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Lecture de la presse propagandiste et russophobe : Débunkage de « La fuite en avant de Poutine » d’Antoine Arjakovski

Le premier réflexe quand on lit un article de journal est de regarder la bibliographie et les opinions politiques de son auteur.

Antoine Arjakovski, est un français d'origine "russe", qui a vécu en Ukraine de 1998 à 2011. En 2004, il fonde l'institut d'études œcuméniques de Lviv. Il est à noter que cette ville est le centre du nationalisme ukraino-bandériste. Antoine Arjakovski a reçu en 2014, le Prix "Grégoire Orlik" de l'association Perspective Ukrainienne.

 Il est l'auteur du livre : "Russie-Ukraine : de la guerre à la paix". Dans ce livre il s'oppose à la théorie du choc des civilisations de Samuel Huntington pour qui la paix en Ukraine ne serait possible que par l'éviction de l'ouest du pays.

« Je critique activement Huntington car selon sa conception, la paix entre l’Ukraine et la Russie ne sera possible qu’une fois que l’Ukraine sera divisée en deux parties. La partie catholique de l’Ouest qui tend vers la Pologne, appartiendra à la civilisation occidentale et la partie orthodoxe, qui tend vers la Russie appartiendra à la civilisation orthodoxe ».

 

L'article commence par une évocation de Trump et sa supposée volonté de réconciliation avec la Russie. Dès le premier paragraphe, nous découvrons que ce papier, n'est que l'expression de l'angoisse qui règne actuellement dans les milieux ukrophiles et à Kiev, " tout est perdu, l'Uncle SAM va nous lâcher".Il n'y a pas de frustrations en Russie concernant l'Ukraine contrairement à ce qui a été écrit, puisque la question du Port de Sébastopol est devenue caduque depuis le référendum d'autodétermination de 2014.

 

Antoine Arjakowski à l'Ukraine Crisis média center

 

Le premier crime russe décrit est le populisme de Vladimir Poutine, auquel France Télévison a consacré la soirée du 15 décembre 2016. Au cours de ces 3 heures, les télé-spectateurs français, ont appris que le Président Russe est dangereux car il tenait compte de l'opinion du peuple pour gouverner, n'hésitant pas à modifier sa politique si elle ne faisait pas l'unanimité. Il est vrai qu'une telle attitude peut sembler dangereuse dans un pays où la très impopulaire loi du travail fut votée à coup de 49.3...

Dans le chapitre suivant, Antoine Arjakowki, nous fait la prouesse de critiquer les dérives de la période « Eltsinienne » tout en canonisant un de ses principaux acteurs : Boris Nemtsov. Avant de dénoncer la corruption à Sotchi, ce dernier en avait grassement profité, alors qu'il était Ministre de l’Économie sous Boris Eltsine (1997).

Boris Nemtsov nous est présenté comme le principal opposant à Vladimir Poutine, mais en réalité seulement 45 % des russes le connaissait, parmi eux 17% le jugeaient indigne de confiance et seulement 1% des sondés lui apportaient leur confiance. Ce qui revient à dire qu'en Russie Boris Mentsov n'avait même pas le poids politique d'un François Asselineau voire d'un Sylvain Durif.

 

Pour illustrer son concept de fuite en avant l'auteur se fonde dans sur le soi-disant dopage institutionnel. S'il est vrai que des cas de dopage individuels existent chez les sportifs russes comme dans toutes les nations, décrire un système étatique relève de la pure affabulation.

Regardons les cas de dopage pour les jeux de Londres (les chiffres donnés tiennent compte des dernières sanctions prises en 2016 et ici) :

Cas de dopages par nations au JO de Londres (2012).(tableau partiel).

 

L'Ukraine si ardemment défendue par l'auteur de l'article présente donc un taux de dopage supérieur à la Russie pour les JO de Londres. (sportifs ukrainiens dopés : Oleksandr P'yatnytsya, Oleksandr Drygol, Margaryta Tverdokhlib et Lyudmyla Yusypenko).

Le dopage institutionnel est donc un des nombreux mythes de la propagande anti-russe colportée dans la presse occidentale.

Antoine Arjokovsky prend la Syrie comme dernier exemple de la fuite en avant de Vladimir Poutine. Il justifie l'intervention de la Russie par sa volonté de redorer son blason après l'échec russe imaginaire face à l'armée ukrainienne et les sanctions prises par l'Occident.

Nous sommes heureux d'apprendre qu'il y aurait eut une confrontation entre les armées russe et ukrainienne. Il me semble que la crise ukrainienne était avant tout une guerre civile.

Concernant l'Ukraine je rappellerai les propos de la Porte parole du ministère des affaires étrangères russe Maria Zakharova :

« Il est temps de cesser de voir des ennemis dans les habitants du Donbass, a-t-elle fait remarquer. Ce sont aussi des citoyens ukrainiens, tout comme les personnes qui habitent dans les autres parties du pays ».

 

La cause de l'intervention russe en Syrie est donc à chercher ailleurs. C'est à dire dans le danger du djihadisme et son risque de sa propagation en Russie.

Pour renforcer cette idée, il s'appuie sur la dénonciation "d'une vidéo conspirationniste de RT sur la Syrie" soi-disant démentie par la population d'Alep. Or, l'article mis en lien donne seulement la parole à deux journalistes français, et non pas aux habitants d'Alep.

Même si la chute de l'URSS et l'indépendance des républiques musulmanes a rendu minoritaire les musulmans en Russie, ils restent majoritaires dans certaines régions (Caucase du Nord et Tatarstan).

De surcroît, l'intervention des occidentaux et en particulier de la France en Lybie a montré le danger de ces opérations visant à « répandre » la démocratie. La chute de Khadaffi a offert aux Islamistes non seulement la Lybie et permis l’essor du djihadisme au Mali soit à plus 4000 km de Tripoli.

Le danger de voir diffuser l'état islamique au Nord Caucase est donc le véritable moteur du soutien de la Russie à Bashar El Assad garant d'un État laïque dans la région.

Toujours dans ce passage l'auteur nous fait la démonstration de la ré-écriture des faits par la propagande issue des lobbys ukrainiens :

"L’assassinat de l’ambassadeur de Russie en Turquie Andreï Karlov, le 19 décembre 2016, par un jeune Syrien criant "N’oubliez pas Alep !" n’a certes pas été dans le sens de l’effet recherché par le pouvoir russe."

L'auteur nous parle d'un assassin syrien, alors qu'il s'agit d'un policier turc de 24 ans : Meslüt Mert Altintats.

Pourquoi faire une erreur aussi grossière ? Pour nous faire croire que le peuple syrien est contre l'intervention russe.

 

Conclusion, cet article relayé par le JDD et Europe1 est tout simplement un condensé des mènes anti-russes colporté par les milieux pro-ukrainiens dans les média-français :

"Poutine est un dangereux dictateur" qui écoute son peuple et qui n'a pas besoin d'un 49.3 pour gouverner.

" Les russes organisent un dopage d’État ", mais ils sont moins doués que les ukrainiens qui produisent en amateur plus de sportifs dopés.

"Les russes sont en Syrie pour lutter contre la Démocratie", ce qui n'est pas surprenant venant de médias qui ne voient pas d'islamistes dans l'ouest de ce pays. Ce qui fut pratique pour leur fournir des armes.

En conclusion l'auteur de l'article a donc un parti pris ouvertement pro-ukrainien et anti-russe.

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.52/5   (33 votes)




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42 réactions à cet article    


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 9 janvier 09:30

    Voilà un nartic qui devrait s’attirer la vive sympathie de Roman, Peter, Fifille, et autre DocteurX.

    Aussi, je vous adresse mes plus sincères félicitations pour cette première livraison...dont la conception n’a pas dû vous donner trop de mal quand même. Mais c’est l’intention qui compte smiley smiley


    • roman_garev 9 janvier 10:04

      @Olivier Perriet
      Comme vous semblez être loin d’approuver « le nartic », je serais curieux de lire quelques vos objections concernant son thème. Vous avez sans doute dû y trouver plusieurs erreurs et inepties, alors énoncez-les s’il vous plaît.


    • Courtois Laurent Courtois Laurent 9 janvier 10:41

      @Olivier Perriet, Je n’irai pas dire que cet article m’a demandé trop de temps, mais certaine plus qu’ à Antoine Arjakovski pour écrire le sien.
       Il est en effet plus long de contredire des faits que de simplement les copier-coller.
      Prenez par exemple le soi-disant doppage russe. Vous trouverez sans mal, mille et un article accussant les russes mais aucun droit de suite à cette actualité.
       Il vous faudra comme moi lire tous les articles de la presse sportive pour essayer de trouver la réalité.


    • kitty-cat kitty-cat 9 janvier 11:49

      @Courtois Laurent
      Merci Laurent pour cette mise en claire des mensonges merdiatiques main steam. 


    • doctorix doctorix 9 janvier 15:30

      @Olivier Perriet

      Votre moyenne est à 2/20, après vous être plussé vous-même. Donc en fait 0/20. .
      Pourquoi insister quand on est aussi peu crédible ?

    • Etbendidon 9 janvier 16:14

      @Olivier Perriet
      Bonjour OP
      SVP reprenez votre ancien avatar de lucky luke
      celui ci est HORRIBLE
       smiley


    • Rincevent Rincevent 9 janvier 21:13

      @Etbendidon

      A force de se faire contrer, il a peut-être mangé son chapeau...


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 10 janvier 09:28

      Euh, je n’ai pas vraiment l’envie d’être crédible, sur l’Ukraine, j’ai l’impression que depuis le temps le sujet est épuisé (dans tous les sens du terme).

      Si mon avis là dessus vous passionne vraiment (! !) j’ai la même analyse que chevènement :
      l’ukraine est un pays jeune, qui est entre Russie et Europe de l’Est. Et la politique UE-OTAN-USA, qui consistait à la transférer dans son ensemble « dans le camp européen » a été désastreuse, politique à laquelle a répondu en symétrie la Russie, et qui a été autant inacceptable.

      Les dirigeants ukrainiens, pro UE comme pro russes, sont des dirigeants faillis, qui demandent à des puissances étrangères d’intervenir militairement pour les soutenir.

      La crise ukrainienne est l’un des coups d’arrêts de la progression de l’UE, comme la crise grecque ou le Brexit.
      La Russie a perdu l’alliance ukrainienne qu’elle avait mise en place avec la CEI et s’est assuré la Crimée, pour perdre le moins possible. Elle est maintenant bordée d’une nouvelle zone d’instabilité à ses frontières. Comme diraient nos violons, « une nouvelle grande victoire de Poutine » smiley

      Par ailleurs j’avais connu une prof de russe (ukrainienne) qui traitait avec beaucoup d’ironie les différences linguistiques supposées entre russe et ukrainien en expliquant qu’il s’agissait de différences d’intonations plaquées depuis très récemment.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 10 janvier 09:30

      @Etbendidon

      c’est fait exprès, c’est aussi horrible et lourdingue que ce qu’on lit ici.

      après il y a pire :
      j’ai vu un type hier qui a pour avatar un drapeau israélien surmonté d’un étron.


    • eric 9 janvier 11:36

      Ouai, enfin, Antoine a surtout au moins autant vécu à Moscou, il est orthodoxe, et sa famille est sans doute vraiment d’origine « russe » puisqu’elle a fuit la Crimée avant que Kroutchev n’en fasse cadeau à l’Ukraine.
      Le simple fait qu’il se ballade à Lvov n’en fait pas nécessairement un Bandériste extrémiste, ou alors vous avez une haute idée du niveau de tolérance à l’orthodoxie des plus excités de ces gens...Personnellement, j’ai d’ex collaboratrices qui se sont fait agresser juste parce qu’elle parlait russe par quelques fous fous.

      J’ai lu de plus prêt l’article que vous dénoncez sur la division de l’Ukraine. Je partage avec vous l’idée que l’on peut contester certaines affirmations et ne pas être d’accord avec toutes les conclusions.
      Par exemple, le concept d’une Crimée « décolonisée » par la Russie, on se demande ce que cela peut bien vouloir dire sur un territoire ou à peu prêt tous le monde est russe ou a un passeport russe...

      Mais il y aussi l’idée qu’il serait dommage que l’on finisse par obliger l’Ukraine à choisir entre les deux éléments constitutifs de son identité actuelle. Occidentale et orientale. Il y a des catholiques, mais ils sont orientaux. Il y a des russes et des orthodoxes, mais ils sont effectivement un peu U Kraï.

      A vu de nez, je suis en gros en désaccord avec presque tous ce qu’il dit. Cependant, je pense qu’il serait meilleur pour tous le monde que l’Ukraine soit un pont entre monde russe et reste de l’Europe, plus tôt qu’un frontière coupant en deux ces deux partenaires naturels, quelque part au milieu de l’Ukraine.

      Mais vos attaques très agressives me paraissent au minimum aussi décalquées d’une propagande pro russe que les propos d’Arjakovski d’une propagande pro occidentale.

      En particulier la réduction ad Hitlérum qui est un peu l’ultima ratio de la com. russe en ce moment.
      En France, il y a un 49-3 parce qu’il y a une possibilité que le parlement ne soit pas d’accord avec l’exécutif. Et , oui, les élections russe sont « organisées » avec tous ce que l’on nomme les « ressources administratives » qui n’excluent pas un bourrage des urnes.

      Et puis, orthodoxe français engagé dans le dialogue avec les catholiques chez nous et dans le rapprochement œcuménique en Ukraine, je pense qu’il est comme un Français résident permanent en Russie. Un peu obligé de respecter ses hôtes et interlocuteurs si il veut maintenir un dialogue.


      • Courtois Laurent Courtois Laurent 9 janvier 13:03

        @eric
        Bonjour Eric,

        La famille d’Arjakowski, a fui la Crimée lors de la Révolution bolchevique. Je me suis permis de mettre « russe » entre guillemets, car au vu des opinions de ce dernier, la Crimée doit être tout sauf russe (Ukrainienne, Tatar).
        Je ne fais pas de lui un « bandériste » par le seul point qu’il ait vécu à Lvov. A ce jour, je n’ai pas vu de modéré à l’« Ukraine Crisis Média Center », personne n’y est allé pour prêcher la réconciliation nationale.
        Le vrai problème de l’Ukraine est le manque de « ciment national » entre les deux cultures galicienne et russe. La Révolution Orange avait bien fait naître une cohésion, mais malheureusement la persistance de la corruption avait fait renaitre le clivage Est / Ouest.
        Mais comment envisager une paix civile dans un pays où on laisse s’épanouir des partis politiques ayant comme programme l’extermination d’une des ethnies nationales ?

        Mes constatations que vous appelez « Mes attaques » ne sont pas si vives que vous semblez le dire. Oui en effet, on peut me qualifier de pro-russe, mais à la différence d’Antoine Arjakowski, je ne m’abaisserai pas à colporter des mensonges pour soutenir les idées que je défends.

        Et pour la démonstration « ad Hitlérum », ce n’est pas un principe russe, mais plutôt une manie des français pro-Donbass.
        Les russes ne parlent jamais de nazisme, mais seulement de fascisme.
        Pour ma part j’ai toujours écrit que le nationalisme ukrainien avait développé une forme de fascisme propre et concurrente du nazisme (http://chroniquedelahaineordinaire.blogspot.fr/2015/09/le-fascisme-ukrainien-et-sa-survivance.html).

        Et concernant le bourrage des urnes en Russie, Vladimir Poutine n’a pas besoin de cela pour arriver à 51 %.
        Pour les élections de 2016, l’ONG Golos ouvertement anti-poutine a eut accès à toutes les vidéos de surveillance. Elle a signalé quelques bourrages d’urnes et toutes les personnes impliquées ont été sanctionnées par la Justice. Les coupables ont globalement déclaré l’avoir fait spontanément pour plaire à Vladimir Poutine !
        Pour avoir été scrutateur d’élection en France je peux certifier que j’ai été aussi le témoin de tellse dérives individuelles.


      • kitty-cat kitty-cat 9 janvier 14:23

        @eric
        Bonjour Eric,


        j’ai lu attentivement votre réaction sur l’article de Laurent. je comprends votre point de vue, notemment, je cite : « je pense qu’il serait meilleur pour tous le monde que l’Ukraine soit un pont entre monde russe et reste de l’Europe, plus tôt qu’un frontière coupant en deux ces deux partenaires naturels, quelque part au milieu de l’Ukraine »
        J’avais le même point de vue sur l’avenir d’Ukraine avant le Maidan en 2014 (je suis d’origine ukrainienne et cette question ne m’est pas indifférente). 
        Sauf que les gens qui vivent actuellement à Donbasse ne veulent même pas entendre parler d’Ukraine. C’est bien la guerre civil qui dévaste l’Ukraine en ce moment.
        Donc, actuellement, il serait difficile, voir impossible de faire revenir Donbasse vers l’Ukraine... Surtout si le gouvernement actuel (hunta) reste au pouvoir...

        Sur le reste, notamment je cite : « Mais vos attaques très agressives me paraissent au minimum aussi décalquées d’une propagande pro russe que les propos d’Arjakovski d’une propagande pro occidentale. » 
        Je partage le point de vue de Laurent. Les mensonges main stream russophobes sont tellement énormes, que cette article est encore très doux par rapport à ce que je constate tout les jour à la radio et à la télé français. 
        Laurent n’exagère point !
        Bien à vous


      • Courtois Laurent Courtois Laurent 9 janvier 15:09

         @kitty-cat

        Contrairement à vous, je pense que le rejet de la Junte de Kiev pourait bien permettre la réconciliation entre l’Ukraine central et l’Ukraine de l’est, voir même avec l’ouest. Encore faudrait-il que cette dernière rejette massivement le nationalisme galicien qui la gangrène.

        Quel avenir pour le Donbass ? Question bien compliquée. La seule chose qui est certaine c’est que ses habitants supportent de moins en moins la guerre. J’ai bien peur qu’au fil du temps, les « donbassiens » finissent par haïr tous les dirigeants bellicistes de l’Ukraine quelque soit le côté de la ligne de front d’où ils se trouvent.
        Peut-être que le Donbass finira par se « Transnistrifier », mais alors là, on se dirigerait vers une solution « loose to loose ». Alors qu’une réintégration dans une Ukraine fédéralisée serait une solution « Win to Win ».

        En effet, le retour de la Crimée a déjà fortement affaibli l’électorat pro-russe (perte de 1,5 millions d’électeurs sur les 31,5 du pays, soit environs 5%). C’est la perte de ses électeurs qui a rendu possible l’élection de Poroshenko dès le premier tour.La perte du Donbass entrainerai une baisse de l’électorat pro-russe en Ukraine de plus de 10 points, ce qui impliquerait pour les prochaines élections un handicappe de plus de 15 % pour les pro-russes. Ce qui rendrait toute alternative politique en Ukraine plus difficile.

        Mais n’oublions pas que Iouchtenko n’avait recueilli que 5 % des voix au premier tour des élections en 2010. Donc même la perte d’un sixiéme des électeurs de l’opposition ne sauverait peut être pas Poroshenko.


      • V_Parlier V_Parlier 9 janvier 16:31


        @eric
        « orthodoxe français engagé dans le dialogue avec les catholiques chez nous et dans le rapprochement œcuménique en Ukraine... »

        Tien tiens, c’est l’occasion pour moi de rappeler ceci (mes deux commentaires sous un même article) :
        http://www.agoravox.fr/commentaire4774209
        http://www.agoravox.fr/commentaire4774219


      • JP94 9 janvier 17:53

        @Courtois Laurent

        Oui mais le vote peut évoluer au vu de l’effroyable politique menée par Kiev, et l’effondrement à venir ( une fois piqués les retraites et les comptes du Donbass, d’où viendra l’argent ? )

        Donc il y a aura une désaffection possible de l’électorat - à part les fachos purs et durs ; cela étant dit, ça ne suffira pas à changer la politique, car le régime mis en place par Poroshenko, qui interdit les communistes, vise en fait à régner par la terreur et dissuader toute résistance politique organisée. 
        Les prétextes avancés sont fallacieux. Pinochet faisait de même sans évoquer un passé de victimes. 

        Vu de France, il est difficile de juger des évolutions possibles.
        Mais des familles sont déjà très divisées suite au Maïdan. I y a pas mal de paramètres pour reconstruire une nation.

        Sinon, le bandérisme ( ukrainien) n’était certainement pas concurrent du nazisme. Autant dire que le pétainisme faisait concurrence à la doctrine nazie ! le nationalisme a besoin de se cautionner en se donnant un vernis national, mais en réalité, les nationalismes se nourrissent aux mêmes sources et ceux-là étaient vassaux du nazisme. Certains ont cru , plus ou moins, à leur autonomie idéologique. 
        Ils ont en réalité facilité le travail des nazis. 

        Jamais les banderistes ne se sont opposés aux nazis. C’est juste une légende, nécessaire d’aileurs aux nazis pour légitimer leurs alliés bandéristes. Car si les bandéristes étaient apparus à tous les nationalistes comme soumis aux nazis, une partie de ceux-ci s’en seraient éloignés.
        ça a été tout au plus une opposition de façade, comme la mise au frais de la marionnette Bandera, pour mieux la ressortir, une fois son blason redoré et la démonstration de qui était le vrai maître ...


      • kitty-cat kitty-cat 9 janvier 18:30

        @Courtois Laurent
        Cette conclusion sur l’envie de Donbasse de ne pas rester avec l’Ukraine est fondée sur les discutions avec mes amis, mes connaissances qui habitent Donbass et avec des personnes que je rencontre via les réseaux sociaux russophone. 

        Je pense que le retour risque d’être compliqué. Actuellement, les « donbassiens » ne veulent même pas entendre parler de la fédération. Peut être, avec un président intelligent, cela peut se discuter, mais pas avec Poroshenko
        Malheureusement, et comme vous l’avez bien remarqué, le détachement de cette région aura une conséquence sur les élections.
        Encore faut-il que ces élections ne soient pas truquées ! 

      • Courtois Laurent Courtois Laurent 9 janvier 19:16

        @JP94
        Les bandéristes se sont opposés au nazisme à la fin de la guerre, quand les carottes étaient cuites. Seule la Division Galicia, a été fidèle. L’UPA a mordu la main de son maître. 

        Et concernant Vichy, il y avait des personnages fortement germanophobes (par exemeple tout ceux issus de l’Action Française) fortement opposé au courant « Laval ». Mais, je suis d’accord avec vous, je ne dirai pas que Vichy était un système concourant du nazisme.

        Pour ceux qui est de l’avenir politique de l’Ukraine c’est un sujet sacrément épineux, vu la versatilité des ukrainiens. Il pourrait finir par voter Darth Vader, pas celui de Star Wars, le politicien. 


      • Courtois Laurent Courtois Laurent 9 janvier 19:31

        @kitty-cat
        Je ne pense pas que Poroshenko fasse long feu, sinon pourquoi prendrait-il toutes ses précautions pour sortir son argent et ses avoirs du pays.
        De toutes les façons, il n’y a pas d’avenir pour l’Ukraine dans la configuration actuelle. Si le pays veut survivre, il faudra qu’il sache se métamorphoser. Ce qui implique que tous les ukrainiens qu’ils soient au Donbass ou plus à l’ouest fassent des concessions.

        De tous les façons la situation actuelle ne perdure que grace à l’administration Obama et à la complicité de l’EU. Et il me semle qu’il y ait un petit espoir à partir du 20 janvier.


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 10 janvier 09:32

        @Courtois Laurent

        « guerre civile » en Ukraine
        « intervention étrangère » en Syrie

        Vous maniez vous aussi à la perfection le « deux poids deux mesures »


      • Courtois Laurent Courtois Laurent 10 janvier 10:01

        @Olivier Perriet

        Bonjour,


        c’est peut être que j’ai du mal à confondre des turques, des kurdes, des djihadistes de Daesh, d’Al Quaïda avec des syriens ?

        si vous arrivez à me démontrer que plus de 51 % des rebelles et djihadistes sont syriens, je veux bien parler de guerre civile. 


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 10 janvier 10:29

        @Courtois Laurent

        vous me démontrez que 50%+1 des Ukrainiens font sécession ?


      • Courtois Laurent Courtois Laurent 10 janvier 11:09

        @Olivier Perriet

        Non, mais je peux vous démontrer que plus de 51 % des rebelles à Donestk ont un ancien passeport ukrainien.


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 10 janvier 11:19

        @Courtois Laurent

        pour ma part j’en suis aussi convaincu ; maiz enfin la situation n’est pas prète de s’améliorer : une fois qu’on a passé un certain temps à se tirer dessus, la vie en commun devient impossible.

        « Vérité » en Ukraine, « erreur » en Syrie...


      • kitty-cat kitty-cat 10 janvier 16:43

        @Olivier Perriet
        J’ai des amis en Ukraine. Ils affirment que les ukrainiens leurs tirent dessus avec l’appui des autres nazis 
         (il y a quelques français, riquains, russes, etc) USA qui leurs fournis des armes et des instructeurs et UE. Les chars russes existent uniquement dans les têtes de junta ukrainienne et les zombies ukrainiens et les mérdias . Ils prétendent (avec appui de Poroshenko et de USA) que Poutine tuent la population civil à Donbasse.

         Syrie : le »rebels modérés« sont »dilués" de français, saoudites, qatariens, russes, et autres personnes prétendants d’être musulman. Ils reçoivent de l’aide de EU et USA (arme et les instructeurs de guerre). Du coup, les "rebels modérés » avec d’autres ordure tirent sur la population civil en prétendant que ce soit Bachard al Assad et Poutine qui le font.

        USA et EU soutiennent les ordures en Ukraine et en Syrie

        La différence et claire et nette. Questions ?


      • roman_garev 10 janvier 19:07

        @Courtois Laurent
        « Ce qui implique que tous les ukrainiens qu’ils soient au Donbass ou plus à l’ouest fassent des concessions. »


        Ah bon ? De quelles concessions de la part des Donbassiens parlez-vous en fait ? Pouvez-vous en citer deux ou trois ?

      • roman_garev 10 janvier 19:12

        @Courtois Laurent
        « voir même avec l’ouest (de l’Ukraine). Encore faudrait-il que cette dernière rejette massivement le nationalisme galicien qui la gangrène. »


        Ah bon ? Comment voulez-vous qu’ils « rejettent massivement » l’essence même de leur existence depuis des décennies, sinon des siècles ? Car hormis cette « gangrène » ils n’ont, semble-t-il, rien en la matière du programme...

      • Olivier Perriet Olivier Perriet 10 janvier 20:45

        @kitty-cat

        c’est clair, il y a des nazis partout ; en fait je rebondissais sur les propos de l’auteur, mais si vous faites les réponses à la place des autres c’est compliqué.

        Vous ne vous posez jamais la question :
        pourquoi il y a tant de nazis ?
        pourquoi si votre cause est juste n’y a t-il pas 99% de gens qui vous suivent ?
        d’ailleurs, votre cause, c’est quoi au fait ?

        le plan de guerre de Poutine en Syrie, c’est quoi ?
        Transformer Assad en nouveau président de la république populaire d’Abkhazie du centre ouest à la sauce moyen orientale ? smiley

        J’ai bien compris que la merde en Syrie, c’est entièrement la cause des 200 Français qui sont là bas, quel délire  smiley


      • kitty-cat kitty-cat 11 janvier 10:22

        @Olivier Perriet

        c’est clair, il y a des nazis partout ; en fait je rebondissais sur les propos de l’auteur, mais si vous faites les réponses à la place des autres c’est compliqué. —> Depuis quand il est interdit de participer à la discutions sur ce site ?

        Vous ne vous posez jamais la question :
        pourquoi il y a tant de nazis ?
        —> certainement parce que certains états (comme Qatar ou USA) les subventionnent. Par exemple, USA qui ont dépense 5 millards pour le Maidan en Ukraine : https://fr.sputniknews.com/analyse/201502021014264655/

        ou encore http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/03/13/20002-20150313ARTFIG00409-le-fmi-prete-5milliards-a-l-ukraine-malgre-le-niet-de-la-russie.php —> ce sont nos impôts notamment !!!!!!!!!

        pourquoi si votre cause est juste n’y a t-il pas 99% de gens qui vous suivent ? —> 

        Plus le Mensonge est Gros ... plus il passe !!! (J. Goebbels)

        d’ailleurs, votre cause, c’est quoi au fait ? —> ? pourquoi cette question ? En quoi cela vous regarde ? Et si je vous questionne sur votre cause ?

        le plan de guerre de Poutine en Syrie, c’est quoi ? —> Poutine n’a pas de plan de guerre en Syrie. Ils lutte contre les terroristes (notamment tchétchènes qui risquent de revenir en Russie après l’expérience réussite en Syrie) et il aide au syriens de tenir contre les terroristes, y compris « modérés ». Je vous laisse chercher et voire leurs « œuvres ».
        Transformer Assad en nouveau président de la république populaire d’Abkhazie du centre ouest à la sauce moyen orientale ?  —> Bashar al Assad est le président élu par le peuple syrien et c’est au peuple de décider s’il reste au pas au pouvoir. Pourquoi cela vous gène ? Vous êtes le peuple syrien ? 

        J’ai bien compris que la merde en Syrie, c’est entièrement la cause des 200 Français qui sont là bas, quel délire   —> La merde en Syrie est causé par la « démocratie » imposée par USA, Qatar, etc. avec le soutien de EU qui ont le soutiens de plusieurs ONG, comme les « casques blancs » ou autres conneries. Ils soutiens les djihadistes « modérés » ou pas, d’ailleurs financièrement (argents et armes) et moralement (instructeurs de guerre fournis). On vois les fruits de cette « démocratie » en Libye ou Irak. Les quelques 200 ou plus de français qui sont partis en Syrie reviendront en France pour foutre la merde. Si cela n’est pas déjà fait ! http://video.lefigaro.fr/figaro/video/la-famille-merah-part-faire-le-djihad-en-syrie-grace-aux-allocations-familiales/3590554058001/


        http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-terroriste-syrien-Abdul-Razzak-Tlass-a-t-il-obtenu-l-asile-politique-en-France-40501.html

        Etc.

        On peut trouver d’autres preuves de laxisme du gouvernement socialiste, je vous laisse faire. Combien de djihadistes sont arrivés ici avec les migrants ? Personne ne le sais ! 

        Autre chose : cela n’est pas a peine de me répondre si cette réponse est vide de sens comme toutes autres de vos postes. Je zappe les trolls.


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 15 janvier 19:15

        @kitty-cat
        « Poutine n’a pas de plan de guerre en Syrie »

        C’est bien dommage ;

        Merci pour cette info.


      • eric 9 janvier 13:42

        « Les russes ne parlent jamais de nazisme, mais seulement de fascisme. »

        Oui, contre toute évidence. Les faisceaux sont un concept des gauches italiennes repris par Mussolini, mais le story-telling stalinien, repris par ses adeptes français, et avec eux l’ensemble des gauches française, à l’époque dominées intellectuellement, conscient, voulu, étudié, était de ne pas accepter que les socialistes nationalistes soient des socialistes.
        Quand je vois défiler sous mes fenêtre les « nationaux socialistes orthodoxes intégristes russes », j’ai tendance à me demander si tous ces excités ne sont pas un sous produit de l’URSS, disparue récemment plus que les rejetons d’un Nazisme qui a cessé de nuire il y a 70 ans.

        Entre la Galicie et le Donbass, il y a pas mal de trucs. Par exemple les ukrainiens de Kiev russophones indépendantistes...

        En ce moment, je pense qu’effectivement, Poutine n’aurait pas besoin de bourrage d’urne. Même moi, si j’avais le droit de vote en Russie, je suppose que je pourrai envisager de voter pour lui. Mais c’est aussi un peu conjoncturel. La politique internationale ne suffit pas toujours très longtemps. Même Churchill a perdu des élections juste après guerre.

        En Russie, cela ne se passe pas seulement pendant le dépouillement, mais en aval et en amont. Par exemple, les types de Russie Unie ont la liste des gens invalides, retraité, qui ne viendront pas et bourrent les urnes avant pendant et après en tenant compte notamment de cela.( pour éviter qu’il n’y ait plus de suffrage exprimés pour Poutine que d’inscrits comme cela a pu se passer dans le temps en Tchétchénie). Mon voisin du dessous (Russie unie, nashi, etc..) a fait ce job et m’a montré en détail comment cela se passait. Lui, son truc, c’est « oui il sont tous corrompu, mais il défendent la Russie, ils ont déjà les poches pleines et d’autres auraient besoin de voler à leur tour avant de se mettre au boulot... »

        Je suis persuadé qu’il est vrai que les coupables attrapés ont juré leurs grand Dieux que Poutine n’y était pour rien....

        Bon ne vous méprenez pas comme beaucoup d’autres. Je suis convainque que la Crimée est russe, que la Russie ne peut pas laisser ses dizaines de millions de ressortissant chez ses voisins sans protection, que l’Ukraine ne peut pas bafouer les droits des russophones et pas seulement au Don bass, mais je pense que si des étrangers veulent faire quelque chose dans ces zones, c’est mieux si ils incitent à la paix et à l’entente entre les gens que si ils reprennent la propagande du Kremlin ( parce que là, ce n’est pas à l’insu du plein gré de Poutine.

        Je ne me souviens que trop avant ces évènement de toutes les campagnes super lourdingues, agressives, menaçantes, de toutes les TV officielles russe intervenant dans toutes les élections ukrainiennes. Sans parler des pression réelles, notamment avec le Gaz ( en creux et en relief, tu payes, tu payes pas, tu payes moins en fonction des choix politiques, mais de toute façon, à la fin on partage entre oligarques des deux côtés).

        Or les briefs, ils les reçoivent directement, ils ne s inventent pas, même si au bout d’un moment ils savent suffisamment par cœur pour pouvoir improviser dans le ton...


        • V_Parlier V_Parlier 9 janvier 16:35

          @eric
          « en creux et en relief, tu payes, tu payes pas, tu payes moins en fonction des choix politiques » (gaz)
          Ben oui, c’est normal, tout le monde fait comme ça. Ce sont les deals entre pays, le business.


        • Courtois Laurent Courtois Laurent 9 janvier 14:36

          @Eric,

          Les « nationaux socialistes orthodoxes intégristes russes » que vous évoquez sont-ils les Naz-Bols (nationalistes-Bolcheviques) ? Si c’est le cas ce parti est interdit en Russie depuis 2007.

          Oui effectivement entre la Galicie et le Donbass, il y a bien la Région de Kiev, c’est à dire l’Ukraine historique qui est culturellement plus proche de la Russie que de l’Europe. La volonté de la couper de ses racines culturelles n’est peut pas étrangère à la guerre civile reignant actuellement dans le pays. 

          Concernant les procédés de vote dans les hospices, il me semble qu’en France, on ne ne fait pas mieux par exemple à Levallois-Perret, (http://www.francesoir.fr/politique-france/soupcons-de-fraudes-fiscales-et-electorales-le-couple-balkany-dans-la-tourmente). Ne serait-ce pas dans une maison de retraite que l’on a vu Alain Juppet donner un spectacle de danse ?
          http://www.huffingtonpost.fr/2016/01/09/ces-photos-dalain-juppe-qui-danse-dans-une-maison-de-retraite-v/

          Donc voilà, ce qui est courant en France et ne perturbe personne devient soudemment idnamissible en Russie....

          Il me semble que pour l’Ukraine vous confondez les chaines russophones russes et les chaines russes.

          Le problème réél de l’ukraine n’est pas tant la Russie que l’Europe mais plutôt l’incompétence et la médiocrité de ses élites qui poussent les ukrainiens à chercher le salut une fois du côté des russes puis une autre fois du côté de l’Europe allant de l’un à l’autre au fil des déconvenues nationales.


          • ENZOLIGARK 10 janvier 05:45

            Washington sanctionne encore Moscou , dix jours avant la presidence Trump ( corsematin . com du 10/01/17 a 02:31 ) . ... АФФ ИСС ...


            • baldis30 10 janvier 07:45

              @ENZOLIGARK
              bonjour,

              avec l’article suivant qui vient de RT , donc n’est pas neutre et on le sait sans que les vierges habituelles se manifestent, on a une représentation de la politique démocrate en cette fin de règne :

              https://francais.rt.com/opinions/31994-folie-fin-regne-washington

              On a cassé leur jouet ! Qui « ON » ? Ils ne se sont même pas rendu compte que Montaigne avait sur cette interrogation une réponse très claire  :

              « Si haut que l’on soit juché on n’est assis que sur son cul »

              or ils étaient assis sur des chaises branlantes ( celles de la BNP ?) ..... et ne s’en étaient pas rendus compte ...

              Ceux qui vont arriver ne seront probablement pas mieux , mais peut-être pas pires .... c’est la continuité du déclin US.


            • zygzornifle zygzornifle 10 janvier 09:44

              la fuite en arrière d’Hollande ....


              • Courtois Laurent Courtois Laurent 10 janvier 10:14

                @zygzornifle

                François Hollande, a un double complexe vis à vis de son prédécesseur Nicolas Sarkozy.

                Ce dernier avait en effet joué un rôle « majeur » dans la résolution d’un conflit : la Géorgie 2008. Il a aussi renversé un dictacteur (Khadaffi) avec les conséquences funestes pour la Lybie et la géopolitique locale.

                Donc François Hollande pour ne pas être en reste voulait renverser son dictacteur (Bashar El Assad) et réglé son petit conflit (Ukraine).

                Pour cela il envoya Jean Marc Eyrault à Kiev début septembre. La presse ukrainienne c’est déchainé contre lui tout comme Poroshenko. Fini les espoirs de faire appliquer les accords de Minsk et ainsi finir en beauté son quinquenat...

                Ainsi on peut dire que l’Ukraine n’a pas été étrangère à la non candidature de Normale 1er...


              • Fanny 10 janvier 14:28

                C’est la transposition en Ukraine de la bataille entre la rue Daru (Cathédrale orthodoxe rattachée au Patriarcat de Constantinople) et le Pont de l’Alma (Cathédrale orthodoxe rattachée au Patriarcat de Moscou). Autrement dit une tentative de détacher l’église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou, avec le concours des Américains. Antoine Arjakovsky, à la pointe du combat contre la Patriarcat de Moscou, est un descendant d’immigrés russes, traditionnellement rattachés au Patriarcat de Constantinople (rue Daru). Un autre « combattant » de cette cause, Michel Eltchaninoff, de même origine qu’Arjakovsky, eut les honneurs d’une critique sur Agoravox suite à son bouquin anti-Poutine (anti-Moscou) faisant référence en France.

                C’est la poursuite de la bataille séculaire des orthodoxes occidentalistes contre les slavophiles. L’inertie historique/familiale embarque la 3ème génération de descendants d’immigrés russes en France dans un combat contre Moscou, à l’instar de leurs grands parents contre l’URSS (ils n’ont pas bien compris que l’URSS avait disparu).

                Ce qui est « amusant », c’est que ces deux lieux parisiens, Daru et Alma (+ Bosquet), sont hautement symboliques des relations franco-russes.

                Pierre Daru, l’aîné de 9 enfants (pas de problème de « remplacement » à l’époque), participait à la campagne de Russie et avait déconseillé à Napoléon d’aller jusqu’à Moscou. Victoire française à la terrible bataille de la Moskova (Borodino) – resp. 30000 et 45000 tués côté français et russe, puis brillante manœuvre française à la Berezina, mais finalement retraite et Alexandre Ier est à Paris en 1814.

                Alma, brillante victoire Franco-anglo-turque sur les Russes en Crimée, près de Sébastopol , avec un concours décisif des zouaves (zouaves du 3e régiment de zouaves de la division Bosquet : l’avenue Bosquet commence au pont de l’Alma – le Maréchal Pierre François Joseph Bosquet dirigea le corps français pendant la guerre de Crimée).

                Cette guerre de Crimée, c’était à une époque où les Occidentaux (FR + GB) défendaient les Ottomans contre l’Empire russe. L’histoire bégaie (Tchétchénie, Alep), la Russie récupérant la Crimée après la parenthèse soviétique, et stabilisant la Tchétchénie malgré l’opposition des Occidentaux.

                A noter : rien à voir avec la guerre de Crimée, mais cette nouvelle cathédrale russe au Pont de l’Alma résulte d’une « victoire » de la Russie sur des Ottomans d’Arabie Saoudite, qui convoitaient le site de la Météo, site finalement remporté de haute lutte par la Russie malgré l’hostilité de la Mairie de Paris et la traditionnelle russophobie/islamophilie socialiste. Hollande a refusé d’inaugurer cette nouvelle cathédrale du Pont de l’Alma avec Poutine : dernier épisode des guerres franco-russes, avec nos alliés anglo-saxons en soutien. L’Histoire poursuit sa route.

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