récente.

                  Sur une route de campagne au Venezuela une trentaine de motocyclistes au look très banal, pas des Hell’s angels, attaquent un camion au cocktail Molotov .

                  Le camion stoppe et aussitôt s’organise le pillage de sa cargaison à laquelle participent aussi des automobilistes de passage sans lien évident avec le groupe d’agresseurs.

                  Tout ça sans violence visible et assez calmement, comme si c’était une chose banale.

                  Chacun repart tranquillement avec son butin, sur sa moto ou dans sa voiture.

                  Quelle est cette chose si précieuse et si convoitée qui fait que tant de gens ordinaires prennent le risque d’aller en prison ?

                  Du sucre !!


                  • Neldemir 13 juillet 19:58

                    @Coriosolite

                    Vous avez TOUT compris des horreurs qu’on doit vivre au quotidien sous le régime maduro les habitants du Venezuela (la « Suisse d’Amérique latine » il y a 20 ans...) 

                  • zygzornifle zygzornifle 13 juillet 13:34

                    Bonne idée cela nous servira pour comprendre ce qui va nous arriver dans quelques mois .....

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