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Viktor Medvedtchouk - Les autorités ukrainiennes collaborent avec les ultra-nationalistes

Le 17 février 2018, une trentaine d’ultra-nationalistes ukrainiens venant des mouvements C14 et Secteur Droit, ont attaqué l’agence culturelle russe Rossotroudnitchestvo à Kiev, arrachant le drapeau russe et saccageant les vitrines d’une exposition. Le 18 février, ce sont des membres de l’OUN (Organisation des Nationalistes Ukrainiens) qui s’en sont pris de nouveau à l’agence culturelle, détruisant les fenêtres du bâtiment, avant de s’en prendre à des succursales d’Alfa Bank et de Sberbank (banques russes).

Cette attaque qui avait suscité l’indignation de Moscou, a été l’occasion pour les chancelleries occidentales de faire preuve d’un silence obscène. Un silence qui jette la honte la plus totale sur ceux qui se prétendent être les défenseurs de la démocratie !

Sans même parler du rapport produit par l’OSCE à cette occasion, qui est lénifiant à souhait. Aucune condamnation de ces actes inacceptables n’y est faite. L’OSCE est plus prompte à condamner ce qui l’arrange, que ce qu’elle devrait absolument condamner.

Car ces actes ne sont ni plus ni moins que la manifestation de la résurgence du néo-nazisme en Ukraine. Et de tels actes devraient être fermement condamnés non seulement par l’OSCE, mais aussi et surtout par l’ensemble des pays dit « civilisés ».

Pour comprendre pourquoi l’Europe, entre autre, se compromet dans le silence face à de tels actes, il faut regarder qui est le premier soutien de ces groupuscules radiaux : le gouvernement ukrainien lui-même. Ne pouvant désavouer ouvertement les autorités ukrainiennes (pour ne pas déplaire à Washington), l’Europe se rend complice de Kiev, en essayant de masquer les accointances néo-nazies évidentes du gouvernement ukrainien post-Maïdan.

On a pu le voir lorsque le documentaire de Paul Moreira, « Ukraine : les masques de la révolution  » est sorti sur ce sujet. Le documentaire et son réalisateur furent lapidés en place publique par les médias de masse français.

C’est que Paris avait peur que les gens comprennent quel genre de « révolution » le gouvernement de François Hollande avait soutenu à Kiev en 2013-2014. Une révolution portée à bout de bras par les ultra-nationalistes et les néo-nazis ukrainiens. Cela fait un peu tache pour un gouvernement qui hurlait partout combattre le racisme, l’antisémitisme, etc. Le deux poids deux mesures serait devenu par trop évident.

Mais il n’y a pas qu’en France que des voix s’élèvent contre ces alliances contre-nature. En Ukraine aussi, certains, comme Viktor Medvedtchouk, le chef du mouvement « Choix ukrainien - Droit du peuple », dénoncent de plus en plus ouvertement les liens entre les autorités ukrainiennes et les ultra-nationalistes, et les conséquences que cela a pour le pays.

Pour Medvedtchouk, les attaques récentes contre l’agence culturelle et contre des banques russes à Kiev, et l’impunité accordée à leurs auteurs, est la preuve de la collaboration entre les autorités ukrainiennes et ces groupuscules ultra-nationalistes, voire néo-nazis pour certains.

« Les actes de violence des radicaux dans le centre-ville de Kiev à l’occasion de l’anniversaire de l’Euromaïdan n’ont fait que confirmer que l’Ukraine a glissé dans le nihilisme légal et s’était transformée en un État dans lequel le monopole de l’usage de la force appartient aux radicaux de toutes origines. Il n'y a pas de doute : non seulement les autorités cèdent aux radicaux, mais elles agissent de concert avec eux, en leur soufflant des objectifs, en assurant leur protection et en permettant la mise en œuvre de la politique du « nationalisme des cavernes », » a déclaré Medvedtchouk sur le site internet de son mouvement.

Comme preuve de cette collaboration entre les autorités et les ultra-nationalistes, Medvedtchouk a souligné que lors de ces attaques qui ont eu lieu à Kiev, la police n’a même pas essayé de les arrêter (un fait confirmé par le rapport de l’OSCE d’ailleurs).

« De plus, ils ont ostensiblement refusé d'accomplir leur devoir, comme ça a été le cas dans le quartier Podolsky de Kiev, lorsque la police a refusé de protéger l'ordre public, invoquant un cas de « force majeure ». Depuis quatre ans d’Euro-réformes, les patriotes hurlant s'en tirent bien avec leurs crimes. Aucune des attaques contre Rossotroudnitchestvo, les chaînes de télévision de l'opposition, les organisations publiques, y compris le bureau du mouvement « Choix ukrainien », n'ont fait l'objet d'une enquête,  » a-t-il déclaré.

Il y a un dicton qui dit « qui ne dit mot consent ». En protégeant les ultra-nationalistes et néo-nazis ukrainiens, Kiev se range donc du côté de leur idéologie. En protégeant Kiev par son silence, l’Europe se range elle aussi du côté de l’idéologie ultra-nationaliste et néo-nazie.

Un fait dont il faudra se souvenir la prochaine fois que l’on entendra les chancelleries occidentales se poser en défenseurs de la démocratie. Un fait qu’il serait bon de rappeler publiquement à ces tartuffes pour faire taire leurs cris obscènes de vierge effarouchée lorsqu’ils dénoncent chez d’autres des crimes imaginaires, alors qu’ils couvrent par leur silence, ceux bien réels des ultra-nationalistes, des néo-nazis ou des djihadistes qui servent leurs intérêts.

Christelle Néant

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2 réactions à cet article    


  • Tom France Tom France 8 mars 15:02

    Logique puisque les groupuscules sont coordonnés et sponsorisés par la CIA et le Pentagone, tout comme le régime de kiev. Ce dernier ne peut rien faire sans l’avale de son chef USraélien et est donc plus ou moins forcé de collaborer avec ses groupes qui sont aussi un moyen de pression afin de s’assurer que kiev obéit au doigt et à l’oeil, dès fois que l’on ne sait jamais, ils pourraient subitement se retourner contre leur maître pour x raisons ! 

    Quand à cette guerre dans le Donbass, elle n’est pas prête de se terminer car tant que la Russie et la Chine ne se soumettront pas totalement à l’oligarchie globaliste de wall street et consort, alors l’empire devra maintenir un état de guerre permanent pour tenter de garder son leadership.

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