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Action publique 2022 : La stratégie de Macron pour détruire le service public

Action publique 2022 est le rapport commandé par le premier ministre en 2017. Il préconise ce que doit devenir le service public pendant le quinquennat de Macron. Ce rapport est présidé par 3 parfaits néolibéraux. Le rapport démarre par la récitation des thèses néolibérales au moyen d’une analyse grossière du service public français. Toujours la même rengaine : le monde change, nous devons changer de système (pour passer au libéralisme total dont l’idée est vieille de 70 ans). La suite ne préconise ni plus ni moins qu’une destruction du service public français. Le but est rappelé en conclusion de chaque préconisation : supprimer les dépenses publiques. Les auteurs veulent supprimer l’action de l’État dans la vie des citoyens. Les impôts continueront d’être collectés mais pour être distribués à des agences ou des acteurs privés. Les citoyens seront alors des clients qui payeront le plus souvent une deuxième fois pour le service. C’est la fin de l’égalité du citoyen devant le service. C’est la fin des politiques qui favorisent l’usage de certains services (transport en commun, énergie verte, logement social…). C’est la fin du socle sur lequel s’est bâtit la république française et qui se voulait garante de la devise : Liberté, Égalité, Fraternité.

 

Un rapport entièrement piloté par des néolibéraux

Le rapport est présidé par 3 néolibéraux. Ils sortent de l’ENA pour 2 d’entre eux, école convertie aux thèses néolibérales depuis plusieurs décennies donc fondamentalement pour la destruction des services publics. Le 3e est un ancien banquier qui a toujours bossé pour de grands groupes privés dont certains ont des liens étroits avec l’État français.

Macron a donc demandé à des gens qui veulent raboter le plus possible l’État français ce qu’il faut faire des services publics. Vous avez déjà une idée du résultat en partant de ce constat.

Au passage, le rapport lui-même préconise de consulter le citoyen en permanence pour savoir si un service public marche bien. Par contre, ils n’ont bizarrement pas eu l’idée de consulter les usagers des services publics pour ce rapport. Non, ils ont seulement pris l’avis de 300 personnes « qualifiées ». Nous les usagers, on est un peu trop con. Notons que les fonctionnaires, qui assurent le service public, sont aussi jugés trop cons pour donner leur avis.

Le rapport est en 4 grandes parties :

1 – Nos convictions (qui pourrait s’intituler « les impôts et l’État c’est mal, alors je choisis des chiffres qui font sérieux et je me compare à l’Allemagne quand ça m’arrange »)

2 – Changer de modèle (qui pourrait s’intituler « arrêter d’avoir des services publics avec des fonctionnaires, les gens doivent se démerder sur internet ou payer des boîtes privées qui leur fourniront des services »)

3 – Transformer les services publics (qui pourrait s’intituler « il faut que les gens les utilisent le moins possible, que les services publics se fassent concurrence au lieu de coopérer » )

4 – Éviter les dépenses publiques inutiles (qui pourrait s’intituler « On brade tout ! On vire toutes les aides pour la transition énergétique en premier ! On fait payer deux fois tous les services publics aux usagers ! Une fois avec les taxes et impôts et une fois à l’entrée ! Dans leur gueule aux sans-dents ! »)

 

La première partie récite le catéchisme néolibéral

Si vous avez l’intention de lire ce rapport, je vous conseille d’éviter la partie 1. Vous y retrouvez tout le catéchisme néolibéral habituel :

- le monde change (c’est la partie 1.2, pages 17-18, ils se renouvellent jamais les mecs)

- la dépense publique c’est trop cher (hop quelques chiffres et graphiques qui font sérieux, et je me compare à l’Allemagne quand ça m’arrange, je ne parle pas de la pauvreté, des contrats précaires, de leur système scolaire qui ne fonctionne pas l’après-midi et de l’absence de mode de garde avant 3 ans, qui font que les allemandes, soit ne font pas de gosses, soit restent au foyer, soit travaillent à temps très partiel) pages 19 à 22.

- il faut un choc page 23-24 (lisez la stratégie du choc de Klein, tout y est). Le principe est toujours le même : il ne faut pas faire de petites réformes, il faut tout mettre par terre pour faire du neuf !

 

La deuxième partie explique parfaitement comment mettre en œuvre les thèses néolibérales dans le service public français.

La partie 2 est très intéressante. Elle explique très bien la vision néolibérale du service public :

- L’état se limite à collecter l’impôt et à distribuer les sous

- Les services sont payants

- Gérés par des acteurs privés

- Avec des prix différents et des services différents (services de qualité pour riches et merdiques pour pauvres)

- Un personnel en contrat précaire (pour des effectifs au minimum surtout pour les pauvres)

- Des salaires négociés au cas par cas (des gros salaires pour les dirigeants, des employés sous-payés)

PNG

Le rapport préconise ainsi la mise en œuvre de ce service public parfait vu par les néolibéraux.

Dans leur monde idéal, il n’y a plus de service public local assuré par des fonctionnaires.

Les seuls fonctionnaires sont « managers » (p33-34), comprenez plutôt « donneurs d’ordres ». Ces derniers, depuis les ordres donnés par les ministres, font réaliser les services publics par des « agences ».

 

Ils ne veulent pas de fonctionnaires payés tous pareil et recrutés sur concours pour bosser dans ce nouveau système. Le système du point d’indice impose en effet peu de différence salariale entre la base et les dirigeants. Ils proposent de donner une enveloppe budgétaire à l’agence pour la mission et la laisser gérer les salaires comme elle veut (p37). Autrement dit, d’en filer un maximum aux copains et rogner sur les salaires des grouillots de base qui assurent le service.

 

Ils proposent donc d’arrêter les concours et de recourir massivement aux contrats de droit privé pour les nouveaux arrivants. Pour les anciens, ils prévoient des plans de départ volontaire accompagnant les restructurations (pour mémoire, un fonctionnaire qui perd son poste et n’en trouve pas est mis à disposition, plus de paye). Ils proposent également de changer la loi pour modifier le statut dans chaque agence, en gros un contrat à la carte.

 

Mais tout ça va bien se passer parce qu’on va donner aux agents des tablettes et des smartphones pour travailler, ouf (p41, je ne déconne même pas).

 

La troisième partie supprime le principe de l’égalité d’accès au services publics pour le citoyen

La partie 3 détaille comment détruire la politique d’égalité pilotée par l’état pour les services publics. Leur idéologie se base sur la croyance que le marché est meilleur que l’État. Ils veulent donc mettre en concurrence les établissements publics. À chaque fois que cette méthode a été mise en place, elle a fait exploser les inégalités. Des établissements pour riches et des établissements pour pauvres se forment, la société se fracture encore plus. Les établissements pour pauvres sont rapidement décrépis. L’argent distribué par l’État sert en premier lieu à rémunérer les copains à la tête des agences voire des prestataires extérieurs. Tout est bon par contre pour rogner sur le matériel, les infrastructures et la paye du petit personnel.

 

Ils préconisent la concurrence plutôt que la coopérations entre établissements publics

Cette partie préconise, par exemple, que les hôpitaux fonctionnent les uns contre les autres au lieu de coopérer (p50-55). Existe-t-il vraiment quelqu’un qui pense que se battre les uns contre les autres est plus efficace que coopérer et partager les connaissances ? Pour écrire un truc pareil, il faut soit avoir un intérêt à la destruction de l’hôpital public, soit être un extrémiste complet de la pensée néolibérale, à ce niveau c’est de la religion ! Je penche pour un mix des deux hypothèses.

Par exemple, les riches ne se font jamais concurrence entre eux. Les familles françaises les plus fortunées coopèrent entre elles au maximum. C’est notamment ce qui leur permet de se partager sans réelle concurrence les grands secteurs de l’économie française. Je me permets de vous conseiller les travaux de Michel Pinçon et de Monique Pinçon-Charlot à ce sujet, c’est effarant.

Seuls les pauvres sont obligés de se faire concurrence entre eux, c’est sûrement pour les aider hein...

 

Cette partie 3 préconise aussi la concurrence entre les établissements scolaires(p62-65), les universités (p66-69), les agences qui s’occuperont des chômeurs (p69-71) et les bailleurs sociaux (qui deviendront des sociétés commerciales)(p72-74).

Sarkozy a déjà essayé de mettre de la concurrence entre les établissements scolaires. À l’époque ça n’avait pas marché parce qu’il y avait peu de contractuels chez les profs. La donne a bien changé, ce ne sont pas les quelques profs titulaires par bahut qui vont faire le poids.

 

Pour tous ces sujets ce sera la fin de l’égalité. Selon l’endroit où vous habitez, l’argent que vous pourrez dépenser, vous n’aurez pas accès à la même qualité de service. Les pauvres iront dans des hôpitaux aux fonctionnements encore plus dégradés, dans des écoles mal cotées, des agences d’emploi qui seront surtout là pour les fliquer de façon à ne pas leur donner leur assurance chômage.

Pendant ce temps les riches iront en clinique privée, avec école privée bien chère, université cotée, et des agences spéciales pour les cadres avec des courtiers en emploi.

Bref, plus de cohésion sociale, il n’y aura que gagnants ou perdants. Bien évidemment si vous êtes un perdant, c’est votre faute, fallait naître chez les Rothschild !

 

Ils veulent aussi que les gens utilisent le moins possible les services public : soin en ambulatoire au maximum, garder les vieux au maximum chez eux ou encore mettre un bracelet électronique aux condamnés.

 

Internet partout pour tout, big brother is watching you

Pour faire des économies bien évidemment, le rapport insiste partout qu’un maximum de services doit se faire en ligne. Il préconise de supprimer au maximum les postes d’agents qui répondront aux demandes des usagers. Ce point est particulièrement dangereux pour la vie privée. On parle d’agence de tous poils qui feront circuler vos données personnelles de tous types (fiscales, d’emploi, santé, même judiciaires). Il est également proposé de supprimer l’argent liquide, ce qui permettra de tracer entièrement toutes vos dépenses.

 

Il est ainsi préconisé de tout regrouper pour tout savoir sur vous. Rappelons qu’aujourd’hui de nombreux militants écologistes ou d’extrême gauche, sont fichés S. D'après le ministère de l’Intérieur, les fichés S étaient 25 000 fin 2017, dont seulement 9 700 pour radicalisation. Rappelons que nous vivons en état d’urgence permanent. Condamner à tire-larigot et mettre en prison les écolos ou les anars, c’est trop cher ! Par contre leur mettre un bracelet géo-localisable là…

La dernière partie : la fin de la politique d’État, seul le marché doit rester

La 4e partie est peut-être la plus hallucinante. Le principe même de « dépense publique inutile » est complètement idéologique. Une dépense publique vient d’une loi. Cette loi est par définition « utile », elle peut être « inefficace », mais ce n’est pas ce que les auteurs ont voulu dire. Les auteurs remettent en question l’intervention de l’État. Ils pensent que seul le marché doit décider du fonctionnement de la société. Que toute tentative de le réguler ou de l’infléchir est contraire au bien être du monde.

Ils préconisent tout simplement d’arrêter la transition énergétique.

Le motif est que ça ne sert à rien puisqu’on ne connaît pas l’énergie de demain. À aucun moment ils ne sont capable d’envisager que c’est la transition énergétique planifiée par l’état qui va le décider. Ils disent que l’efficacité de la dépense n’est pas démontrée. C’est nier le principe même de la politique : définir ce qui est bien et le mettre en œuvre et non se contenter de faire ce qui rapporte du pognon. Encore une preuve de l’aveuglement idéologique des auteurs.

 

Le reste est surtout consacré à désengager l’État de tout se qui se passe sur les territoires de la république et laisser toute latitude aux collectivités territoriales notamment aux régions. Il s’agit bien de ne plus laisser l’État faire de l’égalité entre les régions mais de les mettre en concurrence. Le rêve des libéraux étant de mettre ce modèle en place partout en Europe comme en Allemagne avec ses länder.

 

Pour ceux qui en doutaient, nous sommes dirigés par des sortants de l’ENA, pétris d’une idéologie libérale venant du milieu du 20e siècle. Milton Friedman continue son œuvre en France et son champion a été élu en France en 2017.

 

PS : Pour les fonctionnaires qui se pensent à l'abri des restructurations, pour ceux qui pensent que ce n'est qu'un rapport parmis d'autres. Sachez que dans les DIRECCTE, le ministre de l'économie a ordonné 70% de fermetures des postes de développement économique. Un exemple que j'ai pu voir en région : le chef à réuni ses équipes et annoncé "on est en septembre, vous êtes 25, en janvier vous serez 9, passez dans mon bureau défendre votre poste pour que je puisse choisir qui reste"'. Quand le couperet tombe, ça fait mal. Les syndicats ont bien protesté, la réponse du ministre de l'économie est sans équivoque : "c'est écrit dans CAP 2022, on le fait". Ne croyez pas qu'on vous préviendra en avance avant de fermer votre poste. Le néolibéralisme agit vite. Sa stratégie c'est qu'on n'est pas le temps de se défendre.


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38 réactions à cet article    


  • JL JL 22 octobre 09:46
    Financement des partis politiques : il faut savoir que quand un contribuable non imposable donne 300 euros à un parti politique, ça lui coûte 300 euros.
     
    Quand un riche donne 7500 euros au parti de son choix, ça ne lui coûte que 2500 euros. Forcément, ça fait une différence. LREM était le parti des riches.
     
    Détruire les institutions sociales ? Macron ne fait que renvoyer l’ascenseur.

    • Le421 Le421 23 octobre 09:57

      @JL

      Simple et imparable...
      La différence est que sur les 7.500€, le reste est imputé à la collectivité...

    • Phiphi 23 octobre 17:36

      @JL

      C’est faux maintenant c’est un crédit d’impôt, du coup qui peut-être touché par n’importe quel citoyen imposable ou pas


    • leypanou 22 octobre 10:26
      Merci à l’auteur pour cet excellent résumé du projet.

      Ne croyez pas qu’on vous préviendra en avance avant de fermer votre poste. Le néolibéralisme agit vite : au Royaume-Uni, le vendredi soir, on vous dit : « ne venez plus lundi ».



      • Anatine 22 octobre 11:59

        Le decalage profond entre ce mode de pensee et la realite du XXI se traduit par l’usage de la formule « start-up nation » là oû il faudrait parler de « platform nation ».


        • pipiou3 22 octobre 12:30
          D’après l’auteur un service public doit rester inefficace et ne surtout pas s’améliorer ni se moderniser.

          Un beau catéchisme également.

          • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 22 octobre 15:46

            @pipiou3
            Bonjour,
            il ne me semble pas avoir dit ça.
            Le terme moderniser n’est utilisé dans le rapport que pour masquer le fait qu’il s’agit uniquement de virer des gens. Cette philosophie du non État date des années 50. On a vu mieux comme modernité. Pour ce qui est du passage au numérique, il faut bien comprendre ce que ça implique : si votre cas ne rentre pas dans les cases, tant pis pour vous.
            Le terme d’amélioration me paraît assez incongru quand la seule motivation du changement, c’est la baisse des effectifs. À aucun moment il ne s’agit de faire mieux. Il s’agit juste de faire moins.


          • zygzornifle zygzornifle 22 octobre 12:52

            Il a été mis en place pour cela non ? 


            Et il fait bien le job et tant pis pour les mougeons du service public qui ont veautés pour lui, fallait bien penser qu’un trader de chez rothschild allait vous faire dégorger comme des escargots avant la persillade pendant 5 ans, pleurez , pleurez avant qu’on vous taxe vos larmes .... ....

            • HELIOS HELIOS 22 octobre 12:53

              ...petite contradiction : *****  C’est nier le principe même de la politique : définir ce qui est bien et le mettre en œuvre *****


              La politique (actuelle) préconise le tout marché, c’est donc bien, selon vous ?

              vous la voyez la contradiction ? Resoudre le problème, c’est revenir a une democratie réelle, celle qui defini la classe politique qui rend des comptes, avec election proportionnelle totale, referendum dont le referendum révocatoire, verrouillage des mandats... et surtout le retour a une notion qui a helas disparue, un representant des citoyens n’est plus le representant de son parti une fois elu, mais celui de tous les français dont il doit tenir compte dans ses décisions, comme cela est ecrit dans la constitution.

              Ce rapport n’est qu’une etape, la suite, vous ne la lirez pas, puisque c’est a Bruxelles qu’elle s’ecrit dans les preceptes du IV ème Reich, vous savez, ce Reich que vous attribuez sans savoir au FN/RN


              Macron va vous faire adorer Marine, mais hélas, ce sera trop tard. Vous verrez, vos sans dents seront d’abord des bronzés arrivés par bateau, avant que ce ne soit vous qui les serviez. 

              Bonne chance.

              • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 22 octobre 14:37

                @HELIOS
                Bonjour, merci d’avoir pris le temps de lire cet article.
                La politique (actuelle) préconise le tout marché, c’est donc bien, selon vous ?
                Justement, le tout marché n’est, à mon sens, pas de la politique.
                Il s’agit plutôt d’une religion déguisée derrière quelques équations dont les hypothèses sont cachées.
                Les néolibéraux ne donnent pas un avis de ce qu’il convient de faire. Ils n’affichent pas leurs valeurs et avancent masqués. La plupart se targuent même de neutralité. C’est ce que l’on appelle la « pensée unique ».
                Le néolibéralisme est devenu le seul cadre au sein duquel il n’est permis que quelques ajustement (Fillon, Macron, Hamon, Le Pen et bien d’autres rentraient parfaitement dedans).


              • BRémy BRémy 22 octobre 15:56
                bonjour, merci pour ce message,
                juste une petite remarque en fin de texte
                « Sa stratégie c’est qu’on n’est pas le temps de se défendre. »

                je pense qu’il est préférable d’écrire qu’on n’ait pas le temps ...
                du verbe avoir. bien cordialement

                • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 22 octobre 16:54

                  @BRémy
                  Bonjour,
                  oui merci, c’est un paragraphe que j’ai rajouté au dernier moment...
                  Fatalement il est passé au travers de la relecture, quel dommage que je ne puisse rectifier cette coquille post-diffusion...


                • Legestr glaz Legestr glaz 22 octobre 16:20

                  Malheureusement l’auteur oublie que la France appartient à un système « supranational » qui est inscrit dans « sa » Constitution. 

                  Les lois économiques de la France ne sont pas décidées en France mais sont le fait des traités européens. Et puisque l’Union européenne pratique une politique économique « ordo libérale » nous en voyons le résultat en France. 

                  Les politiciens français ne décident de rien au plan économique, ou alors à la marge et cela ne compte vraiment plus. 

                  Je demande à l’auteur d’aller consulter l’annexe 4, à la page 160, du programme national de réforme 2015 et de « constater » que la France applique, par des lois et des règlements, les mesures que Bruxelles lui demande d’appliquer. Il n’y a rien de plus clair à moins de vouloir se masquer les yeux et de chercher des explications vaseuses. Macron est simplement une marionnette, un exécutant mis en place pour les puissances l’argent hors sol. Il n’est rien par lui même !


                  Qu’est-ce qu’un système « supranational » ? Il serait grand temps que les Français le comprennent !

                  L’adjectif supranational qualifie ce qui se place au-dessus des nations, de leurs gouvernements, de leurs institutions. Est supranational ce qui dépasse les souverainetés nationales.
                  Les organisations supranationales sont pourvues de pouvoirs de décision à l’égard des Etats membres et de leurs ressortissants. 

                  Exemple : L’Union européenne édicte des normes (règlements et directives), dans ses domaines de compétence, qui ont primauté sur le droit national (droit interne) des États membres et s’appliquent automatiquement.

                  Sans une sortie de la France de l’Union européenne les politiques ordo-libérales de Bruxelles continueront de s’appliquer en France. Il suffit simplement de le savoir. Les traités signés par la France ont une force supérieure aux lois nationales. La messe est dite dans l’U.E.


                  • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 22 octobre 16:59

                    @Legestr glaz

                    Bonjour,
                    nous sommes d’accord sur le constat.
                    Juste un bémol toutefois : l’élite française ne subit Bruxelles, elle en est le moteur !
                    Giscard est un des créateurs de la constitution européenne.
                    Regardez Moscovici.
                    Ne venez pas me dire qu’il a subit quoi que ce soit en étant ministre. Il s’est servi de l’excuse donné par Bruxelles pour mettre en application les thèses néolibérales qu’il défend !
                    Les lois européennes néolibérales sont écrites et défendues en grande partie par des français !

                    Les élites françaises ne subissent pas Bruxelles. Elles la pilote et s’en servent pour la France et les autres pays européens. L’ENA est profondément néolibérale.


                  • Legestr glaz Legestr glaz 22 octobre 17:41

                    @Pierre Chaillot

                    Nous somme d’accord sur le rôle des élites françaises. Mais dans votre article vous ne parlez pas du poids de l’Union européenne dans les décisions de politique économique française. Oui les élites sont pro-européennes puisqu’il s’agit de favoriser les riches et les puissances de l’argent. Mais nous atteignons maintenant une limite. Les puissances de l’argent, établies en France, se confrontent avec les puissances de l’argent « hors sol ». Aux USA Trump fait partie des élites qui prônent le sursaut des puissants installés aux USA contre les puissants qui sont installés n’importe où, pourvu que cela rapporte. 

                    Pour finir, les élites françaises ne sont « qu’une » parmi les autres venant des autres pays européens. Ce sont des lobbies biens organisés à Bruxelles qui mènent le bal. Mais contrairement à ce que vous écrivez « l’organisation », la « colonne vertébrale » de la politique économique de l’Union européenne est inscrite dans les traités européens. Il n’y a plus grand chose à faire, sinon sortir de l’UE pour retrouver une politique économique plus redistributrice de la richesse produite. Et pour sortir de ce piège ordo-libéral, le seul et unique moyen, au plan constitutionnel, c’est d’appliquer l’article 50. Tout le reste est et sera « in-constitutionnel ». Les leurres consistant à parler de « ’renégociations » ou de « ’désobéissance ». 

                  • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 22 octobre 17:59

                    @Legestr glaz
                    Je veux bien discuter de la sortie de l’UE. Cependant nous ne sommes que trop peu nombreux à juste accepter d’évoquer le sujet. Regardez le score d’Asselineau aux présidentielles. Les gens ne sont pas prêts. Ils ont préféré voter Le Pen qui n’est autre que le bras droit de cette oligarchie. Elle a répété de nombreuses fois (visibles en vidéo) devant le medef son soutient aux théories néolibérales. Le seul discours « crédible » (au sens audible pour une majorité de citoyens) est celui de la désobéissance. Même le discours du plan A, plan B est trop proche d’une volonté de sortir.
                    Je pense que miser son discours sur la sortie de l’UE est une erreur stratégique.


                  • Legestr glaz Legestr glaz 22 octobre 20:16

                    @Pierre Chaillot

                    Je ne regarde pas les scores des politiques. Ce qui m’intéresse c’est de donner le plus de pouvoir au peuple à travers « sa » Constitution.

                    S’il y a bien une grande absente des débats, c’est la Constitution française, qui, remaniée à 34 reprises, pour satisfaire aux traités européens, n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était à son origine. La Constitution française a intégré le droit des traités européens et quels que soient les politiques en place, tant que la France sera dans l’UE, ce sont ces traités qui seront appliqués. 

                    Et nos politiques nous font croire qu’ils ont encore la main mais, constitutionnellement parlant, ce n’est pas vrai. 

                    Sortir par l’article 50 ne peut pas être une « erreur ». C’est la seule voie autorisée aujourd’hui par la Constitution française. L’erreur stratégique est bien de faire croire aux Français qu’il est possible d’avoir une politique économique différente de celle de l’ordo-libéralisme ambiant du fait des traités. 

                    Je le répète, l’axe central de toute discussion est la prise en considération de l’ordre supranational imposé par les traités européens ayant inscrit dans leurs articles une vision ordo-libérale de l’économie. Ce n’est pas difficile à comprendre, mais c’est juste essentiel. A moins de faire partie des 1% les plus riches, tout le monde a intérêt à sortir de l’UE. 

                  • Croa Croa 22 octobre 22:56
                    À Legestr glaz,
                    Tout ce qui est fait peut être défait.

                  • Le421 Le421 23 octobre 09:59

                    @Legestr glaz

                    vous ne parlez pas du poids de l’Union européenne dans les décisions de politique économique française

                    Normal.
                    Il n’est pas UPR et obnubilé par ça...

                  • Spartacus Spartacus 22 octobre 17:01

                    Si seulement c’était vrai...


                    Malheureusement ce rapport avec les castes protégées des services publics qui ne travaillent que pour eux même et à charge sera enterré comme les autres. Ils ont trop de pouvoir de nuisance et crachent sur les gens qu’ils sont censés servir.

                    Oui c’est bien de consulter les citoyens pour savoir si un service public marche bien.

                    Oui supprimer les fonctionnaires et mettre tous les salariés de ce pays dans le droit commun est non seulement l’égalité mais le bon sens. On voit pas en quoi un prof du public a un statut sous prétexte qu’il travaille pour l’état.
                    En Suisse ou Suède ils sont supprimé les fonctionnaires et personne n’est mort. C’est surtout la peur de perdre ses petits privilèges cette logorrhée étatiste...

                    Oui mettre en concurrence les services public c’est bien. Le téléphone est là pour nous rappeler les sketchs de Fernand Reynaud ou impossible d’avoir le 22 à Ânières et aujourd’hui plusieurs opérateurs et un prix de communication 50 fois plus bas.

                    La transition énergétique a montré que le lobby des castes intellos gauchistes avait un fort pouvoir de puissance, a réduit pour cette lubbie, le pouvoir d’achat par des taxes, des taxes sur tous les gens, doublé les factures d’énergie, mis des éoliennes dans les derniers paysages sauvages Français, transformé l’Allemagne en pays pollueur et les USA qui ne la font pas réduisent le CO2 et la pollution plus que ces cons qui la font.
                    Oui il faut arrêter cette connerie écolo-fasciste de vider la mer avec une redistribution généralisée de milliards de cuillères en argent payée par la population.

                    Et oui, le marché libre est meilleur que l’État. C’est indubitable et prouvé !
                    Allemagne de l’Ouest versus Allemagne de l’Est ou Pologne ou tout le monde était fonctionnaire payé pareil.

                    Bref en France les services publics sont de la merde. Il faut le dire même si les gauchistes obligés refusent de le dire.
                    Les agents publics, force est de constater illustrent plus que la caricature de la théorie de la tragédie des communs
                    Ils pleurent sur leur propre sort en essayant de tirer un maximum de profit social non mérité sur le compte de la société en pleurnichant que eux risquent un jour de ne plus être des intouchables privilégies statutaires.

                    Oui ce rapport semble pas si mal et l’auteur représente la caricature des protégés de l’état.
                    La peur des changements et la pleurnicherie permanente de perdre la sécurité du petit confort statutaire, même si c’est le souhait que la société en a mare de payer pour cette caste qui contrôle l’état à son profit unique.

                    Il serait peut être temps de demander au peuple de voter pour savoir s’il veut continuer a payer les fonctionnaires. 
                    Pour que cette caste comprenne que la société ne peut supporter ce comportement de castes corporatistes qui se comporte en enfants gâtés.




                    • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 22 octobre 18:37

                      @Spartacus
                      Bonjour Spartacus,
                      je ne suis jamais déçu de vous lire.
                      Tout y est. Dites-moi quel concours de la fonction publique avez-vous raté exactement pour être aussi amer ?

                      Et oui, le marché libre est meilleur que l’État. C’est indubitable et prouvé !
                      Juste non. Les résultats produits par les économistes néolibéraux partent d’hypothèses ne correspondant à aucune réalité :

                       1- L’atomicité du marché  : qui fait que les prix sont au plus bas (oui oui, la grande distribution ne fait pas de marge, ils ne s’entendent pas sur les prix c’est bien connu)
                       2- L’homogénéité des produits : (juste lol, on considère que les produits quine sont pas rigoureusement identiques ne se font pas concurrence)
                        3- La transparence de l’information : vraiment absurde, comme si vous pouviez connaître tous les produits de tous les supermarchés alentours. Sous cette hypothèse, le pub n’existe pas !
                       4 - La libre entrée sur le marché : stupide, quand les 3 producteurs de lessives créent 200 marques chacun, c’est bien pour éviter d’avoir un concurrent
                       5 - la libre circulation des facteurs de production (le capital et le travail) : encore une fois lol... Vous pouvez acheter et bosser partout, ça ne vous coûte rien de vous déplacer, vous pouvez faire tous les métiers du monde comme ça...

                      Pour ceux qui sont amateurs d’économie, apprenez qu’avec ces hypothèses on prouve que les prix et les salaires ont un point d’équilibre et qu’on peut le calculer : le marché permet d’obtenir cet équilibre.
                      Le grand ponte qui a trouvé ça en conclut que le marché est meilleur que l’État.
                      Sauf que s’il existe un point d’équilibre et qu’on peut le calculer ,il serait beaucoup plus efficace de le calculer plutôt que de laisser faire le marché qui va tâtonner pour le trouver. Une fois calculé, on fait une loi qui fixe les prix et les salaires. On a ainsi prouvé que l’État est plus efficace que le marché.

                      Il serait peut être temps de demander au peuple de voter pour savoir s’il veut continuer a payer les fonctionnaires.
                      Oui, il ne l’ont pas fait dans ce rapport, demander sa volonté au peuple. Je suis asez confiant sur la réponse.


                    • Yaurrick Yaurrick 22 octobre 20:52

                      @Pierre Chaillot

                      "Sauf que s’il existe un point d’équilibre et qu’on peut le calculer ,il serait beaucoup plus efficace de le calculer plutôt que de laisser faire le marché qui va tâtonner pour le trouver. Une fois calculé, on fait une loi qui fixe les prix et les salaires. On a ainsi prouvé que l’État est plus efficace que le marché."

                      Ça a déjà été essayé dans de multiples domaines comme le salaire minimum, le plafonnement des loyers, le conventionnement des médecins... et comme à chaque fois, ça crée des pénuries, du chômage et des rentes pour d’autres.

                    • Spartacus Spartacus 22 octobre 21:43

                      @Pierre Chaillot


                      Merci mais je n’ai pas passé de concours, par contre une grande expérience des gens et aussi des relations avec l’état comme le secteur privé et je trouve le secteur privé vraiment plus saint et vraiment moins hypocrite. 
                      Le jour ou j’ai eu mon contrôle fiscal et que j’ai vu le chef de brigade lorgner sur mon stock, j’ai compris ce que c’était la caste des fonctionnaires.
                      Le jour ou pour gagner des appels d’offre on m’a demandé de livrer aussi au pavillon du fonctionnaire.
                      Et vous avez beau singer la distribution, j’y ai vu des acheteurs refuser la corruption et j’ai réussit à corrompre absolument des centaines de fonctionnaires pendant des années et à tous niveaux pour avoir des marchés. Absolument tous. Aucune exception. AUCUNE.
                      Tous corruptibles avec pas grand chose ou beaucoup, c’est selon.
                      Attention le fonctionnaire est de gauche, il a un problème avec l’argent, il refuse l’argent mais par contre un AR en Chine ou New York il refuse jamais. Il se sent « plus propre ». C’est un concept psychologique gauchiste.

                      -Vous venez de créer l’économie du Venezuéla, avec votre stupide croyance que l’état est capable de faire tous prix. 
                      Evidemment seul le marché libre est capable de le trouver la valeur des prix, c’est l’efficience du marché que jamais un état ne peut avoir.

                      Il n’existe pas de point d’équilibre, c’est un jeu entre l’offre et la demande. C’est totalement con de vouloir fonctionnariser un prix. Tous les Bolchéviques se sont planté et n’ont créé que des pénuries et files d’attente. 

                      Exemple concret : 
                      Comme gauchiste Marxiste vous êtes jaloux et vous devriez le savoir. Vous voulez plus d’argent, mais vous ne vous basez pas par rapport à un prix de marché de votre Job mais par rapport à la jalousie de votre voisin. Votre valeur n’est pas un point d’équilibre, mais une subjectivité. 
                      Seul l’échange et le subjectif donne la vérité d’un prix certainement pas un fonctionnaire. 

                    • Clouzit 22 octobre 21:46

                      @Spartacus

                      Oui elles ont co ?t ? combien tes ?tudes..dans l ?ducation national...et la jalousie sur les fonctionnaires ca va c est bon...les concours sont ouvert ? tous...


                    • Clouzit 22 octobre 21:53

                      @Pierre Chaillot

                      Bravo...tout ? fait ?a.. ..des r ?actions de jalousie sur les fonctionnaires beaucoup en parlent mais peu connaissent de l int ?rieur la vrai vie et je veux voir tous c beau monde devant 30 gamins avec mon salaire....on embauche a l ?ducation.. a la Poste sans le statut mais au mm salaire etc


                    • pemile pemile 22 octobre 22:32
                      @Spartacus " j’ai réussit à corrompre absolument des centaines de fonctionnaires pendant des années et à tous niveaux pour avoir des marchés. Absolument tous. Aucune exception. AUCUNE."

                      Le roi de la corruption poste ses aveux sur agoravox ! Mais que fait la police !

                    • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 23 octobre 09:38

                      @Yaurrick
                      Si vous pensez que c’est impossible, alors vous réfutez toute la théorie néolibérale.
                      Le principe des maths c’est :
                      - vous énoncez vos hypothèses
                      - vous en déduisez des théorèmes
                      Si un théorème est faux, c’est que les hypothèses sont fausses.


                    • Le421 Le421 23 octobre 10:02

                      @pemile

                      Effectivement...
                      Cartapus est le haut dirigeant d’une multinationale qui a réussi à corrompre des hauts fonctionnaires toute sa vie.
                      Je comprends son aigreur de terminer sa carrière en dégoisant sur un forum à deux balles tel qu’ Agoravox, et comme moi, petit nullard gauchiste...

                    • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 23 octobre 10:46

                      @Spartacus


                      Il n’existe pas de point d’équilibre, c’est un jeu entre l’offre et la demande.
                      Ainsi donc vous réfutez la théorie néolibérale.
                      Deux solutions, soit vous êtes atteint de schizophrénie, soit vous ne comprenez rien à l’économie et ne faites que répéter ce que vous entendez à la télé.
                      À vous lire, je penche depuis longtemps pour la deuxième solution.
                      Cessez donc de croire que vous avez tout compris, ouvrez un bouquin, remettez en question vos certitudes. Attention cependant, vous risqueriez de voir que vous vous plantez depuis longtemps.

                    • Yaurrick Yaurrick 23 octobre 12:19

                      @Pierre Chaillot

                      Pour qu’un point d’équilibre de prix et salaires puisse être calculé par l’état , cela suppose de connaitre absolument toutes les offres et demandes de chaque individu. Ce qui est absolument impossible, d’une part du fait de la subjectivité de la valeur, et d’autre part et que ces offres et demandes sont évoluent de façon permanente.

                      Le marché n’est que l’agrégation des offres et demandes de chacun et se traduisent par des échanges ou l’absence d’échanges, ce qui aboutit à la formation des prix. L’information de ces échanges à un niveau micro-économique se propagent ensuite à un niveau plus important par le mécanisme des prix qui est un signal du mécanisme d’offre et demande.

                      En altérant le signal de prix par des plafonnement ou des prix minimum, il se crée un déséquilibre de l’offre et de la demande, conduisant à des surplus ou des pénuries. Même si comme vous le dites, l’économie de marché fonctionne par tâtonnement et est imparfaite du fait sa nature humaine.

                    • foufouille foufouille 23 octobre 13:08

                      @Yaurrick

                      l’état fixe juste un minimum vital et certaines normes pas toujours respectées comme pour les taudis.
                      ce qui évite les bidonvilles comme pour tous les pays libéraux.


                    • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 23 octobre 14:06

                      @Yaurrick
                      Pour qu’un point d’équilibre de prix et salaires puisse être calculé par l’état , cela suppose de connaitre absolument toutes les offres et demandes de chaque individu. Ce qui est absolument impossible, d’une part du fait de la subjectivité de la valeur, et d’autre part et que ces offres et demandes sont évoluent de façon permanente.
                      Vous prêchez un convaincu.
                      Sauf que les hypothèses sur lesquelles se fondent les théories de l’économie libérales impliquent que les individus sont entièrement rationnels et qu’ils sont en état d’information parfaite. Donc que leurs aspirations n’évoluent pas tant qu’un nouveau produit n’est pas disponible (ils sont imperméables à la pub par exemple). C’est en effet stupide. Vu votre discours, vous ne croyez pas à la théorie néolibérale qui met en avant des résultats du style : il faut ouvrir les marchés, laisser libres les prix, enlever les minima salariaux.
                      Très bien, nous sommes d’accord dans ce cas.

                       L’information de ces échanges à un niveau micro-économique se propagent ensuite à un niveau plus important par le mécanisme des prix qui est un signal du mécanisme d’offre et demande.
                      L’information ne se propage pas. Les prix sont différents d’un magasin à l’autre. Vous êtes captifs lorsque vous rentrez dans un grande surface. Vous n’allez jamais faie1/3 de vos courses chez U, 1/3 chez Leclerc et 1/3 chez carrefour.

                      En altérant le signal de prix par des plafonnement ou des prix minimum, il se crée un déséquilibre de l’offre et de la demande, conduisant à des surplus ou des pénuries.
                      Non, la théorie néolibérale dit qu’on atteint un autre équilibre différent de celui du marché pur. Les néolibéraux combattent ce nouvel équilibre car pour eux ils ne constituent pas la pureté de leur théorie. C’est de la religion. La « main invisible » représente la main de dieu. La volonté pure des individus voulue par le divin. Il ne s’agit à aucun moment d’un combat pour une meilleure égalité, juste d’un combat idéologico-théologique. Pour les néolibéraux, l’intervention de l’État nuit à la volonté divine, ça ne va pas plus loin. Le reste n’est que de la com pour convaincre ceux qui ne lisent pas ces théories à fond.


                    • Phiphi 23 octobre 18:13

                      @Spartacus

                      J’espère que tu diras ça au personnel soignant qui t’opérera la prochaine fois (mais vu tes positions tu dois sûrement avoir les tunes pour aller en clinique), ou au CHU qui prendra ton enfant prématuré parce que les cliniques t’auront réorienté vers le public (et ouai c’est trop cher les infrastructures pour les prémas, c’est pas économiquement REN-TA-BLE).

                      Bref ferme là un peu avec ton discours prémaché - BFMTV et émigre donc aux USA pour finir ta retraite en clochard economicus


                    • foufouille foufouille 23 octobre 19:03

                      @Phiphi

                      non, crassus est au RSA.


                    • Yaurrick Yaurrick 23 octobre 20:56
                      @Pierre Chaillot
                      Et pourtant les individus effectuent quand même des choix même si l’information n’est pas parfaite, même si le service ou le produit n’est pas optimum, parce que trouver l’information a un cout, nécessite du temps ou des connaissances spécifiques.
                      Ce qui signifie qu’ils acceptent de prendre un risque plus ou moins important et d’en assumer les conséquences. Croyez vous qu’en ajoutant des contraintes et en distordant les informations les individus seront toujours enclins à prendre les risques ? Les faits prouvent le contraire, malheureusement.

                      Je ne suis pas captif de U, Carrefour, j’ai le choix d’acheter chez eux ou dans d’autre échoppes ou simplement de ne pas acheter. Le choix de l’une ou l’autre alternative signifie que j’obtiens à mes yeux plus de valeur, même si l’échange n’est pas égal, tout simplement parce que dans le cas contraire, l’échange n’aura pas lieu.

                      La main invisible aura fait parler énormément alors qu’Adam Smith n’y fait référence qu’une seule fois, de la même façon qu’on parle de concurrence et parfaite alors que ses concepts sont assez éloignés de la réalité. Mais ce qui est sûr c’est que l’équilibre du marché n’est pas divin, au contraire, il est l’expression des besoins des hommes et est régi par eux-mêmes. Maintenant, je pense que les vénézuéliens apprécieront la brillante intervention de l’état et que la « religion du marché » soit de la com’.

                    • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 24 octobre 10:01


                      Et pourtant les individus effectuent quand même des choix même si l’information n’est pas parfaite, même si le service ou le produit n’est pas optimum, parce que trouver l’information a un cout, nécessite du temps ou des connaissances spécifiques.
                      Nous sommes entièrement d’accord. Mettez donc à la poubelle la théorie néolibérale puisque vous n’y croyez pas. Cessez donc de défendre le « marché » puisque vous ne croyez pas à cette théorie. Faites le raisonnement jusqu’au bout que diable !


                      Ce qui signifie qu’ils acceptent de prendre un risque plus ou moins important et d’en assumer les conséquences. Croyez vous qu’en ajoutant des contraintes et en distordant les informations les individus seront toujours enclins à prendre les risques ? Les faits prouvent le contraire, malheureusement.
                      Non mais attendez, quand un prix est fixé par l’état, et que les normes de production sont extrêmement strictes, c’est le seul cas où l’information est parfaite pour le consommateur. C’est donc le seul cas sans risque, sans distorsion d’information hein... Par ce paragraphe vous défendez le tout État, vous êtes communiste en fait ?


                      Je ne suis pas captif de U, Carrefour, j’ai le choix d’acheter chez eux ou dans d’autre échoppes ou simplement de ne pas acheter.
                      Si vous faites partie des gens qui pensent qu’on peut rationnellement se dire « j’ai le choix de m’arrêter de manger », dans ce cas arrêtons la discussion. C’est un argument qui ne correspond à aucune réalité.

                      Maintenant, je pense que les vénézuéliens apprécieront la brillante intervention de l’état et que la « religion du marché » soit de la com’.
                      Le Vénézuela c’est le nouveau point Godwin décidément. Maduro est élu en 2018 avec 68% des voix. Considérez cous les vénézuéliens comme incapable de voir qu’ils sont en train de mourir de faim ou ne pensez-vous pas que la propagande occidentale autour de ce pays est un peu exagérée ? Ne pensez-vous pas que les États-Unis font un tout petit peu pression pour destituer un gouvernement qui les empêche de piller leurs ressources en pétrole ?

                      • Yaurrick Yaurrick 24 octobre 12:24

                        @Pierre Chaillot

                        Je pense qu’on s’est mal compris : le marché a une existence quelque soit la rationalité ou l’irrationalité des individus, y compris ceux composant les gouvernement. Pourquoi vous voulez nier cet aspect que chaque individu puisse effectuer des choix qui selon vous seraient irrationnels ou pas ? Le marché n’est pas une théorie néolibérale, mais un état de fait des interactions entre les individus. Ni plus ni moins.

                        Il va falloir quand même m’expliquer en quoi un prix fixé de force par l’état (donc qui occulte l’information véhiculée par les prix) puisse ne pas distordre l’offre et la demande. Donc aucune chance que je défende le tout état, bien au contraire, car trop souvent l’état s’arroge des monopoles légaux et donc empêche l’émergence d’alternatives.

                        La réalité dont je parlais, c’est qu’on a le choix de faire autrement. Être libre de ses de choix n’a jamais signifié que l’on pouvait s’affranchir des contraintes physiques. Donc je n’ai pas le choix de m’arrêter de manger, j’ai le choix de approvisionner ailleurs ou de faire pousser mes légumes.

                        Ce que je vois du Venezuela, c’est un pays où l’état a voulu être omniprésent à grand renfort de contrôle de prix, interventionnisme, de clientélisme et que les vénézuéliens ont perdu en moyenne 11kg l’année passée. Et contrairement à la propagande officielle, c’est entièrement la faute des gouvernements de Chavez et de Maduro parce que ces messieurs ont rendu l’économie du Venezuela une des moins libres du monde.

                      • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 24 octobre 19:15

                        @Yaurrick
                        Le marché n’est pas une théorie néolibérale, mais un état de fait des interactions entre les individus. Ni plus ni moins

                        Dire que le marché (au sens prix/salaire) libre apporte un bien-être global supérieur à des prix salaires fixes n’est soutenu que par l’école néolibérale. Ce sont les néolibéraux qui ont vend en poupe depuis maintenant 70 ans et qui, en s’appuyant sur l’OCDE, le FMI, la BCE et d’autres, détruisent les monopoles d’État, les minima salariaux , les normes de productions, bref tout ce qui s’approche d’une loi. Je ne nie pas l’existence du marché, je nie son efficacité absolue. Il existe des cas où le marché est supérieur à l’intervention et des cas où non. Ce sont aux citoyens de définir ces cas relativement aux valeurs qu’ils défendent.

                        Il va falloir quand même m’expliquer en quoi un prix fixé de force par l’état (donc qui occulte l’information véhiculée par les prix) puisse ne pas distordre l’offre et la demande.
                        Un prix fixé par l’État va en effet changer l’offre et la demande. En quoi est-ce mal dans l’absolu ? En quoi une société devrait-elle se priver de dire : l’industrie agroalimentaire monopolise l’eau, pollue les nappes, détruit la faune, je l’interdit ou lui colle des taxes prohibitives pendant que je soutient l’agriculture propre ?

                        La réalité dont je parlais, c’est qu’on a le choix de faire autrement. Être libre de ses de choix n’a jamais signifié que l’on pouvait s’affranchir des contraintes physiques. Donc je n’ai pas le choix de m’arrêter de manger, j’ai le choix de approvisionner ailleurs ou de faire pousser mes légumes.
                        Vous avez peut-être ce choix. Mais les 9 millions de pauvres en France ? Ceux que l’on parque dans des HLM et qui n’ont pas de moyen de transport ? La plupart ont un boulot ou sont retraités hein... Où est leur choix ?

                        Ce que je vois du Venezuela, c’est un pays où l’état a voulu être omniprésent à grand renfort de contrôle de prix, interventionnisme, de clientélisme et que les vénézuéliens ont perdu en moyenne 11kg l’année passée. Et contrairement à la propagande officielle, c’est entièrement la faute des gouvernements de Chavez et de Maduro parce que ces messieurs ont rendu l’économie du Venezuela une des moins libres du monde
                        Vous me parlez de la propagande officielle du Vénézuela en reprenant mot pour mot la propagande véhiculée par les USA et ses alliés... un peu de sérieux ! Je ne prête foi ni à l’un ni à l’autre, ayez l’honnêteté de les mettre sur un pied d’égalité ! Ne considérez-vous pas que l’économie est moins libre par ce que ce pays fait l’objet de sanctions économiques ? Comme cela a été le cas par le passé pour Cuba qui a moins de 2% de pauvres sur son territoires mais où personne ne peut mourir de fin ou de soif puisque les denrées alimentaires de base sont gratuites pour les cubains ? Où le système de santé est l’un des meilleurs au monde ? Pour moi l’idéal n’est pas Cuba. Je ne suis pas communiste. Non pas par ce que ça ne marche pas, il faut arrêter de mentir là-dessus, mais parce que mes valeurs sont autres.

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