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Affaire Alstom, haute trahison caractérisée pour l’ex-président Hollande (avec la complicité de Macron)

La haute trahison pour un Président de la République, c’est d’agir volontairement pour faire le contraire de ce que l’on est chargé de faire par la Constitution, notamment dans l’article 5 :

Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État.
Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités.

Un président qui viole cet article est coupable de haute trahison envers la République et donc envers le peuple.

Dans l’affaire Alstom, une industrie stratégique pour la défense nationale et pour les intérêts énergétiques majeurs de la nation fut bradée à un état étranger voyou.
François Hollande, le président de la République avait le pouvoir de s’y opposer mais il n’en fit rien et se coucha devant les américains.

 

Nucléaire civil et militaire, un héritage gaullien

Pour situer le contexte, revenons en 1958 où le général De Gaulle [1] décide que la France doit acquérir la maitrise du nucléaire. Cette dernière sera d’abord militaire car gage absolu de souveraineté nationale, elle sera ensuite civile pour la production énergétique avec 6 premiers réacteurs mis en service entre 1966 et 1971.

Les secteurs de la défense et de l’énergie sont universellement considérés comme régaliens, c’est-à-dire du ressort exclusif de l’état.

En dehors de la bombe que tout le monde connait depuis Hiroshima, la technologie nucléaire est basée sur le concept de réacteur qui convertit une énergie de fission en énergie mécanique pouvant ensuite produire de l’électricité.
La chaleur produite par une réaction de fission nucléaire contrôlée dans un circuit dit « primaire » (radioactif) rempli d’eau chauffe un circuit « secondaire » (non radioactif) isolé du premier également rempli d’eau. Sous l’effet de la chaleur, l’eau du second circuit est vaporisée sous pression pour mettre en rotation une turbine à vapeur.
Cette dernière peut alors entrainer un alternateur pour produire de l’électricité (turbo-alternateur) ou directement un arbre de transmission dans le cas d’un navire pour la propulsion navale (turbo-réducteur).

Le synoptique de conversion de l’énergie (cas du turbo-alternateur) est donc le suivant :

Réacteur nucléaire

NUCLÉAIRE -> VAPEUR -> MÉCANIQUE -> ÉLECTRIQUE

Nucléaire militaire, FOST et FAS

Du point de vue stratégique, une condition nécessaire pour rendre une force de frappe nucléaire dissuasive est qu’elle soit indépendante. Cette indépendance implique la maitrise totale par des entreprises nationales de la technologie correspondante sur l’ensemble de la chaine.
La technologie nucléaire comporte d’abord celle des ogives, principal composant de la dissuasion. Ces dernières ne sont utiles qu’à la condition qu’elles puissent être lancées sur le territoire ennemi à l’aide de vecteurs capables de traverser les défenses adverses. En France, ces derniers sont des missiles embarqués dans des sous-marins ou sur des aéronefs basés au sol ou sur porte-avions.
La propulsion nucléaire est indispensable pour assurer aux sous-marins de la force de dissuasion une autonomie de plusieurs mois en plongée afin de les rendre très difficiles à détecter. Le porte-avions Charles De Gaulle est également équipé d’une propulsion de ce type.

La dissuasion nucléaire est basée sur deux composantes distinctes avec la Force Océanique STratégique (FOST) et la Force Aérienne Stratégique (FAS).

La FOST comprend quatre SNLE (Sous Marins Nucléaires Lanceurs d’Engins) qui embarquent le missile atomique mer-sol M51, et six SNA (Sous Marins Nucléaires d’Attaque) qui permettent d’engager en combat des bâtiments ennemis (*) ou l’attaque au sol via des missiles de croisière embarqués.

(*) Pour la petite histoire, le SNA français Saphir a virtuellement coulé lors d’un exercice conjoint le porte-avions américain USS Theodore Roosevelt et toute son escorte de destroyers !

La composante aéroportée FAS comprend trois escadrons d’avions Rafale qui emportent le missile nucléaire air-sol ASMP. Deux escadrons (Gascogne et Lafayette) sont basés sur le territoire national et un troisième est embarqué sur le porte-avions Charles De Gaulle (flottille 12F).

La propulsion des SNLE en service (classe Le Triomphant) et du porte-avions Charles De Gaulle est assurée par le réacteur nucléaire compact K15 développé et fabriqué par la société française Technicatome, le porte-avion comporte deux réacteurs et chaque sous-marin un seul.

Coté SNA, la classe Rubis actuelle propulsée par le réacteur K48 sera remplacée à partir de 2019 par une nouvelle génération de bâtiments (classe Suffren) propulsée à son tour par un K15.
La généralisation des réacteurs K15 décidée dans les années 90 répond à un objectif de rationalisation des couts (PDF ici).

Le réacteur nucléaire fait donc office de chaufferie pour alimenter une turbine à vapeur. Cette dernière sera alors intégrée dans un ensemble qui peut être de deux types :
1) Type turbo-alternateur pour alimenter un moteur électrique de propulsion (sous-marins SNA et SNLE)
2) Type turbo-réducteur pour entrainer directement en rotation un arbre d’hélice (porte-avions CDG)

Le choix de la propulsion électrique pour les sous-marins est lié à une problématique de furtivité qui ne concerne pas les porte-avions.

Nucléaire civil

Pour ce qui concerne le nucléaire civil, la France possède 58 réacteurs installés dans 19 centrales nucléaires réparties sur le territoire français.

Ce parc électronucléaire fournit environ 75% de l’énergie électrique au pays.

France électricité 75% nucléaire

Les centrales nucléaires produisent 75% de l’électricité nationale

Petite digression :
à l’origine l’impasse fut faite sur le problème à l’époque non résolu du traitement des déchets radioactifs. En effet, Il fut supposé qu’une solution pour s’en débarrasser serait trouvée durant les 40 années de vie des premières centrales. L’avenir a démontré que ce fut l’une des principales erreurs de cette stratégie du tout nucléaire, en effet nous en sommes aujourd’hui au même point sur le problème majeur des déchets.

Nous avons vu précédemment sur le schéma de principe d’un réacteur nucléaire civil ou militaire l’importance de la turbine à vapeur qui est un composant de haute technologie.

Les turbines de réacteurs nucléaires : un composant stratégique

Les 58 réacteurs du parc civil sont équipés de la fameuse turbine « Arabelle » développée par Alstom, fleuron technologique qui fut un énorme succès à l’exportation car elle équipe 30% environ du parc mondial de réacteurs nucléaires.

Alstom était alors le fabricant exclusif des turbines Arabelle, composant clé de la fourniture énergétique de la France et de ses clients étrangers.

Coté militaire, nous avons vu que le réacteur K15 équipe presque tous les sous-marins ainsi que le porte-avions nucléaire CDG. Comme le rappelle l’atlantiste Laurent Lagneau, la turbine des sous-marins est sous-traitée par Technicatome à Thermodyn, une filiale de General Electric implantée au Creusot.

Cependant, Laurent Lagneau oublie de préciser deux choses :
1) A l’origine, Thermodyn était une usine française du groupe Framatome rachetée en 2000 par l’américain GE.
2) C’est GEC Alstom qui fournissait les deux turbines de type 61SW (lien 2) du porte-avions Charles De Gaulle.

Réacteurs et turbines équipant les sous-marins et le porte-avions

Le véritable premier scandale date donc de 2000 sous le gouvernement de cohabitation Chirac/Jospin lorsque la revente de Thermodyn à GE fut autorisée (*). La revente d’Alstom à GE 14 années plus tard ne fut que le second acte d’une trahison d’état.

(*) Pourquoi les organismes (DGAD2IEDGSI) en charge de la protection des intérêts vitaux de la nation n’ont ils pas donné l’alerte ?

On peut aussi noter qu’après la revente de Thermodyn, Alstom avait encore la capacité technologique de remplacer ce fournisseur en cas de « défaillance ». En effet la société belfortaine fournissait des turbines similaires (type 61SW) pour le porte-avions.

Fournisseurs des turbines pour la dissuasion nucléaire de la Marine

Avant son rachat, Alstom énergie était l’un des principaux concurrent mondial de l’américain General Electric (GE) dans le secteur de l’énergie.
Nous allons voir comment l’état américain a usé de tous les moyens en sa possession pour faire pression afin que GE absorbe son concurrent français.

L’histoire d’un état voyou et d’un président sans envergure

Rappelons au préalable les paroles de François Mitterrand lors de son testament politique :
« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort ».

Dans le cadre de cette « guerre à mort », le rachat d’Alstom énergie par General Electric est le résultat d’une stratégie américaine parfaitement synchronisée entre le DoJ (Departement Of Justice), la multinationale concurrente d’Alstom GE et la NSA, le célèbre service de renseignements américain.

Toute cette affaire est brillamment décrite dans l’excellent documentaire de David Gendreau et Alexandre Leraître « Guerre Fantôme » [2] inspiré du livre de Jean-Michel Quatrepoint « Alstom, scandale d’État » paru en 2015.

Jean-Michel Quatrepoint

Jean-Michel Quatrepoint

En 2010, grâce au FCPA, une loi américaine scélérate sur l’extraterritorialité du droit US le DoJ lance une enquête sur des activités de la société Alstom concernant des affaires de corruption dans plusieurs pays tels que l’Indonésie, Taiwan ou l’Egypte.
Sachant depuis les révélations d’Edward Snowden que la NSA espionne le monde entier, du simple particulier aux chefs d’états en passant par les entreprises -y compris et surtout- non américaines, on comprend immédiatement d’où les informations utilisées par le DoJ furent tirées.

Seconde étape, le DoJ prend contact avec la direction d’Alstom à travers son PDG de l’époque, le polytechnicien Patrick Kron. Ce dernier décide alors d’ignorer cette requête.
La société risque cependant une amende pouvant aller jusqu’à 2 Milliards de dollars, amende suffisante pour la mettre au tapis !

Kron

Patrick Kron

Entre temps, suite à une baisse du cours des actions Alstom, le groupe Bouygues l’un des actionnaires majoritaires de cette société souhaite engager la vente de cette société afin d’éviter des pertes.
A cette fin dès 2012, Emmanuel Macron qui vient d’arriver à l’Élysée en tant que secrétaire général adjoint commande un rapport au cabinet américain AT Kearney sur la faisabilité d’une vente d’Alstom à GE.

Macron « oublie » cependant d’avertir le ministre de l’économie de l’époque Arnaud Montebourg. Mais peut-être faut-il rappeler qu’il vient de chez Rothschild, banque « conseil d’Alstom » dans le dossier de la revente à GE (commissions à la clé !).

Devant le refus de la direction d’Alstom de « coopérer » avec le DoJ, Frédéric Pierucci un haut dirigeant d’Alstom en déplacement aux États-Unis est arrêté en avril 2013 puis incarcéré dans des conditions épouvantables.

Le message à Patrick Kron est clair : si vous ne collaborez pas, vous êtes le prochain sur la liste (à moins de rester cloitré sur le territoire national jusqu’à la fin de vos jours).

Dans la foulée, coïncidence remarquable (!), General Electric prend contact avec Alstom afin de discuter de l’acquisition de la division énergie.
Courant 2013, des négociations secrètes débutent alors entre les PDG des deux sociétés.

Début 2014, flairant semble-t-il le coup fourré et averti par Clara Gaymard deux mois plus tôt (*), Arnaud Montebourg interroge Patrick Kron sur ses intentions éventuelles de revente, ce dernier soutient mordicus au ministre qu’il n’y a aucun projet en ce sens en particulier avec GE, vidéo ici.

(*) A l’époque présidente et CEO de GE France.

Arnaud Montebourg

Arnaud Montebourg

Le 24 avril 2014, Patrick Kron rentre d’un déplacement aux USA où l’on note que depuis juin 2013, il n’a jamais été inquiété par la justice américaine durant ses multiples voyages dans ce pays.

Le même jour, une fuite de l’agence Bloomberg annonce la vente de la branche énergie d’Alstom à General Electric.

Arnaud Montebourg éberlué convoque alors immédiatement Patrick Kron afin d’éclaircir cette question, ce dernier lui avoue en effet que contrairement à ses affirmations précédentes un accord de principe a été signé avec GE par l’équipe dirigeante d’Alstom (*) concernant la vente de la division énergie pour un montant de 13 Milliards de dollars…

Colère noire du ministre à qui Patrick Kron a donc menti quelques mois plus tôt, vidéo ici.

« Passage à tabac » de Kron par Arnaud Montebourg

(*) On apprit plus tard qu’une rencontre secrète eut lieu le 09/02/2014 entre Kron et le PDG de GE, la vente fut acceptée à condition que GE paie l’amende de la DoJ. Le patron de GE de l’époque Jeff Immelt déclara alors qu’une telle opportunité ne se présente qu’une fois par génération.

Montebourg contre-attaque alors avec un décret publié le 15/05/2014 relatif à une extension du champs des investissements étrangers soumis à autorisation préalable de l’état, ce dernier s’applique alors potentiellement à Alstom.

Un mois plus tard le 21 juin, sous la menace de ce décret, et à la suite d’une négociation tripartite menée par Arnaud Montebourg, le gouvernement annonce que la revente de la branche énergie se transforme en partenariat 50/50 entre Alstom et GE.

Montebourg le souverainiste contre Macron le bradeur d’état

Phase suivante, une réunion au sommet présidée par François Hollande a lieu à l’Élysée afin de décider du sort d’Alstom. Arnaud Montebourg qui tente de défendre les intérêts de la France se retrouve alors isolé.
Emmanuel Macron de son coté pousse à la vente sans conditions à GE avec pour seul argument que :
« nous ne sommes pas dans une économie dirigée, nous ne sommes pas au Venezuela ».

François Hollande donne raison à Macron en grande partie par peur de l’affrontement avec les américains. Le premier ministre Valls, fort avec les faibles et faible avec les forts, approuve lui aussi.

Macron Hollande

En 2014 Macron, secrétaire général adjoint du cabinet Hollande est le conseiller « avisé » du président

Cette décision explique que le 26 aout 2014, Arnaud Montebourg fut remplacé par l’ultralibéral européiste Emmanuel Macron au ministère de l’économie. Ce dernier va avoir les mains libres pour signer l’arrêt de mort de notre indépendance nucléaire au profit des américains.

En novembre 2014, on assiste à la phase finale de l’affaire Alstom en constatant avec surprise (?) que l’accord obtenu par Montebourg cinq mois plus tôt était foulé du pied par son successeur puisqu’il n’est plus question de coentreprises.
Une écrasante majorité des pouvoirs est en effet concédée immédiatement à GE sur la branche énergie.

Négociations GE Alstom Etat Français

Même s’il restait une possibilité pour l’état français de récupérer une minorité de blocage jusqu’en 2019 par rachat des parts de Bouygues (20%) sur la partie énergie, personne ne fut dupe et la victoire totale de GE était consommée.

Le 4 novembre 2014, renonçant à utiliser le décret Montebourg du 15 mai, le Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, autorise l’investissement de General Electric dans Alstom.

A la suite de toute cette opération, GE devint leader mondial absolu des turbines, Alstom était son principal concurrent.

Cerise sur le gâteau pour GE, l’amende qui devait être payés par l’acheteur fut finalement réglée par Alstom sur injonction de la DoJ.

De plus, Patrick Kron, dont le comportement fut digne de celui de ses ainés sous l’occupation allemande toucha en prime un bonus de 4 millions pour sa brillante prestation concernant cette affaire. Il put alors partir en retraite l’esprit serein.

Quant au pauvre Frederic Pierucci (surnommé « Fred » par son ex-patron), il croupissait toujours en prison aux États-Unis. Ce dernier purgeait une peine de 30 mois pour avoir fait le travail que Kron lui avait demandé.
La responsabilité des actes de corruption était collective au niveau de la direction de la société, mais un seul lampiste fit office de bouc émissaire.
Non seulement Kron ne leva pas le petit doigt pour aider son collaborateur, mais -tenez-vous bien- ce dernier se fit licencier de l’entreprise Alstom pour cause … « d’abandon de poste » !!

 

Pierucci en prison aux USA

Frederic Pierucci dans un cachot US, abandonné par sa société

Et enfin, l’accord conclu comprenait une clause qui imposait à GE de créer 1000 emplois nets en France d’ici fin 2018.
Nous apprendrons plus tard que cet engagement ne sera pas non plus tenu (communiqué de presse ici), et ce ne furent pas les pathétiques protestations de l’ex-député Belfortain Jean-Pierre Chevènement qui y changèrent quelque chose.

Cette fois la coupe était pleine.

Fin 2014, toute cette affaire finit bien tard par déclencher un tollé dans les rangs de l’opposition à l’assemblée. Le toujours excellent Jacques Myard demanda la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire à laquelle les députés LR, qui en avaient le pouvoir, ne donnèrent pas suite.
Le documentaire « Guerre fantôme » en explique clairement les raisons liées à des conflits d’intérêts de membres influents de l’UMP (futur LR) et du P »S », parties prenantes de la négociation sur la revente d’Alstom.

En 2018, soit 4 ans après, cette commission d’enquête finit tout de même par voir le jour. Elle fut présidée par Olivier Marleix (LR)
Les conclusions sont sans surprises, on y lit que Mr Macron était au courant des tractations depuis le début et que ce dernier a même eu un rôle central en prenant la défense les intérêts des actionnaires au détriment de ceux de la nation. Macron a donc menti en 2014 en prétendant découvrir l’affaire.
Arnaud Montebourg, auditionné durant 2h30 confirma tout ce qui précède en mettant particulièrement en cause son successeur de l’époque.

Et comme on s’y attendait, en octobre 2018, Alstom confirme la revente à GE de toutes ses parts (*) dans les trois coentreprises, les américains possèdent maintenant 100% des parts…

(*) Ce fut toutefois une bonne nouvelle pour les actionnaires.

Citons enfin le rapport du C2FR [3], Centre Français de Recherche sur le Renseignement qui publia un rapport en 2014 signé par Eric Denécé concluant à un « scandale d’État » et qui dénonce le « racket américain », l’« amateurisme du gouvernement », la « trahison des élites » (sic). La liste des personnalités politiques impliquées de tous bords est longue comme le bras !

Enfin, aux dernières nouvelles il semblerait que GE soit très mal en point à cause de sa filiale financière GE Capital. Cette situation serait d’une part liée aux investissements aventureux dans les produits subprime, et d’autre part à la « désastreuse »acquisition d’Alstom.
L’entreprise pourrait se séparer de pans entiers de son activité entre-autres dans le domaine de l’énergie, on parle de Mitsubishi qui serait sur les rangs.

On croit rêver…

Les conséquences…

Les conséquences de l’affaire Alstom pour la souveraineté nationale furent désastreuses.

Coté nucléaire civil, les américains sont aujourd’hui en mesure de couper l’électricité à leur guise sur le territoire français.
Leurs exactions ont déjà commencé lors de la renégociation du contrat de maintenance des turbines Arabelle avec EDF.
En effet, en février 2016 dans une logique de chantage à la négociation, GE a suspendu le travail de ses équipes dans les centrales françaises, n’hésitant pas à mettre en risques la sécurité nucléaire du pays.

Coté militaire, c’est encore pire, les deux tiers de la dissuasion nucléaire française sont maintenant complètement entre les mains des américains (*). Ces derniers peuvent en effet immobiliser quand ils le veulent (aux délais techniques près) le porte-avions ainsi que nos sous marins à propulsion nucléaire.

(*) Alstom était la seule alternative nationale en terme de sous-traitance pour les turbines.

Pour les panglossiens qui croient encore que nos « alliés » ne nous porteraient jamais un tel préjudice, il existe un précédent dénoncé par le général Henri Bentégeat, chef d’état-major des armées françaises de 2002 à 2006 (voir le documentaire « Guerre fantôme) [2].
Comme l’indique le général, après le refus de Jacques Chirac de participer à l’invasion de l’Irak en 2003, les américains ont alors décidé un embargo sur la totalité des fournitures à l’armée française.
A l’époque elles ne représentaient que 3% du total, cependant les catapultes du porte-avions en faisaient partie, et donc à échéance de 6 mois à un an, ce dernier aurait pu être immobilisé par nos « alliés ».

Pour finir, signalons que GE n’en était pas à son coup d’essai, cette compagnie avait déjà racheté plusieurs sociétés sous le coup d’un procès de la justice américaine.

L’opération américaine sur Alstom n’est hélas que le début d’une série à venir. D’autres sociétés françaises sont dans le collimateur de la DoJ, ces dernières sont les suivantes : Areva, Airbus, Sanofi et Société Générale [2].

Et enfin, en 2017, Macron achève le dépeçage d’Alstom en revendant sa filiale transport (le TGV) aux allemands de Siemens.
Dans une optique similaire et dans le cadre de la feuille de route imposée par l’Union Européenne ou GOPÉ, la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP), Française des Jeux et Engie vient d’être votée par les députés godillots d’En Marche le 04 octobre 2018.
Comme on le voit, avec le président Macron qui se revendique maintenant de l’héritage Charles De Gaulle, les intérêts de la France continuent à être entre de bonnes mains !

Aspect juridique

La dénonciation publique de cette affaire ne représente que la première partie de la démarche, il s’agit maintenant de la poursuivre afin que la trahison des élites impliquées dans cette affaire soit punie.

En effet les faits répertoriés sont suffisamment graves pour que la justice se prépare à agir dès lors où la situation politique le permettra. Il est évident que rien ne sera fait sous le régime actuel puisque Macron est lui même directement impliqué dans cette affaire.

Quelques pistes peuvent cependant être envisagées en tant que bases de départ pour la préparation d’une future action judiciaire.

Nous avons en premier lieu l’article 68 de la constitution précisant les modalités de destitution du Président de la République amendé en 2007 par Sarkozy qui en retira la notion de haute trahison.
Cet article précise également la responsabilité pénale des autres membres du gouvernement.

En second lieu, il semble que le statut du président de la République permette de le poursuivre dans un délai d’un mois après la fin de son mandat, les ambiguïtés interprétatives de l’article 68 permettent très probablement à la haute cours de justice d’engager des poursuites pour des faits commis lors de son mandat.

Ensuite, l’article 411.3 du code pénal s’applique ici (*) parfaitement, ce dernier indique :
« Le fait de livrer à une puissance étrangère, à une entreprise ou une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents des matériels, constructions, équipements, installations, appareils affectés à la défense nationale est puni de trente ans de détention criminelle »

(*) Y compris pour Patrick Kron, l’ex président d’Alstom.

Ces éléments d’analyse préliminaire sont des questions juridiques très techniques qu’il convient de faire précisément analyser par des spécialistes indépendants du droit (*) afin de constituer un dossier à charge solide.
Par ailleurs, la liste des complicités impliquées est longue, le cabinet Hollande, l’ex-PDG d’Alstom, certains services ayant dysfonctionné (DGAD2IEDGSI) ainsi que tous les apparatchiks du système ayant trempé dans cette affaire [2][3].

(*) Citons par exemple Régis De Castelneau.

Épilogue, bilan d’une catastrophe nationale

En synthèse de toute cette affaire, nous avons en vrac :
. Un complot américano-américain pour mettre la main sur un fleuron de la souveraineté nationale.
. Un polytechnicien, PDG d’une grande entreprise qui trahit l’état pour sauver sa peau, abandonne ses collaborateurs et ses salariés pour finir avec une récompense de plus de 4 millions.
. Un ministre isolé qui tente de renverser la situation en se battant bec et ongles pour la sauvegarde des intérêts supérieurs de la France.
. Un autre ministre, futur président de la République, qui recommande de laisser filer les intérêts nationaux au profit de l’étranger et d’intérêts privés.
. Un parlement laissé dans l’ignorance totale de ce qui se déroule et qui découvre bien trop tard l’affaire dans toute son horreur.
. Le peuple français, cocufié comme d’habitude et qui n’a toujours aucune idée de ce qui s’est passé.
. Un président de la République faible et élu par hasard qui signe un acte de haute trahison envers le peuple.

La trahison des élites vis-à-vis du peuple français est une vieille histoire dont les nombreuses occurrences remontent au moins au XVième siècle [4].

Lors de la campagne présidentielle de 2017, personne n’a pris la peine de rappeler que M. Macron avait révélé son vrai visage lors de son passage dans le gouvernement Hollande.
Ceci n’est toutefois pas surprenant au vu du contexte médiatique déjà analysé ici [5] qui l’a porté au pouvoir.

Dans son ouvrage « C’était De Gaulle », Alain Peyrefitte [1] rapporte à de nombreuses reprises que la politique du Général était exclusivement guidée par les intérêts de la France.
Comment en sommes nous aujourd’hui arrivés là avec des dirigeants sans envergure, prêts à toutes les trahisons au profit de puissances étrangères et d’intérêts privés ?

Après la défaite de juin 40, la République s’est délitée et a remis le pouvoir au couple infernal Pétain et Laval avec le régime collaborationniste de Vichy. Ces derniers avaient au moins l’excuse d’avoir gouverné à l’issue d’une défaite militaire cuisante. La libération permit ensuite au Général De Gaulle de rendre son honneur à la France puis de faire appliquer la justice envers les principaux responsables de cette période noire, ces derniers furent jugés pour haute trahison et condamnés à mort.

Pétain et Laval en 1940

Laval fut exécuté et Pétain avait vu sa peine commuée en prison à vie.

Les Hollande et autres Macron, sans oublier Sarkozy dont le cas a déjà été traité ici [6], ont intérêt à croiser les doigts afin qu’un véritable chef d’état n’arrive pas à la présidence de leur vivant, d’autant que d’autres crimes contre la République sont également à leurs actif.
Cette fois, les français n’ont pas besoin d’une force extérieure de libération, ils ont le pouvoir des urnes pour éjecter cette coterie qui œuvre au nom d’une petite minorité et à l’encontre des intérêts de la nation.

Messieurs les criminels d’état, nous avons tout notre temps !
Le jour de la libération arrivera obligatoirement et alors justice sera rendue, elle réclamera des procès publics afin de juger d’actes d’accusations que l’on peut d’ores et déjà qualifier de hautes trahisons envers le peuple français.

Lien et références

[1] « C’était De Gaulle » – Alain Peyrefitte – 1994
[2] « Guerre fantôme » – Documentaire David Gendreau et Alexandre Leraître 2017, site ici. Documentaire ici.
[3] Rapport du C2FR sur l’affaire Alstom qui conclut à une trahison des élites – télécharger le PDF ici.
[4] De Jeanne d’Arc à l’atlantisme européiste, 600 ans de trahisons des élites françaises
[5] Qui contrôle les médias, contrôle les cerveaux…et les bulletins de vote !
[6] Les 4 cas de haute trahison commis par l’ex-président Sarkozy

Merci aux commentateurs du blog « Chroniques du grand jeu » (Marc et Hamilcar) pour leur aide sur la recherche des références fournisseurs de la Marine.

Article source :
https://zevengeur.wordpress.com/2018/10/24/affaire-alstom-haute-trahison-caracterisee-pour-lex-president-hollande-avec-la-complicite-de-macron/

 

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81 réactions à cet article    


  • Parrhesia Parrhesia 5 novembre 18:21

    Fort, fort bien vu !

    Mais la décomposition de l’esprit civique et patriotique a été si bien menée par les mondialistes de droatte, de gôche et d’ailleurs au sein de la population que l’on ne voit plus de solution démocratique…

    Regardez ce qui est arrivé à Montebourg, pour ne citer que cet exemple, et ce qui ne manquerait pas d’arriver à quiconque ferait seulement mine de nager à contre-courant mondialiste !!!

    Néanmoins, grand merci, Zevengeur, pour avoir présenté cet article de résistance !

    Après tout… on ne sait jamais !


    • Zevengeur Zevengeur 5 novembre 18:27

      @Parrhesia

      Il ne faut jamais baisser les bras !
      En effet, la racaille qui nous gouverne depuis 2007 n’attend que ça smiley


    • Alren Alren 6 novembre 18:54

      @Zevengeur

      jamais baisser les bras ! la racaille qui nous gouverne depuis 2007 n’attend que ça 

      C’est pourquoi, pour les combattre, il faut militer dans une organisation politique, un syndicat, une association. Seul(e) on n’a aucune force.


    • kirios 7 novembre 09:06

      @Alren
      "C’est pourquoi, pour les combattre, il faut militer dans une organisation politique, un syndicat, une association. Seul(e) on n’a aucune force."
      je ne fait pas confiance aux partis politiques et aux syndicats n(qui sont des associations opportunistes) mais la force électorale existe toujours -a condition qu’on ’exprime son vote (ni abstention , ni nul) si on est déterminé a voté contre eux , quelle que soit l’élection .


    • Arogavox 7 novembre 14:28

      @kirios
      ’Messieurs les criminels d’état, nous avons tout notre temps !’

         
      ... en fait, tout est relatif, mais il reste vrai que nous nos perspectives ne sont bornées par aucun mandat électoral, et que notre détermination, forgée par les faits subis, ne relève pas que des postures et effets oratoires de ces zélus qui croient avoir décroché une sorte d’infaillibilité pontificale.
            
       Pour ce qui est de la ’force électorale’, voire de la farce électorale ... il est grand temps qu’un peuple qui se dit ou se veut civilisé apprenne enfin à se prendre par la main, commence à poursuivre les réflexions d’un JJ Rousseau, à ’oser se servir de son propre entendement’ ... et se rende enfin capable d’un peu d’inventivité citoyenne, en sachant peut-être, par exemple, revisiter le concept des cahiers de doléances en tenant compte des capacités constructives atteintes par l’humanité toute entière en ce début de millénaire ....


    • freedom2000 freedom2000 7 novembre 22:38

      A l’auteur

      Attention ! à vous lire, vous semblez attribuer le rôle de gentil défenseur des intérêts d’état à Montebourg qui à l’époque s’est sûrement goinfré avec un virement sur un compte off-shore :

      Pour avoir misé très gros et tout perdu (via des call warrants en bourse) sur une vente totale d’Alstom à GE qui aurait débouché sur une OPA et une forte revalorisation du titre Alstom, je n’avais pas compris pourquoi Arnaud Montebourg avait invoqué la raison d’état pour conserver la branche TGV d’Alstom fortement endettée et permis ainsi la vente de la branche nucléaire alors bourrée de liquidités et nette de toutes dettes  !! à l’américain GE, qui était alors seulement intéressé par le nucléaire  !
       
      dire que conserver le nucléaire est stratégique pour la France est une évidence mais en quoi les TGV fortement endettés étaient si stratégiques ??

      Moyennant son intervention, Montebourg aura gagné très gros dans cette affaire pour se permettre ensuite de se retirer de la politique, croyez moi !


    • Zevengeur Zevengeur 8 novembre 10:37

      @freedom2000
       
      J’avoue que j’attendais un peu cette question car je me la suis également posée.

      En fait, dans la documentation que j’ai analysée, je n’ai rien trouvé qui permette de mettre Montebourg en défaut, il semble (jusqu’à preuve du contraire) qu’il soit l’un des seuls à avoir le nez propre dans cette affaire.
      Je suis d’ailleurs en léger désaccord avec le reportage Guerre Fantôme qui précise que Montebourg à un moment donné aurait ment (*).

      (*) Ou alors à la marge dans une logique de subordination gouvernementale en n’annonçant pas immédiatement la décision de Hollande.

      Dès lors où Hollande avait pris la décision de vendre à GE, comme Montebourg le dit lui même :
      « à partir du moment où le président a accepté la vente, avec quoi allez vous négocier ? ».
      Son éviction au profit de Macron vient en plus étayer cette thèse.

      Il faut faire attention avec le « tous pourris », ce n’est pas exact, il y a de nombreux politiciens qui sont intègres.

      Ensuite, pour les TGV, il s’agit bien d’un domaine régalien et stratégique car on est dans le domaine du transport.
      En cas de conflit, il est vital de pouvoir faire rouler les trains pour transporter des troupes ou du matériel.
      Donc cette vente aux allemands est une erreur de plus, même si elle est d’une relative moindre gravité.


    • ninportequoi 11 novembre 20:58

      @Zevengeur
      Merci pour cet article.
      Vous dites que les actionnaires ont fait une bonne affaire.
      Pour le bradage de l’autre partie d’Asthom (à Siemens) il faut préciser que l’un des gros actionnaires était Bouygues qui a empoché énormément dans l’opération. Et Bouygues c’est TF1.
      S’agit-il d’une récompense pour l’élection passée, ou de gages pour des élections futures ? 

      Il est utile de préciser quelques points de la biographie de Macron.

      Tout petit déjà, il utilise la confiance d’une famille qui l’accueille pour séduire l’épouse et mère de cette famille.
      Après qu’il se soit proposé pour apporter des conseils à la société des journalistes du Monde dans une situation de vente du journal, ces mêmes journalistes s’aperçoivent fortuitement que Macron travaille en fait en secret pour Minc ,c’est à dire pour la partie adverse !

      Il ne faut pas s’attendre après cela que Macron change sa stratégie et ses méthodes de traître pathologique. Les Français l’ont élu. En conséquence les français sont et seront trahis.


    • Zevengeur Zevengeur 12 novembre 11:36

      @ninportequoi

      C’est ce que j’expliquais, à savoir que le vrai visage de Macron était connu bien avant les élections. Dans un autre article je le considérais même comme le plus dangereux des onze candidat en 2017.

      Mais les bobos qui ont voté Macron au premier tour ne savaient pas grand chose sur lui à part les logorrhées de ses discours de campagne.


    • aimable 5 novembre 19:07

      je suppose que ce mr kron vit au états unis avec la nationalité américaine donnée pour services rendus .

      en France, nous en trainons combien de multicartes de ce genre ?


      • malitourne malitourne 5 novembre 19:49

        Ca n’aurait pas pu se passer comme ça si nous n’étions dans l’UE. 


        • Zevengeur Zevengeur 5 novembre 20:08

          @malitourne

          Pour le coup je pense que l’UE n’y est pour rien, si l’on fait abstraction de l’acte unique de Delors dans les années 80.
          (Pour rappel : libre circulation des capitaux, marchandises et individus).


        • malitourne malitourne 5 novembre 21:32

          @Zevengeur
          Je veux dire que les acteurs de l’assujetissement de la souveraineté nationale aux traités de l’UE sont les mêmes que ceux qui bradent les richesses nationales que les travailleurs français ont bâti. 
          Ce sont des traîtres en effet, des traîtres à la nation.


        • Zevengeur Zevengeur 5 novembre 22:31

          @malitourne

          Vu sous cet angle, je suis d’accord.
          En effet, la trahison du peuple en ayant monté avec le machin UE une sorte de supra-nationalité derrière laquelle on se retranche pour faire passer des politiques d’austérité procède du même état d’esprit que le fait de brader la souveraineté nationale.

          La trahison des élites est une tradition bien ancrée dans l’histoire de la nation, voir ici.
          (C’est typiquement l’esprit de Vichy). 


        • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 7 novembre 08:30

          @malitourne
          Ca n’aurait pas pu se passer comme ça si nous n’étions dans l’UE.

          Moi aussi j’aime bien les analyses de l’UPR sur l’UE mais pensez vous sérieusement qu’en étant hors de l’UE avec sarko/hollande/macron comme squatteurs de l’Elysée la politique menée aurait été différente ? Peut-être mais rien n’est moins sûr !


        • malitourne malitourne 7 novembre 08:56

          @dr.jambon-beurre
          On ne va pas refaire le match, c’est impossible. Mais les trois lascars que vous citez n’auraient jamais pu être président de la République si la France n’avait pas compromis sa souveraineté populaire dans dans un européisme dont les promoteurs n’avaiant d’autres objectifs que de précisément dompter et réduire cette souveraineté populaire. Sarko a liquidé ce qui restait du gaullisme, Hollande a liquidé ce qui restait du socialisme français. Macron a été rendu possible parce que les deux grandes forces patriotes issues de la 2ème GM ont été détruites. Macron, c’est l’enfant rêvé de Schumann et Monnet.


        • kirios 7 novembre 09:09

          @malitourne
          « Ca n’aurait pas pu se passer comme ça si nous n’étions dans l’UE. »
          abandonner ses droits nationaux a une autre entité est aussi une haute trahison !


        • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 7 novembre 09:17

          @malitourne
          Mais les trois lascars que vous citez n’auraient jamais pu être président de la République

          Tout dépend de qui détient les médias. Ils sont la clé de voûte du contrôle de la démocratie représentative, supranationalité ou pas, enfin il me semble.


        • malitourne malitourne 7 novembre 09:25

          @dr.jambon-beurre
          Bien sûr ! Mais la sphère médiatique et la sphère politique ont eu la même évolution. Regardez l’évolution de l’Humanité ou de Le Monde depuis 45...


        • Le421 Le421 7 novembre 09:34

          @dr.jambon-beurre
          Discutez pendant des heures avec un UPR et vous verrez.
          Même la petite taille des pizzas napolitaines et le manque d’olives, c’est la faute à l’UE...  smiley


        • malitourne malitourne 7 novembre 09:45

          @Le421
          Discutez pendant des heures avec un LFI et vous verrez.
          Ne serait-ce que pour pouvoir réaliser une pizza, il ne faut pas sortir de l’UE, ni de l’euro (c’est maréchaliste d’après JLM)...


        • Le421 Le421 7 novembre 09:59

          @malitourne
          Très réactif, cher ami !!
          Hélas, l’audience sur Agoravox n’est pas suffisante et j’ai bien peur que vous n’en ayez pas autant que vous le pensiez.
          Notamment pour les présidentielles.
          Si on revenait aux sondages et graphiques diffusés par l’UPR...
          Voyez ce que je veux dire.
          PS Ne vous fatiguez pas trop, je ne répondrais pas plus.
          Et vous aurez la joie, comme d’hab, d’avoir le dernier mot...
          Amicalement  smiley


        • malitourne malitourne 7 novembre 10:13

          @Le421
          En toute amitié vous me proposez de fermer ma gueule. En toute amitié vous me dites que ce que je peux dire ne vaut rien parce que ce n’est pas ce que disent les européistes ou les eurosceptiques. 
          Finalement, la voix du Frexit, en toute amitié et en toute bienveillance bien entendu, vous préféreriez qu’elle se taise. 
          En toute amitié, je vous réponds que je n’ai hélas pas l’intention de m’autocensurer pour le moment.


        • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 8 novembre 00:40

          @Le421
          Discutez pendant des heures avec un UPR et vous verrez.
          Même la petite taille des pizzas napolitaines et le manque d’olives, c’est la faute à l’UE...

          Il y a un peu de vrai dans ce que vous dîtes, mais je dois reconnaître que les analyses de l’UPR sur l’UE sont indéboulonnables, c’est carré. C’est d’ailleurs pourquoi personne ne veut débattre avec Asselineau, ils ont trop peur du KO debout au 1er round.


        • Cadoudal Cadoudal 8 novembre 00:48

          @dr.jambon-beurre
          http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/10/18/97001-20181018FILWWW00031-salvini-envisage-de-briguer-la-presidence-de-la-commission-europeenne.php

          le Parlement européen doit ensuite élire ce candidat « à la majorité des membres qui le composent »18 (soit 376 voix sur 750 membres).

          Quand tu dis ça à un uperiste, il aime pas trop...

          Ils ont un grave problème avec les Européens...


        • troletbuse troletbuse 5 novembre 20:32

          J’ai toujours dit que Hollandouille était un salopard de la pire espèce. Incompétent, faux-cul, menteur, etc . Et ne parlons pas des attentats. Le pire est qu’aujourd’hui, il croît avoir été à la hauteur : la vieillesse est un naufrage.


          • Zevengeur Zevengeur 5 novembre 20:58

            @troletbuse

            Il n’est pas devenu un crétin avec l’age, il est né comme cela !


          • troletbuse troletbuse 5 novembre 21:23

            @Zevengeur
            Oui mais, un vieux crétin, c’est encore pire smiley


          • Doume65 6 novembre 11:28

            @troletbuse

            «  il croît avoir été à la hauteur

             »
            Moi je pense qu’il l’a été. Si tu crois que son mandat était dirigé à améliorer l’ordinaire du peuple français, alors tu peux penser qu’il a échoué. Mais si, comme son élection de « Young leader » (et tous les autres Young leaders

            qu’il a placé dans ses gouvernements)

            le suggère, il était là pour servir ses maîtres du monde anglo-saxon, alors il a bien fait son job.


          • Zevengeur Zevengeur 6 novembre 11:46

            @Doume65

            Hollande Young leader est en effet l’un des paramètres à prendre en compte pour comprendre le fonctionnement de son cerveau de shadok !


          • Attila Attila 7 novembre 13:09

            @Zevengeur
            Il faut aussi prendre en compte les relations de Macron, Hollande et Valls avec le groupe Bilderberg.
            .
            Une curiosité : en 1977, le journal d’Yves Mourousi lançait un reportage sur une réunion du groupe Bilderberg :
            Tf1 parle du groupe Bilderberg

            .


          • troletbuse troletbuse 7 novembre 13:31

            @Attila
            Et depuis 1977, plus grand chose. Il faut dire que en 2008 encore, les journaputes Calvi et JF Kahn ne savaient même pas que ça existait  smiley


          • Zevengeur Zevengeur 7 novembre 14:03

            @Attila

            Oui, c’est un ensemble.
            Les Young Leaders (association atlantiste), Bilderberg, des réunions annuelles hors presse organisées dans l’opacité totale par l’oligarchie pour « proposer » des tendances aux petits soldats de cette dernière !


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 5 novembre 22:39

            Tout cela est bel et bien beau, et je m’en voudrais fort de ne pas croire aveuglément au documentaire d’un proche de la France insoumise, mais, mais, mais......

            Le fait que le PDG d’Alstom ait vendu sa société à Général Electric, et que General Electric soit actuellement en difficultés elle aussi semble quand même démontrer que le marché mondial de la turbine n’est pas florissant, et donc que le grand complot n’est ni aussi grand, ni aussi évident que ce que les pseudos insoumis voudraient faire croire.

            Et d’ailleurs, ça c’est le passé, et je m’en voudrais là encore de ne pas croire aveuglément en les lucioles de la France insoumise, mais il ne faudrait pas se lamenter éternellement sur ce qui s’est produit en 2014.

            Maintenant on fait quoi ?


            • Zevengeur Zevengeur 5 novembre 22:45

              @Olivier Perriet

              Pourquoi parlez vous d’un proche de la FI ?

              1. Je n’ai rien à voir avec ce parti
              2. Les réalisateurs de « Guerre fantôme » non plus que je sache

              Et quand bien même,
              les arguments déployés ici sont de type Gaulliens.
              Ils transcendent les partis sauf ceux qui sont là pour brader le pays aux intérêts privés comme le P« S » ou LREM et quelques éléments de LR.

              On fait quoi ?

              Réponse : on arrête de voter contre les intérêts de la nation, l’offre politique le permet !


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 6 novembre 11:10

              @Zevengeur

              On fait quoi ?

              Réponse : on arrête de voter contre les intérêts de la nation, l’offre politique le permet !

              CQFD : on vote pour la FI smiley

              Bon sans déconner, le grand complot américain je veux bien, mais quand General Electric est au bord de la faillite et du démantèlement 5 ans après, comme Alstom auparavant, c’est plus crédible


            • Zevengeur Zevengeur 6 novembre 11:44

              @Olivier Perriet

              Pour le point 1, je ne pensais pas à la FI smiley

              Ensuite, en 2014, Alstom n’était pas en danger immédiat. Pour les détails, il faut reprendre les éléments du livre de JM Quatrepoint.

              En 2004, l’état était déjà venu au secours de la société semble t’il avec succès et évidemment contre l’avis de la commission européenne qui impose systématiquement la politique qu’il ne faut pas faire :
              https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/04/28/sarkozy-a-t-il-vraiment-sauve-alstom-en-2004_4408468_4355770.html

              Le rôle de Sarkozy est controversé mais c’est un détail.

              Pour les problèmes actuels de GE, il y a certes le rachat de Alstom énergie pour 13 milliards (les actionnaires d’Alstom en furent ravis) mais aussi le problème de GE finance qui fit trop joujou avec les fameuses subprimes.
              Puis la crise de 2008, sans doute un effet à retardement sur GE...


            • Emohtaryp Emohtaryp 6 novembre 14:30

              @Olivier Perriet

              On fait quoi ?

              Réponse : on arrête de voter contre les intérêts de la nation, l’offre politique le permet !

              Oui, l’offre politique le permet !! Et donc, on vote exactement dans ce sens, il n’y a pas d’autres alternatives, c’est à dire pour quelqu’un qui demande notre sortie de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN de manière CLAIRE et sans AMBIGUÏTÉ....

              La VRAIE insoumission !

              Vous savez tous de qui je veux parler......


            • Kapimo Kapimo 6 novembre 16:17

              @Olivier Perriet
              « semble quand même démontrer que le marché mondial de la turbine n’est pas florissant, »
              Vous savez très bien qu’il ne s’agit pas de cela. Il s’agit d’une question de souveraineté, derrière lesquelles les questions économiques deviennent secondaires. Il était de toutes façons parfaitement possible de nationaliser (et ce n’était pas économiquement nécessaire en 2014).
              La propagande actuelle sur la non viabilité économique d’Alstom est en fait destinée à :

              1. tenter d’absoudre les traitres qui ont vendu aux US
              2. en profiter pour liquider définitivement le savoir-faire français dans le domaine en vidant de sa substance la branche énérgie d’Alstom (toujours pour de soi-disant raisons économiques).

              Nous sommes dirigés par des traitres et vendus, cette affaire en est la preuve la plus flagrante.


            • Zevengeur Zevengeur 6 novembre 18:34

              @Emohtaryp

              On va y arriver !

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