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Accueil du site > Actualités > Politique > Affaire Benalla : la saga de l’été !

Affaire Benalla : la saga de l’été !

Macron et Benalla nous offrent la saga de l'été. TF1 en rêvait, l'Élysée l'a faite. Amitiés, romance, trahisons, coups bas, scandales, mensonges d'État, machinations... et des rebondissements en veux-tu en voilà. Que demander de mieux ? Après le Mondial de foot, on est vraiment gâtés !

« Alexandre Benalla n'est pas mon amant »

En pleine affaire Benalla, le chef de l'État est enfin sorti de son silence devant les députés de la majorité, mardi soir, à la Maison de l'Amérique latine à Paris. "Le seul responsable c'est moi", a affirmé Emmanuel Macron, fustigeant "la République des fusibles" et disant avoir ressenti les "actes du 1er Mai" de son collaborateur comme "une trahison". 

"On ne peut pas être chef par beau temps et se soustraire lorsque le temps est difficile. S'ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu'ils viennent le chercher. Je réponds au peuple français", a ajouté le président.

Emmanuel Macron avait commencé son intervention avec une formule ironique :

"Alexandra Benalla n'a jamais détenu les codes nucléaires, Alexandra Benalla n'a jamais occupé un appartement de 300 m2, Alexandra Benalla n'a jamais eu un salaire de 10.000 euros, Alexandre Benalla n'est pas mon amant".

C'est la seconde fois que le chef de l'État dément une rumeur sur une prétendue relation homosexuelle ; la première fois, la rumeur concernait Mathieu Gallet.

Un peu plus tôt dans la journée d'hier, Bernard-Henri Lévy avait appelé, dans Le Point, à prendre la défense d'Emmanuel Macron contre les hordes de "piranhas" lancés par Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Indispensable BHL, notre phare dans la nuit...

Fight club

Il y a quelques jours seulement, la France ignorait tout de l'existence d'Alexandre Benalla, un homme qui gagne pourtant à être connu.

Garde du corps du président Macron, on l'a découvert déguisé en policier un 1er Mai, violentant un manifestant, mais aussi (féminisme et parité obligent) une manifestante :

Les images tournées par Taranis News, une agence de presse indépendante, deux à trois heures avant la bastonnade de la Contrescarpe, montrent un Alexandre Benalla en communication via un talkie-walkie et en constante présence de forces de l'ordre qui n'ont pas l'air de le chaperonner. Comme le note le site Reflets, le bodygard de l'Élysée "semble faire partie intégrante du dispositif policier".

N'omettons pas de remarquer que les deux manifestants molestés par Benalla s’en étaient pris juste avant aux CRS, jetant des projectiles sur leur boucliers à quasi bout portant :

De là à dire "bravo" Alexandre ? Peut-être pas quand même...

Des privilèges exorbitants

Chaque jour, comme un festival, nous en apprend un peu plus sur les incroyables privilèges qui lui avaient été accordés.

Ainsi, Alexandre Benalla avait été habilité au titre du secret de la défense nationale, depuis 2017, après enquête menée par la DGSI :

M. Benalla avait, comme on sait, un brassard et un badge.

L'homme était, selon L'Obs, sur le point de prendre la tête de la sécurité de l'Elysée.

Alexandre Benalla est passé du grade de sergent dans la réserve opérationnelle à celui de lieutenant-colonel dans la réserve citoyenne, affecté au cabinet du directeur général de la gendarmerie, le tout à seulement 26 ans.

Évidemment, une telle réussite fulgurante fait des envieux...

De plus, d'après un document de l'administration consulté par Le Monde, Alexandre Benalla est domicilié depuis le 9 juillet (en dépit de son forfait) dans une dépendance de l’Elysée, au 11, quai Branly, dans le 7e arrondissement de Paris. C'est à cet endroit cossu qu'on trouve les dépendances de la présidence : 63 logements de fonction, sur 5 000 mètres carrés.

Selon L'Express, un budget de 180 000 euros aurait été prévu afin de faire des travaux dans l'appartement de fonction d'Alexandre Benalla et en faire un duplex.

En outre, la voiture mise à sa disposition disposait de nouveaux dispositifs utilisés par la hiérarchie de la police. “Même un directeur départemental de la police nationale n'a pas ce genre de voiture”, estime Dominique Rizet, consultant police-justice pour BFMTV.

Pour lui, il est inadmissible et incompréhensible qu'un chargé de mission de l'Elysée dispose de tels avantages, alors que “la police n'a plus de moyens”.

L'expert de Faites entrer l'accusé, qui en a pourtant vu d'autres, conclut : “Je n'ai pas vu ce genre de profil auparavant”.

En résumé, si l'on en croit le journaliste Guillaume Auda :

« Benalla faisait régner la terreur »

Lors des auditions de mardi après-midi, plusieurs représentants des syndicats de la police nationale ont insisté sur le comportement problématique, pour le moins, d’Alexandre Benalla envers les fonctionnaires de police et de gendarmerie.

« Cador », « exécrable », « comportement indigne », les policiers auditionnés n’ont pas mâché leurs mots pour qualifier le chargé de mission auprès du chef de cabinet de l’Élysée.

Différents syndicalistes ont dénoncé « la confusion des rôles, l’ambiguïté des fonctions » de l’ex-collaborateur du chef de l’État et décrit les « relations exécrables » qu’il pouvait entretenir avec les forces de l’ordre.

Un syndicaliste policier est allé jusqu'à dénoncer les « barbouzes » au sein de la sécurité du président Macron ; selon lui, « Benalla faisait régner la terreur » au sein du GSPR, le Groupe de sécurité de la présidence de la République.

Pour noircir encore un peu le tableau, ajoutons que Benalla aurait recruté un ex-garde du corps de Macron proche de Jawad Bendaoud, “le logeur de Daech”...

Et qu'il aurait aussi commandé des armes pour le mouvement LREM, d'après WikiLeaks (commande qui lui a été refusée, faut pas exagérer...) :

L'entourage du président a certes tenté de minimiser son rôle, comme lorsque Christophe Castaner l'a présenté comme un simple porteur des bagages des Bleus :

Évidemment, c'est amusant...

On est heureux de savoir que dans la France de 2018, un bagagiste gagne le salaire d'un ministre. C'est sans doute la magie du nouveau monde version Macron.

Par ailleurs, on sait que les supporters des Bleus, amassés sur les Champs-Élysées au lendemain du sacre de leur équipe, ont été frustrés de ne voir passer les champions du monde en bus que pendant 12 minutes, au lieu de l'heure prévue.

Était-ce, là encore, le fait de Benalla, présent à l'avant du bus ?

Mensonge d'État ?

Mais revenons-en à des choses plus sérieuses.

Le lundi 23 juillet, Alain Gibelin, directeur de l'ordre public et de la circulation (DOPC) à la préfecture de police, indiquait devant la commissions des lois, constituée en commission d’enquête dans le cadre de ce que l’on appelle « l’affaire Benalla », qu'Alexandre Benalla "ne bénéficiait d'aucune autorisation de la préfecture de police".

Il indiquait aussi, sous serment, que Benalla avait participé, entre le 2 et le 18 mai, à des réunions préparatoires à la sécurisation de déplacements de Macron, ce qui contredit l'idée de mise à pied de 15 jours censée avoir été appliquée à cette période.

Commentaire du journaliste Sylvain Tronchet  :

Mardi matin, coup de théâtre : Alain Gibelin revient sur ses déclarations qui faisaient mentir l’Élysée en invoquant « une incompréhension sur la question ». Aurait-il reçu des pressions dans la nuit ?

L'économiste Jacques Sapir, commentant la séquence, jette la suspicion, n'hésitant pas à parler de "scandale Gibelin" :

"Dans la nuit du 23 au 24, un communiqué de l’Elysée démentait les propos de M. Gibelin. On apprenait le 24 au matin que M. Gibelin avait rédigé une lettre à l'attention de Yaël Braun-Pivet, la présidente de la Commission des lois qui préside actuellement la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Benalla. Dans sa missive, Alain Gibelin revient sur ses déclarations de la veille et dit avoir mal compris la question qui lui était posée par Marine Le Pen : il affirme qu'il pensait que la présidente du Rassemblement national évoquait la période allant du 2 mai au 18 juillet, et non du 2 mai au 18 mai. (...)

Pour avoir écouté le témoignage de M. Gibelin, on peut constater qu’un silence de mort règne à ce moment dans la salle. Mme Le Pen répète sa question à trois reprises. M. Gibelin ne varie pas dans ses réponses. On voit mal comment M. Gibelin aurait pu mal comprendre, ou mal entendre, les questions posées de manière très claire par Mme Le Pen. (...)

ce « rétropédalage » pourrait bien s’avérer fragile. Des responsables syndicaux CFDT de la Police, qui sont entendus et qui le seront encore demain 25 juillet, ont confirmé quant à eux la présence de M. Benalla aux réunions indiquées antérieurement par M. Gibelin. Ces réunions ont certainement données lieux à des procès-verbaux. Il ne reste plus qu’à attendre que ces procès-verbaux soient communiqués à la commission d’enquête. (...)

il pèse maintenant sur l’Elysée une suspicion de « subornation de témoin ». Ceci constitue un délit. La subornation de témoin constitue en effet un délit intentionnel relevant de la corruption. Ce délit est prévu et réprimé par l'article 434-15 du code pénal. Ce dernier le définit comme suit : « Le fait d'user de promesses, offres, présents, pressions, menaces, voies de fait, manœuvres ou artifices au cours d'une procédure ou en vue d'une demande ou défense en justice afin de déterminer autrui soit à faire ou délivrer une déposition, une déclaration ou une attestation mensongère, soit à s'abstenir de faire ou délivrer une déposition, une déclaration ou une attestation, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende, même si la subornation n'est pas suivie d'effet »."

En effet, sur cette video, on peut voir que Marine Le Pen lui pose la question TROIS FOIS :

Suite au revirement de Gibelin, Marine Le Pen et Alexis Corbière ont réagi :

Le revirement de Gibelin pose d'autant plus question que Jean-Marc Bailleul, secrétaire-général du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, a confirmé sur RMC, mardi matin, sa première version. Des policiers ont vu Benalla assister à des réunions avec la préfecture du 2 au 18 mai :

Mais, à son tour, Bailleul a par la suite démenti les propos qu'ils avaient tenus devant Apolline de Malherbe, semant encore un peu plus la confusion :

Yaël Braun-Pivet a déclaré qu'elle envisageait d'auditionner à nouveau Alain Gibelin devant la commission d'enquête suite à son revirement :

Quoi qu'il en soit sur ce point, Sapir note au moins un mensonge de la part de l'Élysée :

"Le reste de la déposition de M. Gibelin n’est pas concerné par sa rétractation. Or, il a déclaré que M. Benalla, contrairement à ce qui avait été affirmé, n’avait pas l’autorisation d’être sur le terrain avec les forces de l’ordre. Donc, sur ce point aussi, il y a eu un mensonge de l’Elysée."

Eric Ciotti (député LR) accuse, quant à lui, Gérard Collomb d’avoir menti sous serment :

« Il a dit à Guillaume Larrivé “On n’a pas parlé de Benalla avec Macron”, puis quand je lui demande s’il a vu Macron ce week-end, il dit oui, et est bien obligé de reconnaître qu’ils en ont parlé “le moins possible” ».

Mardi après-midi, Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président de la République, a assuré que Benalla avait respecté la sanction qui lui avait été infligée : "Je suis très formel, M.Benalla n'était pas à l'Elysée du 3 mai au 22 mai".

Il dément le salaire de 10 000 € par mois, mais aussi le projet d'installation d'Alexandre Benalla dans un duplex de 300 m², sa nomination comme sous-préfet ou encore sa nomination à la tête d'un service de sécurité à l'Elysée.

Mais il refuse d'indiquer le salaire et les avantages réels dont Benalla bénéficiait. Comme le rappelle le constitutionnaliste Jean-Philippe Derosier, professeur de droit public à l’Université Lille 2, selon l'Art. 6, III ord. 1958 : refuser de répondre à une Commission d'enquête est passible de deux ans d'emprisonnement et 7.500€ d'amende.

Théories du complot : l'embarras du choix...

Sans surprise, l'affaire Benalla a donné lieu à de nombreuses conjectures sur les tireurs de ficelles. Qui a sorti cette histoire ? Pourquoi maintenant ? Et dans quel but ? Pour une fois, les théoriciens du complot n'étaient pas uniquement sur le Net, mais aussi sur le devant de la scène, comme sur BFM.

Ainsi, pour l'avocat d'Alexandre Benalla, Me Laurent-Franck Liénard, «  le scandale d’Etat et l’affaire d’Etat sont montés de toutes pièces et on a utilisé ça à dessein pour casser un effet Coupe du monde […] pour casser une dynamique positive. […] Pour atteindre la présidence de la République, on utilise un fusible qui s’appelle Alexandre Benalla  ».

Pour Virginie Le Guay, chef adjoint service politique à Paris-Match, c'est carrément la France Insoumise qui serait à la manœuvre (et aurait donc tout pouvoir sur Le Monde, à l'origine des révélations) :

Toutefois, selon Conspiracy Watch,

"la thèse d’une manipulation médiatico-politique organisée par LFI ne tient pas. Non seulement Taha Bouhafs [militant de la FI] ignorait qu’il filmait un collaborateur de l’Elysée, mais il a diffusé ses images sur les réseaux sociaux le jour même de la manifestation du 1er Mai. Ce n’est que plus tard qu’Alexandre Benalla a été identifié. Taha Bouhafs n’a en rien été en mesure de maîtriser un tel calendrier médiatique. Du reste, il eut fallu des dons surnaturels pour programmer le déclenchement de l’affaire Benalla en pariant sur la victoire de l’équipe de France de football et son effet consécutif sur la côte de popularité d’Emmanuel Macron."

Certains observateurs ont été surpris que la révélation de l'affaire Benalla soit venue du journal Le Monde, qui avait jusque-là soutenu Macron. De quoi susciter chez Jean-Yves Le Gallou (TV Libertés) et André Bercoff des interrogations sur l'action occulte de l'oligarchie, qui aurait, pour une raison inconnue, voulu punir son poulain, celui-là même qu'elle avait porté au pouvoir il y a un peu plus d'un an :

… "Où l’on retrouve, dixit Conspiracy Watchla vision complotiste – circulant aussi bien à l’extrême droite que dans les rangs de la gauche radicale – d’un Emmanuel Macron « marionnette du Capital » (version Michel Onfray), agent servile d’un « pouvoir caché » (version « Osons Causer ») dont l’élection ne serait rien d’autre qu’un « putsch du CAC 40 » (version Aude Lancelin)."

André Bercoff s'était déjà illustré en mettant en doute la "version officielle" dans l'affaire Mamoudou Gassama. Alors que certains twittos ont ironisé sur le fait que Benalla ait pu être le fameux voisin qui avait retenu l'enfant (c'était pour rire)...

... Bercoff, lui, a pris très au sérieux ce rapprochement :

Notons encore que le journaliste Jean-Claude Bourret et le géopolitologue Alexandre Del Valle ont relayé la pseudo "révélation" du site Algérie patriotique, selon laquelle Benalla aurait été un agent des services secrets marocains.

Conspiracy Watch a épinglé Del Valle, le 22 juillet (à 8h43)...

... sans tenir compte du fait que celui-ci n'avait pas repris à son compte la pseudo "révélation", mais avait au contraire pris ses distances avec elle, comme en témoignent la fin de son tweet ("on aura tout entendu dans cette affaire"), ainsi que l'usage du conditionnel, mais aussi et surtout d'autres tweets, postés dès le 21 juillet (à 10h02 et 10h04), soit près de 24h avant les accusations de CW, où il précisait sa pensée :

Conspiracy Watch finira par reconnaître, le 24 juillet (0h34), au bout de trois jours, la bonne foi d'Alexandre Del Valle :

D'innombrables questions se posent aussi à une certaine Pauline Mille, qui écrit sur différents sites d'extrême droite (Polémia, Réinformation.tv, La contre-révolution) :

"Les grands médias des grands oligarques de France ont fait Macron, ils sont en train de le défaire, ou de lui donner un avertissement, ou de jouer avec lui une comédie dont il est urgent de chercher la signification. (...) Quel est le vrai prénom de Benalla ? A-t-il des liens avec les services marocains ? (...) Est-il mandaté par quelqu’un d’extérieur aux institutions républicaines ? Accomplit-il des besognes inavouables ? Son étoile tient-elle à son silence sur certaines choses dont il aurait été témoin ? Ou encore est-il ce que l’on avait accusé Mathieu Gallet d’être, l’amant du président ? (...) Je n’irai pas jusqu’à suggérer que Collomb a donné lui-même l’info, mais c’est quelqu’un de son niveau, dans le système d’oligarchie, peut-être Minc, Atali, Niel, Pigasse ou quelqu’un des leurs. (...) Pourquoi cette affaire Benalla, et pourquoi maintenant ? Pour coincer la réforme constitutionnelle ? Pour faire descendre le jeune gorille trop dominant Macron de son arbre ? Ce serait un coup de Hollande, retour vers le passé ? Vous y croyez ? Alors quoi ? Les médias qui ont fait Macron s’apprêteraient à le défaire en constatant son échec ? Quel échec ?"

Un tel foisonnement de questions, sans un début de réponse, donne le tournis...

Une révolte du gouvernement profond ?

Quant au haut fonctionnaire et essayiste Éric Verhaeghe, ancien président de l'Association pour l'emploi des cadres (APEC), il estime que "l’affaire Benalla survient à un moment où l’exécutif tente de faire plier la fonction publique. Et qu’elle est révélatrice de la capacité de nuisance de l’appareil d’État face à toute tentative de réforme en profondeur."

Offrant une autre lecture de l'affaire Benalla, il se demande si nous n'assistons pas à une révolte des fonctionnaires contre Macron :

"Pourquoi l’affaire est-elle tombée entre les mains du Monde, qui a ouvertement fait campagne pour Macron, et pas du Figaro ou de Libération (ou encore de Mediapart) ? La question mérite d’être traitée au regard du contexte politique où elle survient.

Plusieurs dossiers annoncent en effet un été sensible pour le régime Macron (...). Au premier rang, la presse (Le Monde lui-même) s’est beaucoup attardé sur la réorganisation en cours de la sécurité de l’Élysée, qui, dessaisirait le GSPR, c’est-à-dire la police, de cette responsabilité, au profit de l’Élysée lui-même. On voit bien le raisonnement qui est suggéré : Benalla est victime d’un règlement de comptes d’autant plus sanglant de la part des policiers officiels qu’il devait, tôt ou tard, les supplanter.

Cette version, au demeurant contredite par le Préfet directeur de cabinet du Président, n’exclut pas, qu’elle soit vraie ou fausse, de relever le contexte toxique beaucoup plus large dans lequel l’affaire Benalla s’inscrit.

Au premier chef, on notera que Macron envisage sérieusement de modifier l’équilibre des pouvoirs en taillant fortement dans les effectifs de l’Assemblée Nationale. On ne s’étonnera pas de voir que le Parlement au sens large a réagi fortement à cette affaire à un moment où le Président s’emploie à le marginaliser. (...)

Mais d’autres dossiers tout aussi sensibles sont sur le feu, qui méritent d’être inscrits dans le contexte explicatif de l’affaire Benalla. (...)

La première concerne la PMA (...). Au fond, Macron est un conservateur élu avec des voix progressistes. Ces derniers n’ont pas ménagé leurs efforts pour forcer Macron à céder sur un sujet sensible. Et rien n’exclut qu’ils y soient allés d’une belle boule puante pour punir Macron de se montrer un peu raide sur le sujet de la PMA. Cette hypothèse est d’autant moins farfelue que certains défenseurs de la PMA se révèlent parfois proches de la hiérarchie policière… (...)

L’affaire Benalla, une vengeance du gouvernement profond ?

(...) Qu’avons-nous entendu pendant deux jours sur le sujet ? Des « politiques » qui expliquent n’avoir jamais été informés par leurs fonctionnaires. Et des fonctionnaires qui expliquent en détail comment ils travaillent avec les politiques. Peu à peu, l’opinion publique a compris ce que signifie le mot « technostructure », et qui est synonyme en France de gouvernement profond. C’est un ensemble de hauts fonctionnaires sans qui les ministres ne sont rien, et qui tiennent au jour le jour l’appareil d’État et les décisions qui vont avec.

De façon hallucinante, les Français ont entendu un ministre de l’Intérieur, dont le bureau est géographiquement situé à moins de 500 mètres de celui du Président de la République, qui fut l’un des premiers soutiens de ce Président, expliquer qu’il ne connaissait ni d’Êve ni d’Adam le chef de cabinet adjoint de l’Élysée, qui occupait le 4è étage du siège de campagne du candidat Macron et qui ne quitte jamais Emmanuel Macron d’une semelle.

Puis, le Préfet de police de Paris est venu expliquer aux députés qu’en réalité le cabinet du ministre suivait l’affaire Benalla dès le 2 mai au matin, en lien avec l’Élysée. On a aussi compris que l’inspection générale de la police nationale s’était intéressée au dossier très rapidement.

Et peu à peu, s’est dessiné un monde avec deux hypothèses possibles. Soit les élus (et en particulier Gérard Collomb) ont menti à l’Assemblée Nationale. Auquel cas mal leur en prend car les fonctionnaires se rebellent. Soit ils sont réellement aux fraises pendant que les décisions se prennent dans leurs ministères.

Dans les deux cas, il est clair que, à l’occasion des auditions par l’Assemblée Nationale, les fonctionnaires policiers et ceux de la préfectorale ont décidé de ne pas se laisser faire. (...)

De là à dire qu’il s’est trouvé un nombre suffisant de fonctionnaires au sommet de l’État pour ne pas empêcher la diffusion de l’affaire Benalla dans les medias, et bien décidés ensuite à ne rien passer au gouvernement, il n’y a qu’un pas qu’on franchira rapidement.

Le gouvernement profond en révolte contre Macron

Le principal enseignement à tirer de l’affaire Benalla est sans doute là : la haute fonction publique ne fait pas de cadeau à Macron et ne se laissera pas faire. La perspective d’une réforme fondamentale de la fonction publique soulèvera de profondes résistances, des résistances systémiques qui produiront leur cortège de boules puantes pour le pouvoir exécutif.

Ces premières résistances apparaissent clairement. Quand un Préfet de Police contredit son ministre devant l’Assemblée, on ne parlera pas d’autre chose que d’une réaction inquiétante du gouvernement profond face à la mainmise du politique, naturelle en démocratie.

L’affaire Benalla doit faire réfléchir tous les libéraux. Elle constitue un missile nucléaire d’avertissement contre une réforme ambitieuse de l’État. Emmanuel Macron sera désormais en difficulté pour toucher à la dépense publique. C’était peut-être cela, l’objectif…"

A moins que...

A moins que toute cette folle histoire ne soit que le résultat de l'influence un peu magique d'un porte-poisse qui annihile les espoirs de tous les cadors auxquels il se colle, au gré de ses coups de cœur changeants...

Allez savoir...

Si j'étais scénariste, j'ajouterais bien à notre saga de l'été cette petite touche de fantastique.


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58 réactions à cet article    


  • bob14 bob14 25 juillet 09:15
    Ben-allah est le « mâle » dans le couple de l’élysée..surnommé les « Branquignols »... smiley

    • Arogavox 25 juillet 10:15

       Rien à voir avec la diversion d’un Président sur un scooter ! 

        
       Ce n’est pas une hautaine pirouette oratoire Jupitérrienne qui peut maintenant gommer ce qui s’apparente plutôt à la ’logique’ du coup d’Etat
       (puisque le Préfet de Paris avoue lui-même, sans avoir réagi à temps, avoir suspecté du ’copinage malsain’
          
        Le fond du problème est une question de légitimation.
         
       Une seule entorse au respect des principes officiels en vigueur, et c’est toute la légitimité procédurièrement acquise qui écroule la procédure elle-même 
      (cf le fameux : ’si 1 +1 égale 2’ alors je peux prouver que je suis le pape ! )

    • amiaplacidus amiaplacidus 25 juillet 11:10
      @bob14

      « ...Alexandre Benalla n’a jamais été mon amant... »

      C’est beaucoup plus grotesque que le scooter et les croissants de Hollande, même pire que le « ...Carla c’est du sérieux... » de Sarko.

    • bob14 bob14 25 juillet 11:25

      @amiaplacidus...en effet..difficile au fond de s’attendre à autre chose de sa part.. !


    • Hallala Hallala 25 juillet 12:13

      @bob14
      Benalla est le partenaire de couette du couple présidentiel. Ils sont tellement gourmands tous les deux ! On ne lui refuse rien à cet Alexandre. Il a les clés de la maison, et les pleins pouvoirs partout.


    • V_Parlier V_Parlier 25 juillet 14:24

      @Arogavox

      « Rien à voir avec la diversion d’un Président sur un scooter ! » -> Celui qui faisait du scooter était prêt à partir en guerre avec la moitié du monde, donc question pouvoir de nuisance je serais plus circonspect.

      Quant à l’article, il est bien fouillé (quel travail !) et pose les bonnes questions : Pourquoi les médias propagent-ils tous en chœur cette affaire (beaucoup plus médiatisée que celle de Makao-Jawad) alors qu’il y a quelques mois (ou même sous Hollande) ça aurait été étouffé et excusé beaucoup plus vite ? Il y a de la brouille dans l’état profond, c’est certain. Mais qui est qui ?

    • van lys 26 juillet 01:33

      @amiaplacidus
      « ...Alexandre Benalla n’a jamais été mon amant... » affirmation de même valeur que « OMAR M’A TUER »


    • Lugsama Lugsama 27 juillet 08:17

      @Arogavox

      Si 2 + 2 = 5 (ou toutes autres affirmations de calculs erronées)

      1 + 1 = 2 c’est juste, enfin j’espère que vous le savez !


    • JL JL 25 juillet 09:23
      ’’N’omettons pas de remarquer que les deux manifestants molestés par Benalla s’en étaient pris juste avant aux CRS, jetant des projectiles sur leur boucliers à quasi bout portant ’’
       
       Ben oui, une carafe d’eau jetée depuis une dizaine de mètres sur des robocops, c’est extrêmement dangereux !
       
       smiley  smiley  smiley
       
       Dangereux pour le lanceur et sa compagne !

      • Clocel Clocel 25 juillet 09:35
        J’ai hâte de voir la saison 2 !!!

        Macron va-il se laisser enfillonner ? (enfionner ?)

        Le témoignage de Nemo sur les mœurs élyséennes peut-être, ça ferait pas crade dans le synopsis !?

        Oh putain, les français ont vraiment des représentants up to date...





        • gueule de bois 25 juillet 11:39

          @Clocel
          Les seuls journaux d’opinion sot maintenant ’Closer’ et ’Gala’. Macron ferait bien d’éviter le scooter et les sorties tardives.


        • V_Parlier V_Parlier 27 juillet 10:22

          @Clocel
          Il y en a qui vont jusqu’à espérer la destitution mais les gens rêvent souvent. D’ailleurs, comme je l’ai déjà écrit quelque part, quand on voit les hautes trahisons de Sarko, les délires guerriers de Hollande et les ordres donnés pour laisser massacrer pendant 2 heures le public du Bataclan, on se dit qu’une destitution pour un garde du corps racaille c’est quelque peu disproportionné. En plus si ça nous fait par dessus le marché un petit Vaudeville LGBT pour l’été c’est tout gagné ! C’est up-to-date et mimi à la fois !


        • cevennevive cevennevive 25 juillet 09:41

          Bonjour Vera,


          Bon travail ! Il est vrai que vous n’avez pas inventé ce scénario, mais vous l’avez mis en forme en quelques heures, et de façon parfaite.

          C’est bien plus vivant et intéressant que « plus belle la vie », d’autant plus que c’est une histoire vécue...

          Bon, vous avez peut-être oublié (volontairement sans doute) d’autres petits soupçons plus intimes.

          Mais ce n’est pas politiquement correct, alors que mentir, voler les contribuables, les traiter avec désinvolture et leur dire qu’ils ne « sont rien », ça passe aisément dans le monde journalistique et politique...

          En tous cas, merci pour votre rétrospective réjouissante. Tous (presque) y est.

          Bien à vous.


          • zygzornifle zygzornifle 25 juillet 09:41

            Saga Africa ambiance de la bouse comme chantait le tennisman aux articulations fragiles.....


            Macron avait remplacé son Banania du matin par du Benalla sans se rendre compte que c’était indigeste ..... 

            • Taverne Taverne 25 juillet 09:48

              « il pèse maintenant sur l’Elysée une suspicion de « subornation de témoin ». Ceci constitue un délit. » Très bien : qui va donc actionner l’article 40 du code de procédure pénale ? Les volontaires, un pas en avant !

              Cette petite plaisanterie pour moquer ceux qui invoquent avec force le devoir que poserait cet article. De toute évidence, il ne vaut que pour le fonctionnement normal de la république. Dans un mode de fonctionnement exorbitant, extraordinaire (ce qui était le cas ici avec ce garde privé très proche du président et agissant partout en son nom), aucune autorité publique ne s’est senti le devoir d’invoquer cet article pour mettre en cause l’autorité suprême. Et cela, je le comprends très bien. Éventuellement, pour un acte gravissime du genre haute trahison ou meurtre, on aurait pu imaginer qu’une autorité l’invoque malgré tout...


              • Arogavox 25 juillet 10:31

                @Taverne

                 Ce qui, factuellement, prouve une efficacité de cet article 40 ?
                   

                 Le Responsable (mais pas coupable ?) par qui le ’scandale’ est arrivé sera-t-il celui qui, seul, sera officiellement habilité à impulser et contrôler des évolutions de la Constitution pour remédier, entre autres, à ce problème ?

              • Taverne Taverne 25 juillet 10:42

                @Arogavox

                En mode normal et habituel, la procédure de l’article 40 ne pose pas problème.

                « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».

                L’article commence par « tous » mais réduit le champ ensuite à tout « institutionnel » qui « acquiert » la connaissance et non pas seulement qui « a » connaissance. Autrement dit, il faut être avoir rassemblé des éléments matériels permettant de constituer les documents demandés (fiches de « renseignements », « procès-verbaux et actes qui y sont relatifs »).

                De façon pratique, c’est sur l’autorité la plus en proximité avec la situation que pèse avant tout le devoir de saisir le procureur. Ou sur la personne du responsable hiérarchique qui ne doit pas se limiter à traiter le cas sur un plan disciplinaire. Ou encore, me semble-t-il sur la personne intéressée en qualité de victime directe des agissements.


              • Attilax Attilax 25 juillet 10:47

                @Taverne


                Le crime de haute trahison pour le président a été supprimé par Sarkozi, avec l’aval de nos chers députés, bien sûr... C’est fini tout ça : un président ne peut plus être accusé de « haute trahison ». Pratique.

              • Arogavox 25 juillet 13:36

                @Taverne

                 des optimistes pourront espérer qu’un article de loi n’est pas fait pour piéger les ’rien’ avec de telles finauderies. 
                 ou que (’a finaud, finaud-et-demi’ !) , un Don Quichotte téméraire pourrait interpréter le i« qui acquiert » comme accessible pourtant aussi au dernier des naïfs lorsqu’il vient de découvrir une tromperie ...

                  
                 Expliquer maintenant aux Français les finasseries de cet article 40 ne changera rien au FAIT qu’ils déplorent :
                 est-ce un hasard ? cet article qui leur a été présenté comme l’ultime barrage à leur foutage de gueule s’est avéré inefficace, impropre à lutter contre l’abus d’autorité !
                 

              • Arogavox 25 juillet 13:54

                 ... et puis, si la finauderie est l’excellence visée dans notre beau pays, lâchons-nous !  

                 
                 Si c’est sur l’autorité la plus en proximité avec la situation que pèse avant tout le devoir de saisir le procureur,
                dans l’affaire qui défraie la chronique mondiale,notre Président suprême n’est-il pas
                une ’autorité constituée’ , n’est-il pas l’autorité constituée la plus en proximité avec la situation ?
                 n’avait-il pas, ’dans l’exercice de ses fonctions’, ’acquis la connaissance d’un délit’ ?
                 mais a-t-il ’sans délai’ donné avis au procureur de la République et transmis à ce magistrat tous les renseignements et actes qui y sont relatifs ?



              • Jason Jason 25 juillet 09:54

                Très, trop bien documenté. Vous avez du courage de rassembler tout ce qui traine dans les médias, les corbeilles à papier et les vide-poches de la toile. Je vous ferais cependant un petit reproche : qui trop embrasse mal étreint. J’ai du mal à conclure, si toutefois il y a une conclusion.


                Vous coupez l’herbe sous le pied des scénaristes en mal d’histoires alambiquées, aux multiples tiroirs et billards à plusieurs bandes. Un conseil : prenez un droit d’auteur pour votre histoire, ça peut rapporter gros.

                Je vois déjà les réalisateurs, les producteurs, les scénaristes qui salivent devant toutes les séries à venir. Mais pas avant un an ou deux quand même.

                Restons décents.

                • gueule de bois 25 juillet 11:35

                  @Jason

                  J’ai du mal à conclure, si toutefois il y a une conclusion.
                  Effectivement il est difficile d’en tirer la moindre conclusion. L’auteur envisage seulement des possibilités et que peut-il faire d’autre ?
                  Une chose est certaine Macron, créature des médias unis, est lâché ou sérieusement averti par une partie de l’oligarchie. Pourquoi ? Nous le saurons peut-être bientôt, ou beaucoup plus tard (trop tard ...), mais nous finirons par le savoir. Peut-être tout simplement que le gamin ’pète les plombs’ devient incontrôlable.
                  Les électeurs n’ont rien vu écartant les candidats officiellement anti-système mais vieux routards de la politique comme Mélenchon ou Le Pen par peur de l’aventurisme. Mais en fait le grand saut dans l’inconnu c’est Macron, certains le découvrent tous les jours. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises.



                • V_Parlier V_Parlier 25 juillet 14:32

                  @gueule de bois"Macron, créature des médias unis, est lâché ou sérieusement averti par une partie de l’oligarchie. Pourquoi ? Nous le saurons peut-être bientôt, ou beaucoup plus tard (trop tard ...)" -> Peut-être que son retournement soudain sur la Syrie (avec toute l’implication qui va autour) ne plait pas à ses donneurs d’ordres : http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180722-france-russie-operation-ghouta-pari-macron-poutine-assad .


                • Dom66 Dom66 25 juillet 14:36

                  @gueule de bois

                  Voila le président « tifrice » que les veaux ont élu



                • gueule de bois 25 juillet 14:43

                  @V_Parlier

                  Il est clair que la diplomatie macronesque n’est guère plus lisible que celle de ses prédécesseurs
                  Cirage de pompes de Trump pour les opérations punitives en Syrie (sans preuve).
                  Preuve de servilité à Washington.
                  Cirage des pompes de Vladimir Poutine à St-Petersbourg.
                  Revirement sur la Syrie.
                  Incohérence, incompétence encore et toujours depuis tant d’années. La France est un bateau ivre.



                • gueule de bois 25 juillet 14:44

                  @Dom66

                  Je sais à quoi m’en tenir depuis longtemps sur la ’créature’.


                • Clocel Clocel 25 juillet 10:17

                  Faudrait pouvoir repérer et traiter les électeurs de Macron.


                  • amiaplacidus amiaplacidus 25 juillet 11:41

                    @Clocel


                    Je ne suis pas sûr que la médecine puisse faire quelque chose pour eux.

                  • Clocel Clocel 25 juillet 11:58
                    @amiaplacidus

                    On les confiera à un sorcier vaudou, man ! smiley

                    « Sors de ces corps, Jacques Attali ! »

                  • papat 25 juillet 12:17

                    c’est parce qu’Alexandre sait jouer de la matraque que manu le veut toujours avec lui !


                    • BA 25 juillet 12:34

                      La clé de l’énigme Benalla est posée sur le bureau d’Emmanuel Macron.


                      Jeudi 29 juin 2017, Emmanuel Macron a publié son portrait officiel en tant que président de la République sur son compte Twitter. Sur cette photo, certains objets donnent des indications sur la personnalité du chef de l’Etat. Parmi eux figurent trois livres : « Les Mémoires de guerre » de Charles de Gaulle, « Le Rouge et le Noir » de Stendhal, et « Les Nourritures terrestres » d’André Gide.


                      André Gide ? ? ?


                      Mais pourquoi Macron a-t-il choisi le scandaleux André Gide pour figurer sur son portrait officiel ? ? ?


                      Réponse :


                      Parce que Gide et Macron ont vécu LA MEME VIE, LES MEMES SECRETS, LES MEMES DISSIMULATIONS.


                      Lisez bien cet article Wikipedia :


                      André Gide et le peintre Paul Laurens partent en voyage en 1893.


                      Ce périple, rapporté dans « Si le grain ne meurt », va être pour Gide l’occasion d’un affranchissement moral et sexuel qu’il appelait de ses vœux. Ils partent en octobre 1893 pour un voyage de neuf mois, en Tunisie, en Algérie et en Italie. Dès le départ, Gide est malade et son état empire à mesure que les deux jeunes gens descendent vers le sud de la Tunisie. C’est pourtant dans ce contexte, à Sousse, qu’il découvre le plaisir avec un jeune garçon, Ali.


                      L’année 1895 débute par un second voyage en Algérie. Gide rencontre à nouveau Oscar Wilde, flanqué de Lord Alfred Douglas (« Bosie »), et connaît une autre nuit décisive en compagnie d’un jeune musicien.


                      Les fiançailles de Gide avec Madeleine Rondeaux ont lieu en juin 1895, le mariage, qui ne sera jamais consommé, le 7 octobre 1895.


                      Madeleine Rondeaux, sa cousine, devenue sa femme, n’apprend ses aventures pédérastiques qu’en 1916, en prenant connaissance d’une lettre sans ambiguïté adressée à son mari.


                      L’historienne Anne-Claude Ambroise-Rendu note dans son livre « Histoire de la pédophilie », en parlant de Gide et de Montherlant : « Et c’est bien en tant qu’homosexuels amateurs de jeunes chairs qu’ils seront célébrés ultérieurement par les néopédophiles des années 1970 ».


                      Les faits n’ayant jamais impliqué des enfants de moins de douze ou treize ans, Gide n’ayant jamais remis en cause la limite de 13 ans en vigueur à son époque, ceci classe logiquement Gide dans la catégorie des pédérastes.


                      https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Gide


                      Lisez deux livres d’André Gide : « Les nourritures terrestres », « Corydon », et vous comprendrez.


                      Concernant leur vie privée, Gide et Macron ont toujours été obligés de ruser, de cacher, de dissimuler.


                      Grâce à toutes ces ruses et grâce à leur talent, ils ont réussi leur vie publique.


                      • Jason Jason 25 juillet 13:37

                        @BA


                        Vous inférez par là que tout lecteur de Gide et se faisant photographier avec les Nourritures terrestres sur son bureau aurait les mêmes goûts que cet auteur. C’est un peu mince. Et même si c’était avéré, cela ne vous regarde pas monsieur le censeur, fabricant patenté de rumeurs et d’insinuations croustillantes à mettre sur la toile.

                        Etes-vous pour une police des moeurs ?

                        Certains pays exercent toujours ce genre de contrôle physique ou idéologique. Et la France essaie de s’en sortir difficilement.

                        je crois que votre imagination est en train de vous jouer des tours.

                        Vous êtes bien loin de l’adage « live and let live ». 

                      • Attilax Attilax 26 juillet 10:04

                        @Jason


                        On ne parle pas de quelques bouquins choisis au hasard : c’est pour une photo présidentielle, pas pour des photomatons avec des copains. Et il y a trois livres, pas quarante. Choisir un livre de Gide parmi ces 3 n’est effectivement pas anodin, Gide n’est pas un auteur « comme les autres » mais quelqu’un qui justifiait la pédérastie dans ces écrits, aussi talentueux soit-il. C’est comme recevoir des travelos et des transexuels à l’élysée qui chantent « tu m’as sucé la bite », ce n’est pas un problème personnel mais juste de respect de la fonction et de la dignité qui lui incombe. Le type représente la France et son peuple, pas seulement lui-même, et apparemment il s’est un peu « oublié » et donne une image cataclysmique du pays.
                        Réponse immédiate du mec de la Ligue suite à la phrase de Macron sur la « lèpre nationaliste » : « que cette pédale s’occupe de sa fête de la musique ».
                        C’est peut-être un fasciste, mais tout est dit.

                      • Attilax Attilax 26 juillet 12:17

                        @Attilax


                        pardon, pas la pédérastie, mais la pédophilie ! Au temps pour moi...

                      • foufouille foufouille 25 juillet 13:48
                        en prend les pourris des deux anciens partis, un autre nom et on recommence.
                        c’est beau la macronie.



                          • Clouz0 Clouz0 25 juillet 14:32

                            @Nicole Cheverney


                             Ah ??? smiley 

                            Vous trouviez vraiment qu’il n’y avait pas assez de théories farfelues ? fantaisistes ? 
                            Vous aviez absolument besoin d’ajouter votre propre pierre à la litanie des complots en tous genres ? 
                            Bin merci, c’est bien gentil de nous en faire profiter ! 

                          • gueule de bois 25 juillet 14:36

                            @Nicole Cheverney

                            Eh bien finalement l’idée que le sort de Macron se joue à Washington n’est pas si farfelue. Macron a été ’fait’ aux USA (young leader, etc.) ; il peut être défait outre-atlantique de la même façon.
                            La nouvelle non-unanimité des médias mainstream concernant le ’cas Macron’ reflète peut-être des divergences d’opinion des propriétaires vis à vis des États-Unis. Jusqu’à présent cette presse était manifestement anti-Trump et en faveur du ’deep state’ américain. Mais Trump est peut-être en train de gagner la bataille de l’opinion chez lui, ce qui peut provoquer des revirements.
                            Le sort de l’UE a peut-être été scellé aux USA, et la théorie d’une UE servile inféodée à l’OTAN a peut-être vécue au profit d’une théorie de la fragmentation comme au M.O.. C’est en tout cas l’avis de Trump qui qualifie l’EU de ’foe’ (ennemie, rivale). Dans cette optique la ’liquidation’ de Macron et Merkel serait assez logique.




                          • zygzornifle zygzornifle 25 juillet 14:20

                            Normal , dans une boite quand on embauche un handicapé on a droit a des baisse de charge ....


                            • tibidi 25 juillet 14:40

                              - Alexandre Benalla n’a pas les codes nucléaires

                              - Alexandre Benalla n’est pas mon amant
                              - Alexandre Benalla n’occupe pas un logement de 300 m² à l’Alma
                              - Alexandre Benalla ne gagne pas 10.000 euros par mois

                               En voulant nier le tout par une première affirmation ridiculement évidente, Macron se plante. Est-ce que lui, Macron, possède les codes nucléaires, ou bien sont-ils réservés à Attali et Minc, les vrais dirigeants ? Les 3 autres affirmations sont fausses, c’est en passe d’être prouvé. Encore quelques fusibles à faire sauter, et la vérité se fera jour ...


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