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Accueil du site > Actualités > Médias > Le Point sur : l’autoritarisme, l’extrémisme, le fascisme, (...)

Le Point sur : l’autoritarisme, l’extrémisme, le fascisme, l’anti-immigrationnisme, le racisme, etc.

Une mise au point pour les dictionnaires d'usages contemporains, ou nos mentalités actuelles.

 

L'autoritarisme désigne l'abus d'autorité. L'abus. C'est-à-dire que, de base, l'autorité n'est pas abusive. Comme son étymologie l'indique, l'autorité a rapport avec l'auteur, l'auctorialité : elle est le caractère de ce qui origine ses démarches et s'en respecte. Par contre, quelqu'un d'autoritariste est entré dans un délire : il s'imagine originaire de ses démarches ... de sa seule autorité.
Or, la reconnaissance autoritaire ne peut pas venir de soi : l'autorité est un phénomène social-politique. Elle est reconnue par le groupe, la société, le collectif, le monde. Et elle peut être reconnue même à des éléments aussi spirituels que des valeurs.
Même les anars, accordent de l'autorité à la valeur de modestie dirigeante : ce sont donc les personnes les plus modestes à ce niveau, qui seront les plus reconnues - auxquelles les anars accordent le plus d'autorité ! ...
En tout cas, si l'autoritarisme désigne l'abus d'autorité, on ne voit pas pourquoi le libertarisme ne désignerait pas l'abus de liberté. M'enfin.

Le centrisme prétend aujourd'hui incarner à lui seul la démocratie libérale, du moins en France, alors que - comme la France - il est particulièrement étatiste et mentaliste dans la démarche. C'est un gauchisme idéologique sur fond de pratiques droitières, par une vulgate libérale-libertaire côté société civile. Néanmoins, cela ne l'empêche absolument pas de s'avérer extémiste parfois (séparatiste-insurrectionniste) : il y a des extrêmes partout.

Le droitisme, aujourd'hui, concentre avant tout les esprits identitaires, c'est-à-dire qui assument et se portent garants de leur identité, avec plus ou moins d'intelligence. Sinon, ce sont des centristes. Mais entre les identitaires, il y a du lard et du cochon : certains sont fixistes, d'autres historicistes. Généralement, on s'oppose à l'identité (quand on est gauchiste et centriste), au prétexte de l'évolutionnisme culturel.
Malheureusement, la tradition, comme son nom l'indique, est une tra-dition, trans-duction, trans-mission identitaire, inter-générationnelle. Quand on parle d'évolutionnisme culturel, il est rare qu'on ait affaire (tout comme en biologie) à du transformisme ou du mutationnisme brutal : il y a, justement, des traditions-transductions-transmissions identitaires intergénérationnelles.
L'erreur, avec l'identité, évidemment, c'est de la fixer. Elle ne se laisse pas facilement fixer et souvent on se sent de telle identité, quand on a la chance d'en rencontrer d'autres. Seulement, pour cela, il faut bien des identités. Pas de diversité sans identités.

L'extrémisme désigne une démarche qui semble extrême, pour les uns ou pour les autres. C'est donc la notion la plus relative qui soit, absolument pas scientifique. Par exemple, la France Insoumise et le Rassemblement National ne sont décidément plus extrémistes de gauche ou de droite, honnêtement, parce qu'ils ne portent pas spécialement d'éléments électoraux si franchement étonnants : les deux se cantonnent à l'espace républicain français, tout comme le centrisme, mais avec des nuances de socialisme illibéral, d'immigrationnisme ou non, et de conservatisme libéral.
Maintenant, s'il faut vraiment donner une teneur à l'extrémisme, nous dirons qu'il s'agit au mieux d'un séparatisme, au pire d'un insurrectionnisme. En effet, un groupe peut vouloir se séparer social-politiquement d'un autre : il est extrémiste, puisqu'il tient à s'en séparer jusqu'à l'extrême (jusqu'au bout). Et puis, un groupe peut vouloir s'insurger : cela aussi, va jusqu'au bout. L'insurrection peut être de nature résistancielle (les Résistants passaient pour des extrémistes, aux yeux des nazis) ou terroriste (non seulement les Résistants passaient pour des terroristes aux yeux des nazis, mais plus largement la stratégie terroriste va jusqu'au bout de ses idées séparatistes en acte, comme c'est le cas de Daesh).
Comme on le voit, en soi, l'extrémisme n'est ni bien ni mal (nous jugeons les idées nazies extrémistes et mal, mais les Résistants anti-nazis étaient extrémistes et bons, de s'insurger et être séparatistes des nazis).
La géopolitique est toujours complexe.

Le gauchisme, actuellement, cherche à se dépêtrer comme il peut du centrisme, mais ce n'est pas évident. Du droitisme, il se distingue en rejetant la notion d'identité, sans comprendre qu'il défend alors son identité gauchiste. Allez comprendre.
On remarque le gauchisme, essentiellement, à ses amalgames notionnels. En effet pour le gauchisme : autoritarisme, extrémisme, fascisme, (anti-)immagrationnisme, nationalisme, nazisme, racisme, totalitarisme ... c'est la même chose.
En fait, le gauchisme n'est pas politique : c'est une morale qui, comme toute morale, juge les choses de façons manichéennes entre masse de gentils idéologiques, et masse de méchants amalgamés, sans distinction intellectuelle. Mais il ne faut pas sous-estimer la faculté de raisonnement des gauchistes : dès qu'il s'agit d'être raisonneurs, ils peuvent déployer des subtilisations effarantes.

Le fascisme désigne une idéologie militariste et étatiste. Il est donc très difficile de qualifier le Rassemblement National de fasciste, puisqu'il est conservateur libéral. C'est dans ce cadre-là, que s'inscrit son nationalisme, et rien d'autre, même si les groupuscules néofascistes auront plutôt tendance à voter Rassemblement National.
Dans la mesure où les militantismes de gauche s'appuient avant tout sur l'Etat (du latin miles, qui donne militaire aussi), on devine bien que le fascisme n'est pas autant à droite qu'on le prétend, mais qu'il relève plus facilement du centrisme et du gauchisme. Ceci dit, leur pacifisme anti-belliciste laisse croire que ces derniers ne seraient pas fascistes. Néanmoins, les faits parlent contre eux, dès qu'ils ont le pouvoir, et de toutes façons ils pratiquent une ostracisation sociale-culturelle extrémiste dès que quelqu'un leur semble contrevenir à leurs idées.
Bien sûr, le droitisme n'a pas toujours hésité à mobiliser des troupes non plus.

L'(anti-)immigrationnisme, comme son nom l'indique, consiste à prôner des démarches sociales-politiques en faveur ou non, de l'immigration, sachant qu'au sein de chaque (anti-)immigrationnisme il peut y avoir des nuances. Par exemple, l'immigration choisie pratiquée aux USA et aux Canada est-elle immigrationniste ou anti-immigrationniste ?
En fait, un peu des deux, comme quoi décidément, le monde n'est pas manichéen.

Le nationalisme estime que la nation est une et indivisible à travers le temps. A ce titre, la Constitution française est largement nationaliste. Même si elle permet d'assimiler, d'intégrer, d'inclure d'autres types culturels, elle est pensée sur le mode républicain un et indivisible d'une nation comme projet. Cette nation comme projet d'avenir, est une dynamique nationaliste, qu'on le veuille ou non.
Le *isme de nationalisme désigne donc une tendance nationalisante, une tendance à faire-nation. Le républicanisme français, est un vaste nationalisme - à ne pas confondre avec l'ethnicisme, plus généticien au plan scientifique.
Mais, dans tous les cas, on a affaire à du territorialisme, et ce n'est pas un mal puisque l'espèce humaine est une animale territoriale.

Le nazisme, comme son nom l'indique, est nationaliste et socialiste. De base, il se fonde sur une idée de l'Allemagne, de ses origines et de son avenir, et s'en occupe sur le mode socialiste d'une étatisation des moyens de production. Avec de grands plans économiques et industriels, tendanciellement keynésiens quoique capitalistes centralisés (un peu comme en Chine, actuellement).
Au fur et à mesure, le nazisme a oublié sa dimension nationaliste tout en conservant sa dimension socialiste pour garder la mainmise matérielle. En effet, le nazisme a oublié sa dimension nationaliste par suprémacisme-exterminationisme, au plan occulte-ésotérique : inspiré par des idéologies pseudoscientifiques et des groupuscules sectaires type Ordre de Thulé, le nazisme croyait en des Aryens hyperboréens, aux "Supérieurs Inconnus", en l'avènement progressif et contemporain de métahumains physico-spirituels, aboutissant à "l'homme-dieu". Autant dire qu'on nage en pleine magie, qui s'est retournée contre le peuple allemand lui-même puisqu'il fut sacrifié jusqu'au bout, même quand la guerre semblait perdue et tandis que les chefs se suicidaient, pour ne pas avoir à assumer et croire la défaite qu'ils subissaient.
Leur holocauste et leur sacrifice ont une dimension suprémaciste-exterminationiste propre au racisme, évidemment.

Le racisme est une mentalité suprémaciste-exterminationiste, racialement. C'est-à-dire qu'il existe différentes races humaines croisables sur Terre, comme les chiens, sauf que les dogues allemands ne prétendent pas régner suprêmement sur les yorkshires tout en exterminant les bergers des Pyrénées.
Autant vous dire que le racisme est très rare, aujourd'hui, et qu'il n'a rien à voir avec l'anti-immigrationnisme, pas plus qu'avec les recherches génétiques démontrant que les Européens sont - comme on dit aux USA - a caucasian race, finalement peu métissée depuis les grandes migrations d'implantations originaires.
Il y a donc une aire génétique-culturelle européenne, fondée sur les Indo-Européens, et il n'y a pas plus mort d'homme de le dire que de s'y vouloir anti-immigrationniste, sans racisme ni a fortiori nazisme.
Sans compter que le fascisme n'a rien à voir là-dedans, faut-il tout amalgamer.

Le républicanisme consiste à se centrer sur l'idée de République, de chose publique. Ce qui signifie donc que la structure administrative permettant la gestion sociale-politique est importante, plus importante que tout. Au final, une bureaucratie occulte fait aussi bien l'affaire, du moment que les questions sont débattues publiquement.
Le problème, c'est que les méandres bureaucratiques peuvent largement la confisquer, comme c'est le cas de l'énarchie, de la technocratie, de la médiacratie et de la ploutocratie. Ainsi, être républicain (de gauche, de centre comme de droite - du parti des Républicains en particulier ou non) ... être républicain ne signifie pas être démocratique et, même si être républicain semble plus démocratique qu'autre chose, il existait une République romaine impériale, et des Républiques soviétiques (qui d'ailleurs se prétendaient démocratiques aussi ... ).
Bref, le républicanisme ne garantit absolument pas contre la confiscation du pouvoir entre les mains d'une oligarchie plus ou moins évidente pour tous. D'ailleurs, même quand cette oligarchie est évident pour tous, ses mondanités privées restent occultes.
La transparence n'existe nulle part. Mais d'y croire, de croire qu'elle est applicable et appliquée, rend idiot.

Le totalitarisme consiste, pour une idéologie et une structure, à (s')imposer totalement (dans les esprits). Le totalitarisme radical, universel, suprême et absolu est donc chimérique. Il n'y a pas de possibilité de contrôle définitif des hommes, par contre il y a bien des contrôles plus ou moins poussifs, à caractère totalitaire.

L'universalisme désigne la démarche de celui qui se sent universalisable d'après ses croyances (telles que l'unithéisme chrétien et musulman) ou ses discutables raisons (telles que de philosophies scientistes ou légalistes), humanitaire, c'est-à-dire désireuse de faire la charité à la totalité de la Terre.
Clairement, l'universalisme est un standard menaçant la diversité sociale-culturelle, donc des identités, parce qu'ils faudraient que tout un chacun adopte ses principes, peu importe lesquels (religieux ou éthiques).

 

 

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44 réactions à cet article    


  • Laconique Laconique 2 octobre 18:30

    Hum... On sent où vont vos préférences.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 2 octobre 19:15

      Allez-y, je vous écoute : où vont-elles ? J’ai besoin de votre lanterne car je ne sais pas moi-même où elles vont, entre l’idéalisme d’un monde meilleur et le pessimisme d’un monde à coexister bon an mal an.


    • Laconique Laconique 2 octobre 19:52

      @Marzhin Tavernier

      Je ne peux pas vous indiquer votre chemin. Mais il y a une étincelle de poésie en vous. Cultivez-la.

      Pour le reste, on sait tous que vous êtes un gros droitard nationaliste, mais ce n’est pas grave, cette espèce ne produit rien, que des écrits. D’ailleurs elle ne veut même pas le pouvoir au fond.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 2 octobre 21:21

      Perdu. Mais, sinon, vous le voulez, vous, le pouvoir ? Pourquoi ? Ou bien : pourquoi est-ce que ça vous rassure que « l’espèce » en question (vous êtes raciste ?) ne veuille pas le pouvoir ?


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 2 octobre 21:23

      C’est terrible, ça, de hiérarchiser sur une base productiviste.


    • Eric Havas Eric Havas 3 octobre 00:51

      @Laconique
       
      Les chefs des einsatz gruppen étaient recrutés chez les philosophes. Pour leur poésie justement. On les appelait les « bienveillantes », issues de la mutation des Érinyes en Euménides.


    • Laconique Laconique 3 octobre 08:40

      @Marzhin Tavernier

      Moi je suis bibliste et taoïste, deux pensées qui ont toujours émis les plus grandes réserves envers le pouvoir (ou plutôt son apparence), donc je ne suis pas en contradiction avec moi-même. Mais vous vous louvoyez, on voit bien où sont vos ennemis, vous les désignez vous-même. Facile dès lors d’en déduire où vous vous situez. C’est bizarre que vous ne vouliez pas l’assumer, il n’y a pas de honte, je ne comprends pas.

      @Eric Havas

      Les roues de fer du monde moderne déchirent les âmes héroïques et viriles comme la vôtre. Remettez-vous en question. Votre idéal fasciste était voué à l’échec, car il s’oppose au mouvement de désacralisation et d’ouverture, de désappropriation des œuvres de l’homme vers un devenir transcendant, qui constituent le sens de l’histoire et qui étaient déjà totalement exprimés dès l’Ancien Testament. Votre idéal refuse le devenir (Sparte). Et c’est pourquoi vous avez été broyés par le libéralisme protestant, qui accepte le devenir et la transcendance, et qui cite la Bible. Lisez Abraham Lincoln, c’est vraiment le père spirituel de notre libéralisme contemporain. Peut-être trouverez-vous en lui suffisamment de noblesse pour vous réconcilier avec la notion de liberté individuelle.


    • Eric Havas Eric Havas 3 octobre 10:08

      @Laconique
      Dans le bouquin de Huxley « Île » on les envoie faire de l’alpiniste (sur une île ?..vague souvenir de lecture gamin) d’ailleurs j’ai entendu Sylvain Tesson faire le même genre de remarque sur les romantiques aristo jouisseurs bobo guerrier des faces nord, y a aussi les réfugies dans la vodka au bord du lac Baïkal, mais tout cela est de la branlette touristique sans concept. Evola parle aussi de la métaphysique du ski, glisser dans la pente de la facilité, et de l’alpinisme, la guerre en tps de paix.
       
      Comme j’ai du déjà le dire, le mvmt historique dont vs parlez individuation (Hegel en parle très bien Adorno aussi) contient sa contradiction interne hégélienne : la mort de la Mort et la Surponte, la grande négation ultime de la branlette qui réveillera l’Être-pour-la-mort et son aliénation primordiale, son ontologie fondamentale etc justement le prolongement ultime de la « Liberté qui s’auto-niera (vouloir basé tout sur soi-même c’est se rendre esclave d’Un seul) réconciliant dans sa synthèse dialectique le travail (marxisme transhumanisme), le gardien de la Terre (naturalisme écolo malthusien), et le peuple (fascisme de la nvlle espèce et son état total devenu nécessaire). Et votre transcendantal (kantien) sera transcendant (extérieur au Je), objectivé. Greta ressemble déjà à un cyborg (moche) a remarqué Onfray.
      Alors le devenir ne sera pas bobo. C’est écrit par notre père dans les Cieux, Prométhée, dans son »Livre des rêves" qui ne parle que d’inquiétisme héroïque. A-t-on déjà lu autre chose ?
       
      Mettez des citations de Lincoln, on verra si c’est impressionnant...


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 3 octobre 10:18

      Laconique, vous êtes si assertif. Je ne viens pas de la droite et, si je reconnais la valeur du droitisme contemporain, ce n’est qu’à raison de la science. Tout être humain porte avec soi une identité, plus ou moins héritée, plus ou moins épousée, plus ou moins recherchée. Vous vous posez en bibliste-taoïste. Ce deuxième élément de votre identité sous l’angle spirituel-intellectuel nous réuni, car je trouve dans le Tao des éléments profonds. C’est bien. Sans parler évidemment, de notre héritage chrétien, cela ne fait aucun doute. Maintenant, que le gauchisme s’illusionne par-devers ses belles intentions, c’est quelque chose de cruel et qu’il faut reconnaître, même contre les siens. Vous voyez donc que j’aurais bien du mal à être ethniciste ou identitariste. C’est la raison pour laquelle je vous dis que je ne sais pas comment me définir politiquement : certainement que je ne suis pas du centrisme non plus, encore que je m’en rapproche méthodologiquement, sans idéologie gauchiste. A la limite, je suis centriste, en effet. A la limite. Mais tout ce que je sais, c’est que je suis territorialiste d’une part, car c’est d’animalisme, et je parle de l’animal humain. Je sais, en outre, que je ne hais point le libéralisme, pour ce qu’il est un fleuron européen de libéralité : les anciens princes et rois étaient appréciés pour elle, pour leurs libéralités. C’est dans nos gênes européens. Quand alors cela devient néolibéral ou libéral-libertaire soudain, je remarque très bien qu’on a perdu la libéralité originale pour des dominions et des illusions, entre situations de monopoles et idéaux de culpabilisation jouant contre nous. C’est à ce moment-là, que je dois vous paraître nationaliste, mais le nationalisme est une conception nationale artificielle. Au mieux, nous sommes culturalistes, car le nationalisme est fatalement un étatisme : il a besoin de structures garantes de son rêve national. En l’occurrence, la France, éthiquement, dans sa Constitution, est d’un nationalisme renanien (Ernest Renan) aujourd’hui fortement marqué à gauche. Même le gauchisme, peut s’avérer nationaliste : Jules Ferry était un nationaliste, en inventant l’école républicaine, pour l’élévation nationale. Et ainsi de suite. Donc évidemment ce ne sont pas des gros mots. Mais moi je vois qu’il y a des cultures sans États, des cultures sans nation, telle que l’européenne. Il faut s’entendre, question de focus, où monsieur notre président put hasarder lors de sa campagne qu’il n’y avait pas de culture française au nom des régions, et pas que des régions, etc. C’était gonflé, ce n’était pas faux, mais ce n’était pas vrai non plus. Comme je le disais : question de focus. Dans ces affaires identitaires, car c’en sont, et effectivement ce ne sont pas de gros mots, tout dépend de ce que l’on retient sur le moment dans la perspective en cours alors. Ceci étant, on ne peut pas dire que le territoire français est sans héritage chrétien par exemple : il y a des contre-vérités identitaires, donc on voit bien que la notion d’identité est pertinente, quoique relative. Il y a de la transmission, de la tradition, il y a aussi des évolutions historiques : il faut pratiquer là le en même temps. Tout cela nous échappe largement.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 3 octobre 10:31

      + N’est-ce pas chez moi un réflexe de gauche, que de vouloir protéger l’anthropodiversité de la standardisation mondialiste, mais un gauchisme véritablement dialectique, c’est-à-dire reprenant à son compte son territoire comme équitable entre les territoires de la planète ? sans raison d’être moins respecté qu’un autre, puisque de toutes façons les anti-colonialismes et autres décolonialismes, valorisent les nationalismes, patriotismes, identitarismes, des anciennes colonies ! J’injecte de l’équité dans ce chantier de gauche.


    • Eric Havas Eric Havas 3 octobre 10:40

      @Marzhin Tavernier
       
      A-t-on déjà vu souchien colonisé avoir droit au chapitre ?
      Boobaland est la colonie de ses anciennes colonies comme dit Poutine car le charnier de gôôôche est voulu par des pantalons baissés qui veulent juste sortir de l’Histoire qui fait peur, pour se branler tranquille. Laconiquement leur téléologie.
      Pourquoi parlez l’insignifiant ?
       



    • Eric Havas Eric Havas 3 octobre 14:34

      @Laconique
       
      Hipster de Brocéliande = Jaffré
       
       
      Jaffré : Poutine c’est Napoléon réconciliant tradition, nation, communisme...
      Moins pire qu’Alain De Benoist découvrant la fête des voisins comme parousie ultime.
       
       
      « Les hallucinés du Passé serviront à faire rire le cyborg » l’empereur sith


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 3 octobre 18:38

      @Laconique

      Eh bien le pouvoir, il ira aux saints du Très-Haut après Macron (Daniel 7 :9-14 et 7 :27) et donc ça va tirer sérieusement à droite.


    • Laconique Laconique 3 octobre 18:44

      @Marzhin Tavernier

      Ok, je vous ai sans doute jugé un peu vite, mais quelle importance ? Nous sommes en 2019, sur un forum, il faut aller vite, à l’essentiel. Quelle importance que Marzhin Tavernier soit de gauche, ou de droite, ou territorialiste, etc. ? Dès que j’ai commencé à vous lire j’ai flairé je ne sais quelle juvénilité de votre style et de votre personne. À mon avis vous avez moins de quarante ans. Je vous avais dit que vous changeriez beaucoup, que vous n’aviez pas achevé votre développement intellectuel. Et c’est ce que je pense. Vous ne vous êtes pas encore trouvé intellectuellement. Et vous croyez encore aux grandes idées, aux grandes théories politiques. Fréquentez vos semblables, mettez-vous en danger, vous verrez que rien n’est politique dans la vie. C’est beaucoup plus basique que ça. Mais il faut souffrir pour l’apprendre, et je crois que vous l’apprendrez.


    • Laconique Laconique 3 octobre 18:48

      @Eric Havas

      Vous me faites marrer en tout cas. Vous êtes brillant, c’est incontestable, même si votre elliptisme tourne à l’hermétisme. Et sur le fond vous n’avez pas tort, la « branlette », le miroir narcissique sont vraiment l’essence de notre âge. Mais ce n’est pas parce qu’il y a « contradiction interne » qu’il y a forcément résolution dialectique et fin de l’histoire. Je ne partage pas du tout votre millénarisme, caractéristique d’une pensée fermée aux grandes vérités spirituelles et religieuses, d’un impensé théologique quasi universel de nos jours. Quand on ne voit que le matériel, on ne conçoit que la fin de toute matière : la destruction.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 3 octobre 19:11

      Laconique, ce qui est bien à vous lire, au moins, c’est que vous me faîtes beaucoup rire. Le territorialisme n’est pas politisé : il est scientifique. Et ainsi de suite. Vous m’avez un jour conseillé d’être plus littéraire : de toute évidence, cela rend badin. Mais le réel ne badine pas avec nous.


    • Eric Havas Eric Havas 3 octobre 22:52

      @Laconique
      Oui... oui... je dévale trop facilement de Hegel à Spinoza... le faignant qui veut justifier son kehre retrait du monde dans la forêt profonde teutonne de Brocéliande... et qui attend « le dieu qui seul peut le sauver »
       
      Le pharmakon se trouvait là, sans ambages, entre les cadavres éventrés de mouches mutantes agonisantes, aux yeux étonnés de leurs places sur des pattes diformes, et un impressionnant vieux microscope à rayon X, teuton donc crâneur.
      Les savants avançaient nonchalamment, tout aussi poseurs et énigmatiques que leurs instruments, précédant un groupe d’ignares politicards mal à l’aise, qui regardaient inquiets ces manipulations manifestement à vomir.
      De modestes subalternes, mal rasés, le joint du shiteux gocho aux lèvres, chuchotaient, traînards rigolards inévitablement attirés vers le seul luxe des laboratoires, la machine à café.
       
      La gloire des temps bobo n’avait souri qu’aux seigneurs capitalistes et leurs putasses, laissant à ces salaires de diesels pollueurs, l’anonymat de becs bunsen. Dans cette improbable monde prométhéen advenu, le temps des siths serait impitoyable pour leur maitre Argent. La mort de la Mort, au fond de cette insignifiante boite de Pétri devenu abîme, les regardait amusée elle aussi.
      Tous savaient qu’elle ne se vendrait pas comme une gogochonne.

       
       


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 2 octobre 18:48

      Populisme : masque cocardier de gros bon sens affiché par l’extrême-droite, mettant en avant le respect des traditions


      • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 2 octobre 19:16

        Je croyais que c’était le traditionalisme, et je ne savais pas que toutes les sociétés traditionnelles seraient d’extrême-droite. Allez dire ça à Saoudien, je suis curieux de savoir comment il vous répond.


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 octobre 10:36

        @Marzhin Tavernier

        Demandez à Khashoggi


      • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 3 octobre 10:53

        Est-ce d’extrême-droite ? ... Staline était doué pour ce genre de choses.
        Est-ce populiste ? ... Non, c’est un prince.
        Est-ce traditionnaliste ? ... Plutôt, oui, mais l’extrême-droite et Staline n’étaient pas traditionalistes.
        Est-ce humain ? ... Probablement. Trop humain, quand le régime le permet aisément. Mais même les plus modérés des régimes, s’y rendent de temps à autre, pour des raisons géostratégiques de raison d’État. François Mitterand était « un bon » pour ça, ou François Hollande.


      • Eric Havas Eric Havas 3 octobre 14:27

        @Marzhin Tavernier
        Les nationalistes russes ont rejoint Lénine, « L’état et la révolution » y est pour quelque chose. Pas Flamby pitié....
         
        Vous savez que peu sur GogochoVox peuvent décrypter ce que vous marmonner dans votre barbe de hipster aristo-bobo mine-de-dandy droitard bcbg ?
         
        Si vous cryptez autant que ça soit poétique et sonne au ventre.
         
        « La haine des nations est l’internationalisme des imbéciles » Lénine



      • Cadoudal Cadoudal 3 octobre 20:46

        @Marzhin Tavernier
        Salut le druide plein de mots savants ...

        J’ai croisé ton cousin, il m’a bien fait rire :

        Après un retour tonitruant lors de la Convention de la droite, où va Eric Zemmour ? Plongée dans sa personnalité, et son avenir. VOYANCE : ERIC ZEMMOUR, croisade présidentielle ?- personnalité et avenir

        https://www.youtube.com/watch?v=9UllbTlFRBE&feature=youtu.be



      • JL JL 2 octobre 18:52

        L’extrémisme est fille de la pensée binaire : c’est quand on pense que tous ceux qui ne sont pas avec soi sont sont contre soi.


        • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 2 octobre 19:17

          Comme Jésus : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi. » Ou Moïse. Ou Mahomet. Ou les macronistes d’extrême-centre.


        • JL JL 2 octobre 19:27

          @Marzhin Tavernier
           
           Je ne fais pas de généralisations, je laisse ça aux extrémistes.
           
           Pour ce qui concerne Jésus en particulier, je ne sais pas : et ce n’est pas ce qu’on en dit qui le fera porter un jugement sur sa personne.


        • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 2 octobre 21:24

          Non mais c’est écrit texto dans la Bible : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi. »


        • sylvie 4 octobre 11:35

          @Marzhin Tavernier
          ou ?


        • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 6 octobre 00:38

          Matthieu 12:30 mais vous ne disiez cela que pour troller : vous auriez pu mener la recherche vous-mêmes, sur un moteur internautique.


        • Eric Havas Eric Havas 2 octobre 19:36

          Ah... mon shaman préféré de la forêt de Brocéliande nous fait un cours de maternelle païenne.

          Comme dans les conférence de Macy où comme pour Adorno et Horkeimer (la personnalité autoritaire)

           

          le seul moyen définitif pour l’oligarchie capitaliste mondialiste libérale libertaire de se débarrasser du « holisme autoritaire du blanc », c’est le glands remplacement, la société multiculturelle des « chances » n’a pas de solidarité ni holisme, ainsi La Baudruche négrière est récompensée par Soros

           

          « Nietzsche disait que le fanatisme était la seule force qu’on pouvait influer aux faibles. Mais Nietzsche n’aimait pas les faibles, il leurs déniait cette consolation de la haine. Nous, nous les aimons. » L’empereur sith


          • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 2 octobre 21:25

            La religion celtique fonctionnait à travers des temples, elle n’était pas chamaniste. Ca, c’est une image d’Epinal cultivée par des new agers.


          • Eric Havas Eric Havas 3 octobre 00:33

             
            Non, c’est une sémantique impressionniste... j’aurais pu dire « mon barbu barbare aux épithalames épilés  » où « mon séide coryphée des trompes druidiques » ... « mon atrabilaire formaté perclus dans des sentines obsolètes du gynécée ruinique »  « ayatollah celtique des fées morales pharisaïques »...
             
            et j’en passe...
             


          • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 3 octobre 10:19

            Pauvre fol, vous vous servez d’autrui comme d’un marche-pied pour vos lubies, et vous vous étonnez ensuite cordialement qu’on se serve de vous comme d’un marche-pied pour faire passer nos propres messages !


          • Eric Havas Eric Havas 3 octobre 10:48

            rien compris,. Qui c’est « nos » ?

            Il n’y a pas de « message » il n’y a que le réel. Si le médium est le message un jour où l’autre le réel le rattrape, médium marche-pied où pas.



          • Eric Havas Eric Havas 2 octobre 19:50

            Moi j’aime bien cette définition du fascisme, plus poétique et amphigourique (caractéristique du holisme autoritaire du blanc de race pure, c.a.d communisme, fascisme, féodalisme...) , bref moins banal boboisante que celle du shaman sirupant de décrépitude fade :

             
            « Au delà de tout, dans le fascisme, il existe un sentiment du monde, un certain style de vie, une approche particulière de l’existence. Dans le fascisme, il y a, avant la politique, une dimension esthétique, symbolique et existentielle, il y a un certain savoir faire aristocratique voué au peuple, qui fait décanter l’esprit en cultivant le corps, qui porte en triomphe la mort en vivant pleinement sa vie, qui expérimente la liberté au sein de la communauté.
             
            Être fasciste, c’est une chose presque indéfinissable, un quid, un mélange d’activisme, de jeunesse, de combativité, de mysticisme.
             
            Être fasciste, c’est avoir une allure sobre et décontractée, tragique et solaire, c’est posséder une volonté de grandeur, de puissance, de beauté, d’éternité, d’universalité. C’est adhérer à une logique de fraternité, de camaraderie, de communauté.
             
            Être fasciste c’est avoir conscience d’une destinée et avoir l’ envie éhontée de l’affronter, avoir la capacité de vivre pleinement dans la bande, dans l’équipe, dans le clan et de savoir élever ce lien au niveau de la nation et de l’empire.
             
            Être fasciste, c’est avoir 17 ans pour toute la vie. C’est se dépasser, c’est donner forme à soi-même et au monde.
             
            Être fasciste c’est jouir en scandalisant les moralistes, les sépulcres blanchis, les vieux perruqués. C’est cultiver la radicalité dans le pragmatisme, ressentir le dégoût pour la décadence et la petitesse d’esprit, tout en sachant vivre dans son temps, goûter à la modernité, puiser dans l’enthousiasme faustien pour la modernité.
             
            Être fasciste, c’est avoir pour compagnons, au-delà de toute complication cérébrale le feu, le marbre, le sang, la terre, la sueur et le fer. C’est parvenir à faire vibrer ses cordes intérieures sur la fréquence des plus humbles tout en refusant l’adulation, l’indulgence, la démagogie et la prostitution intellectuelle. N’avoir de la nostalgie que pour le futur ! Le fascisme c’est fonder des villes, assainir des terres, porter un projet de civilisation. C’est concevoir l’existence comme une lutte et une conquête, sans ressentiments. C’est faire don de soi aux camarades, à sa nation, à son idéal, jusqu’au sacrifice extrême. Oui être fasciste c’est tout cela avec, en plus, un style, une idée de l’esthétique, un goût pour le décorum. C’est être élégant et souriant jusqu’à l’échafaud et au-delà.  »

             
            Adriano Scianca


            • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 2 octobre 21:26

              Communisme, socialisme, sociétalisme, ah, quand vous nous tenez !


            • Eric Havas Eric Havas 3 octobre 00:38

               La formidable concentration des forces, à l’heure du destin où s’engageait la lutte pour un lointain avenir, et le déchaînement qui la suivait de façon si surprenante, si écrasante, m’avaient conduit pour la première fois jusqu’aux abîmes de forces étrangères, supérieures à l’individu. C’était autre chose que mes expériences précédentes ; c’était une initiation, qui n’ouvrait pas seulement les repaires brûlants de l’épouvante. Là, comme du haut d’un char qui laboure le sol de ses roues, on voyait aussi monter de la terre des énergies spirituelles.
               J’y vis longtemps une manifestation secondaire de la volonté de puissance, à une heure décisive pour l’histoire du monde. Pourtant, le bénéfice m’en resta, même après que j’y eus discerné plus encore. Il semblait qu’on se frayât ici un passage en faisant fondre une paroi de verre - passage qui menait le long de terribles gardiens.
               
              Orages d’acier, E. Jünger


            • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 3 octobre 10:20

              Il y a tant de délires d’époque. Il faut dire, on était à l’avènement de l’ère des masses. Quoiqu’il en soit, dans une manif, c’est aussi l’ivresse recherchée toujours. Le sentiment de puissance collectif.


            • Jelena Jelena 2 octobre 20:57

              Aujourd’hui les élections en France, c’est devenu Star Academy, c’est celui qui est le plus beau ou la plus belle qui gagne à la fin.

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