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Accueil du site > Actualités > Politique > 25 vérités de Robert Kennedy Jr. sur les négociations secrètes entre Fidel (...)

25 vérités de Robert Kennedy Jr. sur les négociations secrètes entre Fidel Castro et le Président Kennedy

Al Mayadeen

http://espanol.almayadeen.net/Study/S4pP,tgGR0mkzKSqAJlLBA/25-verdades-de-robert-kennedy-jr—sobre-las-negociaciones-se

 

 Il y a plus d’un demi-siècle, Fidel Castro et John F. Kennedy ont mené des négociations secrètes en vue de normaliser les relations. Robert Kennedy Jr., neveu du Président assassiné, raconte cette histoire et salue la politique de rapprochement d’Obama, qui a fait du « rêve » de son oncle une « réalité[1] ».

 

[1] Robert Kennedy Jr., « JFK’s Secret Negociations with Fidel », IPS, janvier 2015. http://www.ipsnews.net/2015/01/opinion-jfks-secret-negotiations-with-fidel/ (site consulté le 21 avril 2015) ; Robert Kennedy Jr., « Sabotaging U.S.-Cuba Détente in the Kennedy Era », IPS, 6 janvier 2015. http://www.ipsnews.net/2015/01/opinion-sabotaging-u-s-cuba-detente-in-the-kennedy-era/ (site consulté le 21 avril 2015).

 

 

  1. Après la crise des missiles d’octobre 1962, qui a failli déboucher sur un cataclysme nucléaire, et la résolution du conflit avec le retrait des missiles soviétiques de Cuba et des missiles étasuniens de Turquie, le Président John F. Kennedy a décidé d’entreprendre un processus de normalisation des relations avec Cuba.

 

  1. Lors de son voyage en Union Soviétique en 1962, Fidel Castro s’est longuement entretenu avec Nikita Khrouchtchev au sujet de Kennedy. Selon le neveu de l’ancien président, « Castro est rentré à Cuba déterminé à trouver une voie vers le rapprochement » avec les Etats-Unis.

 

  1. En 1962, Kennedy a missionné James Donovan, avocat new-yorkais, et John Dolan, conseiller du ministre de la Justice Robert Kennedy, afin de négocier la libération des 1 500 envahisseurs de la Baie des Cochons. Lors de sa rencontre avec les émissaires de Washington, Fidel Castro a fait part de sa disposition à normaliser les relations avec les Etats-Unis et à entretenir des liens basés sur l’égalité souveraine, la réciprocité et la non-ingérence dans les affaires internes. « Mon père Robert et JFK étaient extrêmement curieux au sujet de Castro et ont demandé à Donovan et Dolan des descriptions détaillées, hautement personnelles, du leader cubain. La presse étasunienne avait caricaturé à plusieurs reprises Fidel en tant qu’alcoolique, obscène, erratique, violent et indiscipliné. Cependant, Nolan leur a dit la chose suivante : ‘Notre impression diverge de l’image généralement transmise. Castra n’a jamais été irritable, ivre ou sale’. Lui et Donovan ont décrit le leader Cubain comme étant une personne équilibrée, drôle, curieuse, bien informée, très soignée, et un débatteur éloquent ».

 

  1. Les deux visiteurs ont également été impressionnés par le soutien populaire dont bénéficiait le gouvernement révolutionnaire : « Ils ont confirmé les rapports internes de la CIA au sujet de l’irrésistible popularité de Castro auprès du peuple cubain suite à leurs nombreux déplacements avec Castro [à travers le pays] et après avoir été témoins des ovations spontanées qu’il a reçues lorsqu’il entrait dans les stades de base-ball ».

 

  1. John F. Kennedy était conscient des aspirations des Cubains à l’indépendance et à la dignité et « avait compris la source du ressentiment répandu contre les Etats-Unis ».

 

  1. Lors de sa rencontre avec la journaliste étasunienne Lisa Howard, Fidel Castro a fait part de son « souhait » d’arriver à une entente cordiale avec les Etats-Unis.

 

  1. De son côté, « JFK a commencé à songer de manière sérieuse à la reprise des relations avec Castro. Cette initiative l’a amené à naviguer en eaux troubles. La simple mention de détente avec Fidel faisait l’effet d’une bombe politique alors qu’approchaient les élections présidentielles de 1964 ».

 

  1. En septembre 1963, Kennedy a chargé William Attwood, ancien journaliste et diplomate étasunien auprès des Nations unies, « d’ouvrir des négociations secrètes avec Castro ».

 

  1. Le même mois, le Président Kennedy a mis en place « un autre canal secret de communication avec Castro à travers le journaliste français Jean Daniel ». Avant de se rendre à Cuba pour interviewer le Premier Ministre cubain, Daniel s’est réuni avec JFK à la Maison-Blanche, lequel l’a chargé de transmettre un message à Castro.

 

  1. « Je pense que Kennedy est sincère. Je pense aussi que cette expression de sincérité pourrait avoir aujourd’hui une signification politique », aurait répondu Fidel Castro à Jean Daniel. « Il a encore la possibilité de devenir, aux yeux de l’histoire, le plus grand Président des Etats-Unis, le leader qui peut enfin comprendre qu’il peut y avoir une coexistence entre capitalistes et socialistes, y compris sur le continent américain. Il serait alors un Président encore plus grand que Lincoln ».

 

  1. Fidel Castro, en réponse aux reproches de Kennedy qui dénonçait l’alliance avec Moscou, a rappelé que l’hostilité des Etats-Unis avait débuté bien avant le rapprochement de Cuba avec l’Union soviétique, « bien avant qu’apparaisse le prétexte et l’alibi du communisme ».

 

  1. Néanmoins, la CIA était résolument opposée à tout changement de politique vis-à-vis de La Havane. « Pour la CIA, la détente était de la sédition perfide ». Adlai Stevenson, alors ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations unies, avait mis en garde le Président Kennedy : « Malheureusement, la CIA s’occupe toujours de Cuba ». Selon lui, l’agence « ne permettrait jamais une normalisation des relations ».

 

  1. « La CIA était au courant des contacts secrets de JFK avec Castro et s’est efforcée de saboter les efforts de paix ».

 

  1. Ainsi, en avril 1963, « des agents de la CIA ont secrètement aspergé de poison mortel une combinaison de plongée censée être offerte à Castro par James Donovan et John Dolan, les émissaires de JFK, espérant ainsi l’assassiner, accuser JFK du meurtre, et le discréditer totalement ainsi que ses efforts de paix ».

 

  1. Selon William Atwood, « l’attitude de la CIA consistait à envoyer au diable le Président qu’elle avait juré servir ».

 

  1. « De nombreux leaders de l’exil cubain ont exprimé leur dégoût vis-à-vis de la ‘trahison’ de la Maison-Blanche, en accusant JFK de chercher une ‘coexistence’ avec Fidel Castro […]. Un petit nombre de fanatiques assassins anticastristes ont dirigé leur haine vers JFK et il y a des preuves crédibles que ces hommes et leurs maîtres de la CIA pourraient être impliqués dans des complots pour l’assassiner ».

 

  1. Le 18 avril 1963, José Miró Cardona, ancien Premier Ministre du gouvernement révolutionnaire et alors leader du Conseil révolutionnaire cubain créé par la CIA, a accusé Kennedy de trahison et l’a averti des conséquences : « Il ne reste plus qu’un seul chemin à suivre et nous le suivrons : la violence ».

 

  1. « Santo Trafficante, le boss de la mafia et le tsar des casinos de La Havane qui avait étroitement collaboré avec la CIA dans divers complots pour assassiner Castro, a informé ses associés cubains que JFK était sur le point d’être liquidé ».

 

  1. Le jour de l’assassinat de John F. Kennedy, le 22 novembre 1963, Fidel Castro se trouvait avec Jean Daniel, l’émissaire secret du Président étasunien. En apprenant la nouvelle, le leader cubain s’est retourné vers le journaliste français : « Voilà, c’est la fin de votre mission de paix ».

 

  1. « Après la mort de JFK, Castro a demandé de manière persistante à Lisa Howard, Adlai Stevenson et William Attwood et d’autres de demander à Lyndon Johnson, successeur de Kennedy à la Maison-Blanche, de reprendre le dialogue. Johnson a ignoré les demandes et Castro a fini par abandonner ».

 

  1. Robert Kennedy, alors Ministre de la Justice, a également fait pression sur Johnson afin de poursuivre les conversations avec La Havane, sans succès.

 

  1. Le frère du président assassiné a également fustigé l’interdiction faite aux citoyens étasuniens de voyager à Cuba : « Les actuelles restrictions au voyage sont inconsistantes avec les libertés américaines traditionnelles ».

 

  1. Dean Rusk, alors secrétaire d’Etat, a pris la décision d’isoler Robert Kennedy, trop favorable à une entente avec Cuba.

 

  1. Selon William Attwood, « s’il n’y avait pas eu l’assassinat, nous aurions probablement ouvert des négociations et normalisé les relations avec Cuba ».

 

  1. Fidel Castro a rendu hommage à JFK : « Au moment où Kennedy a été assassiné, il était en train de modifier la politique vis-à-vis de Cuba. Dans une certaine mesure, nous étions honorés d’avoir un tel rival. C’était un homme formidable ».

 

 

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013 et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

 

 

[1] Robert Kennedy Jr., « JFK’s Secret Negociations with Fidel », IPS, janvier 2015. http://www.ipsnews.net/2015/01/opinion-jfks-secret-negotiations-with-fidel/ (site consulté le 21 avril 2015) ; Robert Kennedy Jr., « Sabotaging U.S.-Cuba Détente in the Kennedy Era », IPS, 6 janvier 2015. http://www.ipsnews.net/2015/01/opinion-sabotaging-u-s-cuba-detente-in-the-kennedy-era/ (site consulté le 21 avril 2015).


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19 réactions à cet article    


  • Le p’tit Charles 4 juillet 2015 09:20

    Le débarquement de la baie des Cochons est une tentative d’invasion militaire de Cuba par des exilés cubains soutenus par les États-Unis en avril 1961, l’opération est lancée au début du mandat de John F. Kennedy. Elle visait à faire débarquer à Cuba, le 17 avril 1961, environ 1 400 exilés cubains recrutés et entraînés aux États-Unis par la CIA.... ?


    • asterix asterix 4 juillet 2015 10:36

      @Le p’tit Charles
      Post scriptum : ce débarquement des exilés cubains à la baie des cochons ne fut pas le fait de Kennedy, que du contraire. Celui-ci avait été élu Président en novembre mais n’allait pendre ses fonctions qu’en février. L’appui important que prévoyaient les Américains fut le fait d’Eisenhower, Président précédent qui pensait ainsi mettre des bâtons dans les roues de son successeur. Lorsque Kennedy comprit que l’invasion de l’île allait coûter la vie à des milliers de GI« S, il refusa d’y procéder et n’apporta qu’une aide technique minimale sous forme d’espionnage aérien.
      L’opération fut malgré tout poursuivie par les Contras cubains seuls avec le résultat humain catastrophique que l’on connait. 
      Ce fut d’ailleurs la seule victoire du régime cubain. A 1.000 contre 1, me direz-vous. Tous les survivants qui n’eurent pas la » chance " de mourir au combat, furent enfermés nus dans des géoles où ils moururent les uns après les autres des traitements qui leur furent infligés.
      Dont acte.


    • Le p’tit Charles 4 juillet 2015 11:22

      @asterix...A ma connaissance il donna l’ordre final..même contrarié par ce coup du président précédent.. ?


    • asterix asterix 4 juillet 2015 12:07

      Mais non, mon pote ! Il a au contraire tout fait pour que cette invasion stupide et mal préparée n’ait pas lieu. En tant que nouveau Président, il n’avait pas les mains libres pour déjà faire obéir la CIA qui était - et reste ! un Etat dans l’Etat.
      Pourquoi croyez-vous qu’il s’est fait liquider ?


    • Le p’tit Charles 4 juillet 2015 12:34

      @asterix...salut compote..Kennedy et ses conseillers de l’EXCOMM (en) (Comité exécutif du Conseil de sécurité nationale) envisagèrent l’invasion de Cuba suite aux missiles de l’URSS...Voilà..vous pouvez aller sur le net pour y lire le compte rendu (en anglais)


    • asterix asterix 4 juillet 2015 14:51

      @Le p’tit Charles - joli le coup du « compote »...
      JFK a envisagé l’invasion de Cuba.
      Envisagé seulement. Il est normal qu’un Président tel que celui des USA envisage toutes les options avant de décider.
      Qu’a-t-il décidé ?
      De ne pas y procéder, cqfd
      Quant à la crise des missiles, sais-tu l’argument qui a emporté l’aval de Kroutchev ?
      Je te le cite :
      Si au moins vous aviez confié les clés des missiles à Fidel, j’aurais laissé faire car avec lui il y a toujours moyen de s’arranger. Mais comme vous voulez les donner à ce dingue de Guevara, il nous les enverra sûrement à la gueule et ce sera la fin de l’histoire de l’humanité car, en riposte, vous recevrez tous les nôtres sur la tronche.
      Guevara, ce fou dangereux qui est encore adulé aujourd’hui...
      Fidel l’a finalement envoyé délibérément se faire massacrer en Bolivie et, malin, il en a retiré tout l’avantage sacrificiel.


    • Le p’tit Charles 4 juillet 2015 15:33

      @asterix...quel était le rôle de madame Michu sur cette crise.. ?


    • asterix asterix 4 juillet 2015 17:41

      @Le p’tit Charles

      Le même que le vôtre, inexplicable


    • Le p’tit Charles 5 juillet 2015 06:58

      @asterix...La preuve que les Gaulois n"ont aucun humour.. !


    • asterix asterix 4 juillet 2015 11:58

      A nous deux, Mr Lamrani qui ne répondez JAMAIS à aucune intervention sur ce site où vous vous contentez de déverser vos salades en laissant à vos coreligionnaires le soin de les appuyer comme s’il s’agissait d’une vérité unanimement partagée.
      Je vais vous étonner : pour une fois je suis entièrement d’accord avec vous !
      En fait, sans doute sans le faire exprès, vous louangez JF Kennedy qui ne voyait pas la révolution castriste d’un mauvais oeil, tant la situation du petit peuple cubain, surtout celle de cagneros Noirs, était proche de l’esclavage. Lui et Castro auraient pu s’entendre, ont cherché à le faire, mais n’ont pas pu aller jusqu’au bout de ce modus vivendi qui aurait arrangé les deux parties parce que Kennedy mourut assassiné à Dallas. La vérité sur cet assassinat se fait petit à petit jour et il est probable, avec les documents déclassifiés dont on dispose aujourd’hui que son exécution fut programmée par le lobby anti-castriste, la CIA et Lyndon Johnson, vice-Président en exercice qui allait donc accéder à la fonction suprème par vacance du pouvoir.
      Avec les résultats que l’on sait.
      Se sentant menacé, à juste titre d’ailleurs, Fidel Castro devint l’allié inconditionnel des Soviétiques dont il suivit le modèle et c’est là que le bât commença à baisser. Incontestablement suivi par le peuple malgré les facéties du Che en qui il voyait un dangereux concurrent, son pouvoir dériva vers l’autoritarisme absolu sur le modèle soviétique dont il ne s’est ensuite jamais défalqué. Le communisme idéal, c’est bien beau, sauf que ceux qui parlent en son nom n’acceptent jamais de ne plus en être à la tête. Conséquence évidente, le modèle Batista, en fait l’âme de l’ïle, revint au pouvoir avec d’autres dirigeants développant une autre doctrine de façade : j’ai le pouvoir et j’y resterai parce que celui-ci est une drogue dont je ne peux me passer. C’est humain et vérifiable dans tout régime autoritaire, qu’il soit de gauche ou de droite. C’est cette dérive qui a maintenu Cuba dans la pauvreté, la dictature et le marasme avec une égalité par le bas applicable à tous, sauf aux dignitaires du régime et à leur clique des petits protégés ravis d’avoir à vie une fonction de commandement avec tous les excès, les abus de pouvoir que cela implique. L’interdiction de toute critique, le non accès au monde extérieur et le vol organisé par ses « élites » qui est si caractéristique du Cuba d’aujourd’hui ont fait le reste.  
      Si l’embargo y est incontestablement pour quelque chose, il est réducteur de prétendre que ce fut le seul motif de l’échec patent du système. Malgré la propagande qu’on vous sert à toutes les sauces, la médecine gratuite ne l’est pas dans les faits mais est si bien exportée pour servir le régime et un système éducatif basé sur les têtes bien pleines et non bien faites.
      Si je ne comprends toujours pas pourquoi Cuba qui est une terre si fertile n’a toujours pas de quoi nourrir ses onze millions de nationaux, je n’ai en revanche rien à dire de négatif sur la culture populaire dont l’inventivité détourne si bien les grands principes qui lui sont assénés.
      C’est inéluctable, il arrivera à Cuba ce qui est arrivé à l’Union Soviétique. Un jour, proche sans doute, tout va exploser. J’espère pour le pauvre peuple qu’il n’y aura pas avant cela droit à avoir à sa tête ni le troisième représentant de la famille Castro ( le fils de Raoul dit le Borgne, par ailleurs Directeur des Services Secrets ) , ni un Eltsine qui s’est entouré des plus grands voleurs apparatchiks du régime précédent, mais un Poutine qui redonnera âme et fierté à un peuple qui n’a connu jusqu’ici que la souffrance et l’injustice sociale depuis l’arrivée de Christophe Colomb il y a plus de cinq siècles.
      Alexandre Dubcek, leader tchécoslovaque lors du Printemps de Prague qui fut la préfiguration de l’auto-destruction du bloc de l’Est : il n’existe pas de socialisme à visage humain sans participation libre.
      Que veut vraiment le Cubain de la base dont j’ai partagé la vie durant quatre ans ?
      La liberté et d’abord celle d’entreprendre ! L’économie souterraine de survie est là pour prouver combien il a réussi à contourner un égalitarisme fallacieux que contredisent sans cesse les faits. Un « docteur du peuple » a beau avoir le même salaire ou presque qu’un éboueur, il dispose d’une secrétaire, d’une voiture avec chauffeur, de bons d’essence, d’un domicile qui n’est pas insalubre et des moyens d’acquérir sans débourser un rond des tas de biens matériels dans les shoppings d’Etat. Malgré cette situation de privilégié, il préfèrera soit partir à l’étranger pour dispenser sa science, soit devenir cuisinier dans un grand restaurant à touristes où il pourra voler de quoi manger. Quant à sa secrétaire, elle voudra surtout arrondir et même démultiplier ses fins de mois en devenant pute pour touristes....
      Le Cubain a tout intérêt à savoir quelle liberté d’abord économique il veut, sans quoi il tombera sous le joug du capitalisme sauvage et bancaire made in USA et les inégalités criantes d’aujourd’hui seront encore plus grandes demain, Obama et les vengeurs de Miami sont là et prêts pour cela. En fait, la double reconnaissance de fin d’état de guerre est une tentative désespérée de Raoul Castro de conserver les rênes du pouvoir.
      Le drame cubain est de ne pas avoir droit au sens critique, évidence qui empêche toute marche vers le progrès. Arrivera-t-il, lui qu’on dit libre mais qui n’a pas accès à Internet, à gérer humainement ce qui sera une nouveauté pour lui ?
      Je pense que oui s’il exorcise tous ses démons, qu’ils soient dits de gauche ou dits de droite.


      • L'enfoiré L’enfoiré 4 juillet 2015 14:31

        @asterix,


         Tout à fait.
         Cette affaire qui a mis le monde en danger en 1961 entre les deux K m’intéresse.
         Il faudrait revoir ce qu’on dit de Lee Harvey Oswald
         JFK était un coureur de jupon un peu comme DSK, mais les deux n’étaient pas des cons.
         « Exorciser tout les démons » ?
         Là, je crois que ce n’est pas chez les hommes qu’il faut le chercher.
         C’est dans les humanoïdes robots qu’il faudra le programmer en cherchant à améliorer l’humain.

      • L'enfoiré L’enfoiré 4 juillet 2015 14:33

        J’oubliais.

        Lamrani n’existe pas.
        C’est une machine qui écrit des textes mais qui n’a pas encore appris à répondre aux commentaires. smiley

      • L'enfoiré L’enfoiré 4 juillet 2015 20:49

        @sampiero
          OUI, et en plus aucun article sur la Réunion 

          Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’est étrange 


      • morice morice 4 juillet 2015 19:22

        Kennedy et son frère ont tenté de tuer Fidel tout en négociant avec lui : ça n’a jamais été autre chose...


        ne faites pas passer Kennedy pour un doux rêveur... il souhaitait toujours tuer Castro.

        ou allez voir ce qu’il préparait en douce, juste à côté de son propre yacht....

        • asterix asterix 4 juillet 2015 20:25

          @morice bonjour.

          C’est possible et à replacer dans le cadre de la guerre froide.
          Mais aux « c’est possible » je préfère les certitudes.
          En voici plusieurs :
          - Fidel Castro a fait disparaître Camillio Cienfuegos, leader de la révolution du Llano, adoré du monde paysan et membre du triumvirat révolutionnaire qui a pris le pouvoir à la fuite de Batista. Un accident d’avion dont on n’a jamais trouvé trace. Il aurait été élu Président de la République car, contrairement à Fidel, il avait l’âge constitutionnel requis.
          - Il a également fait exécuter le Général Ochoa, son ancienne ordonnance qu’il traînait derrière lui depuis la Sierra pour protéger Raoul mouillé jusqu’au cou dans un trafic aérien de cocaïne aboutissant en Floride. Un procès expéditif et hop...
          - Il a fait passer au Paregon dit-on là-bas - un nombre indéterminé d’opposants à son régime. Des milliers...
          Ses prisons politiques furent avant tout des mouroirs. Des camps de concentration, le Goulag aurait précisé Soljenissine
          - Il a maté dans le sang la dernière révolte populaire de La Havane en 1991
          - Il a fait tuer des centaines de candidats docteurs angolais qui s’étaient révoltés cotre leurs conditions d’existence à la Isla de los Pinos, l’île de la Jeunesse
          Ses hélicoptères ont envoyé par le fond des centaines, des milliers ( ? ) de balseros simplement d’une rafale de mitrailleuse par-dessous la ligne de flottaison. Pas de traces, pas de coupable.
          Ce grand leader de la juste cause du peuple n’est qu’un assassin de la pire espèce, un dangereux psychopathe indigne d’être considéré comme étant de gauche.
          Une anecdote : un jour lorsqu’on lui demanda s’il tolérait de fermer les yeux devant tous les vols organisés par ses sbires, sa réponse fut :
          Mais enfin, je ne peux quand même pas TOUS les faire fusiller.
          L’inconscient est dans le langage...
          Je ne comprends pas qu’on puisse s’affirmer de gauche et défendre un personnage pareil, un Staline à plus petit niveau.
          Ceci dit, même en Russie il y a encore un parti communiste, le second sur l’échiquier national. Tout n’était pas mauvais dans son passé : le logement, le travail pour tous, de la bouffe quand il y en avait.. Mais également la chape de plomb, l’inamovibilité des chefs, la non-information et des oligarques.... 
          Sont fous ceux qui croient que c’est le bonheur ! Un bonheur désenchanté qui commencera par supprimer toute connection Internet.
          Pourquoi ?
          Parce que l’insecte de base n’a pas le droit de savoir ce qui se trame plus haut.
          P’t’être que les Ricains vont y penser avant, c’est dans leurs plans.

           
          Salut Morice, à la prochaine approbation de tes textes.


        • L'enfoiré L’enfoiré 4 juillet 2015 20:54

          @morice
          Tout à fait.

          Je l’ai dit plus haut.
          JFK était une sorte de DSK en plus jeune.

          Faudrait lire les révélations de Jacky


        • L'enfoiré L’enfoiré 4 juillet 2015 21:11

          @Michel Maugis
           La M.... est l’essence de la vie...

           Tu ne sais pas cela, ma poule ?
           smiley

        • asterix asterix 4 juillet 2015 22:09

          @L’enfoiré

          Tu vois ? Je viens de le fâcher tout à fait !
          Le camarade Maugis , trop dominé par le sentiment aigu que le monde s’est levé dans le seul but de faire tourner l’immatériel autrement qu’il l’eut voulut, est voué à la haine destructrice dès qu’on ose se foutre de sa tronche, appréciation laissée à sa seule discrétion. Toutes considérations subjectives mises à part, il voué à soutenir sans malentendu le point de vue du minable qui se sait cadré sous zéro.
          Faudra qu’il lise au moins trois fois avant de comprendre...
          Pauvre Maugis, cette prise de conscience panoramique le ronge. Il doit avoir une maladie grave, mais je ne sais pas laquelle.
          .


        • L'enfoiré L’enfoiré 4 juillet 2015 22:29

          @asterix
          Tu es insensé, tu ne te rends pas compte, fâcher Michel, c’est contrindique avec le Viagra d’après la notice d’entretien. 

          Tu ne voudrais pas avoir une attaque sur la conscience.
          non je n’approuve pas.


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