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Accueil du site > Actualités > Politique > Aides sociales, piscine, « lèpre », fête de la musique : Macron en roue (...)

Aides sociales, piscine, « lèpre », fête de la musique : Macron en roue libre

Après son élection, Sarkozy, sans doute ivre de son succès, s’était un peu trop lâché, sur le fond comme sur la forme, provoquant une rupture durable avec l’opinion, qui a ouvert la voie à Hollande. Déjà, comme ministre, Macron manquait de retenue. Aujourd’hui, malgré des sondages faibles, il continue à se comporter comme bon lui semble, faisant presque de Sarkozy un modèle de retenue

 

Fête de la musique pour la gauche, « pognon dingue  » pour la droite
 
Manque de retenue ne signifie pas absence totale de stratégie de communication. Macron est un calculateur et on peut notamment voir dans la fête extravagante organisée à l’Elysée pour la fête de la musique et la photo du couple Macron avec des danseurs, la stratégie, à plusieurs facettes, de cette « gauche » ultralibérale, qui va de Blair à Trudeau, et pour qui le cool remplace le social. Les apprentis sorciers de l’Elysée espèrent sans doute plaire à la gauche libertaire métropolitaine, d’autant plus que la séquence s’attire les foudres d’une grande partie de la droite. Cela permet d’entretenir le discours sur les « ouverts » et les « fermés », pour tenter d’attirer la droite Juppé-Calmels…
 
Sur les migrants, la ligne de crète est délicate pour Macron qui navigue, en bon fils du roi de la synthèse, sur une position complexe, où il tente de pas totalement désespérer les internationalistes partisans du « laisser-passer » tout en consolidant son ancrage à droite pour asphyxier les Républicains. D’où, après le refus d’accueillir l’Aquarius et quelques mesures très critiquées à gauche, un petit coup de barre dans la direction des internationalistes avec la dénonciation de la « lèpre populiste  ». Il faut reconnaître qu’il y a une forme de cohérence dans cette ligne, que je qualifierais volontiers de ligne The Economist, malgré la synthèse parfois délicate à réaliser, notamment sur la question des migrants.
 
Mais ce qui frappe aussi dans la communication du jupiter élyséen, c’est sa grossierté et son manque de retenue personnelle. Comment ne peut-il pas voir qu’il est délicat de recadrer, justement, un enfant pour l’avoir appelé « Manu », eu égard à la fonction, quelques jours seulement avant d’infliger à la France la vue d’une fête de la musique à l’Elysée que Jack Lang n’aurait pas imaginée ? Comment ne peut-il pas voir qu’il est tout de même délicat de dénoncer le « pognon de dingue  » que coûteraient les aides sociales avant de voir circuler des nouvelles sur les dépenses de vaisselle, et de piscine, de l’Elysée ? Macron incarne jusqu’à la caricature le décalage entre la France d’en haut et celle d’en bas.
 
Et pour couronner le tout, il frappe cette dernière d’ignominie en la disant victime d’une « lèpre populiste » : en clair, il faudrait être malade pour s’opposer véritablement à la ligne qu’il suit. Ce faisant, il montre son côté autoritaire et bien peu démocrate, refusant le débat en qualifiant ces ennemis de « malade ». Et que dire du fait du fait d’adjoindre « populiste » au terme « lèpre » ? Ce peuple qui n’est rien dans le système de valeur de ce banquier d’affaire, que même le milliardaire François Pinault juge trop éloigné des Français, est simplement malade, selon l’auguste sire qui nous gouverne, une Marie-Antoinette pas seulement coupée des réalités, mais également particulièrement méprisante.
 
 
Régis de Castelnau lui a réglé son sort dans un papier enlevé que je vous recommande. Mais en se montrant sans doute encore plus détestable que Nicolas Sarkozy, parce qu’il se croit invincible après avoir tué le PS et affaibli les Républicains, Macron pourrait être bien malgré lui le moteur d’un vrai changement. N’est-il pas le président idéal pour favoriser l’émergence d’une vraie alternative en 2022 ?

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149 réactions à cet article    


  • bob14 bob14 27 juin 09:25

    Pour Manu ce fut la Pyramide du Louvre..sur l’air de « viens titine »..ce ne sera pas le Panthéon, il « Weil » au grain chère Simone.. smiley


    • Pseudo Victor 27 juin 09:31

      @bob14

      après tout on s’en fout, les Français l’ont élu, et l’opposition est nulle.

      Pourquoi se retenir ?

      M Pinsole, pour qui fallait-il voter ?

      Pour Fillon, et son programme économico-social délirant ?
      Pour Le Pen, qui ne voulait pas gouverner ?
      Pour Mélenchon (là j’arrête parce que c’est trop drôle) ?


    • V_Parlier V_Parlier 27 juin 14:14

      @Pseudo Victor

      Sans trop rêver à l’opposition ça n’aurait été guère pire.
      Quant à l’article ci-dessus je trouve que c’est le meilleur de tous parmi tous ceux qui sont sortis sur ce sujet. Il frappe là où il faut et d’une manière tout à fait appropriée.

    • Pseudo Victor 27 juin 14:31

      @V_Parlier

      Vous oubliez François Fillon, et son programme caricaturalement anti salariés et pro retraités.

      Si vous êtes retraité vous même, je comprends que ça ne vous saute pas aux yeux.

      C’est si facile de refaire l’histoire après coup, mais je vous conseille d’attendre un peu, ça ne date que d’à peine 2 ans.


    • V_Parlier V_Parlier 27 juin 15:13

      @Pseudo Victor
      Tous les programmes européistes sont anti-salariés et pro-retraités. Ce n’est pas pour rien que les retraités plébiscitent l’UE et l’Euro « qui leur permet de voyager pour pas cher », sans avoir besoin de se préoccuper s’il reste de l’emploi ici ! Donc de ce côté, Fillon-Macron même combat, sauf que Fillon était moins va-t-en-guerre, mins atlantiste et moins « cool pour faire social ». Je n’aime en effet pas l’hypocrisie.


    • V_Parlier V_Parlier 27 juin 15:32

      @V_Parlier
      En revanche, passer du statut de salarié à celui de retraité sans passer par plusieurs années de chômage longue durée deviendra de plus en plus rare (viré de plus en plus tôt et à la retraite de plus en plus tard). C’est tout bénef car ça vous ramène très vite aux minima sociaux en tant que pension de retraite. La retraite comme privilège, peut-être, mais pas pour ceux qui arrivent bientôt...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juin 16:49

      @V_Parlier

      La réforme des retraites qui mijote doit faire 5 milliards d’euros d’économie, c’est ce que demande Bruxelles. Feuille de route pour Macron pour 2018/2019.

      "3) Que signifie : « uniformiser progressivement les règles des différents régimes de retraites » ? Cette formule signifie, comme c’est habituellement le cas avec l’UE, harmoniser vers le moins-disant pour diminuer la dépense publique. Dans le préambule, il est d’ailleurs indiqué que cela pourrait faire économiser 5 milliards d’euros de dépenses publiques.« 

      Il faut »harmoniser« , vers le bas, évidemment. L’argument est »la complexité" du système. On peut faire confiance à la pensée complexe de Macron pour simplifier...



    • Eric F Eric F 27 juin 23:01

      @V_Parlier
      Vous faites un contresens absolu, Macron est anti-retraité et pro « travail », car il va baisser les charges salariales, alors que la hausse de la CSG sur les retraites n’est pas compensée (contrairement à celle sur les revenus du capital, avec la flat tax).


    • Furax Furax 28 juin 00:22
      @V_Parlier
       Je partage totalement votre commentaire sur cet excellent article.
      Ca finira entre deux infirmiers ?
      Si Macron était revenu de Latran en soutane, il aurait certainement oublié d’enlever son porte-jaretelles et ses bas à résilles en dessous !

       smiley

    • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 28 juin 10:12

      @bob14


      Ne confondez-vous pas deux Simone :

      Simone Weil, la philosophe, et Simone Veil, la femme politique ?

      Avec Simone, il faut veiller à l’orthographe !

    • V_Parlier V_Parlier 28 juin 16:09

      @Eric F

      « Pro-travail » ça veut dire « pro-salarié » selon vous ? (Surtout dans la bouche de Macron...)
      La CSG n’est que pécadille par rapport à ce que vont subir les salariés (l’échéance de leur retraite va d’ailleurs reculer en même temps que leur âge). Quant aux retraités actuels aisés, ils ont de bon gros placements, et même souvent boursicotent. Donc qui fait le contre-sens...

    • CRICRI59 CRICRI59 1er juillet 11:08

      @Pseudo Victor
      Sur l’élection présidentielle

      Bonjour il faut simplement changer le mode de scrutin pour prendre en compte les bulletins nul, vierge et les abstentions, c’est comme cela que macron a été élu avec moins de 20% des inscrits, nous somme dans une république bananière.


    • CRICRI59 CRICRI59 1er juillet 11:18

      @V_Parlier

      Bonjour des retraités en grande majorité en dessous du seuil de pauvreté qui boursicote ben dite donc ou avez vous trouvé ça ?
      certes il y en a quelque un, nos anciens présidents par exemple qui ne savent pas le pognons dont ils disposent etc. etc.

    • Jean nemare Jean nemare 1er juillet 14:01

      @Pseudo Victor Non, pour Asselineau, le seul capable de nous sortir de ce merdier ! La prochaine fois les Français voteront avec leur cervelle et non avec leurs pieds ou bien ils continueront de se faire entuber en long et en large et la France de couler... 


    • Jean nemare Jean nemare 1er juillet 14:06

      @Pseudo Victor Ptdr, Micron 1er aime tellement les retraités qu’il leur colle une hausse de la CSG qui va leur causer bien des misères...Micron 1er la seule chose qu’il aime, c’est le pognon et ses potes ultra-riches. 


    • mmbbb 1er juillet 15:12

      @Jean nemare Pendant plus d un an macron a fait de la com pour flatter la populace Paris Match et j en passe Une avalanche de photos « glamour » avec sa femme ripolinée Les francais sont des veaux, qu ils arrêtent de chouiner ils se font manipuler et entuber comme vous le dites 


    • Konyl Konyl 27 juin 09:37

      « On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s’en sortent pas »

      C’est un constat plutôt vrai non ? Vous ne trouvez que ça fonctionne sous cette forme les aides sociales ? Vous trouvez que les gens s’en sortent vous ? C’est incroyable à quel point les pseudo-révolutionnaires prennent des bouts de phrase quand ça les arrange pour essayer de faire dire quelque chose de « mal » à la personne détestée.

      Oui les aides sociales telle qu’elles ont été pensées ne sont pas assez efficientes. La France manque terriblement de dynamisme, parce que le socialisme à outrance, tout comme le libéralisme à outrance, sont les plaies pour le monde. L’un encourage les gens à la médiocrité, l’autre appauvris les plus faibles.

      Gagner en efficience n’est pas une insulte ! C’est faire mieux, avec les mêmes moyens. En gros se remettre en question. C’est sur si vous demandez ça aux cheminots ils vous cracheront à la gueules, ils ne savent faire que ça.


      • kalachnikov kalachnikov 27 juin 09:50
        @ Konyl

        Non, c’est faux.

        L’objet des minima sociaux est de permettre à des individus de faire face à des besoins fondamentaux comme se nourrir, se loger, etc. Ils sont relativement efficaces et la réalité, c’est qu’il conviendrait de les revaloriser.

        En revanche, ce qui est tout à fait inefficace, c’est l’accompagnement social des bénéficiaires de minima sociaux parce que ceux-ci ne retournent pas dans le monde du travail, etc, etc.

        Voilà, je n’ai pas fait l’Ena, sciences po, etc mais je sais démêler les concepts. Et MAcron qui sort de ce genre de moules, il sait lui ?

        Donc, il traficote et n’oeuvre pas pour le peuple, la France.

      • Konyl Konyl 27 juin 10:20

        @kalachnikov
        Et l’accompagnement, que vous trouvez inefficace, ne coute rien du tout ?
        Ne pensez vous pas que cela peut aussi faire partie du « pognon dingue » dépensé ?


      • kalachnikov kalachnikov 27 juin 10:33
        @ Konyl

        Bien sûr que si. L’accompagnement est inadapté.

        Il est inadapté parce qu’il repose sur l’idée philosophique que le chômeur est une feignasse, un parasite, un délinquant, un assisté. Cet accompagnement se limite quasi exclusivement à un contrôle social, qui consiste à pointer comme on va pointer au commissariat.

        La réalité est que la mentalité française est un handicap en la matière et que ce qui fait trappe, ce n’est pas de toucher les minima sociaux, ce sont des idées reçues telles que ’vous êtes trop jeunes, vous n’avez pas d’expérience’, ’vous venez de tel quartier et suivant ce qu’a dit Bernard de la Villardière..’, ’vous n’êtes pas assez diplômé, il faut minimum bac +4 pour tenir une caisse chez carrouf’, ’vous avez plus de 45 piges, vous êtes fini’, ’vous êtes diplômé, mais vous n’êtes pas formé’, etc, etc.

        Dans la lutte contre le chômage, le front à ouvrir n’est pas sur le plein emploi, mais sur le chômage de longue durée. C’est-à-dire que l’on doit faire en sorte que l’on peut tomber au chômage mais que l’on ne doit pas y rester longtemps. Ca doit tourner.

        Vous voyez vous une éducation des patrons, Une pédagogie à leur endroit ? Non, le chômeur est le diable, il est mal intentionné, etc.

        C’est un peu difficile quand le politique est barré à fond dans la lutte des classes.

      • Blé 27 juin 13:24

        @Konyl

        Les membres de la bourgeoisie ont toujours considéré les ouvriers ou salariés comme des gens qui devaient être menés par eux car eux seuls savent ce qui est bon pour les « prolétaires ».

        Pour la bourgeoisie le chômeur doit ne plus douter un instant qu’ est responsable du chômage. C’est si vrai que si ce chômeur n’écoute pas au doigt et à l’oeil les bons conseils des préposés à pôle emploi, il sera sanctionné. Les délocalisations industrielles, le manque d’investissement dans l’industrie et les entreprises ne sont responsables de rien, c’est la faute à personne parce que c’est le modèle économique qui veut ça.

        En France la bourgeoisie a l’art et la manière de responsabiliser les victimes et d’épargner les vrais responsables. Je suis à la retraite et je me souviens parfaitement que cela ne date pas d’aujourd’hui, dans les années 70, les chômeurs étaient déjà traités comme des profiteurs en puissance, des fainéants, .....


      • ZenZoe ZenZoe 27 juin 14:08

        @Konyl

        « On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s’en sortent pas »

        Bien sûr que c’est vrai. Mais vous vous faites avoir par le bout du nez par Macron. Son objectif, ce n’est pas l’efficacité, c’est les économies. Et c’est sûr que quand vous aurez baissé le RSA de 500 à 200 euros mensuels, les « assistés » pourront s’en sortir infiniment mieux !

        PS : ils ne s’en sortent pas parce que d’une, 500 euros par mois, justement, c’est trop peu et de deux, il n’y a pas assez d’offres. Et les « assistés » n’y sont pour rien.

      • V_Parlier V_Parlier 27 juin 14:19

        @Konyl
        Là on va discuter du sexe des anges. Avec ou sans prestations sociales, tant qu’elle sera dans l’empire euro-mondialiste libre-échangiste et qu’elle ne sera pas devenue un « low cost country », la France ne verra pas le travail revenir. On sait donc à quoi s’en tenir. Macron est en ce sens moins hypocrite que ses prédécesseurs, il est vrai. Il annonce déjà la couleur : La faillite et la clochardisation de ceux qui n’auront pas été les « winners » de la mondialisation heureuse, faute de moyens.


      • kalachnikov kalachnikov 27 juin 14:24
        @ V_Parlier

        On a souhaité s’affranchir de la nature, ne plus la subir. Le travail était un pis aller en attendant. Donc, il ne va pas revenir, il ne doit pas revenir. Ou bien alors autant retourner à l’âge de pierre et il y en aura du travail vu qu’il y aura tout à refaire.

        L’avenir, c’est ça ; le septième jour pur l’Homme et les machines qui se fatiguent. Mais pour ça, il faut se débarrasser de la forme historique qui a permis que nous arrivions à ce moment (le matérialisme et aussi bien le socialisme que le capitalisme).

      • foufouille foufouille 27 juin 14:25

        @Konyl

        les minimas sociaux évitent que tu ais des hordes de sans dents qui te dépouillent et viole ta femme.


      • Konyl Konyl 27 juin 14:59

        @ZenZoe
        Je ne me fait avoir par personne je pense juste que cette phrase est mal interprété volontairement, c’est tout le buzz débile que permet internet. Car ce qu’il faudra ou non critiquer, c’est la solution mise en place, pas ce constat, totalement vrai.

        Et d’ailleurs, le discours qui a suivi ne sentait pas particulièrement les économies sur le dos des pauvres, plus axé sur l’accompagnement, inexistant pour le RSA et presque inexistant pour Pôle Emploi.


      • pemile pemile 27 juin 15:04

        @Konyl « le discours qui a suivi ne sentait pas particulièrement les économies sur le dos des pauvres, plus axé sur l’accompagnement »

        C’est donc pour nous préparer à dépenser encore plus dingue de pognon ? smiley


      • Konyl Konyl 27 juin 15:05

        @foufouille

        C’est ça et grâce à eux, on est en sécurité partout en France, allez vivre dans les quartiers les plus pauvres justement.


      • Konyl Konyl 27 juin 15:07

        @pemile
        Bah on verra ce qui est proposé non ? avant de chialer.


      • pemile pemile 27 juin 15:13

        @Konyl « Bah on verra ce qui est proposé non ? »

        Je pense comme vous que le combat mené depuis 1 an par E.M. est de combattre la pauvreté smiley


      • foufouille foufouille 27 juin 15:17

        @Konyl

        des pauvres, tu en as partout. les emmerdeurs aussi mais ceux dont on parle le plus sont dans les ZUS et ça n’a rien à voir avec leurs revenus.
        tous les pauvres ne sont pas débile au point d’incendier la poubelle ou la voiture du voisin. certains ont des connaissances en chimie. sans RSA, les gros boyrgeois et leurs larbins seraient pendus aux lampadaires depuis longtemps.


      • V_Parlier V_Parlier 27 juin 15:17

        @kalachnikov

        Je vous cite : "Donc, il ne va pas revenir, il ne doit pas revenir. Ou bien alors autant retourner à l’âge de pierre et il y en aura du travail vu qu’il y aura tout à refaire."
        -> Déni et embrouille que j’ai entendus mile fois. Les néolibéraux ont de longs jours devant eux avec des adversaires pareils (si toutefois vous vous déclarer comme leur adversaire. Dans l’autre cas c’est plus logique).

        Même s’il reste peu et moins de travail à faire, même s’il est heureusement moins pénible, prétendre qu’il n’y en aura plus et qu’il ne devrait pas être partagé par tous au sein d’une nation est une manifestation d’un autisme des plus flagrants qui soient.

      • V_Parlier V_Parlier 27 juin 15:19

        @foufouille
        Moi je n’appelle pas ça des sans-dents mais des racailles. Vous faites un amalgame typiquement gauchiste (version française) qui, sous prétexte de philanthropie, est des plus insultants et dénigrants envers les classes sociales peu aisées.


      • kalachnikov kalachnikov 27 juin 15:28
        @V_Parlier

        Bien sûr, occultez le reste de mon message. J’ai mis les socialos et les capitalos dans le même panier et hop, à la baille. V

      • Konyl Konyl 27 juin 15:30

        @foufouille
        Si vous ne faites pas la différence entre un violeur et un emmerdeur, c’est compliqué.
        Avant le RMI il y avait un peu moins de chômage mais pas tant que ça, et l’insécurité n’était pas palpable comme aujourd’hui, évidemment ça soulève aussi les problèmes liés à la proximité des policiers.

        Ce qui est très problématique c’est que le RMI, RSA ou Pôle emploi ne sont absolument pas fait pour réintégrer la vie active.
        J’ai été au chômage pendant 6 mois il y a 15 ans, et les employés étaient totalement nuls, pas de préparation en cas d’entretien (tout entretien ce prépare même pour un « petit boulot », pas de réel assistance pour le CV, il suffit de venir une fois par mois en disant qu’on cherche bien du taf et hop c’est gagné. Je pense que le laxisme à ce niveau là est très néfaste pour la reprise d’une activité.


      • foufouille foufouille 27 juin 15:40

        @V_Parlier

        non, non. je parle bien de sans dents et non de racaille car la racaille a de quoi vivre, souvent au black, même pas beaucoup.
        dans l’hypothèse où les minimas sociaux n’existent pas et sans boulot, ce serait une situation comme en 1789. dans ces cas là, beaucoup d’humains deviennent des sauvages.

        sauf que la grenade artisanale est facile à faire.

      • foufouille foufouille 27 juin 15:54

        @Konyl

        avant le RMI, le chômage était temporaire avec 3 pages d’offres d’emplois dans les journaux.
        depuis 90, on a autour de 5 à 6 millions de sans emploi.
        l’insécurité vient essentiellement de la société et de la religion comme pour les USA.
        le RSA est juste un revenu de survie et rien de plus. une bonne moitié n’a pas la possibilité de travailler.

        le seul rôle de paul emploi a toujours été uniquement le flicage, bourrage de crâne, etc et proposer quelques offres. les forums de chômeurs décrivent beaucoup de situation de flicage.

        soit il y a du boulot pour tous, c’est facile à trouver comme avant et il suffit d’avoir les compétences ( un bac +5 pourras devenir « balayeur » sans soucis ) ; soit tu n’as plus assez de travail pour tous et l’employeur veut un mouton à 5 pattes pas cher.


      • ZenZoe ZenZoe 27 juin 16:01

        @Konyl

        Accompagnement, tu parles ! Ce sera du flicage dur comme au RU. 35 heures sur l’ordi, on est surveillés et si on va chercher du pain en ville radiation. On doit accepter n’importe quel boulot payé à coup de pompe dans le derrière sinon radiation. Etc. j’exagère un peu mais l’esprit est là.

      • ZenZoe ZenZoe 27 juin 16:01

        @foufouille
        Bien résumé.


      • Sozenz 27 juin 16:26

        @kalachnikov

        Dans la lutte contre le chômage, le front à ouvrir n’est pas sur le plein emploi, mais sur le chômage de longue durée. C’est-à-dire que l’on doit faire en sorte que l’on peut tomber au chômage mais que l’on ne doit pas y rester longtemps. Ca doit tourner.

        vous me faites bien rire : en fait ce que vous dites en resumé dans le ça doit tourner , c est que ceux qui sont au boulot doivent laisser leur place à ceux qui n en ont pas eu depuis longtemps .

        le patron va remplacer le mec avec qui ça va contre un qui est depuis un certain temps au chomduc ... sans connaitre bien sure l entreprise .
        et le mec qui a le taff , aussi il va dire ok . je me retrouve au chomage j ai assez bossé .faut que je laisse ma place a d autres .
        franchement vous reflechissez deux minutes ?

        sinon vous connaissez le Nairu ?
        sinon vous savez pourquoi ya open bar à l immigration .
        ils parlent dejà de retour sur investissement sur la gueule des migrants .


        Vous voyez vous une éducation des patrons, Une pédagogie à leur endroit ? Non, le chômeur est le diable, il est mal intentionné, etc.
        Mais non le patron ne voit pas les chômeurs comme le diable . ils pensent business, c est tout !

        voyez le tordu où il faut voir le tordu . manigance pour le business. et arretez de voir le tordu où il ne se trouve pas .
        il ne faut pas penser printemps pour comprendre comment reflechir , mais juste BUSINESS.
        et pour les capitaliste toutes les guerres sont bonnes pour le Business.


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