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A propos des résultats des négociations sur la crise syrienne à Astana

La 11-ème série de négociations sur le règlement syrien a eu lieu à Astana le 29 novembre. Sa principale réalisation est le fait qu’elle s'est tenue. Cela devrait montrer une tendance constante à promouvoir le format Astana en positions prioritaires dans une série de formats de négociations sur ce sujet.

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Permettez-moi de vous rappeler que le format de Genève est un outil similaire pour résoudre la crise syrienne. Mais récemment il a perdu ses forces à cause du départ de son principal organisateur l'envoyé spécial de l'ONU Staffan de Mistura et en raison de la réticence ouverte de la Russie, de l'Iran et de la Syrie à l'activer par leur participation constructive à celle-ci.

Il faut admettre que l'opposition saoudienne a la même position, elle utilise ce format principalement pour faire montrer ses exigences a priori impraticables, pas plus. À cet égard, les négociations à Astana ont montré que ce format était efficace et qu'une haute assemblée avait atteint son objectif principal : ennuyer le "compatriote" de Genève, que les mêmes Américains considèrent comme le principal format de négociation pour surmonter la crise syrienne.

Outre Idlib et la création d'un comité contitutionnel on n'avait pris aucune décision. Mais pour laisser au moins un résultat positif en termes de réalisation de certaines étapes pratiques, on s'est mis d'accord d'échanger des prisonniers. Le deuxième échange de prisonniers entre le gouvernement et l'opposition syrienne devrait avoir lieu avant la fin de 2018. Le premier échange de prisonniers entre le gouvernement et l'opposition a eu lieu le 24 novembre. Si nous prenons les résultats officiels du cycle de négociations en cours, ils sont les suivants. La réunion internationale sur la Syrie à Astana s'est terminée le 28 novembre, jeudi avec l'adoption d'une déclaration commune des pays-garants (Russie, Iran et Turquie). Le document, en particulier, confirmait la volonté de mettre pleinement en œuvre le mémorandum sur la stabilisation à Idlib du 17 septembre 2018 et de poursuivre les efforts en vue du lancement du comité constitutionnel syrien. La Russie, l'Iran et la Turquie ont exprimé leur préoccupation devant les violations du cessez-le-feu à Idlib et ont souligné que cette zone de désescalade ne devrait pas porter atteinte à la souveraineté de la Syrie. Une nouvelle réunion sur la Syrie à Astana se tiendra début février 2019.

De nombreux pays sont intéressés à la résolution de la crise syrienne. Alors pourquoi toutes les parties intéressées ne participent-elles pas à cet événement ? Après tout, comme les résultats des négociations le montrent, un tel format constitue une impulsion sérieuse dans la résolution de la crise syrienne. J'espère qu'il sera bientôt possible pour toutes les parties de s'asseoir à la table des négociations et de résoudre ce problème prolongé qui entraîne la mort de civils syriens.

 


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2 réactions à cet article    


  • leypanou 8 décembre 2018 11:41

    Article de peu d’intérêts qui se contente de répéter des banalités connues.


    • Analis 26 décembre 2018 21:22

      A vrai dire, la situation de l’article est maintenant complètement nouvelle, et son contexte dépassé. E. J Magnier livre une synthèse des dangers qui suivent le retrait annoncé des USA de Syrie, notamment celui posé par la Turquie, si le YPG et les FDS ne reviennent pas à la raison (c’est à dire, si ce retrait se fait réellement et si une nouvelle attaque sous faux drapeau ne vient pas y mettre fin) :

      https://ejmagnier.com/2018/12/25/trump-ouvre-derriere-lui-une-trappe-pour-la-russie-la-turquie-et-liran-en-syrie/

      Trump ouvre derrière lui une trappe pour la Russie, la Turquie et l’Iran en Syrie

      Posted on 25/12/2018 by Elijah J Magnier

      Par Elijah J. Magnier : @ejmalrai

      Traduction  : Daniel G.


      L’ordre exécutif prévoyant le retrait de la Syriea été signé aux USA, ce qui indique que le président Trump est résolu à rappeler les quelques milliers de militaires américains se trouvant en Syrie. Il est bien connu que les troupes régulières sont beaucoup plus vulnérables pendant les opérations de retrait qu’au combat ou lorsqu’elles prennent position. Par conséquent, le retrait annoncé qui, semble-il, ira de l’avant malgré le scepticisme généralisé en Syrie et en Irak, va probablement prendre moins de temps que les cent jours prévus. Le commandement militaire des USA garde les dates secrètes pour éviter les pertes. Bien que le départ des USA soit fort bien accueilli par toutes les parties en Syrie et autour (exception faite des Kurdes), Trump laisse intentionnellement derrière lui une situation très chaotique au Levant, en ouvrant une trappe mortelle pour la Russie au premier chef, mais aussi pour l’Iran et la Turquie.


      À en juger par ce que les présidents Trump et Erdogan se sont dit pendant leurs dernières conversations téléphoniques, il y a lieu de croire que l’administration américaine a décidé de laisser la Syrie aux mains de la Turquie. C’est loin d’être innocent. En effet, le Pentagone a délibérément poussé plusieurs milliers de combattants de Daech dans le secteur qu’il contrôle sur la rive orientale de l’Euphrate, face à l’armée syrienne et ses alliés sur le front de Deir Ezzor. Cela signifie qu’en cas de retrait en coordination avec la Turquie, les troupes d’Ankara pourront se déployer dans la province kurdo-arabe d’Hassaké, à partir peut-être de Manbij ou Tal Abiad,sans rencontrer de résistance de la part de Daech tout simplement parce Daech n’a aucune présence dans le secteur. Les deux villes sont à des centaines de kilomètres de la zone contrôlée par Daech le long de l’Euphrate à Deir Ezzor.


      En cas d’une attaque soudaine de la Turquie, les forces kurdes des Unités de protection du peuple YPG (le PKK syrien) devront se précipiter devant les troupes turques en progression pour tenter de les ralentir en attendant l’aide du gouvernement syrien et pour permettre aux civils de quitter la zone vers des secteurs contrôlés par Damas ou de fuir en direction du Kurdistan irakien. Pareil mouvement aurait des conséquences sur la relation turco-russo-syrienne. Moscou a déjà averti la Turquie contre une avancée au nord-est de la Syrie. Toute avancée, y compris par les mandataires djihadistes de la Turquie en Syrie, qui sont massés à la frontière des provinces contrôlées par les Kurdes, va entraîner un chamboulement dans les relations entre Moscou et Ankara et entre Moscou et Damas. Pareil réalignement ne peut être évité que si le président Erdogan résiste à toute tentative d’invasion et adhère à l’optique de la Russie, qui préfère que le départ des USA soit suivi de discussions à propos de l’avenir de la région.


      D’après des sources bien informées en Syrie, la Turquie songeait déjà à annexer le nord de la Syrie plutôt qu’à l’occuper. Toute occupation du territoire syrien entraînera des complications sur le plan international en l’absence de reconnaissance par les autres pays. Cependant, le nord de Chypre a appris à la Turquie qu’une annexion peut continuer pendant des décennies, parsemée de quelques réactions sporadiques de la communauté internationale. L’annexion de la Crimée par la Russie pourrait avoir créé un précédent.


      Si Erdogan ne se synchronise pas avec la Russie et l’Iran, le front d’Idlib s’ouvrira. Les prétextes ne manquent pas, puisque les djihadistes n’arrêtent pas de violer le cessez-le-feu convenu à Astana. Une invasion turque amènera l’armée syrienne à attaquer Idlib et sa région rurale sous contrôle djihadiste, ainsi que Daech sur l’Euphrate afin d’obtenir une victoire rapide.


      Tout massacre et toute attaque possible de Daech dans les provinces contrôlées par les Kurdes donnera une légitimité morale rétroactive à l’occupation américaine du territoire syrien ces dernières années. Les experts et les responsables de l’administration américaine diront au monde comment la présence illégale des USA en Syrie a permis de combattre le terrorisme (Daech).


      Les négociations se poursuivent à Damas, où les Kurdes et les représentants du gouvernement s’entendent mieux sur la façon de combattre ensemble Daech une fois que les USA retireront toutes leurs forces, ce qui devrait se faire en moins d’un mois.


      Une coordination est nécessaire pour créer un passage sûr de façon à prendre Daech en tenaille sur plusieurs fronts le long de l’Euphrate avant que le groupe armé ne s’étende dans la vaste région d’Hassaké. Cette bataille décisive pour éliminer la présence de Daech nécessitera le soutien de l’armée de l’air russe, des forces spéciales syriennes, des forces terrestres alliées de l’Iran et du Hezbollah, ce que n’ont pas eu le temps de faire les USA pendant les dernières années de leur occupation de ce même secteur.

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