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Accueil du site > Actualités > Médias > Quand la Fondation de la France libre fait la réhabilitation des SS (...)

Quand la Fondation de la France libre fait la réhabilitation des SS ukrainiens coupables de génocides en Biélorussie

Une des constantes de l'Ukraine moderne est la réécriture de l'histoire pour minimiser les crimes des bandéristes durant la seconde guerre. Toute personne qui côtoie la diaspora ukrainienne est habituée à cela, mais quand ces mensonges font de l'entrisme jusque dans la Fondation de la France Libre, le choc est rude. Néanmoins à toute chose malheur est bon, cette énième déconvenue française de ce mois d'avril 2018 sera l'occasion d'apporter une vision nouvelle sur des héros ukrainiens bien ordinaires....

 

Le 25 avril prochain aura lieu dans le cadre hautement symbolique de la Fondation de la France Libre, une conférence de Nicolas Mazuryk alias Pandoktor sur le thème « Les Ukrainiens en Franche-Comté, de la SS aux FFI ». Même si la conférence n'a pas encore eu lieu, le contenu en est facilement imaginable. Nous aurons droit à un exposé des travaux de Wolodymir Kosyk, grand falsificateur de l'histoire contemporaine ukrainienne.

Regardons ce que ce dernier publia au sujet des SS ukrainiens de Franche-Comté :

« Disons d'emblée que ces Ukrainiens n'étaient pas des SS. En effet leur bataillon, formé en juillet 1942 à Kremianets, en Ukraine, était à l'origine un simple bataillon de garde (Wach-Bataillon), composé de gardiens armés....Ce bataillon reçut le numéro d'ordre 102. En octobre 1942, une fois l'entraînement terminé, le bataillon fut envoyé en Biélorussie, d'abord dans la région de Postavy, ensuite dans celle de Kopyl, où son rôle était de protéger les voies ferrées et les installations militaires....Le front s'étant rapproché et la Biélorussie étant devenue zone des troupes de combat, les bataillons de protection y devenaient inutiles. Les Allemands décidèrent de les retirer en Prusse orientale.… »

Le texte de Wolodymir Kosyk tend plus de l'hagiographie que de la réalité historique. De braves ukrainiens de Galicie, qui n'avaient gardé que des camps et des voies ferrées s'étaient retrouvés malgré-eux dans les SS et emmenés de force en France (le lecteur découvrira plus loin, ce qui se cache derrière ce vocable).

Regardons en détail ces extraits et confrontons-les à la réalité historique.

« En effet leur bataillon, formé en juillet 1942 à Kremianets, en Ukraine, était à l'origine un simple bataillon de garde (Wach-Bataillon), composé de gardiens armés ».

L'auteur oublie de nous parler de l'Histoire de Kremenets entre 1941 et 1942. Le 22 juillet 1941, les allemands envahissent la ville, début juillet les ukrainiens provoquent un pogrom, 800 juifs sont tués. Fin janvier 1942 un ghetto est créé, puis liquidé en août de la même année. Sur les 15.000 juifs de Kremenets seulement 14 survécurent à la guerre.

Ce que l'auteur appelle avec pudeur le Bataillon 102 est en réalité le Schutzmannschaften-batallione 102 ou en abrégé le Schuma-battaillon 102. La Schuma est une organisation de supplétifs au service des nazis créée le 1er Juillet 1942 par le Reich-führer SS Heinrich Himmler, pour l'épuration ethnique et la lutte contre les partisans.

En conclusion, la « garde » évoquée par W. Kosyr est celle du Ghetto de Kremenets et la première action de nos « héros » de la résistance française fut leur complicité dans l'assassinat de 15.000 juifs ukrainiens.

Continuons l'exégèse de « saint » Kosyr. En octobre 1942, le bataillon fut envoyé en Biélorussie pour protéger des camps et voies ferrées, amen !

« Ce bataillon reçut le numéro d'ordre 102. En octobre 1942, une fois l'entraînement terminé, le bataillon fut envoyé en Biélorussie, d'abord dans la région de Postavy, ensuite dans celle de Kopyl, où son rôle était de protéger les voies ferrées et les installations militaires.... »

Selon toujours « saint Kosyr » le bataillon fut envoyé à Postavy et Koryl. C'est deux villes sont tristement célèbres pour leur ghetto, on voit tout de suite mieux ce que l'auteur appelle un « camp ».
 

Maintenant que nous avons vu ce qui se cache derrière les vocables de « garde » et de « camp », regardons ce qui se cache derrière celui de « protéger les voies ferrées ».

En juin 1943, Le Schuma-bataillon 102, comme le 118 participa à l'opération Cottbus durant laquelle 20.000 civils innocents sont assassinés. Ces crimes ont été qualifiés de génocidaires le 20 Décembre 1945 lors du procès de Nuremberg. (lien vers le rôle des Schuma en général et lors de l'opération Cottbus – extrait du procès de Nuremberg).



 

Victimes Biélorusses des Schuma-bataillon 102 et 118 – Biélorussie 1943 (source photo).
 

La réalité historique apparaît bien plus cruelle que la simple surveillance de voies ferrées. Durant leur séjour en Biélorussie, les schuma ukrainiens se sont livrés de manière continue à des crimes de guerre, à des crimes contre l'humanité suffisamment odieux pour être évoqués à plusieurs reprises lors du procès de Nuremberg.

C'est donc des centaines de crimes équivalants à Oradour-sur-Glane dont se sont rendus coupables les ukrainiens des BUK en Biélorussie.

Continuons notre relecture :

« Le front s'étant rapproché et la Biélorussie étant devenue zone des troupes de combat, les bataillons de protection y devenaient inutiles. Les Allemands décidèrent de les retirer en Prusse orientale. »

 

Schutzmannen ukrainiens en Biélorussie, été 1943, source Bundesarchiv.

La réalité est tout autre. Ayant massacré des civils soviétiques et des partisans durant l'année 1943 et 1944, ce n'est par leur rôle de protection et nous avons vu plus haut le sens de protection en ukrainien moderne, mais une condamnation à mort certaine par les soviétiques qui obligeât les membres de la Schuma à se réfugier en Allemagne.

 

C'est fort de cette expérience malheureusement grandement réussie contre les partisans et surtout la population civile biélorusse que les Schuma-bataillons ukrainiens regroupés au sein de la 30éme division SS Ruthénie sont envoyés lutter contre la résistance française en août 1944.

A partir de là, aux motivations près, l'hagiographie de W. Kosyr rejoint l'histoire. En août 1944, les ukrainiens ayant conscience que les allemands ont perdu la guerre et que les soviétiques réclameront leurs têtes, se lancent dans une trahison supplémentaire. Arguant du fait qu'ils sont soviétiques donc alliés à la France, ils prennent contact avec les FFI locaux (dont mon grand-père, domicilié à Nods, responsable du ravitaillement des FFI du Valdahon, médaillé de la Résistance). A l'époque les crimes commis en Ukraine et en Biélorussie sont totalement inconnus en France et encore plus dans le Doubs.

 

Les hommes des Bataillons Ukrainiens (BUK) participèrent à la libération de Pontarlier, Confracourt et de Belfort. Les survivants du 1er BUK « Taras Shevchenko » sont intégrés en Octobre à la 13éme Demi-Brigade de la Légion Étrangère. Les hommes du 2éme BUK« Ivan Bohon » quant à eux sont dirigés sur Marseille fin septembre 1944. Sur les 446 hommes restants, 116 décidèrent de rentrer en Ukraine, où ils furent condamnés à 25 ans de camps.

Les travaux historiques menés sur l'histoire des BUK sont totalement partiaux. Ceci pour deux raisons : la première, durant le procès de Nuremberg ; l'URSS ne voulant pas se retrouver sur le banc des accusés par le biais de l'Ukraine et des pays Baltes n'incrimine que la seule Allemagne des massacres commis en Biélorussie. La seconde, depuis la fin de l'URSS seuls les travaux de falsification de l'histoire des révisionnistes ukrainiens sont diffusés en France.

Les quelques mois « glorieux » de combats des BUK en France ne sauraient faire oublier les crimes, l'action génocidaire et la participation à la Shoah perpétrés par ces derniers durant des années.

La mort de dizaines de milliers de juifs ukrainiens, de partisans et de civils innocents Biélorusses ne serait être tue. Le taire est un crime. L'entrée en résistance fin 1943 de Maurice Papon, n'a jamais effacé ses forfaits. Le temps n'effacera pas ceux des volontaires des BUK.

 

Je dédie mon article à la mémoire des dizaines de milliers de victimes civiles biélorusses et ukrainiennes ainsi qu'aux partisans biélorusses victimes des basses œuvres des nationalistes ukrainiens.


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35 réactions à cet article    


  • bob14 21 avril 11:24

    la réhabilitation des SS ukrainiens....bof vous avez bien fait la même chose avec les « SS » Français à la fin de la guerre...


    • Laurent Courtois Laurent Courtois 21 avril 11:46

      @bob14

      C’est une blague ? Les SS français fais prisonniers en 1944 et 1945 ont été fusilliés sur place (Bad Reichenhall) et ceux qui y ont échappés, ont été jugés, par exemple au procés de Bordeaux en 1953 (SS français ayant participés à Oradour sur Glane).

      Les peines les plus faibles ont été la destitution de la nationalité française et la privation des droits civiques.

      Je vous rappelle que les terroristes français d’Alquaïda et autres mouvements djihadistes ont toujours leur passeport français et leur carte d’électeur....


    • bob14 21 avril 12:21

      @Laurent Courtois....La 33. Waffen-Grenadier-Division der SS Charlemagne (französische Nr. 1) —  était l’une des divisions d’infanterie de la Waffen-SS de la Seconde Guerre mondiale. Elle était constituée majoritairement de Français engagés volontaires....des enfants de cœur !


    • bob14 21 avril 12:25

      @bob14.....D ans les ruines de Berlin, 250 Français forment le dernier carré du régime nazi. 250 soldats de la division Charlemagne, commandés par le Hauptsturmführer Henri Fenet, qui ont réussi à pénétrer dans la capitale assiégée le 25 avril 1945. Leur mission est aussi folle que leur engagement dans la SS : ils doivent défendre la chancellerie et le bunker du Führer jusqu’au bout. Sept jours et sept nuits durant, ils vont livrer l’un des combats de rue les plus acharnés de l’Histoire. Quels sont les Français qui ont ainsi endossé la vareuse de l’ennemi ? Il y a des anciens de la Légion étrangère, des militaires de la réserve ou de l’armée d’armistice, des baroudeurs, tous unis par une seule idée : combattre le communisme, responsable des maux de la France. Et tant pis si, pour être efficace, il faut porter l’uniforme allemand. Vingt mille Français ont fait partie de la Légion des volontaires français (LVF), puis de la Sturmbrigade Frankreich et de la Division Charlemagne. Créées à partir de 1941 par le parti collaborationniste sur le modèle des autres troupes volontaires levées dans les différents pays européens (à Berlin, les SS français seront appuyés par la division SS Nordland, composée de volontaires danois, norvégiens, suédois, suisses et même britanniques), ces troupes ont reçu l’onction du maréchal Pétain. Pour lui, la Légion antibolchevique détient « une part de notre honneur militaire. »


    • bob14 21 avril 12:26

      @bob14......Ces soldats perdus n’ont connu pourtant que des défaites. Traités comme des supplétifs par les Allemands, ils ont été envoyés au massacre en Galicie et en Poméranie, où on les a lâchés avec des armes légères contre des divisions mécanisées russes. A Berlin, dans une bataille dont la violence extrême est l’exutoire de toute une guerre, ils s’engagent dans leur dernier baroud. A coups de Panzerfaust (bazooka), ils détruisent plus de 50 chars T34 russes. Mais les effectifs fondent sous l’orage d’acier qui s’abat sur la ville. Quand Adolf Hitler se suicide, le 30 avril, les SS français se battent toujours autour de son bunker. Dans une cérémonie funèbre, on distribue à la lumière des bougies les dernières croix de fer. Le 2 mai, les combats s’arrêtent et ceux qui ne sont pas parvenus à s’enfuir sont faits prisonniers. Certains survivront à l’enfer de Berlin. Comme leur chef, le Hauptsturmführer Henri Fenet. L’ancien milicien est mort le 14 septembre 2002 ....L’extrême droite à été formé par d’anciens « SS »..ça aussi c’est une réalité...bien française !


    • bob14 21 avril 12:29

      @bob14......

      Les anciens SS ont reconstruit l’extrême droite française après 1945

      Nicolas Lebourg — 8 mai 2014 à 14h40 — mis à jour le 8 mai 2014 à 21h01

      L’idéologie des combattants volontaires des légions nazies contre le « judéo-bolchevisme » a alimenté les idées de l’extrême droite radicale d’après-guerre et lui a donné la capacité de se réorganiser.

    • Laurent Courtois Laurent Courtois 21 avril 12:56

      @bob14

      Vous citez Henri Fenet : 

      « Il a été arrêté à Valenciennes, dénoncé par son tatouage sur le bras qu’il avait, en tant qu’ancien enrôlé de la S.S. ; son arrestation a lieu en septembre 1945.

      Il passe ensuite en jugement devant la juridiction compétente et il est alors condamné à vingt ans de travaux forcés pour trahison et intelligence avec l’ennemi. ».

      De plus je tiens a préciser que les combattants français du 57 waffen SS grenadier Regiment m’ont pas commis de crimes de guerre ni participé aux Crimes contre l’humanité en Allemagne de 1944 à 1945.

      Donc à la différence des SS ukrainiens des BUK qui eux ont commis des actes génocidaires dès 1941 (assassinats des juifs des ghettos de Jytomyr- Koresten- Kremenets sous les ordres de Paul Blobel condamné à mort en 1948 à Nuremberg), quasiment aucun SS français n’est passé à travers les mailles de la jusitice française.

      ....


    • JP94 21 avril 23:28

      @Laurent Courtois
      Merci pour toutes ces précisions, et aussi la précision de vos réponses, car les falsificateurs sont bien là, et pas qu’en Ukraine.


      Je pense que vous êtes au courant du scandaleux colloque qui s’était tenu fin 2017 à l’INLCO. On n’a plus entendu les historiens français qui ont cru bons d’y assister pour « débattre » avec des pro-bandéristes, qui les ont piégés et se sont servis de leur présence pour cautionner leur séance d’apologie du bandérisme.
      La thèse centrale de ce colloque était, il faut vraiment un effort surhumain pour y croire : « entre les Juifs et les Bandéristes , c’est un quiproquo, ils ont été tous deux également victimes du Pouvoir soviétique ». les bandéristes criminels contre l’Humanité ,coupables des pires crimes ( et en Ukraine et en Russie on ne l’a pas oublié), jouent les victimes au même titre que ceux qu’ills ont massacrés ( ils n’ont pas seulement massacré des Juifs, d’ailleurs).

      Il y a l’histoire du couple bandériste Teliga à qui le pouvoir néo-bandériste a osé fait un monument à côté des fosses...

      Or aujourd’hui, ils détruisent les archives, très pratique pour effacer leurs crimes et en inventer d’autres... Un certain nombre d’archives ont le double en Russie mais pas toutes...

      Si vous voulez j’ai l’e-mail du doyen des archivistes de Donetsk ..mais vous devez l’avoir ...( une amie archiviste ici me l’a communiqué pour des affaires telles que celles que vous évoquez).

      Reste encore la « mémoire » bandériste honorée au Musée de Caen !! ils écrivent même à l’Elysée pour dénoncer les historiens qui ne réécrivent pas l’Histoire comme ils le voudraient ...

      Et ils tuent sans état d’âme...

      J’ai un ami qui devait retourner dans ce foyer du bandérisme, sa région d’origine. Il était venu à l’ARAC ( je pense que vos recherches intéresseront l’ARAC, qui est très préoccupée par la situation en Ukraine). Cet ami devait revenir en janvier .. plus aucunes nouvelles. Il a peut-être été tué ...

    • bob14 22 avril 07:25

      @bob14......

      Il en est, enfin, qui profitèrent d’une étonnante mansuétude : après des tracas judiciaires somme toute minimes au regard de leurs crimes, ceux-là purent vivre libres. Dans cette dernière catégorie, on retrouve ainsi Carl Oberg, général en chef de la SS en France, et Helmut Knochen, colonel, chef du Service central de sécurité dans l’Hexagone, tous deux responsables de la déportation puis de l’assassinat de centaines de milliers de juifs et de résistants.

      Le sort d’Oberg et celui de Knochen étaient liés : en février 1954, alors que la France s’enfonce dans la guerre d’Algérie, les deux officiers comparaissent en même temps devant le tribunal militaire de Paris. Condamnés à mort, ils bénéficient de la grâce du président Vincent Auriol. Son successeur, René Coty, commue la peine de Knochen en vingt ans d’incarcération, tandis que celle d’Oberg demeure la prison à vie. Mais, le 20 novembre 1962, Charles de Gaulle ordonne leur libération. Si Oberg ne fera pas de vieux os – il est décédé en 1965 –, Knochen, lui, mourra dans son lit en 2003, à l’âge de 93 ans, après une prospère reconversion.... smiley


    • Laurent Courtois Laurent Courtois 22 avril 08:01

      @bob14

      Je ne dis pas le contraire, mais là les remontrances, il faut les faire à l’Allemagne et pas à la France.

      Vous auriez même pu préciser que tous les SS français survivants touchent une retraite d’ancien combattant allemand. C’est à dire une rétribution.
      Cela implique aussi que des SS allemands touchent une retribution, ou en ont touché une pour leurs crimes de guerre ou contre l’humanité.

      Donc merci de vous tourner vers Berlin pour les récriminations. 


    • Laurent Courtois Laurent Courtois 22 avril 09:26

      @JP94

      Bien avant le colloque de l’INALCO (1917 : l’émergence de l’Ukraine), j’avais connaissance du projet ukrainien de se laver les mains du sang des juifs.

      J’avais commencé à écrire un article sur ce sujet en février 2017 qui est resté au stade de brouillon.

      Je vous en livre le début :

      « Si vous lisez, l’hommage rendu par Galia Ackermann à Nathalie Pasternak, vous tomberez sur ce passage qui ne manquera pas de vous surprendre :

      Donc je ne suis pas du tout surpris quand vous évoquez la thèse du quiproquo.

      « Reste encore la « mémoire » bandériste honorée au Musée de Caen !! ».

       Pourriez-vous m’en dire plus...

      La France est décidément un pays surprenant.

      D’un côté on va interdire le révisionnisme à la sauce Raynouard et de l’autre on va dérouler le tapis rouge au révisionnisme ukrainien, on va faire Volomyr Kosyr Chevalier des Palmes Académiques et révoquer Vincent Reynouard de l’éducation nationale.

      Pourtant même si je ne partage pas les conclusions de Vincent Raynouard, je suis obligé de reconnaître que beaucoup de ses arguments sont fondés, puisque reposant sur les faiblesses historiques et sur l’absence de possibilité de débat sur l’Holocauste imposé par la loi française.

      J’avais écris un article sur le sujet pour démontrer qu’il avait tort et que toutes ses preuves ne démontraient pas la fausseté de l’extermination des juifs, mais seulement le fait que Auschwitz camp de travail est le cénotaphe mémoriel de Birkenau camp d’extermination voisin disparu.
      J’expliquai comment peu à peu le mot Auschwitz avait supplanté celui de Birkenau, transférant le rôle génocidaire du second au premier et que c’était de ce transfert mémoriel que se nourrissait les travaux révisionnistes de Vincent Reynouard. Tout comme il se nourrit du manque de rigueur scientifique des travaux de Patrick Desbois sur la Shoah par balles en Ukraine.

      Mais voilà, cela je ne peux pas le publier sous peine de tomber sous le joug de la loi Gayssot....

      Au lieu de permettre le débat qui aurait pu rendre encore plus solide les bases historiques des génocides de la secondaire guerre mondials, le léégislateur français à préféré la censure pénale et ainsi faire naître des fantasmes de complots juifs.

      De la même façon le révisionnisme ukrainien c’est nourri de la guerre froide et de la difficulté à acceder aux archives russes et aux archives allemandes détenues par les russes.


    • bob14 22 avril 10:39

      @Laurent Courtois.....Il est question de la France (De Gaulle)...pas de l’Allemagne...vous éludez la question comme d’hab... !


    • Laurent Courtois Laurent Courtois 22 avril 11:19

      @bob14

      Si vos propos sont de condamner l’aspect magnanime du Général de Gaulle, je vous laisse à ces jugements de valeur.

      Le Général avait pris le parti de la réconciliation nationale dès 1944.

      Je ne sais pas s’il l’a fait de lui même, ou s’il l’a fait car on lui avait reproché durant toute la guerre d’avoir divisé les français.

      Il est même intervenu en faveur d’Edouard Leclerc dans les années 60, alors que ce dernier n’avait échappé aux poursuites (donc à la peine de mort) en 1944 que grâce à un certificat d’irresponsabilité dressé par un médecin complaisant et ami de la famille.
      De mémoire quand on avait fait part des casseroles d’ Ed Leclerc au Général, il avait demandé s’il faisait bien son métier d’épicier. On lui avait répondu oui. Le Général avait conclu par : « c’est l’essentiel ».

      Donc même si de Gaulle a gracié des criminels, cela ne jusitifie pas de falsifier l’histoire et de taire les crimes de guerre et la complicité à un génocide de ces soit-disant héroS ukrainienS.


    • bob14 22 avril 12:54

      @Laurent Courtois....falsifier l’histoire ?....relisez vos commentaires...je prouve que des SS ont été gracié par la justice française..le contraire de vos dire !


    • bob14 22 avril 13:01

      @bob14.....(les combattants français du 57 waffen SS grenadier Regiment m’ont pas commis de crimes de guerre).. ?..vous délirez mon bon..vos propos sont du FN grand teint...ces criminels ont assassiner en France pendant la guerre 39/45..mais pour vous de braves gens sans tâche..A vous lire...je gerbe !


    • bob14 22 avril 13:04

      @bob14....Bien que le contrôle opérationnel des unités Waffen-SS sur la ligne de front a été donné au haut commandement de l’armée de terre (allemand : Oberkommando der Wehrmacht), à tous autres égards, ils sont restés sous les auspices du Reichsführer-SS de Heinrich Himmler , et derrière les lignes, ces unités étaient un instrument de répression politique. Il a été d’ Adolf Hitlersera que la Waffen-SS ne soit jamais intégré à l’armée, théoriquement confirmant une situation autarcique.... wikipedia


    • Laurent Courtois Laurent Courtois 22 avril 13:04

      @bob14

      Je ne parle pas de vous mais des ukrainiens !

      Etes-vous ukrainien ? Vous appellez-vous Nicolas Mazuryk ?


    • Laurent Courtois Laurent Courtois 22 avril 13:13

       @bob14

      Les combattants du waffen SS grenadier Regiment 57 n’ont jamais été déployés sur le sol français. Alors comment voulez vous qu’ils aient commis des crimes de guerre !

      Les SS français qui ont commis des crimes sur le sol français étaient dans le régiment « Der fuhrer » de la division « Das Reich ».

      Alorsdavant de me dire que mes propos sont du pur FN commencez par apprendre l’histoire, car les votre sont comme d’habitude du pur trollage de base.


    • foufouille foufouille 21 avril 12:13

      le pays a bien été envahi par les nazis ?


      • Laurent Courtois Laurent Courtois 21 avril 12:40

        @foufouille

        Quel pays ? L’ Ukraine ? La Biélorussie ? La Russie ? La France ?


      • foufouille foufouille 21 avril 14:05

        @Laurent Courtois
        d’après le titre l’ukraine. ils ont eu 8 millions de morts mais c’est certainement pas assez.


      • Laurent Courtois Laurent Courtois 21 avril 14:16

        @foufouille

        Expliquez mieux votre point de vue SVP, j’ai du mal à vous suivre.

        Je pense que vous voulez dire que 8 millions d’ukrainiens sont morts durant la seconde guerre mondiale et que cela les innocente de tout crime.

        Ai-je bien compris vos propos ? 

        Si oui, je répondrais que les 8 millions de morts allemands doivent-ils aussi les innocenter de tout ?


      • Dom66 Dom66 21 avril 14:17

        Bravo et merci pour cet article. Vous avez donné un éclairage qui manque à nos médias.

        Ce qui manque à mon point de vue (vu) c’est les relations Fabius Hllandouille, BHL, Marcon avec ces Nazis !!


        J’apporte quelques infos de mon coté, avec quelques vidéos pour le Fun...


        Aujourd’hui, ces ex-nazis, dont ceux de la SS ukrainienne, sont considérés comme des héros de la « résistance nationale », avec l’aval des nouvelles autorités politiques locales, soutenues par l’Union européenne et les Etats-Unis. Viktor Iouchtchenko, le leader de ladite « Révolution orange », est directement impliqué dans ce révisionnisme historique. Comme le démontre Ilya Peroun, spécialiste de RésistanceS.be pour la Russie et l’ex-URSS. http://www.resistances.be/ukraine.html


        Ukraine  : on a oublié de vous montrer... 2] Le choc des photos – Les néo-nazis de Maïdan Laurent Fabius soutient les Nazis en Ukraine ! Olivier Berruyer sur les integristes Européens

        https://www.youtube.com/watch?v=jNH_uXXr0gk


        https://www.youtube.com/watch?v=dtOmdA5SCiU



        9 mai 2016. Sous la nouvelle loi de Porochenko contre les symboles soviétiques et le ruban de Saint-Georges, de nombreux vétérans et personnes se sont rassemblés pour célébrer la victoire sur l’Allemagne nazie dans toute l’Ukraine pour déposer des fleurs sur les monuments commémoratifs. Des affrontements ont éclaté entre des nationalistes dans presque toutes les villes, certains en étant simplement repoussés, à de grands affrontements tels que la projection de peinture sur les vétérans et un tir de flic par Azov Civil Corps et Right Sector. Cette vidéo est la compilation et la traduction de ce qui s’est passé dans la moitié des villes.


        https://www.youtube.com/watch?v=4jrrknWZXQA


        https://www.youtube.com/watch?v=55LoMZeJlSQ



        • Laurent Courtois Laurent Courtois 21 avril 14:49

          @Dom66

          Ne vous inquiétez pas trop, je travaille en ce moment dans les archives d’état de Moscou, pour un petit article sur le mythomane BHL, question de briser un ou deux mythes sur son histoire familiale...


        • Dom66 Dom66 21 avril 15:13

          @Laurent Courtois
          Merci d’avance et bon courage
           smiley


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 avril 19:53

          @Laurent Courtois
          Merci pour votre article ! Les pays européens, et la France en particulier, refusent aux Nations Unies  de condamner l’apologie du nazisme.
          Les relectures de l’ histoire ne m’étonnent guère...


          " 2014 :Une résolution condamnant l’apologie du nazisme et « les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie », présentée par trente États dont le Brésil, l’Inde et la Russie, a été adoptée en commission préparatoire de l’Assemblée générale des Nations Unies par 115 votes favorables. 

55 pays ont cru bon de s’abstenir, parmi lesquels tous les pays de l’Union européenne, dont la France, et trois pays ont osé voté contre : les États-Unis, le Canada et l’Ukraine.

          Depuis 2012, c’est la troisième fois que la France refuse de condamner des actes qui, s’ils étaient commis en France, susciteraient non seulement l’indignation générale, mais encore tomberaient sous le coup de la loi. (...)


        • JP94 21 avril 23:39

          @Laurent Courtois
          Vous connaissez Annie Lacroix Riz, j’imagine.

          Si vous travaillez sur les archives russes, vous parlez le russe. Je pense qu’elle serait très intéressée par vos recherches...
          On a beaucoup évoqué l’Ukraine avec elle.
          Elle est intervenue.

          On devait faire aussi une rencontre-conférence ici ( dans le 94) sur cette question. Seulement on attendait le retour de Mikhail ...qui devait intervenir de façon décisive...
          Il avait un ami commun et communiste avec le président de l’ARAC, un Ukrainien qui avait fui in extremis l’Ukraine , prévenu que des Bandéristes venaient l’assassiner... Il a fui à pied vers la Pologne. Puis est allé jusqu’en Espagne ... et enfin est revenu en France où il a joué un grand rôle dans la Résistance de notre pays ( et pas celui des Bandéristes qui ont agi en vlassovistes, en un sens). Il est ensuite retourné en Ukraine et a gardé des contacts avec ses camarades français.de l’ARAC notamment. Un sacré type, ll parlait 11 langues ! ...Il est mort il y a quelques années.
          Si ça vous intéresse, l’ARAC pourrait publier un article de vous dans sa revue. Votre analyse et vos travaux les intéressera vivement.
          Bien cordialement/

        • Laurent Courtois Laurent Courtois 22 avril 08:28

          @JP94

          Bien sûr que je connais Anne Lacroix-Riz, pour ses travaux sur Holodomor, là aussi grande manipulation de l’histoire ukrainienne.

          Il serait peut-être utile que Madame Lacroix Riz organise un colloque sur toutes les manipulations ukrainiennes de l’histoire

          Pour les archives sur lesquelle je travaille actuellement, pas besoin de parler russe, puisqu’il s’agit du fond Marty donc les langues de Molière et Cervantes sont suffisantes.

          Je veux bien faire un article plus détaillé est illustré pour l’ ARAC, ce sera l’occasion de faire mieux que le présent article que j’ai fait dans l’urgence.

          Ce serait aussi une bonne chose que l’ARAC et d’autres personnes contactent la Fondation de la France Libre pour les éclairer :

          mail  : contact@france-libre.net

          Téléphone : 01 53 62 81 82

          Car ,j’ai bien peur que s’ils googolisent mon nom, ils ne tombent irrémédiablement sur toutes les diffamations (par exemple : Laurent COURTOIS = néo-nazi) à mon sujet donc Bernard Grua a pris plaisir à saturer google.

          Comme quoi ce dernier aura été un idiot utile toute sa vie, lui qui déteste Nicolas Mazuryk, il aura été dans cette histoire de conférence sont plus fidèle défenseur...

          Si vous voulez me joindre, je suis ici


        • euheuh 21 avril 17:03

          merci enfin un msg clair consistant et ds le sens d’une humanité que l on refuse d avorter


          • lstrv 22 avril 08:30

            L’auteur ! 


            Quel plaisir que vous soyez resté^^

            Je vous décoffrerai une ligne des carnets de famille pour parler un peu d’honnêtes soldats du 3 éme reich, entre autre ukrainiens. Mon grand père raconte, qu’il étais italien et officier sur le front russe. Les ordres italien étais d’assister les allemands sans trop payer pour ca.

            Les italiens étais nationalistes, fascistes, mais pas vraiment racistes, l’unité du vieux a laissé des prisonniers russes mourir de froid, a exécuté sommairement des partisans, mais n’a pas participé a l’épuration ethnique. Les Italiens étais plus respectable que les allemands avec les civils, ils promettais de rembourser les réquisitions, s’abstenais de taper dans le bois de chauffage...

            Mon vieux abusais de sa liberté d’action autant que possible pour regrouper des auxiliaires, des gendarmes, des uniformes laissés pour compte par les états détruits, des bout d’unités en déroute, notamment des ukrainiens. La mission de soutien des allemand sur le front russe fut surtout une mission de conservation des territoire conquis, de soutien des gendarmes contre les partisans.

            En dépit du fait qu’ils étais séparés des russes par les allemands, ils les ont quant même croisé en 2 ans sur place, et un italien sur trois en est mort. Mais quant les ordres italiens furent de se replier en Autriche et les ordres allemand de défendre les conquêtes, le vieux, les italiens, les ukrainiens, les serbes, les grecs, et quelques autres ont déserté tous ensemble.

            En volant de l’essence au allemands en déroute, ils sont allé jusqu’en Ukraine, déposer les ukrainiens chez eux et les mettre aux ordres d’officiers soviétiques « alliés de circonstances ». Ils se sont retrouvé rangé coté bolchévique, mais ils sont rentrés chez eux, et n’ont pas été purgés d’avoir combattu pour l’Allemagne. 

            Je vais vous garder le destin d’une poignée de grec, d’une poignée de serbe, et d’une troupe d’italiens pour une autre fois. Sachez juste que le vieux pensais avoir affaire a « une armée de nègres ivre de sang commandé par des juifs d’Amérique venus venger l’holocauste » en allant se rendre en Italie.

            Sachez aussi le vieux est Juste parmi les nations et Croix de guerre nazie, et que les moins de cents ukrainiens qui on combattu sous ses ordres pour le 3 éme Reich on respecté les lois de la guerre, et même fait preuve d’exemplarité.

            Pour les autres, je sais pas.

            ++

            • arioul arioul 22 avril 09:15

              Pourquoi remuer la merde , de ce qui s’est passé il y a plus de 70 ans , tous les protagonistes de la 2eme guerre mondiale sont morts. Dans 100 ans encore on reprochera , aux gens qui vivent aujourd’hui des crimes qu’ils n’ont pas pu commettre ,car pas nait à cette époque. Mais cela arrange bien des gens qui hier victimes , aujourd’hui sont les bourreaux d’un autre peuple. Parlez nous un peu du peuple Palestiniens.


              • Laurent Courtois Laurent Courtois 22 avril 09:53

                @arioul

                Durant toute la rédaction de cet article, je me suis dit que dans les commentaires qu’on allait m’opposer les juifs de l’Holocauste au juifs d’Israël.

                Je suis d’accord sur le fait qu’il ne faut pas incriminer les ukrainiens de 2018 pour les crimes des ukrainiens de la seconde guerre mondiale. Ce n’est pas le propos de mon article. J"incrimine des ukrainiens de la période 1941 - 1945 pour des crimes commis durant la même période.

                Donc s’il vous plaît ne rendez pas coupable des juifs morts avant 1945 du drame palestinien.

                Aucun juif mort durant l’Holocauste n’habite dans une colonie en Palestine. Ce n’est pas parce que certains justifent l’installation de nouvelles colonies Israeliennes en Palestine par la Shoah, que les victimes du génocide juif de la seconde guerre mondiale sont responsable du malheur des palestiniens.

                S’il vous plaît ne rendez pas un débat déjà épineux plus difficile par des amalgames qui n’ont pas raison d’être.

                Je vous fait remarquer aussi qu’en Biélorussie, les victimes non juives sont les plus nombreuses, donc si votre soutien à la Palestine vous rend la lecture de mon article insupportable, pensez aux dizaines de milliers de civils orthodoxes tués sous prétexte de lutte contre les partisans.


              • robert 22 avril 19:28

                @arioul
                si tu ne connais pas le passé ( très proche....) tu te condamnes à le revivre


              • arioul arioul 23 avril 13:31

                @Laurent Courtois
                J’ai regardé hier une rétrospective sur la 2 eme guerre mondiale , une ignoble boucherie ou les américains , les anglais , les russes les japonais et les allemands rivalisaient dans l’horreur. Tous les combattants , ne sont que les victimes des chefs de guerre au pouvoir. Vous connaissez la désertion ??? Celui qui ne se plie pas aux ordres de l’endroit ou il se trouve fini contre un mur avec 12 balles. Laissons toutes les victimes et peu importe leurs camps reposer en paix.


              • zygzornifle zygzornifle 22 avril 12:55

                On fait fabriquer en vitesse de nouvelles légion d’honneur ....

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